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  • il y a 32 minutes
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 15 septembre 2026.

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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:07Et à la une, cette colère qui semble monter toute première manifestation contre les carburants,
00:14c'était ce matin à La Rochelle, à Fosse-sur-Mer, des pêcheurs, eux, ont bloqué un dépôt pétrolier
00:19avant d'être délogés par les forces de l'ordre et partout sur les réseaux sociaux,
00:25des appels à la mobilisation qui se multiplient. Avez-vous, vous aussi, l'intention d'aller manifester contre les prix
00:32du carburant ?
00:33Laissez-nous un message sur l'application RTL ou vous nous appelez au 3210.
00:37Dites-nous aussi si vous redoutez un nouvel épisode des Gilets jaunes, si vous avez manifesté par le passé,
00:42mais là que vous n'irez pas. J'attends vos réactions, on va en parler dans quelques toutes petites minutes.
00:47On le disait dans le journal, audition ce matin au Sénat pour Anne Hidalgo, l'ancienne maire de Paris
00:52qui était entendue par la commission d'enquête sur les violences sexuelles dans le périscolaire.
00:58Elle reconnaît une seule erreur, ne pas avoir reçu les familles et dénonce des fautes de tout un système.
01:05On peut revenir sur ce scandale. Est-ce qu'il a changé ou pas votre façon de faire ?
01:09Si vous êtes parent à Paris, bien sûr, mais aussi ailleurs, vous faites-vous toujours confiance au périscolaire
01:15ou avez-vous choisi de ne plus y mettre vos enfants ?
01:17Là encore, vous réagissez 30 de 10 ou un message sur l'application RTL.
01:24Et puis, une disparition, celle d'une voix, d'une sacrée personnalité aussi.
01:27On a appris, il y a une petite demi-heure maintenant, le décès de Catherine Ringer,
01:32emporté, dit son entourage, par un cancer foudroyant.
01:35Le cancer est-il encore un tabou ?
01:38On peut aussi en parler.
01:39Il y a ce documentaire diffusé ce soir sur France 5,
01:41cet hommage aussi à Charlie Dalin, cet après-midi à Concarneau.
01:45Comment vivez-vous, vous, au quotidien avec le cancer ?
01:48Est-ce que vous avez fait le choix d'en parler à vos proches, à votre travail ?
01:52Là encore, j'attends vos témoignages, la météo.
01:55Et Marina, on va encore avoir bien chaud cet après-midi, au-dessus des 30 degrés quasiment pour tout le
01:59monde.
02:00Sur une grande partie du pays, en effet, 35 attendus dans le sud-ouest, à Agen ou encore à Toulouse.
02:05Vous aurez 34 à Bordeaux, tout ça à Lombre évidemment, 33 à Lyon, à Clermont-Ferrand, 33 aussi à Orléans.
02:1132 degrés à Paris.
02:13D'ailleurs, si on atteint ces 32 degrés, ce sera le 48e jour de l'année, avec une température de
02:19plus de 30 degrés.
02:20Et ça, c'est un record, comme les 100 jours, 100 jours à plus de 25 degrés à Paris.
02:25Là aussi, c'est un record.
02:26Donc vraiment des températures assez remarquables aujourd'hui.
02:2931 au Mans, 30 degrés à Strasbourg et à Bastia, 27 à Lille.
02:33Et puis c'est un peu plus respirable dans le nord-ouest, 20 à Cherbourg, 21 à Brest,
02:36parce que ce sera plus nuageux sur les côtes de la Manche, de la Bretagne à la Normandie
02:41jusqu'aux côtes des Hauts-de-France.
02:43Un ciel nuageux, avec des petites averses, ponctuellement faibles, et du vent.
02:47Mais sinon, partout ailleurs, ce sera du soleil.
02:50Il y a juste quand même dans l'après-midi, sur les côtes landaises et basques,
02:53le vent qui va apporter quelques passages nuageux.
02:55Bon, et demain, on perd 10 degrés partout.
02:57Exactement.
02:57En fait, on va revenir à des moyennes de saison, donc une dizaine de degrés,
03:01que l'on va perdre à Clermont-Ferrand, à Paris, à Agen.
03:03On aura 22 à Paris, 21 à Clermont-Ferrand, 23 à Agen.
03:07Tout ça se passera sur un temps plutôt calme.
03:09Il y a une petite perturbation pluvieuse, celle qui est sur la Manche,
03:11qui va traverser le pays.
03:13Mais en traversant le pays, elle va perdre son activité.
03:15Donc elle apportera surtout quelques nuages.
03:17Et après son passage, ce sera du soleil.
03:19Bon, quelques gouttes, mais insuffisant.
03:20Oui, pour résorber cette sécheresse qui risque de perdurer.
03:24Parce que même s'il y a des petites perturbations d'ici à la fin de la semaine,
03:26elles sont très peu actives.
03:28Merci beaucoup Marina, il est 13h04.
03:31Jusqu'à 14h.
03:33Les auditeurs ont la parole.
03:35Amandine Bégaud sur RTL.
03:37Je vais manifester pour la première fois à 73 ans,
03:40parce que le prix des carburants devient une horreur.
03:43Le gouvernement fait la sourde oreille,
03:44alors que les autres pays européens comme l'Italie
03:46ont décidé de baisser les taxes.
03:48Et nous, nous sommes un pays qui ne bouge pas.
03:51Écrasé par les taxes de partout.
03:52En plus, retraité, on va encore me prendre de l'argent sur ma retraite.
03:56J'en ai vraiment assez de tout ça.
03:58Et je vais manifester, parce que je n'en peux plus.
04:01Le message de Jean-François,
04:04celui qui vient de nous appeler au 3210 pour réagir.
04:0873 ans, il n'a jamais manifesté de sa vie,
04:10mais va y aller.
04:12C'est votre cas aussi, Nicolas.
04:14Bonjour Nicolas.
04:15Oui, bonjour.
04:16Et bienvenue sur RTL.
04:18C'est la première fois, je crois,
04:18que vous prenez la parole,
04:19dont les auditeurs ont la parole.
04:21Oui, tout à fait.
04:22Vous nous avez contacté par l'application.
04:23C'était simple, on est d'accord ?
04:25Oui.
04:26Vous êtes dans quelle région, Nicolas ?
04:29J'habite en Bretagne, à l'Agnon.
04:31Vous aussi, vous n'avez jamais manifesté.
04:34Oui.
04:34Vous avez quel âge ?
04:36J'ai 53 ans.
04:38Et aujourd'hui, vous allez y aller ?
04:40Je vais y aller.
04:41Alors, il faut savoir qu'au dernier Gilet jaune,
04:44je gagnais extrêmement bien ma vie.
04:46Mais je les soutenais.
04:48Il y a eu des choses qui ont fait que je me suis cassé la figure professionnellement,
04:53parce que j'ai essayé de monter une société avec toutes les taxes.
04:57Dans quel domaine ?
04:58Dans la restauration.
05:01Donc, avec toutes les taxes sur ça, CF, énergie.
05:04Mais on n'a pas tenu.
05:06Et je me suis retrouvé techniquement SDF.
05:09Donc, j'ai été obligé d'acheter une caravane pour m'en sortir.
05:12Aujourd'hui, j'ai rebondi.
05:14Mais quand je vois le prix du pétrole, ce n'est pas possible.
05:17À 2,26 euros pour l'Agnan, ce n'est plus possible.
05:22Vous servez beaucoup de votre voiture, vous, Nicolas ?
05:25Non, moi, j'ai la chance de travailler pour une société et d'avoir une voiture de service.
05:31Mais je ne pourrais pas faire le plein aujourd'hui.
