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  • il y a 7 semaines
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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Transcription
00:01Merci d'être avec nous à la suite de votre émission.
00:04C'est un invité qui n'a pas sa langue dans la poche.
00:07On va tenter de comprendre ce qui se passe au Rassemblement National.
00:10Et puis au-delà, parce qu'il s'agit aussi de questions majeures.
00:12Il y a eu des flottements sur des sujets d'importance.
00:15Bonsoir Gilbert Collard.
00:16Oui, bonsoir.
00:16Merci de votre présence.
00:17Bonsoir aussi, là.
00:18Vous n'écoutez pas.
00:19Vous êtes le président de l'association Alternative France,
00:21ancien député européen au Rassemblement National,
00:24auteur des Indépendables Mémoires, tome 2, déjà.
00:27Avec nous Bruno Jeudy, et restez joueurs.
00:30Merci.
00:31Et Arthur Berda nous a rejoint.
00:32Bonsoir cher Arthur, éditorialiste chez BFM TV et Le Figaro.
00:37Les sondages, Gilbert Collard se suivent et se ressent pour Marine Le Pen.
00:41La candidate a aussi entre 33 et 35%, très élevé.
00:44Des intentions de vote dans toutes les enquêtes.
00:46Tout semble aller au mieux, être au beau fixe dans ce ciel bleu marine.
00:51Et pourtant, quelques orages.
00:52Le parti a été contraint depuis de cette rentrée à corriger des approximations,
00:55à rectifier des propos, à dénoncer des unes de presse.
00:58Comment vous expliquez ces flottements ?
01:01Pour certains, ce sont des divergences de lignes.
01:03Vous qui avez connu ce parti de l'intérieur qui ressemblait,
01:06en tous les cas, encore quelque temps, un bloc monolithique, solide, imposant.
01:11Est-ce que c'est toujours le cas ?
01:12Ce qui est monolithique, c'est ce qui est soviétique.
01:17Donc, j'aurais personnellement, étant précisé,
01:19que je ne suis plus au Rassemblement national,
01:21et que je n'ai pas de nouvelles de Marine Le Pen.
01:25Je n'ai pas la chance, comme Marion, d'avoir été à Pssou.
01:28Je n'ai pas de nouvelles d'elle depuis un certain temps,
01:31ce qui est tout à fait normal,
01:33vu les conditions dans lesquelles on a pu se quitter.
01:35Bon, je le dis quand même pour que les gens qui nous regardent
01:37sachent que je ne suis pas de...
01:38– Même si vous lui avez envoyé, j'imagine,
01:40l'exemplaire de vos livres, de vos mémoires.
01:42– Oui, mais j'ai lui mis un petit mot, tu ne le diras pas.
01:44– D'accord, et il n'y a pas eu de réponse ?
01:45– Non, non, non.
01:46– Il n'y a peut-être pas eu de petit mot non plus ?
01:47– Non, non, je pense que ça...
01:50Pour répondre à votre question,
01:54je pense que c'est plutôt bon signe qu'il n'y ait pas une...
01:58Moi, ce qui m'aurait fait peur, voyez-vous,
02:00c'est une rigidité autoritaire.
02:03C'est que Marine cherche à s'imposer,
02:09par l'autorité.
02:11Bon, mais je suppose que vos questions vont être affinées
02:13vu la perspicacité qui est la vôtre
02:15et qu'on va être amené à approfondir le sens
02:18de ce que je viens de vous dire.
02:19– Mais évidemment, on va le faire.
02:20Simplement, Marion Maréchal, je crois que vous la connaissez davantage.
02:23– Ah oui, très bien.
02:24– Vous gardez des liens aussi importants.
02:25– Mais Marine, je la connais depuis qu'elle a 17 ans.
02:27– Je sais bien, mais les relations sont refroidies,
02:29voire elles sont gelées, alors qu'avec Marion,
02:31elles sont régulières, peut-être même quotidiennes.
02:35Ce retour en grâce, ou peut-être cette histoire,
02:38et cette relation qui ne s'est jamais rompue,
02:40c'est comme certains le voient un retour d'un clan
02:42ou au contraire une logique politique ?
02:45– Je pense d'abord que c'est intelligent,
02:48parce que Marion représente quand même un électorat,
02:53une sensibilité, pour même dire une sensation,
02:57et que ce serait idiot de se priver de cet apport
03:02qu'elle peut donner au mouvement et à l'élection.
03:06Et puis il y a aussi, je crois, moi, un penchant familial.
03:10Mais moi je trouve ça très bien.
03:12Moi personnellement, je suis plutôt…
03:15– Vous ne trouvez pas que ça fait un peu clan,
03:16la reconstitution du clan ?
03:18Et comme d'habitude avant les campagnes,
03:20avant les campagnes, il y a Le Pen…
03:21– Vous voulez qu'on parle de tous les clans ?
03:22– Non, mais pas tous les clans, le clan Le Pen depuis…
03:25– Attendez, j'ai mon petit carrément.
03:26– Oui, mais le clan Le Pen depuis…
03:28– J'ai toutes les notes sur votre clan.
03:29– Non, mais moi il n'y a pas de clan, monsieur Collard.
03:31– En revanche, les Le Pen depuis 1974, c'est un clan.
03:35– Non, mais regardez, pour faire simple,
03:37si vous voulez qu'il y ait un clan…
03:39– Je vous pose la question, vous en avez été victime.
03:41– Non, mais si vous voulez qu'il y ait un clan…
03:43– Non, moi je ne veux rien du tout, moi.
03:44– Moi je suis observateur, monsieur Collard.
03:46– On est en Écosse, on est en France,
03:48il y a le sens de la famille, ça existe.
03:51Et moi, personnellement, si je dois à compétence égale,
03:56je dis bien à compétence égale,
03:59avantager ma fille, eh bien j'avantagerai ma fille.
04:02Voilà, vous non, mais vous, vous êtes un saint.
04:04– Vous ne sauriez rien de moi, ça n'a aucun intérêt.
04:07– Voilà, voilà, voilà, mais c'est un fait.
04:09– Mais à compétence égale, attention.
04:11– Monsieur Collard, c'est un fait.
04:12Depuis 1974, les Le Pen ne lâchent jamais la place.
04:15C'est toujours eux qui font campagne,
04:18ils font campagne en famille, c'est comme ça,
04:20c'est une tradition, là on avait l'impression
04:22que monsieur Bardella allait être omniprésent
04:25dans cette campagne, il le serait peut-être,
04:26mais il va devoir partager la scène avec madame Maréchal.
04:29– Ce n'est pas faux ce que vous dites, ce n'est pas faux.
04:30– Merci.
04:31– Ce n'est pas faux.
04:32Non mais je ne suis pas complètement borné quand même,
04:34quoi que vous en pensiez, bon, ce n'est pas faux
04:36et il y a une part de vérité dans ce que vous dites.
04:39Bon, mais ce n'est pas parce que Marion
04:43est la nièce de Marine qu'elle doit être
04:47d'un point de vue toxicologique
04:50éliminé, on est bien d'accord.
04:52– Mais évidemment.
04:52– Sous-titrage ST' 501

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