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  • il y a 2 mois
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 08 septembre 2026.

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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une aujourd'hui encore un musée cambriolé.
00:11Cette fois c'est le musée Renoir de Cagnes-sur-Mer qui a été visé très tôt ce matin.
00:16Il était 5h48 quand l'alarme de l'établissement a ressenti les malfaiteurs sont repartis avec deux tableaux.
00:24Je voudrais qu'on revienne aussi sur ce classement PISA.
00:28Vous savez ce classement qui évalue les élèves de 15 ans des différents pays de l'OCDE.
00:32Et la France plonge.
00:34Jamais les élèves français n'ont eu un si faible niveau.
00:38Alors il y a plein d'explications.
00:39Ce que je voudrais c'est qu'on parle aussi des solutions.
00:42Comment on peut faire ou pas pour redresser la barre.
00:45J'attends vos idées, vos pistes.
00:47Et puis Eric Charbonnier qui est expert éducation à l'OCDE.
00:49L'un des meilleurs connaisseurs de notre système éducatif sera avec nous.
00:54Il est responsable de l'étude PISA en France et il échangera avec vous les auditeurs.
00:59On parlera aussi retraite.
01:01Les retraités doivent s'il ou non être mis à contribution dans le budget.
01:05Ça vous a beaucoup beaucoup fait réagir hier.
01:07Vous avez été tellement nombreux à vouloir prendre la parole qu'on remet le couvert si j'ose dire.
01:12Ça ce sera dans une trentaine de minutes.
01:14Et puis lui a bercé toute une génération d'enfants.
01:17Eh oui c'est moi Casimir, le monstre gentil.
01:22On a appris tout à l'heure la disparition d'Yves Brunier.
01:25C'est lui que vous entendiez, co-créateur et interprète de Casimir, le héros de l'île aux enfants.
01:30Yves Brunier avec 85 ans.
01:45Je suis enseignant en lycée professionnel.
01:49Ce n'est pas du tout de formation littéraire.
01:52Mais maintenant avec le niveau des élèves que je reçois en bac professionnel, j'ai l'impression d'être Victor
01:57Hugo.
01:57Ce ne sont plus des fautes qui ne savent tout simplement pas écrire.
02:00Et on est même à la limite parfois de ne pas savoir tenir le stylo.
02:04Le message d'Emmanuel au 3210 qui réagissait à ce classement PISA.
02:10Je ne vous le disais jamais, les élèves français n'avaient eu de si mauvaises notes.
02:15On en parle avec vous Éric Charbonnier.
02:17Bonjour.
02:17Bonjour.
02:18Et merci beaucoup d'être ici en studio à RTL avec moi, expert éducation à l'OCDE.
02:22Vous êtes responsable de cette étude PISA en France.
02:24On va échanger dans un instant avec les auditeurs.
02:27Quand Emmanuel nous dit, j'ai l'impression presque d'être Victor Hugo, je n'ai jamais eu des élèves
02:32qui écrivent si mal, c'est ça ?
02:34C'est vraiment le cas ?
02:35C'est vrai qu'il y a une baisse du niveau en compréhension de l'écrit.
02:38Et ce n'est pas nouveau.
02:39Sur une dizaine d'années, il y a eu une chute de 40 points dans les tests PISA.
02:4320 points, ça représente à peu près une année de scolarité.
02:45Donc on voit, c'est un recul significatif.
02:48Donc en 10 ans, ça fait comme s'il n'aidait pas à aller à l'école pendant deux ans.
02:51Exactement.
02:52Donc c'est comme ça qu'on vulgarise.
02:53Et c'est vrai que ça doit nous appeler à réfléchir.
02:55Mais on a pu constater aussi que les élèves font moins d'efforts.
02:59Ils ont plus de difficultés à se concentrer, à répondre à des questions complexes.
03:03Ou parfois, ils répondent trop rapidement.
03:05Quand les textes sont longs aussi, ils répondent plus souvent des mauvaises réponses.
03:11Donc il y a vraiment toute une réflexion sur le changement du rapport des ados à la lecture aujourd'hui.
03:17Alors justement, on va essayer de voir comment on peut essayer d'améliorer ça.
03:21Vous nous direz quelles sont les pistes qui peuvent fonctionner ou pas.
03:24On accueille d'abord Benoît.
03:25Bonjour.
03:26Bonjour Andine.
03:27Ça va bien Benoît ?
03:28Bien, merci et vous ?
03:29Oui, très bien.
03:30Fidèle auditeur, vous êtes professeur de maths, je le rappelle.
03:33Vous nous appelez de Lille.
03:34Vous, vous êtes surpris quand vous avez vu ces résultats ?
03:37Surpris ? Mais non.
03:40Rien de surpris, rien de surprenant.
03:42La tour de Pise, elle penche.
03:43Un de ces jours, elle va finir par s'écrouler.
03:45On en est bientôt à ce constat-là, je pense.
03:47Qu'est-ce que vous constatez, vous, au quotidien en tant qu'enseignant ?
03:50Ce que je constate, c'est que des élèves, je parle de maths, ne savent plus calculer.
03:54Je vous avais déjà posé la question, je crois, en mars, en avril dernier.
03:57Et M. Charbonnier est là et je voudrais qu'il entende également ce message.
04:01Il y avait dans une épreuve de première spécialité maths, avec des élèves qui ont choisi ça,
04:06de faire un calcul sans machine.
04:08Et le calcul, c'était 1 plus 6, moins 2, moins 5.
04:131 plus 6, moins 2, moins 5.
04:15Pour 5 élèves, sur les 30 copies que j'ai corrigées, ça ne faisait pas zéro.
04:20Ah oui, c'est énorme.
04:21Ça faisait 30, ça faisait des choses autres, mais ça ne faisait pas zéro.
04:25Ça vous étonne, ça a été charbonnier ou pas ?
04:27Quand même, ça m'étonne sur ce type de calcul basique.
04:31Les élèves arrivent quand même à faire certaines choses en mathématiques.
04:35Mais ça montre aujourd'hui que le rapport à l'écran est devenu omniprésent dans la vie des adultes.
04:40Mais ça veut dire qu'ils ne réfléchissent plus.
04:41Parce qu'effectivement, la décision-soustraction que propose Benoît, elle est d'une simplicité.
04:46J'ai envie de dire, je pense qu'avec un élève de CP, Benoît, vous êtes d'accord avec moi,
04:50on peut la faire tout doucement, avec les doigts, et je pense qu'il s'en sort.
04:53On l'avait fait ensemble, et vous aviez trouvé la bonne réponse.
04:59Non, mais pour vous, c'est qui le grand responsable, Benoît ? Les écrans ?
05:02Les écrans. Je suis devant le lycée actuellement dans ma voiture.
05:06Je suis en train de regarder, c'est la sortie de la classe et des classes.
05:09Ils sont tous avec leur portable dans les mains, il n'y a que ça qui compte.
05:12Il n'y a que ça qui compte.
05:14La première chose qu'ils font en sortant, c'est regarder le portable, qu'est-ce qu'il y a
05:18dedans.
05:19Mais après, il y a aussi un problème d'heures.
05:22On a réduit aussi les nombres d'heures, parce que qui dit des heures, dit derrière des postes professeurs.
05:27Et donc, à partir de là, comme on manque quand même un petit peu de professeurs en France,
05:31malgré tout ce qu'on peut dire en disant double recrutement et compagnie,
05:34vous arrivez à une situation où, bon, ce n'est pas grave, au lieu de faire 4 heures de maths
05:39en 4e ou en 3e,
05:40ils n'en vont plus de 3.
05:41Et puis, de ce fait-là, le niveau, ça baisse.
