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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
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00:01Merci d'être avec nous. Dernière partie de l'émission au programme Carburant, menaces russes, Poutine, budget et impossible l
00:08'Union des droites.
00:09Beaucoup de sujets à évoquer avec vous. Bonsoir Jean-Philippe Tanguy.
00:12Bonsoir Madame Mabrouk.
00:13Merci d'être avec nous. Vous êtes député RN de la Somme, vice-président délégué du groupe à l'Assemblée.
00:19Le président Emmanuel Macron va donc s'exprimer demain à la télévision en partie sur la menace russe et l
00:24'intensification, dit-il, de la guerre hybride,
00:26comme il l'avait précisé au sortir de la réunion à l'Elysée.
00:30Réunion à laquelle Jordan Bardella a participé, avait participé, et l'ERN depuis semble avoir opéré un véritable changement avec
00:37un communiqué,
00:38ou en tout cas une mise au point sur sa manière d'appréhender le danger russe. Pourquoi était-il nécessaire
00:43ce communiqué ?
00:44Parce qu'il y a des éléments qui sont donnés aux Françaises et aux Français, qui les inquiètent légitimement,
00:50et il faut prendre conscience de ces éléments qui sont des éléments objectifs.
00:54Il est important, comment dire, de ne pas laisser tout au parti du paysage politique, faire croire qu'il n
01:02'y aurait que le président de la République
01:03et le gouvernement qui seraient préoccupés par les menaces qui peuvent frapper nos alliés européens ou nos intérêts.
01:09Vous savez que j'avais présidé une commission d'enquête sur les ingérences étrangères,
01:13et dans l'avant-propos du président que j'avais signé, j'avais été très clair sur les menaces sur
01:18le numérique, sur la cybersécurité,
01:21sur les infiltrations et les ingérences étrangères venant de l'Ossé d'ailleurs.
01:23Si vous avez été clair, pourquoi un nouveau communiqué ? On dirait que vous voulez corriger une position au sortir
01:27de l'Elysée.
01:28Vous allez trop rapidement parler seulement des carburants et pas de l'ordre du jour.
01:32Parce que ce sont des choses qui ne sont pas contradictoires.
01:34Claudine Berdella, à juste titre, a signifié qu'il manquait, lors de cette réunion,
01:39un intérêt pour les conséquences directes sur les Françaises et les Français, sur l'économie,
01:44à travers le prix des carburants, mais aussi, ce qui est moins dit, le prix du fioul.
01:48Vous savez que là, nous avons nos compatriotes, notamment dans les zones rurales,
01:51qui doivent remplir leur cuve de 1 000, 2 000 euros de fioul.
01:54On parle de factures qui ont littéralement doublé.
01:57Il faut sortir beaucoup d'argent sur une période très restreinte.
02:00C'est parfois un mois de salaire entier pour remplir la cuve de fioul, le gaz, avec des augmentations de
02:055...
02:05Oui, et donc, c'est ce qui manquait à La Réunion.
02:07C'est ce qui manquait à votre argumentaire ou exposé, au sortir de La Réunion.
02:14Parce que quand un communiqué aussi important arrive juste après,
02:19n'aurait-il pas fallu le dire tout de suite, au sortir d'une réunion, sur une telle menace ?
02:23Eh bien, nous comprenons ce qui a été dit par le Président, par les différents chefs de services et renseignements.
02:28Nous actons d'une menace importante.
02:30Pourquoi ce deux temps, cette valse à deux temps ?
02:32Sincèrement, moi qui suis à direction auprès de Jordan et de Jordan Bardella partout de Marine Le Pen,
02:37on n'a pas eu du tout sentiment de deux temps.
02:39C'est juste que, dans l'urgence, le message politique que Jordan Bardella et d'ailleurs Éric Ciotti voulaient faire
02:44passer,
02:44c'est que le Rassemblement National, lors de cette réunion avec l'UDR,
02:47étaient les seules forces politiques qui s'étaient préoccupées des conséquences concrètes,
02:51une fois plus, sur le prix de l'énergie ou l'inflation par ailleurs.
02:54Et ensuite, nous avons rappelé une position qui est un rappel.
02:58Non, jamais le communiqué n'a été de cette nature-là, juste avant Jean-Luc Tanguy.
