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  • il y a 9 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00On va laisser la parole à Tudieu Aldenis, Arthur Berdin et Laurence Saillet.
00:06Le Rassemblement National à la recherche de ça ou de ces taupes.
00:09Et c'est un discours, il faut le reconnaître, très offensif, très guerrier,
00:12utilisé par Marine Le Pen et Jordan Berdala qui a été décliné.
00:15Le parti qui met en avant d'éventuelles barbouseries, ça veut dire,
00:18quand on parle de barbouseries, qu'il cible soit Mediapart directement,
00:22soit Mediapart qui se serait fait, selon le Rassemblement National, manipuler.
00:26Du côté du site d'investigation où on loue une enquête béton,
00:30et des nouvelles révélations, peut-être, dès ce soir, c'est ce qui est dit.
00:35Je voudrais qu'on écoute le président de la République, Emmanuel Macron,
00:37qui a réagi, et tout de suite au tac au tac, là encore, la réaction de Jordan Berdala.
00:42Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables.
00:46Et ils ne souffrent pas quelques commentaires que ce soit.
00:50Ils appellent à la condamnation la plus extrême.
00:52Ça n'est pas la République.
00:54Et la deuxième chose, ils impliquent que les responsables clarifient.
00:59Voilà.
01:00C'est le rôle des responsables politiques, qu'ils clarifient.
01:04La ligne, les mots, et les gens qui, dans leur parti, peuvent prononcer telle chose.
01:10La réponse de Jordan Berdala sur X, qui renvoie, si je puis dire, Emmanuel Macron dans ses cordes,
01:17ou plutôt dans ses non-décisions.
01:19Voyez ce qui a été dit, puisqu'il reproche au président de ne pas être allé lors de la fameuse
01:23marche dans les rues de Paris
01:24contre l'antisémitisme après le 7 octobre 2023.
01:27J'ai marché, dit-il, dans les rues de Paris et me suis rendu en Israël, pas lui.
01:31Et puis, autre salve, il y a quelques instants, un texte assez long.
01:38Là encore, sur les réseaux sociaux, non, tout n'est pas permis.
01:41Salissez, salissez, il en restera toujours quelque chose.
01:44Elle offre autant d'occasions d'être louée que d'être calomniée et lynchée.
01:47Cette épreuve, j'en suis convaincue, ne fera que de renforcer chez des millions de Français, etc.
01:54Et c'est un texte extrêmement long.
01:56Vous me regardez, je vois, avec un air un peu suspicieux, Mathieu Vallée.
01:59Est-ce qu'on peut raconter, tu que tu al-denis, de l'intérieur ?
02:02Peut-être que c'est quelques jours depuis les accusations de Mediapart,
02:05les écrits, qu'ils soient authentifiés ou pas.
02:08Ça, on le verra, et chacun, c'est paroles contre paroles.
02:12Ce qui s'est passé, est-ce que c'est vrai qu'il y a une recherche obsessionnelle de là
02:16ou de l'étaupe,
02:17avec deux possibilités, soit des purgés du RN, des anciennes brebis galeuses sorties du parti,
02:24soit peut-être des collaborateurs revanchards.
02:27Ce qui est sûr, c'est que le Rassemblement National avait deux solutions,
02:31soit essayer d'évacuer ces accusations par le mépris, soit de réagir.
02:38Ils ont choisi même de sur-réagir d'une certaine manière.
02:42Il y a eu l'ouverture au public, en tout cas à la presse de la Réunion parlementaire.
02:48En interne, moi je ne sais pas ce qu'Arthur a comme écho,
02:52mais moi j'ai plutôt des échos du fait qu'ils essayent d'arguer, que ça les ressoude.
02:57Il y avait évidemment des tensions entre Marine Le Pen et Jordan Bardella,
03:01qui étaient commentées depuis quelques semaines.
03:03Vous avez utilisé le mot offensive.
03:07Ils y vont vraiment à fond, avec cette peut-être difficulté aussi d'en faire un énorme sujet.