05:33Avec le salaire que j'ai, je ne pourrais pas faire le plein et aller travailler.
05:36Vous gagnez combien aujourd'hui ?
05:38J'y gagne 1 800 euros sur 39 heures, tout compris.
05:42Je gagne mieux ma vie que certains, mais ce n'est pas possible.
05:48130 euros un plein, si je faisais 10 kilomètres par jour pour aller travailler,
05:53je faisais un plein tous les 15 jours.
05:55Je ne peux pas mettre 260 euros d'essence par mois.
06:00Et donc, vous avez choisi de répondre à l'un de ces appels à la manifestation pour le 17 octobre,
06:06c'est ça ?
06:06Oui, parce que j'ai l'impression que ça se répète, l'histoire.
06:13Avant les gilets jaunes, personne ne voulait entendre au gouvernement.
06:16Et aujourd'hui, personne ne veut encore entendre.
06:19J'ai l'impression qu'ils jouent la montre pour aller jusqu'aux élections prochaines.
06:24Nicolas, restez avec nous, je vais vous faire échanger avec les auditeurs.
06:28On est avec un autre Nicolas.
06:30Bonjour.
06:31Oui, bonjour.
06:32Vous nous appelez d'Angé, vous ?
06:34Oui, oui, juste à côté, effectivement.
06:35Vous aussi, vous serez sur un rond-point le 17 octobre.
06:39C'est clair.
06:39Il faut que tout le monde aille dehors ce 17 octobre.
06:43On sait très bien que la France va mal, c'est sûr.
06:45Certains vont dire, oui, mais vous allez encore amplifier le système et amplifier les difficultés.
06:50Non, parce que moi, je ne conçois pas qu'on veuille taxer, mettons, les retraités dans l'avenir.
06:56Il faut que les élus montrent déjà l'exemple.
06:59Quand on voit qu'en pleine crise, il y a 2-3 ans, les députés se sont votés une augmentation
07:03de 300 euros par mois.
07:04Les sénateurs, 700 euros.
07:06Qu'ils commencent déjà à renlever tout cet argent.
07:09Mais vous, Nicolas, vous êtes dans quelle situation ? Vous êtes en couple, c'est ça ?
07:13Ah oui, moi, je suis en couple.
07:15Moi, je gagne 1980 euros par mois.
07:19J'arrive à 3 ans de la retraite.
07:20Donc, je ne peux pas dire que je fasse fortune.
07:23Heureusement que ma femme gagne un peu plus que moi.
07:25On a 2 enfants à charge.
07:27On est entre 4 500 et 5 000 euros par mois.
07:29On a 2 enfants à charge.
07:30Donc, certains peuvent se dire que c'est confortable ?
07:32Ah oui, certains peuvent se dire, oui.
07:34Sachant que nos 2 enfants, j'ai une fille qui travaille dans l'éducation nationale également,
07:38qui a des salaires en retard, parce que l'État montre bien l'exemple.
07:41Quelquefois, elle a 14 euros par mois.
07:43Pardon, votre fille, elle est salariée de l'éducation nationale et elle n'est pas payée ?
07:47C'est payée, mais en retard, bien souvent.
07:50En retard, mais c'est-à-dire ?
07:52Moi, je suis formateur, je fais des jurys, on est payé avec un an et demi de retard quand on
07:57est de jury.
07:58Mais votre fille, elle fait quoi à l'éducation nationale ?
08:00Elle fait des remplacements dans les écoles.
08:02Et donc, elle n'est pas payée à la fin du mois ?
08:04Il y a des décalages.
08:05Non, il y a des décalages, oui, bien sûr.
08:07Donc, ce que vous dites, c'est que c'est intonable, même avec un salaire qu'on pourrait juger confortable
08:12?
08:12On fait attention à tout.
08:13Moi, à 59 ans, les vacances, c'est en toile de tente.
08:16C'est à la dure, on ne peut pas se payer à Mobilo, même 1500 euros la semaine, ce n
08:19'est pas possible.
08:21Nicolas, j'allais dire les deux Nicolas.
08:23On est avec Bruno Cotteres.
08:25Bonjour Bruno Cotteres.
08:25Un dernier petit point, je voudrais dire, s'il vous plaît.
08:27Un dernier petit point, je voudrais dire.
08:29Je vais vous redonner la parole, Nicolas.
08:31D'accord.
08:31Si ça ne vous ennuie pas.
08:33Ah oui, c'est sympa.
08:34On est avec Bruno Cotteres.
08:36Je prends juste parce que Bruno Cotteres n'a pas beaucoup de temps et je voulais juste avoir son regard.
08:39Vous êtes, je le rappelle, politologue, chercheur au Cévi-Pof.
08:41Vous avez, pardon, bien sûr observé de près le mouvement des Gilets jaunes qui est survenu, on le rappelle maintenant,
08:50en novembre 2018.
08:52Quand vous entendez, Bruno Cotteres, le témoignage des deux Nicolas à l'instant, est-ce que vous, ça vous rappelle
09:00les Gilets jaunes ?
09:02Oui, clairement.
09:03Il y a le début et un peu la même histoire, c'est-à-dire la question du pouvoir d
09:06'achat.
09:07Les gens qui, dans le pays, ne comprennent pas pourquoi ils vivent dans un pays riche et ils peuvent galérer
09:12autant, y compris à des âges assez avancés.
09:14Les trois témoignages qu'on a eus, les deux Nicolas et Jean-François, c'est des jeunes seigneurs ou des
09:19seigneurs.
09:20Et ils ne comprennent pas pourquoi ils sont dans un pays, la France aussi, 7e puissance mondiale.
09:26Et puis ils se retrouvent à galérer avec du moins de 2 000 euros par mois, de la difficulté pour
09:30faire le plein d'essence, les vacances en toile d'autante, etc.
09:34Donc voilà, on retrouve la même intrigue, la même énigme avec un sentiment à la fois qu'on ne comprend
09:39pas ce qui se passe, pourquoi on en est là.
09:41Et aussi la question des taxes sur l'essence.
09:47C'est indispensable pour aller travailler, c'est indispensable pour vivre.
09:51Et puis au passage, on a entendu, de la part de Nicolas, effectivement, il peut y avoir aussi des retards
09:58de paye, des fois, pour des gens qui travaillent pourtant sur une mission de service public,
10:02qui ajoute une couche supplémentaire de l'incompréhension de la situation dans laquelle on vit.
10:08Donc on retrouve effectivement des éléments comparables.
10:10Après, il va falloir voir.
10:11Mais vous pensez, oui, qu'on peut basculer dans un nouveau mouvement comme celui qu'on a connu en 2018
10:15?
10:16C'est difficile parce qu'il y a justement cette historique de 2018 avec des blessures partout, dans tous les
10:23camps.
10:24Il y a eu des gilets jaunes qui ont été blessés, il y a eu des policiers qui ont été
10:27blessés, il y a eu une blessure nationale.
10:29C'est le sujet dont plus personne ne parlait, les gilets jaunes, mais qui étaient bien enfouis.
10:33Mais tout le monde s'en rappelle, au fond.
10:35Donc il est difficile de voir si ça peut redémarrer compte tenu de ça et aussi de la perspective de
10:41pouvoir faire entendre sa voix au moment de l'élection présidentielle
10:44ou si la colère est trop grande, le ras-le-bol est trop grand et que ça ne peut plus
10:48attendre et que ça va finir par sortir.
10:50Parce qu'effectivement, il y a ces élections présidentielles et on a le sentiment, on peut avoir le sentiment en
10:55tout cas de se dire, Bruno Cotteres,
10:56que d'ici le mois d'avril prochain, rien ne peut bouger.
11:00Ça servirait à quoi de manifester ?