03:03Franchement, vous lisez, vous regardez toutes les auditions griffées pendant la commission sur les ingérences,
03:08et vous lisez mon avant-propos au rapport sur les ingérences,
03:12les délibérations, pardon, les discussions parlementaires autour de la loi ingérence qu'il y a eu ensuite,
03:16où le Rassemblement National avait la position la plus dure, notamment pour créer un délit d'ingérence.
03:20Je maintiens jamais Marine Le Pen, Jordan Bardella n'avait qu'a signé un communiqué,
03:23aussi avec des termes comme ceux-là utilisés contre la Russie.
03:27Donc, qu'est-ce qui s'est passé ?
03:28Avez-vous pris conscience au sortir de la Réunion, et c'est peut-être l'objectif de la gravité de
03:32la menace ?
03:33Écoutez, sans doute, Jordan Bardella et Marine Le Pen ont échangé aussi ensuite.
03:37Marine Le Pen était en déplacement auprès des sinistrés, d'abord de la Gironde, des feux en Gironde,
03:42et ensuite de cette terrible tornade qui a, comment dire, détruit un village dans l'Aude.
03:48Ils ont sans doute échangé et estimé qu'il fallait, comment dire, rappeler aux Françaises et aux Français
03:54parce que le Rassemblement National est un parti national patriote qui, évidemment, défend toujours l'intérêt national et nos alliés,
04:01et qu'il est inadmissible qu'un autre pays, en l'occurrence le régime russe, s'attaque à des intérêts,
04:07voire menace des vies.
04:07Parce que c'est vrai que la différence qu'il y a eue dans les événements qui ont été rendus
04:12publics,
04:12c'est des attaques attribuées peut-être au régime russe contre des civils,
04:16et la volonté de faire des morts sur des infrastructures.
04:20Peut-être ?
04:22Heureusement, grâce à Dieu, il n'y a pas eu de morts.
04:25Donc je ne vais pas faire, je suis en train de minimiser la menace, il n'y a pas eu
04:27de morts.
04:28Il faut quand même se féliciter qu'il n'y ait pas eu de morts.
04:30Et tant mieux, parce qu'il y aurait eu un avant et un après.
04:32Mais êtes-vous tous sur la même longueur d'onde pour appréhender cette menace ?
04:36Vous avez cité tout à l'heure votre partenaire Éric Ciotti,
04:39interrogé ici même Jean-Philippe Tanguy sur BFM TV.
04:42Lorsque la question lui a été posée sur cette réunion,
04:45lui il a parlé d'une forme de diversion du président.
04:49Il a affirmé que c'était une opération de diversion
04:51et qu'il n'y avait pas grand-chose de neuf sous le soleil.
04:54Il a tort ?
04:55Non, il n'a pas tort.
04:56C'est toujours un peu l'impression avec M. Macron depuis 2022
05:00qu'à partir de faits réels, de tragédies réelles, d'agressions réelles, de menaces réelles,
05:04il se donne un rôle ou veut inquiéter les Françaises et les Français
05:08dans des menaces qu'il ne contrôle pas lui-même.
05:11Mais la menace est grave ou elle ne l'est pas ?
05:13La menace est grave ou il y a une diversion ?
05:14Mais la diversion, c'est quoi Mme Mabrouk ?
05:16C'est très simplement, prenez la cybersécurité,
05:18les cyber-rançonnages, les attaques sur un certain nombre de serveurs,
05:21sur un certain nombre de services publics.
05:23Certains sont attribués, certains ne le sont pas.
05:25Peut-être que les enquêtes montreront un certain nombre d'attaques
05:27qui pour le moment ne sont pas attribuées à la Russie ou à ses proxys.
05:31Qui pourrait l'être, M. Macron, alerte depuis 2022 ?
05:34Parce que les attaques ont commencé en marge de l'agression de l'Ukraine.
05:37Que n'ont-ils fait Mme Mabrouk pour protéger notre sécurité ?
05:41Ils m'ont menti d'ailleurs sur ce plateau, je vous avais révélé,
05:44que la certaine nombre de services de l'État avait menti aux députés
05:47en disant que la sécurité est au maximum.
05:49Je crois que vous pouvez reprocher beaucoup de choses au président français,
05:52mais pas d'alerter sur la situation et sur la menace russe
05:55et sur l'intensification de la guerre hybride depuis longtemps.
