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Bruno Retailleau, candidat "Les Républicains" à l'élection présidentielle était l'invité de BFMTV en parallèle de son meeting à Nogent-sur-Marne ce samedi 12 septembre.

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Transcription
00:00Ça veut dire quoi ?
00:01Mais vous savez, c'est ce qui passait à Mayotte.
00:03Mayotte, ça a été une submersion.
00:05Est-ce que vous êtes allée déjà à Mayotte ?
00:07Non.
00:08C'était la maternité qui était la maternité la plus, comment dirais-je,
00:13celle où il y avait le plus de femmes qui venaient pour faire naître des enfants.
00:16Pourquoi ? Parce que c'était souvent des immigrés clandestins
00:20qui venaient faire naître l'enfant et le droit du sol permettait à l'enfant de devenir français.
00:25Ça, ça n'est pas possible.
00:27Mais vous voulez exprimer le droit du sol pour le Retailleau sur l'ensemble des territoires ?
00:31Absolument. On a commencé.
00:33Particularité à Mayotte.
00:34Là, vous dites, en gros, par exemple, vous et moi, nous sommes nés par hasard en France
00:39et nous sommes bienvenus à être français, mais pas d'autres. C'est ça ?
00:44Ce que je veux dire, c'est que je permettrai, y compris à ceux qui sont nés de parents étrangers,
00:50je leur permettrai de devenir français à la condition d'aimer la France.
00:54Ils seront naturalisés. Ils pourront entrer de plein pied dans notre communauté nationale.
01:00Mais je ne veux pas voir des enfants parce que le hasard les a fait naître.
01:04Leurs parents sont étrangers et le hasard les fait naître en France.
01:07Je veux un acte d'adhésion. Je veux que désormais, parce que l'assimilation...
01:11C'est du message, moralement, ce que ça a dit, Bruno Retailleau ?
01:15Ça veut dire que pour certains, le hasard fait bien les choses et pas pour d'autres ?
01:19Mais quand on est né de parents français, on est français. C'est le droit français depuis toujours.
01:24Le droit du sol, vous savez pourquoi il a été implanté en France ?
01:28Parce qu'on avait besoin de combattants, de chair à canon.
01:33C'est ce qui a fait que la France a adopté le droit du sol, notamment il y a plus
01:38d'un siècle.
01:39Oui, j'accepte parfaitement de dire aujourd'hui que l'immigration n'est plus une chance.
01:43Parce qu'elle est trop nombreuse et surtout que malheureusement, des nouveaux venus ne veulent plus épouser nos valeurs, nos
01:51mœurs.
01:51Et là, il y a un danger. Il y a un danger de fracture.
01:54Vous assumez qu'il n'y avait aucune maladresse dans ce message ?
01:57Mais le message est réfléchi. Il est parfaitement réfléchi.
02:01Pardon si je vous choque ou si je choque la bienfensance.
02:06Je m'interrogeais sur le raisonnement.
02:07Mais je veux réduire l'immigration. Je veux réduire l'immigration légale, l'immigration illégale.
02:12On a en France un risque...
02:13Et vous voulez la suppression du droit du sol sur l'ensemble du territoire ?
02:16Absolument. On a commencé. Bien sûr, c'est applicable. Comme d'autres pays le font.
02:21Parce qu'un milieu, pour le coup, il a été considérablement durci, mais pas supprimé.
02:25Non, il a été un peu durci. Voilà. Il faut désormais, pour des gens qui sont clandestins, illégaux,
02:30il faut désormais, pour que l'enfant puisse devenir français, on réclame une année pour que les parents ne soient
02:36pas clandestins,
02:37mais qu'ils aient un titre légal, qu'ils soient venus légalement. C'est rien du tout. Voilà.
02:42Voilà. Simplement, on n'est plus, aujourd'hui, dans les temps qui viennent, pour des demi-solutions.
02:49La Russie, ça ne marche plus. Et ce que je vais proposer pour l'élection présidentielle, c'est une rupture.
02:54Il faut renverser la table. On renversera la table. Et je le dis aux Français, eux qui trouvent qu'il
02:59y a trop d'immigration en France,
03:01c'est eux, demain, qui vont choisir. C'est pas la cour de justice de je ne sais où. C
03:06'est les Français.
03:06Le peuple français, je soumettrai. Aujourd'hui, c'est interdit. Le référendum est, aujourd'hui, interdit sur cette question migratoire.
03:13Il est aussi interdit sur la justice pénale. Eh bien, demain, je modifierai la Constitution pour que ce soit les
03:21Françaises,
03:21les Français eux-mêmes, qui votent et qui déterminent la politique migratoire qu'ils souhaitent.
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