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Bruno Retailleau, candidat "Les Républicains" à la présidentielle effectuait sa rentrée politique à l'occasion d'un meeting à Nogent-sur-Marne. 

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00:00Et c'est le moment, on va écouter le candidat.
00:02L'artisan de cette journée qui est exceptionnel, on a vanté notamment la qualité, qualité des intervenants, qualité de ces
00:09jeunes maires qui sont intervenus ce matin.
00:11Je voudrais saluer et que vous l'applaudissiez vraiment, le président des Jeunes LR, Théo Amsadi. Merci Théo d'être
00:18venu.
00:42Merci Théo.
00:49Je voudrais simplement saluer, je ne pourrais pas le faire nommément pour chacun, ce serait trop long, mais je voudrais,
00:57je tiens à saluer très chaleureusement les personnalités qui sont ici.
01:02Je voudrais saluer Gérard Larcher qui ne nous manque pas, qui est ici au premier rang. Merci Gérard, président du
01:08Sénat.
01:09Je voudrais remercier l'ancien Premier ministre, celui qui m'avait fait conscience, celui qui m'avait mis le pied
01:15à l'étrier au gouvernement, emmenant ministre de l'Intérieur, j'ai nommé Michel Barnier.
01:20Merci Michel.
01:24Valérie Pécresse va nous rejoindre. Il y a beaucoup, beaucoup d'élus que je voudrais aussi saluer. Le président sans
01:29doute du département, on est chez toi, je crois Olivier. Merci de nous accueillir.
01:32Mes chers amis, je suis très heureux d'être parmi vous à l'issue d'une journée studieuse, une journée
01:40de réflexion où, j'espère, vous avez commencé à affûter notamment vos arguments.
01:46Je voudrais évidemment aussi saluer à la fois Haughtman et puis, je sais qu'il a fait une intervention très
01:52brillante, comme d'habitude, François-Xavier Bellamy. Merci François-Xavier d'être parmi nous.
02:01Certains m'ont dit, mais c'est finalement une curieuse entrée en piste après les vacances et la rentrée, de
02:08faire cette rentrée dans un campus de jeunes.
02:11Ah ben non. Si moi, j'ai choisi, mes amis, chers jeunes LR, de faire cette rentrée sous les signes
02:18de la jeunesse, c'est d'abord parce que j'en ai marre.
02:21J'en ai marre d'entendre ces candidats qui font du soir au matin, du matin au soir, la nuit
02:28comme le jour, qui font profession de jeunisme, alors que leurs recettes, leurs promesses, en réalité, trahiraient votre génération.
02:35J'en ai marre. Il faut remettre les pendules à l'heure. Et puis surtout, je crois profondément que vous,
02:42la jeunesse de France, vous êtes en première ligne du grand combat qui vient.
02:46Et c'est de cela dont je veux aujourd'hui vous parler, du nouveau clivage, de ce combat politique, de
02:52ce combat de civilisation.
02:54Oui, mes chers amis, vous êtes en première ligne. Première ligne d'un combat que nous allons gagner. Ce combat,
03:01ne vous trompez pas, ce n'est pas un combat qui oppose une génération par rapport à l'autre.
03:07Ah, je sais les boomers. Toujours les boomers. Je sais que la mode, c'est de taper sur les boomers.
03:15Mes amis, un conseil. Soyez pas conformistes.
03:19Ne suivez jamais les modes. Ne suivez jamais l'air du temps. Toujours, elles se trompent. Toujours, ils se trompent.
03:26Suivez vos convictions.
03:28Et puis, est-ce que vous croyez vraiment que la France, qui est percluse de tant de divisions, de fragmentation,
03:34est-ce qu'encore on peut s'offrir une nouvelle fracture, une fracture entre les générations ?
03:39Je ne le crois pas. Alors, ne soyez pas conformistes. Mais ne soyez pas non plus progressistes. Il n'y
03:46a pas de danger, je pense.
03:48Ne soyez pas progressistes parce que le boomer bashing, c'est en réalité la nouvelle version d'un vieux réflexe
03:56de gauche qui consiste tout simplement à taper sur le passé
04:00pour présenter et afficher le présent avec toute sa supériorité morale. Ne vous y trompez pas.
04:07Et si aujourd'hui, devant vous, j'évoque la gauche, c'est simplement pour rappeler que, vous, la jeunesse d
04:15'aujourd'hui, elle est la victime des choix d'hier,
04:18de celles et ceux qui ont pris de mauvaises décisions, des décisions qui ont sacrifié notre avenir, nos nouvelles générations.
