- il y a 7 semaines
- #punchline
Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans Punchline jusqu'à 18h30.
00:00:03Faut-il réserver les logements sociaux aux nationaux ?
00:00:05C'est la proposition phare de Marine Le Pen qui fait du logement l'une de ses priorités
00:00:09pour améliorer le pouvoir d'achat des Français.
00:00:11Qu'est-ce qui changerait vraiment dans l'attribution de ces logements sociaux
00:00:14alors que plus de 10 millions de personnes vivent aujourd'hui en HLM ?
00:00:16La gauche juge cette proposition raciste et xénophobe.
00:00:21On va en débattre ce soir avec Karl Olive et avec Mathieu Vallet du Rassemblement National.
00:00:26La France plonge dans la crise économique.
00:00:28Le budget 2027 devient une mission quasi impossible.
00:00:31Pourquoi le gouvernement envisage-t-il de cibler les retraités avec une désindexation des retraites ?
00:00:36Sont-ils les vaches à lait pour un état en faillite ?
00:00:39On y répond ce soir.
00:00:40Enfin, pourquoi les propos anti-police scandés dans certaines réunions de la fête de l'humanité sont insupportables ?
00:00:46Une avocate et élue de Seine-Saint-Denis en est prise violemment aux policiers qu'elle a qualifié de meurtrier.
00:00:51Le syndicat Alliance demande au ministre de l'Intérieur de porter plainte ou de saisir la justice.
00:00:56On verra ce qu'il en est.
00:00:57Pour l'heure, il est 17h pile à l'heure du rappel des grandes lignes de l'actualité avec Félicité
00:01:01Kinnoky.
00:01:01Bonsoir, Félicité.
00:01:05Bonsoir, Laurence.
00:01:06Bonsoir à tous.
00:01:07Deux hommes ont été interpellés et placés en garde à vue après avoir été aperçus aux alentours de 3h du
00:01:12matin,
00:01:13en train de dégrader la porte d'une synagogue déjà désaffectée pour plusieurs casses.
00:01:17Rue Bourg-Tibourg, dans le 4e arrondissement de Paris.
00:01:20Écoutez un des commerçants de la rue.
00:01:22Nous, on peut remarquer que ça va faire 2-3 jours déjà que les vitres sont cassées.
00:01:28Ça va faire une semaine à peu près.
00:01:29On a les militaires qui tournent tous les jours.
00:01:31Ils s'arrêtent un petit peu, essayent de voir s'ils arrivent à rentrer.
00:01:35Ils n'arrivent pas à rentrer parce qu'il n'y a jamais personne.
00:01:38Moi, ça va faire 2 ans que je suis ici.
00:01:40Et ça va faire à peu près bien un an déjà que la synagogue, elle est fermée.
00:01:44Ils ont déménagé.
00:01:45Ils ont tout cassé à l'intérieur.
00:01:47Ils ont enlevé les sièges et tout.
00:01:49Je pense qu'à mon avis, elle est fermée.
00:01:51Il n'y a plus rien.
00:01:53Les élections municipales dans la banlieue lyonnaise.
00:01:56Deux victoires LFI pourraient être annulées devant le tribunal administratif.
00:01:59Il s'agit de Vénitieux et Vaud-en-Velain,
00:02:02deux des conquêtes les plus emblématiques de la France insoumise.
00:02:04L'annulation de leur scrutin est préconisée par la rapporteuse publique
00:02:08en raison d'irrégularités sur d'autres listes.
00:02:10La Commission européenne dévoilera jeudi à Bruxelles
00:02:13un projet de loi sur la protection des enfants en ligne.
00:02:16La présidente, Ursula von der Leyen,
00:02:18qui envisage depuis des mois d'instaurer une majorité numérique
00:02:20à l'échelle de l'Union européenne,
00:02:22annoncera d'abord ses décisions en matière d'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs.
00:02:25Lors de son grand discours de rentrée, mercredi,
00:02:28ce sera devant le Parlement européen à Strasbourg.
00:02:30Londres se retrouve dans une situation de face à face
00:02:33avec ses dirigeants indépendantistes.
00:02:35Écossais, Gallois comme Nord-Irlandais,
00:02:37tous ont affirmé leur droit à l'autodétermination.
00:02:40Ce matin à Cardiff, lors d'une réunion sans précédent,
00:02:43ensemble les dirigeants indépendantistes ont poussé la cause de l'indépendance du Royaume-Uni
00:02:47face à Londres, une situation inédite.
00:02:50Restez bien sur CNews.
00:02:51Dans un instant, l'ancien commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton,
00:02:55sera votre invité du jour.
00:02:57Laurence Ferrari dans Punchline.
00:02:58C'est d'ailleurs à vous.
00:03:00Merci beaucoup, Félicité Kinnoky.
00:03:02On se retrouve tout à l'heure à 18h.
00:03:03Rachel Canella, bonsoir Rachel.
00:03:05Louis de Ragnell aussi.
00:03:06Bonjour Laurence.
00:03:06Et nos deux débatteurs.
00:03:08Carl Olive, député ensemble par la République des élives.
00:03:10Des Yvelines.
00:03:11Mathieu Vallet, eurodéputé du Rassemblement National.
00:03:14On va parler du logement parce que c'était vraiment le thème central de Marine Le Pen hier
00:03:18lors de sa rentrée à Hénin-Beaumont.
00:03:20Elle a fait part de sa volonté d'abroger la loi SRU,
00:03:23de réserver, de donner une priorité nationale pour le logement social.
00:03:26On va en débattre parce qu'il y a une levée de boucliers dans la classe politique
00:03:30contre ces propositions.
00:03:31On entend ce que vous avez à nous dire, Carl Olive,
00:03:33et ce que vous répond de Mathieu Vallet.
00:03:35Mais d'abord, on écoute Marine Le Pen hier à Hénin-Beaumont.
00:03:38Aux mains de nos dirigeants immigrationnistes,
00:03:41il n'est plus considéré comme un dispositif social pour les familles françaises dans le besoin,
00:03:45mais comme un dispositif au bénéfice prioritaire d'une immigration incessante et anarchique.
00:03:51Aujourd'hui, 70% des Français sont éligibles au parc social et seulement 11% en bénéficient.
00:04:01Les Français, les élus locaux, le bon sens doivent reprendre la main sur le logement social.
00:04:07Nous devons donner la priorité d'accès au logement social aux Français.
00:04:15Donc, il y a une priorité pour les Français en ce qui concerne les étrangers réguliers.
00:04:20Il se passe quoi, Mathieu Vallet ?
00:04:22Il reste.
00:04:23Il y a beaucoup de fake news.
00:04:24Oui, oui, non, mais il y a des vieux chiffons.
00:04:27Bien sûr, on est là pour ça et je suis ravi d'être invité par votre émission ce soir.
00:04:31Mais bien sûr qu'il reste les étrangers en situation régulière,
00:04:34votre question, avec la loi.
00:04:36Et puis, on a 3 millions de foyers aujourd'hui qui, en fait, attendent un logement social.
00:04:40Donc, c'est une mesure urgente, c'est une thématique urgente,
00:04:43comme le pouvoir d'achat que Marine Le Pen avait mis sur la table en 2022.
00:04:46Et rappelons, Laurence Faray, si vous me le permettez,
00:04:48que français, c'est une nationalité, ce n'est pas une couleur de peau,
00:04:51ce n'est pas une origine,
00:04:52ce n'est aucun autre tricteur que celui de la nationalité française.
00:04:55Donc, l'argument de racisme, fasciste et de tous les les ceux du socialisme
00:04:59ou des LFIS communistes ou écologistes qui utilisent ça,
00:05:02c'est qu'ils n'ont pas ni d'argument à nous opposer, ni de programme à proposer.
00:05:05Donc, la réalité, c'est qu'on est très clair sur ce projet
00:05:08et dans un pays où, vous voyez bien,
00:05:11il y a une tension forte sur le logement,
00:05:12où on a des millions de ménages, je veux dire 3 millions,
00:05:13qui attendent des années pour avoir un logement,
00:05:15en Ile-de-France, mais dans les autres régions aussi, c'est compliqué.
00:05:18C'est une mesure forte que Marine Le Pen propose aux Français.
00:05:21On va dire qu'on ne va pas résorber ce stock de 3 millions de personnes comme ça,
00:05:24on a que la commande.
00:05:24Non, non, mais c'est pour ça qu'il y avait sa proposition sur les logements vacants,
00:05:27c'est pour ça qu'il y a sa proposition sur l'allègement des normes,
00:05:30c'est pour ça qu'il y a sa proposition sur la suppression de la loi SRU.
00:05:32Donc, on est sur un package complet qui vise à faciliter la création de logements,
00:05:36faire une France aussi de propriétaires et pas uniquement de locataires.
00:05:39C'est pour ça que Marine Le Pen veut créer du logement social
00:05:42qui, après, puisse devenir aussi du logement accessible à la propriété à des prix abordables.
00:05:46Les taux aujourd'hui pour emprunter sont assez élevés, on est au-delà de 4%.
00:05:49Et donc, c'est pour ça que oui, on a un programme sur plusieurs facettes.
00:05:53Alors, faisable, pas faisable pour vous, Carl Olive,
00:05:55abrogé la loi SRU, priorité nationale pour le logement social ?
00:05:58Bon, d'abord, on va commencer par le commencement.
00:06:00Le logement en France, c'est effectivement 8 millions de logements sociaux,
00:06:04c'est ce qu'il faudrait, il y en a 5 millions aujourd'hui.
00:06:06En fait, la proposition du Rassemblement national et de Mme Le Pen,
00:06:10ce n'est pas du tout ça.
00:06:12C'est simplement expliquer qu'on va changer l'ordre de la file d'attente
00:06:16avec soi-disant une préférence nationale,
00:06:18mais on ne va certainement pas la raccourcir.
00:06:20Il n'y a aucune création de proposition de création de logements.
00:06:24Je vais vous donner mon expérience de maire sur le sujet.
00:06:28C'est que lorsque vous êtes maire d'une collectivité,
00:06:31l'objectif, évidemment, c'est répondre à la loi SRU,
00:06:35et on va y revenir, de 25% de logements sociaux,
00:06:39avec la prise en main des maires, des bailleurs et du préfet.
00:06:42C'est comme ça que ça se passe aujourd'hui.
00:06:44Mais c'est aussi les constructions.
00:06:45Et moi, je vous donne des faits précis.
00:06:47Entre 2014 et 2020, dans les Yvelines,
00:06:51il y avait un seul maire du Rassemblement national.
00:06:54Il avait promis plein de choses.
00:06:56Il n'a pas pu les mettre en oeuvre parce qu'il y a la réalité du terrain.
00:06:59Et plein de choses, c'est par exemple de la construction de logements.
00:07:02Il en a proposé 950.
00:07:04Dans le même temps, j'étais à la tête de la ville de Poissy.
00:07:05On en a fait 2300.
00:07:07Le vrai sujet, c'est qu'est-ce qu'on fait pour construire
00:07:11et répondre à l'attente des Français ?
00:07:13Donc, ce n'est pas le sujet de l'immigration pour vous ?
00:07:14Pour le coup, ce n'est absolument pas un sujet d'immigration.
00:07:16Et je vais vous dire pourquoi.
00:07:18Et je salue M. Vallet.
00:07:21Bonsoir, Caroline.
00:07:22Je crois qu'on échange très régulièrement.
00:07:24Mais par exemple, en Italie, Mme Méloni,
00:07:26dont on ne peut pas dire qu'elle soit d'extrême-gauche,
00:07:28il n'y a pas de préférence italienne.
00:07:30Il y a des logements qui sont construits très régulièrement,
00:07:33mais il n'y a pas de préférence italienne.
00:07:34Le vrai sujet, il n'est pas là.
00:07:35Ce n'est pas une histoire d'étrangers ou pas étrangers.
00:07:37C'est d'avoir le courage de pouvoir, entre guillemets,
00:07:41virer celles et ceux qui ne respectent pas les valeurs de la République.
00:07:44Et c'est vrai que la République ne doit pas se détourner
00:07:48de celles et ceux qui occupent un logement social,
00:07:51qu'ils soient français, d'origine étrangère, etc.
00:07:54Et là, on a un manque de courage.
00:07:56Et pour terminer, Laurence Ferré, si vous me permettez,
00:07:58je vais encore vous donner deux exemples.
00:08:00Parce qu'on a tous les atouts pour pouvoir le faire.
00:08:02Mais il nous faut du courage.
00:08:04Le courage, il est pour moi marqué par deux préfets.
00:08:07L'un est dans le Val-d'Oise, il s'appelle Philippe Cour.
00:08:09L'autre est dans les Hauts-de-Seine, il s'appelle Alexandre Rougère.
00:08:13Vous avez parlé d'expulsion des délinquants ?
00:08:15En corrélation avec les bailleurs sociaux,
00:08:18M. Vallée, vous savez de quoi je parle,
00:08:20puisque vous avez été commissaire de police,
00:08:22il y a une saisine qui est faite.
00:08:23Et effectivement, derrière, on peut arriver à expulser
00:08:26celles et ceux qui ne respectent pas.
00:08:29Alors, justement, pour répondre à un cas de livre...
00:08:31Non, non, il faut avoir le courage, c'est ce qu'on disait.
00:08:34Oui, mais ça a été fait.
00:08:36Le Philippe Cour, juste pour terminer,
00:08:37Philippe Cour, le préfet du Val-d'Oise,
00:08:39sur la seule année 2024, il y a 29 cas
00:08:41qui ont été opérés.
00:08:43Donc, 29 expulsions.
00:08:45Il y a eu 29 expulsions qui ont été faites, exactement.
00:08:47Ça ne se passait pas avant.
00:08:48Donc, avant de dire, on va préférer ceci, cela,
00:08:50il faut effectivement avoir le courage
00:08:52pour gérer parfaitement le logement social.
00:08:55J'ai écouté attentivement Carl Oliv.
00:08:56D'abord, sur l'expulsion des criminels et des délinquants
00:08:59qui résident dans un logement social,
00:09:01il est normal que la solidarité nationale,
00:09:02puisque on le finance avec de l'argent public,
00:09:04ça n'aille pas dans la poche de celles et ceux
00:09:06qui font des dingueries judiciaires,
00:09:07des dingueries de stupes, etc.
00:09:09Donc, moi, je ne veux pas que ça repose uniquement
00:09:11sur la volonté de deux préfets que vous évoquez.
00:09:13Je veux que ça soit, enfin, Marine Le Pen veut
00:09:14que ça soit la norme.
00:09:16Mais c'est pour ça qu'on va même aller plus loin.
00:09:18Marine Le Pen a annoncé le dépôt d'une proposition de loi
00:09:21ou d'un projet de loi, que ça vienne du gouvernement
00:09:23ou nos élus, si on a la majorité absolue,
00:09:26de faciliter l'expulsion des squatteurs.
00:09:28Parce que c'est un vrai sujet aussi.
00:09:29Vous en parlez souvent sur votre antenne
00:09:30avec des témoignages de petits propriétaires.
00:09:33Ce n'est pas les nuisibles, comme nous les vendent,
00:09:35les insoumis, lorsqu'ils parlent des patrons du CAC 40
00:09:36ou des chefs d'entreprise, c'est souvent des petits propriétaires
00:09:39qui, à la sueur de leur front, au dur labeur de leur travail,
00:09:41achètent un petit logement pour ce qu'on appelle
00:09:43de l'investissement locatif, le mettre en location.
00:09:45Et quand le locataire ne paie pas, lorsqu'ils ont des squatteurs,
00:09:48lorsqu'ils ne peuvent pas payer leur traite immobilière
00:09:50parce que le locataire ne paie pas, ça devient un sacerdote.
00:09:53Vous ne pouvez pas autoriser des gens au nez,
00:09:55à la barre de tout le monde, de s'installer légalement.
00:09:57On nous a déjà tout promis sur les expulsions.
00:10:00Rien ne fonctionne.
00:10:01Rien ne fonctionne.
00:10:03C'est très simple, nous.
00:10:04Je pense que ce qu'on soit simplement,
00:10:07c'est non-scarment, comme disait Boileau.
00:10:08Eh bien, nous, on prend cette citation,
00:10:10on fait sienne de cette citation,
00:10:12c'est qu'on veut expulser en quelques jours les squatteurs.
00:10:16Mais il y aura un autre sujet qui est celui aussi des gens du voyage
00:10:18lorsqu'ils s'installent sur des terrains privés
00:10:19et que ça devient sacerdeuse pour les maires de communes
00:10:21ou pour les préfets.
00:10:22Et maintenant, sur la préférence nationale,
00:10:25pour terminer sur ce qu'il y a Karl-Olivre évoqué,
00:10:26j'ai écouté attentivement.
