00:00On va parler de la gauche, parce que c'est intéressant, parce que quand je disais qu'il va y avoir peut-être une union de la gauche,
00:05et bien c'est peut-être de ce côté-là qu'il y aura de l'union, et pas du côté de la droite.
00:09Écoutez ce que disait Fabien Roussel ce matin, à propos de, évidemment, la question de Jean-Luc Mélenchon,
00:15allié encombrant, s'il en est. Écoutez la réponse de M. Roussel.
00:19Jean-Luc Mélenchon, il n'était pas dans les discussions.
00:20Il est hors-leur ou pas ?
00:21Nous sommes en train de construire autre chose.
00:22Sans lui ?
00:23Nous sommes en train de construire autre chose.
00:25Sans lui ?
00:25Bah, en tout cas, il n'était pas là.
00:27Donc, oui.
00:28Oui, sans lui.
00:30Nous construisons autre chose.
00:32Et la force de ce rassemblement, c'est que nous serons beaucoup plus que les quatre forces politiques qui avaient composé la NUPES.
00:38Nous sommes beaucoup plus nombreux.
00:40Nous le faisons avec les syndicats.
00:42Nous le faisons avec les associations.
00:44Voilà pour Fabien Roussel. Comment est-ce qu'ils vont construire une alliance politique avec la France Insoumise sans Jean-Luc Mélenchon ?
00:50Moi, c'est ma vraie question, en fait.
00:52Je ne sais pas comment ils le feront, en fait.
00:54Moi aussi, effectivement.
00:57Jean-Luc Mélenchon, c'est la France Insoumise.
00:59Exactement. On sait très bien qu'il donne le là et qu'il l'a fait notamment via les réseaux sociaux où il avait tous les représentants de la LFI
01:05qui répétaient les éléments de langage de Jean-Luc Mélenchon à chaque événement
01:09avec un vocable d'une haine et d'une violence particulièrement rares.
01:14Ce que je sais aujourd'hui, c'est qu'il y a beaucoup de citoyens de gauche, de la gauche républicaine,
01:20notamment de la gauche qui a la laïcité au cœur, qui a l'Europe au cœur,
01:26qui, là, a un sentiment de trahison extrêmement fort.
01:32Il y a des gens qui ont voté pour Glucksmann qui se disent qu'ils ont été trahis.
01:36Exactement. Et d'ailleurs, il y a même des personnes qui l'avaient annoncé dès le dimanche.
01:42C'est la dernière fois que je vote pour l'EPS si jamais il y a une alliance entre les gauches.
01:49En plus, c'est une double trahison puisqu'on se souvient que M. Roussel avait été vitupéré
01:55par Mme Sofia Chikirou, l'accusant d'être un traître.
01:59Elle avait dit que c'était le Jacques Doriot de la France insoumise lorsqu'il n'avait pas pris parti
02:03pour je ne sais pas encore quel propos.
02:05À l'époque, le traître lui-même s'auto-traîtrise, on va dire ça, en ralliant un front populaire
02:11dans le cadre, encore une fois, de la nupèce avec ou sans Jean-Luc Mélenchon.
02:16De toute façon, ça ne change rien puisque Jean-Luc Mélenchon n'est pas présent, par exemple,
02:20à l'Assemblée nationale et pourtant, ça n'empêche que son parti, encore une fois,
02:24est le parti de la sédition et le parti du chaos et le parti de l'exaltation
02:28de toutes les passions identitaires qui sont des passions schismatiques
02:32qui divisent le pays à travers ses représentants.
02:37C'est un parti qui est notoirement antisémite, on va le dire et le redire,
02:42raciste, c'est un parti qui érige un chanteur comme Médine en icône,
02:47c'est un parti qui explique que la police tue, que la France est raciste, islamophobe,
02:52qui lutte contre l'interdiction du port de la baïa, c'est-à-dire l'identitarisme religieux
02:57sur le corps des petites filles à l'école.
