00:00La France pêche depuis 40 ans en dépensant trop pour l'État-providence et trop pour les retraites.
00:06Donc est-ce que maintenant, on regarde ça en face et on essaye de régler le sujet ?
00:11A l'avenir, est-ce que nous sommes prêts, au moment où je vous parle, à dire aux Français, on
00:16peut encore sauver la situation ?
00:18Ma conviction absolue, c'est qu'il est encore possible de sauver la situation, que ça se joue dans les
00:23semaines qui viennent,
00:24et que sur le long terme, il faut réinventer notre modèle.
00:27Vous, vous êtes un homme responsable, vous remontez sur le Titanic quand le commandant vous dit
00:32« Écoutez, j'ai pris l'iceberg, mais je n'aurais pas dû, mais cette fois-ci, je vais faire
00:35attention. »
00:36Vous remontez en famille, avec vos enfants ?
00:39À un moment donné, on est tous dans le même bateau. Ce bateau, il a un nom, il s'appelle
00:42La France.
00:43Et ce bateau-là, il a besoin qu'on comble les voies d'eau, qu'on les ferme une bonne
00:48fois pour toutes,
00:49et ce n'est pas dans six mois que ça se joue, c'est maintenant.
00:52Donc c'est maintenant qu'il faut engager, non pas 5, 6 milliards d'euros de réduction de la dépense,
00:58mais 20 à 30 milliards, ça a été établi par tous les spécialistes.
01:00Je veux dire, que n'avez-vous pas dit ça au moment où on vous a refusé le projet de
01:03loi de finances rectificative ?
01:04Pourquoi maintenant et pas à ce moment-là ? Je ne comprends pas.
01:07Mais ça a été dit.
01:08Non, vous ne vous l'avez pas dit, vous auriez pu dire au Président,
01:10c'est maintenant qu'il faut engager ces économies, sinon je m'en vais.
01:13Vous auriez pu dire au Parlement, c'est maintenant qu'il faut les engager, sinon je m'en vais.
01:16Et vous ne l'avez pas fait, c'est maintenant que vous le dites.
01:18Je me permets de vous rappeler, je vois votre véhémence,
01:20mais je me permets de vous rappeler que c'est un vrai sujet français.
01:24J'entends votre pression, je vous rappelle à la règle institutionnelle.
01:27Toutes les décisions qui relevaient de ma compétence, je les ai prises.
01:32Entre janvier et juin 24.
01:34Je passe rapidement parce que le passé ne s'intéresse pas forcément à les gens.
01:37Je les ai prises contre les oppositions.
01:39La sortie du bouclet tarifaire sur électricité, tout le monde compte.
01:42Austérité, monsieur le maire, j'ai pris la décision.
01:44Réduction de 10 milliards d'euros des dépenses sur l'État,
01:47austérité, monsieur le maire, j'ai pris la décision.
01:50Mais il se trouve qu'ensuite, il y a des règles démocratiques et institutionnelles
01:53qui font qu'à partir d'un certain niveau d'économie,
01:55il faut que vous alliez devant le Parlement et que le Parlement les vote.
01:59La démission, c'est toujours dans les compétences des ministres.
02:01Or, toutes les oppositions ont dit plus d'économie, c'est hors de question.
02:07Ça va faire de l'austérité.
02:08Non, c'est sur le diagnostic.
02:10Mais le diagnostic, il a été fait, il a été écrit, il a été dit, je l'ai dit,
02:13depuis 2021, il faut sortir du coin.
02:15Vous avez dit ni faute ni dissimulation au Sénat.
02:16Je dis simplement qu'à un certain moment,
02:19que chacun prenne ses responsabilités.
02:22Je ne peux pas, comme ministre des Finances,
02:24prendre les responsabilités des oppositions
02:26qui ne voulaient pas voter un texte faisant plus d'économie.
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