03:13Aujourd'hui, vous voyez que c'est le président de la République qui commente lui-même l'affaire,
03:19parce que Marine Le Pen et Jordan Bardella et tous les élus du RN ont été envoyés sur les plateaux
03:25de manière, j'allais dire, presque industrielle.
03:29Honnêtement, je ne sais pas où exactement...
03:32C'est gentil.
03:32Comment ?
03:33Non, mais c'est...
03:35C'est simplement que quand on attaque la famille du Rassensin,
03:38quand on attaque Jordan Bardella, on attaque notre famille du Rassensin.
03:40Donc on est tous soudés.
03:41Ça vous arrive...
03:42Je sais que ça étonne beaucoup les journalistes.
03:44Ça vous arrive de subir des attaques et parfois de...
03:47Marine Le Pen n'a pas lâché Jordan Bardella.
03:49Il y a deux fonds.
03:50Vous m'accorderez que ça vous arrive, et ça arrive à Alexis Corbière, etc.,
03:54à tous les gens qui font de la politique,
03:55et qu'il y a deux manières de réagir...
03:56Monsieur Corbière a quitté la France insoumise.
03:58Il fait toujours de la politique.
04:00Ça va mieux pour lui, mais on parle de famille politique.
04:02Il y a deux manières de réagir, et là, c'est une blitzkrieg du RN.
04:06En réalité, il y a deux fronts pour le RN, c'est ce qui s'est passé ces derniers jours.
04:11Il y a un front extérieur et un front intérieur.
04:12Il y a un front extérieur où, effectivement, il y a une forme de...
04:15On montre qu'on fait bloc, y compris avec un discours qui, pour certains,
04:20a été critiqué, puisqu'il y a l'utilisation de mots guérillés,
04:22et puis un front intérieur, c'est-à-dire la recherche, véritablement,
04:26d'une taupe ou des taupes.
04:28Ce qui, pour moi, est un sujet secondaire.
04:29Si vous voulez chercher la taupe, ce n'est pas le sujet.
04:32Le sujet, c'est de montrer que ce qui a été publié est faux,
04:35d'aller chercher, d'essayer de détourner l'attention,
04:38en disant qui a balancé.
04:40Honnêtement, on s'en fiche.
04:42Ce qui est principal, c'est effectivement de montrer,
04:44comme Jordan Bardella, le fait qu'il a été impeccable
04:47sur les sujets liés à Israël ou aux Juifs depuis des années,
04:50de nier en bloc, d'essayer de contrer les accusations de Mediapart.
04:54Après, d'aller chercher la taupe, je ne suis pas sûr que ce soit le sujet du moment.
04:57Moi, je suis quand même quelqu'un à l'intérieur du parti.
04:58Je crois que le principal intéressé ne pourra pas parler.
05:00Mais je suis effaré par le nom.
05:02On est tous intéressés par le sujet.
05:03Je crois que ça intéresse tout le monde.
05:05C'est un sujet très grave.
05:06Très, très grave.
05:06Vous voyez votre avis, c'est parfaitement vos droits.
05:08Et je l'écoute.
05:08Après, je suis effaré de voir le nombre de commentateurs
05:11qui pensent avoir des sources ou des informations dans l'intérieur.
05:14J'ai vu encore Jordan Bardella cet après-midi.
05:16Je peux vous dire que c'est quelqu'un de solide.
05:20Il n'y a eu ni de distorsion, ni de dissension.
05:22Moi, je les ai vus.
05:23C'est pas vrai, M. Vallée.
05:24C'est pas vrai, M. Vallée.
05:25Pardon, je vais non se dire.
05:28Parce que, visiblement, ça vous déplaît.
05:29Chirac et Sarkozy en ont eu aussi.
05:30Oui, mais Marine Le Pen et Jean-Marie Le Pen,
05:31ce n'est pas Chirac et Sarkozy, ça ne vous a pas échappé.
