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00:00Vous parlez de Jean-Luc Mélenchon qui s'est exprimé aujourd'hui à la fête de l'humanité en quelque
00:04sorte sur l'éther de Fabien Roussel dont on parlait tout à l'heure.
00:06Voici ce qu'il dit aujourd'hui. C'est pas nouveau d'ailleurs. Sur les carburants.
00:11Alors de ces mesures d'urgence, vous les connaissez. D'abord, c'est évidemment le blocage des prix et le
00:21blocage des marges.
00:23— Applaudissements — Entendez les gens. Le blocage des prix, c'est qu'on bloque les choses là où elles
00:30sont.
00:31Quand vous bloquez les marges, c'est que vous empêchez qu'on augmente la part que celui qui vous vend
00:37quelque chose prend pour lui-même,
00:39notamment, par exemple, sur les carburants. — Bloquer les prix, bloquer les marges, Jean-Claude Maillet, vous applaudissez ou pas
00:45?
00:45— Non, mais je pense que, soit Mélenchon ou d'autres, là, on est dans le concours l'épine, quoi.
00:51Mais on ne réfléchit pas au fond des problèmes. Et puis, il faut arrêter de faire peur.
00:55D'une certaine manière. Oui, il y a des problèmes d'équilibre budgétaire. Personne ne le nie.
00:59Mais de là à dire « c'est la faillite », « c'est la catastrophe », ça conduit à
01:03quoi ?
01:03— Lui, il ne dit pas « c'est la faillite », il dit même « on peut brûler une
01:05partie de la dette ».
01:06— Pas lui. Non, mais d'autres ont dit ça.
01:08Berrou, n'arrêtez pas de parler de faillite, par exemple, à un moment donné.
01:11Donc, ça conduit à quoi ? Ça conduit à deux choses.
01:13À la fois, les investisseurs qui vendent de la dette française aujourd'hui,
01:17ce n'est pas parce qu'il y a 3 500 milliards de dettes, ce n'est pas pour ça.
01:21Ils vendent de la dette française. Pourquoi ?
01:23Parce qu'on leur dit qu'on est près de la faillite, que ça ne va pas,
01:25et parce que, politiquement, ils sont inquiets.
01:27Ils ne savent pas ce que va devenir la faillite.
01:28— Ce que vous dites, c'est que les investisseurs, ils coûtent trop François Bayrou.
01:31— Pas François Bayrou et d'autres. Mais regardez le climat, le gouvernement qui n'a...
01:34Enfin, écoutez, un exemple. Je viendrai après, si vous voulez, sur les trucs.
01:38Mais le même jour, ou un jour près, où on dit qu'on va diminuer les taxes exceptionnelles sur les
01:43entreprises,
01:45le lendemain, on nous dit, bon, mais on va taxer les retraites.
01:49Ou c'est de la provoque, ou c'est de l'inconscience.
01:52Et ce n'est pas possible. Les gens se disent, mais attendez,
01:54les grandes entreprises qui font de gros bénéfices, on va diminuer leur...
01:59— La baisse de la contribution exceptionnelle.
02:00— Oui, la contribution exceptionnelle. Par contre, les traites, on va les taxer.
02:03— Mais ne vous inquiétez pas, M. Maïs. Vous savez ce qui va se passer ?
02:06Même s'ils ont dit qu'ils baissaient la contribution exceptionnelle,
02:08de toute façon, ils taperont sur les entreprises.
02:10— Non, mais c'est pas ça. Non, mais je sais que ça, c'est...
02:12On leur a dit ça aux entreprises pour pouvoir leur reprendre d'une autre façon.
02:17Il faut savoir quand même que ceux qui disent en boucle
02:20qu'on a donné 211 milliards aux entreprises un tiers,
02:23c'est juste baisser les cotisations sociales,
02:26parce qu'on a deux fois plus, pratiquement, d'impôts,
02:28si vous voulez, au niveau européen,
02:31les entreprises payent deux fois plus pour fonctionner.
02:34Et là, on a dit aux entreprises,
02:36on va baisser un peu la taxe exceptionnelle,
02:37mais ne vous inquiétez pas, on les taxera d'une autre façon,
02:40parce que c'est les seuls qui, à la fin, payent.
02:42— Je reviens au blocage des prix.
02:44— On n'en est pas là.