00:10:28Il y a aussi, vous avez raison, le plan local d'urbanisme,
00:10:30toutes ces règles que les municipalités imposent
00:10:32à celles et ceux qui veulent construire,
00:10:34à celles et ceux qui veulent louer des biens
00:10:35et qu'il faut évidemment simplifier.
00:10:37Et il faut arrêter de mettre des Français dans des boîtes
00:10:39et de les emboîter les uns contre les autres.
00:10:40Qu'est-ce que ça a donné, Karl-Olivre ?
00:10:42Vous êtes un ancien maire de banlieue de Poissy,
00:10:43si je ne m'abuse.
00:10:44Dans les Yvelines, le Val-Fouré,
00:10:46à Mante-la-Jolie,
00:10:47la Cité des musiciens ou des cerisiers,
00:10:50au Mureau,
00:10:50ou encore à Argentoil,
00:10:53la Dade d'Argentoil,
00:10:53vous concentrez,
00:10:54alors je ne dis pas vous, évidemment,
00:10:55mais vous concentrez avec les 25% de logements sociaux
00:10:57qu'impose la loi de solidarité et de rénovation urbaine,
00:11:00impose qu'on mette les gens en même endroit
00:11:01avec les mêmes difficultés,
00:11:02ce que M. Valls appelait, socialiste,
00:11:04un apartheid sécuritaire, social,
00:11:08et avec toutes les difficultés qu'on connaît.
00:11:09Donc nous, on veut libérer,
00:11:11on veut construire,
00:11:12on veut permettre aux gens d'être propriétaires,
00:11:14et on veut faire appliquer la loi
00:11:15et les délinquants expulsés
00:11:16et les squatteurs expulsés.
00:11:17Pourquoi ça provoque une telle levée de boucliers ?
00:11:19Donc xénophobe,
00:11:21xénophobe pour Emmanuel Cosse,
00:11:22à gauche,
00:11:23les qualificatifs pleuvent.
00:11:25Alors tout d'abord,
00:11:26moi je trouve ça très malin de la part de Marine Le Pen
00:11:28parce qu'elle a réussi à imposer ce sujet
00:11:30dans le débat public,
00:11:31on ne parle que de ça.
00:11:32Regardez, ce soir,
00:11:33on voit Carl Olive
00:11:33et vous débattez tous les deux
00:11:36justement de ce sujet.
00:11:37Le deuxième point,
00:11:38c'est que tous les Français sont concernés
00:11:40par la question du logement.
00:11:41Aujourd'hui, personne n'arrive à se loger,
00:11:43les gens qui veulent acheter,
00:11:44il n'y a plus de possibilité avec les crédits,
00:11:46il n'y a pas de construction,
00:11:47on est quasiment à zéro.
00:11:48Et puis par ailleurs,
00:11:49il y a un autre sujet,
00:11:50c'est que la plupart des maires,
00:11:51même de gauche,
00:11:52vous disent la loi SRU,
00:11:53c'est un enfer,
00:11:53c'est un carcan parce qu'on n'arrive pas
00:11:55à atteindre les quotas
00:11:56ou alors quand on les atteint,
00:11:58après ça pose des problèmes sociaux
00:11:59un peu comme ce que décrivait Mathieu Vallée.
00:12:03Et simplement pour terminer,
00:12:05il y a un vrai clivage sur ce sujet,
00:12:06vraiment là pour le coup,
00:12:07gauche-droite,
00:12:08avec une partie de la gauche
00:12:10qui considère qu'il faudrait carrément
00:12:12presque passer de 25 à 50%
00:12:14et de l'autre côté,
00:12:15la droite qui dit,
00:12:16mais en fait,
00:12:17c'est ce que vous disiez tout à l'heure,
00:12:20notamment les risques
00:12:21de détournement,
00:12:22d'apartheid social.
00:12:23Et dernièrement,
00:12:24là où c'est d'autant plus redoutable
00:12:26de la part de Marine Le Pen,
00:12:27c'est que globalement,
00:12:28tous les gens qui s'opposent
00:12:30à cette mesure-là disent
00:12:30ce n'est pas possible,
00:12:31ce n'est pas faisable.
00:12:32Et chez les Français aujourd'hui,
00:12:34c'est un discours
00:12:35qui est très difficile à accepter.
00:12:37Et donc,
00:12:38ils se disent,
00:12:38Marine Le Pen le propose,
00:12:40peut-être qu'elle va le faire,
00:12:41au moins elle.
00:12:41Rachel,
00:12:42est-ce que c'est,
00:12:42je passe la parole ensuite,
00:12:43car c'est un problème
00:12:44d'immigration
00:12:45ou est-ce que c'est un problème
00:12:47de communautarisation aussi
00:12:49dans certains immeubles ?
00:12:50C'est quoi le problème pour vous
00:12:51du logement social ?
00:12:52Moi déjà,
00:12:53juste par rapport à la polémique
00:12:55et au procès de xénophobie
00:12:57et de racisme,
00:12:58juste rappeler
00:12:59que certaines personnes
00:13:00qui font un lever de bouclier
00:13:02aujourd'hui
00:13:04considèrent que tous les Juifs
00:13:05ou tous les Israéliens
00:13:06sont génocidaires
00:13:07ou bien que tous les Arabes
00:13:09ou les Noirs
00:13:10qui ne pensent pas comme eux
00:13:11sont soit des Arabes de service
00:13:12ou des Nègres de maison.
00:13:14Ça, c'est du racisme
00:13:15et ça, c'est de l'antisémitisme.
00:13:17D'accord.
00:13:18Ensuite,
00:13:18la question,
00:13:19c'est plus pour moi,
00:13:21comment est-ce possible
00:13:22qu'une France,
00:13:24un pays quand même développé,
00:13:26un pays puissant,
00:13:28ne puisse pas rendre accessible
00:13:30le logement ?
00:13:30Le logement,
00:13:31c'est le propre de l'être humain.
00:13:33Et quand on voit,
00:13:33moi j'ai travaillé
00:13:34à la région Île-de-France
00:13:35sur le ZDRIF,
00:13:37c'est-à-dire le schéma directeur
00:13:38de la région Île-de-France,
00:13:39justement pour créer du logement,
00:13:42pour justement
00:13:42que les communes puissent être
00:13:45dans la loi SRU,
00:13:46on avait énormément
00:13:47de difficultés.
00:13:48Mais ce qui se passe
00:13:49en fait aujourd'hui,
00:13:50s'il y a une pénurie
00:13:51de logements,
00:13:52s'il y a une pénurie
00:13:52de médecins,
00:13:53s'il y a une pénurie
00:13:54de crèches,
00:13:55forcément,
00:13:56on met les personnes
00:13:58en concurrence.
00:13:59Comment on priorise ?
00:14:01Et effectivement,
00:14:01aujourd'hui,
00:14:02ce qui s'est passé
00:14:03dans les années passées,
00:14:05c'est qu'on a eu
00:14:07tendance à regrouper
00:14:09des personnes finalement
00:14:11qui avaient le même
00:14:11profil social
00:14:12dans les mêmes immeubles
00:14:13et ça n'a pas été bénéfique
00:14:15pour l'ensemble
00:14:16de notre communauté nationale.
00:14:17Il y a un dernier mot
00:14:17puis on avance,
00:14:17Karl-Olivre là-dessus.
00:14:18C'est un sujet
00:14:19qui est très intéressant,
00:14:21Laurence Ferraille.
00:14:22D'abord,
00:14:22un mot sur l'esquadre,
00:14:23comme dire que la loi
00:14:24Casbarian de 2023
00:14:25a permis d'expulser
00:14:26quasiment 25 000 personnes,
00:14:28c'est une augmentation
00:14:30significative.
00:14:30Il faut aller plus loin,
00:14:31je rejoins ce que vous disiez,
00:14:34mais en tout cas,
00:14:35la loi Casbarian,
00:14:36elle existe,
00:14:36elle est réelle.
00:14:37La loi Serru,
00:14:38c'est très intéressant
00:14:38parce que je pense
00:14:39qu'il faut vraiment expliquer
00:14:40ce dont il s'agit.
00:14:42C'est une loi
00:14:42qui a été créée
00:14:43pour bâtir du logement
00:14:44il y a 25 ans maintenant
00:14:46avec un plancher
00:14:48de 25 %
00:14:49pour les villes
00:14:49de plus de 3 500 habitants.
00:14:51Sauf que ça veut
00:14:52tout et rien dire.
00:14:53Je m'explique,
00:14:55moi par exemple,
00:14:55je prends le cas
00:14:56de Neuilly-sur-Seine,
00:14:577 % de logements sociaux,
00:14:59ils sont donc
00:14:59sous la norme
00:15:01des 25 %.
00:15:02Où est la mixité sociale ?
00:15:03Puisque c'est cela,
00:15:04la loi de solidarité
00:15:05et de renouvellement urbain.
00:15:06Mais je prends le cas
00:15:07de Neuilly,
00:15:08dans le 93,
00:15:10quasiment 90 %
00:15:11de logements sociaux.
00:15:12Où est la mixité sociale ?
00:15:14Dans ces deux cas,
00:15:15l'un respecte la loi,
00:15:16l'autre ne la respecte pas
00:15:17et va payer l'amende.
00:15:18Donc il faut
00:15:19totalement changer
00:15:20le logiciel,
00:15:21il ne faut à mon sens
00:15:22absolument pas abroger
00:15:23la loi SRU,
00:15:24il faut l'adapter.
00:15:25Pourquoi je dis cela ?
00:15:26Aujourd'hui,
00:15:27je prends le cas par exemple
00:15:28de Saint-Germain-de-la-Grange
00:15:29dans les Yvelines,
00:15:30qui est éligible
00:15:31au logement social.
00:15:32Il n'y a pas un commerce,
00:15:33il n'y a pas une gare,
00:15:34il y a 80 %
00:15:35de terres agricoles
00:15:37et on va imposer
00:15:38aux maires
00:15:38d'avoir 25 %
00:15:40de logements sociaux.
00:15:41Il faut être pragmatique,
00:15:42à un moment donné,
00:15:42il faut qu'on ait du bon sens.
00:15:44Et moi,
00:15:44j'ai une proposition à faire,
00:15:45c'est qu'on pourrait imaginer
00:15:47que cette loi,
00:15:48l'imposition
00:15:49de mixité sociale
00:15:50se fasse par rapport
00:15:51au bassin de vie,
00:15:52au bassin de territoire
00:15:53et qu'elle soit peut-être
00:15:55gérée à l'échelle
00:15:56d'une communauté
00:15:57d'agglomération.
00:15:58Moi, par exemple,
00:15:59la communauté urbaine
00:15:59Grand Paris-Sénéoise
00:16:00qui fait 73 communes,
00:16:02400 000 habitants,
00:16:04on pourrait gérer
00:16:05la carence
00:16:05qu'on peut avoir
00:16:06sur une ville
00:16:06comme Orgeval
00:16:07ou Saint-Germain
00:16:09de Lagrange
00:16:10par rapport
00:16:11à d'autres collectivités
00:16:11où à Poissy,
00:16:12on était à 38 %
00:16:14de logements sociaux
00:16:14et le parcours
00:16:16de renouvellement urbain
00:16:17que j'ai mis en place
00:16:18avec mon équipe
00:16:19entre 2014 et 2020
00:16:20nous fait arriver
00:16:21aujourd'hui à 32 %.
00:16:22Mais de la même manière,
00:16:23et vous avez raison,
00:16:23Laurence Ferrari,
00:16:24il faut qu'on soit
00:16:25très vigilant
00:16:26sur ce qu'on appelle
00:16:27le peuplement.
00:16:27C'est un mot technique
00:16:29dans le logement.
00:16:31Le peuplement,
00:16:32c'est faire en sorte
00:16:32que les uns et les autres
00:16:34puissent s'accepter.
00:16:35Et je le dis très simplement,
00:16:37je suis issu
00:16:38des quartiers populaires.
00:16:39L'époque Simca
00:16:40que M. Valais a bien connue,
00:16:4327 000 salariés,
00:16:4480 % de personnes
00:16:45d'origine maghrébine,
00:16:47algérienne,
00:16:49marocaine.
00:16:49Aucune difficulté.
00:16:51Sauf qu'aujourd'hui,
00:16:52vous avez des collectivités
00:16:53qui ne se saisissent pas,
00:16:54j'espère que je me fais bien comprendre,
00:16:56de la loi sur la loi SRU
00:16:58et qui ne vont même pas participer
00:16:59à ce qu'on appelle
00:17:00des commissions
00:17:00d'attribution de logements.
00:17:02Le préfet,
00:17:03le bailleur,
00:17:04la nature hors du vide
00:17:05et on se retrouve
00:17:06avec des populations
00:17:06qui n'ont pas choisi
00:17:07les collectivités
00:17:08qui viennent se retrouver
00:17:09à mettre la zizanie
00:17:11dans ces territoires lois.
00:17:13Donc là,
00:17:13moi je ne suis pas favorable
00:17:14à la suppression
00:17:15de la loi SRU,
00:17:16je suis pour son ajustement
00:17:18et je pense que
00:17:18on peut le partager.
00:17:19Aujourd'hui,
00:17:21on a 35% d'immigrés
00:17:22qui vivent
00:17:23dans le logement social.
00:17:23Ça c'est les données
00:17:24de l'INSEE.
00:17:25Donc ça fait quand même
00:17:25un tiers de personnes immigrées
00:17:28qui occupent un logement social
00:17:28dans la totalité
00:17:29du parc locatif social
00:17:31en France.
00:17:32Donc la réalité,
00:17:33c'est que oui,
00:17:33on veut donner
00:17:34une priorité nationale
00:17:35aux Français.
00:17:36D'ailleurs la gauche,
00:17:37dans les années 30,
00:17:38pour faire fidéliser
00:17:40de la main d'oeuvre française,
00:17:41pour favoriser les Français,
00:17:42l'avait proposé,
00:17:43l'avait acté.
00:17:43Et là, ce sont des étrangers
00:17:44en situation régulière
00:17:46où vous avez la répartition
00:17:47entre régulière et irrégulière
00:17:48dans les chiffres.
00:17:49C'est la totalité ?
00:17:50Oui, je parle de la totalité.
00:17:51Et encore une fois,
00:17:52pardon de le répéter,
00:17:54mais vous avez raison,
00:17:54la pédagogie,
00:17:55c'est l'art de savoir se répéter,
00:17:56les étrangers en situation régulière
00:17:58ne sont évidemment pas expulsés
00:18:00lorsque nous appliquerons
00:18:01cette mesure
00:18:02si Marine Le Pen
00:18:03est élue par la confiance
00:18:04des Français.
00:18:04Et enfin,
00:18:05Carl Olive,
00:18:05vous savez,
00:18:06moi j'ai été gardien de la paix,
00:18:07j'ai travaillé à Garges-les-Gones,
00:18:08la cité d'Ablame-Lanche
00:18:08et de la muesse,
00:18:09j'ai travaillé à Clichy-sous-Bois,
00:18:10les Bosquets à Montfermeil
00:18:11ou encore le Chêne-Pointu
00:18:13là où ça s'était enflammé
00:18:14à Président-Ébouna
00:18:14en 2005 lors des violences urbaines.
00:18:16Moi, quand j'étais policier,
00:18:17tous les problèmes,
00:18:18toutes les difficultés
00:18:19par la loi SRU que vous évoquez
00:18:20étaient concentrées
00:18:21au même endroit.
00:18:21Problèmes sociaux,
00:18:23problèmes migratoires,
00:18:24problèmes sécuritaires,
00:18:25problèmes d'emploi,
00:18:26problèmes de chômage.
00:18:26Roubaix, je suis du Nord,
00:18:27Roubaix,
00:18:28un jeune de 18-28 ans
00:18:29sur deux est au chômage.
00:18:31Donc on voit bien
00:18:31que cette loi,
00:18:32elle est clientéliste,
00:18:33cette loi elle est mal faite
00:18:34lorsque vous n'avez pas de terrain
00:18:35ou de foncier
00:18:35pour bâtir du logement
00:18:36pour une commune
00:18:37qui veut l'appliquer
00:18:38mais qui n'a pas le terrain disponible.
00:18:39C'est aussi un vrai sujet.
00:18:40Moi, j'écoute aussi
00:18:40le maire que vous avez été
00:18:42mais aussi les autres maires
00:18:42que Marine Le Pen a eu
00:18:43l'occasion d'échanger avec eux.
00:18:45Et enfin, oui,
00:18:46nous assumons de dire
00:18:48que comme le vote,
00:18:49comme l'accès
00:18:50à des emplois publics,
00:18:51le logement,
00:18:52Rachel Kahn l'a rappelé,
00:18:53c'est quelque chose de sacré,
00:18:54c'est quelque chose d'important,
00:18:55c'est la première dépense
00:18:56des Français
00:18:56c'est dans leur budget mensuel.
00:18:58Donc oui,
00:18:58on veut avancer
00:18:59et on veut créer de la surface
00:19:01et ça va se créer en faux
00:19:02vis-à-vis de vous.
