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Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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00:01Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on démarre tout de suite avec un extrait d'Apolline Matin.
00:06Ce matin sur RMC, faut-il créer un statut spécial pour les familles monoparentales ?
00:11C'est l'objectif d'une proposition de loi déposée aujourd'hui à l'Assemblée Nationale.
00:14Le but, mieux protéger le parent isolé.
00:17Et pour Monia Douadi, présidente de l'association des familles monoparentales, c'est une mesure vitale.
00:24Idéalement, créer un statut permettrait effectivement d'ouvrir un certain nombre de droits,
00:29notamment des adaptations tarifaires pour les cantines et toutes les activités municipales en réalité.
00:33Aujourd'hui, c'est calculé sur le quotient familial.
00:36Certes, il y a énormément de familles monoparentales dont le revenu les place sous le seuil de pauvreté,
00:40mais il y a aussi toute l'espèce de ventre mou qui n'est pas éligible aux aides,
00:44qui n'est pas éligible au logement social.
00:45Ils sont juste au-dessus des aides, mais qui ne s'en sortent pas.
00:47Effectivement, et qui payent tout plein pot par contre.
00:50Alors Jean-François Réal, en préparant l'émission, vous m'avez dit qu'il faut absolument parler de ça, c
00:54'est très important.
00:54Alors, faut-il créer un statut pour les familles monoparentales ?
00:57On n'a pas déjà assez de statut aujourd'hui en France ?
00:59Moi, je pense que oui, mais je pense qu'il faut même aller au-delà.
01:03C'est-à-dire que je pense que, par exemple, Macron a envisagé de modifier les droits de succession sur
01:12les familles recomposées.
01:14Dans le monde d'aujourd'hui, on n'a plus des familles classiques telles qu'on les imaginait.
01:19D'autres enfants et papa-maman qui restent ensemble toute la vie.
01:21Il y a beaucoup d'autres organisations familiales qui existent.
01:24Moi, par exemple, j'ai des belles-filles à qui j'aimerais bien donner un peu d'argent.
01:29Eh bien, ce n'est pas possible parce qu'elles vont devoir payer, si je leur donne par exemple 50
01:35000 euros,
01:36elles vont devoir payer 60 % d'impôts ou 70 %, je ne me souviens plus.
01:39Je trouve ça complètement débile.
01:42Je pense qu'il faut quand même adapter la situation au chaud, à la réalité sociale dans laquelle nous vivons.
01:51Et donc, moi, je suis très favorable à ça, même si Juliette va m'étrangler peut-être.
01:55Ah bah non, parce que, je vais vous dire, vous me parlez de droits de succession, vous prêchez une convaincue.
01:59Pour moi, c'est du vol, ça l'a toujours été.
02:01Donc, je suis totalement d'accord avec vous là-dessus, il n'y a aucun problème.
02:06La création d'un statut est d'un énième dispositif.
02:08On n'en a pas besoin, ça suffit.
02:11Les mères de familles isolées, peut-être que si.
02:13Mais il y a déjà un milliard d'aides dans ce pays.
02:15Est-ce qu'on peut déjà peut-être se concentrer sur ce qui existe déjà,
02:19voir ce qui est efficace, ce qui ne l'est pas ?
02:21Est-ce que le père paye bien sa pension s'il y a un père quelque part ?
02:25Est-ce qu'il paye la pension qu'il doit aux parents isolés, monoparentales ?
02:32Enfin bref, on peut peut-être regarder un petit peu là-dedans avant de créer un énième dispositif et un
02:36statut.
02:36Mais tout le monde a un statut.
02:38Chacun a des emmerdes dans la vie.
02:39Chacun a des petits problèmes.
02:42Mais moi, on peut créer un statut pour n'importe quoi à ce compte-là.
02:45C'était pas que pour les aides, Juliette.
02:46On peut créer un statut parce que moi, j'ai perdu ma mère à 5 ans.
02:48C'est quand même pas pareil que de la perdre à 20 ans.
02:50Alors, on peut créer un statut pour ceux qui perdent leur mère un peu trop tôt.