05:58Si je n'ai pas été clair, je vais clarifier mon propos.
06:00Je ne lui reproche pas d'alerter.
06:01Je lui reproche d'alerter de ne rien faire.
06:03Son rôle de président, ce n'est pas d'alerter.
06:05Les différents chefs de renseignement que Jordan Bardella a vus
06:09dans cette réunion avec les autres chefs de parti,
06:10le chef d'État-major, ce sont eux qui sont en commande,
06:13n'ont pas reçu les instructions pour protéger notre pays ?
06:16En tout cas, sur ce qui concerne la cybersécurité,
06:18la protection de nos hôpitaux, de nos services publics,
06:21du fisc et d'un certain nombre d'autres services,
06:25de personnalités politiques, je rappelle que le compte de Marine Le Pen,
06:28le compte Twitter de Marine Le Pen, pour le moment,
06:29c'est la seule personnalité politique majeure qui a été piratée
06:32avec un message qui s'apparentait quand même à un piratage
06:34venant d'intérêts étrangers.
06:36Je ne pense pas que vous soyez la première cible des Russes pour le dire ainsi.
06:39Je pense que vous avez tort.
06:40C'est-à-dire ? Vous avez peut-être des informations ?
06:43Oui, le Rassemblement National a été régulièrement victime
06:46d'ingérances étrangères.
06:48Je vous rappelle que pendant la campagne de 2022,
06:51mon compte et un certain nombre d'autres comptes avaient été piratés.
06:54Je l'avais signalé avec d'autres à l'époque
06:56au secrétaire général à la Défense Nationale.
06:58J'attends toujours un retour.
07:00Je l'avais interrogé lors de la commission d'enquête.
07:02Il ne m'a jamais répondu.
07:02On ne sait toujours pas ce qui s'est passé et qui avait piraté
07:05nos comptes dans la campagne présidentielle.
07:07Le compte de Marine Le Pen a été piraté.
07:08Nous avons agi pour le signaler auprès des autorités.
07:11Sauf erreur de ma part, nous n'avons aucune...
07:13Mais vous n'êtes pas les premières victimes de l'ingérence russe en France.
07:16Nous sommes victimes d'ingérences étrangères.
07:18Étrangères, mais pas russes en l'occurrence.
07:19Mais oui, mais pourquoi est-ce que nous n'avons pas de retour ?
07:21Bien sûr qu'il faut condamner toutes les formes d'ingérence russe.
07:23Mais qui l'a condamné ?
07:24Madame Mabrouk, excusez-moi.
07:26Vous n'êtes pas la première cible du Kremlin.
07:28En tout cas, dans les forces politiques aujourd'hui, je suis désolé,
07:30je ne vois pas quelle autre force politique a concrètement...
07:33Monsieur Attal, monsieur Glucksmann, notamment, ne sont pas des cibles.
07:36Madame Mabrouk, parce qu'une fois plus, Marine Le Pen, en tant que femme d'État,
07:40n'a pas voulu en faire une affaire politicienne.
07:42En pensant sans doute, elle a juste raison, puisque c'est une femme honnête,
07:45que les oppositions et les services de l'État s'en emparaient.
07:49Le compte Twitter de la principale, de la chef de l'opposition,
07:53qui aujourd'hui, dans tous les sondages, est en tête des élections,
07:55a été piraté. C'est la seule.
07:58Qui a réagi ? Personne.
08:00Qui nous a porté son soutien ? Personne.
08:02Est-ce que ça fait la lune des journaux et des antennes ? Non.
08:05Monsieur Attal dit, et sans doute c'est vrai, je ne le remets pas en cause,
08:09a été victime d'ingérences d'origine russe que personne n'a vues,
08:13ça fait la lune des journaux.
08:14Donc vous avez d'un côté un compte qui a été piraté.
08:16Vous estimez que la manipulation n'a pas généré beaucoup de...
08:19Tant mieux, je m'en félicite.
08:20C'est mieux, dans ce cas-là, que la désinformation n'est pas réussie.
08:23Vous savez très bien, madame Mabrouk, que c'est ma position,
08:25puisque ma position, depuis que j'ai présidé la commission d'enquête
08:27sur les ingérences étrangères,
08:29est de saluer le travail notamment des journalistes.
08:32Oui, vous êtes sorti furibard de cette commission.
