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Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on commence ce zapping avec un extrait d'Apolline Matin.
00:07La taxe sur les petits colis est-elle un échec ?
00:10La taxe de 2 euros, vous savez, qui visait notamment les colis Chine, Temu ou AliExpress,
00:15n'a rapporté que 2,3 millions d'euros depuis le 1er mars.
00:20Elle était censée rapporter jusqu'à 400 millions par an.
00:23Un bilan très mitigé, comme nous l'explique notre économiste Emmanuel Lechypre.
00:28Les grandes plateformes chinoises visées envoient désormais leurs colis
00:32dans d'autres pays européens, comme la Belgique et les Pays-Bas.
00:36Puis ces colis sont acheminés tranquillement en France par la route.
00:40Résultat, 90% du trafic aérien a été perdu pour les aéroports français.
00:45On est passé de 500 000 à 50 000 déclarations par jour.
00:48Donc si on fait le bilan, ça ne rapporte rien.
00:50Ça a détruit de l'activité dans nos aéroports, dans nos centres logistiques.
00:55Alors, certes, on nous dit que c'est une situation transitoire en attendant la taxe européenne.
01:01Et là, effectivement, si vous allez vous implanter en Belgique ou aux Pays-Bas, ça ne changera pas grand-chose.
01:07Jérôme Lavrieux, encore une belle idée de Bercy.
01:09On se souvient des ministres qui vont déballer des colis Chine à Roissy
01:14pour dire « Attention, on arrive, on a trouvé une super idée, c'est la taxe.
01:17En plus, ça va faire rentrer plein d'argent. »
01:19Résultat, c'est une catastrophe.
01:20Les plateformes ont vite trouvé le moyen de contourner.
01:22C'est toujours comme ça. Il y a un problème dans l'actualité.
01:27Le cabinet du ministre se réunit en disant « On ne peut pas rester sans réponse. »
01:31C'est vrai.
01:32Ça monte à 13h. Le 13h est mauvais.
01:35Ils en parlent chez Estelle Midi. Il faut répondre.
01:38Et là, la dernière fenêtre de tir, c'est le 20h.
01:40Qu'est-ce qu'on annonce ?
01:41On annonce qu'avec nos petits bras musclés, tout seuls,
01:44parce que la France est une île dans le monde, tout le monde le sait,
01:46on va mettre en place une taxe tout seule sur les petits colis.
01:50Et puis, il y a un conseiller au bout de la table qui dit
01:53« Mais vous savez qu'à partir du mois de juillet, ça va être mis en place au niveau européen.
01:57Je m'en fous. J'ai un 20h.
01:59Le 20h est plus important que la garantie du succès. »
02:05On a voulu y aller tout seuls.
02:06Qu'est-ce qu'ils font ?
02:08Au lieu d'atterrir à côté de Reims sur une plateforme de transport qui ne servait qu'à ça,
02:15ils sont partis faire la même chose à côté de Bruxelles.
02:18On ne pouvait pas attendre ?
02:19Avec aussi d'autres conséquences pour le secteur de la logistique.
02:23C'est des camions à l'arrêt, des chauffeurs au chômage.
02:25Mais on a sauvé le 20h.
02:26C'est vrai.
02:27Oui, on a fait l'effet d'annonce.
02:28On a fait la belle image.
02:29Ça s'appelle l'effet d'annonce, mais ça n'est pas efficace.
02:31Et alors que pour une fois, l'Europe avait été,
02:33pas pour une fois, c'est plutôt même souvent,
02:35elle était plutôt très efficace.
02:36Ils ont réussi à se mettre d'accord dans un temps record,
02:39en disant « Tout le monde le met en place, je crois que c'est tout. Je pense tout en
02:41contrôle » au mois de juillet.
02:42Oui, c'est ça.
02:43Ça évite la distorsion de concurrence.
02:48Personne ne s'est dit « Allez, on peut aller au 20h et expliquer aux gens qu'ils ne sont
02:52pas tous débiles, ils comprennent.
02:54Si on le fait maintenant, ça ne va pas marcher.
02:57Il faut le faire au mois de juillet, attendant le mois de juillet. »
03:00Oui, on est peut-être tous débiles, mais je me souviens…
03:02Non, non, je dis que c'est l'inverse.