02:54On peut créer des statuts et des dispositifs pour tout le monde.
02:56On n'a pas besoin de plus d'administratifs, de plus de dispositifs, de plus d'aide.
03:01Il y a des milliers d'aides déjà existantes dans ce pays.
03:05On n'a pas besoin d'en créer plus.
03:07Peut-être que ça laisse l'aide efficace.
03:09On n'a pas besoin.
03:10Juliette, par exemple, vous êtes favorable au fait que ça change les droits de succession.
03:14Il faut un statut pour ça.
03:15Si vous n'avez pas de statut, il faut pas changer de récession.
03:20Tout le code civil, toute l'administration, tout ce qui est fiscal a été prévu sur le modèle de la
03:25famille traditionnelle.
03:26Et depuis 20, 30, 40 ans, il y a un nouveau modèle de famille, de plus en plus de familles
03:30recomposées.
03:31Et tout ça, ça n'a pas été prévu.
03:32Ce n'est pas que les aides.
03:33Dans ce cas-là, faisons une grande réforme de la succession.
03:38Arrêtons de voler la succession.
03:40Mais d'accord, mais dans ce cas, on n'est pas là à créer un petit statut de mère célibataire.
03:45Les loyers, les conjoints, par exemple, quand vous êtes en famille recomposée,
03:52vous n'êtes pas mariée avec votre nouvelle femme,
03:55vous décédez, elle n'a pas le droit de récupérer l'appartement.
03:58Il y a plein de trucs comme ça.
03:59Moi, je crois qu'il faut libéraliser la succession.
04:02C'est pas la succession, c'est aussi le quotidien.
04:05C'est la peine d'aller plus loin.
04:06Mais une maman qui élève seule ses trois enfants, peut-être qu'il faut qu'elle ait un statut particulier.
04:10C'est ça l'histoire.
04:11On devrait juste pouvoir disposer de notre argent et de notre succession.
04:16C'est pas que de la succession, c'est aussi le droit des beaux-parents, les formulaires, etc.
04:21Je vais essayer de t'expliquer, c'est pas du tout du mépris, Juliette,
04:24mais je pense qu'effectivement, toi tu vois ça sous l'angle des aides.
04:26En fait, c'est le droit, c'est la loi qu'il faut modifier.
04:28Aujourd'hui, moi, évidemment, je prêche un convaincu,
04:31je suis probablement dans la même situation que vous, je suis dans une famille recomposée.
04:34Moi, aujourd'hui, ma compagne et mes belles-filles habitent sous mon toit,
04:37elles ne sont pas sur le bail pour des raisons techniques.
04:40Si demain, je me plante en scooter en revenant de la radio,
04:43elles ne peuvent pas rester dans la maison.
04:44C'est ça.
04:45Moi, aujourd'hui, techniquement, je suis une famille monoparentale.
04:48Mais je suis dans la sauce sur plein de sujets.
04:50C'est pas une histoire d'aide.
04:52Moi, je ne consomme pas des aides publiques.
04:55Moi, je ne demande rien du tout.
04:56Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, le statut de la famille monoparentale
04:59n'existe quasiment pas dans le droit.
05:01Le code civil napoléonien a été fonctionnel à un moment, etc.
05:06Moi, je n'ai pas la chance de Jean-François Rial.
05:08Je ne suis pas encore en mesure de donner quoi que ce soit à mes belles-filles.
05:10Mais c'est une discussion.
05:11Ça doit venir, ça doit venir, paysagiste va faire fortune.
05:14Jean-François, paysagiste, je suis entrepreneur, on en parlera en fait.
05:17Absolument.
05:18J'espère bien leur donner quelque chose.
05:20Et j'espère pouvoir transmettre à mes belles-filles quelque chose.
05:22Effectivement, là-dessus, c'est la succession.
05:25Mais il y a plein de situations dans la vie.
05:26Il y a plein de rapports avec la famille monoparentale.
05:28Il y a plein de situations.
05:30Si tu es une mère seule et que tu as un enfant, qu'est-ce que tu as besoin comme
05:33statut en plus ?