04:27Car enfin, si c'est la jeunesse désormais qui est en première ligne aussi pour l'endettement, qui la menace
04:34gravement,
04:35si vous risquez demain des retraites de misère, ce n'est pas la faute au boomer. Non, c'est la
04:42faute à celles et à ceux qui ont pris de mauvaises décisions politiques
04:46en sacrifiant l'avenir, votre avenir, notre avenir, l'avenir de la France, évidemment. La retraite à 60 ans, c
04:53'est qui ?
04:54Les 35 heures, c'est qui ? Bien sûr. Ce sont des choix politiques. Ce n'est pas le choix
05:01d'une génération toute entière, mes amis.
05:03Ne vous trompez pas. Ce ne sont pas les boomers qui ont voulu faire du prof, de l'instituteur, un
05:11copain,
05:11qui ont effacé tous les repères de notre société, qui ont en réalité aplani toutes les hiérarchies
05:18et qui ont conduit l'école au désastre aujourd'hui que le nouveau classement PISA nous a révélé.
05:24Ce ne sont pas les boomers. Ce sont des choix. Ce ne sont pas les boomers non plus qui ont
05:29désigné les chefs d'entreprise
05:31comme des délinquants potentiels. Des délinquants potentiels et certains même, les pointes du doigt,
05:38ceux qui ont particulièrement réussi, comme des nuisibles. Non alors, vous êtes effectivement et évidemment
05:44en droit d'exiger des comptes. Pas de demander des comptes, d'exiger des comptes.
05:50Mais ne vous trompez pas de cible. Ne vous trompez pas de combat. Le combat qui vous mène aujourd'hui,
05:56en première ligne, ce n'est pas un combat de génération. C'est un combat de civilisation.
06:01Parce qu'en ce moment, et ce sera le choix que devront faire les Français dans huit mois,
06:07la France est divisée entre deux camps. Deux camps qui seront difficilement réconciliables.
06:14Et dans ces deux camps, il y a deux jeunesses. Deux jeunesses qui se regardent comme dans un miroir inversé.
06:23Il y a une jeunesse qui bloque les amphis et la vôtre, vous, qui les remplissez.
06:30Il y a une jeunesse qui agresse nos policiers, nos gendarmes, les forces de l'ordre.
06:37Et il y a une jeunesse qui s'engage dans la police, dans nos forces de l'ordre.
06:44Il y a une jeunesse qui défile aux côtés des islamistes.
06:50Hier, on était le 11 septembre. Souvenons-nous-en.
06:53Et il y a une autre jeunesse, la vôtre, qui défile contre l'antisémitisme.
07:01Il y a une jeunesse qui porte haut les couleurs du drapeau palestinien Place de la République.
07:10Et il y a une autre jeunesse, la vôtre, qui porte encore plus haut les couleurs du drapeau français.
07:18Les trois couleurs, nos valeurs.
07:21Pour défendre la République. Pour défendre nos valeurs, bien sûr.
07:26Alors, ne vous y trompez pas, il y a des déconstructeurs, il y a des reconstructeurs.
07:31Nous serons, dans ce débat présidentiel, dans cette campagne présidentielle, nous serons le camp des reconstructeurs.
07:38Oui, il y a une génération en France à qui on laisse tout passer.
07:43Il y a un privilège générationnel, sans doute, sans doute.
07:47Ce privilège, il n'est pas le vôtre.
07:49Il y a des générations qui sont traitées de façon inégale en France.
07:55L'une est victimisée et l'autre, et l'autre, est méprisée.
08:00C'est la vôtre.
08:02Regardez ce qui s'est passé à Lyon.
08:04C'est stupéfiant.
08:06On en a trop peu parlé.
08:07Un jeune homme, dans vos âges, est mort.
08:10Il est mort sous les coups de son et de ses bourreaux.
08:15Que s'est-il passé ?
08:16L'extrême-gauche a recouru à ce qu'elle aime faire.
08:20L'inversion accusatoire.
08:21On inverse les responsabilités et la victime devient coupable.
08:27Et le bourreau devient victime.
08:29Que s'est-il passé ?
08:31Ils se sont solidarisés avec ces bourreaux, avec ces violents, ces ultra-violents.
08:37C'est un scandale.
08:39Un vrai scandale.
08:41C'est incroyable.
08:43On en a parlé, bien sûr.
08:44Mais pas à son juste niveau.
