00:00La décision du gouvernement de suspendre les effets de convention et décision accordant des exonérations fiscales et douanières suscite de
00:06vives réactions au Gabon.
00:07Le jeudi 10 septembre 2026, Jean-Valentin Liyama a dénoncé une mesure qu'il juge contradictoire avec la politique d
00:15'attraction des investissements directs étrangers.
00:18Dans sa tribune, il ne conteste pas le principe du contrôle des avantages fiscaux, mais critique la méthode.
00:24Selon lui, les gouvernements précédents avaient déjà suspendu des exonérations lors des périodes de baisse de recettes fiscales.
00:30Il estime que cette pratique entretient l'incertitude pour les opérateurs économiques et fragilise la prévisibilité des décisions publiques.
00:37Sa principale inquiétude concerne les conventions signées avec les investisseurs, dont certains auraient engagé d'importants capitaux et créé des
00:44emplois en contrepartie d'incitations fiscales négociées avec l'État.
00:49Jean-Valentin Liyama souligne une contradiction entre la promotion du Gabon comme destination d'investissement et la remise en cause
00:55davantage préalablement négociée.
00:58Il redoute que la suspension de ces mécanismes ne porte atteinte à la confiance placée dans la parole de l
01:03'État.
01:03Il met également en cause l'instabilité du cadre institutionnel et l'intervention des autorités dans la gestion des entreprises
01:09publiques et privées, facteur susceptible, selon lui, de réduire l'attractivité du pays.
01:15Pour autant, le gouvernement justifie la suspension par la nécessité de mieux contrôler les dépenses fiscales et annonce un audit
01:22des contreparties sur 2023-2026.
01:26Liyama redoute que cette démarche détourne les investisseurs vers des pays concurrents.
01:31Pour lui, l'enjeu est de restaurer les recettes publiques sans sacrifier la sécurité juridique et la crédibilité de l
01:37'État, indispensable à la confiance des investisseurs.
01:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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