05:34C'est ton enfant.
05:36Elle hérite, elle habite tout en soi, elle héritera de toi.
05:39Parce que peut-être qu'elle a besoin de quoi de plus ?
05:40Mais peut-être qu'à la CAF, ce sera un statut particulier qui te permettra d'avoir plus d'aide.
05:44De toute façon, à un moment...
05:45Donc on y revient.
05:46Donc ne me dites pas que j'ai tort.
05:48Mais oui, mais aujourd'hui, il y en a beaucoup plus qu'avant.
05:51Donc peut-être qu'il faut tout remettre à plat.
05:52Non, mais par exemple, Juliette, ça peut être fiscal.
05:55C'est-à-dire que par exemple, on pourrait compter deux parts pour une mère seule.
05:58Deux parts dans le sens où compter le conjoint fictivement.
06:01Il y a plein de choses comme ça.
06:03Je te donne un autre exemple qui ne coûte rien, qui n'est pas une aide.
06:05C'est de donner une priorité, par exemple, aux mamans ou aux papas solo
06:08sur les congés en entreprise pour reprendre les vacances scolaires.
06:10Ou sur les logements sociaux.
06:12Ou sur les logements sociaux, exactement.
06:13Bah oui, mais c'est un statut...
06:14Juliette, il n'y a pas que les aides.
06:16On peut être d'accord avec vous.
06:18C'est peut-être pas très sympa, effectivement, pour toi.
06:21Mais aujourd'hui, des parents qui sont en garde alternée, comme moi par exemple,
06:26n'ont pas vraiment trop de marge de manœuvre sur les vacances scolaires.
06:28Moi, si je ne peux pas me libérer...
06:30Aujourd'hui, je n'ai pas cette problématique.
06:31Parce que je n'ai pas de contrat, je n'ai pas de statut, je n'ai pas de boulot.
06:33Donc je suis en train de créer.
06:34Mais si je ne peux pas me libérer pour mes vacances avec mes enfants, je ne les vois pas.
06:38Donc, ce n'est pas cool pour celui qui est célibataire et qui n'a pas d'enfant.
06:42Mais celui qui est célibataire et qui n'a pas d'enfant, normalement, il a la possibilité...
06:46Mais c'est ça le statut de...
06:47Moi, tu as raison.
06:48Mais est-ce qu'on ne devrait pas plutôt...
06:50Est-ce qu'on ne devrait pas plutôt réformer le système de garde,
06:53et peut-être en général, et permettre aux parents de faire garder leurs enfants plus facilement ?
06:57Est-ce qu'on est obligé de tout faire comme ça ?
06:59Je suis père célibataire.
07:01Je te prends les mots très simples.
07:02Tu as une mère célibataire.
07:03Elle n'a pas le choix.
07:04Elle doit prendre ses vacances à telle période.
07:06Sinon, elle ne voit pas ses enfants.
07:07Tu réformes le système de garde.
07:08Tu ne réformes pas sa problématique.
07:09Elle demande à son employeur de pouvoir prendre ses vacances la première quinzaine de juillet.
07:12Si elle est protégée par un statut, elle va en bénéficier.
07:15Ça ne me semble pas incroyable.
07:17Et de ne pas créer des nouvelles aides, mais juste un statut.
07:20Alors, l'EGG ce matin sur AMC des files d'attente devant l'hôpital de Perpignan est scandaleux.
07:25La photo est devenue virale sur Twitter.
07:27On y voit des pompiers qui attendent des heures avec leurs patients sur des brancards devant l'hôpital
07:31avant d'être pris en charge.
07:32En cause, un manque d'effectifs criant.
07:34Écoutez le témoignage de Vincent Froger.
07:36Il est pompier et syndicaliste de l'UNSA S1066.
07:41Ça fait 4-5 ans qu'on se bagarre sur ce sujet.
07:44On entend l'ARS.
07:45Monsieur Niveau qui nous dit que ça arrive 4-5 fois dans l'année.
07:48C'est un épiphénomène.
07:50Ce n'est pas vrai du tout.
