Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 17 minutes
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Allez, les retraites. On a eu cette semaine une confirmation qui concerne les millions de retraités en France.
00:05Ils vont bien passer à la caisse l'année prochaine dans le budget.
00:08On va rentrer dans le détail, dans un instant, de ce qui les attend,
00:10parce que le gouvernement fait une sorte de deal.
00:13On va rentrer dans le détail.
00:13Mais d'abord, sur le principe, est-ce que c'est normal aujourd'hui de mettre à contribution les retraités,
00:17Jean-Claude Mailly ?
00:18Moi, je vais reprendre ce que disait Nicolas tout à l'heure.
00:22Cliez des efforts à faire.
00:24Pourquoi pas ? Ça se discute, y compris avec les organisations syndicales.
00:27Mais alors, si ce n'est pas perçu comme étant équitable, ils vont dans le mur.
00:31Si les gens perçoivent que ce n'est pas équitable, ils vont dans le mur, que ce soit sur les
00:35retraites.
00:35C'est-à-dire que si c'est la même chose pour tous les retraités, quels que soient les montants...
00:38Non, je ne parle pas de retraite d'une manière générale.
00:39Ma question était plutôt sur les retraites.
00:40Les retraites, si j'ai bien lu tout à l'heure le bandeau sur BFM,
00:44l'escu aura annoncé qu'il n'y aurait pas de diminution des retraites.
00:47Ah, il ne dit pas ça. Il dit qu'on ne va pas matraquer les retraités.
00:50C'est ce qu'il dit demain chez nos confrères du Parisien.
00:54Mais on sait aussi, et ça c'est Bercy qui l'a dit officiellement cette semaine,
00:57il y a 6 milliards d'économies à faire sur les retraites l'an prochain.
01:00Soit il n'y aura pas de réindexation, soit les retraités perdront leur abattement de 10%,
01:04soit un mélange des deux.
01:06Parce que j'ai lu tout à l'heure en bandeau, les retraites ne baisseraient pas.
01:10Je dis bon, ils ont annoncé 10%.
01:12Il ne dit pas de baisse. Là, on parle de hausse qui n'aurait pas lieu.
01:17Oui, parce que si vous mettez les indexations, il n'y a pas de baisse.
01:22Votre retraite ne bouge plus, mais il n'y a pas de baisse.
01:24Parce que si vous supprimez les 10%, là vous avez concrètement une baisse.
01:29Mais c'est tabou de toucher au retraité aujourd'hui ?
01:31Ce n'est pas simple, oui. Chaque fois qu'on a essayé, ça réagit.
01:35Est-ce qu'ils vont beaucoup ?
01:36Ça réagit. Et surtout, regardez, on ne parle que de ça.
01:40Les gouvernements ne parlent que de ça depuis quelques jours.
01:43Comment voulez-vous que ça ne monte pas à un moment donné ?
01:45Ça va monter. Et surtout, je disais tout à l'heure,
01:47en plus, on annonce parallèlement à ça une baisse
01:51pour les circonstances exceptionnelles, pour les grandes entreprises.
01:55Ou c'est de la provoque, ou c'est de l'inconscience,
01:57ou c'est de la mauvaise com', j'en sais rien.
01:59Mais bon, on ne parle que de ça.
02:01Alors, à un moment donné, on parle de la TVA aussi, de manière globale.
02:04Je rappelle, si on veut 30 milliards, c'est 3 points de TVA, grosso modo.
02:07Donc, ce n'est pas aussi simple que ça.
02:09Mais là encore, dernier mot sur les retraites.
02:12Moi, je veux bien qu'on regarde les choses concrètement.
02:14Sur les 400 et quelques milliards, globalement, de prestations retraites
02:19pour tout le monde, pour tous les Français versés chaque année.
02:22Il faut savoir qu'il y a 80 milliards qui ne devraient pas être à la charge des retraites.
02:26C'est 80 milliards que l'État a déversé sur les caisses de retraite.
02:31C'est-à-dire ?
02:31C'est-à-dire des questions de solidarité nationale qu'il a décidé,
02:35qui ne devraient pas être financées par la cotisation, mais par l'impôt.
02:39Ou, comme il fait quand la maladie aujourd'hui, on ne s'en occupe pas, allez, vous prenez en charge.
02:43Pareil sur l'assurance-chômage, c'est 11 milliards par an.
02:45Alors, on regarde clairement les choses.
02:47Parce que quand vous faites un transfert de 80 milliards, qui paye à la fin ?
02:53On dit que c'est le coût du travail qui est pénalisé.
02:55Yves Tréard, touche ou pas touche aux retraités ?
02:57Écoutez, c'est un problème assez délicat.
