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  • il y a 18 minutes
Fabien Roussel effectue son premier meeting de campagne à la Fête de l'Humanité ce samedi 12 septembre. 

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00:00Quel bonheur d'être ici avec vous, quel plus bel endroit pour venir parler de lutte, de paix, de liberté,
00:10d'égalité pour faire la fête, tout en rêvant de bâtir un autre monde.
00:17Vous êtes plus de 500 000 à venir ici danser, chanter, lutter. A toutes et à tous, soyez les bienvenus.
00:25La fête de l'humanité n'appartient à personne d'autre que vous.
00:38Merci au journal l'humanité, merci aux membres, aux militants du parti communiste français qui organisent ce grand rendez-vous,
00:46merci aux bâtisseurs et aux bâtisseuses de la fête.
00:50C'est grâce à vous que l'human existe. Merci.
01:00Et jusqu'à dimanche soir, à toutes et à tous, soyez fraternels, soyez bienveillants les uns envers les autres, soyez
01:11solidaires avec toutes celles et ceux qui luttent, porteurs de combats pour la paix, pour la liberté, pour l'emploi,
01:19pour le climat.
01:20Jusqu'au bout, restons ensemble et faisons de cette fête de l'humain un grand rendez-vous des luttes et
01:26de l'espoir.
01:36Mes chers amis, je sais que c'est la fête. Il fait beau, il y a du soleil, mais permettez
01:44-moi à ce moment de la fête quelques instants de gravité.
01:48Car jamais, jamais les Français n'ont vécu un été ou ont tamé une rentrée avec autant de douleurs, autant
01:56de peines, autant de difficultés.
01:59D'abord, cet été, avec la canicule, ce sont 8000 morts que notre pays a malheureusement enregistré, 8000 vies humaines.
02:11Et malheureusement, ce sont toujours les mêmes qui meurent sous les coups de chaleur ou au travail.
02:19Ces 8000 morts, ce sont des hommes, des femmes, des travailleurs, des personnes âgées, vulnérables ou éloignées des services publics
02:28abandonnés, parfois à leur sort.
02:30Ne l'oublions pas. La canicule que nous avons traversée cet été, c'est aussi une violence de classe.
02:39Car ce ne sont pas les riches qui meurent de la canicule.
02:43Ce ne sont pas ceux qui vivent dans des châteaux, dans des palaces climatisés ou des idiotes derniers cris.
02:52Ce sont toujours les mêmes. Ce sont les plus modestes qui meurent de la chaleur dans des appartements non climatisés,
03:00dans des quartiers, dans des villages éloignés des services publics ou en travaillant dans des conditions intenables sous la chaleur.
03:09Mes amis, ceux qui n'ont rien fait pendant des années face aux changements climatiques,
03:15qui n'ont rien fait pour isoler nos logements, climatiser nos EHPAD, pour aider nos communes, malgré leurs alertes,
03:22cela porte une lourde responsabilité dans cette hécatombe.
03:27À force de choisir la finance, c'est le climat qui trinque.
03:32Et ce sont les plus modestes qui en meurent.
03:36Et puis, après l'été, il y a cette rentrée.
03:41Cette rentrée qui n'a jamais coûté aussi cher à nos concitoyens, nos concitoyennes, aux travailleurs, aux étudiants et aux
03:49familles.
03:51La hausse des factures continue.
03:54Elle s'ajoute au prix de l'électricité qui a augmenté, écoutez bien, de 50% en 10 ans.
04:02Elle s'ajoute au prix du gaz qui, lui, a augmenté de 100% en 10 ans.
04:06Et le prix des fruits et légumes depuis la guerre en Ukraine, eux, ont augmenté de 20 à 50%.
04:14En revanche, vos salaires, vos pensions de retraite, eux, n'ont pas suivi le même chemin.
04:23Le SMIC à 1 420 euros net ne permet plus de vivre dignement.
04:3010 millions de nos compatriotes aujourd'hui vivent sous le seuil de pauvreté.