05:33Donc, la réalité, c'est qu'ils sont soudés.
05:36Et d'ailleurs, j'en veux pour preuve,
05:37s'il fallait une fois de plus se démontrer,
05:40c'est qu'elle l'a soutenue de manière inconditionnelle.
05:43Non, on ne cherche pas là les dissensions.
05:47Si je peux juste en finir une,
05:49même si ce n'est pas le récit que vous voulez imposer aux Français,
05:51c'est que Marine Le Pen n'a jamais eu de difficultés
05:55avec Jordan Bardana.
05:56Il peut y avoir parfois des sensibilités.
05:57C'est la vie d'une famille,
05:58comme lorsque le dimanche vous réagissez pour manger.
06:00Alors, si vous ne me croyez pas,
06:01ne m'écoutez pas, mais laissez-moi terminer.
06:03Je termine juste et je vous laisse poser votre question,
06:05M. Corbière.
06:05Je suis très content de voir que ça vous intéresse,
06:07la famille du Rassemblement National,
06:09si c'est pour dire des gentillesses
06:09et pas des méchancetés,
06:10comme c'est souvent le cas.
06:11Mais la réalité, on peut être bienveillant,
06:14c'est ce qu'est Jordan Bardana.
06:15Je pense que ça étonne beaucoup de nos contradicteurs.
06:17Mais la réalité, Mme Ambrouk,
06:19c'est que oui, on fait front ensemble
06:22parce qu'on ne peut pas salir les gens sans preuve.
06:24Je suis désolé, on est mercredi soir.
06:26Moi, j'étais officier de police judiciaire.
06:28Je n'arrive pas, vous voyez,
06:30comme quoi je peux aussi reconnaître ça,
06:31à donner des explications sur un article
06:34qui est sans preuve, sans éléments, sans vidéo.
06:37Très bien.
06:37Au moment où on se parle,
06:38c'est de la mousse.
06:39Et moi, pardon, j'aime bien les bains,
06:41mais au bout d'un moment,
06:42la mousse, quand elle se dissipe,
06:43il n'y a plus rien.
06:43Donc, soyons sérieux.
06:45Et oui, nous soutenons Jordan.
06:46On est avec lui
06:47parce qu'on touche à l'intimité.
06:49Ce n'est pas la question qui vous est posée,
06:50M. Vallée.
06:51M. Vallée.
06:52Il y a deux questions.
06:52Je peux faire l'intervieweur, Mme Ambrouk ?
06:54Oui.
06:55Oh, bah écoute, à cette place-là ?
06:56Non.
06:57Attention, vous récupérez, là.
06:58Il y a beaucoup d'extrême gauche
06:59qui voudraient être, évidemment, journaliste.
07:01M. Vallée est un militant déterminé, etc.
07:03Bon, je respecte cela.
07:07Vous le connaissez depuis combien de temps,
07:10Jordan Bardella ?
07:11Ce que je veux dire, c'est que...
07:12Je ne réponds pas.
07:12Oui, je vous en prie.
07:13Depuis 80 et demi,
07:14je l'avais rencontré
07:15comme tous les partis en tant que syndicaliste
07:16et je travaille à ses côtés depuis trois ans.
07:17Très bien.
07:17La question que je vous pose, c'est vous.
07:19Alors, je comprends Mediapart, évidemment,
07:21c'est un journal plutôt de gauche, etc.
07:22D'extrême gauche.
07:22Au fond de vous...
07:23Avec un passé sulfure
07:24pour son cofondateur.
07:25Je vous en prie.
07:26Vous, vous avez l'intime conviction,
07:28vous êtes sûr,
07:28vous venez sur un plateau télé,
07:29vous savez exactement
07:30qu'en 2012-2013,
07:31c'est impossible qu'il ait écrit ça.
07:32J'ai l'intime conviction
07:33qu'il a toujours été
07:34contre l'antisémitisme
07:34et contre le racisme
07:35et il n'a jamais d'ailleurs été condamné
07:37pour des propos...
