00:00Vous avez cité effectivement toutes les provocations russes qu'on a vues ces derniers jours,
00:03que ce soit le train qui se rendait à Varsovie depuis Kiev,
00:07puisqu'il faut prendre le train de nuit pour pouvoir passer la frontière,
00:10pour se rendre en Ukraine, les provocations contre l'hélicoptère au Danemark,
00:13ce drone qui a été abattu par un avion de l'OTAN au-dessus du ciel lituanien.
00:17On voit ici une forme d'escalade de la part de la Russie,
00:20mais qui est en réalité vraiment le signe d'une fébrilité.
00:22La fébrilité de la Russie qui patine sur le terrain,
00:27qui voit aujourd'hui les Ukrainiens, grâce à leur capacité de frappe en profondeur,
00:32grâce à l'innovation qu'ils montrent dans l'utilisation des drones,
00:35qui ont amené aussi cette guerre en Russie pour la première fois en 4 ans et demi,
00:39avec l'impact d'ailleurs que ça a sur la société russe,
00:42avec le mécontentement qui est en train de grandir en Russie,
00:44la pression sur le régime de Vladimir Poutine,
00:46des critiques qui fusent sur les réseaux sociaux, etc.
00:49Et fondamentalement, qu'est-ce que c'est ces incidents ?
00:52C'est une volonté d'intimider les Européens,
00:55d'intimider les opinions publiques dans notre soutien à l'Ukraine.
00:59C'est étonnant, M. le ministre,
01:00c'est-à-dire que vous jugez que ce sont autant d'actions
01:03qui sont liées à une fébrilité de la part des Russes,
01:06alors que c'est quand même des démonstrations de force assez puissantes ?
01:09Non, ça montre au contraire.
01:12Une fois de plus, l'échec de la Russie a intimidé les Européens.
01:16Ça fait 4 ans et demi que la Russie pense que le temps va jouer en sa faveur,
01:20pense que nous allons nous affaiblir, nous allons nous diviser,
01:22que les Ukrainiens vont reculer.
01:24Ça a été échec de calcul après échec de calcul de la part du régime de Vladimir Poutine.
01:30Je le rappelle quand même, au début de cette guerre,
01:32ils pensaient prendre Kiev en quelques jours,
01:34ils pensaient ensuite que très rapidement,
01:36les Européens allaient se désunir,
01:38que les Américains et les Européens ne seraient plus là.
01:40Au contraire, depuis un an et demi,
01:41ce sont les Européens qui assurent le soutien à l'Ukraine.
01:45Le prêt de 90 milliards d'euros qui donne de la visibilité aux Ukrainiens
01:48sur le plan économique et militaire qui a été finalisé par les pays européens.
01:52Vous estimez qu'être à l'aube d'une confrontation directe,
01:55c'est une Russie affaiblie ?
01:57Non, mais moi je n'irai pas dans cette surenchère rhétorique.
02:03Moi je crois que dans ce genre de situation,
02:05vous savez les Britanniques ont cette expression,
02:07keep calm and carry on.
02:09Il faut le dire aux Polonais alors.
02:10Mais je crois que les Polonais,
02:12j'étais avec le ministre des Affaires étrangères en Pologne
02:13il y a deux jours à Kiev,
02:16et nous avons une fois de plus réaffirmé notre soutien à l'Ukraine,
02:19c'est nos intérêts de sécurité qui sont en jeu.
02:21On voit aujourd'hui la menace que fait peser la Russie,
02:24non seulement à travers son agression contre l'Ukraine,
02:26mais, vous venez de le dire,
02:28les ingérences dans nos démocraties,
02:29les incursions dans l'espace aérien,
02:31les attaques simères.
02:32Vous avez parlé à ce ministre ?
02:33La première ligne, pardon,
02:35la première, et c'est un sujet important,
02:36la première ligne de défense des intérêts de sécurité de l'Europe,
02:39ce sont les Ukrainiens,
02:41et donc nous continuerons,
02:42et nous ne laisserons pas intimider de notre soutien à l'Ukraine,
02:45mais une fois de plus,
02:47la Russie est en difficulté,
02:49la Russie a montré, encore une fois,
02:50l'échec de sa stratégie qui consistait
02:52à diviser ou à affaiblir le soutien des Européens,
02:55et à espérer que le temps jouerait en sa faveur.
02:57Nous serons résilients dans la durée,
02:59dans le soutien à l'Ukraine.
03:00Vous étiez...
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