05:43Vous parliez tout à l'heure d'une baisse de 20 points égale 1 an, 40 points égale 2 ans.
05:48Oui, j'entendais sur une radio ce matin, pas la vôtre mais une autre,
05:51que, en effet, un élève de seconde actuellement, c'est comme si c'était un élève de 4e il y
05:55a 10 ans.
05:58Benoît, vous parlez des écrans et, effectivement, ils sont tous tout le temps sur leurs écrans.
06:02Éric Charbonnier, est-ce que c'est la vraie raison ?
06:04Le ministre, je le disais, pointe d'abord du doigt les écrans.
06:09Ce n'est pas l'unique raison.
06:11C'est vrai que les écrans, aujourd'hui, il y a besoin de règles très claires.
06:14On a pu voir que les pays qui s'en sortaient le mieux avaient, en général, mis des règles,
06:18soit d'interdire les écrans, soit au moins d'avoir des règles très claires au niveau de l'établissement
06:23qui permettaient d'avoir une utilisation intelligente des écrans.
06:27Mais je vais vous dire, les écrans, peut-être que les enfants l'ont en sortant de l'école,
06:32mais les parents l'ont aussi en sortant du travail.
06:34Et un des résultats de PISA, c'est que l'implication parentale a beaucoup baissé entre 2022 et 2025.
06:40Les parents s'intéressent moins aujourd'hui à ce qui se passe à l'école pour leurs enfants.
06:43Mais ça veut dire quoi, l'implication parentale ?
06:45Est-ce que c'est vérifier les devoirs de ses enfants, faire les devoirs avec eux ?
06:48Même pas, c'est juste discuter de la journée scolaire.
06:50Est-ce que vous avez passé une journée et une bonne journée ?
06:53Est-ce que vous avez eu des problèmes à l'école ?
06:55Est-ce que tu as eu des bonnes notes, des mauvaises notes ?
06:58C'est juste discuter du quotidien des enfants.
07:00Donc je crois que les écrans, aujourd'hui, on peut prendre des mesures à l'école,
07:04mais c'est vraiment une mesure globale.
07:06Il faut impliquer les parents.
07:09On se rend compte qu'il y a un désengagement des parents vis-à-vis de la lecture.
07:12En 2018, on disait déjà, il y a de moins en moins de parents qui lisent des histoires à leurs
07:16enfants.
07:17Tout ça, ça doit nous interpeller tous.
07:20Ça doit nous interpeller aussi.
07:21Et ne pas dire, comme le dit certains,
07:24ou des profs qui sont moins bien formés.
07:28Benoît, si vous avez un petit moment, restez avec nous.
07:30Je voudrais qu'on entende Laurent.
07:31Bonjour Laurent.
07:33Bonjour.
07:33Et bienvenue.
07:34C'est la première fois que vous prenez la parole.
07:36Les auditeurs ont la parole.
07:38Vous nous appelez d'où, Laurent ?
07:41J'appelle une petite commune à côté de Thiers, qui s'appelle Escoutou.
07:44Vous avez un fils de 13 ans, vous ?
07:46J'ai un fils de 13 ans et un fils de 10 ans.
07:49Alors racontez-nous.
07:51Alors moi, j'ai une chance inouïe.
07:55C'est que j'ai une femme qui est professeure des écoles à ce site.
07:58Donc depuis leur naissance, on leur lit des livres.
08:01Ils continuent à lire des livres.
08:04Mon grand de 13 ans a un téléphone depuis, on va dire, fin de la cinquième.
08:09Oui.
08:10Parce qu'il a mérité avec 17,5 de moyenne.
08:13Plus de 17,5 de moyenne fin de cinquième, je pense que...
08:15Voilà.
08:18Mais moi, en tant que professionnel, je suis électricien.
08:23Je vois déjà le niveau en termes professionnels d'électricité que le niveau n'y est pas.
08:30Sans parler de maths français.
08:32Vous les voyez arriver en bac pro ?
08:35Quand on les voit arriver, les stagiaires ou même des apprentis, ils n'ont pas de niveau.
08:40On leur met devant un schéma électrique, ils sont incapables de lire un schéma.
08:44Oui. Alors que vous vous comparez finalement...
08:47Vous avez quel âge, Laurent ?
08:48Moi, j'en ai 42.
08:49Si vous comparez à ce que vous étiez, vous, à l'époque...
08:53Ah ben non, moi j'ai fait mon cursus, c'est BEP, BAC.
08:58Et après, je suis allé directement dans le monde du travail.
09:01Mais en BEP, on savait lire un schéma.
09:02On était obligés.
09:04Et comment vous expliquez, qu'est-ce qu'il faudrait changer d'après vous, Laurent ?
09:09Qu'est-ce qui ne va pas ?
09:12Moi, je ne saurais pas lire, mais...
09:14Mais ce que vous dites, l'implication de votre épouse qui est enseignante, j'imagine que ça change la donne.
09:19Ah ben, ça change totalement la donne.
09:22On a un suivi régulier des devoirs.
09:24Tous les soirs, on discute avec les garçons de savoir ce qu'ils ont fait et tout ça.
09:28Moi, le grand, il ne passe pas sa vie devant le téléphone.
09:31Il est avec nous, il est en train de discuter ou lire un livre ou s'occuper dehors.
09:36Et le petit, pareil, où il lit, où il dessine, où il joue d'or, mais ils ne passent pas
09:40leur vie devant le sacran.
09:43Après, c'est sûr que si les parents ne s'impliquent pas derrière, ils ne suivent pas.
09:47C'est sûr que si l'élève est voué à lui-même, ça ne pourra rien faire.
09:52Éric Charbonnier, vous avez un exemple de pays où les parents, justement, sont très investis et où ça change la
09:59donne ?
09:59Oui, vous avez dans les pays d'Asie.
10:02Alors, c'est vrai qu'on critique les pays d'Asie sur le bien-être.
10:05Il y a beaucoup de pression scolaire et ça, ce n'est pas bien.
10:07Mais l'éducation, c'est une priorité pour tous les parents.
10:10Et ils font le maximum pour que leurs enfants puissent apprendre, pour échanger avec eux, pour qu'ils puissent développer
10:16les compétences.
10:17Et puis aussi, on parle beaucoup du numérique, mais ce qu'on a vu dans cette étude, c'est que
10:22le comportement des jeunes a changé.
10:24C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ils utilisent beaucoup plus le numérique qu'il y a trois ans pour
10:28aller sur les réseaux sociaux, TikTok, Instagram,
10:31et beaucoup moins pour créer leur propre contenu.
10:33Mais avant, ils passaient le même nombre de temps sur les écrans, à peu près.
10:36Mais ils faisaient du contenu, ils allaient voir les fils d'actualité, ils se renseignaient.
10:40Ce n'est pas forcément interdire les écrans, mais c'est avoir une utilisation qui soit plus ciblée sur ce
10:48qui va aider les enfants à développer leur créativité,
10:50à s'intéresser à des nouveaux sujets.
10:52Mais je tiens à dire que la chute qu'on a vue en France, on l'a vue dans beaucoup
10:55de pays, juste pour nous rassurer.
10:57Oui, pour un peu nous rassurer.
10:58Et pas culpabiliser, parce qu'effectivement, Laurent et Benoît, j'imagine que vous serez d'accord avec moi,
11:03mais quand on travaille, qu'on ne rentre pas forcément très tôt le soir,
11:08ben oui, effectivement, on n'est pas forcément derrière nos enfants, même si ça fait partie du job.
11:13Laurent ?
11:13Il faut se mettre un petit coup de pied aux fesses et aller voir l'enfant aussi pour discuter un
11:19peu avec lui.
11:21Moi, quand j'ai rencontré ma femme, j'étais quelqu'un un peu renfermé, enfin renfermé.
