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  • il y a 7 semaines
Ce lundi 07 septembre, la mission d’information sénatoriale sur la prévention et le traitement des violences dans le périscolaire recevait la brigade de protection des mineurs de Paris. Face aux sénateurs, le chef de cette brigade a détaillé le processus d’écoute de la parole de l’enfant, critiqué par les parents d’enfants victimes.

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Transcription
00:00Des parents nous disent avoir attendu des mois avant que leur enfant soit entendu.
00:05Des parents ont eu le sentiment que le témoignage de leur enfant devait s'inscrire dans un planning,
00:10dans un temps contraint, 20 minutes parfois, seul, face à des inconnus.
00:16On parle d'enfants de 3, 4, 5 ans.
00:18Des parents ressortent sans savoir ce qui va se passer ensuite.
00:21Et surtout des parents nous posent cette question simple, mon enfant a-t-il été vraiment entendu ?
00:27Je comprends aussi tout à fait les demandes et les questionnements des parents,
00:32puisque venir à la brigade des protections des mineurs, au-delà finalement de ce qui se passe,
00:37est un traumatisme, est difficile.
00:41Mais en fait, le protocole NICHT, qui est le protocole spécifique pour l'audition des enfants entre 2 et 12
00:49ans,
00:49intègre beaucoup plus que l'audition.
00:52Un enfant, il va falloir avoir bénéficié de sa confiance,
00:56de façon à ce qu'il puisse parler.
00:58Et bien entendu, ce n'est pas comme un adulte qui va se retrouver directement devant un policier
01:03et il va tout de suite donner les informations.
01:06Ici, l'enfant arrive avec ses parents.
01:09Il est accueilli dans une salle, qui est une salle où il y a des jouets, où il peut être
01:13à l'aise.
01:14Et ensuite, il va être pris en charge par un enquêteur,
01:17qui va en fait lui faire faire le tour du service,
01:21qui va discuter avec lui.
01:23Et déjà, finalement, on est pour créer un lien.
01:28Et en fait, on est déjà dans le cadre de la pré-audition.
01:30Parce que le protocole NICHT, ce n'est pas l'audition en tant que telle.
01:34C'est aussi le non-dit, c'est le non-verbal.
01:38Et c'est toute cette appréhension.
01:40C'est-à-dire dans cette phase où on va finalement, quelque part de l'extérieur,
01:43où on a l'impression qu'on se promène dans le service
01:46à regarder des images, des photos de la petite sirène,
01:50ou des autres images Disney, non, ça va beaucoup plus loin.
01:52C'est-à-dire qu'on va essayer de voir, c'est-à-dire le mineur,
01:56comment il analyse sa mémoire, comment il parle du détail,
02:00comment il se comporte dans la temporalité.
02:03C'est-à-dire qu'on est...
02:04Et ça, bien entendu, ça ne se voit pas,
02:06et ça ne se ressent pas non plus, peut-être,
02:09de la part des parents.
02:12Après tout ce cheminement, on va lui montrer,
02:14et quand le lien, l'enquêteur voit que le lien s'est installé,
02:18et qu'on peut aller à l'audition,
02:20on va aller sur l'audition telle qu'elle,
02:23l'accompagnement en salle Mélanie.
02:26Et là, effectivement, l'audition peut aller très vite,
02:31parce qu'il n'y a pas de grand-chose,
02:33et surtout parce qu'un enfant,
02:37et surtout jeune,
02:38c'est une capacité de concentration extrêmement faible,
02:42extrêmement rapide.
02:45Là, quand il se promène, tout se passe bien,
02:48mais quand on rentre dans la salle Mélanie,
02:50on va lui présenter la salle,
02:51et là, il va se rendre compte, bien évidemment,
02:53même si la salle est adaptée,
02:55que le moment est particulier.

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