08:47Et je vais vous dire, je pense que, quand on sait qu'ensuite, un député qui était le fondateur, d
08:55'ailleurs, de la jeune garde que j'ai dissous, Raphaël Arnaud,
08:58il s'est allé tranquillement pour regagner les bancs de l'Assemblée nationale.
09:04Et dans quelques jours, il siégera à nouveau dans l'Assemblée nationale.
09:07C'est un scandale.
09:09C'est pour moi un scandale.
09:10Donc, en France, vous voyez bien, il y a un privilège rouge.
09:14Ce privilège, ce n'est pas le vôtre.
09:16Parce que vous n'êtes pas dans le bon camp.
09:18Non, vous êtes trop républicains.
09:20Trop amoureux de la France.
09:22Trop amoureux de la France.
09:27Mes amis, chers jeunes LR, chers jeunes de France, ne supportez pas ce qui est en train de se passer.
09:35Aujourd'hui, les privilégiés, c'est la jeunesse d'extrême-gauche.
09:39On lui passe tout et donc elle ose tout.
09:40Et en plus, elle voudrait se présenter devant les Français comme votre porte-parole.
09:45Ne le supportez pas.
09:48C'est en réalité inexact et surtout profondément injuste.
09:53Parce que la jeunesse de France, ce n'est pas Louis Boyard.
09:56La jeunesse de France, elle n'est pas sectaire.
09:58Vous n'êtes pas sectaire.
09:59La jeunesse de France, évidemment, ça n'est pas non plus rimé à sonne.
10:05Vos héros ne sont pas les bourreaux du 7 octobre.
10:08Vos héros, nos héros, c'est Arnaud Beltrame.
10:11C'est Samuel Paty.
10:24Non, la jeunesse de France n'est pas la nouvelle France de M. Mélenchon.
10:29La jeunesse de France, ce n'est pas non plus Mme Clémence Guetté, pour qui la famille est une réminiscence
10:37du fascisme, de l'extrême-droite.
10:39Si on en est là, y compris d'ailleurs, à l'école et avec le classement PISA, c'est à
10:46force d'avoir voulu déconstruire la famille.
10:48Non, nous sommes, nous, des reconstructeurs, mes amis.
10:51Nous le sommes, nous le serons, nous le serons toujours pour les Français, pour sauver notre pays, pour sauver aussi
10:57la République française.
10:59Donc, dans cette campagne, nous allons nous engager avec toutes nos forces.
11:02Et moi, j'ai besoin de vous.
11:03J'ai besoin de votre énergie.
11:05J'ai besoin de votre enthousiasme.
11:07À chaque fois qu'il y aura un meeting, à chaque fois qu'il y aura des discussions, à chaque
11:13fois qu'il y aura des débats,
11:14je veux que vous soyez aux côtés de moi.
11:16Je veux vous avoir...
11:17Si je suis engagé dans cette campagne présidentielle, c'est pour vous.
11:22C'est aussi grâce à vous, bien sûr.
11:28Et dans cette campagne, mes amis, nous serons, nous, les reconstructeurs.
11:34Nous serons les reconstructeurs de notre pays, de notre patrie.
11:38Reconstructeurs de la République, reconstructeurs de la France.
11:43Et dans ce combat, il n'y a que nous qui pouvons reconstruire.
11:48Ça ne peut pas être ni les rafistoleurs, ni non plus, évidemment, les bonimenteurs.
11:54Là encore, rafistoleurs et bonimenteurs.
11:56Vous voulez que je vous dise ?
11:58Qui sont-ils ?
11:59Les rafistoleurs.
12:00D'abord, les rafistoleurs, c'est ceux, vous voyez, qui vous promettent de réparer demain ce que, hier, ils ont
12:10déconstruit.
12:12Ah, ils ont un certain aplomb.
12:15Ils vous promettent, par exemple, de baisser la dette, mais ils l'ont fait exploser.
12:19Ils vous promettent, là encore, de baisser ou de maîtriser un petit peu l'immigration,
12:24mais ils ont fait voter des lois qui ont étendu le droit au regroupement familial.
12:31Les rafistoleurs sont ceux qui, en réalité, voudraient aujourd'hui relancer le nucléaire.
12:39Ils ont fermé Fessenheim.
12:41Ils ont stoppé net Astrid.
12:45Le projet Astrid qui plaçait la France, ses ingénieurs, nos laboratoires de recherche,
12:5130 ans avant toutes les nations du monde.
12:53Et grâce à Astrid, c'était réutiliser les déchets, l'économie circulaire,
12:58pour pouvoir en faire un nouveau combustible.
