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  • il y a 22 minutes
Sébastien Lecornu demande que les dépenses de l’État hors défense soient maintenues en 2027 à leur niveau de 2026. Ce principe du "zéro valeur", synonyme de baisse en tenant compte de l’inflation, avait déjà été appliqué au début des années 2010.

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Transcription
00:00Bonsoir Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président de l'Assemblée nationale, vice-président du RN.
00:05Charles Consigny, bonsoir.
00:07Bonsoir.
00:07Alors c'est vrai que là, pour le moment, on prépare le budget du côté du gouvernement.
00:12Marine Le Pen a dit qu'elle préférait un budget imparfait opérationnel avant la présidentielle.
00:17Alors est-ce que ça veut dire que Marine Le Pen va sauver le soldat Lecornu, doit sauver le soldat
00:22Lecornu ?
00:22Moi, je ne suis pas étonné parce que le soldat Lecornu a tiré son premier budget de ce que lui
00:29recommandait le Parti Socialiste.
00:31Il va refaire plus ou moins la même chose.
00:33Ça va être un budget avec beaucoup de dépenses et peu d'économies.
00:39Et Marine Le Pen étant plutôt sur cette ligne-là de façon générale, ça ne m'étonne pas qu'elle
00:46le soutienne.
00:47Il faut voir que Lecornu, c'est un nouveau quoi qu'il en coûte, en réalité,
00:51pour aller jusqu'à la présidentielle depuis le début, c'est ça.
00:55Il a quand même, pardon, aujourd'hui, il a demandé à ses ministres dans un courrier
00:59qu'on ne dépense pas plus que l'année dernière.
01:02Oui, mais comme on dépense déjà trop l'année dernière, comme on dépensait déjà trop, ça ne va pas.
01:06Moi, j'ai vu qu'il débloquait des nouveaux crédits pour les violences sexistes et sexuelles.
01:11Alors ça, j'imagine qu'on n'a rien le droit de dire parce qu'il y a certains thèmes
01:15maintenant qui...
01:16Un milliard, un milliard et demi.
01:17Voilà, moi, je n'aurais pas mis ce milliard et demi, par exemple.
01:20Je pense que ce n'est pas strictement indispensable vu l'état budgétaire de la France.
01:26Donc voilà, ils sont sur une...
01:28Depuis le début, de toute façon, il faut dire les choses.
01:30Depuis le début, ce gouvernement Lecornu, c'est une espèce de bidouillage politicien
01:35pour sauver l'Assemblée et donc sauver la fin de quinquennat.
01:39Mais Marine Le Pen va participer à ce bidouillage.
01:41Et comme de toute façon, Marine Le Pen, elle est déjà sur la présidentielle,
01:45je pense que ça ne l'embête pas plus que ça.
01:47Il pourrait mettre n'importe quoi dans le budget.
01:49Je pense qu'elle le soutiendrait.
01:50En fait, elle préfère un mauvais budget que pas de budget du tout
01:53dans l'idée qu'elle sera peut-être en place dans huit mois ?
01:56Non, il y a le fond, il y a la forme.
01:58En fait, sur la forme, c'est très difficile d'accepter une loi spéciale.
02:02C'est-à-dire que la reconduction de façon très rigide d'éléments budgétaires
02:07qu'on ne pourrait pas modifier dans l'année qui vient,
02:10ce n'est pas acceptable parce que, quel que soit celui qui arrive aux manettes
02:14l'année prochaine, avoir un budget bloqué, avoir des engagements...
02:18Il faut bien comprendre parce que tout le monde...
02:19Là, on rentre un peu dans la tactique, mais c'est important.
02:21C'est pour ça que je vous parle de la forme.
02:22Si c'est une loi spéciale, si vous arrivez au pouvoir dans huit mois,
02:26vous ne pouvez pas bouger pour l'année.
02:27Vous êtes bloqué pendant un certain nombre de temps,
02:29de 50 ans de mois par les engagements.
02:30Si c'est un budget qui a été voté là, vous pouvez le modifier.
02:33Si c'est le budget, vous pouvez le rectifier.
02:34Vous pouvez le modifier.
02:35Mais on a, en tous les cas, on ne votera pas ce budget.
02:37Quoi qu'il en soit, on ne le votera pas.
02:39Oui, vous ne censurerez pas peut-être tout ennu.
02:40Alors, on appelait ça des lignes rouges, mais c'est vrai que, d'abord,
02:44on a le sentiment que le gouvernement...
02:46D'abord, on ne sait pas trop ce qu'il va faire.
02:47Vous vous rappelez des annonces.
02:49À un moment, il voulait taxer l'épargne salariale.
02:51Un matin, le ministre des Finances dit qu'on va taxer l'épargne des Français.
02:54Le soir, le Premier ministre dit non, on ne va pas taxer l'épargne des Français.
02:58Donc, ils ne savent pas très bien où ils en sont.
02:59Donc, on se prononcera quand on saura où ils en sont.
03:01Nous, ce qu'on ne veut pas, c'est qu'ils taxent les retraites,
03:05qu'ils taxent les Français qui travaillent ou qui ont travaillé,
03:07mais surtout, les voir demander...
03:10Et s'il le fait, vous faites quoi ?
03:10Mais non, mais nous, on n'acceptera pas ça.
03:12On s'opposera à ça.
03:13Les hauts impôts, on s'y opposera.
03:14Mais surtout, si vous voulez, demander des efforts à tout le monde,
03:17à tous les Français, sauf à l'État lui-même,
03:20qui doit quand même avoir une cure d'amaigrissement sur un certain nombre de choses.
03:24Demander des efforts aux Français,
03:25alors même qu'on continue à donner à l'Union européenne
03:29un certain nombre de milliards,
03:30dont même Bruno Le Maire dit qu'on pourrait obtenir un rabais.
03:34Je vous rappelle qu'on a demandé un rabais à l'Union européenne,
03:36compte tenu tous les autres pays, et pas hier,
03:39depuis des mois et des années.
03:40On a demandé ce rabais.
03:42On nous a dit pendant des mois et des années,
03:43c'est impossible, vous êtes des magots,
03:45c'est impossible à faire.
03:46Maintenant, Bruno Le Maire dit,
03:47il faudrait demander un rabais, on pourrait l'obtenir.
03:49Oui, donc il y a des efforts à faire ailleurs,
03:51avant de demander aux Français de se serrer la ceinture au cran d'après,
03:55ce que nous n'accepterons pas.
03:56Tout ça.
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