03:03On aurait compris.
03:05Oui, mais non, pas vraiment.
03:06Parce que moi, je me souviens à l'époque, Pierre Rondeau, Élise Goldfarb, moi le premier,
03:10mais vous aussi, Jérôme, on disait « Mais que fait le gouvernement ? »
03:12Moi, je disais qu'il fallait le faire au niveau européen.
03:14Moi, j'ai dit que c'était une idée pourrie dès le début.
03:16Ok, alors oui.
03:18Personne ne voulait de cette taxe, visiblement.
03:20Mais c'est la loi ascenseur.
03:22Il y a un accident dans un ascenseur.
03:23Le ministre, au bout de 24h, il ne tient plus.
03:26Il dit « On va changer tous les ascenseurs. »
03:28Puis 20 ans après, on n'a toujours pas changé les ascenseurs.
03:30Mais on l'avait sauvé le 20h.
03:31Oui, mais c'est aussi la faute des journalistes, peut-être,
03:33qui tous les jours appelaient le ministre en disant « Que fait le gouvernement sur Chine ? »
03:36Non, non, les journalistes font leur travail.
03:38Le politique, il n'est pas là pour suivre en trottinant des journalistes qui courent.
03:42Il est là pour dire « Voilà comment on va le faire. »
03:44Mais non, mais le problème, c'est qu'au-delà de, pour reprendre ton image de l'ascenseur,
03:48de changer l'ascenseur, eux, au lieu de changer l'ascenseur,
03:50ils changent juste les boutons de l'ascenseur.
03:52En fait, pour moi, l'histoire des colis, à la base,
03:55pourquoi ils l'ont mis en place ?
03:56Parce qu'il y a un gros problème avec Chine en France.
03:58Et que, déjà, ça tue la concurrence, dans le monde, je vais te dire d'ailleurs.
04:03À la base des bases, le problème de Chine, c'est que les produits ont un problème d'hygiène.
04:09Je veux dire, c'est fait avec des composants qui sont interdits en Europe.
04:11Les vêtements qu'on achète, c'est nul pour l'écologie,
04:14c'est nul parce qu'on fait travailler des esclaves.
04:16Il est là, le problème, à la base.
04:17On avait voté un truc en Europe qui s'appelait le devoir de vigilance.
04:20Bon, ça a disparu.
04:21Le devoir de vigilance, je le rappelle, c'est qu'on n'a pas le droit d'acheter en Europe
04:25des produits qui sont faits selon certaines normes ou non,
04:29c'est-à-dire faits par des esclaves, dans des conditions d'hygiène négative.
04:34Je veux bien qu'à postériori, tout le monde disait, on l'avait dit, il fallait attendre l'Europe.
04:36Mais donc, c'est une mauvaise idée de base, interdisons Chine, dès le début, je ne comprends pas pourquoi.
04:39Aucun politique n'est populaire s'il va à la télé dire, vous savez quoi, il y a un problème,
04:43mais on va attendre, et on va attendre l'Europe.
04:45C'est deux choses que les Français n'aiment pas, patienter, et l'Union européenne.
04:48– Charles, vous avez raison, aucun politique individuellement n'est populaire s'il fait ça.
04:52Mais en faisant ça, tous les politiques sont impopulaires.
04:54– Bah bien sûr.
04:55– Parce qu'ils montrent qu'ils sont inefficaces.
04:56– C'est vrai.
04:56– Et ça, ça ruine la politique.
04:58– Ça s'appelle du courage politique.
05:00– C'est vrai.
05:00On va passer au Morning RMC avec cette question, faut-il se réjouir de la hausse du SMIC ?
05:04C'est une bonne nouvelle, pour plus de 2 millions de salariés du secteur privé,
05:07le SMIC va augmenter de 2,4% à la fin du mois, ça fait 34 euros de plus par
05:12mois.
05:13Une revalorisation bienvenue pour les travailleurs les plus précaires,
05:15mais qui inquiètent les entreprises. Écoutez notre reportage à Lyon
05:18avec notre reporter Vincent Chevalier.
05:21– Peu importe le montant, une augmentation du SMIC est toujours une bonne nouvelle pour Aïcha.