02:44— Je reviens au blocage des prix dont Jean-Luc Mélenchon dit.
02:47On le fait dans certains départements d'outre-mer.
02:50Michel Rocard l'a fait.
02:51Après tout, Michel Rocard, c'était pas un insoumis, Nicolas Donelac.
02:54— Non, on n'était pas dans le même contexte.
02:55— Non, pas dans le même contexte.
02:57C'est peut-être qu'exceptionnel,
02:58mais il n'y aura aucune mesure qui marquera
03:02si elle n'est pas accompagnée d'une mesure de justice,
03:05d'une manière ou d'une autre,
03:06c'est-à-dire le prélèvement sur ceux
03:08qui, semble-t-il, tirent des profits exceptionnels
03:11de cette situation-là.
03:12S'il n'y a pas vraiment ce double mouvement,
03:15ça ne pèsera pas, ça ne portera pas,
03:18et ça ne servira à rien, je veux dire.
03:19— Non, mais je suis désolé, Nicolas.
03:22Je ne suis pas d'accord avec ça.
03:23Parce que très bien, on va s'attaquer aux symboles,
03:25ça ne sert à rien, c'est inefficace.
03:27— Non, ce n'est pas les symboles.
03:28— On s'en sert à l'argent.
03:28— Ce n'est pas les symboles.
03:30Les super profits de Total, ce n'est pas les symboles.
03:32Les Français ne sont même plus dupes.
03:34Ils savent que l'argent qu'on va piquer aux plus riches,
03:39cet argent-là, il ne va pas aller aux plus pauvres.
03:41Il va servir aux dépenses de fonctionnement de l'État
03:43et ça ne changera rien.
03:45En revanche, là où je suis...
03:47Alors là, je suis assez d'accord avec certains qui disent
03:50qu'il faut vraiment s'attaquer à la fiscalité
03:54des carburants en France,
03:56qui est extrêmement lourde par rapport à ce qui se passe
04:00chez tous nos pays voisins.
04:02Je suis désolé.
04:03Il y a une fiscalité qui est de 60% sur le litre d'essence
04:06chez nous, alors qu'elle est de 40% dans la plupart
04:10des autres pays.
04:11Donc là, pourquoi l'État ne peut pas le faire, d'ailleurs ?
04:14Parce qu'il est tellement impécunieux,
04:16il n'a plus un sentiment poche,
04:17et c'est pour ça qu'il ne peut pas le faire.
04:19Et c'est ça qu'il devrait faire.
04:20— Vous savez ce qu'on va faire, Yves Tréard ?
04:21C'est le moment de la pré-campagne.
04:22On a besoin d'y voir un peu clair sur le programme des candidats.
04:25On a essayé de résumer les positions de certains des candidats
04:29sur la baisse de la TVR.
04:30On a entendu ce que dit Jean-Luc Mélenchon.
04:32Alors d'abord, ceux qui sont pour baisser les taxes
04:35sur les carburants, les voici.
04:37Marine Le Pen, baisse de la TVA pour passer de 20 à 5,5.
04:41Et Fabien Roussel, dont on a beaucoup parlé ce soir,
04:43la même chose, de 20 à 5,5.
04:44Il supprime aussi les certificats d'énergie
04:46et veut, il l'a redit aujourd'hui, nationaliser Total.
04:49Ce qui s'oppose maintenant à une baisse de la TVA
04:52sur les carburants.
04:54Jean-Luc Mélenchon, pas de baisse de la TVA, prix bloqué à 1,70.
04:58Édouard Philippe, aide ciblée aux grands rouleurs,
04:59pas de baisse générale, c'est un peu la position du gouvernement.
05:02Marine Tondelier, chez les écologistes, aide ciblée aux grands rouleurs,
05:05taxation du super profit.
05:06Et Bruno Retailleau, qui refuse la baisse de la TVA,
05:09et privilégie le ciblage et la baisse de certaines charges.
05:13Est-ce que ça va être le sujet ?
05:14C'est ce que fait le gouvernement.
05:16Oui, je résume, Édouard Philippe et Bruno Retailleau sont un peu sur la ligne.
05:19Mais quand le litre d'essence va être à 3 euros,
05:21parce qu'on est parti quand même pour une augmentation très forte,
05:24mais c'est là où ils n'ont rien compris.
05:26C'est là où ils pleurent parce qu'ils ont 10% dans les sondages.
