00:00Le Parti politique Ensemble pour le Gabon a lancé une nouvelle alerte sur les conditions de détention de son président
00:06Alain-Claude Bilibizé, toujours incarcéré à la prison centrale de Libreville.
00:10Dans un communiqué lu le 28 mai par son vice-président Théophile Makita Niembo, la formation politique dénonce des conditions
00:18jugées particulièrement préoccupantes, indignes et contraires aux exigences élémentaires de respect de la dignité humaine.
00:25EPJ affirme que l'ancien premier ministre subirait un isolement physique, intellectuel et humain de plus en plus sévère, appelant
00:32les autorités gabonaises à mettre un terme à une situation qui, selon le parti, n'honore pas notre pays.
00:39Selon le communiqué, Alain-Claude Bilibizé ne serait plus autorisé à sortir marcher dans la cour de la prison centrale
00:44de Libreville et ne verrait quotidiennement que la personne chargée de lui apporter sa nourriture.
00:50Ces contacts avec l'extérieur seraient strictement limités à ses avocats trois jours par semaine et à sa famille uniquement
00:57le dimanche.
00:58EPJ estime que ces restrictions aggravent une détention déjà dénoncée par les proches de l'opposant, lesquels avaient récemment alerté
01:06l'opinion nationale et internationale sur la dégradation continue de ces conditions de détention.
01:12Le parti souligne également que cette détention intervient dans un contexte de forte contestation procédurale.
01:18Les avocats de l'ancien chef du gouvernement ont introduit une nouvelle requête en nullité de procédure examinée le 26
01:25mai 2026 par la deuxième chambre d'accusation près la cour d'appel judiciaire de Libreville.
01:31Cette audience portait notamment sur le respect strict des délais imposés aux magistrats instructeurs ainsi que sur les demandes d
01:38'actes formulées par les différentes parties.
01:40La juridiction doit rendre sa décision le 29 mai 2026, notamment sur la demande de l'évée du mandat du
01:47dépôt visant à l'inclos millévisé.
01:49Dans son communiqué, EPJ affirme que des pratiques, des décisions et des situations manifestement en dehors du cadre fixé par
01:56le code de procédure pénale apparaissent à plusieurs étapes du dossier.
02:01Le parti cite notamment la prescription des faits vieux de plus de 18 ans, le non-respect des délais légaux
02:07et des interrogations sur la qualification même des faits reprochés.
02:12Ensemble pour le Gabon estime que cette affaire dépasse désormais le seul cas de son président et engage la crédibilité
02:18même de notre justice, l'équilibre de nos institutions et l'avenir de l'état du droit au Gabon.
02:24Le mouvement appelle enfin les démocrates, les organisations de défense des droits humains et les consciences libres à rester vigilants
02:32face aux dérives observées dans cette affaire.
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