00:19:03Tous les logements vacants,
00:19:04même des socialistes,
00:19:04moi j'ai fait une campagne
00:19:05au municipal à Lille,
00:19:06le maire socialiste
00:19:07a été d'accord
00:19:07pour transformer
00:19:08les bureaux vacants
00:19:08en logements vacants.
00:19:10Eh bien oui,
00:19:10il y a de la surface disponible
00:19:11en millions de mètres carrés
00:19:12qui permettrait de créer
00:19:14du logement
00:19:14parce que vous le demandiez tout à l'heure
00:19:15en logement social
00:19:16et même pas aller plus loin.
00:19:17Quand vous occupez
00:19:17le logement social,
00:19:18on pourra même faire
00:19:18une accession à la propriété
00:19:19parce que nous,
00:19:20vous aussi une France propriétaire.
00:19:21Ça n'a pas toujours été
00:19:21la position du Rassemblement national.
00:19:23En 2024,
00:19:24vous le savez,
00:19:24je regardais le rapporteur de loi.
00:19:26Je sais que c'est l'argument
00:19:26que tous vos collègues
00:19:27sortent sur les plateaux.
00:19:28Mais c'est factuel.
00:19:30C'est factuel.
00:19:31Où il disait
00:19:31que le métier favorable,
00:19:33c'est même sacré
00:19:34le fait d'avoir une loi
00:19:35et ses rues.
00:19:36Moi, je...
00:19:36On a changé.
00:19:37Je sais que vous le dites
00:19:39sincèrement
00:19:40sans faire des sebrouf.
00:19:41La réalité,
00:19:42c'est que oui,
00:19:43Frédéric Falcone
00:19:43qui est notre spécialiste
00:19:44des questions de logement
00:19:44donc le député de l'Aube
00:19:45dont vous évoquez,
00:19:46dont vous parlez.
00:19:47Oui, il avait prononcé
00:19:48cette phrase en 2024
00:19:49mais sur ce sujet-là,
00:19:51on a évolué.
00:19:51Pourquoi ?
00:19:52Comme vous,
00:19:52vous avez évolué
00:19:53sur certains sujets
00:19:53parce que les maires,
00:19:55beaucoup de maires
00:19:56nous ont fait remonter
00:19:56les difficultés
00:19:57que la loi S.E.R.U.
00:19:58que je viens de vous indiquer
00:19:59entre autres devant vous,
00:20:01posaient.
00:20:01Donc oui,
00:20:02on a évolué sur ça effectivement.
00:20:03Maintenant,
00:20:04par exemple,
00:20:05sur d'autres sujets,
00:20:05le voile
00:20:06ou encore...
00:20:08On est resté sur la même ligne.
00:20:09On est sur des détails.
00:20:10On peut évoluer
00:20:11par rapport à s'adapter.
00:20:11Encore une fois,
00:20:12juste par rapport à ça,
00:20:13moi je pense que les maires,
00:20:14et je le dis,
00:20:14ont une grande responsabilité
00:20:16sur la mixité sociale
00:20:18qu'ils veulent mettre
00:20:19dans leur collectivité
00:20:20et effectivement,
00:20:21ils ne le feront pas tout seul.
00:20:22On dit souvent
00:20:22que seul on va plus vite
00:20:23mais qu'ensemble
00:20:23on va plus loin.
00:20:24Si le bailleur
00:20:25est aux côtés des maires,
00:20:27si le préfet
00:20:28est véritablement
00:20:29non pas au marquage en zone
00:20:30mais au marquage à la culotte
00:20:31avec les maires,
00:20:32c'est sûr qu'on avancera
00:20:33bien plus efficacement.
00:20:33Un tout petit mot,
00:20:34Carl Olive,
00:20:35vous avez été longtemps maire.
00:20:37Jean-Luc Mélenchon
00:20:37dénonce des manipulations politiques
00:20:39après la demande d'annulation
00:20:40de deux victoires de l'EFI
00:20:41aux municipales
00:20:42dans la région de Lyon.
00:20:43On parle donc de Vaud-en-Velin
00:20:44et Vénitieux.
00:20:46C'est le tribunal administratif
00:20:48qui a recommandé
00:20:48l'annulation
00:20:49de ces deux scrutins.
00:20:50Manipulation politique.
00:20:51Bien sûr,
00:20:51lui il pense que l'épiphanie,
00:20:54la fève est pour toujours les mêmes.
00:20:55Pas du tout.
00:20:56Après si on a aussi un recours,
00:20:57voyez-vous,
00:20:57il y a un recours
00:20:59sur l'exécution municipale
00:21:00qui sera observé
00:21:01à la fin du mois.
00:21:02Et c'est comme ça,
00:21:02ça s'appelle la loi.
00:21:03Que ça plaise ou pas
00:21:05la France insoumise,
00:21:07que ça leur plaise ou pas.
00:21:08Oui, oui, je dis la France insoumise
00:21:10parce que c'est insupportable.
00:21:11Parce que je le dis,
00:21:12ces gens-là sont dangereux
00:21:13et je le redis.
00:21:14Et systématiquement,
00:21:15c'est le chaos
00:21:16qu'ils veulent instiller.
00:21:17Alors là,
00:21:17c'est auprès de la justice.
00:21:19Hier, c'était auprès des policiers.
00:21:21Avant-hier,
00:21:22c'était par rapport
00:21:23à tous les journalistes.
00:21:24La semaine dernière,
00:21:25c'était les préfets.
00:21:26Nous, c'est tous les jours.
00:21:27Là, ils sont insupportables.
00:21:28Ils reprochent au préfet
00:21:30d'avoir été trop léger
00:21:32dans la vérification des listes
00:21:33et notamment à vous,
00:21:34le débat est quand même lunaire
00:21:36parce que l'élection a été invalidée
00:21:38parce qu'une colistière
00:21:40n'a pas mentionné
00:21:41sur le bulletin de vote
00:21:42qu'elle a été
00:21:42de nationalité néerlandaise.
00:21:44Voilà, vous avez
00:21:45le fin mot de l'histoire.
00:21:46C'est incroyable.
00:21:47Et donc, c'est de la faute du préfet.
00:21:48La manipulation politique,
00:21:49Mathieu Valet.
00:21:49Si on va sur le fond
00:21:50parce qu'on est sur le logement,
00:21:51vont en venir à Vénissieux
00:21:52qui sont des villes
00:21:52de la banlieue lyonnaise.
00:21:53Vénissieux, tout le monde connaît
00:21:54avec les manguettes notamment.
00:21:55Moi, je connais bien
00:21:56la brigade spécialisée de terrain
00:21:57des policiers
00:21:58qui tous les jours arpentent
00:22:00le terrain
00:22:00pour tenir le terrain
00:22:01là où les divers
00:22:02tiennent les murs
00:22:02comme j'ai l'habitude de le dire.
00:22:04C'est des villes sérieuses
00:22:05et c'est des villes
00:22:05qui nécessitent
00:22:06une attention particulière
00:22:07de la République
00:22:07puisque là-bas,
00:22:08entre les dealers,
00:22:10entre la montée
00:22:11de l'intégrisme
00:22:12et de l'islamisme,
00:22:13évidemment, je ne dis pas tout le monde
00:22:14mais il y a des vrais sujets
00:22:15qui sont celui-ci
00:22:16puisque l'euro ne fait partie
00:22:17d'un département
00:22:18où il y a plus de personnes
00:22:19fichées pour la radicalisation.
00:22:21En tout cas,
00:22:22c'est bien que l'État de droit
00:22:24s'applique.
00:22:25De ville LFI.
00:22:25Ils font en fait du communautarisme
00:22:27leur carburant électoral.
00:22:28Donc je pense qu'ils se sont dit
00:22:30que c'était acquis.
00:22:31Maintenant, nous,
00:22:31on soutient les préfets.
00:22:32Les préfets,
00:22:33c'est quand même un grand corps
00:22:33de l'État
00:22:34qu'Emmanuel Macron a supprimé
00:22:35comme les ambassadeurs
00:22:36et que Marine Le Pen
00:22:37veut rétablir les préfets.
00:22:38C'est l'ossature,
00:22:40c'est le squelette
00:22:41de la République.
00:22:41C'est ceux qui tiennent
00:22:42et qui représentent l'État.
00:22:43C'est ceux qui dirigent
00:22:44les services de l'État
00:22:45et c'est ceux qui,
00:22:46pour une grande partie,
00:22:47ont passé des concours
00:22:48de l'ENA
00:22:48ou en tout cas
00:22:49qui ont fait le maximum
00:22:51pour arriver au RSTT.
00:22:52Donc oui,
00:22:52il faut leur faire confiance
00:22:53Manipulation politique ?
00:22:54Non mais c'est le mot
00:22:55manipulation de toute façon.
00:22:57De poids de mesure.
00:22:57Oui, de poids de mesure
00:22:58et surtout Jean-Luc Mélenchon
00:22:59a un atout en fait
00:23:01c'est de mobiliser
00:23:03les foules,
00:23:04les meutes,
00:23:05la meute
00:23:07par de la colère,
00:23:08par de l'injustice
00:23:09et par de la victimisation.
00:23:11Donc voilà,
00:23:12avec ce mot,
00:23:13à mon avis,
00:23:13il veut mobiliser aussi
00:23:15sur ce terrain-là.
00:23:16Donc là,
00:23:17si la procédure se poursuit,
00:23:18oui,
00:23:18il peut y avoir
00:23:19une invalidation des scrutins
00:23:20et donc à nouveau
00:23:20des élections.
00:23:21Absolument.
00:23:22Et comme ce sont
00:23:22deux communes,
00:23:23dirigées par LFI,
00:23:24ça les embête
00:23:25parce qu'ils se disent
00:23:26que c'est pour des raisons
00:23:28qui ne sont pas liées à eux.
00:23:29Moi,
00:23:29ce que je trouve
00:23:30quand même extrêmement choquant,
00:23:31c'est que maintenant,
00:23:31quoi qu'il se passe,
00:23:33Jean-Luc Mélenchon
00:23:34crier au coup d'État,
00:23:35crier,
00:23:36en fait,
00:23:36il est victime
00:23:36d'absolument tout.
00:23:37Non mais vraiment,
00:23:39c'est très gênant
00:23:40parce que dans ses accusations,
00:23:42ce ne sont pas
00:23:43des accusations légères.
00:23:44Chaque fois,
00:23:44c'est quand même
00:23:44des choses extrêmement graves
00:23:46et on n'a par le passé
00:23:47pas beaucoup vu
00:23:48de responsables politiques
00:23:49nationaux
00:23:50ou candidats
00:23:50à l'élection présidentielle
00:23:51qui disent
00:23:53« Elle n'est pas légitime,
00:23:55je ne reconnais pas
00:23:55l'autorité de la justice
00:23:56sur ce sujet »
00:23:57et c'est ça,
00:23:58c'est l'espèce de poison lent.
00:24:00C'est le poison lent
00:24:01de la contestation,
00:24:02de la remise en question
00:24:03des institutions.
00:24:03Ça veut dire aussi
00:24:04que pour la présidentielle
00:24:05de 2027,
00:24:06il prépare le terrain
00:24:07à ce que le résultat
00:24:08soit aussi légitime peut-être ?
00:24:10Ce qu'il essaye déjà de dire,
00:24:11c'est de toute façon
00:24:12le résultat sera contesté
00:24:13mais souvenez-vous
00:24:14à la dernière élection présidentielle
00:24:15où il avait dit
00:24:16« Élisez-moi Premier ministre,
00:24:18il y aura un troisième tour ».
00:24:19De toute façon,
00:24:20ça a été pipoté
00:24:20et donc ils préparent
00:24:22vraiment le terrain,
00:24:23ils conditionnent,
00:24:24moi je pense,
00:24:25ces électeurs
00:24:26à ensuite entendre
00:24:27le message
00:24:27de « soulevez-vous,
00:24:28indignez-vous »
00:24:29et l'insurrection.
00:24:30C'est très intéressant
00:24:31le positionnement
00:24:31par rapport aux élections.
00:24:33Élections municipales
00:24:34dans la collectivité
00:24:35que j'ai dirigée,
00:24:36à Poissy,
00:24:36dans les quartiers populaires,
00:24:40quasiment 65 à 70%
00:24:41de résultats positifs
00:24:42nous concernant,
00:24:43l'élection législative,
00:24:45c'est l'inverse.
00:24:47C'est-à-dire que
00:24:47dans les quartiers populaires,
00:24:48dès qu'on a une séquence
00:24:49qui est nationale,
00:24:50donc qui est pilotée
00:24:52par le grand Manitou,
00:24:53on a des résultats
00:24:54qui sont quasiment inverses.
00:24:55Pourquoi ?
00:24:56Parce que les filles,
00:24:57le mal,
00:24:58ils le font bien
00:24:59et le bien,
00:25:00ils le font mal.
00:25:01Et c'est la différence
00:25:02entre l'élection locale,
00:25:03l'élection nationale.
00:25:05Quand vous dirigez
00:25:05une collectivité,
00:25:06que vous êtes maire
00:25:07de gauche ou de droite,
00:25:08si le maire,
00:25:09il connaît parfaitement
00:25:09ses administrés,
00:25:10il n'y a aucune difficulté.
00:25:11Je pourrais prendre
00:25:12des exemples
00:25:12comme M. Repsamen
00:25:14à l'époque à Dijon,
00:25:15comme M. Juppé
00:25:17à Bordeaux
00:25:18et bien d'autres.
00:25:19Ce n'est pas une question
00:25:19de couleur politique.
00:25:20En revanche,
00:25:20c'est vrai que
00:25:21lorsqu'on passe
00:25:22à l'échelon supérieur
00:25:23et à l'échelon national,
00:25:24c'est pour ça
00:25:25qu'il faut combattre cela.
00:25:26Il faut combattre
00:25:27ces mensonges.
00:25:27On va parler,
00:25:28dans un instant,
00:25:29on fait une pause,
00:25:29des propos anti-polis
00:25:30qui ont été tenus
00:25:31lors de la fête de l'Huma,
00:25:32qui sont évidemment
00:25:33inacceptables,
00:25:35des retraités
00:25:35qui râlent
00:25:36parce que dans le budget,
00:25:37le projet de budget,
00:25:38il est question
00:25:38de désindexer leur pension.
00:25:40Et puis on va parler
00:25:40de l'audiovisuel public
00:25:41aussi qui est en grève
00:25:42à cause du journaliste
00:25:44Charles Sapin.
00:25:45Tout de suite.
00:25:49On se retrouve
00:25:50dans Punchline
00:25:50sur CNews
00:25:51avec Mathieu Vallée,
00:25:52Carl Olive,
00:25:53Rachel Kahn,
00:25:53Louis Doragnel.
00:25:54À la fête de l'Humanité
00:25:55ce week-end,
00:25:56certains propos,
00:25:56notamment ceux d'Elsa Marcel,
00:25:58ont provoqué la colère
00:25:58des syndicats de police.
00:25:59L'avocate et élue
00:26:00de Saint-Denis,
00:26:01militante de révolution permanente,
00:26:03a dénoncé
00:26:04les meurtres policiers,
00:26:05je mets des guillemets,
00:26:06et mis en cause
00:26:06la politique sécuritaire
00:26:07menée ces dernières années.
00:26:08Le syndicat de police Alliance
00:26:10demande à Laurent Nunez
00:26:11de déposer plainte.
00:26:12On fait le point
00:26:12avec François Tiskevich
00:26:13et je vous passe
00:26:14la parole là-dessus ensuite.
00:26:16Ce qu'on a appelé
00:26:16la loi Cazeneuve,
00:26:17la loi de permis de tuer
00:26:18qui a multiplié par 5
00:26:20le nombre de meurtres policiers.
00:26:22Meurtres policiers,
00:26:23ce sont ces mots
00:26:24qui ont provoqué
00:26:25la colère d'Alliance Police Nationale.
00:26:27La phrase est prononcée
00:26:29à la fête de l'Humanité
00:26:30par Elsa Marcel,
00:26:32avocate conseillère municipale
00:26:33à Saint-Denis
00:26:34et militante du collectif
00:26:35Révolution Permanente,
00:26:37proche de la France Insoumise.
00:26:39On laisse entendre dire
00:26:40que mes collègues
00:26:42ils se lèvent le matin
00:26:42avec la volonté
00:26:43d'aller tuer quelqu'un.
00:26:44C'est un discours
00:26:45qu'on combat.
00:26:46L'avocate assume
00:26:48une critique radicale
00:26:49de l'institution policière.
00:26:51Elle dénonce la loi Cazeneuve
00:26:52qui prévoit un élargissement
00:26:53de l'usage des armes
00:26:54des forces de l'ordre.
00:26:55Elle veut dissoudre
00:26:56des unités comme la Bravem
00:26:58et prône le désarmement
00:26:59de la police municipale.