07:51Ah oui, minimise.
07:52L'ARS minimise.
07:53La situation, on est la béquille de l'hôpital aujourd'hui.
07:56Il faut penser aux victimes.
07:58Les victimes, elles doivent être prises en charge correctement.
08:00Et il ne faut pas oublier le personnel de santé et les pompiers qui attendent environ des fois
08:05entre 1h30 et 2h30 sur le parking de l'hôpital pour être prises en charge.
08:08À Perpignan, on a un directeur de l'hôpital qui a un peu d'humour
08:11et qui nous a mis un distributeur à pizza pour qu'on attende.
08:15Jean-François Rial, est-ce que ça illustre, s'il fallait encore illustrer, la faillite de l'État ?
08:21Je ne dirais pas la faillite de l'État parce qu'on a un système hospitalier
08:25qui est reconnu dans le monde comme très performant en termes de qualité de soins et de compétences.
08:32On a par contre un très gros souci sur les urgences.
08:36Et ce n'est pas cinq fois par an malheureusement.
08:38À Paris, c'est permanent, etc.
08:40Alors moi, à chaque fois que je vais à l'hôpital,
08:44ça m'arrive, que ce soit pour moi ou pour mon environnement personnel ou familial.
08:48J'ai une fille par ailleurs qui travaille à l'hôpital, etc.
08:52Moi, ce que je vois en tant qu'entrepreneur, tout simplement,
08:55c'est un déficit organisationnel totalement délirant.
08:59Totalement délirant.
09:00Il n'y a rien qui fonctionne là-dedans sur le plan administratif.
09:04Et puis, par ailleurs, quand on sait qu'un hôpital touche de l'argent l'année prochaine
09:11en fonction du nombre d'actes de soins qu'il génère,
09:14c'est-à-dire qu'on est dans un truc schizophrénique,
09:16c'est-à-dire qu'il faut dépenser pour avoir du chiffre d'affaires.
09:19On est fous !
09:20Donc, il faut évidemment réformer l'organisation.
09:23Mais la qualité des soins est très bonne,
09:24c'est-à-dire qu'il ne faut pas tout jeter là-dedans.
09:26C'est toujours pareil.
09:28Baptiste Desmontiers, ça vous scandalise de voir ces images,
09:31effectivement, des files d'attente devant un hôpital ?
09:33Ça ne m'étonne pas.
09:34Et moi, j'ai toujours été clair sur ce que je pense qu'il faut en France,
09:37c'est-à-dire, effectivement, ne pas réduire les budgets de l'éducation,
09:39ne pas réduire les budgets de la santé.
09:40On a besoin de cette santé.
09:41Pour moi, il y a deux problèmes.
09:42Il y a grand un, effectivement, un manque de moyens,
09:44criant à l'hôpital, on le sait.
09:46Globalement, les dotations, elles sont plutôt baissées
09:47sur les dix dernières années.
09:48– Des moyens humains, en tout cas.
09:49– Pardon ?
09:49– Des moyens humains aussi.
09:50– Bien sûr, je parle de moyens financiers.
09:52Les moyens financiers, ça paye des hommes et des femmes.
09:54Et puis, il y a un autre truc dont on parle de temps en temps,
09:57régulièrement même, c'est la bêtise des gens qui vont aux urgences.
09:59On parle des systèmes des urgences.
10:01Les urgences, aujourd'hui, sont en partie,
10:03ce n'est pas moi qui le dis, je reprends les propos d'infirmiers,
10:05de médecins qu'on voit régulièrement dans les médias,
10:07qui nous disent, il y a des gens qui viennent aux urgences
10:10et qui n'ont pas des situations
10:11qu'ils nécessitent d'aller aux urgences.
10:13Donc, je pense que, voilà, la conjonction…
10:15– C'est les gens qui n'ont plus de médecins.
10:17– Bien sûr, mais à un moment donné,
10:19c'est une histoire d'éducation, de savoir-être, de savoir-vivre.
10:21On ne va pas aux urgences quand on n'a pas un problème extrêmement urgent.