05:26– Mieux que rien, mais ça va, on peut faire quelque chose à 45 euros.
05:30– Environ 45 euros bruts, soit 34 euros net par mois,
05:34vraiment pas de quoi être satisfait selon Raphaël et Dani.
05:37– Je ne sais pas ce qu'on va pouvoir s'acheter en plus, c'est pas assez.
05:40– Tout est bon à prendre, mais on donne là, on prend ailleurs.
05:43C'est triste pour l'inflation qu'il y a derrière.
05:45Le prix d'énergie et tout ça, c'est une miette.
05:47– On ne va pas changer notre vie en tout cas.
05:49– C'est une miette.
05:49– Mais cette hausse du SMIC s'accompagnerait d'un surcoût
05:51de plus d'un milliard et demi d'euros pour l'État
05:54à travers les allègements de cotisations sociales
05:56dont bénéficient les entreprises sur les bas salaires.
05:59Le gouvernement envisage donc de les geler.
06:01– Je pense que le gouvernement joue avec le feu.
06:03– Comme Michel Picon, président de l'Union des entreprises de proximité,
06:07les syndicats patronaux sont en colère.
06:09– C'est un coût du travail encore plus élevé pour les entreprises.
06:12Et donc tout ça, c'est mécanique.
06:14Si les entreprises, elles défaillent et qu'elles ne s'en sortent pas,
06:17elles licencient, elles ne recrutent pas.
06:19– Cette mesure d'économie budgétaire n'est pas encore actée,
06:22mais selon les informations de RMC,
06:24une décision devrait être prise assez rapidement.
06:27– Je me tourne vers notre économiste, Pierre Rondeau.
06:302,4% de hausse du SMIC, on va rappeler que c'est mécanique.
06:34Il n'y a pas de coup de pouce du gouvernement.
06:35C'est parce qu'il y a l'inflation, ça ne fait que suivre les prix.
06:38Mais on sait aussi qu'à chaque fois que le SMIC augmente,
06:40c'est un peu plus ce qu'on appelle la SMICardisation,
06:43c'est-à-dire que ça vient tasser les salaires.
06:45Il y a de plus en plus de gens qui vont mécaniquement se retrouver au SMIC.
06:47– C'est le bon terme employé, on a vraiment ce cas de figure.
06:50On est en France dans une forme de SMICardisation du pays.
06:52Ça date, ça a été rappelé dans le reportage,
06:55les allégements Fillon dans les années 2000,
06:58c'était pour lutter contre le chômage,
07:00notamment des chômeurs précaires,
07:01de réduire les cotisations sociales, patronales, salariales,
07:04pour les bas salaires.
07:05Donc on avait une incitation à ce que le patron embauche,
07:07mais embauche à destination des personnes payées au SMIC.
07:10Donc on a cette forme de SMICardisation de la France.
07:13Là, la double peine, c'est de vouloir,
07:15vous l'avez rappelé, comme c'est indexé, augmenter le SMIC,
07:18mais pour compenser la surcharge de la hausse,
07:20on va mettre fin aux exonérations de charges patronales
07:24pour les bas salaires.
07:25– On va geler le barème.
07:26– On va geler le barème.
07:27Donc ce qui se passe, c'est que les patrons vont devoir augmenter les salaires
07:29et en plus payer plus de charges patronales sur les bas salaires.
07:33– Mais parce qu'on sait que l'État est coincé, là où il n'en payait pas du tout.
07:37– Là où il n'en payait pas du tout parce qu'il était exonéré.
07:39Là, encore une fois, on en revient à ce fameux problème
07:42entre les recettes et les dépenses.
07:44L'État, face à cette dette colossale qui ne cesse d'augmenter,
07:46de plus de 3 000 milliards,
07:48la solution qu'il a, ce n'est pas de réduire ses dépenses
07:50et il y a beaucoup de dépenses,
07:52on ne va pas débattre là-dessus,
07:53mais il y a beaucoup de dépenses qu'il pourrait réduire
07:56dans les dépenses publiques.
07:57Au lieu de réduire les dépenses,
07:58il va aller simplement augmenter ses recettes
08:00via la fin des exonérations de charges fiscales.
08:03– Oui, mais il y a aussi une réalité,
08:04c'est qu'aujourd'hui, on vit de moins en moins bien
08:07avec le SMIC.