00:27:02Moi, ce que je lui propose
00:27:03à cette dame,
00:27:03c'est de venir tourner
00:27:05avec mes collègues en fait,
00:27:06qu'elle passe une vacation
00:27:07sur la voie publique
00:27:09dans les quartiers difficiles
00:27:10à en prendre plein la courge,
00:27:11à se faire insulter,
00:27:12à se faire cracher dessus.
00:27:13Peut-être qu'elle
00:27:15modifiera un petit peu
00:27:16sa position
00:27:18sur la police nationale.
00:27:19Après les propos tenus
00:27:21par Elsa Marcel,
00:27:22le syndicat Alliance
00:27:23Police Nationale
00:27:24demande au ministre
00:27:25de l'Intérieur
00:27:26de déposer plainte.
00:27:27qui a augmenté par 5
00:27:28le nombre de tirs mortels
00:27:29de la police.
00:27:30Voilà, Mathieu Vallée,
00:27:30une réaction rapide,
00:27:31permis de tuer
00:27:32meurtres de policiers.
00:27:33Comment on entend ces mots-là ?
00:27:35Moi, je pense qu'il faut
00:27:36dissoudre Révolution Permanente
00:27:37parce qu'ils ont quand même
00:27:38quelques œuvres,
00:27:39si j'ose dire,
00:27:40à leur pédigré,
00:27:41notamment celui d'avoir soutenu
00:27:42la Jeune Garde
00:27:43et Urgence Palestine
00:27:44qui sont quand même
00:27:44des collectifs dont un
00:27:45a été dissous,
00:27:45la Jeune Garde,
00:27:46pour étant un groupuscule
00:27:48d'ultra-gauche violent,
00:27:49de ce que le Conseil d'État
00:27:50a validé.
00:27:50Et ensuite,
00:27:51ce sont des activistes
00:27:52déchaînés d'extrême-gauche
00:27:53et d'ultra-gauche.
00:27:54Ils disent des crimes policiers.
00:27:56Elisa Marcel,
00:27:56avec qui j'ai déjà débattu
00:27:57sur d'autres antennes,
00:27:59elle est une anti-flic notoire
00:28:00et son projet,
00:28:01c'est de désinguer
00:28:02et détruire la police
00:28:03alors qu'ils veulent supprimer
00:28:04les brigades de répression
00:28:05d'action violente à moto
00:28:06qui font un travail exceptionnel,
00:28:08que ce soit la lutte
00:28:08contre la délinquance
00:28:09ou la lutte contre l'ultra-gauche
00:28:10lors des manifestations,
00:28:11notamment ce qu'ils appellent
00:28:12les antifas
00:28:12qui se griment noir
00:28:13pour fracasser du flic
00:28:14et fracasser du commerçant
00:28:16quand ils saccagent
00:28:16leur magasin.
00:28:17Oui,
00:28:17c'est un collectif factieux,
00:28:20leur évolution permanente
00:28:20qui est dangereux
00:28:21et sur lequel,
00:28:22moi,
00:28:22j'estime qu'il faut
00:28:23désormais le dissoudre.
00:28:25En plus,
00:28:25ils prônent des actions
00:28:25de blocage,
00:28:27des actions
00:28:28qu'ils appellent
00:28:28des obéissances civiles
00:28:29mais qui sont en réalité
00:28:31des actions
00:28:32qui ne respectent pas la loi.
00:28:33Donc oui,
00:28:34il faut arrêter
00:28:35de permettre à des gens
00:28:36d'insulter
00:28:36et de souiller
00:28:37l'uniforme de la République
00:28:38en disant que les policiers
00:28:39font des crimes.
00:28:39Ce n'est absolument pas vrai.
00:28:41Et cette loi dont ils parlent,
00:28:42ce n'est pas un permis de tuer,
00:28:43c'est un permis de protéger.
00:28:44Mais ils préfèrent peut-être,
00:28:46rappelez-vous,
00:28:46ces propos ignobles
00:28:47de l'extrême-gauche
00:28:47ou l'ultra-gauche.
00:28:48C'était un flic en moins,
00:28:50c'est un vote RN en moins.
00:28:52C'est un flic,
00:28:53une balle justice sociale.
00:28:54Voilà.
00:28:54Donc,
00:28:54ou c'est suicidez-vous
00:28:55dans des manifestations
00:28:56que moi j'ai entendues
00:28:57quand j'étais commissaire de police,
00:28:58quand on est une des professions
00:28:59comme les agriculteurs
00:29:00les plus exposées.
00:29:00Donc au bout d'un moment,
00:29:01il faut s'il fait
00:29:01la fin de la récré
00:29:02et il faut arrêter
00:29:03d'autoriser
00:29:03tout et n'importe quoi
00:29:04et dire tout et n'importe quoi
00:29:05sur ceux qui nous protègent.
00:29:07Je vais répéter
00:29:07ce que je dis souvent
00:29:08au plateau,
00:29:09Laurence Ferrari,
00:29:09c'est que toucher un policier
00:29:11c'est toucher à la République
00:29:13et c'est abîmer la France.
00:29:15C'est notre première
00:29:16des libertés,
00:29:17la sécurité.
00:29:18Et je le disais
00:29:19avant la pause,
00:29:20on a encore un exemple.
00:29:21Voilà,
00:29:22le mal qu'ils font bien
00:29:23et le bien qu'ils font mal.
00:29:24Moi j'aimerais que
00:29:25toute la classe politique
00:29:26dans son ensemble,
00:29:27quelles que soient
00:29:28ses obédiences,
00:29:29condamner effectivement
00:29:31ces actes
00:29:32qui sont innommables.
00:29:33Alors évidemment,
00:29:34je pense que le ministre
00:29:34de l'Intérieur
00:29:35va porter plainte.
00:29:36Vous croyez ?
00:29:37J'espère.
00:29:38Il faut,
00:29:39il faut et évidemment
00:29:40je l'incite
00:29:41mais il n'a pas
00:29:41à m'attendre pour cela
00:29:42Monsieur Nunez.
00:29:43Mais j'aimerais bien
00:29:44que les partis politiques,
00:29:45les têtes de gondole
00:29:46de partis politiques
00:29:47puissent effectivement
00:29:49être solidaires
00:29:49parce que
00:29:51on a...
00:29:51Vous rêvez,
00:29:52vous êtes dans le monde
00:29:52des bisounours là.
00:29:54Je suis content de l'être
00:29:55sauf que moi je suis plutôt
00:29:56ancré sur le terrain
00:29:57et je pense que
00:29:57le meilleur des partis
00:29:58c'est le parti du bon sens
00:29:59et en parlant de bon sens
00:30:01quand cette dame
00:30:02je préfère d'ailleurs
00:30:03la chanson Elsa
00:30:04d'Ibby Barbe-Olivien
00:30:05qu'autre chose
00:30:06nous dit qu'il faut
00:30:07désarmer la police municipale
00:30:08c'est une méconnaissance
00:30:10totale
00:30:11de la réalité du terrain.
00:30:12Entre 2008 et 2014
00:30:13il n'y avait pas
00:30:14de police municipale
00:30:15armée à Poissy.
00:30:16Je suis très fier
00:30:17d'avoir armé
00:30:18la police municipale
00:30:19qui a permis
00:30:21d'abord de protéger
00:30:22les policiers
00:30:22mais également
00:30:23et évidemment
00:30:24sans tuer
00:30:24parce que ça c'est vraiment
00:30:25une gavigie totale
00:30:26mais également
00:30:28contribuer à baisser
00:30:29la délinquance.
00:30:30C'est du grand
00:30:31n'importe quoi
00:30:32et j'espère que
00:30:32personne ne va tomber
00:30:33dans le panneau.
00:30:36Mathilde Panneau
00:30:37sur ces propos
00:30:38anti-policiers
00:30:39insupportables.
00:30:40Oui
00:30:40puis ça se passe
00:30:41dans un temps
00:30:42qui pour pas mal
00:30:44de familles françaises
00:30:46vous savez que ce sont
00:30:47en ce moment
00:30:47les fêtes juives
00:30:49On a Shabbat
00:30:51on a Rosh Hashanah
00:30:52la semaine prochaine
00:30:53Yom Kippour
00:30:54Laurent Luniès
00:30:55avait à alerter
00:30:57on a des services
00:30:58de police
00:30:59qui sont significatifs
00:31:00à l'entrée du synagogue
00:31:01mais aussi à l'entrée
00:31:01des écoles
00:31:02donc merci à l'ensemble
00:31:04des policiers
00:31:05pour cette protection
00:31:06ce qu'ils sont en train
00:31:07de faire
00:31:08LFI
00:31:08et toutes ces groupuscules
00:31:10d'extrême gauche
00:31:11c'est simplement
00:31:12effectivement
00:31:13désarmer la police
00:31:16fragiliser
00:31:16l'ensemble du pays
00:31:17fragiliser l'ensemble
00:31:18des citoyens
00:31:19pour mettre notre pays
00:31:20à terre
00:31:21et que l'on soit
00:31:24vulnérable
00:31:25qu'on ne puisse pas
00:31:26s'en sortir
00:31:26c'est-à-dire que
00:31:26d'un côté
00:31:27ils nous mettent
00:31:28des cibles dans le dos
00:31:28et de l'autre côté
00:31:30ils désarment la police
00:31:31Oui
00:31:31c'est une petite musique
00:31:32qui s'installe
00:31:33malheureusement
00:31:33c'est récurrent maintenant
00:31:35c'est à chaque fois
00:31:36qu'il y a une prise de parole
00:31:37de ce côté-là
00:31:38c'est anti-flics
00:31:39anti-flics
00:31:40Et moi je me pose la question
00:31:42pourquoi est-ce qu'il n'y a pas
00:31:42plus de poursuites pénales
00:31:43parce qu'en réalité
00:31:45ce discours
00:31:46a de prospérer
00:31:47de s'amplifier
00:31:48Il y a des plaintes
00:31:49Tant qu'il n'y a pas de stop
00:31:49j'ai l'impression
00:31:50qu'il n'y a pas de stop
00:31:51Il y a des plaintes
00:31:51mais elles n'aboutissent pas
00:31:53Et donc
00:31:54je pense qu'il faudra
00:31:55regarder ça
00:31:55et je rejoins ce que
00:31:57disait Karl-Oliv
00:31:57peut-être qu'il faudrait
00:31:58qu'il y ait davantage
00:31:59de responsables politiques
00:32:00même qui peuvent
00:32:01porter plainte
00:32:01qui peuvent défendre la police
00:32:03dans ce genre de circonstances
00:32:04et je suis persuadé
00:32:06qu'il y a 80% des Français
00:32:07au moins
00:32:08qui soutiendront la police
00:32:09en toutes circonstances
00:32:10en tout cas
00:32:11précisément là-dedans
00:32:12Et le deuxième sujet
00:32:13qui est moi
00:32:16est-ce qu'on ne donne pas
00:32:17trop de place
00:32:19à ces personnalités-là
00:32:21qui relaient systématiquement
00:32:23On a l'impression
00:32:24que c'est le disque rayé
00:32:25En même temps
00:32:25on les laisse parler
00:32:26Non mais je vous dis
00:32:28c'est un question
00:32:29Non mais je pense
00:32:29qu'il faut en parler
00:32:29et dénoncer
00:32:30Et eux ils sont dans
00:32:31le disque rayé
00:32:31Ils savent très bien
00:32:32ce que ça va provoquer
00:32:33De partager ses paroles
00:32:34Mais le disque il est rayé
00:32:35Pardon
00:32:36Non mais c'est important
00:32:37Le disque il est rayé
00:32:38partout
00:32:38Et on voit bien que
00:32:39malgré les rayures du disque
00:32:41c'est un manche-disque
00:32:42Et on a
00:32:43Non mais ces mensonges
00:32:44entraînent des vérités
00:32:45Et pourquoi
00:32:46la France insoumise
00:32:47monte monte monte
00:32:48Parce que malheureusement
00:32:49nous avons des citoyens
00:32:50un qui y croient
00:32:51Moi si vous me dites
00:32:52que je vais partir à 60 ans
00:32:53que le SMIC va être à 2000
00:32:54et que je vais bosser
00:32:5520 heures par semaine
00:32:56Formidable
00:32:56Qui paye ?
00:32:57Comment on règle ça ?
00:32:58Et puis derrière
00:32:59on a aussi un manque
00:33:00de verbalisation
00:33:01il me semble
00:33:02et de vulgarisation
00:33:03du message
00:33:03de la part des partis politiques
00:33:05et notamment des partis politiques
00:33:07de gouvernement
00:33:08Il faut dire les choses
00:33:09que ce soit la gauche
00:33:10ou la droite
00:33:11on n'a jamais su
00:33:12sur les dossiers prégnants
00:33:14bien expliquer aux Français
00:33:15ce qu'il en était
00:33:16Pendant ce temps-là
00:33:17le Rassemblement national
00:33:18et y compris
00:33:19la France insoumise
00:33:20se frisez moussa
00:33:21Alors les Français
00:33:22ne sont pas dupes
00:33:22selon un sondage
00:33:23CSA pour CNUS d'Europe
00:33:2483% d'entre eux
00:33:25sont favorables
00:33:26à l'instauration
00:33:26de peines planchers
00:33:27de prison
00:33:27pour ceux qui agressent
00:33:28des policiers
00:33:29des combats
00:33:29mais des pompiers
00:33:30Les Français
00:33:31voient très très clair
00:33:3383%
00:33:34Vous savez moi
00:33:36vous m'avez invité
00:33:37comme d'autres médias
00:33:38quand j'étais porte-parole
00:33:38du syndicat indépendant
00:33:39des commissaires de police
00:33:40on parlait déjà
00:33:40des peines planchers
00:33:41c'est-à-dire pour les récidivistes
00:33:42ce que François Hollande
00:33:43a supprimé en 2012
00:33:44alors on disait que ça ne marchait pas
00:33:45bah oui
00:33:45quand on veut tuer son chien
00:33:46on dit qu'il a la rage
00:33:47donc ça a été appliqué
00:33:48sous Sarkozy
00:33:49que je reconnais
00:33:50moins de 5 ans
00:33:51avec des magistrats
00:33:52qui étaient réticents
00:33:52mais en les obligeant
00:33:53à motiver spécialement
00:33:55la non-application
00:33:56de ce principe
00:33:56d'envoyer quelqu'un en prison
00:33:57quand c'est un récidiviste
00:33:58ça a limité quand même la casse
00:33:59et les peines minimales
00:34:00c'est qu'on n'attend pas
00:34:01qu'on ait des clients
00:34:02habitués à qui on pourrait
00:34:03donner des cartes de fidélité
00:34:04comme au Prattent, La Redoute
00:34:05ou les autres marques
00:34:06que vous connaissez
00:34:07pour qu'ils fassent encore
00:34:08plus de victimes
00:34:08cette peine minimale
00:34:09c'est que dès qu'on touche
00:34:10une fois un policier
00:34:11ou un gendarme
00:34:11ils aillent en prison
00:34:12mais Madame Ferrari
00:34:13je ne veux pas être prétentieux
00:34:14mais moi quand je parle
00:34:16sur mes réseaux sociaux
00:34:17de tous ces policiers blessés
00:34:18vous avez vu à Chambéry
00:34:19vous avez vu à Laval
00:34:19sur un contrôle de police
00:34:21ou sur des faits
00:34:22qui sont privés
00:34:22qu'on impute à des policiers
00:34:23à faire refus d'obtempérer
00:34:24et dont on se rend compte
00:34:25qu'ils disent que les policiers
00:34:26ont tué une personne
00:34:27alors que c'est absolument pas vrai
00:34:28que ça entraîne des émeutes
00:34:28où ils saccagent tout
00:34:29100 milliards pendant
00:34:31pendant plus de 20 ans
00:34:32sur la politique de la ville
00:34:32pendant que les campagnes
00:34:33sont en train de crever
00:34:34et qu'elles ne brûlent
00:34:35et ne cassent pas
00:34:35donc la réalité
00:34:36c'est que moi je dénonce
00:34:38sur les réseaux sociaux
00:34:39tous ces agissements
00:34:40ces exactions
00:34:40et pardon de le dire
00:34:41je ne suis pas anti-juge
00:34:43je ne suis pas contre les juges
00:34:44je suis contre l'injustice
00:34:45et ça n'a pas changé
00:34:46je suis désolé de vous le dire
00:34:46car le livre
00:34:47vous êtes aussi un élu de terrain
00:34:48et j'avais fait appel
00:34:50à votre pragmatisme
00:34:50et pas à l'idéologie
00:34:51aujourd'hui
00:34:52vous parlez aux policiers
00:34:53et aux gendarmes
00:34:54ils ne sont pas contre les juges
00:34:54ils sont contre l'injustice
00:34:55mais à chaque fois
00:34:56le policier
00:34:57qui a été blessé
00:34:58après une interpellation
00:35:00à Laval
00:35:01le suspect
00:35:02a pris 8 mois
00:35:03de prison avec sursis
00:35:03il ressort
00:35:04c'est pas possible ça
00:35:05c'est se foutre
00:35:06de la gueule des flics
00:35:07vous imaginez
00:35:07vous allez au tribunal
00:35:08vous passez en dernier
00:35:09souvent parce qu'il y a
00:35:09les affaires qui passent
00:35:10avant vous
00:35:10vous n'êtes même pas priorisé
00:35:12parce que vous n'êtes pas
00:35:12victime comme un citoyen normal
00:35:14vous êtes victime
00:35:14parce que vous êtes policier
00:35:15et il n'y a rien qui a changé
00:35:16il y a 90 000 détenus
00:35:18pour 63 000 places
00:35:19il n'y a pas de peine planchée
00:35:20il n'y a pas de peine minimale
00:35:21on l'a proposé à l'Assemblée
00:35:22car le livre
00:35:22j'aurais aimé
00:35:23que votre groupe
00:35:24dépasse les querelles
00:35:25politico-politiciennes
00:35:26et vote
00:35:26nos propositions de loi
00:35:28dans notre niche parlementaire
00:35:28qui permettait de mettre en place
00:35:30ces peines planchées
00:35:30ces peines minimales
00:35:31que d'ailleurs Horizon
00:35:32Mme Moutchou
00:35:32avait aussi préconisé de voter
00:35:34que M. Macron
00:35:34M. Attal par exemple
00:35:35n'a pas voulu voter
00:35:36j'ai trouvé qu'on perd du temps
00:35:37et qu'en attendant
00:35:38on compte les policiers
00:35:39et qu'il y a un double discours
00:35:40caroline le livre
00:35:41je suis favorable au peine planchée
00:35:41je le sais caroline le livre
00:35:43mais dites-le à vos copains
00:35:44et convainquez-les de vote
00:35:45non pas parce que ça doit être du RL
00:35:47mais parce que c'est bon
00:35:47pour le porte-parole de qui que ce soit
00:35:48je ne suis le porte-parole de personne
00:35:49mais convainquez vos copains
00:35:50moi j'arrive à convaincre
00:35:51mes copains du Rassemblement National
00:35:52qu'il faut voter des lois
00:35:54qui sont utiles
00:35:55pour les Français
00:35:55Marine Le Pen
00:35:56c'est même son ADN
00:35:57c'est même son axe majeur
00:35:58de dire
00:35:58même si ça ne vient pas de chez nous
00:35:59et bien on le vote
00:36:00si ça va en faire des Français
00:36:01Vous parlez du côté un peu
00:36:02partisan de la justice
00:36:04ça ce n'est pas de la politique
00:36:05c'est un côté partisan
00:36:06vous pourrez mettre
00:36:07qui vous voudrez
00:36:08au ministère de la justice
00:36:10comme garde des Sceaux
00:36:10ce n'est pas un sujet politique
00:36:12avec l'indépendance qu'il en est
00:36:13après vous avez
00:36:15la politique pénale
00:36:16c'est comme le parti
00:36:17je suis désolé
00:36:18mais vous avez effectivement
00:36:19la lecture que vous avez
00:36:21mais si aujourd'hui
00:36:22on a une séparation
00:36:23des pouvoirs
00:36:24à ce sujet là
00:36:24c'est bien pour qu'il y ait
00:36:25une indépendance
00:36:26C'est pas contre l'indépendance
00:36:28mais on ne l'appâche pas
00:36:29de genre des comptes
00:36:29Mais j'entends bien
00:36:30on la partage ou pas
00:36:30moi je vous donne aussi
00:36:31plein d'exemples
00:36:32de terrain
00:36:33dans les quartiers
00:36:34où effectivement
00:36:35parfois les gamins
00:36:36là typiquement
00:36:36sur des jeunes mortiers
00:36:38à Poissy
00:36:39au cours d'un marché
00:36:41un samedi
00:36:42quatre mineurs
00:36:43les quatre mineurs
00:36:44qu'est-ce qu'ils font ?