11:25Je ne discutais pas trop.
11:26Et ma femme m'a appris à discuter avec mes enfants.
11:29Non, si on ne discute pas avec ses enfants, on les laisse vaquer à leurs occupations.
11:35Et c'est sûr qu'après, derrière, où ça fait des délinquants, enfin je vais partir,
11:39je vais avoir un langage cru, mais où ça va faire des délinquants, des voleurs, des trucs comme ça.
11:44Si on ne s'en occupe pas des enfants et qu'on ne leur donne pas des règles,
11:47parce que ce n'est pas aux professeurs de donner des règles, je le répète,
11:50c'est aux parents de donner des règles aux enfants et non pas aux professeurs de donner des règles.
11:55Si on ne leur donne pas des règles, il n'y a rien qui va.
11:59Il y a ce qui se passe à l'école, mais il y a aussi ce qui se passe à
12:01la maison.
12:01Merci beaucoup Laurent pour votre appel.
12:03J'espère que vous nous rappellerez sur d'autres sujets.
12:06Vous nous avez appelé d'ailleurs ou c'était par l'application Laurent ?
12:09Par l'application.
12:09Ah, alors je profite et je le redis.
12:12Cette application RTL, c'est magique, c'est gratuit.
12:14Vous la mettez sur votre téléphone, on est sur les écrans, je suis désolée.
12:18Ou sur votre tablette, vous pouvez nous écouter, écouter les replays et donc dialoguer avec nous.
12:23Un petit message écrit ou vocal, c'est hyper simple et c'est gratuit.
12:26A tout de suite.
12:28Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
12:3150 centimes la minute.
12:34Amandine Bégaud.
12:36RTL midi, les auditeurs ont la parole.
12:39Moi j'ai ma belle-fille, au niveau du français, elle n'a pas du tout de prof de français
12:42du mois de septembre ancien.
12:43L'année dernière, c'était exactement le même bazar.
12:46Ils n'avaient pas de cours ou alors ils commençaient à 9h, ils finissaient à 11h, ils reprenaient à 1h,
12:50ils finissaient à 15h.
12:51Tout ça par des manques de profs en maths, en français, etc, etc.
12:55Donc ça ne m'étonne pas.
12:57Mes enfants n'ont pas appris à lire, ils font du par cœur.
13:00Ils ne savent plus décomposer les mots.
13:02Donc dès qu'on leur met un mot nouveau qu'ils n'ont pas vu à l'école, ils ne
13:04savent pas le lire.
13:05Puis les méthodes d'apprentissage, c'est une catastrophe.
13:08Les messages de Sabrina et Romualdo, 3210, pour réagir à ces résultats préoccupants, on va le dire,
13:15pour nos enfants de cette nouvelle enquête PISA publiée ce matin.
13:20C'est simple, jamais les petits français n'avaient eu de si mauvais résultats.
13:24Éric Charbonnier est toujours avec nous, expert éducation à l'OCDE, responsable de cette étude PISA ici en France.
13:30Victor, on a beaucoup de messages.
13:32Oui, sur l'application RTL Cameron nous écrit, il n'y a presque plus de notes, d'interrogations ni de
13:36redoublements.
13:37On a désacralisé l'école, on a surprotégé nos enfants.
13:40Et aujourd'hui, tout s'effondre, les professeurs sont malheureusement en première ligne.
13:44La réponse de Tiffany, c'est le manque d'effectifs.
13:47La natalité baisse, les rectorats continuent de fermer des classes,
13:50alors que la bonne réponse serait de profiter de ça pour faire des classes plus réduites.
13:54En 32 élèves par classe en moyenne section, 34 en CM2, c'est devenu n'importe quoi.
13:59Et puis Muriel, les solutions augmentaient le nombre de profs, les matières fondamentales.
14:03Et en ce qui concerne les écrans, ça c'est l'affaire des parents.
14:05Bon, merci beaucoup Victor, vous continuez à réagir, soit au 32 10, soit sur l'application encore une fois.
14:10On a les messages qui s'affichent en direct avec Victor, soit un message écrit ou un message vocal.
14:16Et il sera diffusé à l'antenne, vous laissez vos coordonnées.
14:18On vous rappelle, si vous le souhaitez, Éric Charbonnier, les profs absents, c'est un vrai problème ça ?
14:24Est-ce que ça a un lien direct sur le niveau de nos enfants ?
14:26C'est vrai que la pénurie d'enseignants en début d'année scolaire, le nombre n'est pas si élevé,
14:30mais il y a beaucoup d'heures perdues pendant l'année scolaire.
14:32Il y a une étude de la Cour des comptes qui montre que 9% des heures sont perdues.
14:37Donc c'est un problème, mais ce n'est pas l'unique problème aujourd'hui.
14:41On a des enseignants qui ont un programme qui est très chargé.
14:44Les programmes scolaires sont très chargés en France.
14:46L'année scolaire est très condensée.
14:48Et un nombre d'heures de cours hallucinantes pour les collégiens, par exemple.
14:52Ils pourront beaucoup, ils sont 8h à 17h en classe.
14:55Le collège est maintenant dans l'élémentaire avec 4 jours par semaine.
14:58Et ça pose des difficultés pour trouver du temps, pour travailler au rythme des enfants,
15:02pour gérer leurs difficultés.
15:03C'est ça le nœud du problème.
15:05Le rythme scolaire, les rythmes scolaires, donc le nombre de vacances,
15:09la façon dont la journée s'organise aussi.
15:11Ça, ça a un impact si on compare aux autres pays de l'OCDE ?
15:14On est un peu atypique.
15:15On est le pays avec le moins de semaines d'école.
15:19Mais ce sont les vacances intermédiaires qui sont plus longues en France.
15:22Mais on est surtout le seul pays à débattre depuis 20 ans du rythme scolaire sans prendre de décision.
15:27Vous imaginez les élèves qui ont été testés en PISA en 2025.
15:30Ils sont rentrés en CP en 2015.
15:32Ils ont vécu la réforme de Vincent Péion, le passage à 4 jours et demi.
15:36Ils ont eu le retour à 4 jours avec Jean-Michel Blanquer.
15:39Peut-être aussi dans les solutions, que d'ajouter des nouvelles réformes,
15:42on devrait évaluer ce qui a été mis en œuvre et éviter de revenir en arrière en permanence.
15:47Bonjour Laetitia.
15:49Bonjour Alondine.
15:50Vous nous appelez d'où Laetitia ?
15:51De Blanc, dans la Vienne.
15:53Vous êtes parent d'élèves et présidente d'ailleurs de l'association de parents d'élèves en collège-lycée, c
15:58'est ça ?
15:59Oui, c'est ça.
16:00Qu'est-ce qu'il faut changer d'après vous ?
16:03Alors, plein de choses, tout plein de choses.
16:06En fait, par rapport à ce que disaient vos auditeurs, c'est vrai qu'en primaire, il n'y a
16:11plus de redoublement.
16:13Dans les communes rurales, il n'y a même pas de médecins scolaires, etc. pour déceler les troubles de certains
16:19enfants.
16:19Donc, un enfant qui dit, on va le faire passer, passer, passer jusqu'à arriver au collège.
16:22Donc, forcément, quand il arrive en seconde ou au collège, c'est fichu.
16:28Il a déjà accumulé beaucoup de troubles et beaucoup de retards.
16:32Il y a ça. Il y a le manque des profs aussi.
16:34Alors, nous, dans les écoles de campagne, on arrive toujours à pallier au manque d'instituteurs ou professeurs des écoles.
16:41Les professeurs dans les collèges et lycées, c'est un peu plus compliqué, mais on est quand même moins impactés
16:45dans certains secteurs que d'autres.
