- il y a 38 minutes
Isabelle Fijalkowski, championne d'Europe 2001 avec les bleues du basket et l'une des premières françaises à évoluer en WNBA est notre invitée.
Jérôme Alonzo nous parle de son ami et frère Eric Roy, l'entraîneur de Brest disparu en juin dernier auquel il est rendu hommage avant le match contre le PSG.
Découvrez Baptiste Thiery, le perchiste français, médaillé de bronze des championnats d'Europe
Et le coup de gueule de Michael Jeremiasz contre l'inaction du gouvernement sur le handicap.
Regardez On refait le sport avec Isabelle Langé du 13 septembre 2026.
Jérôme Alonzo nous parle de son ami et frère Eric Roy, l'entraîneur de Brest disparu en juin dernier auquel il est rendu hommage avant le match contre le PSG.
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00:03RTL, on refait le sport avec le Parisien aujourd'hui en France, Isabelle Langer.
00:10Bonsoir à toutes et à tous, vous êtes prêts pour une soirée sportive de folie
00:13car il va falloir avoir un sacré don d'ubiquité pour tout suivre.
00:18Pour m'accompagner jusqu'à 20h, le roi Eric Silvestro.
00:21Bonsoir Eric.
00:22Le roi, bonsoir Isabelle, quel plaisir.
00:24Je le disais Eric, quel programme a commencé par le basket.
00:27L'équipe de France Féminine est en finale de la Coupe du Monde.
00:30Bonsoir Nicolas Georgerot.
00:32Bonsoir, les Français sont à l'échauffement.
00:35Quel moment qui nous attend face à cette équipe des Etats-Unis en finale de la Coupe du Monde
00:39alors que les supporters français tranquillement sont en train de prendre place dans cette salle de 14 000 places.
00:45Nicolas qui est à Berlin, on le retrouvera dans quelques minutes aux côtés d'une ancienne cadre des Bleus.
00:50Isabelle Fijalkowski, championne d'Europe en 2001 et l'une des premières à avoir joué en WNBA.
00:56Comme chaque dimanche, Jeannot Ressegui est avec nous.
00:58Bonsoir Jeannot.
00:58Bonsoir Isabelle.
00:59C'est le moment fort de cette quatrième journée de Ligue 1.
01:02L'hommage à Éric Roy avant le coup d'envoi de Brest PSG.
01:05Oui et pour en parler avec nous, Jérôme Alonzo, l'ami de toujours d'Éric Roy en direct de Brest
01:10où il participera à l'hommage du King.
01:12Le surnom de l'entraîneur brestois disparu en juin dernier.
01:15Éric, on parlera aussi de tennis.
01:17Ah oui, avec la finale de l'US Open à partir de 20h entre Alexander Zverev, titré à Roland-Garros
01:21et Ben Shelton qui dispute sa première finale en grand chelem et pourrait devenir le premier américain à s'imposer
01:27à New York depuis Andy Roddick en 2003.
01:29Vous découvrez également le perchiste Baptiste Thierry ce soir.
01:32Et en fin d'émission, nous retrouverons Mickaël Jérémias, le champion de tennis fauteuil qui vient de publier De la
01:38révolution à l'oubli après la flamme, la promesse trahie.
01:41Un livre dans lequel, à l'aube de la présidentielle, il veut remettre le handicap au cœur du débat.
01:46A la réalisation ce soir, Ilka Esakaï et Geoffrey Calderon.
01:50Vous êtes prêts ? C'est parti !
01:55Le football éric, les résultats de l'après-midi comptant pour la quatrième journée de Ligue 1.
01:59Eh bien c'est tout chaud, ça s'est terminé il y a quelques secondes, match nul, deux buts partout
02:02entre Le Mans et Lens.
02:04Le Mans qui a mené 2-0, Bourrabat et Caloda avaient marqué les deux premiers buts du match mais Lens
02:08est revenu avec un but de Sima avant la mi-temps.
02:10Et Ivanovic a égalisé en seconde période, 2-2 donc entre les deux équipes.
02:14Un peu plus tôt dans l'après-midi, Lille s'est emparée des commandes du championnat en battant 3-2
02:18à 0 grâce à le but de Thiago Santos et d'Etan Mbappé,
02:21le frère de Kylian, Lille qui est à la hauteur de Rennes et de Monaco avec 10 points mais une
02:26meilleure différence de but.
02:27C'est donc Lille qui est en tête et le restera quoi qu'il arrive ce soir.
02:29Mbappé qui pourrait être dans l'après-liste de Zidane, Jeannot ?
02:33On fouille, on attend des précisions pour l'instant mais bon c'est vrai que l'après-liste elle est
02:37à quasiment 60 noms voire plus.
02:39Oui, ce serait une belle histoire.
02:41C'est vendredi, vendredi 18 à 18h pour la première liste de Zinedine Zidane.
02:46A 20h45 ce soir, Brest reçoit le PSG, une soirée spéciale au stade Francis Leblay.
02:52Le club va rendre en effet hommage à son ancien entraîneur Eric Roy, décédé d'un cancer en juin.
02:58C'est quelqu'un qui a laissé une grosse image à Brest et puis c'est quelqu'un de bien,
03:02c'était une bonne personne.
03:03Il va manquer à tout le monde donc on voulait être là pour témoigner de notre sympathie vis-à-vis
03:07du club et vis-à-vis de sa famille aussi.
03:09C'est quelqu'un qui mérite qu'on soit présent pour ce moment et je pense qu'il va laisser
03:14une grande trace sur Brest.
03:15Grand monsieur quand il était joueur, toujours humble et là en tant qu'entraîneur, toujours près de ses joueurs, toujours.
03:22Il a toujours défendu ses joueurs et je trouve pour ça c'est beau.
03:24Les Brestois l'aiment ?
03:26Oui, énormément, énormément. Moi je ne suis pas de Brest mais franchement on voit l'amour qu'il lui portait.
03:31Merci à Philippe Audouin d'avoir recueilli ces témoignages qui nous permettent, Jeannot, d'accueillir notre premier invité de l
03:36'émission, Jérôme Alonso.
03:37Bonsoir Jérôme.
03:39Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous.
03:40Quand vous entendez ces témoignages Jérôme, j'imagine que ça vous touche ?
03:44Oui évidemment c'est touchant et puis c'est aussi magnifique de voir à quel point Éric a marqué pas
03:50seulement le peuple brestois mais aussi tous les gens à travers la France par son élégance, par ses résultats aussi,
03:57par sa passion, par son courage.
03:59Donc oui évidemment on est très touché de tout ça.
04:01Jeannot, Jérôme et Éric Roy c'est plus qu'une amitié.
04:03Oui c'est par l'intermédiaire de Pierre Alonso, le papa de Jérôme, que les deux joueurs se sont connus
04:07à l'OGC Nice pendant qu'Éric Roy était au centre de formation.
04:10Une véritable amitié s'est installée et bien plus.
04:13Ils avaient cinq ans d'écart et le hasard a fait qu'ils ont même été coéquipiers à Marseille.
04:17Une saison, 96-97, la saison du retour de l'OM en D1.
04:22Éric Roy était titulaire comme milieu défensif et Jérôme Alonso était la doublure de Copqueux alors qu'il venait de
04:27faire la saison précédente comme titulaire en D2 avec les Milon.
04:31Ils joueront trois matchs ensemble en D1 cette saison-là et puis ils ont la même passion pour le golf
04:35et leur amitié les amèneront à passer de nombreuses vacances en famille ensemble.
04:40Ce qui te fait dire, bonsoir Jérôme, que tu as perdu le 17 juin dernier plus qu'un ami, un
04:47grand frère.
04:48Oui, bien sûr, un grand frère, c'est sûr.
04:52Déjà parce qu'on avait une filiation par rapport à mon papa.
04:55Effectivement, Éric me disait souvent, je dois tout à ton père, il a changé le cours de ma vie.
04:59Et c'est vrai que c'était notre premier rapprochement.
05:02Et puis évidemment, après tu l'as dit, notre amitié s'est beaucoup soudée autour du golf et puis après
05:07plein d'autres choses.
05:08Mais voilà, on va essayer de ne pas être triste ce soir, on va essayer de ne pas trop pleurer.
05:12Mais voilà, c'est un moment évidemment très très important.
05:15On est extrêmement fiers et heureux et c'est important pour nous d'être à Brest ce soir avec toute
05:19la famille,
05:20avec Laetitia, Victoria Rose et tout le monde, tous les amis.
05:25Voilà, donc c'est un moment important et c'est la moindre des choses.
05:30Jérôme, il y a tellement de qualificatifs et de superlatifs pour décrire Éricroix.
05:34Lequel, selon toi, le définirait le mieux ?
05:38Ça, c'est une belle question.
05:43Évidemment, par rapport à ce qu'on vient de vivre là tous ensemble, je veux dire le courage, le courage
05:49et la classe.