00:36:45D'abord ils répondent
00:36:47à des injonctions
00:36:47pour balancer
00:36:49des jeunes mortiers
00:36:50et puis derrière
00:36:50ils rentrent dans les quartiers
00:36:51levé de la victoire
00:36:52on a l'impression
00:36:53qu'ils ont eu le bac
00:36:53et je ne partage pas ça
00:36:55il nous faut de la fermeté
00:36:57par rapport à cela
00:36:58C'est pour ça qu'on a voté
00:36:59votre projet de loi
00:37:00de Gabriel Attal
00:37:00sur le fait
00:37:01que l'excuse de minorité
00:37:02de 16-18 ans
00:37:03ne soit plus la règle
00:37:03mais l'exception
00:37:04mais que le conseil
00:37:05constitutionnel a censuré
00:37:06donc moi je ne suis pas
00:37:07contre le conseil constitutionnel
00:37:07je suis contre des décisions
00:37:08dingues qui prennent
00:37:09qui mettent en danger
00:37:09les français
00:37:10aujourd'hui
00:37:11quand vous êtes mineurs
00:37:12c'est jackpot
00:37:13puisque vous en courez
00:37:13la moitié de la peine
00:37:14Mais monsieur Valais
00:37:15on a quand même des choses
00:37:16qui avancent
00:37:17je prends le cas par exemple
00:37:18de ces menaces
00:37:19de ce monsieur
00:37:20à l'endroit d'un enseignant
00:37:22où 24 heures après
00:37:24il était en détention
00:37:25Mais c'est une des choses
00:37:26dans un pays
00:37:27qui a connu Samuel Paty
00:37:28et Dominique Bernard
00:37:30égorgé, tué
00:37:30par des islamistes
00:37:31on croit qu'un professeur
00:37:32menacé
00:37:33l'auteur va en prison
00:37:34et pas suffisamment
00:37:35il a pris quoi ?
00:37:356 mois ?
00:37:35Mais monsieur Valais
00:37:36Il a pris 6 mois fermes ?
00:37:38Je pense qu'il aurait dû
00:37:39prendre au moins 5 ans
00:37:40Jusqu'à présent
00:37:41mais je suis d'accord
00:37:41avec vous
00:37:42mais jusqu'à présent
00:37:44on n'avait pas
00:37:45cette célérité
00:37:45de la part de la justice
00:37:46Donc il a fallu
00:37:47un professeur égorgé
00:37:48un professeur assassin
00:37:50Je trouve ça triste
00:37:51pour mon pays
00:37:52Je suis aussi triste
00:37:53pour le pays
00:37:54dans bien des domaines
00:37:55Mais vous pensez
00:37:56que c'est qu'on vote
00:37:58pas la même chose
00:37:58Non, mais ils votent
00:38:00sont assez différents
00:38:00au Parlement
00:38:01Je combat les valeurs
00:38:01du rassemblement national
00:38:02mais je respecte
00:38:03le rassemblement national
00:38:04et c'est pour ça
00:38:05qu'il y a un certain
00:38:06nombre de choses
00:38:06où on devrait tous être
00:38:07sur la même posture
00:38:08Monsieur Valais
00:38:09il ne va pas voter
00:38:10renaissance demain
00:38:12Et moi il y a des
00:38:13excuses de renaissance
00:38:13que je ne partage pas
00:38:14et je le dis au effort
00:38:15Par rapport au pein plancher
00:38:18et je pense que les Français
00:38:19ne veulent pas seulement
00:38:20de la fermeté
00:38:21mais veulent de la prévisibilité
00:38:23Ils veulent savoir
00:38:24exactement dans notre droit
00:38:25ce qui va se passer
00:38:27lorsqu'il y a de telles infractions
00:38:28qui sont commises
00:38:29On a besoin de savoir
00:38:30On ne peut pas aller
00:38:31devant le tribunal
00:38:31et c'est au petit bonheur
00:38:33la chance
00:38:33selon le juge
00:38:36Avançons l'actualité
00:38:37c'est aussi cette grève
00:38:38à Radio France
00:38:38puisque vous le savez
00:38:39les syndicats demandent
00:38:40le retrait du chroniqueur
00:38:41Charles Sapin
00:38:42qui est directeur adjoint
00:38:43de Valeurs Actuelles
00:38:44Il y a même eu une pétition
00:38:45de 300 personnalités publiques
00:38:46c'est ça Louis ?
00:38:48Acteur, actrice
00:38:49C'est la fois beaucoup
00:38:49et infiniment
00:38:51Ils trouvent ça insupportable
00:38:52évidemment
00:38:52C'est rien du tout en réalité
00:38:53Sur des heures et des heures
00:38:55d'antenne
00:38:56il y a 2 minutes 30
00:38:57d'une voix qui diffère
00:38:58À 6 heures le dimanche matin
00:39:00Voilà, 2
00:39:00On va écouter M. Mélenchon
00:39:02parce qu'évidemment
00:39:03il ne s'est pas privé
00:39:03de faire un carton
00:39:05sur les journalistes
00:39:07Écoutez
00:39:08Notre soutien aux résistances
00:39:10qui s'expriment
00:39:11dans l'audiovisuel public
00:39:12et privé
00:39:13contre l'incrustation
00:39:15de l'extrême droite
00:39:16Voyant
00:39:17le directeur adjoint
00:39:19de Valeurs Actuelles
00:39:20sur une chaîne
00:39:21du service public
00:39:23Une habituée
00:39:24de CNews
00:39:25chroniqueuse sur France 2
00:39:26Vous voulez permettre
00:39:27la diversité
00:39:28Alors expliquez-nous
00:39:30pourquoi il n'y a pas
00:39:31un seul éditorialiste
00:39:33sur l'une quelconque
00:39:34de vos chaînes
00:39:35qui viennent de la rédaction
00:39:37du journal l'Humanité
00:39:38Alors nous réclamons
00:39:40qu'il y en ait
00:39:41Voilà l'incrustation
00:39:42de l'extrême droite
00:39:43dans les médias
00:39:43Louis
00:39:44Ce qui est dingue
00:39:45dans ce que vient de dire
00:39:46Jean-Luc Mélenchon
00:39:47c'est de constater
00:39:48l'incroyable régression
00:39:50qu'il y a depuis
00:39:51un certain nombre d'années
00:39:51Je rappelle qu'il y a 10 ans
00:39:53Guillaume Roquet
00:39:54était éditorialiste
00:39:55sur France Inter
00:39:56Il était patron
00:39:56de Valeurs Actuelles
00:39:57ça ne posait absolument
00:39:58aucun problème
00:39:59justement au nom
00:40:00du pluralisme
00:40:01au nom de la liberté de ton
00:40:02au nom de cet esprit français
00:40:03et aussi de la contradiction
00:40:04et là soudainement
00:40:06parce que le temps a changé
00:40:07il y a beaucoup plus
00:40:08de radicalité
00:40:09de fermeture d'esprit
00:40:10d'idéologie
00:40:11et bien France Inter
00:40:13en fait ne tolère
00:40:13rien d'autre que eux-mêmes
00:40:14c'est-à-dire
00:40:16une ligne éditoriale
00:40:17la France Insoumise
00:40:17Il n'y a pas France Inter
00:40:19c'est tout le microcosme
00:40:21acteur, actrice
00:40:23bien-pensant
00:40:24mais vraiment le micro-microcosme
00:40:25parce que 300 personnes
00:40:26c'est rien
00:40:27c'est rien
00:40:29mais en même temps
00:40:29c'est normal
00:40:30mais comparé
00:40:31à ce que souhaitent
00:40:32les français
00:40:32à ce que souhaitent
00:40:33le pluralisme
00:40:34en fait
00:40:35ils veulent juste le pluralisme
00:40:36ils payent pour ça
00:40:37et je pense que ça va
00:40:38laisser des traces
00:40:39indélébiles cette histoire
00:40:40parce que je ne vois pas
00:40:41comment la direction
00:40:41de Radio France
00:40:42peut faire marche arrière
00:40:44parce que sinon
00:40:44ils perdent tout crédit
00:40:45je vois une forme
00:40:46d'impasse
00:40:48j'ose espérer
00:40:48qu'ils tiendront
00:40:50face aux grévistes
00:40:51mais après
00:40:52le problème de cette société
00:40:54c'est qu'en réalité
00:40:55ce ne sont pas les patrons
00:40:56qui dirigent la boîte
00:40:57ce sont les syndicats
00:40:58Mathieu Vallée
00:40:59ce qui est quand même cynique
00:41:00c'est que normalement
00:41:01on fait grève
00:41:02pour protéger des emplois
00:41:03et pour défendre son entreprise
00:41:04on ne fait pas grève
00:41:04pour licencier des gens
00:41:05ou licencier quelqu'un
00:41:07dont on estime
00:41:07qu'il n'a pas sa place
00:41:08dans l'entreprise
00:41:09il y a quand même
00:41:10un cynisme incroyable
00:41:11et puis la France Insoumise
00:41:13entre la chasse aux policiers
00:41:15la chasse aux riches
00:41:17la chasse aux juifs
00:41:18maintenant la chasse aux journalistes
00:41:19c'est quand même inquiétant
00:41:21pour notre démocratie
00:41:21ou alors la chasse aux juifs
00:41:23puisqu'ils expliquaient
00:41:24que les décisions
00:41:25vous le disiez tout à l'heure
00:41:26du tribunal administratif
00:41:26pour Vénicieux et Voix-en-Velin
00:41:27c'était encore la faute des préfets
00:41:29la chasse aux préfets
00:41:29donc en fait
00:41:31qu'on soit d'accord ou pas
00:41:33avec tel ou tel parti politique
00:41:34ils ont quand même
00:41:35des positions dangereuses
00:41:36et qui doivent inquiéter
00:41:37les françaises et les français
00:41:38et ce parti
00:41:39qui crée à tout bout de champ
00:41:40fascisme, nazisme
00:41:41et racisme
00:41:42bah écoutez
00:41:44entre le racisme social
00:41:45le racisme anti-flic
00:41:46et tous les racistes
00:41:47qu'on va évoquer
00:41:47c'est abyssalant
00:41:48les gens moulent en carton
00:41:48qui appellent à la résistance
00:41:50les cibles qu'ils mettent
00:41:51dans le dos
00:41:51certains elles sont réelles
00:41:52la résistance
00:41:53Carl Olive rapidement
00:41:54non mais on parle
00:41:56Louis de Ragnet le rappelait
00:41:57le pluralisme
00:41:59et la liberté d'expression
00:42:00ne peuvent pas être
00:42:00à géométrie variable
00:42:01moi je me souviens
00:42:02avoir participé
00:42:03à une émission
00:42:03du service public
00:42:04je peux vous dire
00:42:05que les consultants
00:42:07et journalistes
00:42:07qui étaient en face de moi
00:42:08c'était pas des gens
00:42:10de valeur actuelle
00:42:10c'était bien
00:42:11à gauche de la gauche
00:42:12et je l'ai accepté
00:42:13je savais où je mettais mes pieds
00:42:14et c'est normal
00:42:16il n'y a pas de sujet
00:42:17par rapport à cela
00:42:17en revanche
00:42:18quand même très très étonné
00:42:20en équipe de France
00:42:21Zinedine Zidane demain
00:42:22ou après demain
00:42:22va annoncer sa première sélection
00:42:24et donc ce sont les joueurs
00:42:26qui vont accepter
00:42:27ou pas
00:42:28la venue de tel ou tel joueur
00:42:29parce qu'il est grand
00:42:30moyen
00:42:30petit
00:42:31il va jouer en lycée
00:42:32il va jouer en moule
00:42:33si maintenant
00:42:34il faut l'aval
00:42:35des rédacteurs
00:42:37de la CGT
00:42:37et c'est un ancien journaliste
00:42:39qui vous parle
00:42:39là on marche sur la tête
00:42:41Rachel
00:42:42j'ai hâte de vous entendre
00:42:43Rachel
00:42:43non mais la vraie question
00:42:45c'est qui est propriétaire
00:42:47de France Inter
00:42:48qui est propriétaire
00:42:49de France Inter
00:42:50la réponse
00:42:51on l'a dans les faits
00:42:52sur le papier
00:42:53c'est toute la question
00:42:54du service public
00:42:55sur la mission
00:42:56d'intérêt général
00:42:57sur la mission
00:42:58évidemment
00:42:59de pluralisme
00:43:00mais en réalité
00:43:00c'est une folie
00:43:02et c'est un danger
00:43:03mais sur la folie
00:43:04vous vous rendez compte
00:43:05deux jours de grève
00:43:06pour deux minutes trente
00:43:07d'édito
00:43:08puis on verra
00:43:09si le mouvement s'installe
00:43:11dans la durée
00:43:12vous pensez vraiment
00:43:13qu'il peut y avoir
00:43:13une grève qui se prolonge
00:43:15vous savez tout est irrationnel
00:43:16et ça arrive en pleine
00:43:17campagne présidentielle
00:43:18avec Jean-Luc Mélenchon
00:43:19qui jette de l'huile
00:43:20enfin des géricanes d'essence
00:43:22sur le feu
00:43:22pour essayer d'amplifier
00:43:24le mouvement
00:43:24on voit bien
00:43:25qu'il essaie
00:43:25de se servir
00:43:26de cet événement là
00:43:27pour faire campagne
00:43:29donc c'est typiquement
00:43:30ce genre de mouvement
00:43:31est assez imprévisible
00:43:32après c'est le symptôme
00:43:33que notre démocratie
00:43:35et que notre service public
00:43:36de l'audiovisuel
00:43:37est malade
00:43:38faire des listes