13:00La nouvelle génération, vous savez ce que c'est qu'il y a.
13:04Vous êtes des digital natives, comme on dit, nés dans le digital, dans le numérique.
13:09Pas d'électricité souveraine, pas d'électricité bon marché, pas d'électricité pilotable,
13:15pas d'IA, évidemment.
13:17Ça, c'est les rafistoleurs.
13:18Ils ne répareront rien, rien.
13:21Et encore moins les modimenteurs.
13:23Alors, les bonimenteurs, c'est une autre variété, plus dangereuse, beaucoup plus dangereuse.
13:29Les bonimenteurs sont ceux qui prétendent parler au nom du peuple français,
13:36mais qui en réalité se moquent du peuple français.
13:40sont les démagogues, les démagogues de tout poil, des deux ailes radicales de droite et de gauche, du reste.
13:49Il y a évidemment, parmi les modimenteurs, le champion, le champion de toute catégorie, le leader maximo des bonimenteurs, l
14:01'admirateur des dictatures tropicales,
14:04le David Copperfield de la disparition de la dette, et encore David Copperfield, c'est trop lui prêté.
14:11C'est plutôt la fée Clochette, la fée Clochette qui, d'un coup de petite baguette magique, prétend faire disparaître
14:21la dette.
14:23Est-ce que les Français, franchement, peuvent le croire ?
14:27Voilà ! C'est Jean-Luc Mélenchon, vous ne l'aviez pas découvert ? Non, je vous le dis.
14:31Vous me demandez de donner l'un.
14:35Et ils sont dangereux.
14:37Et puis il y a l'autre aile, de l'autre côté, le RN, le parti de la girouette.
14:45Trouvez-moi un sujet, un seul sujet, sur lequel ces bonimenteurs-là n'aient pas changé d'avis.
14:54Un seul.
14:57Alors, à la rentrée, il y a quelques jours, ça a été un festival, un vrai feu d'artifice, à
15:04tel point qu'on ne s'y retrouvait plus.
15:06D'abord, le grand gafouillage.
15:08Le grand gafouillage sur l'Ukraine, sur la retraite, sur le voile aussi.
15:16On ne savait plus quoi penser, eux-mêmes, d'ailleurs, je pense qu'ils n'y croient plus.
15:19Grand gafouillage.
15:20Il y a eu aussi le grand voyage, pour se donner une stature internationale du président du Rassemblement national, Jordan
15:28Bardella, à Londres.
15:32L'acte, finalement, de contrition de Jordan Bardella, à Londres, devant Nigel Farage.
15:39On aura tout vu, les amis.
15:41Qu'on m'ait dit un jour que le parti qui se réclamait jadis de Jeanne d'Arc soit vendu
15:46aux Anglais, franchement, franchement, je ne m'y attendais pas.
15:55Attendez, ce n'est pas fini.
16:00Alors, il y a aussi une autre querelle.
16:02Ce n'est pas la querelle des investitures, comme on disait jadis.
16:06C'est la querelle du regroupement familial.
16:10Alors, vous croyez que j'allais vous parler d'immigration ?
16:12Non, non, je veux simplement vous parler du retour de la nièce dans la boutique Le Pen.
16:18Voilà.
16:19Est-ce que vous pensez sérieusement, puisque je parlais...
16:25Je parlais des reconstructeurs.
16:26Je voudrais m'adresser, d'ailleurs, s'ils m'entendent, aux Français qui nous regardent, par l'intermédiaire de la
16:32télévision.
16:32Est-ce que vous croyez vraiment qu'un parti peut reconstruire la France ?
16:36Qu'un parti peut donner plus de pouvoir d'achat quand il est pour l'assistanat ?
16:40Est-ce que vous pensez vraiment qu'un parti peut maîtriser la dette quand il n'est même pas capable
16:44d'assumer
16:46les retraites, la réforme des retraites, et qu'il faudrait au contraire faire l'inverse,
16:50l'inverse de tout ce que font les autres pays européens ?
16:53C'est-à-dire reculer l'âge de la retraite.
16:55Est-ce que c'est crédible ? Est-ce que franchement c'est crédible ?
16:57Non, ça n'est pas crédible.
16:58Ce sont des déconstructeurs aussi, finalement.
17:01Ils ne reconstruiront rien du tout.
17:02Ce sont des bonimenteurs.
17:04Eh bien, dans cette campagne électorale, dans cette campagne présidentielle,
17:09chers jeunes, jeunes LR, ce que je vous propose, c'est qu'on soit le parti de la reconstruction.