05:30Mais ils vont continuer, ils vont être sous le sable même.
05:34Dès quoi, Bruno Retailleau et Édouard Philippe, ils doivent demander...
05:37Mais évidemment, mais c'est pas...
05:38C'est-à-dire que la droite doit réclamer une baisse de la TVA sur le carburant ?
05:42Mais normalement, la droite est contre les impôts, non ?
05:45Et les prélèvements obligatoires.
05:46Mais on prend l'argent où, M. Tréa ?
05:49J'entends bien.
05:49On prend l'argent où ?
05:50Non, mais on ne peut pas brandir comme ça des choses.
05:53Où est-ce que vous compensez ?
05:55Je compense en faisant des économies sur d'autres dépenses de l'État.
05:57Mais là, tout de suite, là.
05:59Parce que si vous voulez...
06:00Bien sûr que moi aussi, je suis pour réformer totalement l'État.
06:03On a 22% de fonctionnaires, ils en ont 11% en Allemagne.
06:06Donc bien sûr qu'il faut faire travailler les gens.
06:08Je sais, le périmètre n'est pas le même.
06:11Néanmoins, on ne peut pas dire aujourd'hui...
06:12Non, j'ai torchon les serviettes.
06:14Non, mais je n'ai pas dit qu'il fallait baisser le nombre de fonctionnaires.
06:16J'ai dit qu'il fallait réorganiser la fonction publique
06:18pour que ces fonctionnaires-là puissent être...
06:20Ça, ça ne se fait pas tout de suite.
06:21Ben voilà.
06:21Et moi, je ne vois pas de mesures immédiates qui puissent aujourd'hui...
06:25Et c'est bien tout le problème.
06:26Pourquoi aujourd'hui on est coincé ?
06:28C'est parce qu'on est déjà hyper endetté.
06:30Et que ça grimpe, ça grimpe, ça grimpe.
06:32Ah, ça c'est bien.
06:33Vous savez combien ça coûte d'avoir bloqué la réforme des retraites à 63 ans
06:37pour quelques mois de travail de quelques personnes ?
06:40Ça coûte 3 milliards d'euros.
06:42Donc c'est 3 milliards d'euros qu'on a donnés pour pouvoir faire passer un budget,
06:45pour enlever quelques mois de travail à certaines personnes.
06:48Ces 3 milliards d'euros, je peux vous dire, je préférais aujourd'hui
06:51qu'on les donne à des gens qui vont bosser et qui ont besoin de mettre de l'assenturé.
06:54Nicolas Demanac, est-ce qu'à la fin, le gouvernement va lâcher là-dessus ?
06:57Il va lâcher.
06:58Où exactement ? On va voir, mais ils seront obligés de lâcher.
07:02Et je suis au regret de dire aussi à mon cher camarade Yves Tréhard
07:05qu'il veut préserver Total, qui est une belle et une grande entreprise,
07:08mais avec 5,4 milliards de bénéfices au premier trimestre 2026.
07:14C'est-à-dire que ce n'est pas possible qu'on ne fasse pas dans un même mouvement,
07:18quelle que soit la mesure qui soit prise, qu'on fasse payer ceux qui, au fond, ont profité de la
07:23crise.
07:23Ce n'est pas les profits de Total qui vont empêcher que le prix du baril monte ?
07:27Non, mais ça pourra permettre d'aider les gros rouleurs, comme on dit,
07:30et ceux qui ont le plus de difficultés.
07:33Sinon, rappelons-nous encore une fois, pour revenir au début,
07:36que c'est le carburant des gilets jaunes.
07:39La mesure qui est intéressante, c'est la mesure qui est prônée par Alexandre Jardin,
07:43qui fait d'ailleurs une pétition là-dessus et qui a l'air de monter en flèche,
07:47c'est de geler cette contribution qui est une contribution pour la transition écologique.
07:53– Les certificats d'énergie.
07:55– Les certificats d'énergie, qui d'ailleurs ne va pas, je crois, savoir,
07:58je ne suis pas un expert, mais qui ne va pas dans le budget de l'État d'ailleurs.
08:01– C'est sûr.
08:01– C'est l'ordre de 18 centimes, je crois.
08:04– Et qui permet de financer, par exemple, l'installation de pompes à chaleur chez les particuliers.
08:08– 18 centimes sur l'essence.