03:00Il y a tout un tas, malheureusement, de paradigmes et on pensait vraiment
03:04qu'avec cette dissolution de l'Assemblée nationale, il y allait avoir une réflexion
03:08quand même sur les conclusions de ce qu'ils ont pu tirer de leur bilan
03:11et on se rend compte qu'en réalité, c'est bis repetita qu'on aura encore une fois
03:16les mêmes mécanismes de faction, les mêmes aphorismes, les mêmes passions,
03:23les mêmes déchaînements, le même chaos qu'ils vont encore une fois exalter,
03:27que ce soit à l'Assemblée nationale ou même à travers leurs militants.
03:30On l'a encore vu hier soir à la place de République.
03:32Jean-Luc Saint-Denis, il y a des manifestations prévues aussi ce soir un peu partout.
03:36Je me pose une question, c'est est-ce que Jean-Luc Mélenchon ne va pas essayer
03:39justement de revenir à l'Assemblée nationale ?
03:41De se présenter à Marseille ?
03:43Il a beaucoup souffert, c'est-à-dire que sa violence verbale depuis deux ans
03:48tient aussi au fait qu'il n'était plus à l'Assemblée nationale
03:51et qu'il devait sans cesse, encore une fois d'un point de vue purement technique,
03:55il devait sans cesse en quelque sorte hausser le ton, créer des polémiques
03:58pour obliger ses supporters à le soutenir.
04:01Effectivement, il doit être actuellement très tenté de revenir à l'Assemblée nationale,
04:05parce que c'est sans doute pour lui, de son côté, une erreur.
04:08C'est intéressant ce que dit Jérôme Sainte-Marie.
04:10Moi, je suis convaincu que la prochaine présidentielle, on n'est pas très habitué à ça,
04:14mais se jouera en fait à l'Assemblée nationale.
04:16La campagne présidentielle se jouera à l'Assemblée nationale.
04:19Laurent Wauquiez, la raison pour laquelle il se déclare candidat aux élections législatives,
04:23alors que lui, il est président de région, tout va bien, il n'est pas menacé.
04:28La raison pour laquelle il se présente, c'est parce que Marine Le Pen est déjà députée.
04:31Elle va se présenter à sa réélection.
04:33Et donc, comme on est dans un système où on aura le pire de la Quatrième République,
04:37je ne sais pas à quelle couleur ce sera,
04:39mais la certitude, c'est que ce sera très, très difficile à gouverner.
04:43Ça va être le chaos total avec des jeux d'alliances, de micro-alliances,
04:46avec des micro-parties et tout ça.
04:47Ça va être très compliqué.
04:49Et donc, tout va se jouer à l'Assemblée nationale.
04:51Et je pense que c'est une des raisons pour lesquelles Jean-Luc Mélenchon,
04:54effectivement, s'est mordu les doigts de ne pas s'être présenté la dernière fois aux élections législatives.
04:59Là, pour le coup, il ne va pas commettre une deuxième fois la même erreur.
05:02Et c'est une des raisons pour lesquelles les négociations entre les parties de gauche sont compliquées.
05:09Oui, mais elles peuvent aboutir, parce qu'ils veulent tout cela aussi.
05:12Les parties de gauche ne veulent pas non plus investir Jean-Luc Mélenchon aux législatives,
05:15parce qu'ils savent que dès lors qu'il sera de retour à l'Assemblée nationale,
05:19c'est lui qui prendra toute la place.
05:21Évidemment.
05:22Louis, à quel moment ils vont parler des Français et des grands sujets ?
05:26À quel moment on va s'occuper des grands sujets ?
05:29Je reconnais que c'est quelque chose de...
05:32Vous vous rendez compte ?
05:33À quel moment ils vont nous dire, voilà, sur tel sujet, voilà ce que je vous propose,
05:36sur l'émigration, sur la stabilité, sur l'économie ?
05:39Je pense qu'il faudrait que des politiques aussi reconnaissent le spectacle totalement indécent
05:45qu'ils offrent comme ça.
05:46Tout est mis à nu, le capot est ouvert, on voit toutes les coulisses.
05:50C'est l'opération à cœur ouvert de la vie politique, là, qu'on est en train de vivre.