05:50Le courage parce que ce qu'il a traversé là pendant trois ans et demi, voilà, sans rien dire.
05:55Enfin, en tout cas, en décidant de ne pas dévoiler les preuves qu'il traverse en public,
06:02je trouve ça déjà extrêmement courageux et extrêmement digne et extrêmement humble.
06:06Il y avait aussi la passion du football.
06:08Donc Éric, c'était un passionné, un écorché vif qui aimait le football par-dessus tout.
06:14Mais si je devais effectivement trouver un qualificatif par rapport aux dernières années passées,
06:20ça serait, allez, si je devais choisir, ça serait courage, oui.
06:23Au-delà de ce qui s'est passé avec Brest et cette qualification en Ligue des Champions,
06:27Jérôme Alonso, qui l'a aidé d'ailleurs à lutter contre la maladie,
06:31est-ce que tu as un souvenir particulier d'Éricroix sur le terrain ?
06:36Ah, sur le terrain, oui.
06:38Je vais même vous dire sur les terrains.
06:40Éric, il a cette image de très classe, toujours.
06:44Mais Éric, c'était une teigne en fait.
06:46C'était une teigne, je peux vous garantir que moi, j'ai compté l'autre fois,
06:49je crois qu'on a fait 500 matchs de golf ensemble, ensemble et contre.
06:52Et l'image que j'ai, c'est ça, c'est qu'en fait, Éric, ce soit au golf, au
06:55foot, au tennis, au paddle,
06:56à ce que vous voulez, apprendre à jouer ensemble.
06:59Ah oui, on a partagé le poker aussi, aussi.
07:00Alors, je ne vous dis pas, les soirées poker et les soirées et les journées golf,
07:04c'était quelque chose.
07:06Éric, il n'aimait pas perdre.
07:07Et d'ailleurs, ça, vous l'avez tous vu, quand il a repris Brest en main
07:11et ses passes d'armes avec les arbitres, etc.
07:13C'est simplement qu'Éric, il détestait perdre plus que tout au monde.
07:17Et voilà, le souvenir que j'en ai, et la mémoire que je veux avoir, c'est nos parties de
07:20golf.
07:21Parce que c'était une teigne, mais à la nuit, il tombait, il faisait froid, il grêlait, il neigeait, il
07:25pleuvait,
07:26mais il ne voulait pas perdre, il me poussait jusqu'au bout.
07:30Et même quand on a continué à jouer au golf, quand il était malade,
07:34je me disais, mais en fait, ça forçait l'admiration,
07:37parce que c'était que du golf et qu'une partie entre potes, mais il ne lâchait jamais rien.
07:40Et en fin de compte, c'était un prolongement de ce qu'était Éric dans la vie et dans le
07:43football.
07:44C'est que c'est quelqu'un qui ne lâchait jamais, et on l'a bien vu.
07:46Moi, j'ai ce souvenir de août 1998, le fameux 0-4 contre Montpellier au Vélodrome.
07:52Pour le 5-4, oui.
07:53Et puis le 5-4 pour Marseille, c'est lui qui égalise.
07:55Mais le 5-4, lui, hein.
07:56Et moi, je me rappelle de la tête qu'il fait après le but de l'égalisation.
08:01Avec ses grandes dents dehors, quand il égalise, avec son sourire.
08:04Elle avait reparlé de ça, putain !
08:06Il est fabuleux.
08:08Alors, ce n'est pas parce que c'est mon ami, mais en plus, sa carrière de joueur, je trouve
08:11qu'elle est parfois sous-côtée.
08:12C'est un très très bon joueur de Ligue 1, Éric.
08:14Vraiment, un très bon joueur.
08:15Vous parlez à tous les coachs qui l'ont eu.
08:17C'est quelqu'un qui a apporté énormément aux effectifs dans lesquels il a joué.
08:21Avec déjà, à l'époque, une grande envie de transmettre aux plus jeunes.
08:26Et voilà, c'est vrai qu'on se rappelle aussi, aujourd'hui, de la carrière de joueur qu'il a
08:30eue.
08:30Il n'a manqué que l'équipe de France.
08:31Mais c'était un vrai très très bon numéro 6 qui a été adoré par tous ses coachs.
08:37Merci beaucoup, Jérôme Allonzo, de nous avoir accordé ces quelques minutes.
08:41Vous serez aux côtés, vous l'avez dit, de Laetitia, sa femme, de sa fille et de son fils, pour
08:44cet hommage.
08:45On vous souhaite plein de courage, parce que j'imagine qu'il y aura beaucoup d'émotions,
08:48qu'il en a déjà beaucoup à Brest ce soir.
08:51Oui, mais il faut être là, c'est normal.
08:53Donc, on va essayer de lui rendre hommage, comme je viens de faire avec vous,
08:56en se souvenant des belles choses, et Dieu sait qu'il y en a beaucoup.
08:59Merci beaucoup, Jérôme, à très vite sur RTL.
09:04Sans transition, Jeannot, comme chaque dimanche, dites-nous ce que vous avez aimé ce week-end.
09:08Alors, j'aime les entraîneurs qui cassent les codes des changements à l'heure de jeu.
09:11Des entraîneurs pas satisfaits de ce qu'ils ont vu durant les 45 premières minutes.
09:15Une manière de se rendre compte, soit qu'ils se sont trompés,
09:18soit qu'il fallait changer de schéma tactique.
09:20Donc, chapeau à Franck Haise, à Rennes, avec l'entrée d'Altamari,
09:23qui transforme le match.
09:25Vendredi, il dynamise le jeu des Rennes avec une remise de la tête
09:28pour le but de 1-0 de Thomasson.
09:30Et l'ex-Montpellierin a complètement déséquilibré la défense marseillaise.
09:33Et puis, le joli coup double du Toulousain, Jens Bertel Ascu.
09:37Son équipe est menée 2-0 à la pause.
09:39Il décide de lancer la nouvelle recrue en attaque Kasper Tengstead.
09:42Et trois minutes plus tard, le Danois réduit l'écart,
09:45et il joue un rôle avec sa course croisée pour l'égalisation de Jorgensen.
09:49Et je rajoute Dino Topmoller.
09:51Tout à l'heure, dans le match de 17h15,
09:53il est mené à la pause 2-1 face au Mans.
09:55Triple changement, retour de vestiaire.
09:57Mesloub, Ivanovitch et Aydara.
09:59Résultat, Mesloub en détonateur,
10:01Ivanovitch en buteur pour l'égalisation à deux partout.
10:04C'est deux exemples ou trois plutôt ont été payants.
10:07Ce n'est peut-être pas tout le temps le cas,
10:08mais les entraîneurs sont là pour faire des coups.
10:10Et quand ça paye, il faut le souligner.
10:12Mais qu'est-ce que vous n'avez pas aimé ?
10:14Alors, je n'aime pas en général les célébrations fantasques des buteurs.
10:17Ce n'est pas grave si je passe pour un vieux con.
10:20Tant pis, je tente ma chance.
10:21Mais par contre, il y en a un qui me gêne vraiment.
10:25Et une célébration assez particulière.
10:27Celles qui sont agressives.
10:28Celles de Paris Brunner.
10:29L'attaquant allemand de la S Monaco est tout simplement une honte.
10:32Il aurait bien mérité un carton jaune.
10:34Et peut-être plus.
10:35Ce jeune homme a tout simplement mimé un égorgement
10:38en direction des supporters strasbourgeois
10:40après son égalisation.
10:41Je n'ai pas voulu être irrespectueux.
10:43Je le cite.
10:44C'est ce qu'il dit après le match.
10:45Et de préciser que pour lui, c'était quel but ?
10:48C'est fini.
10:49Sans regretter son geste.
10:50Il l'a dit.
10:51A ce moment-là, et même s'il a été insulté tout le match
10:54par le cop de Strasbourg,
10:55c'est ce qu'il ajoute aussi,
10:56il n'a pas à faire ce genre de geste.
10:58Un aussi beau but mérite une meilleure célébration.
11:02Et puis avant de refermer cette page de foot,
11:04bien évidemment, Isabelle, comme chaque dimanche,
11:07nous avons une pensée pour notre confrère Christophe Gleys.
11:09Jeannot Juste sur Paris-Bruner,
11:11M. Vatelier l'a noté dans son rapport, cette célébration.
11:14Il n'a pas eu de carton de jaune sur le moment,
11:15mais la commission de discipline peut, si elle le souhaite,
11:18s'emparer du dossier.
11:19Elle pourrait donc, pourquoi pas,
11:20avoir une suspension pour ce geste
11:22qui était en effet totalement déplacé.
11:24Vous écoutez RTL.
11:25Merci Jeannot, à la semaine prochaine.
11:26Merci, bonne soirée.
11:27Il est 19h21, restez avec nous.
11:28Après la pause, on part à Berlin
11:30pour la finale de la Coupe du Monde de basket.
11:36Merci d'écouter RTL.
11:47Isabelle Langer,
11:49on refait le sport.