00:43:39comme vous le dites
00:43:42là c'est une véritable
00:43:44chasse à l'homme
00:43:45on trouve encore
00:43:46une personne
00:43:47on trouve encore
00:43:47un nom
00:43:48je pense à Eugénie Bastier
00:43:49je pense à
00:43:50Guillaume Erner
00:43:51etc
00:43:52la liste commence
00:43:53à être très longue
00:43:53ces personnes sont
00:43:54un véritable danger
00:43:55et puis on pense aussi
00:43:56au rapport de
00:43:57Chara Laloncle
00:43:58qui avait justement
00:43:59pointé caricaturalement
00:44:01ce genre de dérive
00:44:02aujourd'hui
00:44:03ils ne font rien
00:44:04pour essayer
00:44:04une démonstration
00:44:05éclatante
00:44:06ils ne font rien
00:44:07pour essayer
00:44:07d'invalider
00:44:09le compte-rendu
00:44:10de ce rapport
00:44:11et de ce qu'on avait vu
00:44:12à l'occasion
00:44:13de ces auditions
00:44:14c'est caricatural
00:44:15et puis l'intimidation
00:44:16ce qui se passe
00:44:17avec Charles Sapin
00:44:19maintenant
00:44:20pour les futurs
00:44:22potentiels
00:44:22éditorialistes
00:44:23ou chroniqueurs
00:44:24ben voilà
00:44:24c'est-à-dire que ça intimide
00:44:25aussi la direction
00:44:27qui ne va pas forcément
00:44:29inviter à
00:44:30et aller bosser
00:44:31dans ces conditions
00:44:32exactement
00:44:32c'est pas génial
00:44:33c'est sûr que ça ne les dérange pas
00:44:34qu'Améziane
00:44:36insulte Jean-Philippe Tanguy
00:44:37de tête de rat
00:44:37voilà
00:44:38donc là
00:44:38il n'y a pas de grève
00:44:40c'est une rédaction
00:44:40qui s'accommode
00:44:41puisqu'il n'y a toujours pas eu
00:44:42d'excuses publiques
00:44:43je pense que ça aurait été
00:44:43la moindre des choses
00:44:44puisque Jean-Philippe Tanguy
00:44:45lui-même l'a dit
00:44:45sur plusieurs antennes
00:44:46qu'il n'avait pas eu
00:44:47d'excuses publiques
00:44:49au bout d'un moment
00:44:49s'attaquer au physique
00:44:51des gens
00:44:51et étant dans des charges
00:44:52virulentes
00:44:53il y a une éthique
00:44:54qu'on attend surtout
00:44:55parce que c'est payé
00:44:56par l'argent des Français
00:44:57bien sûr
00:44:58dernier mot Carl
00:44:59en phase totale
00:45:02et je dirais
00:45:03la même chose
00:45:04si on constatait
00:45:06on constatait
00:45:07les mêmes faits
00:45:08dans d'autres réactions
00:45:09sur d'autres structures
00:45:10enfin je veux dire
00:45:11ce qui s'est passé
00:45:11pour M. Tanguy
00:45:12c'est franchement
00:45:13inacceptable
00:45:14et c'est vrai qu'encore une fois
00:45:15la classe politique
00:45:16tranquille
00:45:17pas vu pas pris
00:45:17la piscine
00:45:19petite pause
00:45:20merci à tous les deux
00:45:20d'avoir débattu
00:45:21dans un instant
00:45:22on sera avec Thierry Breton
00:45:23on reviendra sur les propositions
00:45:24de Marine Le Pen
00:45:25sur le logement
00:45:25et sur le pouvoir d'achat
00:45:27des Français
00:45:27parce que la dette
00:45:28et la crise économique
00:45:29sont évidemment
00:45:30à leur maximum
00:45:31en France
00:45:31à tout de suite
00:45:34on se retrouve
00:45:35pour la suite
00:45:36de Punchline
00:45:36sur CNews
00:45:37Marine Le Pen
00:45:38place le logement
00:45:39au centre
00:45:39de ses priorités politiques
00:45:40avec la préférence nationale
00:45:41instaurée pour l'attribution
00:45:42des logements sociaux
00:45:43seulement pour les étrangers
00:45:44en situation irrégulière
00:45:46on verra
00:45:46si cette mesure
00:45:47peut changer la donne
00:45:48pour l'accession
00:45:48à l'habitat social
00:45:49dans notre pays
00:45:50la France
00:45:50plonge dans la crise économique
00:45:52le taux des emprunts français
00:45:53a dépassé le seuil
00:45:54de 4,5%
00:45:55aujourd'hui
00:45:55pratiquement le plus haut niveau
00:45:57depuis 2008
00:45:57l'impact sur le pouvoir d'achat
00:46:00des ménages est immédiat
00:46:01d'autant que le prix du pétrole
00:46:02ne risque pas de diminuer
00:46:03en raison de la tension
00:46:04au Moyen-Orient
00:46:05les outils du Yémen
00:46:06paralysent le détroit
00:46:07de Babel-Manded
00:46:08comment rester dans la course
00:46:10et enrayer le déclin économique
00:46:11Thierry Breton
00:46:12est notre invité
00:46:13ce soir
00:46:14dans Punchline
00:46:14bonsoir à vous
00:46:15monsieur Breton
00:46:16d'abord on fait le rappel
00:46:17des grandes lignes de l'actualité
00:46:18avec Félicité Kindoki
00:46:19et on entame le débat avec vous
00:46:20Félicité
00:46:24Bonsoir Laurence
00:46:24bonsoir à tous
00:46:25alors qu'il est soupçonné
00:46:27d'avoir été bourreau
00:46:28de l'état islamique
00:46:29Hothman Garrido
00:46:30reconnaît une partie des faits
00:46:32c'est ce qu'il a affirmé
00:46:33devant la cour d'assises spéciales
00:46:35de Paris cet après-midi
00:46:36lors de sa prise de parole
00:46:37le jazziste français
00:46:38de 32 ans
00:46:39poursuivi pour assassinat
00:46:40et meurtre en Irak
00:46:41et en Syrie en 2015
00:46:42a assuré avoir parcouru
00:46:44du chemin pour se distancer
00:46:45de l'idéologie jazziste
00:46:46il encourt la perpétuité
00:46:48Emmanuel Macron reste déterminé
00:46:50dans sa quête
00:46:51à l'interdiction des réseaux sociaux
00:46:52au moins de 15 ans
00:46:53le président
00:46:54qui souhaite faire adopter
00:46:55cette loi
00:46:55avant son départ au printemps
00:46:57dit avoir partagé
00:46:58avec la présidente
00:46:59de la commission européenne
00:47:00sa volonté d'harmoniser
00:47:02cette interdiction
00:47:02au niveau de l'Union
00:47:03et d'encadrer
00:47:04les fonctionnalités
00:47:05des plateformes
00:47:05une nouvelle version du texte
00:47:07a été transmise à Bruxelles
00:47:08incluant notamment
00:47:09une liste de fonctionnalités
00:47:10nocives et ou addictives
00:47:12pour les plus jeunes
00:47:13ne manquez pas
00:47:14la grande interview
00:47:15demain matin
00:47:16la candidate
00:47:16à la primaire socialiste
00:47:17pour l'élection présidentielle
00:47:19Ségolène Royal
00:47:19sera votre invitée
00:47:21Laurence Ferrari
00:47:21un rendez-vous
00:47:22à ne pas manquer
00:47:23demain 8h10
00:47:24en direct
00:47:24sur notre antenne
00:47:25l'avancement
00:47:26des JO 2030
00:47:2730 se poursuit
00:47:28après une longue crise
00:47:29de gouvernance
00:47:30qui aboutit
00:47:30à la démission
00:47:31du président
00:47:32du comité d'organisation
00:47:33Edgar Gropiron
00:47:34c'est Vincent Roberti
00:47:36numéro 2 du comité
00:47:37qui a été désigné
00:47:38ce matin
00:47:39pour assurer l'intérim
00:47:40le temps de trouver
00:47:41un successeur
00:47:42à l'ancien champion
00:47:43de ski de bosse
00:47:44enfin la Finlande
00:47:45a décidé de rejoindre
00:47:46la dissuasion nucléaire
00:47:48avancée proposée
00:47:49par la France
00:47:49elle devient ainsi
00:47:50le 10e partenaire européen
00:47:52à se joindre
00:47:53à l'initiative
00:47:53lancée en début d'année
00:47:55par Emmanuel Macron
00:47:55les deux pays
00:47:56annoncent qu'un groupe
00:47:57de pilotage nucléaire
00:47:58sera établi
00:47:59dans les prochains mois
00:48:00pour commencer
00:48:01la mise en oeuvre
00:48:01de cette coopération
00:48:02merci beaucoup
00:48:03félicité
00:48:04Kindoki
00:48:05Thierry Breton
00:48:05et notre invité
00:48:06Louis de Vragnell
00:48:06est là également
00:48:07on va parler
00:48:08de la situation économique
00:48:09de la France
00:48:09avec vous Thierry Breton
00:48:10du pouvoir d'achat
00:48:11des français
00:48:11parce que c'est
00:48:12leur première préoccupation
00:48:13Marine Le Pen
00:48:14hier a proposé
00:48:15de donner la priorité
00:48:16au logement
00:48:17elle pense que c'est
00:48:18vrai un poste
00:48:20de dépense
00:48:20extrêmement important
00:48:21pour les ménages
00:48:21écoutez ce qu'elle veut
00:48:23notamment pour les jeunes
00:48:24dans l'attribution
00:48:25des logements
00:48:27Comment se fait-il
00:48:28qu'aujourd'hui
00:48:28aucun jeune
00:48:29qui entre sur le marché
00:48:31du travail
00:48:32ne puisse avoir
00:48:33le même projet
00:48:34que ses grands-parents
00:48:35ou arrière-grands-parents
00:48:37accéder à la propriété
00:48:39Vous constatez
00:48:41cette injustifiable régression
00:48:44La direction
00:48:45que nous vous proposons
00:48:46est d'aller en sens inverse
00:48:47de cette suivie
00:48:48par Emmanuel Macron
00:48:49et qui a conduit
00:48:51au désastre
00:48:52Notre ambition
00:48:53est d'aller vers
00:48:53une société de propriétaires
00:48:56Faciliter l'accession
00:48:57à la propriété
00:48:57pour les jeunes français
00:48:59Encourager l'investissement
00:49:00immobilier
00:49:02Faciliter la transmission
00:49:03Est-ce que le diagnostic
00:49:05est bon Thierry Breton ?
00:49:06Oui mais c'est surprenant
00:49:08Pourquoi ?
00:49:08C'est un sujet très important
00:49:10Je rappelle quand même
00:49:11pour nous et les spectateurs
00:49:12que 60% des français
00:49:14sont propriétaires
00:49:16On l'oublie un peu
00:49:17parfois
00:49:18ça ne veut pas dire
00:49:18qu'il ne faut pas
00:49:19se préoccuper des 40%
00:49:20Il faut s'en préoccuper
00:49:21évidemment
00:49:21Mais on est quand même
00:49:22un pays majoritairement
00:49:23de propriétaires
00:49:24Ça dépend à quel âge
00:49:25C'est tout le sujet
00:49:27C'est tout le sujet
00:49:28Il y a derrière
00:49:28les problèmes de transmission
00:49:29vous avez raison
00:49:29etc.
00:49:30C'est du reste
00:49:31quand on regarde
00:49:31les classements
00:49:32numéro 1
00:49:33dans les préoccupations
00:49:34des français
00:49:35le pouvoir d'achat
00:49:36bien entendu
00:49:37numéro 4
00:49:38la dette
00:49:39numéro 5
00:49:40la sécurité
00:49:40numéro 12
00:49:42le logement
00:49:43donc c'est assez curieux
00:49:44parce qu'elle va prendre
00:49:45elle va chercher
00:49:45elle va un peu exhumer
00:49:47un élément très important
00:49:49Jacques Chirac disait toujours
00:49:50vous savez
00:49:50il y a deux choses
00:49:51qui sont importantes
00:49:51il faut se préoccuper
00:49:53d'avoir bien à manger
00:49:56dans son assiette
00:49:56et d'être logé
00:49:57donc ça fait partie
00:49:58effectivement
00:49:59des préoccupations
00:50:00mais elles sont aujourd'hui
00:50:01assez loin
00:50:01dans les préoccupations
00:50:02des français
00:50:02ceci étant dit
00:50:03ça grève le budget
00:50:04des français
00:50:05ça plombe le budget
00:50:07Thierry Breton
00:50:08il y a pour beaucoup
00:50:09de français
00:50:10le pouvoir d'achat
00:50:10permet d'économiser
00:50:12et permet
00:50:13d'avoir un apport
00:50:14pour acheter un logement
00:50:15c'est la même case
00:50:16et c'est là où j'en viens
00:50:17parce que pour pouvoir
00:50:18acheter un logement
00:50:19personne n'a l'argent
00:50:20la plupart des gens
00:50:21la totalité des gens
00:50:23empruntent
00:50:23et en fait
00:50:24disant ça
00:50:25Marine Le Pen
00:50:26il faut qu'elle fasse
00:50:27une chose
00:50:27et elle n'est pas la seule
00:50:29il faudra que tous
00:50:30les candidats
00:50:31et le ou la future
00:50:33président de la république
00:50:34gère le premier
00:50:35poste budgétaire
00:50:36de la France
00:50:36c'est à dire la dette
00:50:37c'est à dire
00:50:38les intérêts de la dette
00:50:39c'est à dire qu'on va
00:50:40vers les 100 milliards
00:50:41pourquoi dis-je ceci ?