08:08– Il aurait fallu dans ces...
08:09– Est-ce qu'il fallait aller plus loin ?
08:10Est-ce qu'il faut un coup de pouce ?
08:11– Il fallait inverser.
08:12– Le SMIC, il faudrait que Martin vérifie,
08:14mais on doit être quoi, à 1 500 euros,
08:16quelque chose comme ça,
08:16mais en brut, je crois qu'on est passé du coup à 1 800.
08:20– Oui, mais en net, on est à 1 458.
08:24– Là, ça a augmenté 34 euros.
08:26– L'erreur de base a été de fixer
08:29une exonération de charges sur les bas salaires.
08:31Si on veut inciter le pouvoir d'achat,
08:33inciter l'augmentation du pouvoir d'achat,
08:35il aurait fallu faire des exonérations dégressives
08:38par rapport au salaire.
08:39– Plus le salaire augmente, moins on paye de charges.
08:42Là, c'est l'inverse.
08:43On incite les patrons à embaucher des SMICards
08:45et ne pas augmenter les salaires.
08:46– Et plus il augmente, plus il y a de charges.
08:47– Exactement.
08:47– Oui, mais en attendant, est-ce qu'un SMIC, c'est quoi ?
08:50– 1 477,93 euros, pour être précis.
08:53– Un peu moins de 1 500 euros net par mois.
08:54– Sur la base de 35 heures.
08:55– Oui, mais sauf qu'il y a 20 ans, avec 1 500 euros,
08:57on vivait beaucoup mieux qu'aujourd'hui.
08:59– Eh bien, ce n'est pas tout à fait vrai, en fait.
09:02Parce que vous regardez, dans la fin des années 60,
09:05pour acheter avec une heure de travail
09:07à l'équivalent du SMIC, on pouvait acheter 4 litres d'essence.
09:11Et en 2025, avec une heure de travail au SMIC,
09:14vous pouvez en acheter 16.
09:17Malgré trois chocs pétroliers entre les deux.
09:19Donc ça n'est pas totalement vrai.
09:21La différence, c'est que par rapport à cette époque-là,
09:24il y a beaucoup plus de dépenses contraintes
09:26qui n'existaient pas auparavant,
09:28qui fait que le reste disponible pour vivre
09:31est de plus en plus faible.
09:32– Mais je sais, j'ai vécu avec moins, d'accord ?
09:39Je le sais qu'on ne peut pas vivre,
09:42et singulièrement en région parisienne,
09:43on ne peut pas vivre avec 1 500 euros net.
09:46– Il faut donner une idée, ça fait 10 000 francs.
09:49– C'est 10 000 francs, il y a 40 ans, on vivait bien.
09:51– Un million, ça veut vous dire.
09:53– Oui, même encore plus loin.
09:54– Si, si, mes grands-parents, même quand c'était un nouveau franc,
09:5610 000 francs en disant c'est un million.
09:58Je suis désolé d'être le boomer.
09:59– Aujourd'hui, avec un million, on ne s'en sort pas.
10:01– Mais non, mais avec 10 000 francs à l'époque,
10:03tu étais dans les 2% de ceux qui touchaient les plus hauts salaires.
10:06– Oui, exactement.
10:08– Mais au moins, il augmente lié à l'inflation, d'accord ?
10:13Mais ça a un effet négatif, et Pierre l'a dit parfaitement,
10:17c'est qu'en fait, ça n'incite pas à embaucher des gens
10:19un peu plus que le SMIC.
10:21Je pense qu'il faudrait, dans notre pays,
10:22réduire les charges sociales, mais sur tous les salaires.
10:25Il faut le lisser sur tous les salaires.
10:27Parce que c'est bien beau de dire,
10:29« Ah oui, mais pour les gros salaires, on ne va pas baisser les charges ».
10:31Les gros salaires, ils contribuent aussi beaucoup
10:34en termes de cotisations, en termes de volumes dont on a besoin.
10:36– C'est une question très politique,
10:37et justement, on va parler politique avec cet extrait des GG.
10:40Un duel, Mélenchon-Rassemblement National en 2027,
10:44est-ce que ça vous inquiète ?