08:35Oui, mais furibard contre les macronistes.
08:37Contre ses conclusions.
08:38Contre les macronistes qui font de la politique politicienne,
08:40mais pas contre les services de l'État, en l'occurrence,
08:42qui protègent la démocratie, et pas contre les journalistes.
08:45Puisque j'ai dit publiquement à nombreuses reprises,
08:47notamment avec votre collègue Apolline de Malherbe,
08:49qui m'a interrogé à nombreuses reprises sur les risques d'ingérence politique,
08:52je ne parle pas des cyber-rançonnages et des cyber-attaques,
08:54politique, en disant que les journalistes protégeaient bien
08:58la démocratie française, puisqu'il...
09:00Notre système médiatique identifie très clairement les fausses informations,
09:04le signal aux Français, et ça n'a pas d'emprise.
09:06On devrait s'en féliciter.
09:08Et je remarque que c'est le Rassemblement National,
09:09qui soit disant est un parti contre la démocratie,
09:11contre les institutions, c'est n'importe quoi,
09:13qui est le seul à féliciter.
09:14Non, non, mais excusez-moi.
09:15Moi, je vous interroge.
09:15C'est bizarre que vous ne vouliez pas qu'on finisse là-dessus,
09:17parce que c'est quand même important de dire
09:19que les journalistes en France font leur métier,
09:20parce que toute la journée, on vous touche dessus.
09:21Dieu sait que parfois, on n'est pas d'accord,
09:23mais moi, je tiens à dire qu'aujourd'hui,
09:24le système médiatique français protège notre démocratie
09:27contre les agérances et l'intelligence des Françaises et des Français
09:30et leur éducation et leur culture générale.
09:31Mais moi, je vous interroge sur un communiqué qui est arrivé
09:33il y a quelques jours, et certains de vos adversaires
09:35vous reprochent toujours une forme de bienveillance
09:40à l'égard du Kremlin et de Poutine.
09:42Est-ce que ce n'est pas aussi le fait de certains membres
09:45de votre parti, Jean-Philippe Tanguay,
09:47qui ne sont pas encore au clair sur ce sujet ?
09:48Non, je pense que c'est beaucoup de mauvaise foi,
09:50c'est beaucoup d'attaques, au lieu de parler du fond,
09:52comme je le dis souvent, qui préfèrent les bas fonds.
09:55Et c'est très grave, parce que quand vous attaquez
09:56le principal parti d'opposition,
09:59en l'accusant d'être en fait un parti sous influence étrangère,
10:01soit vous avez des preuves concrètes de cette accusation
10:04et il doit y avoir des poursuites judiciaires,
10:05soit c'est du baratin.
10:06Or, c'est du baratin, je vous rappelle que Marine Le Pen
10:08a témoigné sous serment lors de cette commission d'enquête
10:10et que je n'ai pas présidé, je me suis déporté
10:12de ma présidence à ce moment-là.
10:14Elle avait été accusée d'avoir menti,
10:18elle n'a pas menti, elle a dit la vérité.
10:20Je ne parle pas cela, je parle de certains autres membres
10:22du Rassemblement National, comme M. Thierry Mariani,
10:25qui n'est absolument pas sur votre ligne.
10:26Il le dit, il l'écrit.
10:28Mais M. Mariani, ce qu'on lui reproche...
10:29Il est toujours membre du Rassemblement National.
10:30Oui, mais les faits qui lui sont reprochés par rapport
10:32à un certain nombre de visites, c'est à 95%
10:34quand il était membre de l'UMP.
10:36Là, il écrit aujourd'hui, il n'est pas membre de l'UMP.
10:40Parce que moi, je ne vois pas ce qu'il écrit.
10:41Jamais vu une telle propagande pour nous persuader
10:43que la guerre est inévitable et que Macron est un vrai chef.
10:46Ainsi, on ne parle plus de la dette, du coût de la vie,
10:47de la situation de la France, dont Macron est le vrai responsable.
10:50L'opération de diversion suicidaire.
10:52Ça, c'est compatible avec ce qu'a dit Eric Ciotti.
10:54Ce n'est pas orthogonal de la position qu'ont pris Marine Le Pen
10:58et Jordan Bardella.
10:59Il peut y avoir d'un côté des menaces réelles.
11:01Ce n'est pas pour ça qu'on est à l'aube d'une guerre.