00:50:43parce qu'aujourd'hui
00:50:44ce soir
00:50:45et c'est aussi peut-être
00:50:45pour ça
00:50:45madame Ferrari
00:50:46que vous m'avez demandé
00:50:47je vous remercie
00:50:48d'être là ce soir
00:50:49pour en discuter ensemble
00:50:51la France vient de crever
00:50:53encore un plafond
00:50:544,5% de taux d'intérêt
00:50:57ça veut dire
00:50:58que l'année dernière
00:50:59on empruntait
00:51:00à 3,4
00:51:01cette année
00:51:02on emprunte
00:51:02à 4,5
00:51:04pour un foyer
00:51:05je vous prends un exemple
00:51:05pour bien illustrer
00:51:06ce dont de quoi on parle
00:51:07et ce dont parle
00:51:08madame Le Pen
00:51:09on va prendre un ménage
00:51:11qui va acheter
00:51:12un appartement
00:51:12de 200 000 euros
00:51:14pour la première couronne
00:51:16de la banlieue parisienne
00:51:17et donc
00:51:18ils vont emprunter
00:51:18l'argent
00:51:19ils vont l'emprunter
00:51:20sur 20 ans
00:51:21l'année dernière
00:51:22ils empruntaient
00:51:23et ils remboursaient
00:51:24sur les 200 000
00:51:2575 000 euros
00:51:26c'est à dire que ça leur coûtait
00:51:27tout au long de la vie
00:51:29275 000 euros
00:51:30aujourd'hui
00:51:31uniquement
00:51:32parce que
00:51:33on n'a pas géré
00:51:35précisément
00:51:36les intérêts
00:51:37de la dette
00:51:37c'est 300 000 euros
00:51:39c'est 25 000 euros
00:51:40de plus
00:51:40ça veut dire que
00:51:41ils remboursaient
00:51:421100 euros
00:51:43l'année dernière
00:51:44ils vont devoir rembourser
00:51:45cette année
00:51:461200 euros
00:51:46voilà
00:51:47et pour rien
00:51:48donc c'est très concret
00:51:49elle va là-dessus
00:51:49parce qu'elle sait
00:51:50que c'est très concret
00:51:50et donc il faut qu'elle gère
00:51:51un point
00:51:52un seul point
00:51:53pourquoi aujourd'hui
00:51:54on a 30%
00:51:55de permis de construire
00:51:56de moins que l'année dernière
00:51:57parce qu'elle a raison
00:51:58il y a un vrai problème
00:52:00précisément
00:52:00aujourd'hui
00:52:01dans le bâtiment
00:52:01parce que évidemment
00:52:02les gens n'ont plus d'argent
00:52:03et pourquoi ils n'ont plus d'argent
00:52:04à cause des taux d'intérêts
00:52:05puisqu'encore une fois
00:52:06il faut emprunter
00:52:07donc il faut que Mme Le Pen
00:52:09gère
00:52:09comme tous les autres
00:52:11le poste budgétaire
00:52:12le plus important
00:52:12aujourd'hui
00:52:13celui qui va déterminer
00:52:14la vie des français
00:52:15et leur pouvoir d'achat
00:52:16c'est-à-dire
00:52:17comment je gère
00:52:18les intérêts de la dette
00:52:19alors je sais qu'elle a dit
00:52:19elle a avancé beaucoup là-dessus
00:52:21elle a dit qu'elle allait faire
00:52:22125 milliards
00:52:22c'est bien
00:52:22c'est pas assez
00:52:23moi je vous le dis
00:52:24c'est pas assez
00:52:25c'est bien
00:52:26125 milliards d'économie
00:52:27ça t'équipe pas
00:52:27c'est 140 qu'il faut au minimum
00:52:28mais c'est déjà bien
00:52:29attendez
00:52:29là le gouvernement
00:52:30est en train de chercher
00:52:31péniblement 30 milliards
00:52:32mais attendez
00:52:33là on va pouvoir en reparler
00:52:34moi j'ai vous dit
00:52:35j'ai modélisé
00:52:37ce qu'il faut vraiment
00:52:37pour le prochain quinquennat
00:52:38parce qu'on ne parle plus
00:52:40de celui-ci
00:52:40c'est assez tragique
00:52:41suffisamment
00:52:42pour ne pas en parler
00:52:43si vous voulez
00:52:44on en parlera
00:52:45mais quand même
00:52:46l'année prochaine
00:52:47non c'est pas 125
00:52:47c'est 140 qu'il faut
00:52:48ensuite si jamais
00:52:49on fait ça uniquement
00:52:50en supprimant
00:52:51les 25 milliards
00:52:52qu'on va donner
00:52:53à l'Union Européenne
00:52:54je ne donne pas cher
00:52:55de la peau de l'Europe
00:52:56et de la France encore moins
00:52:57enfin donc ok
00:52:58on verra
00:52:58on verra le détail
00:52:59des 125 milliards
00:53:00je ne les ai pas encore vus
00:53:01on pourra en discuter
00:53:01c'est déjà un premier pas
00:53:04c'est surtout
00:53:04un deuxième premier pas
00:53:05qui est important
00:53:06parce que j'en ai beaucoup parlé
00:53:07aux uns et aux autres
00:53:08vous le savez
00:53:08c'est la règle d'or
00:53:10bien sûr
00:53:10et ça c'est très important
00:53:11parce que ça veut dire
00:53:12qu'elle a accepté
00:53:13comme aussi
00:53:14le bloc central
00:53:15Edouard Philippe etc
00:53:16pas de déficit
00:53:17c'est un combat
00:53:18mais c'est de 3%
00:53:19comme engagement
00:53:20à 1%
00:53:21c'est mon projet
00:53:22c'est effectivement un projet
00:53:23j'ai vu effectivement
00:53:23longuement
00:53:24je ne m'en suis pas caché
00:53:25Jordan Bardella
00:53:26j'ai vu aussi
00:53:27monsieur Tanguy
00:53:28donc je leur ai expliqué
00:53:29mais pas qu'à eux
00:53:31pourquoi je crois
00:53:31que c'est extrêmement important
00:53:32d'avoir une trajectoire
00:53:33précisément
00:53:34pour faire rebaisser
00:53:35les taux d'intérêt
00:53:35mais vous voyez
00:53:36en fait
00:53:37le logement
00:53:38c'est comme beaucoup de choses
00:53:39aujourd'hui
00:53:41c'est un impact
00:53:42ça a un impact
00:53:42évidemment
00:53:42tout ce qu'on vit en ce moment
00:53:43ça a un impact
00:53:44sur le pouvoir d'achat
00:53:45et le pouvoir d'achat
00:53:46c'est ce qui est le plus important
00:53:47pour les français
00:53:48mais c'est pas uniquement
00:53:48de l'argent magique
00:53:49qui tombe du ciel
00:53:50c'est de l'argent
00:53:51qu'on est en train de gâcher
00:53:52parce qu'on le paye à qui
00:53:53cet argent ?
00:53:53à nos créanciers
00:53:54pourquoi ?
00:53:55parce qu'il y a une prime
00:53:56de risque sur la France
00:53:57compte tenu du fait
00:53:58qu'on n'est pas capable
00:53:59de voter un budget
00:54:00on n'est pas capable
00:54:01de voter des budgets
00:54:02avec moins de 5% de déficit
00:54:05on a bien sûr
00:54:06un surendettement
00:54:06mais ce que vont mesurer
00:54:08vraiment les marchés
00:54:09c'est notre capacité
00:54:10ou pas
00:54:10à réduire ce différentiel
00:54:12entre ce que l'on mange
00:54:151550 milliards
00:54:15et ce que l'on dépense
00:54:171770 milliards
00:54:18le différentiel
00:54:19ça fait 150 milliards
00:54:20c'est le trou du budget
00:54:21et tant qu'on ne va pas
00:54:22être capable de le régler
00:54:23ou de donner une trajectoire
00:54:24et bien on sera aujourd'hui
00:54:25c'est le cas
00:54:26le pays qui hélas
00:54:28paye le plus cher
00:54:29pour ses taux d'intérêt
00:54:30avec l'impact
00:54:31sur le pouvoir d'achat
00:54:32de la ville des Français
00:54:33on vient de le voir
00:54:33sur le logement
00:54:34vous parlez du budget
00:54:35le Premier ministre
00:54:36a beaucoup de mal
00:54:36à boutiquer
00:54:37un projet de budget
00:54:38qui se tient
00:54:39là il y a une volonté
00:54:40de supprimer maintenant
00:54:41l'abattement fiscal
00:54:42de 10%
00:54:43dont bénéficient les retraités
00:54:44on va juste écouter
00:54:44quelques petites réactions
00:54:45de retraités
00:54:46parce que voilà
00:54:47on va se dire
00:54:47c'est toujours la même chose
00:54:49on va taper toujours
00:54:49dans les mêmes portefeuilles
00:54:52je m'en sors
00:54:53même seule
00:54:54mais c'est la façon brutale
00:54:56pour une petite somme
00:54:58de retraite
00:54:59de reversion
00:54:59de massacrer comme ça
00:55:01dès qu'on a quelque chose
00:55:02ils vous massacrent
00:55:03je puis sur mes réserves
00:55:05quand je n'ai pas de cours
00:55:06c'est trop juste
00:55:09je pense pas
00:55:09qu'on taxe
00:55:11des petites retraites
00:55:13et des petits revenus
00:55:14sachant que je ne suis même pas imposable
00:55:16ce qui me choque
00:55:17c'est
00:55:18il me demande
00:55:19de faire un effort à nous
00:55:20non mais
00:55:21attendez
00:55:22il plaisante
00:55:23monsieur là
00:55:23il plaisante
00:55:24c'est une menace
00:55:25sur notre
00:55:27notre vie
00:55:28au quotidien
00:55:29et bien
00:55:30quand on paye
00:55:31les assurances
00:55:33le gaz
00:55:33n'est-ce pas
00:55:34n'en parlons pas
00:55:35l'électricité
00:55:38et bien franchement
00:55:39il y a des mois
00:55:39où il ne reste
00:55:40vraiment pas grand chose
00:55:41Thierry Breton
00:55:42vous entendez les français
00:55:43c'est la solution
00:55:43d'aller taper
00:55:44sur les retraités
00:55:45votre panel
00:55:46est très bien choisi
00:55:47parce que
00:55:48la retraite moyenne
00:55:49des français
00:55:49c'est 1500 euros
00:55:50on est riche
00:55:51ben non
00:55:51on n'est pas riche
00:55:52et ça
00:55:52on va en parler aussi
00:55:55tout à l'heure
00:55:55si vous voulez bien
00:55:56parce que
00:55:56ces français
00:55:57nos compatriotes
00:55:58nous tous
00:55:59entre temps
00:56:00et on parlera aussi
00:56:01des conséquences
00:56:02de la politique
00:56:02de Donald Trump
00:56:04parce qu'on voit
00:56:06que la vie des français
00:56:08elle est impactée
00:56:08par les taux d'intérêt
00:56:09mais ça concerne
00:56:10un peu moins les retraités
00:56:10évidemment
00:56:11mais eux
00:56:12ils sont impactés
00:56:12par le prix de l'essence
00:56:14certains ont besoin
00:56:14de prendre leur voiture
00:56:15pour aller se faire soigner
00:56:16pour aller faire leurs courses
00:56:17les prix dans les supermarchés
00:56:19qui ont augmenté
00:56:20pour les produits frais
00:56:20rien que pour les produits frais
00:56:21de 5,6%
00:56:22pour rien
00:56:23pour une seule raison
00:56:24par parenthèse
00:56:25c'est l'augmentation
00:56:26du prix des hydrocarbures
00:56:27le fait que l'étroit d'armouse
00:56:28a été un peu fermé
00:56:29il n'y a plus d'engrais
00:56:30et donc ça se traduit
00:56:31dans le portefeuille des français
00:56:34pour revenir
00:56:34sur votre question
00:56:36qui est extrêmement importante
00:56:37moi je l'ai dit
00:56:38et je le redis
00:56:39ce soir
00:56:40à votre micro
00:56:41je trouve ça
00:56:42juste scandaleux
00:56:43de dire que
00:56:44voilà maintenant
00:56:45il va falloir faire payer
00:56:45les retraités
00:56:46non pas parce que
00:56:46j'ai un amour immodéré
00:56:48pour les retraités
00:56:49mais tout simplement
00:56:50parce que
00:56:50la retraite par répartition
00:56:52alors peut-être
00:56:52qu'on voudra remettre
00:56:53de la recapitalisation
00:56:54c'est peut-être une position
00:56:55mais enfin aujourd'hui
00:56:55c'est la retraite
00:56:56par répartition
00:56:57c'est pas un contrat commercial
00:56:59c'est un engagement
00:57:00entre les français
00:57:01et la nation
00:57:02c'est le socle
00:57:04de la recomposition
00:57:06de la reconstruction
00:57:07de notre pays
00:57:07d'après-guerre
00:57:08à partir de 1945
00:57:09basé sur la solidarité
00:57:11ceux qui travaillent
00:57:12vont payer
00:57:13pour ceux qui ne travaillent pas
00:57:14ceux qui
00:57:15c'est-à-dire les enfants
00:57:16ou les seniors
00:57:17ceux qui sont malades
00:57:19vont être soutenus
00:57:20par ceux qui ne sont pas malades
00:57:21et Thierry Breton
00:57:21vous si vous deviez décider
00:57:23si vous étiez premier ministre
00:57:25il faut trouver 30 milliards
00:57:26vous les prenez où ?
00:57:27je vais vous dire tout de suite
00:57:28tout de suite
00:57:29ce qu'en plus je trouve
00:57:32je le dis
00:57:33assez scandaleux au fond
00:57:34c'est qu'on avait la solution
00:57:36la solution ça s'appelait
00:57:37la réforme
00:57:38non mais pardon
00:57:39mais il faut quand même le dire
00:57:39c'était la réforme des retraites
00:57:40qui avait été quand même acceptée
00:57:42elle aurait permis aujourd'hui
00:57:43d'avoir à peu près
00:57:44entre 6 et 10 milliards
00:57:45de moins
00:57:46dès cette année
00:57:46exactement le montant
00:57:47donc on est aujourd'hui
00:57:48on a annulé cette retraite
00:57:51cette réforme
00:57:51on l'a repoussée
00:57:52jusqu'au 1er janvier
00:57:532028
00:57:53très bien
00:57:54et on sait qu'à ce moment-là
00:57:55ça va avoir un impact financier
00:57:57on a l'impression
00:57:58de le découvrir
00:57:59aujourd'hui
00:57:59et on dit
00:58:00en catastrophe
00:58:01oulala
00:58:01comment on va combler
00:58:02le trou
00:58:03qu'on a créé
00:58:04soi-même
00:58:04ah bah tiens
00:58:05c'est en allant
00:58:07pardon cette expression
00:58:08demander au traité
00:58:09de faire l'effort
00:58:10qu'un gouvernement
00:58:11n'a pas fait
00:58:12quelles sont les solutions
00:58:12donc je reviens
00:58:14à ce que je veux vous dire
00:58:15dans ce contrat
00:58:17on a parlé éventuellement
00:58:18de la désindexation
00:58:19on dit maintenant
00:58:20dans ce contrat
00:58:21dans ce contrat
00:58:22c'est pour ça que je me suis opposé
00:58:24de là où je suis évidemment
00:58:26à la désindexation
00:58:27parce que c'est encore une fois
00:58:29une reprise
00:58:30de la parole de l'Etat
00:58:31donc non
00:58:32et si jamais on veut
00:58:33on estime que
00:58:34à 2000 euros
00:58:35ou à 3000 euros
00:58:35on est riche
00:58:36je mets des guillemets
00:58:37vous avez vu
00:58:37et bien à ce moment là
00:58:39il y a un instrument
00:58:39qui s'appelle l'impôt
00:58:40mais pourquoi l'impôt
00:58:42doit frapper uniquement
00:58:42cette catégorie de français
00:58:43j'ajoute que
00:58:44qui ont payé toute la vie
00:58:45j'ajoute que
00:58:46pour les retraités
00:58:48que vous venez de voir
00:58:50cette dame
00:58:51ce monsieur
00:58:53bien souvent
00:58:53bien souvent
00:58:54parce que c'est l'époque
00:58:56que nous vivons
00:58:56ils aident aussi
00:58:58leurs enfants
00:58:59et les petits-enfants
00:59:00leurs parents
00:59:01donc si jamais
00:59:03on a un abattement
00:59:04de 10%
00:59:04aujourd'hui
00:59:05alors on dit
00:59:06ah bah c'est quand même scandaleux
00:59:07il y a un abattement de 10%
00:59:08parce que c'est frais professionnels
00:59:09il n'y en a plus
00:59:09c'est vrai
00:59:10il n'y a plus de frais professionnels
00:59:11mais il y a des frais familiaux
00:59:13parce que la plupart des retraités
00:59:15aujourd'hui
00:59:15avec leur petite pension
00:59:16et bien ils aident
00:59:17et les enfants
00:59:19et bien souvent aussi les parents
00:59:20donc ceux qui
00:59:21alors on verra
00:59:22ceux qui à la limite
00:59:23n'aident pas
00:59:24etc
00:59:24est-ce qu'on peut moduler
00:59:25j'en sais rien
00:59:26mais ce que je trouve
00:59:27vraiment très négatif
00:59:30pour notre pays
00:59:31c'est de donner le sentiment
00:59:32qu'il y a des classes
00:59:33qui sont privilégiées
00:59:34par rapport à d'autres
00:59:35alors que finalement
00:59:36c'est un projet global
00:59:38qu'il faut mener
00:59:39et c'est vraiment
00:59:41ce qu'il convient de faire
00:59:41moi je vais vous dire
00:59:42j'entends des tas de choses
00:59:44les réformes de retraite
00:59:44ah bah tiens
00:59:45il faudrait les remettre
00:59:46à 62 ans
00:59:46dit Mme Le Pen
00:59:47ou 60
00:59:48ah bah tiens
00:59:49non il faudrait les remettre
00:59:49à 67 ans
00:59:50dit M. Philippe
00:59:52écoutez
00:59:53pour l'instant
00:59:55réappliquons ce qui a été