11:51L'équipe de France féminine
11:52aux portes d'un premier titre historique en Coupe du Monde.
11:55On est qualifié pour la finale
11:56après avoir éliminé l'Allemagne hier en demi.
11:59Les Bleus vont devoir battre les Etats-Unis.
12:01Je suis très fière, très fière de notre effort
12:03et comment on est arrivé là.
12:04Je veux juste donner mon maximum.
12:05On ne sait jamais qu'on va avoir ce genre d'opportunité.
12:08On ne sait pas si c'est la dernière.
12:10Donc, je voulais juste tout donner ce soir.
12:12La capitaine Gabby Williams,
12:14très émue hier au micro de Binsport
12:15après la qualification pour cette finale historique
12:17en Coupe du Monde.
12:18Allez, sans plus attendre,
12:19direction Berlin où nous attendent.
12:21Tout d'abord, notre envoyé spécial,
12:22Nicolas Georgerot.
12:24Bonsoir.
12:25Et notre invitée.
12:26Bonsoir, Isabelle Fijalkowski.
12:30Bonsoir, Isabelle.
12:31Championne d'Europe 2001 avec les Bleus.
12:33Isabelle, entrons directement dans le vif du sujet.
12:36Est-ce que la France peut battre les Etats-Unis ce soir ?
12:38Est-ce qu'elles peuvent prendre leur revanche,
12:40surtout sur la finale des JO de Paris
12:42où elles n'avaient perdu que d'un point ?
12:46Effectivement, c'est incroyable.
12:52Et là, c'est vraiment un groupe qui a bien évolué.
12:59La liaison est un peu difficile avec Isabelle.
13:01On va l'arrêter tout de suite.
13:02On va essayer de reconnecter avec Isabelle.
13:04Nicolas, est-ce qu'elles peuvent prendre leur revanche ?
13:07Oui, bien sûr qu'elles peuvent prendre leur revanche.
13:09C'est des fois quelque chose qui est un petit peu galvaudé
13:12d'employer ce mot-là, de la revanche, des retrouvailles.
13:15Mais évidemment, parce que ce sont les mêmes générations.
13:18D'abord aussi parce que ce n'est pas vieux.
13:20Ça n'a que deux ans, cette finale des JO.
13:22Et puis parce qu'il y a 14 des 24 joueuses de la finale.
13:26Donc ce sont vraiment des retrouvailles.
13:27Il y a une revanche pour les Françaises, oui.
13:28Nicolas, on est à 35 minutes du coup d'envoi de cette finale.
13:31On imagine déjà l'échauffement.
13:33Quelle est l'atmosphère à Berlin ?
13:36C'est vrai que la salle est en train de se remplir.
13:39Il y aura entre 1500 et 2000 supporters français.
13:41Les Français sont venus aux alentours de 18h40
13:43pour leur premier réchauffement
13:45avec déjà quelques tirs, quelques étirements.
13:48Tout a été axé sur la récupération depuis hier soir.
13:52Parce que c'est très court.
13:54Elles ont joué à 16h30.
13:55Les Américaines ont joué à 20h.
13:56Chaque minute compte.
13:57Alors elles ont passé une journée assez tranquille,
13:59assez classique à l'hôtel.
14:01Mais par exemple, la séance de ce matin,
14:03puisque ce n'est pas rare que les basketeurs et basketeuses
14:05s'entraînent le jour du match,
14:06notamment pour des exercices de tir,
14:08pour travailler les schémas de jeu.
14:09Eh bien, cette séance-là a été annulée
14:12pour maximiser vraiment la récupération,
14:15la fraîcheur physique.
14:16Parce que ça va compter, on l'a vu,
14:17notamment dans le match de la 3e place
14:19entre l'Espagne et l'Allemagne.
14:20Et l'Espagne, on l'a vu, avait pris le dessus grâce à ça.
14:23On a récupéré Isabelle Fijelkowski.
14:25Isabelle, on va rappeler tout de même
14:28que les Américaines sont invaincues depuis 20 ans.
14:3071 victoires consécutives depuis leur revers
14:32contre la Russie en septembre 2006,
14:34en demi-finale de la Coupe du Monde en Australie.
14:38Oui, il y a toujours un moment où on perd.
14:43C'est le jour ?
14:45Voilà, c'est le jour.
14:46C'est une opportunité.
14:47Et effectivement, nous, on y croit.
14:50De l'extérieur, on voit une équipe qui est confiante.
14:52Mais effectivement, il faut que l'équipe de France
14:55joue son meilleur niveau aujourd'hui.
14:58Eric ?
14:58Les Américaines n'ont pas été très souveraines
15:00tout au long de la compétition,
15:01contrairement aux Françaises.
15:02Elles ont notamment gagné deux matchs
15:04par moins de 10 points d'écart.
15:05La France est la meilleure attaque du tournoi.
15:0796,2 points de moyenne.
15:09Plus d'adresse également au tir,
15:10que ce soit à 2 points ou à 3 points.
15:12Isabelle, est-ce que c'est significatif ou pas
15:14avant la finale ?
15:15Ou là, ça n'a plus rien à voir sur un match ?
15:19Sur un match, tout peut se passer.
15:21Effectivement, elles ont eu du mal,
15:23les Américaines ont eu du mal à trouver un collectif.
15:25Et nous, le collectif, en équipe de France,
15:27on le construit depuis quelques années.
15:29Mais effectivement, sur un match,
15:31il faut être très fort.
15:33C'est vraiment la plus forte équipe
15:37qui maîtrise son sujet.
15:39Des joueuses qui ont du flot,
15:41des joueuses qui jouent ensemble,
15:43des joueuses déterminées.
15:44Très fortes mentalement,
15:45il faut jouer vraiment son meilleur basket ce soir.
15:48Nicolas, on a vu que les Français,
15:49elles aimaient enflammer les matchs.
15:50Mais peut-être que, comme au JO,
15:52le score sera peut-être beaucoup plus étriqué.
15:53Ça va jouer beaucoup en défense.
15:55Il ne faut pas rentrer dans un jeu
15:56ultra spectaculaire avec les Américaines.
15:58Oui, c'est certain.
16:00C'est vrai que quand les Américaines ont douté,
16:02elles ont gagné.
16:04C'est un atout révélateur.
16:05Elles ne seront gagnées que de 3 points
16:06face à l'Italie.
16:08Mais c'était un petit score, 55-52.
16:10On a vu l'Espagne, en demi-finale aussi,
16:12les accrocher pendant 3 quarts temps
16:13et un score plutôt bas.
16:15Évidemment, et le score des Jeux olympiques aussi,
16:18de 67-66,
16:19c'était un petit score comparé
16:21à ce que les Américaines et les Français
16:22sont capables de faire.
16:23Donc, évidemment, ça aura une importance
16:25dans cette finale.
16:26Isabelle, vous avez été l'une des premières joueuses
16:28à évoluer en WNBA.
16:30Aujourd'hui, la Ligue nord-américaine
16:31fait partie du quotidien
16:32de nombreuses joueuses tricolores.
16:34Elles sont 8 sur les 12
16:35à évoluer outre-Atlantique.
16:37C'est ce qui fait d'ailleurs leur force désormais.
16:40C'est un avantage,
16:41comme ça l'a été pour les garçons,
16:43les Français en NBA.
16:45Ils ont l'habitude de les jouer
16:46sur les journées de championnat.
16:48Il n'y a pas cet effet
16:50un petit peu, voilà,
16:52qui fait trembler.
16:53On les imagine.
16:54C'est des joueuses comme des autres,
16:55très fortes.
16:56Très fortes.
16:57Et cette force,
16:58ça nous donne envie de les battre.
17:01Ce niveau,
17:02ça nous donne envie
17:03d'être à ce niveau
17:04et d'être dominants.
17:05Donc, effectivement,
17:07ça change un petit peu,
17:08mais il va falloir être fort ce soir.
17:10Nicolas, d'ailleurs,
17:11celle qui symbolise
17:12cet état d'esprit,
17:13j'ai envie de dire,
17:13à l'américaine,
17:14celle qui a fait évoluer les mentalités,
17:15c'est justement la capitaine
17:17qu'on a entendue tout à l'heure,
17:18Gabby Williams.
17:19Oui, oui, oui.
17:20C'est quelque chose de fondamental.
17:23C'est la nouvelle capitaine
17:24de cette équipe de France
17:25souhaitée par Jean-Amé Toupan,
17:26le sélectionneur.
17:27On peut oser cette comparaison
17:30avec notamment Tony Parker
17:32chez les hommes il y a 15 ans
17:33parce que c'est un état d'esprit différent.
17:37Et elle le dit,
17:38on est forte,
17:39on l'assume,
17:39on n'a pas peur
17:40d'assumer cette pression.
17:42Ça va avec.
