00:00Et nous sommes donc avec Françoise de Gois, que tout le monde aura reconnu, et drôle de date pour une
00:05rencontre, dites-vous.
00:06Ah bah oui, écoutez, j'avais envie de rire ce matin, je suis de très bonne humeur, parce que, dites
00:10donc les amis là autour de la table,
00:12et si on se rencontrait à la Toussaint, vous voyez, à la Toussaint, et bah, il n'y a pas
00:17un gars dans l'équipe d'Edouard Philippe
00:20qui a pu se dire, eux, la Toussaint, l'enterrement, non, non, il n'y en a pas un.
00:24Et hop, Edouard Philippe, notre grand ancien Premier ministre, qui fonce, allons-y, retrouvons-nous à la Toussaint.
00:31Je passe sur ce détail, mais en fait, cette main tendue d'Edouard Philippe a été immédiatement rejetée par Gabriel
00:38Attal, David Lissnard et Bruno Retailleau.
00:41Ça ressemble, en fait, à droite, à une furieuse volonté de faire bouger les lignes.
00:46Alors pourquoi, selon vous ?
00:48Parce que tout le monde est en caminée, mon cher ami.
00:50Ça fait des mois que ça dure, ce curieux chassé-croisé et cette surenchère entre Gabriel Attal et Edouard Philippe.
00:56Point commun, ils inventent tous les deux des trucs parfaitement bizarres.
00:59Le premier fait des frites avec Gérald Darmanin, le second discute depuis hier dans les bistrots avec des planches de
01:05charcuterie.
01:06Ils ont été tous les deux, je le rappelle, premiers ministres de ce pays.
01:10Je le rappelle, mais ils semblent redécouvrir l'eau chaude, les joies du bistrot, les joies de la frite.
01:15T'empêche, ce duel est bloqué, Jacques. Il est bloqué, les aiguilles ne bougent pas.
01:19L'un navigue entre 17 et 19, l'autre entre 10 et 13.
01:23Et pas un, il faut le dire désormais, ne bat Marine Le Pen.
01:27Comme prévu, l'avance considérable d'Edouard Philippe a fondu dès son entrée dans l'atmosphère.
01:32Mais ça ne fait pas de Gabriel Attal un outsider très dangereux avec une question existentielle.
01:38Si en décembre, on reste à jeu bloqué, qui va se désister pour qui ?
01:43Lequel des deux va admettre que l'autre est le mieux placé ?
01:46D'où l'idée d'une primaire qui fait son chemin.
01:48Oui, oui, alors la primaire, elle fait son chemin.
01:50On peut dire qu'elle fait son chemin K1-K1.
01:53On sait que Gabriel Attal est plutôt favorable.
01:55Edouard Philippe n'en veut pas, mais 70% de l'électorat de ce fameux bloc central,
02:00c'est un peu, enfin, je fais la fausse des Mariannes, le bloc électoral, le bloc central,
02:04je ne peux pas définir exactement ce que c'est.
02:06Eh bien, 70% de ses électeurs veulent quand même cette primaire.
02:09Car comment les départager quand personne ne domine suffisamment ?
02:13Vous savez, en fait, à gauche, Raphaël Guzman, qui plafonne à 11%, a eu le même problème.
02:18Il voulait tranquillement se poser, faire ratifier sa candidature par le PS,
02:23mais il a dû se plier à une primaire, car à 11%, on n'est même pas au second tour.
02:28Finalement, la droite et la gauche républicaines ont le même problème.
02:31Trop de chefs, pas assez d'Indiens, peu d'élan, des aiguilles qui ne bougent pas.
02:36La gauche a un peu d'avance avec l'accouchement dans la douleur de cette primaire.
02:40Et peut-être que la droite, tout simplement, ne pourra pas s'y couper.
02:44Elle ne pourra pas s'y couper.
02:46Pourquoi ? Parce que pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon, à gauche,
02:49et Marine Le Pen consolident leur position.
02:52Et ça, c'est de plus en plus inquiétant.
02:54Merci Françoise, Françoise de Gois.
02:56Les malheurs de la droite, la primaire est-elle possible ?
Commentaires