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  • il y a 11 minutes
Priorité au logement, baisse de la TVA, pouvoir d'achat : après un début de campagne contrarié, le Rassemblement national a fait sa rentrée ce week-end et fixé les premiers axes de son programme. Après les divergences entre les visions de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, quelle ligne dominera la campagne ? Sébastien Chenu, député du Nord et vice-président du Rassemblement National, est l'invité de Céline Landreau à 7h40 dans RTL Matin.
Regardez L'invité RTL de 7h40 avec Céline Landreau du 14 septembre 2026.

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Transcription
00:04Et l'invité d'RTL Matin maintenant, il était aux côtés de Marine Le Pen pour la rentrée politique du
00:09RN hier à Hénin-Beaumont.
00:10Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Madame.
00:12Députée du Nord, vice-président du Rassemblement National.
00:14Marine Le Pen a donc fait sa rentrée en favorite de la présidentielle.
00:18Notre sondage Toluna Harris Interactive la place encore largement en tête des intentions de vote.
00:2233 à 36% au premier tour selon les configurations.
00:26Mais elle recule pour la première fois, moins 2%.
00:29Vous analysez ça comment ? C'est la sanction des errements sur l'interdiction du voile ?
00:33C'est l'abandon d'une partie de la ligne Bardella ?
00:35Je ne sais pas à quel niveau stratosphérique devait être dans votre sondage Marine Le Pen auparavant.
00:39A deux points de plus.
00:40Puisque 33 à 36%, on est quand même à des niveaux jamais atteints.
00:44Y compris d'ailleurs dans d'autres sondages.
00:45Donc on se positionne aujourd'hui comme évidemment très leader.
00:50Et je rappelle que la marge d'erreur, elle est précisée d'ailleurs, est de 2%.
00:53Donc vous voyez, je pense qu'on est...
00:54Donc aucune inquiétude.
00:55Non, pas d'inquiétude, mais un vrai niveau d'exigence.
00:58C'est parce qu'on fait la course en tête qu'on doit faire des propositions aux Français.
01:02Qu'on doit être dans le concret.
01:03Qu'on doit leur montrer qu'on a réfléchi à l'avenir.
01:06Qu'on est capable de prendre en main le destin du pays.
01:08Un pays si abîmé.
01:09François Langlais rappelait que les années Macron ont été une catastrophe économique, sociale, budgétaire.
01:14Et donc par conséquent, nous allons continuer à faire des propositions concrètes pour la vie des Français.
01:19Alors hier, les propositions, elles concernaient essentiellement le logement.
01:23Marine Le Pen a annoncé qu'elle présidente, elle supprimerait la loi SRU, cette loi qui impose 20 à 25
01:27% de logements sociaux dans les communes.
01:29Aujourd'hui, il y a 4 millions, plus de 4 millions de demandes actives de logements sociaux, moins d'un
01:34demandeur sur 10 qui en obtient un.
01:36Supprimer cette loi, c'est prendre le risque d'aggraver encore la situation ou pas ?
01:40Non, Marine Le Pen a indiqué, et elle le sait, que le logement étant la priorité des Français.
01:44Vous savez, dans nos permanences, c'est le premier sujet pour lequel les Français se déplacent dans les permanences des
01:50députés.
01:50C'est parce qu'ils sont mal logés, parce qu'ils cherchent un logement décent.
01:54Supprimer la loi SRU s'appelle...
01:55Alors, j'y viens, c'est un des éléments du dispositif des propositions de Marine Le Pen.
02:00Supprimer cette loi SRU qui a été créatrice en particulier de beaucoup de poches de pauvreté,
02:04qui est une loi qui oblige beaucoup, qui contraint beaucoup les communes, qui les met pour certaines d'ailleurs à
02:11l'amende.
02:11Fait partie des dispositifs que nous pensons, des dispositions que nous pensons juste avec le fait de libérer la construction.
02:17Il faut construire davantage de logements dans notre pays.
02:19Je vous rappelle qu'il y a moins 40% de permis de construire qui ont été délivrés ces dernières
02:23années,
02:23alors qu'on a besoin d'avoir à peu près, en moyenne, entre 360 et 400 000 logements construits par
02:29an.
02:29Eh bien, nous en sommes très loin.
02:31Valoriser le patrimoine existant.
02:33Là encore, on peut en parler, on fait des propositions.