11:02Oui, ça servirait peut-être aussi à faire entendre la voix et il y a peut-être aussi plusieurs de
11:06nos éditeurs qui ont le sentiment
11:07que ce qu'ils racontent n'est pas pris en considération, n'est pas compris même par les candidats à
11:13l'élection présidentielle.
11:14Et c'est vrai que le monde de la politique est un monde où on connaît les problèmes des gens.
11:18Il y a des élus locaux dans les candidats à la présidentielle.
11:21Donc forcément, ils ont rencontré ça, mais il y a aussi des élus qui peuvent donner le sentiment.
11:26Je dis que c'est un sentiment qu'ils sont complètement hors sol, qu'eux-mêmes n'ont jamais eu
11:29de difficulté,
11:29qu'ils ont toujours vécu dans le monde de la politique.
11:32Et donc on voit, on retrouve là un vrai, vrai, vrai point difficile pour la France,
11:38qui est un mélange de manque de visibilité pour l'avenir, pessimisme économique
11:43et aussi grosse défiance par rapport à la capacité du politique à comprendre.
11:47Et une colère forcément qui monte.
11:49Merci beaucoup Bruno Cotteres de nous avoir apporté votre regard sur ce qu'on est en train de vivre.
11:55Effectivement, personne ne peut lire dans une boule de cristal pour savoir ce qui va se passer ces prochains jours
12:00ou ces prochaines semaines.
12:01Mais ce qui est sûr, c'est que la colère, elle est bien là.
12:03On va retrouver nos deux Nicolas dans un tout petit instant.
12:06Jean-François et Jean-Luc également.
12:21Je peux vous dire franchement, c'est que je vais aller manifester.
12:25Et s'il faut passer des jours et des jours, il n'y a aucun souci.
12:28J'avais commencé au GSI Gilets jaunes il y a quelques temps, c'est vrai.
12:32Mais je peux vous dire, c'est qu'aujourd'hui, oui, je vais y aller.
12:35On bosse toute notre vie et puis après, on se rend compte qu'en fin de compte, on n'a
12:39que d'âme.
12:40Le message de Thierry, qui comme beaucoup d'entre vous a prévu d'aller manifester.
12:45Alors pour certains, ce sera la première fois, c'est le cas de Jean-François, qu'on va retrouver dans
12:49un instant.
12:51Nicolas, je vous avais coupé tout à l'heure.
12:53Ah, c'est très gentil.
12:54Ben oui, je me suis bien élevé, sachez-le.
12:56Ah mais je n'en doutais pas, je n'en doutais pas.
12:59Non, c'est simplement pour expliquer, effectivement, amplifier la situation.
13:03Il faut savoir que le litre d'essence à 2,20€ aujourd'hui, l'État prend 50% de taxes.
13:06L'État est en train de s'enrichir sur notre dos, parce qu'on ne dit rien justement.
13:10Ça veut dire qu'il prend sur 2,20€, il prend 1,10€.
13:12Alors l'État explique, Nicolas, juste, qu'il n'y a pas d'enrichissement énorme.
13:19Attendez, je vous dis, parce que la consommation baisse et que les...
13:22Pourquoi elle baisse ? Parce que les gens ne peuvent plus rouler.
13:23Oui, et qu'en revanche, le surplus, en gros lié aux taxes, est redistribué en aide,
13:29alors notamment pour les gros rouleurs ou encore pour certains secteurs, je pense aux agriculteurs ou aux pêchers.
13:35Vous croyez que les auditeurs mettent encore leurs chaussons devant la cheminée le 24 décembre, ce soir ?
13:39Vous croyez qu'ils croient encore au Père Noël ?
13:41Vous croyez qu'on croit encore à ces gens-là ?
13:43Mais qu'est-ce que vous voudriez, Nicolas ?
13:45Qu'il baisse, puisqu'il gagne 1,10€ sur 2,20€, eh bien qu'il baisse la différence.
13:49Avant, sur 1,50€, il gagnait 75 centimes.
13:51Eh bien qu'il passe de 1,10€ à 75 centimes.
13:54Ça nous fera baisser le litre, nous on retombera à 1,85€ au lieu de 2,20€.
13:57Ce sera déjà beaucoup plus simple.
13:58On pourra rerouler.
14:00Et l'État, au final, va gagner plus et non pour assortir.
14:03Oui, sauf que la baisse des taxes, ça coûte des milliards.
14:05Et on les a plus.
14:07Dans quelques temps, ils vont finir par nous redire, si vous n'arrivez pas à acheter du pain, mangez de
14:10la brioche.
14:11On a déjà entendu ça, on n'a pas entendu, mais nos ancêtres ont entendu ça il y a pas
14:14mal d'années.
14:15Ils risquent de nous dire ça, il faut arrêter de se laisser faire.
14:17Je rappelle juste, Nicolas, je ne veux pas me faire l'avocat du diable,
14:20mais qu'au moment de la guerre en Ukraine, on a donné des aides pour le carburant, pour le gaz,
14:27pour les énergies.
14:29C'est évalué entre 70 et 100 milliards d'euros.
14:32Ce que bon nombre de nos voisins n'ont pas fait comme aide.
14:35Et eux, aujourd'hui, eux, ils ont les moyens de baisser les taxes, ce qui, visiblement, n'est pas notre
14:39cas.
14:40Oui, il faut arrêter de comparer les pays avec les autres pays.
14:42On n'a aucun mode de fonctionnement identique.
14:44Ça me fait marrer, quand ils parlent aussi des retraites, qu'il faut s'aligner à 67 ans, la retraite.
14:48En Belgique, les années d'études comptent dans la retraite.
14:51Ils partent à 67 ans, mais les années d'études comptent dedans.
14:54Donc, ils travaillent moins que nous.
14:55Il faut arrêter de comparer un pays avec un autre, c'est jamais identique.
14:58Bon, Nicolas, je voudrais qu'on fasse circuler la parole, mais vous êtes toujours là.
15:00Vous pouvez intervenir.
15:01On va accueillir Jean-François.
15:03Bonjour, Jean-François.
15:04Bonjour, Amandine.
15:05Souriez, votre sourire nous éclaire, heureusement, d'ailleurs, dans cette situation, dans ce pataquès.
15:10On a entendu votre message tout à l'heure.
15:1273 ans, et j'irai manifester pour la première fois de ma vie.
15:16Absolument.
15:17Alors, je vais vous dire tout de suite, je ne fais pas partie des plus à plaindre,
15:20mais déjà, on parle de solidarité.
15:22Donc, je tiens absolument à y aller, être solidaire des autres.
15:25Et en plus, je suis célibataire par choix.
15:28Et comme je disais tout à l'heure, je crois que c'est à Enzo, je ne sais plus,
15:32c'est un luxe maintenant que d'être célibataire en France, beaucoup plus qu'avant.
15:36On est écrasé par les charges, etc.
15:40Moi, je suis retraité.
15:41On me pique de l'argent, c'est du racket sur ma retraite,
15:45alors que j'ai cotisé toute ma vie pendant près de 40 ans.
15:49Je n'en peux plus.
15:50Et tout à l'heure, un auditeur, je crois que c'est Nicolas qui disait à juste titre,
15:53« Oui, mais on va dire, les gens qui sont contre les manifestations,
15:57que le système va être gangréné, etc. »
16:00Mais il l'est déjà.
16:01Ça ne fonctionne déjà pas du tout.
16:03Donc, qu'est-ce qu'on risque ? Rien du tout.
16:05On ne va pas rester comme ça, des bénis oui-oui, à ne rien faire.
16:08M. Macron, comme je dis toujours, c'était le Mozart de la finance.