07:37Parce qu'ils sont rusés
07:38et ils sont même sacrément retorts.
07:41Si Mediapart, la perle,
07:42parce que leur but, évidemment,
07:43c'est qu'ils dupliquent
07:44et qu'ils font du bon journalisme,
07:45amène à des articles
07:45à ce que ça devient quasiment
07:49établi avec des preuves.
07:50Est-ce que...
07:50Vous en tirez quelle conclusion en interne ?
07:52Si c'était vrai ?
07:54Vous diriez...
07:54Si c'était vrai
07:55et si même Jordan Bardella disait...
07:57Je vais vous répondre très vite,
07:58M. Corbière.
07:59J'ai l'intime et profonde conviction
08:01que Jordan Bardella
08:02est innocent des accusations
08:04graves de porte Mediapart.
08:05Vous l'avez dit.
08:06Mais si c'était vrai...
08:06Mais ça ne sera pas vrai pour moi
08:07parce que, étant à ses côtés,
08:09je n'ai jamais entendu lui
08:10une blague graveleuse.
08:12Non, mais ça pourrait être...
08:13Non, mais on pourrait avoir
08:13ni un propos
08:15déplacé antisémitisme au racisme
08:16de sa bouche
08:17Je ne pense plus
08:17de Jordan Bardella.
08:18Si Y tenait de tels propos...
08:21Si Y tenait de tels propos,
08:22qu'est-ce qu'il faudrait en faire ?
08:23Vous avez lâché M. Corbière
08:24contre l'antisémitisme
08:24le 12 novembre 2023 ?
08:25Moi, j'y suis allé.
08:27Jordan Bardella était...
08:28Vous avez été en Israël
08:28pour manifester votre soutien
08:30en peuple juin.
08:30Ça n'a rien à voir.
08:32Il a montré depuis le début
08:33son attachement
08:34et son soutien.
08:35Je peux jouer mon rôle
08:36d'intervieweuse aussi.
08:37M. Corbière.
08:38M. Corbière,
08:39il y a une question
08:40que vous n'avez pas posée.
08:41Et c'est la vraie question
08:42en réalité.
08:43Parce que personne n'était
08:43avec Jordan Bardella
08:44à 17-18 ans.
08:45En tout cas, pas M. Vallée.
08:46Nous sommes d'accord.
08:47En fait, voilà ce que certains...
08:49La question d'abord,
08:50quel sera l'impact
08:50sur la campagne ?
08:54Donc, attend une sincérité
08:55de notre part.
08:56D'accord.
08:57C'est ce qu'on essaye de faire.
08:57En fait, ce qui est reproché,
08:58M. Vallée,
08:59parce que personne n'a la vérité
09:02entre ses mains,
09:02si ce n'est M. Bardella
09:04et Mediapart,
09:05qui savent ou pas
09:06si ce sont,
09:07et semble-t-il,
09:08eux sont sûrs,
09:08et M. Bardella est sûr.
09:10Toute la question
09:11remonte à une question
09:12qui avait été posée
09:13sur ce même plateau
09:14il y a quelques années.
09:15Quand on avait demandé,
09:16quand il avait été demandé
09:17à Jordan Bardella,
09:19tout simplement,
09:20ce qu'il pensait
09:21et s'il condamnait
09:22l'antisémitisme
09:22de Jean-Marie Le Pen.
09:24Et c'est cette ambiguïté
09:25à ce moment-là
09:26qui peut-être aujourd'hui
09:28met une épée de Damoclès
09:30parfois sur la tête
09:30et une ombre,
09:32une suspicion.
09:33Vous vous souvenez
09:34de ce moment ?
09:34Non mais d'accord,
09:35Mme Mabrouk,
09:35mais je vais vous dire
09:36que c'est à l'origine
09:37de ce moment.
09:37C'est déjà attaché
09:37aux valeurs tradition.
09:39Je ne comprends pas
09:40pourquoi on convoque les morts.