00:59:56décidé
00:59:57et puis on verra bien
00:59:58derrière
00:59:59avançons
01:00:00avançons
01:00:01ensemble
01:00:01plutôt que d'opposer
01:00:02les français
01:00:03c'est de ça
01:00:04dont la France
01:00:04est en train
01:00:05de s'affaiblir
01:00:06peut-être même
01:00:06plus que ça
01:00:08Thierry Breton
01:00:08vous restez avec nous
01:00:09on va parler
01:00:10prix de l'essence
01:00:11qui se passe actuellement
01:00:12au Moyen-Orient
01:00:12qui impacte évidemment
01:00:14les prix à la pompe
01:00:15on évoquera aussi
01:00:16Donald Trump
01:00:16qui maintenant
01:00:17se dit ouvert
01:00:18la discussion
01:00:18est clair
01:00:19à tout de suite
01:00:23De retour dans
01:00:23Punchline sur CNews
01:00:24Thierry Breton
01:00:25est avec nous
01:00:25on n'a pas
01:00:26le pouvoir d'achat
01:00:27le prix de l'essence
01:00:27est-ce que vous pensez
01:00:28que ça peut baisser
01:00:29dans les prochains mois
01:00:29a priori là
01:00:31on est bien au-delà
01:00:32des 2 euros
01:00:32est-ce qu'on peut aller
01:00:33jusqu'à 3 euros
01:00:33vu ce qui se passe
01:00:34actuellement au Moyen-Orient
01:00:35les outils du Yémen
01:00:36qui ont pris position
01:00:37désormais dans le détroit
01:00:38de Babel Mandeb
01:00:39D'abord il faut le dire
01:00:39à nos téléspectateurs
01:00:42quand on fait le plein
01:00:43aujourd'hui
01:00:43on en parlait à l'instant
01:00:46c'est 2,25
01:00:472,30
01:00:482,35
01:00:49donc c'est des prix
01:00:51absolument considérables
01:00:52il faut bien le dire
01:00:53à tout le monde
01:00:54la raison pour laquelle
01:00:55ça monte
01:00:56c'est évidemment
01:00:56le prix du baril
01:00:57et il y a une personne
01:00:59qui est à la cause
01:01:00de cette augmentation
01:01:01elle s'appelle
01:01:02Donald Trump
01:01:03quand on va faire
01:01:04le plein d'essence
01:01:05on dit merci
01:01:06Donald Trump
01:01:06c'est Donald Trump
01:01:08lui-même
01:01:08et je le dis
01:01:09de façon très claire
01:01:10c'est Donald Trump
01:01:11qui ayant décidé
01:01:13nuitamment
01:01:15en s'étant fait
01:01:16convaincre
01:01:16par Benjamin Netanyahou
01:01:18qu'il pouvait recommencer
01:01:20ce qu'il avait fait
01:01:20avec M. Maduro
01:01:21au Venezuela
01:01:22c'est-à-dire faire un changement
01:01:24de régime en 24 heures
01:01:25a décidé de lancer
01:01:26cette opération
01:01:27qui n'en finit plus
01:01:28qui a eu deux conséquences
01:01:30d'abord évidemment
01:01:31le blocage
01:01:32du détroit d'Hormuz
01:01:32maintenant on voit
01:01:33que du côté
01:01:34de la mer rouge
01:01:35c'est la même chose
01:01:37donc on va peut-être
01:01:38voir en parler
01:01:38qui a eu aussi
01:01:40comme conséquence
01:01:40de bombarder
01:01:42un certain nombre
01:01:43de raffineries
01:01:44or
01:01:45quand on regarde
01:01:46le prix
01:01:47d'un litre
01:01:48de SP95
01:01:49par exemple
01:01:50vous avez
01:01:5169 centimes
01:01:52ce qu'on appelle
01:01:52donc c'est le prix
01:01:54ce qui est la taxe
01:01:55tous les pays d'Europe
01:01:55ils le prennent
01:01:56par parenthèse
01:01:56en gros peu au prou
01:01:57c'est plus cher par exemple
01:01:59aux Pays-Bas
01:01:59c'est un peu moins cher
01:02:00en Espagne
01:02:01mais ça je dirais
01:02:02c'est la taxe
01:02:02que prennent tous les pays
01:02:04sur les polis pétroliers
01:02:05ensuite vous avez évidemment
01:02:06le prix du baril
01:02:07le prix de l'essence
01:02:08on a vu nous
01:02:09ça monte
01:02:09on est à 107
01:02:10peut-être aujourd'hui
01:02:11je n'ai pas encore
01:02:11les autres fois
01:02:11mais dans ces eaux-là
01:02:12près de 110
01:02:13très bien
01:02:14donc vous avez la conversion
01:02:15ensuite vous avez
01:02:16le prix du raffinage
01:02:17mais le prix du raffinage
01:02:18il a considérablement augmenté
01:02:19parce que les raffineries
01:02:20ont été beaucoup d'entraînes
01:02:21ont été détruites
01:02:22parce qu'en plus
01:02:22celles qui existent aux Etats-Unis
01:02:23maintenant
01:02:24il y a des taxes
01:02:29la distribution
01:02:30il faut maintenant
01:02:30passer
01:02:32rallonger
01:02:32précisément
01:02:33parce que les détroits
01:02:33sont bloqués
01:02:34donc par exemple
01:02:35le détroit de Balmambab
01:02:37qui est
01:02:40potentiellement fermé
01:02:41il y a 5,6 millions
01:02:42de barils
01:02:42qui passaient par jour
01:02:43il va être réduit
01:02:45maintenant
01:02:45peut-être à zéro
01:02:46il va falloir passer
01:02:48le long
01:02:48du détroit de Magellan
01:02:50rajouter 14 jours
01:02:51tout ça
01:02:51ça a un coût
01:02:52et donc vous le retrouvez
01:02:53effectivement
01:02:53dans le prix de l'essence
01:02:54vous avez chiffré
01:02:55le coût de la guerre
01:02:56en Iran
01:02:56pour les français
01:02:57il faut vraiment le dire aussi
01:02:58parce que
01:02:59la vraie origine
01:03:02de l'augmentation
01:03:03je dirais
01:03:04de l'inflation
01:03:04parce que l'augmentation
01:03:06elle est maintenant passée
01:03:07on était l'année dernière
01:03:08autour de 2,2,2
01:03:09cette année
01:03:10on est maintenant
01:03:11près de 3
01:03:12c'est quand même
01:03:132,8
01:03:13on va tangenter les 3
01:03:15pourquoi cette augmentation
01:03:16de l'inflation
01:03:17qui se traduit évidemment
01:03:17en baisse de pouvoir d'achat
01:03:19principalement
01:03:19d'abord parce qu'il y a
01:03:20les coûts énergétiques
01:03:21on vient d'en parler
01:03:21qui augmentent
01:03:22et puis ensuite
01:03:23l'effet de second tour
01:03:24ça va commencer
01:03:25à se dissiper partout
01:03:27il y a aussi
01:03:29nos téléspectateurs
01:03:29le savent
01:03:30les produits frais
01:03:30les produits frais
01:03:31ont augmenté
01:03:32je le disais tout à l'heure
01:03:325,6% dans les supermarchés
01:03:34en moyenne
01:03:35parce que d'abord
01:03:37il y a aussi le transport
01:03:37qui coûte plus cher
01:03:38évidemment
01:03:39il y a tout un tas de choses
01:03:39il y a tenu
01:03:40les engrais
01:03:41les engrais
01:03:41ils passaient aussi
01:03:42dans le détroit d'Hormouz
01:03:4330 à 40%
01:03:45on a plein de conséquences
01:03:47on a parlé tout à l'heure
01:03:49des taux d'intérêt
01:03:49donc j'ai pris un foyer
01:03:52un foyer
01:03:52un foyer moyen
01:03:55qui gagne
01:03:563 500 euros par mois
01:03:58à deux
01:03:58avec le mari et la femme
01:04:00deux enfants
01:04:01ils ont un emprunt
01:04:02ils ont emprunté
01:04:03l'appartement
01:04:04dont on parlait tout à l'heure
01:04:05de 200 000 euros
01:04:06donc ils ont des mensualités
01:04:08et bien
01:04:08madame Ferrari
01:04:10uniquement
01:04:11à partir du jour
01:04:12où Donald Trump
01:04:13en février
01:04:142025 de cette année
01:04:152026 pardon
01:04:16a pris cette décision
01:04:17et aujourd'hui
01:04:19bien ce foyer
01:04:20il paye 875 euros de plus
01:04:22que l'année dernière
01:04:24pour rien
01:04:24décomposer comment
01:04:26on dit qu'il fait
01:04:2712 000 kilomètres
01:04:28à peu près par an
01:04:29c'est le nombre
01:04:30de kilométrages moyens
01:04:31pour les foyers
01:04:32donc ça fait
01:04:32350 euros de plus
01:04:34pour rien
01:04:35uniquement l'augmentation
01:04:35du prix de l'essence
01:04:36l'électricité
01:04:37et le gaz
01:04:38240 euros
01:04:39pour rien
01:04:39uniquement parce que
01:04:40c'est corrélé
01:04:40les produits frais
01:04:43les produits dans les supermarchés
01:04:44là encore
01:04:45290 euros
01:04:47les emprunts
01:04:48on en a parlé tout à l'heure
01:04:49vous additionnez tout ça
01:04:50ça fait 875 euros de plus
01:04:53très tangible effectivement
01:04:53pour rien
01:04:54c'est à dire
01:04:54en baisse du pouvoir d'achat
01:04:56voilà
01:04:56c'est ce qu'on appelle
01:04:57maintenant des trumperies
01:04:59des trumperies
01:04:59voilà
01:05:00c'est l'impact
01:05:02de la politique
01:05:02de Donald Trump
01:05:03sur la planète
01:05:05ça fait au niveau de la France
01:05:0626 milliards
01:05:08cette année
01:05:09qui vont partir en fumée
01:05:10en perte de pouvoir d'achat
01:05:11et au niveau de l'Europe
01:05:12100 milliards
01:05:13une question
01:05:14vous avez dit tout à l'heure
01:05:15les automobilistes
01:05:17qui sont à la pompe
01:05:18peuvent dire
01:05:18merci Trump
01:05:19pour l'augmentation
01:05:20du prix de l'essence
01:05:21est-ce que vous ne croyez pas
01:05:22que la plupart des français
01:05:23se disent
01:05:24en réalité
01:05:25cette crise
01:05:26est le révélateur
01:05:27de notre faiblesse
01:05:28le révélateur
01:05:28de notre impuissance
01:05:29un symptôme de plus
01:05:31du déclassement
01:05:32du continent européen
01:05:33et de la France
01:05:33d'abord
01:05:34encore une fois
01:05:34la pompe
01:05:35c'est partout pareil
01:05:35en Europe
01:05:36je le dis
01:05:36il n'y a que l'Espagne
01:05:37qui est un petit peu plus bas
01:05:38mais tous les autres pays
01:05:39on vit la même chose
01:05:40parce qu'on a tous
01:05:41la même structure de coût
01:05:42peu ou prou
01:05:42et je le disais par exemple
01:05:45c'est encore plus
01:05:47par exemple
01:05:47dans un pays
01:05:48comme les Pays-Bas
01:05:49donc il n'y a pas de
01:05:50je dirais
01:05:51de disparité énorme
01:05:52d'un pays européen
01:05:53à l'autre
01:05:53mais la crise française
01:05:54elle est plus marquée
01:05:55la crise française
01:05:56qui est profonde
01:05:57que vous connaissez bien
01:05:57mais oui
01:05:58derrière
01:05:58c'est un impact économique
01:05:59qui est civilisationnel
01:05:59on a vu aussi
01:06:00l'origine des gilets jaunes
01:06:01bien entendu
01:06:02qui était liée aussi à ça
01:06:03mais je le redis
01:06:04là
01:06:04l'origine des gilets jaunes
01:06:06c'était une décision
01:06:07qui était une décision unilatérale
01:06:08qui était de mettre
01:06:09qui a été du reste très contesté
01:06:10et heureusement
01:06:11de mettre un impôt supplémentaire
01:06:12sur l'essence
01:06:13enfin c'était vraiment
01:06:14une idée de génie
01:06:15on va dire
01:06:15mais ça c'est un autre sujet
01:06:18vous avez parfaitement raison
01:06:18je le vis tous les jours
01:06:19je l'entends tous les jours
01:06:20mais sur cette crise là
01:06:22je dirais ce que l'on vit
01:06:23n'est pas encore une fois
01:06:25le symptôme
01:06:25d'un déclassement français
01:06:27c'est le symptôme
01:06:27de notre faiblesse
01:06:28vis-à-vis de Donald Trump
01:06:29je suis bien placé pour le savoir
01:06:30je suis interdit de séjour
01:06:31aux Etats-Unis
01:06:32parce que j'ai maintenu
01:06:33un rapport de force
01:06:33en particulier
01:06:34pour protéger les enfants
01:06:35on en a parlé
01:06:36Madame Ferrari
01:06:36dans l'espace informationnel
01:06:38en portant des régulations
01:06:40qui protégeaient les enfants
01:06:42comme le DSA
01:06:42on voit que maintenant
01:06:43c'est très nécessaire
01:06:43parce que si on applique le DSA
01:06:45on aura y compris
01:06:45les limitations d'âge
01:06:46par parenthèse
01:06:47mais Madame Van der Leyen
01:06:48elle ne veut pas l'appliquer
01:06:49pour l'instant
01:06:49ou peut-être pas assez
01:06:50en tout cas c'est ce que certains disent
01:06:52pourquoi ?
01:06:52parce qu'on a peur de Monsieur Trump
01:06:53mais enfin quoi ?
01:06:54c'est des lois qu'on a votées
01:06:55c'est notre démocratie
01:06:57et alors on serait là
01:06:58on s'affaiblirait
01:06:59on se coucherait
01:07:00vous savez
01:07:00la vassalisation
01:07:01ça a un prix
01:07:02ça a un coût
01:07:03et bien je l'ai chiffré ce coût
01:07:05875 euros par foyer
01:07:0726 milliards pour cette année
01:07:09pour la France
01:07:10100 milliards pour l'Europe
01:07:11donc l'Europe n'est toujours pas capable
01:07:12de se prendre en main
01:07:13Thierry Bouton
01:07:13et bien il faut vraiment dire non
01:07:15et moi c'est ce que j'appelle
01:07:16de mes voeux
01:07:16le prochain président de la République
01:07:18quel qu'il soit
01:07:19ou la prochaine
01:07:19il faudra qu'elle sache dire non
01:07:21et aujourd'hui
01:07:23et bien on paye
01:07:24on paye
01:07:25oui
01:07:25on paye
01:07:26et je dirais cette indolence
01:07:27ce comportement
01:07:29vous vous souvenez à Trenberry
01:07:30quand on a accepté
01:07:32ses droits de douane
01:07:32de 15%
01:07:34et que
01:07:35Mme Banderlaine a dit merci
01:07:36et elle a dit pouce levé
01:07:37et bien pour moi
01:07:38c'est l'une des images
01:07:39les pires
01:07:40de la décennie actuelle
01:07:42donc comment est-ce qu'on se relève de ça
01:07:43comment est-ce qu'on récupère
01:07:44la plus
01:07:45notre souveraineté nationale
01:07:46et bien Mme Ferrari
01:07:47avec du leadership
01:07:48avec du leadership
01:07:50on a ce qu'il faut
01:07:51on est dans un pays formidable
01:07:52on engrange
01:07:53je le redis
01:07:54pour faire fonctionner
01:07:55notre appareil d'Etat
01:07:56notre Etat-providence
01:07:591555 milliards d'euros
01:08:00c'est énorme
01:08:02le fonctionnement de l'Etat seulement
01:08:03c'est-à-dire les administrations
01:08:04qu'il faut évidemment réduire
01:08:06qu'il faut contrôler
01:08:07c'est 380 milliards
01:08:09et 950 milliards
01:08:10pour l'Etat-providence
01:08:11à peu près la moitié
01:08:12pour les retraites
01:08:12la moitié
01:08:13pour la santé
01:08:15pour
01:08:17tout ce qui concerne
01:08:17évidemment
01:08:19les éléments
01:08:19de sécurité sociale
01:08:20qui sont très importants
01:08:22il va falloir qu'on travaille
01:08:23sur cette somme
01:08:23c'est absolument indispensable
01:08:25je ne dis pas que c'est trop
01:08:26je dis que c'est ce qu'on a
01:08:27et je dis qu'aujourd'hui
01:08:28il faut sans doute
01:08:29la contrôler mieux
01:08:30veiller aux abus
01:08:31contrôler davantage
01:08:32préserver les missions
01:08:33utiliser des instruments nouveaux
01:08:35on parle beaucoup
01:08:36en ce moment
01:08:36d'intelligence artificielle
01:08:37et je serais très heureux
01:08:38de venir en reparler
01:08:38à votre micro
01:08:39parce que c'est un sujet essentiel
01:08:40sur lequel vous avez passé
01:08:41beaucoup de temps
01:08:42c'est très important
01:08:43très important
01:08:44voilà on est dans une phase
01:08:45de modernité absolument
01:08:47exceptionnelle
01:08:48et bien il faut
01:08:49là encore
01:08:50avoir maintenant
01:08:51à la tête de notre pays
01:08:52des hommes et des femmes
01:08:53qui non seulement comprennent
01:08:54tout ça
01:08:54le vivent
01:08:55mais je le dis vraiment
01:08:56qui exerce du leadership
01:08:59on verra ça
01:09:00dans les prochains mois
01:09:01merci beaucoup Thierry Breton
01:09:02d'être venu ce soir
01:09:02dans Ponshine
01:09:03merci Louis de Ragnel
01:09:04dans un instant
01:09:05c'est Christine Kelly
01:09:06qui vous attend bien sûr
01:09:07pour Face à l'Info
01:09:07et demain à 8h10
01:09:08notre invitée sera
01:09:09Ségolène Royal
01:09:10sur CNews et sur Europe 1
01:09:11à demain
01:09:12à demain
01:09:12à demain