02:36Et puis, évidemment, encourager la propriété, libérer effectivement d'un certain nombre de contraintes.
02:40Et cette loi SRU, elle est contraignante, comme je viens de vous l'indiquer.
02:43Vous voulez, vous dites, donner la priorité d'accès au logement social aux Français.
02:47Vous espérez libérer combien de logements ?
02:50Mais écoutez, vous savez, c'est un plan d'ensemble.
02:53C'est la priorité d'accès aux Français, qui est d'ailleurs ce qu'on appelle la priorité nationale.
02:56Elle existe, on le voit dans d'autres pays, États-Unis, Japon, je crois même Égypte, Suisse, etc.
03:02Deux tiers des Français y sont favorables.
03:04Il y a aujourd'hui un million.
03:07Est-ce que vous espérez libérer comme logement en donnant cette priorité qui, aujourd'hui, est d'ailleurs interdite dans
03:13la loi ?
03:14Eh bien, non, mais elle passera évidemment.
03:15C'est une proposition qui est inscrite dans notre référendum sur l'immigration.
03:19La priorité nationale au logement, mais aussi aux aides sociales.
03:22Aujourd'hui, je n'ai pas en tête le nombre de logements que ça libère.
03:24Mais plus on va en construire et plus on va en libérer, plus les Français pourront évidemment être prioritaires pour
03:29y accéder.
03:30Donc c'est évidemment un des leviers qui permet aux Français d'accéder à du logement social de façon prioritaire.
03:36Pareil pour les logements étudiants.
03:37Nous considérons que lorsque vous êtes un étudiant français, vous devez avoir une priorité.
03:42Vous devez prioritairement pouvoir accès au logement social qui sera construit ou remis sur le marché.
03:47Parce qu'il y a beaucoup de logements, il y a des bureaux vides, il y a des logements qui
03:50ont des diagnostics énergétiques
03:51qui les empêchent d'être mis sur le marché.
03:53Nous, c'est ce qu'on va faire, c'est qu'on va plus construire et plus mettre sur le
03:57marché
03:57et mettre davantage de logements sur le marché.
04:00Vous parlez des contraintes climatiques.
04:02Vous allez supprimer les règles qui interdisent aujourd'hui de louer des passoires thermiques.
04:07Donc le fameux DPE, le diagnostic.
04:09Voilà, il continuera à exister à titre indicatif évidemment.
04:13Mais il sera plus contraignant.
04:15L'été nous a rappelé l'importance des contraintes climatiques.
04:17Vous proposez aussi un nouveau dispositif pour financer les rénovations des préataux zéro,
04:21y compris pour installer la clim.
04:23Vous prévoyez une enveloppe de combien pour permettre aux Français de climatiser leur logement ?
04:27Un préataux zéro, c'est donc l'État qui va prendre en charge ce prêt.
04:30Ça reviendra à peu près à 300 millions d'euros.
04:32C'est ce que nous avons aujourd'hui regardé.
04:35À 300 millions d'euros à budgéter.
04:37Alors qu'aujourd'hui, ma prime rénov', qui est très détournée,
04:39qui fait l'objet évidemment d'un certain nombre de dysfonctionnements,
04:42elle coûte plus d'un milliard d'euros.
04:45Donc nous, nous considérons qu'il faut retravailler sur ces dispositifs
04:48pour accompagner les Français à climatiser, à isoler.
04:50300 millions d'euros, c'est l'endroit pour tous les projets de rénovation ?
04:52Pour les prêts, pour les fameux prêts à taux zéro qui permettent aux Français
04:55ou de rénover, ou de climatiser, ou d'isoler.
04:59On va prendre en charge effectivement ceci à hauteur de 300 millions d'euros.
05:02Aujourd'hui, comme je vous le disais, ma prime rénov' n'est pas satisfaisante.
05:05Ce qu'il faut, c'est continuer à aider les Français à isoler leur logement,
05:08à l'améliorer.
05:09Parce que, vous parlez des passoires thermiques,
05:11mais par exemple les contraintes qu'a installées Édouard Philippe
05:14ont amené davantage de bouilloires thermiques,
05:17ont amené à moins de constructions.
05:19Donc vous voyez, là aussi, ceux qui se sont succédés au gouvernement
05:23ont raté le virage du logement.
05:25On parlait des gilets jaunes avec François Langlais
05:27et de cette colère qui monte autour des prix du carburant.