10:25On ne va pas aux urgences quand les urgences,
10:27enfin, le terme urgence, c'est vital, pardon, ou quasiment vital.
10:31– Non, mais aller aux urgences et attendre cinq heures, c'est absurde.
10:34– Mais, il y a un nombre de fois où il m'est arrivé d'avoir un pépin,
10:37je suis tombé en scooter il y a deux ans,
10:38je peux vous assurer que j'ai réfléchi.
10:41– Il y a peut-être un truc, je vais peut-être attendre avant d'y aller, quoi.
10:44Si je peux éviter d'y aller.
10:45Si les gens pouvaient se dire, si je peux éviter d'y aller, j'y vais pas,
10:48peut-être qu'on gagnerait un peu de fluidité aux urgences.
10:49– Je pense que les urgences sont devenues une béquille,
10:52enfin, une béquille généralisée du système de santé.
10:56Et pour les personnes qui n'ont pas accès à un médecin tout de suite
10:59et qui n'ont plus d'autres solutions que d'aller aux urgences,
11:02et pour ceux, évidemment, qui vont aux urgences
11:05alors que le besoin ne s'en faisait pas vraiment ressentir,
11:07mais aussi pour l'hôpital lui-même,
11:08parce que les autres services, quand ils sont débordés,
11:12ils savent très bien où est-ce qu'ils peuvent faire patienter les patients,
11:14et c'est aussi aux urgences.
11:16Donc c'est une béquille généralisée,
11:17tout le monde se repose sur les urgences.
11:19Effectivement, il y a aussi des problèmes administratifs,
11:21je pense que c'est criant, il suffit de parler aux personnels de santé,
11:24ils vous le diront très bien.
11:25Et donc tout ça fait qu'aujourd'hui, oui, on a des énormes problèmes,
11:29et que moi je réfléchis à trois fois même avant d'aller aux urgences,
11:33parce que je sais très bien ce qui m'attend.
11:34– Mais il faudrait y réfléchir à trois fois, en vrai.
11:36Il faudrait qu'on y réfléchisse tous, est-ce qu'on en a vraiment besoin,
11:39est-ce que ça ne peut pas attendre demain ?
11:41Voilà, il y a ça aussi.
11:42– C'est une simple question si ça peut attendre demain, c'est pas dur.
11:44– Oui, mais il y a des gens qui sont dans des territoires
11:45qui font qu'ils ne peuvent pas appeler,
11:47comme quand tu es dans une grande ville, SOS médecin,
11:49et avoir un médecin une heure après chez toi.
11:51– Perpignan, Stel, je ne suis pas sûr que ce soit des gens
11:52qui viennent de 200 kilomètres de Perpignan.
11:54– Si tu es à 50 bornes de Perpignan,
11:57je peux te dire que tu n'as pas SOS médecin.
11:59Donc à un moment, c'est aussi malheureusement
12:02parfois la seule solution pour des gens qui s'inquiètent.
12:05Et si tu as ton gamin aussi qui est malade,
12:09en vrai tu vas plus t'inquiéter que si toi tu as un petit mal de tête.
12:11Et c'est humain aussi de pouvoir s'inquiéter pour ses enfants
12:14si tu n'as pas de médecin à côté, dans ton entourage,
12:17pas d'SOS médecin, etc.
12:18et que ta seule solution c'est les urgences,
12:19malheureusement tu y vas aussi.
12:21– Il devrait y avoir un système qui trie beaucoup mieux les choses,
12:25qui oriente.
12:26Alors on est dans un entonnoir qui va directement
12:29et qui envoie tout le monde au même endroit.
12:31C'est catastrophique.
12:32Dans une entreprise, un truc pareil, on pèterait les plombs.
12:35Voilà, c'est aussi simple que ça.
12:36Et pourtant, les gens qui soignent,
12:39qui sont aux hôpitaux,
12:41ils sont dévoués, ils s'occupent de vous.
12:44Il y a vraiment beaucoup de gens incroyables dans les hôpitaux.
12:46Donc on est dans un truc, c'est qu'ils ont fait.
12:47Et en plus, ils sont mal payés.