05:55Et puis, un examen de conscience profond de la gauche.
06:00Non mais pardon, parce que là, justement, générer du buzz sur les réseaux sociaux
06:06pour pouvoir exister, être dans cette haine, le spectacle montré à nos jeunes
06:13par rapport à la démocratie, être dans la disqualification permanente,
06:18dans l'écriture inclusive, dans les réunions en non-mixité.
06:23La transidentité.
06:24Exactement, l'islamophobie, la transidentité.
06:29Tous ces concepts-là qui nous viennent d'ailleurs, par ailleurs.
06:32Et qui ne peuvent pas s'imbriquer, d'ailleurs.
06:33Absolument, qui sont incohérents les uns entre les autres,
06:36tout en prenant l'intersectionnalité.
06:38Ça, les Français, forcément, sont complètement aux antipodes de ces préoccupations-là.
06:44Je pense qu'il ne faut pas enterrer Jean-Luc Mélenchon chez Bouette en désaccord.
06:49Ce n'est pas ce qu'on a fait, au contraire.
06:51Oui, je pense que c'est la meilleure carte à jouer de la gauche, pour eux,
06:56pas pour le pays, parce que c'est un leader charismatique.
07:01Sa stratégie a fonctionné.
07:03Elle a fonctionné aux Européennes.
07:04Le score de la France insoumise, c'est trois points de plus
07:07que lors de la dernière élection européenne, d'axer la stratégie sur Gaza.
07:12Au final, ça a fonctionné.
07:14Il n'est qu'à quatre points de Glucksmann.
07:17Et ça a été dit, Jadot faisait le même score que Glucksmann.
07:20Il a ensuite disparu du paysage politique.
07:22Donc, je pense qu'on entendra encore parler longtemps de Jean-Luc Mélenchon.
07:25Là, il est un peu encombrant.
07:27Mais je pense que s'il veut être candidat aux législatives, il le sera.
07:31Et je pense qu'il n'y a pas de leader alternatif pour le moment à gauche.
07:34Donc, ce sera le leader naturel.
07:36Il pourrait se présenter, où ?
07:37À Marseille ?
07:38C'était là qu'il avait été élu, sur la dernière...
07:40Ça va être très compliqué, parce que Jordan Bardella est arrivé en tête.
07:43Et c'est ce que je disais tout à l'heure.
07:44Il compréhende dans les quartiers nord.
07:46C'est-à-dire le pari de la France insoumise.
07:49C'est-à-dire le parti de l'islamisme.
07:51Le parti des délinquants, des narcotrafiquants.
07:54Bardella a fait 39,87 % dans le 13e arrondissement.
07:59C'est le quartier de la Yoda et de la Dezen Mafia,
08:04là où se trouve la Castellane.
08:05Manon Aubry a fait 44,79 % dans le 14e.
08:1049,40 % dans le 15e.
08:12Et Bardella a fait 31,38 % dans le 16e arrondissement de Marseille.
08:17C'est très intéressant, parce que ça montre le clivage, déjà,
08:21de deux représentants de la jeunesse.
08:23Avec un taux de participation assez important.
08:26Un taux de participation de 42 % sur Marseille.
08:29Et c'est ça qui est intéressant.
08:31C'est de voir, en réalité, la jeunesse et les personnes
08:35qui habitent ces quartiers, vers qui ils se tournent.
08:38Et quels sont, finalement, les représentants salutaires
08:42de leur vie au quotidien.
08:43D'un côté, vous avez ceux qui subissent les externalités négatives
08:47de l'immigration à travers les logiques de séquestration,
08:50de narcobanditisme et d'insécurité culturelle.
08:53Et de l'autre, vous avez les aficionados d'une Manon Aubry
08:58qui a fait la conjoncture avec les chefs religieux,
09:03les associations qui font pression sur les jeunes pour aller voter,
09:07c'est-à-dire récupérer des voix dans les cages d'escalier.
09:09C'est le mécanisme traditionnel du communautarisme.
09:12Et c'est intéressant de voir à quel point c'est schismatique,
09:15y compris dans les quartiers nord de Marseille.
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