17:43C'est vrai que l'équipe de France,
17:45finalement,
17:45en fait,
17:46le statut favori,
17:46il est quasi inéluctable
17:48pour l'équipe des Etats-Unis
17:49de par leur palmarès,
17:50mais les Français,
17:51depuis 10 jours,
17:52ce sont les Français
17:53qui jouent le plus beau basket
17:54dans le jeu.
17:56C'est peut-être le jeu
17:57le plus complet.
17:58Et donc,
17:59il faut l'assumer.
18:00Et Gabby Williams,
18:01c'est fondamental vraiment
18:02dans cet état d'esprit
18:03qui rejaillit
18:04sur beaucoup de monde.
18:05Et il y a notamment
18:06ce schéma
18:06qui a été révélé
18:08dans le vestiaire
18:09de l'équipe de France
18:10où elles ont dessiné
18:11un escalier
18:11avec les différents matchs,
18:12avec des marches.
18:14Et il reste une marche
18:15encore à gravir.
18:16Ce sont les Etats-Unis.
18:18Mais hier soir,
18:18après la demi-finale,
18:20il n'y avait pas d'euphorie
18:21parce que ce n'était pas terminé.
18:23Et ça,
18:24Gabby Williams,
18:25ça a vraiment insufflé
18:25quelque chose
18:26de très particulier.
18:27Merci beaucoup Nicolas Jorgerot.
18:29Vous nous ferez vivre
18:29cette finale
18:30dans les rendez-vous
18:31d'informations
18:31ce soir sur RTL.
18:33Vous n'avez pas le droit
18:33de revenir sans la coupe.
18:34Isabelle Fijalkowski,
18:35vous avez de la voix là ?
18:36C'est bon pour ce soir ?
18:37Pour les encourager ?
18:38Je suis bien.
18:39Je suis prête.
18:39Je suis bien.
18:40Je suis à fond.
18:40Je suis bord de terrain
18:41et je serai là pour elle.
18:43Ça, c'est sûr.
18:43Merci beaucoup
18:44Isabelle Fijalkowski.
18:46À très vite sur RTL.
18:47À bientôt.
18:48Il est 19h32.
18:50Restez avec nous
18:50après la pause.
18:51Eric,
18:52nous parlons de la finale
18:53de l'US Open de tennis.
18:55Bonne soirée
18:56sur RTL.
19:04RTL.
19:06Votre radio.
19:08Isabelle Langer sur RTL.
19:10On refait le sport.
19:14Le tour de la planète sport
19:16en quelques minutes.
19:18On débute tout d'abord
19:19Eric avec les championnats
19:20d'Europe de volleyball.
19:21Oui, après deux victoires
19:21contre la Suisse et la Turquie.
19:23L'équipe de France
19:24affronte en ce moment même
19:25la Lettonie.
19:26Les Bleus ont gagné
19:26le premier set 25 à 12
19:28et ils mènent 11-8
19:29dans le deuxième.
19:31À noter que l'ancien
19:32sélectionneur des Bleus,
19:33Laurent Tilly,
19:33champion olympique en 2021,
19:35a qualifié le Japon
19:36pour les JO de Los Angeles
19:382028 en remportant
19:39le championnat d'Asie.
19:40En formule 1,
19:41nouveau circuit,
19:42mais même vainqueur
19:43semaine après semaine,
19:44Kimi Antonelli a remporté
19:45le Grand Prix d'Espagne
19:46devant Max Verstappen
19:48et un Landonoris
19:48parti en pôle,
19:49dominateur mais malchanceux
19:51avec une voiture
19:51de sécurité virtuelle.
19:53Huitième succès
19:54pour l'Italien
19:54depuis le début de la saison,
19:55désormais 81 points d'avance
19:57au classement des pilotes
19:58sur Russell,
19:59son coéquipier chez Mercedes.
20:01Esteban Ocon et Pierre Gasly,
20:02onzième et douzième,
20:03échouent aux portes des points.
20:05En MotoGP,
20:06Marc Marquez confirme
20:07son retour au premier plan.
20:09Le pilote Ducati
20:10a remporté son deuxième
20:11Grand Prix consécutif
20:12cet après-midi à San Marais
20:13et prend la tête du championnat
20:15à égalité
20:15avec Jorge Martins,
20:16cinquième de la course.
20:17Johan Zarco a chuté
20:19en fin de match.
20:20J'espère qu'il ne s'est pas fait mal.
20:21Le tennis avec la finale
20:22de l'US Open,
20:23c'est à 20h
20:24entre l'allemand
20:25Alexander Zverev
20:26et l'américain Ben Shelton.
20:27Accueillons notre confrère
20:29du Parisien.
20:29Bonsoir Eric Brunat.
20:32Bonsoir Isabelle.
20:33Monsieur tennis au Parisien,
20:34notre partenaire.
20:35Eric,
20:35comme vous le racontez
20:36dans votre article du jour,
20:38Ben Shelton peut devenir
20:40ce soir le deuxième
20:41afro-américain
20:42à remporter un grand chelème.
20:44Ben oui,
20:45tout à fait.
20:45On ne s'en rend pas vraiment compte
20:47parce que ce n'est pas
20:47un exploit,
20:48on va dire,
20:49en tennis.
20:49On a pris l'habitude
20:50de voir les sœurs Williams
20:51enquiller les grands chelèmes
20:52pendant 20 ans
20:53puisqu'elles en ont remporté
20:5430 à L2.
20:55Et chez les hommes,
20:56c'est une rareté.
20:57Depuis Arthur H en 1975,
21:00l'Amérique
21:00atteint un successeur.
21:01Donc,
21:02c'est vraiment
21:03une histoire dans l'histoire
21:04ce soir
21:04en finale de l'US Open.
21:06Ben Shelton
21:06qui a éliminé
21:07notamment Alcaraz
21:07dans un match
21:08ultra spectaculaire.
21:09On parle beaucoup
21:10de l'Américain
21:11qui pourrait être aussi
21:11le successeur d'Andy Roddy
21:13qui avait gagné en 2003.
21:14Mais un mot sur Zverev.
21:15Eric Brunat,
21:16son premier titre majeur
21:17à Roland-Garros
21:17a tout changé,
21:18notamment mentalement.
21:19Il dispute sa troisième
21:20finale consécutive
21:21après celle perdue
21:22contre Sinner à Wimbledon.
21:23C'est lui le favori
21:24quand même, non ?
21:26Alors,
21:26c'est quand même
21:27lui le favori.
21:27Effectivement,
21:28vous le rappeliez
21:28avec toute la confiance
21:29qu'il a accumulée
21:30grâce à son titre
21:31à Roland-Garros
21:32puisque avant Roland,
21:33c'était potentiellement
21:34le meilleur joueur du monde
21:35sans avoir gagné
21:36Grand-Chlem.
21:37Donc,
21:37il a franchi
21:37ce plafond de verre.
21:39Maintenant,
21:40le petit bémol
21:40qu'on peut mettre,
21:41c'est que,
21:42comme à Roland-Garros,
21:43Ben Shelton
21:43n'a toujours pas rencontré
21:44un top 20 dans le tournoi.
21:46Ben Shelton.
21:47Ben Shelton.
21:47Zverev.
21:48Zverev n'a toujours pas rencontré
21:49le moindre top 20
21:50dans le tournoi.
21:51Donc,
21:51ça sera son premier top 20,
21:53même son premier top 10.
21:55Donc,
21:55on va voir.
21:55Mais à mon avis,
21:56le match s'annonce
21:58très très serré.
21:59Et puis,
21:59il va y avoir surtout
21:59les encouragements du public
22:00pour Ben Shelton.
22:01Fruillant,
22:02le public américain.
22:03Même si Zverev a dit
22:04que le public américain
22:06était moins belliqueux
22:07que celui de Roland-Garros.
22:08Ah bon,
22:08il n'a pas vu celui
22:09de l'Opote d'Australie
22:10quelques fois.
22:11Eric,
22:12avant de nous quitter,
22:12dites-nous ce qu'on pourra lire
22:13demain dans les pages
22:14de sport du Parisien.
22:16Alors,
22:16beaucoup de show,
22:17comme on dit,
22:17avec le match du PSG
22:18à Brest ce soir
22:19et la finale des filles
22:20au basket en Allemagne.
22:23Mais également,
22:24l'un de nos reporters
22:25a passé toute la journée
22:26avec les supporters
22:27brestois.
22:28Parce que vous savez
22:28que ce soir,
22:29Brest,
22:29on l'a évoqué
22:31et donc voilà,
22:32il a passé tout l'après-midi
22:33avec les supporters,
22:34notamment pour voir
22:35leurs ressentis
22:35et pour voir
22:36comment ils avaient vécu
22:37l'interview de l'épouse
22:38d'Éric Roy
22:38qui était assez forte
22:39dans nos colonnes
22:40la semaine dernière.
22:41Ça sera donc
22:42un des temps forts
22:43de la rubrique sport.
22:44Merci beaucoup Eric Brunat,
22:46le Parisien
22:46que les abonnés numériques
22:47peuvent lire
22:48dès 22h30
22:49sur leur tablette.