09:41Moi, j'ai toujours appris
09:41que les morts,
09:42on les laissait reposer en paix.
09:43Maintenant,
09:43sur la question
09:44qui a été posée...
09:45Je ne crois pas avoir
09:46touché à la mémoire.
09:50Vous avez raison d'en parler.
09:52Vous qui évoquez Mitterrand
09:53tout à l'heure
09:53et déposé une gerbe
09:54sur la tombe du Maréchal Péta.
09:55Donc, vous voyez,
09:55vos références ne sont peut-être
09:56pas celles que vous attendiez
09:57tout à l'heure.
09:58Et Jean-Dame Bardella,
09:59lui, n'a jamais déposé une gerbe.
09:59Là aussi,
10:00vous touchez à la mémoire
10:00de M. Mitterrand.
10:01Non mais parce que,
10:02oui,
10:02mais il ne vous a pas échappé
10:03que Péta a dirigé
10:04le régime de Vichy
10:05et que Jean-Dame Bardella
10:05n'a pas dirigé
10:06un régime fasciste.
10:07Donc, la récité
10:08est qu'on n'est pas
10:09sur les mêmes grandeurs d'histoire.
10:10Vous êtes totalement fermée
10:11au débat,
10:11mais je vous présente
10:12que c'est normal.
10:14Mais madame,
10:14ça y est,
10:15je sais que vous êtes attachée
10:16à l'exemplarité
10:17et à l'équité.
10:19Vous imaginez...
10:20Laissez-les vous poser des questions.
10:22Monsieur Vallée,
10:22laissez-les vous poser des questions.
10:24Vous ne m'avez jamais laissé parler.
10:25Vous ne m'avez jamais laissé parler.
10:26Laurent, ça y est.
10:27Vous ne m'avez jamais laissé parler.
10:29Est-ce que vous m'avez entendu
10:29commenter cette affaire à ce stade ?
10:31Non, pas encore.
10:32Donc, voilà,
10:32vous interprétez déjà.
10:33Moi, j'attends le contradictoire.
10:35J'attends que, bien sûr,
10:36les preuves soient sorties.
10:38Néanmoins,
10:38vous, vous êtes bloqués
10:39dans vos éléments de langage.
10:40C'est normal,
10:40vous êtes porte-parole.
10:41Oui, non, je ne suis pas
10:41un élément de langage.
10:42Vous ne pouvez pas faire autrement.
10:43La question était très pertinente
10:45de dire
10:46si c'était vrai,
10:48si c'est vrai,
10:49si quelqu'un d'autre fait ça,
10:50est-ce que tout de suite,
10:51vous reviendrez
10:51sur votre considération
10:52que vous avez
10:53sur le jardin de Bardella ?
10:54On doit pouvoir le savoir.
10:55Je vous réponds.
10:56Vous pouvez me poser la question
10:5720 fois différemment
10:59avec votre gentillesse
11:00et votre sympathie
11:01que je vous connais
11:01depuis très longtemps,
11:02on ne va pas se mentir,
11:03que je ne répondrai pas
11:04par des éléments de langage
11:05mais par ma sincérité.
11:06Il ne peut pas m'enlever
11:06ma sincérité.
11:07C'est quoi, la sincérité ?
11:07La sincérité,
11:08c'est que ça n'arrivera pas
11:10parce qu'il est innocent.
11:12On aurait pu imaginer
11:13que le jardin de Bardella
11:14a 10 à 17 ans.
11:15Moi, j'aurais pu entendre
11:16cet argument
11:16de dire à 17 ans...
11:17Vous avez quand même
11:17rapproché ma fidélité aux flics.
11:19Vous ne me reprochez pas
11:19ma fidélité à Marine et Jordane.
11:20Je vous parle avec Sincérité.
11:21Moi aussi.
11:22On aurait pu imaginer
11:22un type de 31 ans
11:23dit à 17 ans
11:24« J'ai raconté des conneries ».