16:12Il a cramé la caisse, comme disait Mme Pécresse.
16:15Alors, le Mozart de la finance, moi, je dis que sa partition, elle est nulle.
16:18Elle est à revoir totalement.
16:19C'est nul et non avenu.
16:22Alors, Jean-François, je vais vous faire dialoguer avec Jean-Luc.
16:24Bonjour Jean-Luc.
16:25Oui, bonjour Rolandine, bonjour aux auditeurs.
16:27Vous êtes chauffeur routier ?
16:29Oui.
16:29Vous nous appelez dans quelle région ?
16:32Moi, je suis de l'Ardèche, mais là, je suis sur le Mans.
16:35Très bien.
16:36Vous, vous êtes contre ce mouvement, s'il devait revenir,
16:40mouvement des Gilets jaunes.
16:41Pourquoi ?
16:42Pourquoi ?
16:43Parce que déjà, premièrement, ça n'amènera à rien.
16:47Je me rappelle qu'en 2018, la casse qu'il y a eu, entre l'Arc de Triomphe, les restaurants,
16:53les bars, les salles de cinéma, les banques, les vitrines, enfin, tout y a passé.
16:57Les Black Blocks, tout ça.
16:59Et les forces de l'ordre qui étaient occupées à justement tout maîtriser.
17:05Et ça, ça va revenir.
17:06Il ne faut pas rêver, ça va revenir.
17:09Si ça recommence, il y aura encore des dégâts.
17:12Alors, je ne pense pas qu'on puisse se permettre de financer des futurs dégâts.
17:17Déjà qu'on n'arrive pas à financer le peu qu'on a, ce n'est pas possible.
17:22Ce n'est pas possible.
17:22Parce que c'est sûr qu'il va y avoir des dégradations.
17:24Oui, mais je veux dire quelque chose ?
17:27Alors, qui parle ? Pardon, Nicolas.
17:29Jean-François.
17:29Jean-François, allez-y.
17:30Alors, monsieur, je suis très bien, tout va être cassé, etc.
17:34Mais alors, si on ne manifeste pas, si on ne fait rien, on fait quoi ?
17:37On est béni, mais si on attend que ça passe, on attend.
17:40Non, mais oui, il faut baisser l'Espagne.
17:42Ben oui, je suis bien d'accord.
17:44L'Italie y arrive.
17:45Mais je suis bien d'accord, cher monsieur.
17:47Mais le gouvernement ne veut rien entendre.
17:49Alors, on fait quoi ? Il ne veut rien entendre.
17:51On fait quoi ?
17:52En 2027, on vote.
17:54Si les gens sont quand même un brin d'intelligence,
17:58ils ne vont pas re-voter pour des gens qui nous ont foutus dans la mouise.
18:03Ben voilà.
18:04Moi, moi, personnellement, le premier.
18:06Voilà.
18:06Donc, 2027, il faut prendre patience.
18:10De toute façon, là, en 2018, on avait fait ça parce que c'était par rapport aux taxes.
18:16Là, c'est par rapport à une guerre.
18:18Ça ne peut rien avoir.
18:19Même la France ne peut rien faire contre cette guerre,
18:22contre le blocus du détroit d'Hormuz.
18:24Donc, dans tous les cas de figure, au niveau prix, on est bloqué par rapport à ça.
18:32Je suis d'accord, cher monsieur.
18:34Mais vous savez, en ce moment, ce gouvernement nous soumet.
18:38Et il nous soumet par deux choses.
18:40Il nous fait peur, justement, avec ces guerres qui sont là.
18:42Mais il nous fait peur.
18:43Et il nous fait les poches.
18:46Donc, on est soumis avec un petit peu de pain et des jeux,
18:50comme Céline Dion, là, qui occupe un petit peu les médias.
18:53Voilà.
18:53Donc, on ne fait rien.
18:54On attend jusqu'au mois de mai prochain, ou je ne sais plus quelle date, ou avril.
18:58On ne fait rien.
18:58On attend.
18:59Je suis d'accord.
19:00Mais malheureusement, on n'a pas de marge.
19:03On n'a aucune marge.
19:04On n'a pas de marge.
19:05À part baisser les taxes, on doit faire.
19:06On n'a pas de marge, Jean-Luc, effectivement.
19:08Et ça, c'est l'argument que répète sans arrêt le gouvernement.
19:11Je vais vous citer juste quelques chiffres que Brice Dugény,
19:13notre rédacteur en chef, me soufflait dans le casque.
19:17En Italie, par exemple.
19:18Jean-Luc, vous évoquiez l'Italie.
19:19Ils ont baissé les prix du carburant de 15 centimes.
19:23Ça a coûté déjà 3 milliards d'euros.
19:27Certains proposent une baisse de la TVA.
19:29C'est le cas notamment du Rassemblement National.
19:30On passerait de 20 à 5,5% de TVA.
19:34Ça, ça coûte 10 milliards d'euros.
19:36En fait, Jean-François, on a cramé la caisse, pour le coup.
19:40On l'a dépensé, cet argent.
19:42Donc, aujourd'hui, on ne peut plus.
19:45On ne peut plus.
19:46Et donc, on nous raquette.
19:48Et c'est nous, la classe moyenne, qui devons payer.
19:51Je suis désolé.
19:51L'impôt sur le revenu, il y a à peine 47% de Français qui le paient.
19:56Mais ça, on n'en parle pas.
19:57On n'en parle pas.
19:58Ça passe sous silence.
19:59Vous avez bénéficié, vous, Jean-François, des aides,
20:01notamment au moment de l'Ukraine, ou non ?
20:04Non, non, pas du tout.
20:05Non, jamais.
20:05Absolument pas.
20:06Absolument pas.
20:06Mais mon pouvoir d'achat fond comme l'aide au soleil.
20:09Quand je fais mon plein d'essence,
20:11avant, avec 75 euros, j'ai mon plein.
20:13Maintenant, il me faut 105, 110 euros.
20:17Benoît est également avec nous.
20:19Bonjour, Benoît.
20:20Oui, bonjour Amandine.
20:21Bonjour aux éditeurs.
20:23Vous nous appelez d'où, Benoît ?
20:24Alors, de Mont-Saint-Aignan, près de Rouen.
20:28Vous, vous dites, vous aussi, vous irez manifester pour la première fois également.
20:33Non, non, non.
20:34Ah bon ?
20:34Non, non, non, non, je n'irai pas manifester, je ne participe pas à ces mouvements.
20:38Mais par contre, non, ce que je suggère, c'est de plutôt manifester devant l'ambassade des Etats-Unis,
20:44parce qu'il ne faut pas oublier l'origine de tout ça.
20:46Et c'est ça qui est malheureux, c'est que finalement, on va essayer de mettre le bazar en France
20:50pour quelque chose qui nous échappe complètement.
20:54et l'origine de tout ça, enfin, personne ne le rappelle véritablement.
20:58C'est quand même cette guerre au Moyen-Orient.
21:01Enfin, je ne sais pas, moi, là, j'entendais les auditeurs.
21:05Bon, évidemment, je peux comprendre que ce soit compliqué pour les uns et les autres,
21:08mais l'Etat ne s'en réussit pas.
21:10L'Etat, qu'est-ce qu'il sert ?
21:12C'est de l'argent qui rentre pour, justement, essayer de réduire la dette
21:16et puis, d'une certaine manière, de financer ce qui doit être financé,
21:20les hôpitaux, les services publics.
21:22Je ne sais pas, c'est des meilleurs.
21:24Donc, non, il faut arrêter de tout casser.
21:26Là, j'ai entendu quelqu'un me dire, effectivement, il y aura de la casse.
21:28Évidemment qu'il y aura de la casse.