11:05Heureusement, d'ailleurs, on peut tous espérer
11:07qu'on n'est pas à l'aube d'une guerre
11:08avec une puissance nucléaire.
11:10Mais ce sont des choses totalement différentes.
11:11En tous les cas, certains espéraient,
11:13avec une telle gravité de la menace,
11:14qu'il y aurait une forme d'unanimité, voire d'unité nationale.
11:17Ce n'est pas le cas.
11:18Et notamment sur l'aide à l'Ukraine.
11:21Avant-hier, il y a quelque chose sur ce même plateau,
11:23un candidat que vous connaissez bien
11:24pour l'avoir accompagné il y a quelque temps,
11:26Nicolas Dupont-Aignan,
11:27affirmait qu'il fallait totalement arrêter l'aide à l'Ukraine.
11:30Et aujourd'hui, quelle est votre position ?
11:32Faut-il cette aide la prolonger ?
11:34La recalibrer ?
11:35La diminuer ?
11:36L'interroger ?
11:37Comme l'a dit Marine Le Pen,
11:38elle doit correspondre à des besoins
11:39et des intérêts
11:41qui sont l'intérêt de la France et des Français
11:43et l'aide qu'on veut apporter concrètement
11:45à l'Ukraine par des moyens défensifs,
11:47par des moyens, le cas échéant, financiers,
11:49par des moyens humanitaires,
11:50par des moyens matériels, des formations,
11:52tout un tas de moyens,
11:53mais qui doivent rester sur le contrôle de la France.
11:54Là où il y a une ligne rouge,
11:56évidemment, du Rassemblement National,
11:58c'est quand, à travers la Commission européenne,
12:00un certain nombre d'intérêts veulent embarquer la France
12:02au nom du soutien à l'Ukraine,
12:03qui en l'occurrence est un soutien dévoyé,
12:05dans une nouvelle forme de fédéralisme
12:07et, à travers la menace géopolitique,
12:11créer un État fédéral
12:12qui n'est pas la volonté des Français.
12:13Mais la France souveraine,
12:16quand elle décide de cette aide,
12:18si vous êtes au pouvoir,
12:19elle la recalibre, elle la diminue,
12:21elle la maintient, elle l'amplifie ?
12:23Elle la calibre à la position de la France,
12:25c'est-à-dire que c'est l'aide de la France.
12:27Non, mais c'est très simple.
12:28Vous savez, moi je suis un souverainiste vieille école,
12:29un gaulliste.
12:30Il faut que la France ait l'aide
12:33qu'on a souverainement décidée
12:34et pas une aide dans laquelle on a embarqué
12:36à travers Mme Baudelaire.
12:37Donc j'interroge cette aide souverainement décidée,
12:39quelle serait-elle ?
12:40Si vous êtes au pouvoir, vous aurez à décider.
12:42Nous n'avons jamais,
12:43et Marine Le Pen l'a rappelé,
12:44demandé de diminution de l'aide actuelle,
12:46de l'aide de l'enveloppe globale de l'aide.
12:48Elle sera maintenue ?
12:49Oui.
12:49Donc rien ne change en fait.
12:51Vous ou Emmanuel Macron ?
12:52Dans la préparation du programme,
12:53parce que vous savez qu'on prépare
12:54les arbitrages financiers,
12:56Marine Le Pen n'a passé à nos équipes
12:57aucune commande de diminution de cette aide.
12:59Donc, ce qu'elle a été très très claire
13:02sur une antenne concurrente l'autre soir,
13:05que le peuple ukrainien avait été courageux,
13:07c'était un peuple patriote.
13:07Donc en tant que patriote,
13:08évidemment, on soutient un effort patriotique
13:10pour défendre son propre territoire,
13:11pour défendre évidemment des familles
13:13qui ont été attaquées,
13:14des civils innocents qui ont perdu la vie
13:15dans des territoires de souveraineté de l'Ukraine.
13:19Donc nous sommes extrêmement clairs.
13:20Et Louis Aliot, le premier, vous savez,
13:21d'ailleurs à l'époque a pris risque personnel,
13:23parce que personne ne savait
13:24comment ça allait évoluer à l'époque.
13:25Malgré tout, c'est lui-même qui avait dit
13:27qu'il fallait couper le robinet à l'Ukraine.