04:36C'est 1,2 million de plus qu'en 2017.
04:40Et le coût de la vie pour un étudiant, lui, a augmenté de 35% sur la même période.
04:46Quant aux retraités, ils le savent, ils ont perdu près de 10% de pouvoir d'achat en 10 ans.
04:52Alors, dans des plaises au président du MEDEF,
04:57Oui, la France est bien devenue le temple des inégalités.
05:01La vallée des riches pille la France.
05:04Et ce sont les classes populaires, travailleuses, qui sont sacrifiées sur l'autel de leur profil.
05:11Mais, mais ce qu'ils ne savent pas, c'est que la fin est proche pour tous ceux qui nous
05:18font les poches.
05:19Et nous savons que dans quelques mois, ce sera fini pour Emmanuel Macron.
05:25Et c'est tant mieux, ce sera la délivrance, enfin.
05:32Mais, si nous savons, si nous savons que ce sera la fin pour Emmanuel Macron,
05:39Et c'est tant mieux, on va tous souffler.
05:44Il faut, il faut aussi, que ce soit la fin pour celles et ceux qui continuent de nous faire les
05:52poches aujourd'hui,
05:53comme M. Pouyanné, le PDG de Total.
05:57Et je peux vous dire que si nous gagnons les élections,
06:00nous mettrons fin à son chantage et aux raquettes de nos concitoyens.
06:05Et d'ailleurs, M. Pouyanné est le PDG de Total.
06:11Comme le PDG du groupe Rubi, je vous le dis parce que ce groupe n'est pas connu,
06:16mais le groupe Rubi, c'est l'équivalent de Total,
06:19qui a le monopole de la distribution de l'essence en Corse.
06:23Et je salue mes amis corses qui sont là, et je pense à eux aussi,
06:26parce qu'en Corse, comme dans les pays d'outre-mer,
06:29la vie chère, elle saigne, et le prix de l'essence aussi fait les poches.
06:35De nos amis, de nos frères qui vivent là-bas.
06:41Alors, ceux-là, M. Pouyanné, comme le PDG de Rugby,
06:48je leur dis que quand nous gagnerons les élections,
06:52parce que l'objectif c'est de les gagner, j'y reviendrai,
06:57nous mettrons fin à son chantage.
06:59Il devra rendre des comptes.
07:02Et nous lui appliquerons la même chose que la France a appliquée à Renault en 1945 au lendemain de la
07:09guerre.
07:12Ce sera la nationalisation, sanction,
07:16parce que les profits faits sur la guerre doivent être rendus illicites.
07:30Et il faudra se poser la question,
07:33et il faudra se poser la question,
07:35comment un tel groupe a pu gagner autant d'argent sur le dos de la guerre ?
07:41Et comment un tel patron, pendant que nous, nous nous saignons les veines,
07:45continue de gagner 10 millions d'euros par an ?
07:50C'est honteux !
07:53Honteux !
07:55Mais le problème,
07:57mais le problème,
08:00mais le problème,
08:01le problème c'est que pour l'instant,
08:04M. Pouyanné, comme les autres,
08:07ils sont protégés par ce gouvernement
08:09et ce président tant qu'il est là.
08:12Et c'est pour ça.
08:13C'est pour ça que je me présente devant vous aujourd'hui,
08:17à cette fête de l'UMA,
08:18pour lancer un appel.
08:21Je ne souhaite pas que l'on attende les élections présidentielles
08:25pour que ça change.
08:26Je vous propose de passer à l'action maintenant.
08:30Je vous propose de faire la révolution maintenant,
08:34dans la rue,
08:35avant les urnes.
08:37Parce que c'est maintenant que l'on souffre
08:39et c'est maintenant que l'on doit agir.
08:43Nous sommes présidents !