12:49En plus, les infirmières et tout ça, etc.
12:51Comme les profs.
12:51– Les GG ce matin sur RMC, on va bien sûr parler de Céline Dion.
12:57Céline Dion qui a entamé sa grande tournée.
13:00Vous n'avez pas pu la rater.
13:01Après six ans d'absence, c'était samedi soir.
13:05Il y avait du beau monde pour accueillir Céline Dion
13:07à la Plénitude Arena.
13:09Une pluie de people, mais également de politiques
13:12comme Gabriel Attal et Édouard Philippe.
13:14Et ça, ça a bien énervé Charles Consigny, l'avocat des GG.
13:18Écoutez.
13:19– J'apprécie plutôt sur le principe Édouard Philippe,
13:23par exemple, humainement,
13:25je m'étonne qu'il ait rien d'autre à foutre
13:28que d'aller au concert de Céline Dion.
13:29– C'est samedi soir.
13:31– Justement le samedi soir.
13:33Je pense que le général de Gaulle, le samedi soir,
13:35n'allait pas au concert de l'équivalent de Céline Dion.
13:39Je pense qu'il lisait Châteaubriand,
13:41Au coin du feu, avec Yvonne.
13:42– Il est en campagne, Édouard.
13:43– Et je préférerais ça.
13:45– Ça, c'est un acte de campagne.
13:47C'est pas parce que j'ai rien à faire le samedi soir.
13:49– Mais si vous voulez, que la classe politique,
13:51aujourd'hui, ce soit des gens qui vont au concert
13:53de Céline Dion le samedi soir,
13:54je trouve ça navrant.
13:55Je préfère les gens qui lisent Châteaubriand.
14:00– Jean-François Rial, vous y étiez ou pas ?
14:02– Non, je n'étais pas.
14:03Je ne suis pas un grand fan de Céline Dion.
14:05J'ai des gens de ma famille qui vont.
14:06Mais moi, il y a un truc qui m'épate,
14:09c'est que ça prenne autant de place dans le débat.
14:11Et Charles est un copain.
14:13On n'est pas toujours d'accord, tous les deux.
14:17Même si j'ai beaucoup d'estime intellectuelle pour lui.
14:20Mais je ne vois pas pourquoi il va s'embêter la vie
14:23à commenter un truc comme ça sur les orphelins.
14:25– On lui a posé la question.
14:27– Mais je trouve qu'on ne devrait même pas lui poser la question.
14:29C'est comme Grégory Schneider
14:30qui en fait des tonnes sur Twitter
14:32et qui insulte cette pauvre Céline Dion.
14:34– Voilà, journaliste à libération.
14:34– Il a le droit de ne pas aimer Céline Dion.
14:36Il n'est pas obligé de l'insulter.
14:38– Juliette Briens, vous y étiez ou pas, samedi ?
14:40– Non, je n'étais pas, mon plan est tombé à l'eau.
14:42– Non.
14:43– Terrible, je devais être en loge
14:45avec ma petite coupe de champagne
14:46et en fait l'entreprise de mon mec a changé de courtier.
14:49– Tu es tombé à l'eau, cette histoire donc catastrophique.
14:53Un enfer.
14:55– Et vous y seriez allée ?
14:56– Bien sûr, j'y serais allée.
14:57– Est-ce que vous auriez paradé comme tout le monde ?
15:00– Est-ce que vous auriez fait votre petit selfie ?
15:01– Pas du tout, je ne suis pas du tout comme ça.
15:03J'ai lâché les selfies Instagram depuis un moment.
15:07Pour ce qui est des stars, des people, des machins,
15:09moi, je n'ai pas l'habitude, si vous voulez,
15:11de jalouser les privilèges des autres.
15:12Que Céline Dion invite ses amis stars à ses concerts privés,
15:15je n'en ai rien à faire.
15:16Pour ce qui est du côté pipolisation de la politique,
15:20je dois admettre que ça m'énerve un petit peu aussi.