16:48Par contre, on veut fermer les petites écoles rurales où il y a très peu d'élèves par classe.
16:53Et c'est là où on apprend.
16:56Le nombre d'élèves par classe, ça change quelque chose, Éric Charbonnier ?
16:59Bien sûr.
17:00Ça peut changer.
17:01Ce qu'on a pu voir, c'est que les pays d'Asie qui s'en sortent très bien ont
17:04plus de 40 élèves par classe.
17:06Donc, ce n'est pas forcément des politiques éducatives qui fonctionnent de réduire les classes si c'est fait au
17:11niveau national.
17:12Mais si on cible sur les écoles les plus défavorisées, en effet, ça peut porter des fruits.
17:17Et la prise en charge des troubles dys, dont parlaient les laiticiens, dyslexie et autres, c'est mieux fait ailleurs
17:22que chez nous ?
17:23Disons que nos enseignants n'ont pas forcément une formation continue sur tout ce qu'est la pédagogie, le volet
17:28pédagogie.
17:29Détecter aussi les troubles et les besoins éducatifs.
17:33Et c'est le cas dans d'autres pays ?
17:33Dans d'autres pays, ça fait partie de la formation.
17:35On est le pays où nos enseignants ont le moins de formation continue, particulièrement aux collèges et lycées, quasiment de
17:41tous les pays du monde.
17:42Donc, c'est ça aussi le nœud du problème, c'est permettre aux enseignants déjà d'être dans des meilleurs
17:49environnements de travail.
17:50Et puis également leur offrir les possibilités de se former tout au long de la vie.
17:54Laetitia.
17:55Après, si vous me permettez, on compare beaucoup avec l'Asie, mais c'est comme avec, par exemple, des enfants
18:00qui font des...
18:02Enfin, moi, je connais des écoles africaines.
18:04Quand vous avez 40 enfants dans une classe en Afrique ou en Asie, le respect du professeur, le respect des
18:09autres élèves n'est pas le même.
18:11Vous entendrez une mouche volée.
18:12Chez nous, enfin en France, moi, pour ce que je vois, quand je suis intervenue dans certaines classes, c'est
18:17pas ça.
18:18Il y a toujours un chahut.
18:19Il y a aussi une éducation à la base qui est différente.
18:22Donc, on a des résultats avec 40 élèves par classe qui sont normalement meilleurs.
18:27Éric Charbonnier.
18:28Disons qu'on est dans une situation budgétaire où on ne peut pas tout faire dans le système éducatif.
18:32Et nous, ce qu'on voit, c'est qu'il faut prioriser le salaire des enseignants, la qualité de l
18:37'enseignement.
18:38Et peut-être parfois au détriment de mesures sur la taille des classes qui vont être aussi très coûteuses pour
18:43les cibler juste sur les établissements les plus en difficulté.
18:46Mais on y revient une fois.
18:47Il y a aussi le rôle des parents dans l'histoire, Laetitia.
18:50Oui.
18:51Mais le rôle des parents, en fait, moi, je vous avoue, je suis complètement larguée.
18:54Alors, en français, on y arrive parce qu'il y a de la lecture.
18:59Nos enfants ont moins de culture générale que nous, on a pu avoir et que nos parents ou grands-parents
19:03ont eus.
19:04Mais, par exemple, moi, en maths, je suis paumée.
19:06Et quand j'ai expliqué un jour le tabou, enfin, le produit en croix de ma fille, elle m'a
19:10regardée avec des yeux.
19:11Mais où la division ? C'est plus du tout comme ça.
19:14Et voilà.
19:15Et moi, je suis beaucoup mes enfants.
19:18Mais je suis incapable de les aider en maths ou en physique.
19:21Je ne comprends plus rien.
19:22Et pourtant, j'ai fait une fac, j'ai fait un BTS.
19:28Voilà, je pense qu'il y a des choses que je connais.
19:32Mais non, les programmes changent tellement.
19:35C'est très compliqué.
19:36Et Dieu merci, mes filles s'en sont sorties.
19:37Enfin, j'en ai une qui est en prépa.
19:39Donc, je me dis, c'est peut-être mieux que je ne l'ai pas aidée parce qu'elle n
19:42'aurait pas été en maths jusque-là.
19:44Mais c'est compliqué aussi pour les parents.
19:48Mais c'est ce que je disais tout à l'heure.
19:49Il ne s'agit pas de culpabiliser les parents.
19:51Mais comme le rappelait Éric Charbonnier, il ne s'agit pas forcément de faire les devoirs avec eux et de
19:56leur accorder plein de temps.
19:57Il faut discuter de l'école et dialoguer.
20:02C'est ce que vous nous disiez.
20:04J'ai un message de Nicole de Laval qui dit, ça c'est sur l'application RTL,
20:08si l'enfant fait ses devoirs dans la même pièce que nous, ça permet par exemple de les aider en
20:12cuisinant.
20:13C'est des petits trucs tout bêtes, comme on disait, lire avec ses enfants même une fois qu'ils savent
20:17lire.
20:17Mais c'est vrai qu'ils remettent un peu sans doute d'implication.
20:21Merci beaucoup Laetitia.
20:22Fabien, bonjour.
20:24Oui, bonjour.
20:25Vous nous appelez de Lille, vous ?
20:26Oui, c'est ça, c'est ça, exactement.
20:28Non, moi ce que je constate, c'est qu'il y a un rapport, comment dire,
20:34on veut, je trouve qu'on veut trop écouter les enfants, ce qui est très bien,
20:38parce que ça permet l'inclusion, ça permet les classes miffes, etc.
20:42Mais le problème, c'est que j'ai l'impression qu'à grande échelle,
20:45dès qu'on arrive dans les zones d'efforts ou même d'échecs,
20:49enfin il ne faut pas, déjà il ne faut pas l'échec.
20:51Parce que l'échec, c'est très mal vu et j'ai l'impression que ses parents viennent de l
20:56'épreuve.
20:56Donc déjà, il ne faut pas le mettre en échec.
20:58Et la notion d'effort, elle est difficilement acceptable.
21:03Dès qu'on arrive dans de l'effort, c'est-à-dire, voilà, on bute, on réfléchit,
21:06il faut trouver la solution, il n'y a pas de place à l'effort.
21:10Et par extension, ça donne des enfants qui n'ont pas l'habitude de l'effort.
21:15On rajoute avec ça de l'éant, ça encourage cette espèce de confort.
21:20Mais moi j'ai envie de dire à mon fils, il a une note, mais un 17, ça ne va
21:23rien dire.
21:25Et moi, quand j'étais, donc j'ai 48 ans, quand j'étais au lycée,
21:30j'habite en village, donc je dois prendre rendez-vous avec les parents
21:32qui m'amènent au centre de documentation, avec la personne,
21:35il faut savoir si elle est là, parce qu'on n'a pas de photocopieuse,
21:38il faut qu'elle soit là, et il faut qu'on ramène de la matière,
21:40et ça nous oblige, indirectement, sans s'en rendre compte,
21:44à être dans une démarche de production, de réflexion,
21:47alors que maintenant c'est tout l'inverse.
21:49Déjà, les devoirs, il n'y en a pas des masses.
21:51Et deux jours avant l'exposé, toujours rien de fait.
21:54La veille, il y a, en cinq minutes, on a fait le boulot.
21:57Peu importe la pertinence, et du coup, globalement, ça n'encourage pas l'effort,
22:02et ça favorise un confort qui fait que l'effort devient même inaccessible,
22:08ou l'échec devient même ingérable.
22:10Éric Charbonnier, sur ce que dit Fabien, il n'y a plus la culture de l'effort, c'est vrai
22:13ça ?