22:50Jusqu'à 20h,
22:52on refait le sport
22:53sur RTL
22:54avec Isabelle Langer.
22:56Sur l'agenda
22:57de ce dimanche,
22:58Isabelle,
22:58il y a aussi
22:58la dernière journée
22:59des championnats
22:59Ultimate à Budapest.
23:01Une nouvelle compétition
23:02créée par Sébastien Nko,
23:03le président
23:04de la Fédération Internationale
23:05d'Athlétisme
23:06qui veut relancer son sport.
23:07Oui,
23:07depuis vendredi,
23:08les plus grands champions
23:09s'affrontent
23:10et parmi eux,
23:10il y avait pour le saut
23:11à la perche
23:11le français Baptiste Thierry,
23:13le médaillé de bronze
23:14des derniers championnats
23:15d'Europe.
23:15Bonsoir Baptiste.
23:17Bonsoir,
23:17bonsoir à tous.
23:18Merci d'avoir accepté
23:19notre invitation.
23:20C'était comment
23:20ces championnats Ultimate ?
23:22J'ai surtout vu des photos
23:23la veille de la compétition.
23:24Vous étiez en smoking,
23:25super smart,
23:26sur le tapis rouge.
23:27C'était un peu
23:27le festival de Cannes ?
23:29Oui,
23:29on a essayé
23:30de bien faire les choses.
23:30C'est vrai que l'athlète,
23:32on a du mal
23:32à être mis en lumière
23:33en dehors des grandes
23:34périodes de championnat.
23:35Là,
23:36c'était vraiment
23:37la compétition attendue
23:38depuis quelques années
23:39par l'ensemble des athlètes.
23:40Et il y avait
23:41ce fameux tapis rouge
23:42où il fallait être
23:43sur son 31,
23:43comme on dit.
23:44Donc,
23:44j'ai joué le jeu
23:45le mieux possible.
23:47J'ai eu des bons retours,
23:48donc j'estime
23:49que ce n'était pas trop mal.
23:50Et puis ensuite,
23:50une compétition
23:51vraiment incroyable,
23:52au-delà presque
23:53de nos attentes
23:54en termes de spectacles
23:56et de shows.
23:57Donc,
23:58franchement,
23:58un très grand plaisir
23:59d'avoir pu concourir
24:00dans cette première édition
24:00des Ultimates.
24:01Honnêtement,
24:02c'était plus classe
24:02que l'arrivée des joueurs
24:03de l'équipe de France de foot
24:04à Clairefontaine
24:05qui est un vrai défilé de mode
24:06ces derniers temps.
24:07Baptiste,
24:07être présent à Budapest
24:08parmi le Gotha de l'Atlé,
24:09c'est aussi une reconnaissance
24:10par rapport à votre très belle saison.
24:12Oui,
24:13exactement.
24:14C'est une saison
24:15qui a été très dense.
24:16C'est vrai que mes prétentions
24:18au mois de janvier,
24:19elles étaient certes grandes,
24:21mais voilà,
24:22je n'avais pas forcément
24:24une entrevue
24:24sur cette fin de saison
24:25qui est assez incroyable.
24:26J'ai pu faire la finale
24:27de la Diamond League
24:28et ensuite les Ultimates,
24:30après aussi une médaille
24:31au championnat d'Europe
24:33en août.
24:34Et donc,
24:34oui,
24:34une grosse saison
24:35qui m'a permis
24:36de me placer
24:37vraiment dans les meilleurs mondiaux
24:38au niveau du ranking
24:39et de la top performance aussi.
24:40Donc,
24:41beaucoup d'expérience
24:42là sur une année
24:43qui est vraiment
24:44une année de construction
24:45au vu des deux prochaines
24:46grosses années
24:47avec les championnats du monde
24:48et les Jeux Olympiques,
24:49bien sûr,
24:49en 2028.
24:50Et ces championnats Ultimates,
24:51Baptiste Thierry,
24:52rapportent aussi de l'argent
24:53et on ne va pas le cacher,
24:54c'est important
24:55pour améliorer le quotidien.
24:56Vous avez gagné combien
24:57par exemple hier ?
24:59Alors,
25:00moi,
25:01sur la compétition,
25:02donc,
25:03en étant sixième,
25:04je prends 13 000 dollars.
25:05Donc,
25:06c'est sûr que
25:06ce n'est pas
25:08des sommes
25:09qu'on a l'habitude
25:10de voir nous dans l'athlée.
25:11Donc,
25:11c'est assez intéressant
25:12parce que
25:13c'est aussi pour ça
25:14qu'on avait à cœur
25:15de faire cette compétition-là
25:16parce qu'une saison,
25:18ça coûte cher.
25:18On a besoin
25:19de financer
25:19pas mal de choses
25:20qui gravitent
25:21autour de la performance.
25:23Donc,
25:23c'est vrai que
25:23ça met une petite sécurité
25:24sur l'année prochaine
25:25justement
25:26des prochains investissements
25:27et puis même
25:28de la vie
25:29qu'on mène
25:30autour de l'athlée.
25:31Donc,
25:32c'est important
25:33de pouvoir se présenter
25:33à ce genre de compétition-là
25:34et j'espère que ça va créer
25:35une impulsion aussi
25:36sur les autres compétitions
25:38de l'athlétisme
25:38qui seront peut-être
25:39plus regardées
25:40après un événement
25:41comme celui-là.
25:41D'ailleurs,
25:42pour la petite histoire,
25:42Duplantis a pris
25:43un chèque
25:43de 129 000 euros.
25:45C'est plus du double
25:46que pour un titre mondial
25:47et trois fois plus
25:48que pour un record du monde.
25:49Baptiste,
25:49vous avez terminé
25:50sixième de ce concours,
25:51vous l'avez dit,
25:51du saut à la perche
25:52avec un saut à 5,80.
25:53Un concours remporté
25:54par Armand Duplantis
25:55à 6,20 m
25:55devant son rival grec,
25:57Emmanuel Karalis
25:58qui a calé à 6,15 m.
25:59Les deux,
25:59vous avez devancé
26:00au championnat d'Europe.
26:01C'est comment
26:02de concourir avec eux ?
26:03Aujourd'hui,
26:03Karalis est un sérieux adversaire
26:04pour Duplantis
26:05même s'il y a encore
26:05un tout petit peu de marge.
26:07Il faut dire que là,
26:09on est dans une période
26:10qui n'a jamais été aussi élevée
26:12dans le niveau du soin à la perche.
26:13C'est déjà un honneur
26:14de faire partie
26:15de ces concours de folie.
26:17C'est un honneur aussi
26:18de voir ce duel
26:19qui, je l'espère,
26:20va se transformer
26:21en bataille un peu plus élargie
26:22dans les années qui arrivent
26:23parce que forcément,
26:24c'est une source d'inspiration.
26:26Il y a quelques années,
26:27il y a beaucoup de personnes
26:28qui disaient
26:28que Mondo Duplantis
26:29était intouchable.
26:31Voilà que Karalis
26:32a un peu changé la donne.
26:34C'est très plaisant
26:34de voir ça
26:35parce que ça donne
26:35de très bonnes perspectives
26:36pour la suite.
26:37Se dire que c'est possible
26:38et donc, moi,
26:40c'est ce qui me motive
26:41à repartir à l'entraînement
26:42après un peu de vacances
26:43et me dire que je suis sûrement
26:45le prochain qui pourra se mêler
26:46à cette bataille
26:47avec un peu plus de maturité.
26:48Alors justement,
26:49avec ce Duplantis
26:50toujours stratosphérique,
26:51cette concurrence,
26:51vous nous la décrivez,
26:52qui s'intensifie.
26:53Il y a les progrès matériels
26:54aussi qui continuent.
26:55Est-ce que tout est réuni
26:56pour repousser encore plus
26:57des limites insoupçonnées
26:58ou est-ce qu'on s'emballe ?
26:59Est-ce qu'on peut imaginer
27:00les sauts de plus en plus haut encore ?
27:03Oui, je pense qu'il y a
27:04une perspective d'amélioration
27:05de la perf pure.
27:07Nous, le matériel,
27:08il n'a pas extrêmement changé,
27:10mais c'est vrai
27:10qu'on a tout l'environnement
27:12autour qui a changé,
27:14notamment les pointes,
27:15par exemple,
27:15ou la technologie de piste.
27:18Mais après, techniquement,
27:20en fait,
27:20que ce soit Caralis
27:21ou Duplantis,
27:22ils ont amené
27:24un renouveau
27:25sur l'aspect technique
27:26dans la perche.
27:27Donc, on peut s'en inspirer
27:28pour essayer de challenger un peu.
27:31Et puis, forcément,
27:31il y aura des talents
27:32qui vont se succéder.
27:34Donc, franchement,
27:35je pense que ça va créer
27:35une impulsion encore plus
27:36vers le haut
27:37et qui va permettre
27:38d'augmenter la perf.