21:30Donc, il faut arrêter, il faut être serein, il faut se calmer,
21:34attend que l'orage passe, on va dire.
21:37Et alors, le top.
21:38Alors ça, ce sera vraiment le top.
21:39C'est vrai que nos députés aillent manifester devant l'ambassade des Etats-Unis.
21:43Puisque les députés sont quand même nos représentants, ne me semble-t-il, en démocratie.
21:48Donc, voilà mon point de vue.
21:49Nicolas Delagnon, vous êtes toujours avec nous.
21:51C'est une idée, ça ?
21:52Pas du tout.
21:53Non ? Pourquoi ?
21:55Alors déjà, le prix du pétrole augmente, la consommation baisse.
22:03Donc, l'Etat ne gagne rien du tout actuellement.
22:06Et s'il veut gagner de l'argent, il faut qu'il baisse justement toutes ses taxes pour relancer l
22:11'économie.
22:11C'est les taxes qui pourrissent l'économie actuelle.
22:14L'Iran, c'est un faux problème pour nous.
22:17C'est un faux problème.
22:18Le pétrole ne vient pas...
22:20Le pétrole ne vient pas...
22:20Oui, non.
22:20C'est-à-dire que quand le prix du baril augmente, forcément, ça coûte plus cher à la pompe.
22:26Mais regardez le prix du pétrole.
22:28Le prix du baril à l'époque des Gilets jaunes en 2018 est celui d'aujourd'hui.
22:34On est à 1,50.
22:36Et le prix du baril était à 140, je crois, de dollars.
22:39Aujourd'hui, il est à 107 dollars et on a 2,26 euros.
22:43Oui, oui, mais vous avez raison, Nicolas.
22:45C'est factuel, pour le coup.
22:47Et moi, je suis désolé, il y a un moment, si on attend 2027,
22:51mais je suis curieux de savoir qu'est-ce que vous attendez de 2027.
22:55En fait, moi, je n'attends rien du tout des élections.
22:57Je vais aller voter.
22:58Vous allez aller voter quand même.
23:00Je vais aller voter.
23:01Mais je n'attends rien derrière.
23:03Mais vous savez déjà pour qui ?
23:05Ah oui, oui.
23:05Oui, pour ?
23:06Pour la personne qui a 35%.
23:08Donc pour Marine Le Pen.
23:09Et ça ne change rien.
23:10Si elle arrive au pouvoir, vous dites que ça ne changera rien ?
23:12Non, parce qu'en fait, il faut faire comme aux Etats-Unis.
23:15Quand on arrive, il faut changer l'administration.
23:18Tous et aux fonctionnaires.
23:20Merci beaucoup, Nicolas, Jean-François, Benoît, Jean-Luc.
23:23Je remercie aussi l'autre Nicolas.
23:26On y reviendra sans doute ces prochains jours, ces prochaines semaines.
23:29Mais c'était important de vous donner la parole aux uns et aux autres.
23:33Dans un tout petit instant, on va complètement changer de sujet.
23:36On a choisi de parler du cancer.
23:37Il y a cet hommage à Charlie Delin qui sera rendu cet après-midi à Concarneau.
23:42Vous savez, c'est ce navigateur qui a été emporté par un cancer à 42 ans.
23:47Il y a ce documentaire aussi sur France 5 ce soir pour essayer de lever ce tabou.
23:54Est-ce que ce tabou d'ailleurs du cancer existe encore ?
23:56J'attends vos témoignages.
23:58Que vous soyez touchés directement ou l'un de vos proches,
24:00Vous nous appelez au 32 10 ou vous nous laissez un tout petit message sur l'application RTL.
24:04Message écrit ou vocal.
24:06A tout de suite.
24:09Du matin jusqu'au soir, c'est RTL.
24:19Votre radio.
24:2312h30, 14h.
24:24RTL midi, les auditeurs ont la parole.
24:27Avec Amandine Bégaud.
24:29Oui, moi j'ai eu un cancer.
24:31J'étais dans un petit village à l'époque.
24:33Je sentais que tous les gens se demandaient pourquoi je ne travaillais pas, pourquoi ça.
24:36Un jour, je suis rentrée à la poste.
24:38Tout le monde m'a regardé.
24:39Tout le monde s'est tué quand je suis rentrée.
24:41Et là, je leur ai dit, ben voilà, je vais vous expliquer.
24:43Et j'ai expliqué, voilà, je suis en arrêt parce que j'ai un cancer du sein.
24:47Et j'ai choisi d'en parler.
24:49Je pense qu'effectivement, ça peut, ça aide beaucoup.
24:52Le message d'Ève qui nous a laissé ce message au 3210.
24:59Chantal, bonjour.
25:00Oui, c'était moi.
25:01Ah, c'était vous ?
25:03J'étais perdue avec ses prénoms.
25:05Mais voilà, comme l'histoire ressemblait, je me suis dit, je vais vous faire réagir.
25:09Mais ça me semblait trop de points communs.
25:11C'est vous, pardon.
25:13Alors, vous nous appelez d'où, déjà ?
25:17Deuilabar.
25:17Ça se trouve où ?
25:1895.
25:20D'accord.
25:20Et alors, vous viviez à l'époque ?
25:23Dans un petit village, en Saint-Nemarne.
25:25D'accord.
25:26Et vous aviez donc quel âge à l'époque ?
25:29J'avais 40 ans, 42 ans.
25:32Et racontez-nous, qu'est-ce qui s'est passé ?
25:35Eh ben voilà, j'ai dû me faire opérer.
25:37J'avais quelque chose au sein.
25:38Et puis, le 31 décembre, il m'a annoncé, le chirurgien, après avoir eu les résultats de l'anapate, que
25:45j'avais un cancer.
25:46Et comme je racontais à Hugo tout à l'heure, ce jour-là, le 31 décembre,
25:49donc je reviens chez moi.
25:50Bon, mon mari était au courant, puisqu'il était avec moi quand je suis allée chez le chirurgien.
25:54Et la boulangère, le soir, je vais acheter, je ne sais plus quoi, et c'était le 31 décembre.
25:59Et elle me dit, allez, au revoir, madame Maria, t'es bonne année.
26:02Et là, j'ai craqué, quoi, parce que je lui ai dit, ah ben oui, je viens d'apprendre que
26:07j'ai un cancer, c'est sûr que l'année va être bonne.
26:09Oh là là, bon, après je suis allée m'excuser le lendemain.
26:11Voilà, et puis après, dans le village, évidemment, j'étais en arrêt de travail.
26:15Et comme je disais tout à l'heure, je sentais bien que les gens, ils se posaient des questions.
26:20J'étais prof, donc dans un petit village.
26:21Oui, j'étais enseignante, donc les gens, les élèves ne le savaient pas, les collègues le savaient, la directrice de
26:27mon établissement le savait, mais voilà.
26:29Et j'ai choisi de le dire, quoi, et donc je racontais cette histoire à la poste, c'était le
26:34déclencheur.
26:34Et alors du coup, après, les gens étaient plus simples, enfin, les relations étaient plus simples.
26:38Et puis moi, ça m'a aidé, en fait, de le dire à tout le monde.
26:39Ça vous a aidé de le dire à tout le monde, oui ?
26:41Oui, oui, oui, ah oui.
26:43Moi, je n'aurais pas pu garder ça pour moi toute seule.
26:44D'abord, je ne sais pas mentir.
26:46Et puis, c'est trop lourd, quoi, quand même, quand on vous dit, ben, il y aura de la chimio.
26:50Enfin, je n'ai pas eu de chimio, j'ai eu de la radiothérapie, mais bon, quand même.