22:13Il y a peut-être moins d'effort, mais en fait, il y a surtout moins de plaisir.
22:18Et c'est vrai qu'on parle beaucoup des maths, de la compréhension de l'écrit,
22:21et moins des sciences, mais ce qu'on voit dans PISA,
22:23c'est que depuis dix ans, la performance des élèves français en sciences est stable,
22:27donc il n'y a pas ce même décrochage,
22:29et les élèves prennent beaucoup de plaisir dans l'apprentissage des sciences.
22:32Donc on devrait peut-être regarder d'un peu plus près comment c'est organisé,
22:37peut-être qu'il y a davantage de manipulations,
22:38peut-être que là, les écrans mettent en valeur toutes les sciences.
22:43Quand on voit un cosmonaute dans l'espace, on a peut-être envie d'apprendre les sciences.
22:47Oui, il faut peut-être faire, plutôt qu'être assis devant un...
22:51Il faut réfléchir comment...
22:52Les élèves sont peut-être plus exigeants, ont besoin d'avantage d'attention,
22:57et aujourd'hui, il faut qu'on réfléchisse comment stimuler leur intérêt.
23:00Mais je rassure notre auditeur, en termes de notes et de devoirs,
23:03la France fait toujours partie des pays où il y a beaucoup de notations et beaucoup de devoirs.
23:07Merci beaucoup, Fabien, pour votre appel.
23:10Pardon, allez-y d'un mot, mais parce que je voudrais laisser la parole à...
23:13Simplement, j'entends bien la notion de plaisir, et plus le plaisir, plus on apprend.
23:17Mais est-ce que vraiment, il faut attendre d'avoir du plaisir partout, tout le temps,
23:21pour se dire, y compris dans la vie professionnelle, pour se dire,
23:24eh bien, on va avancer, on va produire, on va faire de l'effort.
23:27Est-ce que vraiment, il faut qu'il y ait du plaisir tout le temps ?
23:30Inévitablement, à un moment donné, il y aura forcément...
23:33Mais oui, il y aura forcément des moments dans la vie où on ne fait pas forcément ce qu'on
23:36a envie,
23:36je suis d'accord avec vous, mais...
23:37Mais en tout cas, on apprend mieux si on y prend du plaisir, ça, c'est une certitude.
23:42Merci, Fabien. Dominique, bonjour.
23:45Vous avez été, vous, instituteur pendant 40 ans, aujourd'hui, à la retraite.
23:49C'est ça.
23:49Quel regard vous vous portez sur tout ça ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire, d'après vous ?
23:54Ce que je veux d'abord dire, c'est que je partage globalement ce qui a été dit avant,
24:01et que les écrans et les familles ont bien sûr leur part de responsabilité.
24:05Mais je pense qu'aujourd'hui, le ministère de l'Éducation nationale devrait faire un pas de côté
24:12et s'interroger également sur ses propres responsabilités.
24:15Durant ces 40 années où j'ai enseigné, j'ai été sous la coupe de 19 ministres.
24:22C'est-à-dire que des réformes, il y en a plus.
24:25Oui, vous en avez vécu plein, avec des changements de programme.
24:28Avec des changements de programme, et notamment sur ces méthodes de lecture
24:31tellement décriées pour les unes aujourd'hui,
24:34et qu'on n'a pas pu évaluer,
24:36et on n'a jamais vu les tenants et les aboutissements de chacune d'entre elles.
24:41Donc on a toujours changé, tous les 3 ans en moyenne, on va dire, plus encore pour moi.
24:47Et il n'y a pas d'évaluation, il n'y a pas d'aboutissement dans ce travail-là.
24:51Donc je pense qu'il pourrait y avoir un travail de fond qui devrait être mené sur les programmes scolaires,
24:56et qu'on puisse évaluer réellement les choix et les décisions prises.
25:02Et sans doute, en effet, beaucoup plus de stabilité,
25:07parce que 19 ministres en 40 ans, effectivement, ça fait beaucoup.
25:11Un grand merci à vous, Dominique, pour votre témoignage.
25:14Éric Charbonnier, je vous garde encore juste quelques toutes petites minutes.
25:16Vous allez me donner les 3 réformes qu'il faudrait faire.
25:20Ça va sans doute faire aussi partie du débat de la présidentielle.
25:23Ce sera juste après ça, à tout de suite.
25:42Et on finit avec vous, Éric Charbonnier, sur ce débat autour du niveau de nos enfants
25:47et ce dernier rapport PISA, je répète que c'est vous qui êtes responsable de cette étude ici en France,
25:52expert éducation à l'OCDE.
25:54Juste avant la pause, je vous disais s'il y a 3 mesures qui pourraient vraiment changer les choses.
25:58D'après vous, ce serait quoi ?
25:59En priorité, ouvrir le défi, une réflexion sur le métier des enseignants.
26:04On a besoin d'une réforme globale.
26:06On ne parle que de leur salaire, mais il faut qu'on parle de leur formation, de leur mobilité.
26:11Il faut aussi essayer d'avoir un débat sur les pédagogies qui marchent.
26:15On a énormément de données en France, mais on ne les utilise pas pour aller voir les écoles
26:19où ça fonctionne bien et essayer de voir qu'est-ce qu'on met en place les enseignants
26:23pour pouvoir le partager aux autres.
26:25Et puis je vous dirais, la troisième réforme, c'est empêcher les ministres de faire une nouvelle réforme.
26:30On a eu tellement de dispositifs depuis 2012 qui ont été mis en place,
26:34mais qui n'ont jamais été évalués, qui ont parfois été supprimés et remis en place.
26:38On a besoin d'évaluer les dispositifs qui ont été choisis depuis 15 ans
26:43pour au moins prendre des décisions en fonction des chiffres pour les garder ou les supprimer.
26:49Une toute dernière question.
26:50J'ai Bertrand qui nous envoie un message sur l'application RTL.
26:52Il est papa de quatre enfants.
26:53Il dit qu'il y a une chose dont on ne parle pas beaucoup,
26:55c'est le niveau des enseignants et leur motivation.
26:58En primaire, la majorité des enseignants ne savent pas forcément écrire et font des fautes d'orthographe.
27:02Ce n'est pas vrai forcément partout.
27:04La formation reste exigeante.
27:06C'est un niveau master.
27:07On a des difficultés de recrutement qui sont très ciblées dans des régions,
27:11dans l'académie de Créteig, à Mayotte.
27:13Mais globalement, nos enseignants sont motivés et de bonne qualité.
27:16Et de bonne qualité sur les comparatifs du pays.
27:17Ils doivent peut-être être mieux formés sur la pédagogie,
27:20mais ils ont un bon niveau académique pour la plupart.
27:22Merci beaucoup, en tout cas, Éric Charbonnier, d'être venu nous voir,
27:24nous avoir donné toutes ces explications.
27:27Il est 13h35.
27:29Jusqu'à 14h.
27:31Les auditeurs ont la parole.
27:33Amandine Bégaud sur RTL.
27:35Je suis scandalisée qu'on s'en prenne à nouveau aux retraités.
27:40Pour ma part, j'ai 71 ans aujourd'hui.
27:43J'ai travaillé jusqu'à 67 ans, c'est-à-dire 5 ans de plus,
27:47pour avoir une retraite décente de 2 000 euros.
27:51J'ai continué à cotiser pendant ce moment-là.
27:54Je pense que j'ai largement contribué déjà.
27:57La colère de Marie qui dit non à cette éventuelle contribution des retraités au budget 2027.
28:04Alors, on en a beaucoup parlé hier, après ces propos de Roland Lescure sur RTL.
28:08J'entends les préventions des uns et des autres, par exemple,
28:11sur est-ce qu'il faut que les retraités fassent un effort.