10:45C'est en tout cas la crainte de Gérald Darmanin,
10:47qui pense que ce duel entre LFI et le RN
10:50serait absolument terrible pour la France.
10:52Ce sont ces mots.
10:53Un constat que partage Emmanuel, auditeur des GG.
10:57– Je reste et resterai toujours totalement traumatisé
11:01par le 21 avril 2002.
11:04Ce qui fait que je suis un électeur de gauche.
11:07J'ai été militant socialiste pendant plus de 20 ans.
11:09J'ai commencé au MGS, j'avais 15 ans.
11:12Mais cette fois-ci, je ne ferai pas barrage à l'extrême droite
11:15en cas de second tour Mélenchon, Le Pen ou Bardet,
11:18en cas de second tour LFI, FN.
11:22Et je dis bien, FN, en toute conscience,
11:26je voterai blanc.
11:27Je voterai blanc parce que j'estime que la France insoumise
11:30est devenue aussi dangereuse que le Front National.
11:32Elle est devenue le Front National du côté gauche
11:35de l'échiquier politique.
11:36Et moi, je ne vote pas Front National.
11:38– Élise Goldfarb, un duel Mélenchon-RN au second tour en 2027,
11:44est-ce que ce serait inquiétant ?
11:45Ou pourquoi pas, au fond, pour vous ?
11:47– Moi, imaginez un duel RN-LFI au second tour,
11:51je n'endors pas la nuit.
11:52Ça me terrorise.
11:54De par l'histoire de ma famille et mon histoire personnelle,
11:59déjà, ça me paraît impensable de voter extrême droite,
12:01mais de par ce qui se passe aujourd'hui politiquement,
12:05voter LFI, c'est au-delà d'impensable, si vous voulez.
12:07– Donc ce serait comme Emmanuel, l'auditeur des GG,
12:09impossible de voter ?
12:11Et en fait, il y a deux choses qui me saoulent.
12:13C'est de me dire que je vis dans un pays où le populisme a gagné,
12:17d'une part, donc je vis avec des citoyens qui sont populistes,
12:20qui ne croient plus en rien, qui ne croient plus aux institutions.
12:22Et d'autre part, ce qui me saoule, c'est que,
12:25en fait, à ce jour, LFI ne fait pas des très bons scores.
12:27Donc je ne comprends pas pourquoi les médias leur donnent cette importance.
12:31Parce que c'est nous aussi qui créons, qui créons cette égalité.
12:35Parce que si tu regardes les résultats des municipales, LFI, c'est voté.
12:38Si tu regardes les législatives, LFI, c'est voté.
12:40Si tu regardes les européennes, LFI, c'est voté.
12:42Le problème, c'est que la gauche n'arrive pas à s'entendre aujourd'hui,
12:45donc il y a LFI qui tire son épingle du jeu.
12:47Mais je ne veux pas qu'on leur donne cette importance.
12:50Ça m'emboisse.
12:51– Si on donne cette importance, et Jérôme l'expliquera mieux que moi,
12:54c'est qu'à chaque campagne présidentielle, Mélenchon a commencé à 6,
12:57– Je sais, il a fini à 17, 18, 19.
12:59– 22 en 2019.
13:00– Et aujourd'hui, au-dessus de 15%, on est au second tour.
13:02– Et pourquoi ? Il a fini à 17, 18.
13:04– Parce qu'il est meilleur que les autres à gauche.
13:07– Mais parce qu'on détruit les autres à gauche.
13:09En fait, on joue à leur jeu.
13:10On joue tous au jeu des extrêmes, c'est-à-dire que
13:12s'il y en a un qui arrive sur un plateau télé
13:14et qui dit « Je suis le meilleur »,
13:16et bien tous les médias vont dire « Est-ce qu'il est vraiment le meilleur ? »
13:18– Mais c'est aux autres de dire…
13:20– Oui, mais c'est aux autres de dire « C'est le peuple qui décide ».
13:22– Je suis d'accord que les autres sont nuls,
13:24et j'en veux énormément au camp du centre de la droite et de la gauche républicaine
13:27d'être incapables de trouver un candidat sérieux aujourd'hui
13:30et de se battre entre eux au lieu d'avoir un candidat sûr.
13:33– Jérôme ?