03:01Moi, je trouve que c'est une rupture de pacte de confiance.
03:05Parce que c'est des choses qui ont été négociées,
03:09qui ont été négociées par les partenaires sociaux,
03:11et qu'on vienne chercher, qu'on vienne rompre ces pactes et cette parole donnée,
03:18je trouve ça odieux. Sincèrement, c'est odieux.
03:22Et qu'on ne peut pas changer le contrat encore de hauteur.
03:25Attendez, M. Tréard, vous connaissez l'économie.
03:27Ils n'ont pas cotisé pour eux.
03:28Là, aujourd'hui, ceux qui payent la retraite, ce sont les actifs d'aujourd'hui.
03:31Évidemment, mais sauf que les règles du jeu, la règle du jeu, c'est celle-là.
03:36J'ai pas dit qu'ils n'avaient pas de droit.
03:36Cela dit, cela dit...
03:39C'est pas exact pour le 10%.
03:41Nicolas Domelac, et je vous donne la parole après.
03:43C'est pas exact pour le 10%.
03:44J'ai pas terminé. Moi, je suis plutôt pour la désindexation.
03:48Total ?
03:49Oui.
03:50Zéro pour cent d'augmentation l'an prochain ?
03:52Non, non, non. Pas total.
03:53Pour les retraites élevées, la désindexation.
03:56En revanche, je pense que les 10%, ça serait assez injuste.
04:01Les 10%, c'est l'abattement de 10% auquel on doit les refaiter ?
04:05Ça ne correspond absolument pas à ce qu'on veut bien faire dire à ces 10%.
04:11C'est-à-dire que ce n'est pas pour des frais.
04:12Non, ça peut être de 78.
04:13Rien à voir avec ça. C'est un instrument qui a été créé dans les années 70.
04:19Comme 18.
04:19Oui, mais les plus fragiles ne sont pas...
04:21Les plus fragiles ne sont pas...
04:23Nicolas Domelac, là-dessus.
04:24Mais en revanche, la désindexation, oui.
04:26Non, je ne suis pas d'accord avec Yves Tréhard sur l'histoire des 10%,
04:30parce que ça a été voté en 1978.
04:32Effectivement, à l'initiative de Papon, je crois, ou quelque chose comme ça.
04:35C'est bas, quoi.
04:36En tout cas, d'un ministre.
04:38Il n'y a rien en bas.
04:39Mais en tout cas, Boris Papon, mais oui, je suis sûr.
04:42Non, mais il était ministre du budget.
04:43Mais ça a été fait, pourquoi ?
04:44Pardon, mais ministre du budget, il n'est pas un médecin.
04:46Juste avant les législatives, pour permettre, dit-on, aujourd'hui,
04:51quand on lise les débats de l'époque, pour permettre aux retraités de gagner un peu plus,
04:57parce qu'ils ne sont plus en moyen de gagner d'une manière un peu sur le fisc.
05:02On ne peut pas truquer, on ne peut pas s'arranger.
05:06C'était un des arguments.
05:07Voilà, c'était un des arguments qui avait été avancé aujourd'hui.
05:11Je ne vois pas pourquoi c'est 10% pour les retraites élevées, soyons clairs.
05:16Je ne vois pas pourquoi ils sont maintenant...
05:18Vous savez que ça ne sert pas, les retraites élevées.
05:20Ça n'ira pas la peine.
05:21En plus, il y a un truc que je ne comprends pas.
05:23Si on met la barre à 3 000, ce qu'ils disent d'une manière ou d'une autre.
05:27Je ne vois pas.
05:28Au nom de quoi, l'État pourrait bloquer les retraites complémentaires ?
05:32Au nom de quoi ?
05:33Parce que le maximum de retraite au régime général, c'est 1 500 euros globalement.
05:37Le reste, ce sont les régimes complémentaires.
05:38Le reste, c'est les complémentaires.
05:39Il peut décider, parce que c'est lui qui a le pouvoir.
05:40Mais de toute façon, tout ça, c'est de la poudre aux yeux.
05:42Je vais vous dire, vous savez...
05:43S'il a le pouvoir de bloquer les 15 cents, ça y veut, mais au-dessus, je ne vois pas
05:47comment il peut arriver.
05:48Alors, je vais essayer de parler.
05:50Si Yves Tréard ne me coupe pas.
05:52Tout ça, c'est de la poudre aux yeux.
05:53Parce que ça ne va rien changer.
05:55En fait, c'est tellement grave, le problème aujourd'hui du financement des retraites,
05:59que le 10%, pas 10%, c'est la dépense publique, où on est aussi champion du monde,
06:06pour un pays qui ne redistribue pas, on est à 57% de notre PIB.