08:54Mes amis,
08:58avant l'élection présidentielle,
09:02invitons nos concitoyens et nos concitoyennes à se battre
09:06et battons-nous ensemble
09:08pour exiger maintenant,
09:11exiger de mettre la fin à ce racket,
09:14pour exiger la baisse des taxes sur l'essence,
09:17la confiscation des profits de Total
09:20et pour exiger enfin
09:22les hausses de salaires
09:24et des pensions
09:25que nous nous demandons
09:26depuis tant de temps.
09:37Cette crise du capitalisme,
09:40elle pousse ces grands groupes
09:43à exercer une pression énorme
09:46sur les travailleuses et les travailleurs.
09:49D'ailleurs,
09:51c'est à se demander
09:53pourquoi ils nous prennent.
09:55Et ce que je me dis,
09:56comme vous,
09:57et c'est comme ça que je l'ai entendu,
10:00c'est qu'ils nous prennent
10:02toujours pour des moutons.
10:04Ils nous tondent
10:05tous les jours
10:06un peu plus.
10:08Eh bien moi,
10:09je vous propose une chose,
10:10c'est que la tonte,
10:11elle change de camp
10:12et c'est eux
10:14que nous allons tondre,
10:15nous maintenant.
10:18les travailleurs,
10:22c'est qu'ils nous prennent
10:25et c'est qu'ils nous prennent.
10:30C'est qu'ils nous prennent.
10:33C'est qu'ils nous prennent.
10:38de nous unir dans la rue,
10:40avant les urnes,
10:42maintenant.
10:43j'appelle les travailleurs,
10:46les travailleuses,
10:47nos concitoyens,
10:49nos concitoyennes
10:50à redresser la tête,
10:52à s'unir,
10:54à ne pas rester seul
10:55chez soi,
10:56à ronger son frein
10:57devant la télévision
10:58ou en faisant son plein.
11:00Je vous appelle
11:01toutes et tous
11:02à marcher
11:03comme un seul peuple
11:05contre ces oligarques
11:07qui nous privent
11:07de notre dignité,
11:09de nos richesses,
11:10de notre pouvoir
11:12de vivre
11:12heureux
11:13et ensemble.
11:19Je vous propose
11:21tout simplement,
11:24comme nous avons déjà su le faire
11:25dans notre histoire,
11:27de sortir
11:28de nos usines,
11:30de nos entreprises,
11:31de nos quartiers,
11:32de nous unir
11:34et comme nous l'avons fait
11:36il y a quelques années,
11:37d'envahir les ronds-points,
11:39de nous rassembler
11:40devant les sous-préfectures,
11:42devant le siège de Total,
11:44devant les lieux de pouvoir
11:45comme l'Elysée,
11:46Matignon,
11:47les ministères,
11:49il faut les occuper.
11:50Maintenant,
11:51c'est maintenant
11:52qu'il faut agir.
11:53Ne nous laissons pas tomber
11:55jusqu'aux élections présidentielles.
11:58Et d'ailleurs,
11:59souvenez-vous
12:01pour toutes celles
12:02et ceux
12:02qui ont manifesté
12:03pendant les Gilets jaunes
12:04en 2018,
12:05il avait fallu
12:06beaucoup moins que ça,
12:08une hausse de la CSG,
12:10une taxe carbone
12:11sur des prix de l'essence
12:12qui étaient d'ailleurs
12:13inférieurs
12:14à ceux que nous vivons
12:15aujourd'hui.
12:16Pour que les Françaises
12:17et les Français
12:18échangent leur colère
12:19entre eux,
12:21décident
12:22de se mobiliser
12:23et choisissent
12:24d'occuper
12:25les ronds-points
12:25pendant des semaines.
12:27Alors,
12:28de la même manière,
12:30mobilisons-nous ensemble.
12:32Ne regardons pas
12:33la couleur
12:33de la chasuble,
12:34qu'elle soit jaune,
12:36rouge,
12:37bleu ou orange.
12:38Unissons-nous,
12:39mobilisons-nous
12:40et commençons
12:41dès le 15 septembre prochain
12:43aux côtés
12:44des énergéticiens
12:46plus après
12:47avec ceux
12:48de la santé,
12:49de la fonction publique
12:50et auprès
12:51de nos pompiers
12:53indispensables
12:53comme tous les autres métiers.