26:53Et bon, puis les gens du village, j'allais à Paris, j'allais à l'Institut Curie, j'ai eu
26:57cette chance-là d'être soignée là-bas.
26:59Donc, il y avait une ambulance qui venait me chercher tous les matins pour m'emmener à Paris.
27:02Donc, les gens, ils ont bien vu qu'il y avait quelque chose.
27:04Donc, ça ne servait à rien de le cacher, de toute façon.
27:07Non, non, ça m'a aidé, quoi.
27:08Mais dans un premier temps, vous ne vouliez pas, enfin, vous vous êtes dit, je vais le cacher, quand même.
27:12Non, non, non.
27:14On est tellement sous le choc quand on apprend ça qu'on ne pense pas, est-ce que je vais
27:18le dire, est-ce que je ne vais pas le dire.
27:19Bon, moi, mon mari était là, donc il l'a su tout de suite.
27:21La famille, les copains ont pris ma fille qui avait à l'époque 11 ans, 12 ans.
27:26Ils ont dit, bon, ben, attends, on va t'emmener la fille en vacances.
27:28C'était au mois de décembre, donc, voilà.
27:30Et puis, voilà, on réfléchit sans réfléchir.
27:33Il y a des amis qui m'ont dit, allez, tu viens faire le réveillon à la maison.
27:35J'ai dit, attendez, mais si, ça va te changer les idées, et là, il faut passer le pas, quoi.
27:39J'ai dit, c'est vrai que je ne vais pas rester enfermée avec mon histoire de cancer.
27:43Donc, j'ai dit, bon, oui, je vais y aller, mais je savais que quand on allait se dire bonne
27:46année, ça allait être difficile, mais je l'ai fait, quoi.
27:48Et voilà, j'ai fait le premier pas, et puis après, ça s'enchaîne, quoi.
27:51Alors, je ne le clé, mais pas non plus sur tous les toits, hein, mais les gens étaient au courant,
27:55quoi.
27:55Voilà, c'est plus clair pour moi.
27:56Et tout à l'heure, je lisais, pardonnez-moi, Chantal, je lisais le message de Virginie.
28:01Je vais en train de m'étouffer.
28:02Oui, j'ai dit, il touchait un coup.
28:06Merci, Chantal, vous êtes un bon relais.
28:08Je lisais le message de Virginie, qui, elle, est touchée par un cancer depuis 2018,
28:14et elle disait qu'elle sentait qu'un certain nombre de personnes s'étaient un peu éloignées, quand elle leur
28:19avait dit.
28:20Non, pas du tout, moi. Non, non.
28:22Les collègues sont venus me voir, moi, à la clinique, tout de suite.
28:25Ils l'ont su très vite, je pense que la directrice a dû donner l'information.
28:29Ils sont venus fêter, je ne sais plus quoi, les revoir avec moi.
28:31Enfin, bon, bref, non, non, moi, je n'ai pas eu de gens qui se sont éloignés, au contraire.
28:35Mais, bon, je vous dis, je n'en ai pas non plus parlé.
28:38Bien sûr, oui, oui, non, je ne sais plus.
28:41Chantal, restez avec nous, on va accueillir Marie-Pierre. Bonjour, Marie-Pierre.
28:44Bonjour, Amandine.
28:45Et vous nous appelez d'où ?
28:47Je l'appelle Goldheim, c'est l'euro-métropole de Strasbourg.
28:51Vous, vous souffrez d'un cancer du sang, c'est ça ?
28:53Oui, oui, qui a été détecté en février 2025.
28:58Voilà, donc j'ai été opérée et radiothérapie.
29:02Et puis là, je suis sous hormonothérapie.
29:06Comment vous allez aujourd'hui, Marie-Pierre ?
29:07Très bien, très bien.
29:09Bon, quelques, forcément liées à l'hormonothérapie, des douleurs articulaires.
29:15Mais bon, voilà, je vais bien, je vais bien.
29:19Est-ce que vous avez eu le sentiment que c'était un peu tabou d'en parler ?
29:23Ou au contraire, comme Chantal, vous l'avez tout de suite dit ?
29:26Non, non, pas du tout.
29:28Moi, je n'ai jamais ressenti ce sentiment-là.
29:31La seule chose, comme j'avais dit à la personne à qui j'ai eu affaire tout à l'heure,
29:38je disais, au départ, je n'ai rien dit, sauf à une amie très proche,
29:46en sortant de la mammographie.
29:51Quand j'ai eu l'annonce, mon angoisse a été, comment vais-je le dire à mes enfants ?
29:58Donc, mes enfants adultes.
30:00Mais moi, je suis la quatrième de la famille à avoir un cancer du sein.
30:05Ma petite sœur en est décédée, mais elle a eu un cancer extrêmement agressif.
30:10Et pendant huit ans, elle s'est battue contre des métastases hépatiques.
30:14Malheureusement, elle a perdu le combat.
30:17Mais donc, je me disais, ça va être difficile.
30:20Et en accord avec les personnes qui me suivaient,
30:24on s'est dit, on fait tous les examens, on a tous les résultats,
30:28on prend la date de l'opération et là, on annonce.
30:32Donc, c'est ce que j'ai fait.
30:33J'ai fait tous les examens, sans rien dire.
30:38Et puis, j'ai rencontré la personne qui m'a opérée, le professeur qui m'a opérée.
30:45Et là, je l'ai annoncé à mes enfants.
30:49Donc, en premier, mon fils qui est à Vancouver,
30:52de l'autre côté de la Terre.
30:56Donc, voilà, il a posé des questions.
31:01Après, ça a été ma fille.
31:04Pour ma fille, ça a été un peu plus difficile.
31:08Et quelque part, après, elle m'a dit qu'elle m'en avait voulu de ne pas lui avoir dit
31:15tout de suite.
31:15Donc, je lui ai expliqué.
31:18J'ai dit, je ne voulais pas que tu t'angoisse à chaque examen en se disant qu'est-ce
31:22qui va te tomber dessus, quoi.
31:25Donc, voilà.
31:27Marie-Pierre, restez avec nous.
31:28On va poursuivre nos échanges dans un tout petit instant.
31:31On est ensemble jusqu'à 14h.
31:33Et il y aura d'autres témoignages, bien sûr.
31:35C'est très intéressant de vous entendre parler, chacun de vos situations personnelles,
31:40la façon dont vous l'avez vécu aussi.
31:42Et puis, à 14h, comme chaque jour, vous aurez rendez-vous avec Jean-Alphonse Richard.
31:46Bonjour, Jean-Alphonse.
31:46Bonjour, Amandine.
31:47L'heure du crime est aujourd'hui une étrange tentative de suicide collectif près de La Rochelle.
31:51Voilà, quatre corps inanimés retrouvés dans une maison, dans le petit village de Niel-sur-Mer.
31:57C'est en Charente-Maritime.
31:58Alors, il y a un seul mort sur ces quatre personnes.
32:00C'est un homme, ancien policier.
32:03Sa mère, sa soeur et une petite fille.
32:05La petite fille de cette dernière, elle a deux ans et demi, vont pouvoir, elle, être sauvées.
32:09La petite fille avait été forcée, comme les adultes, de boire un cocktail de sédatifs, de médicaments.
32:17Dans des conditions un peu épouvantables.
32:19Il faut bien le dire.
32:19Que vont raconter les rescapés ?
32:21C'est un scénario qui défie l'imagination, qui va se dessiner.
32:25Sur fond de complots, de paranoïa, d'enfermement.
32:29Une famille hors du monde, qui était enfermée dans sa névrose.
32:33Je vous raconte cette affaire digne d'un roman noir, il n'y a pas d'autre terme.
32:37Marie-Josée Marquez et Elisabeth Silva.