11:26Ça peut exister.
11:28Moi, je connais des gens.
11:28Ce n'est pas la ligne de défense.
11:30En tout cas,
11:30ce n'est pas ce qui était
11:32Arthur Berdard.
11:33Là, il y a une ligne de défense
11:34que M. Vallée défend
11:35avec force et puissance
11:37de dire...
11:37C'est conviction.
11:38Tout ça, il faut.
11:39J'entends bien.
11:39Mais la question qui est posée,
11:40parce que moi,
11:41je veux bien
11:41que vous n'aimez pas Mediapart,
11:42mais on peut quand même penser
11:43que depuis le début,
11:44ils ont sorti des affaires
11:44sur d'autres sujets
11:45qu'à Usac, etc.
11:46Ils n'y vont pas
11:47la fleur au fusil.
11:53Messieurs, s'il vous plaît...
11:54Mais l'article, il est signé
11:55Fabrice Harvey,
11:56Anton Roger
11:56et des gens qui sont carrés.
11:58Chacun a terminé sa phrase.
11:59Par exemple, Arthur Berdard...
12:01Quand on rentre dans le vrai débat,
12:03je sais que ça vous intéresse,
12:05normalement.
12:05C'est quoi, le vrai débat ?
12:06Vous me convoquez...
12:06Messieurs Vallée,
12:07je voudrais poser la question
12:08à d'autres personnes présentes
12:09sur ce plateau,
12:10notamment Arthur Bata,
12:11parce qu'il y a vos convictions.
12:13Je n'ai pas besoin de m'interroger,
12:13mais je vous laisse mettre
12:14de votre plateau.
12:15Entre autres,
12:15mais d'autres personnes
12:16peuvent avoir aussi
12:17un point de vue, je crois.
12:18Très bien.
12:18Je crois que vous l'avez fait
12:21largement.
12:22Arthur, merci de rester là.
12:24Il est misable.
12:25Il est un Kevlar aussi.
12:27Mais moi aussi, figurez-vous.
12:29Au moins, vous avez compris
12:30du genre du Kevlar.
12:31C'est bien.
12:32Parlons du Kevlar.
12:33Alors justement,
12:33pourquoi cette phrase
12:34a choqué certains opposants
12:36en disant, regardez,
12:37c'est un discours guerrier,
12:38très offensif,
12:39utilisé par Marine Le Pen ?
12:40Ça a choqué précisément
12:41parce que le Kevlar,
12:42on a tous connu
12:43de préau de l'an ici
12:44un président de la République.
12:45Le Kevlar, vous savez,
12:45il y a toujours un officier
12:46de sécurité qui l'accompagne,
12:47qui porte une petite mallette
12:48en Kevlar.
12:49Et vous qui êtes vous-même policier,
12:50vous savez ce que c'est,
12:50une mallette en Kevlar,
12:51c'est celle qu'on déploie
12:52pour le protéger
12:53en cas de tentative
12:53d'assassinat ou d'attentat.
12:55Donc en effet,
12:55c'est un terme violent.
12:57Pardon, on peut au moins
12:57se rejoindre sur le fait
12:58que facturement...
12:58Non, non, M. Berda,
12:59vous avez bien compris l'image.
13:00Mais allez-y, finissez.
13:01En effet, que ce soit métaphorique,
13:02c'est une chose,
13:02mais ça n'en demeure pas moins violent.
13:04Elle a même parlé pour elle-même.
13:05Je voudrais revenir
13:06sur quand même
13:08cette rentrée du Rassemblement National
13:09parce que la question,
13:10c'est de savoir
13:10est-ce que ça va être
13:11un fait de campagne
13:11dans un sens ou dans un autre.
13:13Et si oui,
13:14qu'est-ce que ça va favoriser ?
13:14D'abord, le Figaro révèle ce soir
13:16un sondage dans lequel
13:16Marine Le Pen reste très haute.
13:17Elle est testée.
13:18C'était ma question.