12:59J'invite
13:00nos concitoyennes
13:01et nos concitoyens
13:02à participer
13:04à tous ces rassemblements,
13:06à tous ces rassemblements
13:07citoyens
13:08qui s'organiseront
13:09dans les semaines
13:10qui viennent.
13:11Je vous invite
13:12d'aller à leurs rencontres
13:13avec bienveillance,
13:14avec le seul objectif
13:15que nous soyons
13:16nombreux,
13:17de créer
13:18un rapport de force,
13:20de faire
13:21cette jonction,
13:22cette convergence
13:23entre les forces
13:24syndicales,
13:25politiques
13:25et le monde
13:26du travail.
13:27C'est l'union
13:28et c'est l'unité
13:29qui nous fera gagner.
13:39Et
13:41je vous demande aussi
13:44de bien mesurer
13:47ce qu'il y a
13:48en face de nous.
13:49Ne sous-estimons pas
13:51la force
13:51de celles et ceux
13:53qui ont le pouvoir
13:54aujourd'hui.
13:55Ils ne sont pas nombreux,
13:58mais
13:58ils occupent
14:00les lieux de pouvoir,
14:01ils sont dans
14:02les ministères,
14:04ils dirigent
14:05les grandes banques,
14:06les conseils
14:07d'administration
14:07des grands groupes
14:08et aussi
14:10les médias,
14:11sauf l'humanité
14:12et la marseillaise.
14:13Heureusement.
14:19Et comme ils dirigent
14:20tout,
14:21et comme ils dirigent
14:22tout,
14:24ils vont nous
14:25expliquer,
14:25bien sûr,
14:26si nous nous
14:27mobilisons,
14:28ils vont nous
14:29expliquer
14:29que nous sommes
14:31des irresponsables,
14:32que nous sommes
14:33dangereux,
14:34que nous prenons
14:36la France
14:36en otage,
14:37que nous jetons
14:38de l'huile
14:39sur le feu,
14:40que la France
14:41et son économie
14:42n'ont pas besoin
14:42de cela en ce moment,
14:44eh bien qu'ils
14:45comprennent
14:46une chose,
14:47c'est que nous
14:48n'en pouvons plus,
14:50nous sommes en colère
14:51et nous allons
14:52nous battre.
14:54Mes amis,
14:55marchons,
14:56marchons
14:57d'un pas
14:58uni et ferme
14:59et déterminé
15:01pour obtenir
15:03enfin gain de cause.
15:06Qu'ils comprennent
15:07une chose,
15:09nous n'en pouvons plus,
15:10les mamans
15:11en temps partiel,
15:12ne savent plus
15:14nourrir leurs enfants.
15:16Les femmes
15:17retraitées
15:18que je croise
15:18avec 900 euros
15:20de pension
15:21après une vie
15:22de labeur
15:23ne savent plus
15:24payer leur loyer.
15:25Les étudiants
15:27font la queue
15:27dans les permanences
15:29du secours
15:29populaire français
15:30et dans les pays
15:32d'outre-mer.
15:33La vie chère
15:35touche encore
15:35plus fort
15:36les populations
15:37qu'ici en métropole
15:39et nous devons
15:40être avec eux
15:40pour mener
15:41ce combat
15:42pour le pouvoir
15:43d'achat.
15:43Oui,
15:44le peuple
15:45de France
15:45souffre.
15:47Alors,
15:48nous devrons
15:48résister
15:49à leur propagande,
15:51à leur mensonge,
15:53à leur provocation
15:55et leur montrer
15:56que nous sommes
15:58plus forts
15:58qu'eux.
15:59Ils sont peut-être
16:00nombreux,
16:01ils ont le pouvoir,
16:03mais nous,
16:04nous sommes encore
16:05plus nombreux
16:06et nous allons
16:07leur prendre
16:08le pouvoir.
16:09l'appel
16:11de Fabien Roussel.
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