05:30Marine Le Pen a évoqué les gilets jaunes hier dans son discours
05:32et elle soutient les appels à la mobilisation du 17 octobre.
05:35C'est le cas de plusieurs dirigeants à gauche.
05:36Nous, on n'est jamais rentré dans le fait d'appeler les gens à descendre dans la rue.
05:40On ne l'a jamais fait.
05:41Et à chaque fois qu'il y a une manifestation dans le pays,
05:43les retraites, que sais-je,
05:45on nous pose la question,
05:46est-ce que vous appelez les gens à descendre dans la rue ?
05:48On n'est pas un syndicat.
05:49Les gens feront ce qu'ils voudront.
05:51Nous, on dit simplement aux gens qui ont envie
05:52de manifester leur mécontentement,
05:54non seulement qu'on les comprend,
05:55non seulement qu'on a des solutions,
05:56mais tenez bon.
05:57Tenez bon.
05:58Encore huit mois et nous allons changer le cours des choses.
06:01Nous avons des propositions politiques
06:02qui auront d'autres conséquences dans votre vie.
06:05Quand nous parlons de construire,
06:07de libérer, de transmettre des logements,
06:09nous parlons aussi de changer la vie des Français.
06:12Et donc, tenez bon.
06:13Oui, nous savons qu'effectivement,
06:14le prix de l'essence totalement indécent
06:16pour lequel l'État n'a fait aucun geste
06:18à laisser les Français devant leur...
06:20Il y a eu des chèques.
06:21Voilà.
06:21Il y a eu des chèques qui sont très dégradants,
06:23d'ailleurs, pour les finances publiques
06:24et qui ne résolvent rien.
06:25Nous, nous avons des solutions pérennes,
06:27notamment la baisse de la TVA sur les énergies.
06:30L'ensemble des énergies, d'ailleurs.
06:32La baisse de la TVA qui, pour l'instant,
06:33est encadrée par des règles européennes.
06:35On ne peut pas descendre.
06:35Mais d'autres pays s'en sont affranchis.
06:39Donc, ce qui se fait ailleurs,
06:40vous voyez, hier, j'entendais sur votre antenne
06:42Bruno Le Maire dire
06:43« Ah, mais il faut obtenir un rabais de l'Union européenne. »
06:46Ça fait des années qu'on le demande.
06:47Ça fait des années qu'on se fait insulter.
06:48Les autres pays, y compris l'Allemagne, l'obtiennent.
06:51Et aujourd'hui, nos adversaires disent
06:52« Bah, finalement, ce que propose le Rassemblement national,
06:54en réalité, c'est pas mal, ça a du sens. »
06:56C'est comme ça sur tous les sujets.
06:58Bruno Le Maire, qui était l'invité du Grand Jury
07:00ce dimanche, effectivement, sur RTL.
07:03Hier, c'était aussi l'anniversaire de Jordan Bardella.
07:05Il était content de le fêter avec vous ?
07:07Je crois que pour fêter son anniversaire,
07:09on n'a peut-être pas toujours envie de se retrouver
07:10à devoir travailler, c'est-à-dire à devoir
07:13être au milieu d'une salle politique,
07:17d'un meeting politique.
07:17Mais je pense qu'il était content
07:18de retrouver l'esprit de camaraderie qui existe chez nous.
07:20Mais il était content d'être là.
07:22Je pense qu'il était content d'être là
07:23parce qu'il se prépare, Jordan Bardella,
07:24et prendre en main l'avenir de la France
07:28avec les difficultés que nous connaissons,
07:30l'énergie et le travail que ça va demander.
07:33Oui, je pense qu'il est content de savoir
07:34qu'il est soutenu par des millions de Français.
07:36Je pense qu'il est content quand il lit les sondages.
07:38Il est content quand il rencontre les militants
07:40dans des salles pleines.
07:41Il est content quand il voit que nous formons un bloc
07:44qui est prêt à travailler, à adresser le pays.
07:46Il n'y a aucun doute aujourd'hui,
07:48ce sera bien lui le Premier ministre
07:49si Marine Le Pen accède à l'Elysée.
07:51Oui, vous savez, chez nous,
07:51on dit les choses assez facilement, assez clairement.
07:54Pendant que les autres se cherchent un candidat,
07:56nous, on cherche des solutions.
07:57Merci Sébastien Chenu.
07:58Vous restez avec nous, s'il vous plaît, Philippe Cavré.
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