17:15Le parti de la reconstruction et aucun autre, aucun autre ne pourra l'être à notre place.
17:23C'est une tâche gigantesque parce que la France est au fond du trou.
17:29Quoi que vous regardiez, quels que soient les indicateurs sur l'économie, la dette, l'école, les violences, etc.,
17:35la France est au fond du trou.
17:37Il faudra une puissance, une force énorme.
17:41Eh bien, cette force, nous l'aurons.
17:43Cette force, nous l'aurons, elle nous sera donnée par deux choses.
17:45Une force que nous avons et que vous avez, les jeunes, en vous, et c'est pour ça que je
17:50compte sur vous.
17:52Cette force intérieure, c'est la foi dans les convictions.
17:56Les convictions d'abord.
17:58C'est ce qui permet de déplacer les montagnes.
18:00D'abord, ces convictions.
18:02Et ensuite, l'autre force, elle viendra d'en dehors de nous-mêmes.
18:07Elle viendra du peuple.
18:08Elle viendra des Français.
18:11D'abord, les convictions.
18:13Il y a quelques semaines, c'était la rentrée.
18:15C'était le retour des vacances.
18:18Et alors, ils ont eu une idée géniale, certains.
18:22Au retour des vacances, ils se sont dit, mais oui, la solution, c'est ça.
18:26Il faut qu'on propose aux Français un grand parti.
18:32Il est génial.
18:33Une idée de génie, évidemment.
18:35Sauf qu'on a vu ce qui s'est déjà passé il y a quelques années.
18:40On sait comment ça commence, mais on sait aussi, désormais, comment ça se termine.
18:45Comment ça commence ?
18:46Toujours par un grand écart, sur le plan des convictions.
18:48Je vous parle des convictions.
18:50Et ça se termine toujours dans le grand bazar.
18:52La recette, vous la connaissez, elle est simple.
18:55Vous prenez un flacon.
18:56Vous imitez un peu d'idées de droite.
18:59Pas trop, pas trop, ça pourrait choquer la bien-pensance.
19:01Surtout pas trop.
19:03Beaucoup, beaucoup d'idées du centre.
19:05Ça, il n'y a pas de souci.
19:06Mais aussi des idées de gauche.
19:08Parce que ça, le petit monde politico-médiatique, ils aiment bien.
19:12Ça, voilà, pour le politiquement correct, ça permet d'afficher un bon label.
19:16Vous voyez, un bon label qui vous permet, j'irai pas au-delà parce que je vais choquer
19:20les bonnes auditoires, mais qui vous permet de passer correctement.
19:24Mais au bout du bout, qu'est-ce que vous obtenez dans la fiole, dans le flacon ?
19:28Qu'est-ce que vous obtenez ?
19:29Certainement pas un grand millésime.
19:31Vous obtenez une solution imbuvable, de l'huile de foie de morue.
19:36Vous obtenez une majorité introuvable.
19:39Et vous obtenez surtout, et vous obtenez surtout, des institutions totalement ingouvernables.
19:47On sait, c'est ce que l'on a eu.
19:48C'était le grand parti, c'était cette idée d'Emmanuel Macron.
19:52Le en même temps, le grand vide.
19:54Voilà, ni de droite, ni de gauche.
19:57Et alors là, vous êtes sûrs, vous êtes sûrs d'une chose, c'est que vous renforcez
20:00les deux ailes extérieures.
20:01Les deux ailes les plus radicales.
20:03Et c'est ce qui s'est passé.
20:04Et on voudrait nous faire croire qu'il faudrait qu'on commence l'élection présidentielle
20:08et la campagne qui n'a même pas commencé, en reprenant les échecs d'hier, les mauvaises
20:14trouvailles d'hier, pour qu'évidemment, on recrée les mêmes conditions qui aboutiront
20:18aux mêmes résultats, c'est-à-dire à renforcer l'un et l'autre.
20:22Évidemment.
20:24Mélenchon, il y a parfois, il faut l'écouter.
20:26Il faut l'écouter quand il fait de la politique politicienne.
20:30Quand il dit, par exemple, entre eux et nous, il n'y a rien.
20:38Il ne dit pas ça, il dit exactement, ça se terminera entre eux et nous.
20:42En sous-entendant, eux et les FI, les Insoumis, enfin plutôt les Insoumis, bien sûr, nous et l'URN.
20:50C'est exactement ça.