06:10Si vous voulez, plus de 50%, c'est retraite et maladie, d'accord ?
06:15Et prestations sociales, d'accord ?
06:16Donc, soit on change le système de retraite, soit chaque année...
06:22Soit chaque année, on va pouvoir avoir le même débat.
06:24Si vous voulez, je le prends à côté de moi.
06:26Je vous le garde quelques minutes.
06:27Un raisonnement, si vous voulez, soit on dit n'importe quoi, soit on essaie de réfléchir.
06:32Ce n'est pas le cas du Tréard, quand même.
06:34Donc, chaque année, on va, si vous voulez, avoir le même sujet, le même débat.
06:38Ce que vous nous dites, c'est qu'on met les restines.
06:39Il faut comprendre une chose, c'est qu'on a mis, je vous le redis, dans la tête des Français,
06:43le fait qu'exceptionnellement, la France pouvait ne pas suivre ce qui se passe dans le monde,
06:48ce qui se passe en Europe.
06:49On vit plus longtemps, il faut travailler plus longtemps.
06:52Il y a des professions qui sont très éprouvantes.
06:54Ces professions-là doivent être protégées.
06:57Évidemment, je suis pour qu'on regarde les professions les plus pénibles
07:01pour ne pas décaler l'âge de départ.
07:04Mais tout le reste, on ne pourra pas y échapper.
07:07Alors, on peut continuer à pousser les gens dans la rue.
07:09Bien sûr, 80% des gens sont contre la réforme des retraites.
07:12Évidemment, on peut raconter les visites.
07:14Mais vous savez ce qui va se passer ?
07:15C'est qu'on ne pourra plus les payer à un moment les retraites.
07:18Voilà ce qui va se passer.
07:18On n'y sera plus dans les 10%.
07:20Et quand on parle d'un pacte,
07:21Quand on parle d'un pacte,
07:23aujourd'hui, quel est le pacte avec les salariés
07:24qui, eux, ne sont pas indexés ?
07:28Pardon, mais c'est le patronat qui a bloqué
07:32le conclame sur les retraites, sur la pénibilité.
07:34Vous pouvez nous dire vive la pénibilité,
07:36mais je ne parle pas de la réforme des taxes.
07:40Les objectifs, aujourd'hui, payent plein pot
07:43et eux ne sont pas indexés.
07:45Ils ne peuvent plus aller travailler.
07:46Est-ce que vous pensez qu'un candidat,
07:48pardon, Laurent Sayer,
07:48est-ce que vous pensez qu'un candidat
07:49peut se faire éliminer aujourd'hui
07:51en promettant de travailler jusqu'à 64, 65, 66 ?
07:54Je ne mets pas de visage sur...
07:56Et si on explique les choses...
07:56Je pense que tout le monde ne pense pas forcément même.
07:58Si on explique les choses avec calme et vérité,
08:01qu'on prend en compte la pénibilité,
08:03parce que ça, je crois que c'est essentiel.
08:05Enfin, je veux dire,
08:06évidemment, quand on a des professions difficiles,
08:09on ne peut pas suivre les mêmes règles.
08:11De toute façon,
08:11celui qui se fera élire en disant le contraire,
08:14Mme Le Pen qui raconte n'importe quoi
08:15sur les retraites ou Jean-Luc Mélenchon,
08:17ils vont...
08:18Ça va durer 4 mois, leur affaire.
08:19Ils vont à la catastrophe.
08:20Je suis d'accord avec Laurent Sayer,
08:22mais là, moi, je parlais du budget.
08:25Là, je ne parlais pas à long terme.
08:26À long terme, Laurent Sayer a tout à fait raison.
08:29Évidemment que c'est le sujet principal.
08:31Et évidemment que ceux qui proposent
08:33de ne pas augmenter l'âge de départ à la retraite
08:35sont des escrocs.
08:36Il faut le dire.
08:37Ils volent les Français.
08:39Ils volent les plus modestes, comme d'habitude.
08:41C'est-à-dire que ce sont des voleurs.
08:43Et qu'ils mentent.
08:44Mais c'est un mensonge terrible.
08:46Non, mais il faut le répéter quand même.
08:48Parce que c'est terrible.
08:49Parce que le problème,
08:50c'est que comme le système va exploser
08:52et qu'on va sans doute être obligé de passer
08:54par un système par capitalisation,
08:56si ça continue,
08:58ceux qui vont pouvoir en profiter,
08:59ce ne sont pas les plus modestes.
09:01C'est évidemment ceux qui sont le plus à même
09:04de pouvoir bénéficier d'un régime par capitalisation.
Commentaires

Recommandations