08:10– Et cette pétition est assez populaire, je pense qu'il va y avoir…
08:14– Je reviens à Total et à son patron Patrick Pouyanné, voici ce qu'on dit aujourd'hui.
08:18Encore lui, décidément, c'est un peu notre fil rouge ce soir, Fabien Roussel.
08:21– Il a l'habitude.
08:22– Ces groupes-là, des dividendes, des profits faramineux, en profitant de la guerre,
08:29c'est inadmissible.
08:30– Ou M. Pouyanné ?
08:31– Le patron Total.
08:33– Redistribue ses bénéfices au service des Français
08:36pour faire en sorte de baisser tout de suite le prix de l'essence
08:39ou alors il fait des profits illicites, à mon sens, parce que c'est sur le dos de la guerre.
08:46Et nous, nous disons qu'il faut nationaliser Total, lui mettre la pression immédiatement
08:52pour que, enfin, les Français, les entreprises, les agriculteurs
08:57puissent avoir accès à une essence beaucoup moins chère que ce qu'elle est aujourd'hui.
09:02– Vous vous sentez ravis de cette proposition ?
09:03– Non, mais j'aime pas le mensonge.
09:06Vous voyez, on peut ne pas être d'accord, moi, on sait où sont mes opinions,
09:08mais ils racontent n'importe quoi.
09:10Nationaliser Total.
09:11Alors déjà, il n'y a pas que Total qui distribue de l'essence.
09:16Quand Total a plafonné le prix à un moment,
09:18de toute façon, il ne pouvait pas plafonner plus,
09:20parce qu'il s'appelle la vente à perte et la concurrence.
09:25Vous voyez, donc ça ne se fait pas comme ça.
09:26Mais Total continue à leur taper dessus,
09:28mais ils vont mettre leur siège chaussée à l'ailleurs.
09:30Mais ça va être très simple.
09:32Comme ça, une fois qu'on aura bien tapé sur Total,
09:34bien menacé Total, isolément,
09:36puisqu'on ne peut pas menacer les...
09:37– En 24 heures, ils sont à New York.
09:38– Je vais vous dire un truc.
09:39Mais c'est comme ça que ça va se passer.
09:40Il croit qu'il va le nationaliser comment ?
09:42Il va le jeter comment ? Avec quoi, en fait ?
09:43S'il a autant d'argent, M. Roussel, mais qu'il le donne,
09:46on va acheter des climatiseurs pour mettre dans les écoles, je vais vous dire.
09:49– Nicolas Demanac, il faut arrêter de chercher des pots à Patrick Moyané ?
09:51– Non, non, il faut avoir en tête une juste répartition des bénéfices
09:56quand ils arrivent, il y a l'impôt, mais il y a aussi des scandales
09:59quand vous avez des gens, des scandales insupportables,
10:02quand vous avez des gens, vous avez dit vous-même,
10:03qui souffrent vraiment au quotidien.
10:06Donc moi, je ne propose pas, comme au Moyen-Âge,
10:08qu'on aille pendre les spéculateurs et les incapareurs.
10:11Je dis simplement qu'il faut envisager autrement une juste répartition
10:15et je ne crois absolument pas qu'ils partiront en 24 heures,
10:17comme vous dites, c'est une espèce de menace qu'on agite.
10:21– On est le pays, puisqu'on parle de partage de richesse,
10:26qui taxe le plus, où l'impôt est le plus élevé,
10:29on est premier ou deuxième de l'OCDE, ça dépend des mois, d'accord ?
10:32Et on est le pays qui redistribue le plus.
10:35Donc il faut arrêter de dire que la France ne redistribue pas.
10:37Le problème qu'on a, c'est que la gauche fait croire aux Français
10:40qui peuvent travailler moins longtemps que les autres.
10:43Nous, on pourrait partir à la retraite à 60 ans,
10:45alors que la moyenne européenne, c'est 65.
10:47On a fait tout pour les retraiter, on a oublié.
10:49– Je suis impatient, mais on va parler des retraites dans deux minutes, c'est promis.
10:52Jean-Claude Mailly, sur Patrick Poulianet, est-ce que vous lui dites merci ?
10:56Est-ce que vous lui dites, il faut en faire plus ?
10:57Ou est-ce que vous lui dites, comme Fabien Roussel, votre place, c'est au tribunal ?