20:52Parce que eux, le récit, ce narratif, de l'un et de l'autre d'ailleurs, les Insoumis et l
20:57'URN,
20:57c'est cette idée que, en réalité, tout se terminerait avec, il y aura une sorte de grand centre, voyez,
21:04une sorte de marais, vaste marais, vaste marais dans lequel grenouillerait des politiciens d'un autre temps.
21:11Et ça, ça se terminera mal.
21:13Moi, je refuse absolument de donner le monopole de l'alternance,
21:18de donner le monopole du changement à ces ailes radicales.
21:21Le changement, ce sera nous, nous l'incarnerons par la reconstruction.
21:34Qu'il y ait un parti centriste, très bien.
21:36Il y a toujours eu, dans l'histoire politique de France, un parti centriste.
21:40Sauf que moi, je ne suis pas centriste.
21:42Je n'ai pas un parcours centriste.
21:43Je n'ai pas des idées centristes.
21:45Et je dirige un parti qui n'est pas un parti centriste.
21:50Voilà.
21:52C'est tout.
21:54La politique, c'est la clarté des convictions.
21:56Quand vous brouillez les convictions, en réalité, vous perdez tout le monde.
21:59Vous perdez d'abord vos électeurs, mes amis.
22:01Et je pense qu'aujourd'hui, la France a besoin de solutions qui vont trancher.
22:06Elle ne peut pas se contenter de l'eau tiède.
22:09Ça ne permettra pas de reconstruire, de réparer, évidemment, notre pays.
22:13Bien évidemment, un moment ou un autre, parce que nous sommes gaullistes.
22:17Et nous savons qu'au-dessus des partis, il y a d'autres pays.
22:20Et que jamais, d'ailleurs, jamais dans l'histoire de France, un parti a relevé le défi de reconstruire le
22:27pays.
22:27Jamais.
22:28La reconstruction, ce n'est pas un parti.
22:30C'est faux.
22:31C'est autre chose.
22:33C'est les amoureux de la France.
22:35C'est vous.
22:35C'est nous.
22:36Et c'est tant d'autres, d'ailleurs, qui ne sont pas nécessairement à LR.
22:40Et nous leur tendrons la main.
22:42Nous leur tendons maintenant, du reste, la main.
22:45A tous ces patriotes, évidemment.
22:48Mais sur notre projet.
22:50Parce que notre projet est le seul qui permettra de relever la France.
22:53Ce sera le sursaut en 2027.
22:56Ou ce sera le chaos.
22:58Eh bien, vous êtes les hommes et les femmes du sursaut.
23:00Les hommes et les femmes de la reconstruction.
23:10Je parlais des deux forces sur lesquelles nous allons nous appuyer pour reconstruire notre pays, notre patrie.
23:18Cette force qui vient du plus profond de nous-mêmes, nos convictions.
23:25Et cette force qui vient du dehors de nous-mêmes, le peuple.
23:30Le peuple de France.
23:32Les Françaises et les Français.
23:35Il y a quelques jours, j'ai mis sur la table un projet de rupture.
23:41Ce n'est même pas un projet de rupture.
23:42C'est, cher Guillaume, la condition de toutes les ruptures.
23:47De toutes les réformes.
23:49Je veux, et c'est l'engagement que je prends notamment pour vous, les jeunes.
23:54Mais devant les Français.
23:56Je veux rendre la parole au peuple français.
23:58Je veux redonner le pouvoir de choisir aux Français pour que demain, l'État retrouve le pouvoir d'agir.
24:11Tout le monde parle du gaullisme aujourd'hui.
24:14Peu connaissent la Ve République et surtout son histoire et encore plus sa Constitution.
24:19Toute la Constitution, toute, entendez-moi bien, la Constitution, cet édifice juridique, tient en une seule idée, en un seul
24:26principe.
24:27La combinaison du pouvoir du peuple et du pouvoir de l'État.
24:32Et aujourd'hui, si l'État est impuissant, impuissant à mener la moindre réforme, et parce qu'il est devenu
24:38impuissant dans l'essentiel, il est devenu tracassier dans le détail.
24:42Pour les maires, les chefs d'entreprise, les agriculteurs, tous les Français.
24:46Donc, le pouvoir de l'État, mais grâce au pouvoir du peuple.
24:50Sans ce pouvoir du peuple, aucun homme, aucune femme politique peut justement relever les défis gigantesques qui sont...
24:58Voilà pour cette première du meilleur du discours du candidat Bruno Retailleau, les Républicains, donc candidat à la présidentielle.
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