15:22et effectivement, ce n'est pas forcément Châteaubriand,
15:26mais je trouve que ce côté,
15:28mais on le voit dans tous les partis,
15:31de Bardella, Attal, Philippe,
15:35les concerts de Céline Dion et aller s'afficher là-bas, etc.
15:37C'est de la pipolisation de la politique.
15:40Et je trouve que la situation de la France
15:42appelle à plus de sobriété,
15:46appelle à plus effectivement d'une image plutôt de réflexion
15:51sur les grandes chalets.
15:52Oui, mais c'est populaire, Céline Dion te pense bien aussi.
15:54Ce n'est pas très grave, mais s'ils y vont,
15:55c'est parce que c'est populaire
15:56et ils veulent montrer à quel point ils sont dans l'air du temps.
15:58C'est toujours tout dans l'image, effectivement.
16:00Qui va voter Édouard Philippe après l'avoir vu ?
16:02Non, personne.
16:03Il y a des Français à temps de voir qui,
16:05aller voir quel conseil.
16:05Je suis tellement d'accord avec ce que vous dites.
16:08Mais il y a peut-être des Français qui se disent,
16:09vous vous rendez compte,
16:10Céline a invité Édouard Philippe.
16:12Ils doivent être proches.
16:14Mais les politiques, quand ils vont chez des agriculteurs,
16:18quand ils vont au salon d'agriculture,
16:19quand ils vont, voilà, ils font ça tout le temps.
16:22Mais désormais, ils n'y vont pas le samedi soir.
16:23Pourquoi on commande plus Céline Dion que le reste ?
16:25Parce que Céline Dion, c'est pour montrer qu'ils sont prises.
16:28Ils vont voir PFC Lyon.
16:30Ça, c'est mon cas.
16:30Moi, je suis allé voir PFC Lyon 0-0 samedi.
16:33C'était une autre ambiance.
16:35Et vous n'êtes pas candidate.
16:36Non, tout à fait.
16:37Mais nous avons chanté.
16:38C'était d'autres chants, c'est vrai.
16:40Qui nécessitait moins de...
16:42Vous voyez ?
16:42Oui, oui.
16:42C'était plus simple à chanter.
16:45C'était plus simple à chanter.
16:46Ils vont systématiquement dans des manifestations
16:48où ils se mettent en avant avec des stratégies de com'.
16:51Céline Dion, pas plus, pas moins que le reste.
16:54Oui, mais c'est quand même populaire.
16:55Céline Dion, pour le coup, t'es homme politique.
16:57Moi, je comprends que t'ailles à Céline Dion
16:58pour montrer à quel point t'es hype.
17:00Mais peut-être que moi, ça me chante.
17:01Peut-être.
17:03Honnêtement, vous connaissez ma position, Estelle.
17:05Moi, ras-le-bol, Céline Dion,
17:06j'en peux plus de la place dans l'espace médiatique.
17:08En revanche, sur ce point-là,
17:10ça ne me dérange pas.
17:11Que les politiques, ils aient le droit...
17:13Tiens, on leur demande...
17:14Et je suis le premier à les critiquer
17:15pour leur inefficience.
17:17Ils ont le droit d'avoir une ville week-end.
17:19Et puis, pourquoi on s'insurge
17:20d'avoir Gabriel Attal ou Edouard Philippe
17:22au concert de Céline Dion ?
17:23La finale de la Ligue des Champions,
17:25excusez-moi, les billets,
17:26c'était d'autant plus cher.
17:27Au même prix, voire beaucoup plus cher que Céline Dion.
17:29Tu crois qu'ils ont payé leur billet, peut-être ?
17:30Mais non, mais ils étaient tous
17:31à la finale de la Ligue des Champions.
17:32Ça n'a rien à voir, c'est du sport.
17:38Le sport, c'est bon pour la santé publique,
17:40c'est un exemple.
17:41Quand c'est le sport du Qatar,
17:42il y a plein de trucs à dire.
17:44La musique, c'est bon pour la santé publique,
17:46la musique, c'est la culture.
17:51Je pense qu'Estelle a un petit conflit d'intérêt
17:57avec le football.
17:58Mais pas du tout.
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