13:34– Toutes les études, quel que soit l'institut de sondage,
13:37quel que soit le journal pour qui il le fait,
13:41prédisent que le ou la candidate d'extrême droite
13:44se qualifiera pour le second tour.
13:47Voilà.
13:48Toutes les études montrent que, en cas…
13:52Alors, tous les sondages ne font pas des sondages de second tour,
13:56montrent que, dans ceux qui testent les différentes hypothèses de second tour,
14:01si c'est un candidat du bloc dit « raisonnable »,
14:05il peut battre l'extrême droite.
14:07C'est pas sûr à 100%, mais il peut battre l'extrême droite.
14:09– C'est-à-dire l'Édouard Philippe, Gabriel Attal, François Hollande…
14:12– Du centre-gauche jusqu'à la droite de gouvernement.
14:16À condition qu'il ne soit qu'un seul sur la ligne de départ.
14:19Parce que s'il s'émiette, c'est Jospin qui n'est pas qualifié
14:22à cause de Taubira ou de Chevènement, c'est ça qui arrive.
14:25Et c'est Le Pen qui va au second tour.
14:27Et par contre, toutes les études montrent que l'homme politique
14:30qui fait des bons scores, mais qui est le plus détesté
14:34par l'ensemble des Français, à plus de 70%,
14:38c'est Jean-Luc Mélenchon.
14:39Ce qui veut dire que si Jean-Luc Mélenchon est qualifié au second tour,
14:42parce qu'il aura fait 18, 19, 20,
14:45c'est le RN qui gagne.
14:47C'est-à-dire voter Mélenchon au premier tour,
14:49je ne vous vends pas ma salade,
14:50voter Mélenchon au premier tour,
14:52c'est faire élire l'extrême droite au second tour.
14:55Voilà.
14:56Personne ne pourra dire « je ne me savais pas ».
14:58– Encore une fois, ce sont les électeurs qui décideront,
15:00mais c'est le casting proposé au second tour
15:03qui effraie en tout cas Gérald Darmanin.
15:06Le casting potentiel, parce qu'en effet,
15:08aucun sondage pour l'instant.
15:09– On est à un an.
15:10– On est à un an, c'est à prendre avec des pincettes,
15:12mais beaucoup redoutent cet affrontement Mélenchon
15:14contre Jordan Bardella ou Marine Le Pen.
15:17– Moi, j'ai vraiment le sentiment.
15:18Encore une fois, ça restera de la fiction
15:19et peut-être de la paranoïa de ma part,
15:21mais dans la stratégie de communication
15:23et de médiatisation du RN,
15:25il y a une vraie volonté à ce que Mélenchon soit face à eux.
15:27Il y a une vraie volonté à ce qu'ils mettent en avant.
15:29Et quand Alice disait que c'est la faute des médias
15:31ou c'est les médias qui mettent en avant un parti politique
15:33qui fait des flops aux élections municipales ou européennes,
15:36il y a aussi de la part du politique de faire jouer sa stratégie.
15:40Et la volonté du RN, c'est de mettre en avant Jean-Luc Mélenchon,
15:43de parler continuellement de LFI
15:45pour que, à la fin des fins, les électeurs votent pour Mélenchon
15:48en s'imaginant principal adversaire de Jordan Bardella ou Marine Le Pen.
15:51– Mais de la même manière que Jean-Luc Mélenchon ne parle que du RN
15:54et plus d'Emmanuel Macron.
15:55– À la seule différence que Jean-Luc Mélenchon ne sait pas
15:57s'y face à Jordan Bardella ou Marine Le Pen, il pourrait l'emporter.
16:00Ce qui est sûr, si on en croit actuellement les sondages,
16:03à un an d'élection, les seuls capables de battre le RN au second tour,
16:07c'est le parti du centre d'Armanin à Hollande.
16:10– À condition qu'il n'y ait qu'un candidat.
16:11– À condition qu'il n'y ait qu'un candidat.
16:12Mais Mélenchon, RN, c'est RN qui l'emporte.
16:15– Cette question dans les GG, faut-il multiplier les faux radars dans les communes ?
16:19Pour faire ralentir les automobilistes,
16:21certaines villes installent désormais de faux radars
16:23pour dissuader les automobilistes.