27:39La saison, elle est terminée.
27:40Baptiste Thierry,
27:41un peu de vacances à venir, là ?
27:43Oui, bien sûr.
27:43Je vais prendre un peu de vacances.
27:45J'ai décidé de rentrer
27:46chez moi en Martinique,
27:47me reposer un peu,
27:48me ressourcer
27:50un peu en off.
27:51Et puis, j'y retournerai
27:52sur le milieu de prépa
27:54de la saison d'hiver
27:56pour me préparer
27:57comme à mon habitude.
27:58Mais ça va me faire du bien
27:59de retrouver un peu ma famille,
28:01pouvoir fêter un peu la médaille
28:03et puis profiter des vacances.
28:05Je croyais qu'il allait faire
28:05des défilés, moi,
28:06parce qu'en plus,
28:06il a un physique de mannequin,
28:07Baptiste Thierry.
28:09Moi, je serais bienvenue
28:10avec vous en Martinique, par contre.
28:13Avec plaisir,
28:13vous êtes la bienvenue.
28:15Merci beaucoup, Baptiste Thierry.
28:16À bientôt sur les ondes de RTL.
28:18À bientôt.
28:19Merci.
28:19Au revoir.
28:22Isabelle Langer.
28:23Et puis, Éric, qui dit rentrer,
28:24dit bonne résolution.
28:25Est-ce que les Français
28:26ont décidé de faire du sport
28:27cette année ?
28:28C'est l'enquête réalisée
28:29par Odoxa pour Winamax et RTL.
28:31Bonsoir, Émile Leclerc.
28:33Bonsoir, Isabelle.
28:33Bonsoir à tous.
28:34Vous êtes le directeur
28:35d'études d'Odoxa.
28:36On dit toujours
28:37que la France n'est pas
28:37un pays sportif,
28:38mais votre sondage
28:39montre que ça progresse
28:40petit à petit.
28:42Exactement.
28:43C'est de moins en moins vrai.
28:44On a un Français sur deux,
28:46quasiment 49%,
28:47qui nous dit faire du sport
28:48une fois par semaine.
28:50À titre de comparaison,
28:51en 2018, on était seulement
28:53à 38%.
28:54Donc, vous voyez
28:54qu'il y a une forte progression
28:56ces dernières années
28:56sur une pratique
28:58qui est régulière,
28:58chaque semaine.
28:59Les hommes et les femmes
29:00sont à peu près autant
29:01à en faire chaque semaine.
29:03Les plus jeunes
29:04sont un peu plus nombreux
29:05à en faire
29:06que les plus âgés.
29:07Puis, les cadres aussi
29:08sont surreprésentés
29:09parmi les sportifs.
29:11Donc, une pratique
29:12qui se développe
29:13de plus en plus
29:14sur le territoire.
29:15Émile, alors,
29:15les sources de motivation,
29:16c'est quoi ?
29:17C'est les performances
29:17de nos champions
29:18qui se multiplient ?
29:19Alors, oui.
29:21Entre autres,
29:21on avait fait un sondage
29:22l'année dernière.
29:23Les Français nous disaient
29:24aussi que c'était
29:24pour se maintenir en forme,
29:26être en bonne santé,
29:27etc.
29:28Mais on les a interrogés
29:29aussi cette année
29:29sur les performances
29:31de l'été
29:31qui ont pu les inspirer.
29:32Et, par exemple,
29:34celui qui arrive en tête,
29:35c'est Léon Marchand,
29:35la star nationale.
29:37Donc, ses titres
29:37de champion d'Europe
29:39incitent les Français
29:40à se tourner vers la natation.
29:41Les Bleus du foot aussi
29:42arrivent en deuxième position
29:44grâce à leur demi-finale.
29:4523% des Français
29:46nous disent
29:46qu'ils ont envie
29:47de se mettre au foot
29:48grâce à eux.
29:49On a le tennis de table
29:50aussi qui arrive
29:50à la troisième place
29:51grâce à Félix Lebrun
29:53qui est aujourd'hui
29:53numéro 2 mondial.
29:54Et puis, Paul Sexas
29:55aussi qui inspire
29:57de nombreux Français
29:58à se mettre au vélo.
29:59Isabelle, moi j'en veux
30:00un peu à Léon Marchand
30:01parce qu'il y a de plus en plus
30:01de monde dans la piscine.
30:02C'est moins facile
30:02pour nager.
30:03J'ai pas forcément
30:04beaucoup de créneaux.
30:05Émile, il y a quand même
30:06encore beaucoup de travail
30:07à faire pour que les enfants
30:08pratiquent un sport.
30:09Les parents,
30:10on ne les mette pas forcément.
30:11Oui, pas tous.
30:12En tout cas,
30:12il y a une majorité
30:13des parents
30:14qui nous disent
30:14un 56%
30:15qui nous disent
30:16qu'ils vont inscrire
30:16leur enfant
30:17dans un club
30:18ou dans une association
30:20sportive.
30:20Alors, ça ne veut pas dire
30:21que les enfants
30:21ne font pas du sport
30:22par ailleurs.
30:23Mais effectivement,
30:24ça veut dire que quasiment
30:264 enfants sur 10
30:27ne sera pas inscrit.
30:29Donc, il n'aura pas forcément
30:30une pratique régulière
30:31en dehors de l'école.
30:32Donc, il y a encore
30:33des progrès à faire
30:34pour faire de plus en plus
30:35de futurs sportifs.
30:37Oui, parce qu'ils freinent
30:38quand même la pratique aussi,
30:39Émile, c'est évidemment
30:40les sous, l'argent.
30:41Ça coûte parfois
30:43un petit peu cher
30:44de faire du sport.
30:45Oui, je rebondis
30:46sur les parents.
30:47On a quand même
30:4835% des parents
30:49qui nous ont dit
30:50avoir renoncé
30:51à inscrire leur enfant
30:52à une activité sportive
30:53trop coûteuse.
30:54Alors, ça ne veut pas dire
30:54qu'ils ne sont pas tournés
30:55vers un autre sport.
30:57Mais en tout cas,
30:57il y a un vrai frein là-dessus.
30:58Et puis, les Français eux-mêmes,
31:00qu'ils soient parents ou non,
31:01ils sont quand même 43%
31:02à nous dire
31:03que ça a été un frein
31:04pour eux,
31:05les questions budgétaires.
31:07Et c'est particulièrement
31:08le cas pour les plus jeunes
31:09et puis pour les catégories
31:10populaires
31:11qui ont des budgets
31:11un peu plus serrés
31:12que les autres.
31:13Et donc, le sport
31:14est parfois
31:15une variable d'ajustement.
31:17Et n'oubliez pas,
31:18les parents qui nous écoutent,
31:19qu'il faut aussi inscrire
31:19dans les collèges
31:21et les lycées.
31:21Vous avez le sport scolaire
31:22en dehors des cours d'EPS,
31:24le mercredi après-midi notamment.
31:25Et ça, c'est vraiment pas cher
31:26et vous pouvez faire
31:27une pratique sportive intéressante.
31:28Et notre prochain invité
31:29est déjà en ligne avec nous
31:30et a certainement envie
31:31de réagir à ce sondage.
31:32Bonsoir,
31:33Mickaël Jérémias.
31:34Bonsoir.
31:35Champion paralympique
31:36de tennis fauteuil,
31:37porte-drapeau des Bleus
31:38aux Jeux de 2016
31:39et chef de mission
31:40à Paris 2024.
31:41Micka,
31:42cette enquête
31:42n'aborde pas
31:43la pratique du sport
31:44en situation de handicap.
31:45Mais là aussi,
31:46il y a encore
31:46de gros et gros efforts
31:48à faire
31:48pour que les clubs
31:49soient tous
31:51accessibles
31:51et inclusifs.
31:53Oui,
31:54un gros travail à faire.
31:55Alors oui,
31:55il y a eu évidemment
31:56un héritage positif
31:58au lendemain des Jeux
31:58olympiques et paralympiques.
32:00Les gens font plus de sport,
32:01les personnes handicapées aussi.
32:02Mais on estime
32:03entre 30 et 40,
32:0445%
32:05de personnes handicapées
32:06qui déclarent pratiquer
32:07une activité physique régulière.
32:09C'est-à-dire
32:09à peu près la moitié
32:11du reste de la population générale.
32:13Et donc oui,
32:13il y a un problème
32:14d'auto-censure,
32:15il y a un problème d'accès
32:16tout simplement
32:17à la pratique pour tous.
32:18Et puis vous parliez
32:19à la fin de votre reportage
32:20sur l'accès au sport scolaire.
32:23Moi, je reçois tous les jours
32:24et notamment
32:25à chaque rentrée des classes
32:26des dizaines isées
32:27de messages de gamins
32:28qui ne peuvent pas
32:29faire de sport à l'école
32:29parce que l'éducation nationale
32:31ne s'est pas organisée
32:32pour pouvoir leur permettre
32:32une pratique du sport adaptée.