13:19C'est ce que vous voulez
13:19que M. Berdard...
13:20Absolument.
13:20Vous voyez, M. Vallée,
13:21parfois, quand vous laissez la parole,
13:22il peut y avoir des choses
13:23dans votre chance.
13:23J'avais compris que je parlais
13:24de toi, même.
13:25Les grands esprits se rencontrent.
13:26C'est aussi de m'inviter.
13:27Les grands esprits se rencontrent.
13:28Donc, je comprenais
13:29où elle voulait en venir.
13:30Et donc, nous révélons ce soir...
13:31on peut être plus nombreux que ça.
13:36Mais je comprenais
13:37où elle voulait en venir.
13:37Et donc, on révèle ce soir
13:38un sondage dans lequel
13:39Marine Le Pen reste très haut
13:41dans les intentions de vote.
13:42Et donc, pour l'instant,
13:42en tout cas,
13:43il n'y a pas d'incident.
13:44C'est un terrain
13:45qui a été réalisé en partie
13:47après la publication
13:48de cet article de Mediapart.
13:50Et donc, pour l'instant,
13:51il n'y a pas d'incident
13:52sur les intentions de vote
13:53pour Marine Le Pen.
13:54En revanche,
13:54ce que l'on peut dire...
13:55Je ne sais pas s'il y a eu
13:56des dissensions entre les deux.
13:58Programmatique,
13:59il y en a eu.
13:59Humaine, je ne sais pas.
14:00Jordan Bardella
14:00a lui-même reconnu
14:01qu'il avait eu
14:02quelques gestes d'humeur
14:03après la décision du 7 juillet.
14:04Il a dit que c'est tout à fait naturel.
14:06Je crois qu'il a raison.
14:06C'est tout à fait naturel
14:07et compréhensif.
14:08Il est venu de vivre
14:08une année très intense.
14:09En revanche,
14:10sur le plan programmatique,
14:11depuis la rentrée,
14:12il y a eu la question du voile,
14:12la question de l'Ukraine.
14:13Marine Le Pen avait repris la main
14:15avec son discours d'Erin-Beaumont
14:16sur la question du logement.
14:17Et là, c'est en effet
14:19un nouveau fait de campagne
14:20pour l'URL.
14:20Il faudra voir s'ils arrivent
14:21à rester soudés et solides.
14:23Et je crois que quand Marine Le Pen dit
14:24qu'on veut nous abattre
14:26au moment où on est
14:27aux portes du pouvoir,
14:27elle s'adresse en effet
14:28à la fois à l'extérieur,
14:29à ses adversaires politiques,
14:30mais elle parle aussi à ses cadres.
14:31Et je crois qu'elle ne les cherche
14:32pas les taupes,
14:33mais qu'elle les prévient.
14:34Elle les prévient en disant
14:35quiconque s'attaque à nous
14:39va nous éloigner du pouvoir.
14:40À bon entendeur.
14:40Et donc c'est un avertissement.
14:42Merci Madame, Messieurs
14:43pour ce débat.
14:43Quel débat !
14:44Mais vous êtes tous très en forme.
14:45En poignade.
14:46Oui.
14:48Mécènes constructives
14:49qui vous ressemblent.
14:50Avec de l'humour.
14:51Mais pas de violence.
14:52Écoutez-moi bien.
14:53Et là, je le dis sans démagogie
14:54parce qu'on va demain
14:54se rendre devant
14:55des établissements de Sainte-Saint-Denis.
14:56Les jeunes, mobilisez-vous.
14:57Vous avez raison.
14:58Pas de violence.
14:59Mais écoutez, M. Corbière,
15:01vous aurez cru qu'un jour
15:01je dise ça ?
15:02Mais voilà.
15:02Je n'aurais certainement pas eu
15:04à doute sur ce que M. Corbière
15:05appelle au calme
15:06et revendication sans casser.
15:07La suite de votre émission.
15:09Je vous remercie en tous les cas.
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