16:25Une astuce légale qui ravit Antoine Diers, le consultant des GG.
16:30– Moi, j'adore vraiment le concept.
16:31Il y a eu toute une période de ma vie
16:33où j'adorais parcourir la France sur les nationales.
16:35Et il y a plein d'endroits où des particuliers
16:38prennent leur poubelle
16:39et mettent des bandes noires et jaunes comme ça
16:42pour la poser au bord de la route
16:44et faire croire que c'est un radar.
16:45Ce n'est pas nouveau.
16:47Et je trouve que c'est marrant.
16:48C'est assez sympa comme idée.
16:50Et en plus, ça fonctionne.
16:51Tu fais ralentir les gens devant chez toi et ils ne sont pas sanctionnés.
16:53Donc, j'aime beaucoup la suce.
16:55– Gui, bravo.
16:56– Oui, j'aime beaucoup la suce.
16:57Et je veux saluer toute la technicité
16:59de tous ceux qui créent des petits faux radars
17:01devant chez eux partout en France.
17:02J'adore ça.
17:03– Bon, Antoine Diers, c'est fan.
17:05Jérôme Lavrieux, si on mettait un faux radar en Dordogne.
17:09– Un particulier n'a pas le droit de mettre un faux radar
17:11sur le bord de la route.
17:12– Non, là, c'est le maire qui le fait.
17:13– Parce que ce n'est pas lui qui a le droit
17:14à gérer le code de la route.
17:14Et s'il y a un accident parce que le mec est pile
17:16et qu'il y a un faux radar que Mamie a construit
17:18avec sa rue Balise dans son garage chez elle,
17:20il va avoir des problèmes.
17:22– Ne le faites pas chez vous.
17:22Laissez le maire gérer.
17:23– Ne le faites pas chez vous.
17:24Oui, ça fonctionne.
17:25J'ai testé dans une autre vie
17:28quand j'étais directeur de cabinet.
17:29On l'a fait.
17:30Ça ne fonctionne qu'à une seule condition.
17:32C'est que le faux radar soit changé de place régulièrement.
17:35– Oui, parce que tout le monde le sait
17:37et tout le monde le fait.
17:40Mais il y a souvent les agriculteurs
17:41qui font des faux radars
17:44puisque dans la campagne,
17:45ils passent leur temps à foutre de la peinture
17:46sur les radars.
17:49Et donc, les radars fixes ne fonctionnent pas souvent.
17:52– Mais c'est une bonne astuce, non ?
17:53De la part de ces maires de se dire plutôt que…
17:55En plus, ça a le mérite…
17:56– Ça a la peur du gendarme.
17:57– De faire lever le pied, etc.
17:58Moi, j'ai connu des faux gendarmes aussi.
18:00On mettait des…
18:00– Bien sûr, mais oui.
18:02– Des silhouettes.
18:03– Au bord des routes, on découvre une silhouette de gendarmes
18:05et ça vous fait ralentir au loin.
18:06Vous dites, oh là là, il y a un gendarme.
18:07On met aussi des silhouettes d'enfants auprès des écoles.
18:10– Oui, on met aussi devant les maisons
18:10des autocollants à vérissures
18:12pour faire croire qu'il y a des caméras.
18:13– C'est le même principe.
18:14La peur du gendarme.
18:15Mais là, pourquoi pas ?
18:15Au moins, le faux radar, il ne vous flashe pas.
18:17Il n'y a pas de points qui tombent, etc.
18:18– Mais c'est à la force publique de le faire.
18:19– Oui, oui, oui.
18:20Laissez le maire gérer.
18:21N'installez pas un radar dans votre jardin.
18:23C'est le message de prévention
18:24qu'on tenait à faire passer avec Jérôme.
18:27On va terminer avec cette question,
18:28ce dilemme ce matin dans les Gégés.
18:30En cas de victoire au casino,
18:32si vous remportez le jackpot,
18:33que feriez-vous de vos gains ?
18:35À Bordeaux, un homme vient de remporter
18:36près de 80 000 euros au casino,
18:38mais il a décidé de ne pas garder l'argent,
18:40de tout reverser à une association,
18:42un beau geste, selon Bruno Poncelle,
18:44cheminot des Gégés.