32:34Donc il y a beaucoup,
32:35beaucoup de travail encore,
32:36ça c'est sûr.
32:36On va en parler dans un instant
32:39après la pause
32:39parce que vous allez nous parler
32:41de votre livre
32:41De la Révolution à l'oubli.
32:42Vous restez en ligne avec nous
32:43Michael Jérémias.
32:44Merci beaucoup Emile Leclerc.
32:46Merci à vous.
32:47A bientôt.
32:51RTL, toujours avec vous.
32:53Le direct, les replays,
32:54les inédits.
32:55Téléchargez l'appli RTL.
32:57Hello.
33:00RTL, on refait le sport
33:02avec le Parisien
33:04aujourd'hui en France.
33:06Isabelle Langer.
33:07Michael Jérémias
33:08est donc notre grand témoin
33:10de ce dimanche
33:10pour son livre
33:11De la Révolution à l'oubli
33:12après la flamme
33:13La promesse trahie
33:15qui vient de paraître
33:15chez Alizio.
33:16Un livre dans lequel
33:17Michael vous pousse
33:18un coup de gueule
33:19pour dire que deux ans
33:20après l'enthousiasme
33:21des Jeux Paralympiques
33:22de Paris 2024,
33:23le soufflé
33:24est tout simplement retombé.
33:26Oui,
33:27il est retombé
33:28presque le lendemain
33:29de la cérémonie
33:31où on décorait
33:31les athlètes olympiques
33:32et paralympiques
33:33en haut des Champs-Elysées.
33:35Dès le lendemain,
33:36on l'a oublié.
33:37Je vous rappelle
33:38que quand le gouvernement
33:39Barnier a été annoncé
33:41pas de ministre du handicap
33:42à peine une semaine
33:44dix jours
33:44après les Jeux Paralympiques.
33:46et donc ça a été ensuite
33:47un budget du sport
33:49qui a été complètement
33:51percuté.
33:52300 millions d'euros
33:53d'économie
33:54sur un budget
33:54qui ne représentait
33:55quasiment rien
33:55au niveau national.
33:56Ça a annoncé déjà
33:57la coulure pour le sport
33:58et on sait très bien
33:59que quand il y a des coupes
33:59budgétaires comme ça,
34:00ce qui paye le plus,
34:01ce qui paye le prix fort,
34:03c'est le parasport
34:04et le sport féminin.
34:06Donc voilà.
34:07Après,
34:07je ne voulais pas
34:08que ce soit une fatalité.
34:09J'ai attendu de voir.
34:11On a continué
34:11à faire du lobbying
34:12auprès du politique,
34:14du médiatique,
34:15auprès aussi
34:15des entreprises
34:16et force est de constater
34:17deux ans plus tard
34:18qu'il ne reste
34:19vraiment pas grand-chose.
34:20Michael,
34:20vous dites dans le livre
34:21que la société
34:21n'est pas malveillante,
34:22elle est paresseuse,
34:24elle préfère l'émotion
34:25à la transformation.
34:26Pourquoi ce changement
34:28de regard sur le handicap
34:28reste si difficile
34:30à mettre en œuvre,
34:31vraiment ?
34:32C'est parce qu'au lendemain
34:34des Jeux,
34:34c'est bien beau
34:35d'avoir acheté des billets,
34:36d'avoir diffusé
34:37un peu partout
34:38le parasport.
34:39Vous en souvenez,
34:40on a pleuré ensemble,
34:41on a applaudi
34:42ces athlètes,
34:43on les a célébrées
34:44comme jamais,
34:45on pensait avoir compris
34:46plein de choses
34:46mais ça c'est ce qu'on appelle
34:47une émotion.
34:47Si au lendemain de ça
34:48il n'y a pas
34:50de politique publique forte
34:51et engagée,
34:51si au lendemain de ça
34:52vous médias,
34:52vous n'en parlez quasiment plus,
34:54si demain
34:55les entreprises
34:56qui ont donné
34:57et investi tellement d'argent
34:58dans le sport
34:58et dans l'utilité du sport
34:59se désengagent aussi,
35:01en fait c'est terminé
35:02parce que si vous n'en voyez
35:02plus les émotions
35:03que vous avez ressenties
35:03à l'été 2024,
35:05ce n'est pas ça
35:05qui va changer
35:06vos comportements
35:06par la suite.
35:07Donc le problème
35:08c'est qu'aujourd'hui
35:09nous ce qu'on attend
35:10c'est une mobilisation
35:12beaucoup plus grande
35:13de la société
35:13dans son ensemble,
35:14c'est-à-dire qu'ils sont où justement
35:15tous ces 2 millions
35:17de spectateurs ?
35:18Ils sont où ?
35:18Dans leur exigence,
35:19dans leur manière
35:20d'en redemander un peu,
35:21dans la manière
35:21de se battre aussi
35:23à nos côtés
35:23puisque c'est ça l'enjeu
35:24et voilà,
35:27une fois qu'on va faire ça
35:28on aura beaucoup plus de force
35:29pour mettre la pression
35:30alors là,
35:30pas tant au président
35:32Emmanuel Macron
35:33et à son gouvernement
35:34puisqu'il ne reste que quelques mois
35:36mais pour ceux d'après
35:37pour se dire qu'enfin
35:38on va y arriver
35:39il y a une loi qui existe
35:40la loi de 2005
35:41notamment
35:42qui promettait
35:43l'accessibilité universelle
35:44et pas que pour les personnes
35:44capées
35:45l'universel c'est pour vous
35:46c'est pour moi
35:46c'est pour tout le monde
35:47et bien aujourd'hui
35:48mon établissement sur deux
35:49est accessible aux personnes
35:50capées
35:50c'est ça cette réalité.
35:51Pour nuancer un tout petit peu
35:52quand même
35:52soulignons le beau succès
35:54du championnat d'Europe
35:54de Sessi Foot
35:55à Strasbourg cet été
35:56au mois d'août
35:56où il y a eu beaucoup de monde
35:58ça a été bien relayé
35:59il y a quand même
36:00des petites choses positives
36:01c'est pas assez
36:06Non mais c'est très bien
36:07mais il y a combien d'événements
36:09chaque semaine
36:09vous avez les plus grandes
36:10compétitions internationales
36:11dans lesquelles nos champions
36:12sont présents
36:12chaque semaine
36:13de la même manière
36:13que vous traitez le sport
36:14d'yvalide
36:15il y en a toutes les semaines
36:16aujourd'hui
36:17c'est pas vous précisément
36:19pour le coup
36:19on se connaît
36:20Isabelle c'est très bien
36:21on se connaît très bien
36:21je connais ton engagement
36:22et ce qu'on fait d'ailleurs
36:23depuis des années ensemble
36:24je parle de manière générale
36:25aujourd'hui
36:25les médias
36:26si vous regardez
36:27au lendemain des jeux
36:27de Paris 2024
36:29depuis deux ans
36:29combien de fois
36:30alors que vous aviez
36:31des opportunités
36:32pour en parler
36:32parler de grands champions
36:34et de champions
36:34et de compétitions
36:35combien de fois
36:35ça a été fait
36:36proportiellement
36:36à tout le reste
36:37ce sont des choix
36:38ce sont des choix politiques
36:39ce sont des choix éditoriaux
36:40c'est aussi un peu
36:41de courage
36:42ou de volonté d'heure
36:42parce que c'est pas
36:43un problème de courage
36:43personne va vous accuser
36:45de quoi que ce soit
36:45donc à un moment
36:46c'est une question de volonté
36:47vous le faites
36:48vous aurez du soutien
36:49les gens
36:50ils sont pas plus intéressés
36:53par le sport masculin
36:53que le sport féminin
36:54c'est pas vrai
36:54si depuis le plus jeune âge
36:56à l'école
36:56dans la manière de le pratiquer
36:57dans la manière de le valoriser
36:59on le présente aux enfants
37:00et bien c'est quelque chose
37:01qui sera assez évident
37:02assez banal
37:02nous on est un peu bêtes
37:04vous nous mettez du foot
37:05toute la journée
37:05on préfère regarder le foot
37:06parce qu'il n'y a que ça
37:07qui nous a nourris
37:08si un peu plus jeune
37:09on diversifie un petit peu
37:10un peu de sport féminin
37:11un peu de parasport
37:12je pense qu'on le fera mieux
37:14c'est tout
37:14c'est pas un reproche individuel
37:15c'est un constat
37:16aujourd'hui
37:17donc ce qui s'est passé
37:17pour le CC Foot
37:18et cette magnifique victoire
37:19de l'équipe de France
37:20tant mieux
37:21mais c'est un événement
37:22un événement
37:23sur les deux années
37:23qui viennent se passer
37:24en direct à la télé
37:25c'est une question d'éducation
37:27et je racontais à des amis
37:28hier pour préparer l'émission
37:29le nombre de fois
37:30où un taxi a refusé
37:31de vous prendre en charge
37:32il n'en revenait pas
37:33on en est encore là
37:34en 2026
37:35c'est une question d'éducation
37:36au sens large du terme
37:38mais évidemment
37:39on en est encore là
37:39c'est ça qui est terrible
37:40mais parce que
37:40vous parlez d'éducation
37:42on n'est pas à l'école ensemble
37:43vous avez plus de 80 000 gamins
37:44qui chaque année
37:45ne sont pas scolarisés
37:46parce qu'handicapés
37:46vous avez des centaines
37:47de milliers
37:47qui sont mal scolarisés
37:49parce qu'on n'est pas capable
37:50de recruter suffisamment
37:51d'auxiliaires scolaires
37:52et de les valoriser
37:53dans leur travail
37:54donc à un moment
37:54si on ne vit pas ensemble
37:55on ne sait pas faire
37:56je dis que la société
37:57elle n'est pas malveillante
37:58pourquoi ?