32:39La maison des persécutés.
32:4114h, à tout à l'heure.
32:42À tout à l'heure, Jean-Alphonse.
32:43Nous, on se retrouve dans un tout petit instant.
32:45Les auditeurs ont la parole.
32:47On évoque ce matin, aujourd'hui, plutôt le tabou du cancer.
32:50Est-ce que c'est encore tabou, d'ailleurs ?
32:52À tout de suite.
32:53Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
32:5750 centimes la minute.
33:00Amandine Bégaud.
33:01RTL midi.
33:02Les auditeurs ont la parole.
33:04Actuellement, j'ai un cancer du poumon.
33:06En tout, j'ai eu trois cancers.
33:08C'est vrai que pendant des années, je n'ai pas osé en parler parce que c'était tabou.
33:13On avait l'impression qu'on était une pestiférie.
33:15Il ne fallait surtout pas en parler.
33:18Et là, actuellement, je suis soignée et j'essaie de m'en sortir.
33:21Le message de Myriam au 30 de 10.
33:24On pense bien à vous, Myriam.
33:26Et on vous envoie plein de courage.
33:28On évoque effectivement ce mot cancer.
33:30Est-ce qu'il est encore tabou aujourd'hui ?
33:32On est toujours avec Chantal et Marie-Pierre.
33:35Alexis, bonjour.
33:37Oui, bonjour.
33:39Vous nous appelez d'où, Alexis ?
33:42Je suis actuellement à La Rochelle.
33:45Vous vouliez nous parler de votre maman.
33:48Alors, en fait, j'ai ma maman actuellement qui a un cancer.
33:51Et j'ai aussi ma fille qui en a eu un.
33:55Quand elle avait un an et demi, on a découvert une petite boule, le cancer du foie.
34:00Donc aujourd'hui, elle va très bien.
34:02Elle a 8 ans.
34:02Elle est au top du top.
34:06Et ça a toujours été un peu tabou parce que c'est ma fille.
34:08C'est compliqué.
34:09C'est pas simple.
34:11Et aujourd'hui, ma maman, donc, cancer à poumons et cerveaux.
34:14Donc, il n'est pas guérissable.
34:16Elle a 53 ans.
34:17Ah oui, elle est très jeune.
34:18Et donc, ça s'est déclaré il y a 3 ans.
34:22Et ça n'a jamais été tabou.
34:25Et on a toujours parlé ouvertement.
34:27Mais c'est moi, en fait, qui n'arrive pas à lui demander des nouvelles à elle.
34:32C'est ma sœur, souvent, qui me parle.
34:34Parce que ça me fait trop...
34:36Vous n'osez pas lui dire comment ça va ?
34:39Est-ce que les traitements te soulagent ?
34:41Vous n'en parlez pas du tout ?
34:42Mais c'est ça, en fait.
34:44J'ai des nouvelles parce qu'elle en parle devant moi et tout.
34:46Mais en fait, si je lui demande comment ça va, je sais que je vais pleurer.
34:52Parce que j'appréhende vraiment beaucoup.
34:55Donc, c'est tabou pour moi, en fait.
34:57Oui.
34:57Et ça fait peut-être aussi écho à ce que vous avez vécu avec votre fille, Alexis.
35:02Mais complètement.
35:03Complètement.
35:04C'est ça.
35:05Donc, ce n'est pas ça.
35:06Mais bon.
35:09Vous avez le sentiment...
35:10Je comprends complètement.
35:11Effectivement, pour les proches, ce n'est pas forcément facile à vivre.
35:16Mais vous avez le sentiment...
35:18Parce que vous aussi, vous auriez besoin d'être entouré, soutenu.
35:21Alors, moi, je suis soutenu et je suis suivi.
35:25Je fais un suivi parce que, ben voilà.
35:27Et j'arrive à parler, en fait, à tout le monde.
35:30Je parle très ouvertement de ça, de la maladie de ma fille, de la maladie de ma mère, à tout
35:35le monde.
35:36Mais pas à ma mère, pas à mon père.
35:39J'en parle avec ma soeur, par exemple.
35:41Ou avec mes potes.
35:42Mais pas avec ma famille.
35:45C'est dur.
35:47Parce que vous avez trop peur de la perdre, en fait, c'est ça ?
35:49Ben, j'ai très peur de la perdre.
35:51J'appréhende beaucoup ce moment, oui.
35:53Et c'est dur pour moi de lui en parler ouvertement.
35:57Voilà.
35:58Et vous avez essayé de lui dire que c'était dur pour vous d'en parler ?
36:02Elle le sait.
36:03Elle le sait ?
36:03Elle le sait et elle le voit.
36:05Alors, très souvent, on parle en musique.
36:08Quand il y a des musiques qui me parlent, je lui envoie.
36:10Et on ne se dit rien.
36:11Et on se comprend.
36:13Ben, c'est très joli aussi comme ça.
36:14Et c'est extrêmement touchant.
36:16Bon, merci beaucoup, Alexis, pour votre témoignage.
36:20Michael, bonjour.
36:22Bonjour.
36:23Vous nous appelez d'où, vous ?
36:24Les Hautes-Alpes.
36:25C'est vous qui êtes malade, vous ?
36:27C'est ça ?
36:27Oui.
36:28Quel type de cancer ?
36:30Des veines.
36:31Des veines, oui.
36:32Oui, c'est un truc hyper rare.
36:33Oui, je l'avais déjà entendu.
36:36Oui.
36:37Et vous, comment ça se passe ?
36:39Vous en parlez ?
36:41Complètement.
36:42Oui.
36:43Complètement.
36:44Moi, je n'ai pas de problème avec ça, en fait.
36:47Vous l'avez dit tout de suite ?
36:49Immédiatement.
36:49Oui.
36:50Depuis combien de temps vous êtes malade, Michael ?
36:52Depuis le 3 août.
36:58Et vous vous êtes dit, je ne peux pas garder ça pour moi ?
37:01Ah ben non.
37:03Non, vous l'avez dit à qui ?
37:04À mes parents, à ma compagne, à mes enfants.
37:09À vos amis ?
37:10Oui, à mes amis.
37:11Je n'ai pas de souci avec ça, parce que ça ne change rien, en fait, pour moi.
37:15Et vous avez l'impression que c'est aussi important que votre entourage vous soutienne,
37:19j'imagine ?
37:20Bien sûr.
37:22Alors moi, aujourd'hui, je n'ai pas encore le traitement qui est adapté.
37:24Donc, je ne suis pas fatigué.
37:28Je peux faire exactement tout ce que je faisais avant.
37:30Mais ça va arriver.
37:32Et il faudrait être soutenu à ce moment-là.
37:36Et donc, c'est important qu'il soit au courant ?
37:39Bien sûr.
37:41Vous continuez à travailler ?
37:43Ah oui, complètement.
37:44Et vous l'avez dit à votre travail aussi ?
37:45Aussi.
37:46Vous n'avez pas eu peur ?
37:49Ça ne change pas grand-chose d'avoir peur de le dire, de ne pas le dire.
37:53Il vaut mieux être au courant et puis prendre les choses petit à petit.
37:58Si je me sentais fatigué, je leur dirais aussi.
38:02Ils sont assez à l'écoute.
38:04Donc, sur chat, je suis assez tranquille, en fait.
38:07Merci beaucoup, Mickaël, pour votre témoignage.
38:09Dans un tout petit instant, on sera avec Martin,
38:11qui, lui, a fait le choix de ne pas le dire à personne.
38:14A tout de suite.
38:35J'ai vécu un cancer du sein, métastasie.