11:00– Non, bien sûr que non, bien sûr que non.
11:03Total fait un effort.
11:04– Non à quoi, pardon, à laquelle de ces questions ?
11:06– Non, au tribunal, bien sûr que non.
11:08Et moi, je suis d'accord là-dessus avec Yves, il y a un danger.
11:13Clairement, il y a un danger que si un jour, Total est…
11:16Parce qu'à Total, il n'y a pas qu'il y a des investisseurs étrangers chez Total également.
11:20Donc, à un moment donné, le risque qu'ils aillent à la bourse de New York,
11:23ça a failli arriver il n'y a pas longtemps, ils sont restés.
11:25Parce que Total, je vais vous prendre un seul exemple.
11:28La fondation Total distribue dans des actions, 200 millions d'euros par an.
11:33S'ils vont à New York, ils n'auront plus.
11:35Vous voyez, c'est plus compliqué que ça.
11:36Après, les grosses boîtes, d'une manière générale, les banques,
11:41font tous de bons résultats.
11:42Il y a des problèmes dans les TPE, il y a des problèmes dans les entreprises
11:45qui font des faillites aussi, mais les grandes boîtes, en France comme ailleurs,
11:48sur le plan micro, ça marche.
11:50Il y a des problèmes macroéconomiques sur le plan micro, ça marche.
11:53Donc après, si on doit jouer sur l'essence, il n'y a pas que la TDA,
11:57il y a d'autres taxes sur l'essence, il y a un paquet de taxes sur l'essence.
12:00Moi, je pense que le gouvernement sera obligé, à un moment donné,
12:02si ça continue à monter, de faire quelque chose, il sera obligé.
12:05Je vous sens très impatient de parler des retraites aussi,
12:08parce que depuis tout à l'heure, on parle pétrole et ça arrive aux retraites.
12:11Vous voulez dire un dernier mot ?
12:11Oui, un dernier mot, c'est que...
12:12J'arriverai jamais à vous couper la parole de toute façon, ce sera dit.
12:15Non, mais Jean-Claude Mailly l'a dit, c'est que Total, déjà, aujourd'hui,
12:19eh bien, bloque ses prix.
12:23L'essence à...
12:241,99.
12:251,99, enfin le sans-plomb, et le diesel, je ne sais pas, au 2,25.
12:31Bon, ils font déjà cet effort-là.
12:33Première chose, là où, en revanche, il devrait y avoir un débat,
12:37c'est qu'avant, en France, il y avait une vingtaine de sites de raffinage.
12:41Eh oui.
12:42Et aujourd'hui, il n'y en a plus que 4 ou 5.
12:44Qui n'en a plus voulu ?
12:45Exactement.
12:46Les écolos.
12:48Exactement.
12:48C'est les écolos qui n'ont pas voulu ça.
12:50Et vous savez, ce qui coûte le plus cher, dans la chaîne de production et de distribution de l'essence,
12:59c'est le raffinage.
13:01Et donc là, ça, c'est encore des politiques à la petite semaine.
13:06Et à qui on le doit, ça ?
13:07La grande partie aux écologistes.
13:08Je sens qu'il vous a convaincu, là-dessus.
13:09Voilà, absolument.
13:10Je ne pensais pas que les écologistes avaient ce pouvoir-là.
13:13J'en suis absolument émergé.
13:14Je vais dire parce que, oui, enfin, si peu.
13:17Et même sans ça, avec la pression qu'ils mettent et la violence de leurs revendications,
13:21ils en bloquent des projets en France.
13:23Ils en bloquent des projets en France.
13:24Et souvent, le gouvernement, notamment, je ne sais pas pourquoi,
13:27à chaque fois qu'il y a un président de la République qui arrive,
13:30il se fait envahir par les écolos.
13:31Il veut faire bonne figure.
13:33Il prend les plus excessifs et on fait n'importe quoi.
13:36On a vu à Notre-Dame-des-Landes.
13:38Je vais vous dire, les écolos, quand ils veulent bloquer des projets, ils y arrivent.
13:42Je ne sais pas, les écolos qui ont bloqué Notre-Dame-des-Landes.
13:44Non, mais enfin, attendez.
13:45C'était une décision politique qui a été prise.
13:48Non, mais attendez.
13:49C'était par Emmanuel Macron.
13:51Ils étaient avec les zadistes, quand même.
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