28:13J'ai envie de retourner la question.
28:14Est-ce qu'il y a des raisons pour que tout le monde fasse des efforts,
28:17sauf les retraités, qui pour certains d'entre eux, en tout cas,
28:20sont dans une situation, je dirais, de revenus relativement favorables ?
28:23La réponse est évidemment non. Il faut tous qu'on fasse...
28:26Mais quel effort ? Est-ce que c'est la désindexation des pensions les plus élevées ?
28:29Est-ce que c'est la suppression de l'abattement fiscal de 10% qui était aussi sur la table
28:32?
28:32Là, on garde les deux.
28:33On voit bien que l'un et l'autre ont du sens.
28:35Aujourd'hui, en moyenne, les retraites sont plus élevées que les rémunérations du travail en France.
28:40Vous avez été tellement nombreux à réagir, à nous appeler,
28:43à nous poser aussi plein de questions auxquelles je ne savais pas répondre,
28:45qu'on s'est dit, allez, on remet le couvert, on refait ce débat,
28:50on relance ce débat aujourd'hui.
28:53Frédéric Roulier, bonjour.
28:54Bonjour.
28:54Vous êtes directeur retraite à l'Agirc Arco.
28:58Je vais vous donner la parole dans un tout petit instant.
28:59Mathilde Piquet, bonjour.
29:01Bonjour.
29:01Du service économie de RTL.
29:02Avant cela, je voudrais juste qu'on remette un peu les choses sur la table.
29:06Il y a deux options, on l'a bien rencontrée.
29:08Expliquez-nous, chacune des deux, et qui rapporte quoi ?
29:11Alors, déjà, la première piste, c'est une désindexation des retraites,
29:15comme on l'entendait à l'instant.
29:17En fait, chaque année, les pensions sont revalorisées au niveau de l'inflation.
29:21En clair, les revenus des retraités augmentent autant que les prix en supermarché.
29:26Résultat, leur niveau de vie est préservé.
29:29Désindexer les pensions l'an prochain, ça veut dire les geler.
29:32Elles ne baisseraient pas, mais elles n'augmenteraient pas non plus.
29:35Et entre-temps, les prix en supermarché, eux, ils vont continuer de progresser.
29:39Au bout du compte, c'est donc une perte de pouvoir d'achat pour les retraités,
29:42mais surtout, une économie pour l'État, une désindexation totale rapporterait 6 milliards d'euros.
29:49Alors, ce sera forcément moins, au final, parce que le gouvernement veut préserver les plus modestes.
29:54Seules les pensions, au-delà de 2 ou 3 000 euros, seraient concernées.
29:58La deuxième piste, elle porte sur l'abattement fiscal des retraités.
30:01Aujourd'hui, 10% de leurs revenus sont exonérés d'impôts.
30:05L'idée, c'est de supprimer cet avantage fiscal et de le remplacer par un forfait de 2 000 euros
30:11annuels.
30:12Là encore, c'est la même logique.
30:13Les petites pensions, elles seraient protégées, mais les plus aisées seraient davantage taxées, paieraient plus d'impôts.
30:19Tout ça reste, bien sûr, extrêmement sensible.
30:21Les appels d'hier le démontrent.
30:23Ces deux dernières années, le gouvernement avait mis des pistes similaires sur la table
30:27avant de reculer, parce qu'il y a eu un tollé général à chaque fois.
30:32Frédéric Roulier, on le sent qu'effectivement, ce sujet, il cristallise les...
30:37Enfin, forcément, on a plein de retraités qui appellent et on va les entendre dans un tout petit instant.
30:41Mais d'abord, de quelle retraite on parle ?
30:45Parce que j'ai eu la question hier.
30:47On me demandait si on parlait des retraites, la retraite de la Sécurité sociale, ou de tout confondu.
30:54Quand on donne ces chiffres qu'évoquait à l'instant Mathilde, c'est tout confondu ?
30:58Quand le gouvernement se prononce, il parle des retraites de base, de la retraite de la Sécurité sociale.
31:03Si on parle des salariés du privé, c'est donc la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse.
31:07S'agissant de l'Agir Carco, ce sont les partenaires sociaux qui dirigent en autonomie le régime,
31:13qui décident, une fois par an, de la revalorisation des pensions
31:17et qui prennent des mesures en fonction des équilibres de long terme pour le régime.
31:21Il y a des règles d'or.
31:22L'Agir Carco...
31:24On rappelle l'Agir Carco, c'est la retraite complémentaire ?
31:26De tous les salariés du privé, cadre et non cadre, l'ensemble.
31:30Et donc, il y a une règle d'or qui veut que l'Agir Carco n'ait jamais de dette.
31:36Et donc, il y a des projections à long terme,
31:38et les partenaires sociaux fixent les revalorisations, une fois par an, sur ce plan-là.
31:42Et on sait comment ça va se passer pour...
31:44Ça va se décider en octobre.
31:47Et donc, je ne peux pas vous dire comment ça va se passer.
31:49Et l'année dernière, qu'est-ce qui s'était passé, rappelez-nous ?
31:51L'année dernière, il n'y avait pas eu de revalorisation pour l'Agir Carco, faute d'un accord.
31:58Et donc, cette année, les partenaires sociaux travaillent très en amont pour réfléchir
32:03et tenter de se mettre d'accord pour octobre, comme ils l'ont toujours fait par le passé.
32:08Merci Mathilde.
32:09Philippe, bonjour.
32:11Oui, bonjour.
32:12Vous nous appelez de Lyon ?
32:13Oui, c'est cela, de Lyon, de la proximité, de la banlieue lyonnaise.
32:18Bon, vous êtes prêt à contribuer un peu, vous retraiter, au budget ?
32:23Oui, volontiers, volontiers.
32:25Il n'y a pas de difficulté.
32:27Moi, je pense que c'est effectivement un sujet très sensible, inflammable.
32:30Et je pense qu'il est utile de faire preuve aussi de nuances.
32:34Parce que, bon, moi, j'ai travaillé toute une carrière professionnelle, plus de 40 ans.
32:40Je me suis arrêté à 63 ans.
32:43J'ai travaillé dans un grand groupe français.
32:45J'ai été très mobile pendant ma carrière.
32:47On a cotisé, beaucoup cotisé.
32:49J'étais tout à fait conscient du système de répartition et de ses limites,
32:53avec l'allongement de la durée de la vie,
32:55et du fait qu'au fil des ans, il y a moins de cotisants.
32:59Mais je pense que les retraités, il faut être très prudent.
33:04Parce que la vie de retraité, pour la plupart d'entre eux,
33:06notamment dans le secteur privé,
33:08je parle de ce sujet-là parce que je le connais le mieux,
33:12ont déjà beaucoup perdu de leur revenu à la retraite.
33:15Mais vous, dans votre cas, Philippe,
33:17parce que vous, vous dites, oui, moi, ça ne me pose pas de problème.
33:19Vous avez une retraite confortable, vous ?
33:21Oui, j'ai une retraite confortable.
33:22Je peux vous demander combien ?
33:23Parce que j'étais cadre, dans ma carrière,
33:26j'ai environ, brut, près de 5 000 euros par mois.
33:30Donc, j'ai une retraite confortable.
33:32Mais c'est aussi, on regarde les cotisations que j'ai pu verser tout au long de ma carrière,
33:37plus de 44 ans, que mon employeur, j'ai eu cette chance-là aussi.
33:41Est-ce que je veux dire, vous n'avez plus de facilité, du coup,
33:43que quelqu'un qui toucherait 1 000 ou 1 200 euros de retraite
33:47à participer à l'effort national ?
33:49Tout à fait, tout à fait.