38:38Pour moi, c'était important d'en parler à mes proches et autour de moi
38:42parce que j'entendais trop « c'est un petit cancer, c'est pas grave, ça se soigne bien maintenant
38:46».
38:46Non, c'est pas un petit cancer.
38:49On n'est plus la même après.
38:50Et je voulais que les gens comprennent pourquoi.
38:53Pourquoi je n'allais pas bien et ne pas faire semblant d'aller bien, en fait.
38:57Le message de Valérie qui réagissait à ce sujet autour du cancer.
39:01Est-ce que c'est encore tabou ?
39:02Est-ce que certains d'entre vous ont peur d'en parler ou ne le disent pas par crainte ?
39:10Ou au contraire, est-ce que ça y est, c'est rentré, j'allais dire, dans les têtes de tout
39:14le monde ?
39:14On le sait, en parler, ça peut faire du bien.
39:18Martin, bonjour.
39:19Oui, bonjour.
39:20Et merci beaucoup de nous avoir répondu.
39:23En fait, j'ai lu votre message sur l'application et j'ai dit à Victor de vous rappeler.
39:27Vous avez appris il y a peu de temps que vous aviez un cancer.
39:30Oui, il y a un mois.
39:31Il y a un mois.
39:32C'est quel type de cancer ?
39:33C'est un lymphome.
39:35Vous êtes très jeune.
39:38Oui, malheureusement.
39:38Et vous avez fait le choix de ne nous le dire à personne sauf à votre épouse, c'est ça
39:44?
39:44Oui, c'est ça.
39:46Moi, j'ai fait ce choix-là.
39:48Parce que déjà, de manière générale, je suis assez pudique.
39:54J'ai appris que j'ai eu les résultats le lundi.
40:00Le jeudi, le chirurgien a été top parce que le jeudi, il m'a opéré.
40:04Je lui ai demandé d'être opéré le plus rapidement possible.
40:09Il m'opérait le jeudi et j'ai commencé la chimiothérapie et la radiothérapie la semaine dernière.
40:15Donc, pour l'instant, je n'ai pas tous les effets indésirables.
40:19Oui, les effets secondaires.
40:20J'en ai quelques-uns, forcément.
40:23Mais voilà, j'en suis qu'au tout début.
40:24Je sais que c'est un combat qui va être long, douloureux, physiquement et moralement.
40:30Et voilà, j'ai préféré faire ce choix de ne pas inquiéter davantage mes proches.
40:36Donc, niveau parents, niveau amis ?
40:39Non.
40:40J'ai une seule personne hors famille qui est au courant.
40:44Mes parents ne le sont pas.
40:47C'est aussi pour les préserver.
40:48Alors, j'ai entendu les autres témoignages.
40:53On ne peut pas se prononcer là-dessus.
40:55Chacun est libre.
40:55Bien sûr.
40:56Et c'est très intime comme décision.
40:58Donc, il ne s'agit pas du tout de juger.
41:01Exactement.
41:01Mais voilà, moi, de mon point de vue, c'est plutôt préserver mes proches.
41:07Et puis, il y a aussi l'acceptation.
41:10Parce que pour l'instant, j'ai encore du mal à accepter tout ce qui se passe.
41:14Et je pense que c'est aussi ça qui me fait ne pas me prononcer auprès de mes proches.
41:20Et par respect, effectivement, je ne voulais ni donner votre âge, ni votre profession, ni rien.
41:25Mais vous avez une trentaine d'années.
41:28Effectivement.
41:28Juste, Chantal, vous êtes toujours avec nous ?
41:31Oui, je suis là.
41:32Vous entendez le témoignage de Martin ?
41:34Oui.
41:35Oui.
41:35Vous vous disiez, ça m'a beaucoup aidée d'en parler.
41:40Oui.
41:40Parce que je ne sais pas faire semblant.
41:42Le problème, c'est qu'à un moment donné, j'ai peur que les gens s'en rendent compte.
41:48Moi, je vois dans mon village, les gens, ils voyaient bien.
41:50Déjà l'ambulance, ils voyaient bien que je n'étais pas comme d'habitude.
41:53Les élèves voyaient bien que je n'étais pas là.
41:55Enfin bon, c'est pour ça que j'ai aussi choisi le fait de...
41:59Mais j'en ai parlé à ma mère qui, elle, a très mal réagi, par exemple.
42:02Elle a fui devant la maladie.
42:04En fait, elle est partie chez mon frère au lieu de venir me voir et tout.
42:08Voilà, je ne savais pas quelle réaction elle allait avoir.
42:10Alors que j'ai un de mes frères qui a tout de suite accouru, qui est venu me voir.
42:13Enfin bon, voilà.
42:14Chacun réagit.
42:14J'ai bien aimé le fait que vous donniez aussi la parole aux accompagnants.
42:19Bien sûr, Alexis, qui n'ose pas poser la question, prendre des nouvelles de sa maman.
42:24Voilà, c'est ça.
42:26On ne sait pas comment, moi, je ne sais pas comment mon mari a vécu ça.
42:29Je ne sais pas comment les autres le vivent.
42:31Nous, on le vit intérieurement.
42:32Déjà, on se bat, donc c'est difficile, quoi.
42:35Mais on ne pense pas à ça.
42:37Mais je pense aux autres aussi.
42:38Parce que l'entourage, il vit ça aussi avec nous, quoi.
42:43Et souvent, pour épargner le malade, et c'est aussi normal, il essaye de cacher des choses.
42:47C'est pour ça que, franchement, je vous recommande le documentaire qui sera diffusé ce soir à 21h05 sur France
42:535.
42:53Parce qu'on voit aussi très bien comment les proches vivent tout ça.
42:58Martin, vous le faites d'abord, pas forcément pour vous, mais pour éviter d'inquiéter vos parents, par exemple.
43:04Oui, c'est exactement ça.
43:06C'est ça.
43:07Donc, pour les protéger.
43:08Oui, c'est protéger ses proches, protéger ses amis aussi.
43:13Et puis, c'est plus facile.
43:15Alors, je parle toujours à l'heure actuelle sous mon avis personnel.
43:21Mais pour moi, je pense que c'est aussi plus facile de faire face à tout ce qui nous arrive
43:28en si peu de temps.
43:31Et puis, voilà, prendre le sens aussi d'accepter, prendre le temps pour soi.
43:35Et peut-être que vous changerez et que vous évoluerez aussi au fur et à mesure.
43:40Merci beaucoup, en tout cas, pour ce témoignage.
43:42C'était aussi important de vous entendre.
43:43Je voudrais vous lire le message que Jean-Michel de Pont-Saint-Martin nous a envoyé sur l'application.
43:47Il dit « Je voulais partager ma situation.
43:49J'ai eu un cancer du côlon l'année dernière.
43:51Moi, j'ai décidé d'en parler à tout le monde.
43:53Mes clients, mes collègues, ma famille, mes amis proches.
43:55Ça m'a aidée.
43:56Et surtout, je me suis battue pour leur dire que le test du cancer colorectal était important.
44:02Et je me suis rendue compte qu'en parler, ça pouvait aussi, sans doute, sauver des vies.
44:08Encore une fois, libre à chacun, bien sûr, de faire comme il l'entend.
44:12Mais ce qui est important, c'est que ceux qui veulent en parler puissent en parler.
44:17Chantal, Marie-Pierre et Alexis, merci beaucoup, Marie-Pierre.
44:21Prenez bien soin de vous.
44:22Martin aussi, prenez bien soin de vous.
44:26J'espère que vous ferez face à tout ça.
44:30Merci, en tout cas, d'avoir pris la parole sur RTL.
44:32Dans un tout petit instant, l'heure du crime, Jean-Alphonse, on va partir pour La Rochelle avec un suicide.
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