18:46– 80 000 balles, c'est pas assez pour jouer à Verseto.
18:49Faut être sérieux en fait, faut être...
18:50Je pouvais faire le chevalier blanc,
18:53dire « Ah oui, 80 000 balles,
18:55j'ai un crédit de 400 000 sur le dos,
18:56je pourrais encore rembourser un bout
18:57ou changer ma salle de bain. »
18:59– On va saluer l'honnêteté de Bruno Poncelle.
19:02On va voir au tour de la table
19:03qui est hypocrite ou honnête.
19:05Vous touchez le jackpot au casino, là.
19:0780 000 euros, est-ce que vous êtes généreux ?
19:09– Non, moi j'ai une assurance-vie
19:11qui a plus de 8 ans,
19:12donc avec les gains exonérés,
19:14donc je mets sur une assurance-vie en ETF,
19:16majoré à 7% par an.
19:17Via les intérêts composés,
19:19je peux atteindre les 100K, 200K
19:21d'ici quelques années.
19:21– Je n'ai rien compris, mais ça a l'air plus personnel
19:25que généreux comme projet.
19:26– Totalement.
19:27– Élise Goldfarb.
19:28Pour nous, 80 000 euros, c'est quoi ?
19:29– Ce n'est pas énorme.
19:30– C'est une semaine de salaire.
19:31– Voilà.
19:31Non, mais moi je reverse déjà
19:33une partie de mon chiffre d'affaires
19:34à des associations,
19:35ça me permet de défiscaliser.
19:36En plus, je préfère donner
19:37à des associations que donner aux impôts.
19:38– Notamment l'URSSAF,
19:39mais ce n'est pas l'association.
19:41– Non, mais aujourd'hui,
19:43si tu donnes de l'argent à une association,
19:44avec un bon serfa,
19:46tu es remboursé à 66%, bref.
19:47Non, je mets de côté,
19:48mais évidemment.
19:50Allô ?
19:50Je mets de côté
19:51ou je me fais un beau voyage ?
19:53– Désolée, vous racontez
19:55que certains sont honnêtes.
19:56– Je pars en business à Tahiti.
19:57Je pars à Tahiti en business.
19:58Voilà, qu'est-ce qu'il y a ?
19:59Tu vas faire quoi ?
20:01Dans un 5 étoiles.
20:02– Te juger, Élise, te juger.
20:04Jérôme Lavrieux,
20:04est-ce qu'au moins une partie,
20:05vous vous diriez,
20:06tiens, c'est de l'argent
20:07que je n'ai pas mérité,
20:08c'est du hasard, du gain, de la chance.
20:10Est-ce qu'il ne faut pas
20:12en donner une petite partie ?
20:13– Je garde tout.
20:14– Allez, encore un.
20:15– Il me reste un crédit immobilier,
20:17j'en rembourse une partie
20:19par anticipation,
20:20mais je fais des dons
20:21tous les jours.
20:22Je fais des dons tous les jours.
20:23– T'arrondis à la caisse ?
20:24– Non, non, j'ai un prélèvement mensuel
20:26sur l'impôt sur le revenu.
20:27Je fais des dons tous les jours.
20:28Et en mon nom,
20:29l'État finance des associations,
20:32finance la recherche,
20:33finance des écoles.
20:34Et c'est un an,
20:35ce n'est même pas des fiscaliers.
20:36Ça sert à ça.
20:37– Non, mais quand on paye notre impôt,
20:38c'est aussi pour payer des hôpitaux
20:39et des routes,
20:41des routes pour aller au casino
20:44– Et l'avantage,
20:45quand tu gagnes au jeu,
20:46c'est que par contre,
20:46ce n'est pas imposable.
20:47– C'est vrai.
20:47– Pendant un an.
20:49Après, ton gain,
20:50il est intégré à tes revenus.
20:51– Bah non.
20:52– Bah si tu gagnes 80 000 euros
20:53la première année,
20:53ce n'est pas imposable.
20:54– Bah tu as un seul revenu d'une fois.
20:55– Oui, mais après,
20:56tu as un patrimoine de 80 000 euros
20:57qui lui est taxé.
20:58– J'ai bien compris
20:58que les assos ne pouvaient pas
21:00compter sur vous, les amis.
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