33:50Mais ce que je veux dire aussi, c'est que les retraités subissent...
33:54Moi, je suis aussi propriétaire de mon logement,
33:56que j'ai acquis à la force d'épargner avec ma famille et mon épouse.
34:01Nous avons des charges, le prix du gaz a doublé.
34:05Il faut savoir que les retraités payent leur mutuelle,
34:08prennent à leur charge.
34:09L'employeur ne participe plus, c'est le double.
34:12Voilà, donc, c'est aussi des éléments à prendre en considération.
34:17L'abattement des 10 %, je veux bien.
34:20Mais il faut aussi faire très attention.
34:22Moi, je pense que beaucoup retraités, nous sommes aussi grands-parents,
34:25on s'occupe de notre petit-fils, on se déplace,
34:28on aide nos enfants, parce qu'ils n'ont pas forcément,
34:31ils travaillent, de possibilité de garde des enfants.
34:34Il y a quand même...
34:35Mais vous êtes aussi consommateur.
34:36Enfin, vous participez à votre échelle aussi,
34:39à la vie économique de ce pays.
34:43Frédéric Roulier, c'est peut-être difficile à répondre,
34:46mais à partir de quand on estime qu'on est dans une retraite confortable ?
34:49On met où la barre ?
34:51C'est impossible de répondre à cette question,
34:54parce que ça dépend vraiment de la situation de chacun.
34:56Est-ce qu'on est propriétaire ?
34:57Est-ce qu'on loue ?
34:58Est-ce qu'on a des enfants à charge ou pas ?
35:01Donc, ce qui est important,
35:03surtout, c'est de revenir à sa situation personnelle, en fait.
35:07C'est très difficile de projeter une réponse générale.
35:10Et donc, pour ça, avant le départ en retraite,
35:12les personnes peuvent être accompagnées sur, à la fois, leur âge de départ
35:16et combien les personnes vont pouvoir toucher les CARSAD.
35:22Donc, l'assurance vieillesse offre des rendez-vous.
35:25Et l'Agircarco offre à peu près 400 000 rendez-vous par an.
35:29Donc, ça sert à faire en sorte que chacun puisse se projeter
35:33et personnellement répondre à cette question-là.
35:35Mais c'est vrai que pour le gouvernement, du coup, fixer une barre, c'est compliqué.
35:40Bien sûr.
35:41On va poursuivre nos échanges, bien sûr, jusqu'à 14h.
35:43Vous aurez ensuite rendez-vous, comme chaque jour, avec Jean-Alphonse Richard.
35:46Bonjour, Jean-Alphonse.
35:46Bonjour, Amandine.
35:47L'heure du crime est aujourd'hui un incroyable cold case à Belle-Île-en-Mer.
35:50C'est l'affaire Daniel Judic, 25 ans, la jeune pharmacienne de Belle-Île-en-Mer.
35:55Plus de 40 ans qu'on cherche à comprendre ce qui s'est passé.
35:57C'était dans la nuit du 31 décembre 1978.
36:01Daniel Judic est invitée en réveillon, puis ensuite, plus rien.
36:03Elle disparaît, mais elle ne disparaît pas simplement elle.
36:06Elle disparaît aussi avec son automobile, ce qui est encore plus rare.
36:09Belle-Île-en-Mer, c'est 85 km².
36:11Eh bien, on n'a rien trouvé jusqu'à ce jour.
36:13Et si la clé de l'énigme était dans ce dernier réveillon,
36:16je vous donne la réponse dans l'heure du crime.
36:18A tout à l'heure.
36:19A tout à l'heure, 14h.
36:21Avant cela, on continue de parler retraite.
36:23Les retraités doivent-ils ou non être mis à contribution du prochain budget ?
36:28On en débat dans un instant.
36:31Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL.
36:33Ou appelez-nous au 30 de 10.
36:3550 centimes la minute.
36:37Jusqu'à 14h.
36:39Les auditeurs ont la parole.
36:41Amandine Bégaud sur RTL.
36:43Les retraités doivent-ils être mis à contribution dans le prochain budget ?
36:48On en parlait déjà hier, mais ça vous a fait tellement réagir qu'on en parle à nouveau aujourd'hui.
36:53Jacques Ayani, bonjour Annie.
36:56Bonjour Annie.
36:57Allô ?
36:58Bonjour Amandine, c'est gentil de prendre mon appel.
37:00Mais non, c'est la première fois qu'on vous entend dans les auditeurs en la parole.
37:02Je suis ravie.
37:04De Créteil, c'est ça ?
37:05C'est ça, de Créteil, voilà.
37:06Bon, je voulais porter mon témoignage.
37:09Beaucoup de choses ont été dites, c'est vrai.
37:11Chaque cas est particulier, je comprends très bien.
37:13Maintenant, en ce qui me concerne, j'ai commencé à cotiser pour ma complémentaire très tôt.
37:21Donc, tout cet argent, si maintenant on en prend une partie, je veux dire, c'est pas possible, quoi.
37:27Vous voyez ce que je veux dire ?
37:29Mais alors, vous touchez combien, vous, de retraite, Annie ?
37:322002 à peu près.
37:33Tout confondu ?
37:34Oui, tout confondu.
37:35Retraite complémentaire et...
37:36Oui, oui.
37:36Et votre retraite de base, vous savez à peu près combien c'est, la retraite de la Sécurité sociale ?
37:421984.
37:431984.
37:44Et le reste, c'est la complémentaire.
37:45Donc, si j'avais pas cette complémentaire, je serais dans le trou.
37:48Oui.
37:49Mais juste, Frédéric Roulier, l'exemple d'Annie, il est assez parfait.
37:54Si le gouvernement dit, je ne revalorise pas les retraites, ça ne concerne que les 1984 ?
38:01Absolument.
38:02Qu'elles touchent ?
38:02Et l'autre partie, c'est vous, Agir Carco, qui décidez.
38:05Exactement.
38:06C'est les partenaires sociaux qui décideront de la revalorisation de la partie complémentaire d'Annie.
38:11Et l'abattement des 10%, il est sur quelle partie ?
38:14L'abattement des 10%, c'est l'impôt sur le revenu.
38:17D'accord.
38:18Il concerne l'ensemble.
38:19La totalité ?
38:20D'ailleurs, quand on dit la totalité, c'est au-delà.
38:23Bonjour madame, je ne connais pas votre situation, mais c'est les revenus du foyer.
38:27Donc, ça dépend aussi de la situation du foyer.
38:30Si vous avez un conjoint ou pas, si vous avez des revenus fonciers ou pas.
38:34Annie, avec 2200 euros par mois et là, tout confondu, il ne s'agit pas de vous en prendre d
38:40'ailleurs,
38:40parce qu'il ne s'agit pas de baisser les retraites, je le dis bien.
38:44Mais là, à cette hauteur-là, vous vous dites, moi j'ai besoin de plus aujourd'hui ?
38:49Non, je n'ai pas à me plaindre.
38:52Donc, ça ne vous choquerait pas en tout cas ?
38:54Pour une personne seule, je n'ai pas à me plaindre.
38:57Mais il ne faudrait pas que ce soit moins.
38:59Ah non, mais l'idée n'est pas de baisser les retraites.
39:01C'est ce qu'on rappelait et ce que rappelait Roland-les-Cueux hier.
39:05Excusez-moi, j'ai fait un double effort.
39:06J'ai travaillé deux ans de plus pour avoir 100 euros de plus par mois.
39:11Donc, tout ça, ça compte aussi.
39:13Oui, vous ne les avez pas volés.
39:14On fait des efforts.
39:16On aimerait bien qu'on nous maintienne.
39:19Maintenant, j'aurais 3 000 ou 2 500, ce serait différent.