37:59parce que je ne pense pas
37:59que ce n'est pas génétique
38:00on ne s'est pas dit
38:01tiens je vais me faire un handicapé
38:02je vais me faire un gros
38:03je vais me faire un juif
38:04un noir, un arabe
38:05non, ce n'est pas génétique
38:06c'est une construction
38:06le taxi qui me refuse
38:07alors il y a des cons
38:08il y a des cons
38:09dans toutes les corporations
38:10mais souvent c'est parce qu'il
38:12il y a de la gêne
38:12il y a de l'ignorance
38:13il y a de la peur
38:13il y a plein de choses
38:14le taxi qui refuse
38:15une personne malvoyante
38:16qu'un chien guide d'aveugle
38:17il le sait que c'est la loi
38:19le magasin du supermarché
38:21qui empêche
38:21une personne aveugle
38:22de rentrer avec son chien
38:23c'est des faits divers
38:24qu'on entend tous les jours
38:24ce n'est pas un truc
38:26qu'on entend une fois par an
38:26moi je reçois des messages
38:28quotidiens
38:28pas une fois par semaine
38:29quotidiens
38:30de personnes handicapées
38:31de parents
38:32avec des enfants
38:32en situation de handicap
38:33qui me partagent
38:34tout simplement
38:34leur quotidien
38:35de discrimination ordinaire
38:36c'est ça ce qu'on vit au quotidien
38:38donc oui
38:39vendredi là
38:39je suis en procès
38:40avec un taxi
38:40qui l'année dernière
38:41m'a refusé
38:41en me disant
38:42qui préférait prendre des groupes
38:43c'est ça qui va se passer
38:44dans quelques jours
38:45Mickaël
38:45on aime quand vous gardez
38:46cet esprit de combattant
38:47parce que quand on lit votre livre
38:48on a l'impression
38:49qu'il y a des moments
38:50où vous êtes
38:51tout près
38:51de baisser un peu les bras
38:53il y a un mot
38:53qui revient plusieurs fois
38:54dans le livre
38:55et qui m'a interpellé
38:56c'est le bouffon du roi
38:58je suis le bouffon du roi
39:00vous savez moi
39:01j'ai eu un accident en 2000
39:01ça fait 26 ans
39:02que je suis paraplégique
39:03et que je me déplace
39:04dans ma vie tous les jours
39:05en fauteuil roulant
39:06les premières années
39:07ça a été dur
39:07très dur
39:08le temps de se reconstruire
39:09et puis de 2004
39:09jusqu'à 2024
39:10c'est 20 ans
39:11d'une vie extra-ordinaire
39:13champion paralympique
39:14vous l'avez dit
39:14une vie de construction
39:15de bonheur
39:16de succès
39:17de tout ça
39:17fin 2024
39:19il y a la fatigue
39:19la fatigue
39:20l'espoir
39:20qui est douche froide
39:22dès le lendemain
39:23et bien à un moment
39:23oui comme tout le monde
39:24moi j'aime mes moments aussi
39:25et quand j'écris ce livre
39:26je commence à l'écrire
39:27je suis sur mon lit d'hôpital
39:28l'année dernière
39:28sur une opération
39:29de la hanche
39:30qui est liée à mon handicap
39:31à la pratique
39:32excessive du sport
39:33de haut niveau
39:34et donc oui à un moment
39:35je me dis
39:35mais on a tout essayé
39:36si les jeux
39:37qui étaient peut-être
39:37nos derniers gros outils
39:38notre gros accélérateur
39:39n'a servi à rien
39:40est-ce que finalement
39:41on y arrivera un jour
39:42et j'en suis pas certain
39:43alors oui aujourd'hui
39:44parce que le livre
39:45et la sortie du livre
39:46m'ont remotivé
39:46donc tant mieux
39:47mais je suis dans une période
39:49où je suis à nouveau
39:49très excité
39:50et prêt au combat
39:51et je vois ce que ça suscite
39:52là c'est pas des dizaines
39:53c'est des centaines
39:54et des milliers de messages
39:55depuis une semaine
39:55que je reçois
39:58ça fait du bien
39:58mais en même temps
39:59ça vous oblige
39:59parce que faire une belle promo
40:01et je vous remercie
40:02de m'accueillir
40:02c'est très bien
40:03mais si moi
40:04j'arrive pas à le transformer
40:04avec ces millions de personnes
40:06qui au quotidien
40:06passent à côté de leur vie
40:08vivent une vie
40:09marginalisée
40:10précarisée
40:11il y a un moment
40:11où ça devient frustrant
40:13donc il va falloir le faire
40:14sauf que je me suis rattrapé
40:16par la patrouille
40:16j'ai à nouveau une opération
40:17dans un mois de l'épaule
40:19j'ai encore des soucis de santé
40:21donc le grand soir
40:22c'est pas pour tout de suite
40:23mais en tout cas
40:24le combat politique
40:24pendant cette campagne
40:25il va falloir vraiment
40:27intensifier nos revendications
40:28et exiger de leur part
40:29de tous les candidats
40:30des propositions extrêmement concrètes
40:32des propositions chiffrées
40:33pas juste de dire
40:33oui oui les handicapés
40:34va falloir faire ci ou ça
40:35non non
40:35combien ça coûte
40:36aujourd'hui de s'assurer
40:37que la cité soit accessible à tous
40:39combien ça coûte
40:40que tous les enfants de la République
40:41aient accès à l'école
40:42que plus jamais
40:43de dispense scolaire
40:44pour des enfants handicapés
40:45dans la pratique du sport
40:46ça
40:46ce sont des choses
40:47qui doivent être écrites
40:49de la même manière
40:49qu'on exige d'un candidat
40:50de savoir
40:51comment on va financer
40:52l'augmentation des professeurs
40:53par exemple
40:53et bien ils vous disent
40:55combien comment
40:55c'est la même chose pour nous
40:56et ensuite ce que moi j'appelle
40:58et c'est ça le plus important
40:59ce soir
40:59c'est en fait ce qu'on n'a jamais fait
41:01jusqu'à présent
41:01c'est notre révolution
41:03toutes les minorités avant nous
41:04elles ont fait leur révolution
41:05donc c'est quoi
41:06c'est de la désobéance civile
41:07ce sont des happenings
41:08ce sont des blocages
41:09c'est en fait tout ce qui fera
41:10qu'un jour
41:11personne ne se dira
41:12ah ben on peut
41:13c'est des handicapés
41:13finalement c'est pas trop grave
41:14non vous ne pouvez plus
41:16arrête de discriminer
41:17plus de 12 millions de personnes
41:18et quasiment plus de 10 millions d'aidants
41:20et quasiment tout autant d'aimants
41:22c'est presque un français sur deux
41:23qui au quotidien
41:23vit et est confronté au handicap
41:25et vous savez quoi
41:26Mickaël
41:26on se donne rendez-vous
41:27juste avant la présidentielle
41:29pour voir si chacun des candidats
41:31a rempli sa mission
41:32celle que vous lui
41:33leur avez donnée
41:34aujourd'hui
41:36en tout cas
41:37on sera là
41:38pour se faire entendre
41:39j'espère que vous aussi
41:40rendez-vous est prêt
41:42merci beaucoup
41:43Mickaël Jérémias
41:44de la révolution à l'oubli
41:45aux éditions Alizio
41:46la préface magnifique
41:47est signée par Arthus
41:49merci Eric Silvestro
41:51merci à vous
41:51merci à Ilka et Geoffrey
41:53pour la réalisation
41:53dans un instant
41:54vous avez rendez-vous
41:55pour tous les goûts sont permis
41:56avec Frédéric Becbedé
41:58bonsoir Frédéric
41:58bonsoir Isabelle
41:59il paraît même que c'est
42:00la guerre du goût
42:01on va le vérifier ce soir ensemble
42:03à tout de suite
42:03à tout de suite Frédéric
42:04vous écoutez RTL
42:05il est 20h
42:06bonsoir Frédéric Becbedé
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