39:23Mais là, 2002, je veux dire, ce n'est pas le bout du monde.
39:25Je suis désolée pour ceux qui ont moins.
39:29Mais on comprend.
39:31Vous êtes propriétaire, Annie ?
39:32Oui.
39:33Donc, sans loyer à payer et ça aussi, ça rentre en compte, bien sûr.
39:37C'est les charges qui sont payées par ma complémentaire.
39:40Bien sûr.
39:41Merci beaucoup, Annie.
39:43Mais restez avec nous, je vais vous faire dialoguer, notamment avec Frédéric.
39:45Bonjour, Frédéric.
39:46Oui, bonjour, Amandine.
39:47Vous, vous dites qu'il faudrait un seuil.
39:49Oui, tout à fait.
39:50Je pense qu'il y a beaucoup de choses qui ont été dites par les deux précédents auditeurs.
39:54Je ne voudrais pas faire de redites.
39:56Je crois surtout que ce qu'il faut regarder, effectivement, c'est le montant de ce qu'on touche.
40:01Moi, j'ai la chance d'avoir une retraite.
40:03Alors, la retraite de sécurité sociale, je crois qu'elle est de 2 200 brutes et la retraite complémentaire aux
40:10alentours de 2 000.
40:11Donc, ce qui me laisse à peu près net, 3 500 euros.
40:14Non, pas la même chose.
40:14Oui, 3 500 euros, oui.
40:16Voilà, donc, je ne vais pas me plaindre.
40:18Après, effectivement, je pense que c'est surtout par rapport au montant des retraites.
40:22On ne peut pas dire que quelqu'un qui a une retraite de base de 2 000 euros, ce soit
40:26démesuré et qu'on puisse le sanctionner.
40:28Par contre, après, pour des retraites au-dessus, pourquoi ne ferait-on pas un effort ?
40:32Dans la mesure où, moi, ce que je regarde, c'est qu'on a la chance quand même, pour beaucoup
40:36de retraités,
40:37même si certains se plaignent beaucoup, on a la chance d'avoir des revenus pour beaucoup
40:42qui sont supérieurs à ce que gagne aujourd'hui la jeune génération.
40:45Je pense que c'est à eux qu'il faut penser aussi.
40:47C'est demain, ce n'est pas forcément aujourd'hui.
40:49Vous le mettez où, votre seuil ? Parce que c'est ça, la question.
40:52Le seuil, je pense qu'il faut le mettre à 2 500 euros.
40:552 500 euros, vous mettez ce seuil-là ?
40:57Oui, parce qu'en fait, je n'avais pas compris que c'était uniquement la partie sécurité sociale.
41:02C'est ça, on est d'accord.
41:03Je pense que c'est les deux.
41:04Oui, oui, oui.
41:05Ça se fait, la mécanique, elle est différente.
41:06Donc, 2 500, mais il faut aussi rappeler qu'il y a des gens qui ne touchent que la sécurité
41:10sociale.
41:12Alors, toutes les personnes qui sont salariées du privé, qui ont travaillé à chaque salaire touché,
41:16il y a eu des cotisations qui ont été versées.
41:19Ça permet d'obtenir des points dès le premier euro de salaire.
41:23Et donc, ça donne droit à une retraite complémentaire.
41:27Donc, ça, j'irais, sauf peut-être des cas à la marge, mais ça n'existe pas.
41:33Un des cas où on n'a que de la retraite de base.
41:35On a forcément une complémentaire.
41:37La GERCARCO couvre 99, 96% des gens.
41:41Bon, mais si on dit, on met le plafond, enfin le plafond, la limite à 2 500 euros,
41:46on parle là de la retraite sécurité sociale.
41:49Oui.
41:50Oui, a priori, c'est ça.
41:52Frédéric, restez avec nous parce que le plafond de 2 500, enfin votre limite à 2 500,
41:57Bernard, il n'est pas tout à fait d'accord.
41:59Il va nous en parler dans un instant, à tout de suite.
42:02Bonne journée sur RTL.
42:07RTL, votre radio.
42:17On continue à parler retraite et cette question,
42:20les retraités doivent-ils ou non être mis à contribution dans le prochain budget ?
42:24Frédéric, à l'instant, disait oui, mais ceux qui gagnent plus,
42:28enfin, qui touchent plus de 2 500 euros de pension de retraite.
42:32Bernard, bonjour.
42:33Oui, bonjour.
42:34Bon, c'est ce que vous touchez, vous, par mois.
42:37Oui, tout à fait.
42:38Ce seuil-là, ça vous semble correct ou non ?
42:42Ah non, pas du tout.
42:43Non, mais disons que là, je reviens un petit peu là.
42:46Chaque année, si vous voulez, c'est récurrent.
42:47L'an dernier, on devait toucher déjà aux retraites, etc.
42:50C'est en l'an, on va y toucher.
42:52Donc peut-être que ce sera...
42:52C'est parfait encore, mais...
42:54Bon, enfin bon, ce sera soit les 10%, soit les élections sur l'instation.
42:59Alors, cette année, on peut s'attendre à l'un des deux,
43:01et l'an prochain à l'autre.
43:02Bon, il y a un problème, quelque part.
43:04Il faut trouver de l'argent.
43:06Donc, les retraités, ils ont bon dos.
43:09Donc, d'autre part, moi, j'estime que si on va chercher de l'argent,
43:13quelque part, on doit le trouver.
43:15Si le salaire des femmes était égal à celui des hommes,
43:21les prestations sociales,
43:23il n'y aurait pas de problème au niveau des prestations sociales.
43:25Ça, c'est le premier point.
43:26Oui, ça ferait plus d'argent cotisé.
43:28Tout à fait.
43:29Ça, c'est le premier point.
43:31Le deuxième point, avec l'IA,
43:33la robotique qui arrive,
43:35à un moment, il va falloir se poser cette question-là.
43:38Il va falloir peut-être prélever une taxe
43:40sur le travail des robots dans l'entreprise.
43:42Des charges...
43:43Qui remplacent l'être humain.
43:47Et oui, ça, on va y arriver.
43:50Il faut trouver de l'argent.
43:51C'est une idée qui est lancée, Bernard, dans le débat.
43:54Frédéric Roulier, je le rappelle,
43:56vous êtes directeur retraite à l'Agirc Arco.
43:59Il y a une chose qui revient beaucoup
44:01dans ce que nous disent nos auditeurs très régulièrement
44:04qui sont retraités,
44:05c'est qu'ils ont cotisé toute leur vie.
44:07Pourquoi est-ce que cet argent, on leur prendrait ?
44:11Il n'y a pas...
44:13En tout cas, s'agissant de l'Agirc Arco,
44:14on ne prend pas d'argent.
44:16Les retraites n'ont jamais baissé,
44:19même dans les périodes où c'était économiquement plus difficile.
44:22Par exemple, au sortir de la crise de 2008,
44:24le régime Agirc Arco était déséquilibré.
44:27Les retraites n'ont pas baissé à ce moment-là.
44:30Donc, je comprends le débat du niveau des retraites, etc.
44:34Je répète une chose,
44:36c'est que c'est bien la situation de chaque personne,
44:38en réalité.
44:39Chacun doit être conseiller,
44:40en particulier les actifs,
44:41par rapport à ce qu'ils vont toucher à la retraite.
44:44Bien vérifier sa carrière,
44:46bien faire en sorte que tout soit complet.
44:47Il y a des conseillers qui aident les personnes pour ça.
44:52Vraiment, chacun doit prendre sa position.
44:55Mais non, on ne prend pas les retraites.
44:58Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
45:00Merci à tous.
45:01Je pense qu'on y reviendra sur ce sujet un moment ou un autre.

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