13:29Oui, vous êtes une excellente journaliste
13:31et vous avez posé une excellente question.
13:33Et M. Aliot l'a dit lui-même,
13:34il est reparti sur la question que vous avez posée.
13:36Mais d'ailleurs, l'expression couper le robinet,
13:39c'est reprendre le contrôle.
13:40C'est en fait ne plus être embarqué
13:42dans des versements automatiques.
13:43Quand on apporte plusieurs milliards,
13:45chacun est 6 milliards selon le monde,
13:46en moyenne, à l'Ukraine,
13:47ça doit être sous contrôle français.
13:49Et je pense que tout le monde
13:50devrait être d'accord avec ça.
13:51La question qui doit être posée aussi,
13:52je me permettrai, Mme Abraud,
13:53quand même de le souligner,
13:54c'est que l'Ukraine ne peut pas être utilisée,
13:57si on prend au sérieux
13:58et qu'on respecte le combat des Ukrainiens,
14:00comme un motif politicien
14:01pour élargir l'Union Européenne
14:03contre la volonté des Français.
14:04Qui le fait ?
14:05Notamment M. Attal, par exemple.
14:08Parfois M. Macron, pas toujours.
14:09Comme un motif politicien
14:11pour étendre l'OTAN à l'Ukraine
14:13contre sans doute la volonté des Français.
14:16Ou par exemple,
14:17pour donner des avantages économiques ou agricoles
14:19à un certain nombre d'oligarques ukrainiens
14:21qui ne sont pas le peuple ukrainien.
14:23Je veux dire que si on associait le peuple français
14:25à un certain nombre d'oligarques
14:26et d'intérêts financiers d'oligarques français,
14:28je ne suis pas sûr que le peuple français
14:29s'identifierait à ces oligarques.
14:31Donc pour les Ukrainiens, c'est pareil.
14:32Et quand on voit que nos agriculteurs
14:33sur les œufs, sur la volaille,
14:34sur le blé,
14:35sur la betterave sucrière
14:37sont directement concurrencés
14:38par des productions injustes,
14:40au nom, soi-disant,
14:41d'une solidité dévoyée avec l'Ukraine,
14:44c'est très grave,
14:44parce que nos agriculteurs,
14:45et vous le savez,
14:46puisque je sais à quel point,
14:47sans ironie,
14:47vous aimez notre pays
14:48et que vous êtes attentifs
14:49à la France du Travail
14:50sont dans une très grande difficulté
14:52et, comment dire,
14:54envisagent cette concurrence déloyale
14:56de l'Ukraine
14:57comme un couteau dans le dos
14:58parce qu'on peut être soutien de l'Ukraine
15:00sans ruiner nos agriculteurs
15:02et si on ne peut même pas avoir ce débat
15:03avec des adversaires politiques,
15:05c'est grave.
15:05Parlons de cette France du Travail,
15:06justement,
15:07et c'est cette France
15:07qui n'arrive pas tout simplement
15:09à aller travailler aujourd'hui.
15:11Parfois même,
15:11elle s'auto-confine
15:13de manière,
15:14sur le plan énergétique,
15:16compte tenu de la flambée
15:17des carburants,
15:18mais c'est aussi lié à la situation
15:19en partie,
15:20je dis bien géopolitique.
15:22C'est une question large
15:23mais on se demande aussi,
15:25vous, au pouvoir,
15:26alors,
15:27est-ce que,
15:27comment vous faites
15:28pour peser davantage
15:29pour débloquer
15:30les fameux détroits
15:31d'Hormuz
15:31et de Babel-Mandeb ?
15:33Est-ce que vous estimez aujourd'hui
15:34que la France,
15:34qu'Emmanuel Macron,
15:35que la diplomatie française
15:36fait son maximum pour cela ?
15:38Non,
15:38parce que,
15:39malheureusement,
15:40Emmanuel Macron,
15:40par les positions qu'il prend
15:41depuis dix ans,
15:42cet alignement quasi systématique
15:45sur les intérêts américains
15:47et sur l'Union européenne,
15:48fait que la voix de la France
15:48n'est plus écoutée
15:49comme elle l'était
15:50du temps que Jacques Chirac.
15:51Donc,
15:51il faut renouer...
15:52Il y a une affriction
15:52sur la ligne,
15:53quand même,
15:53avec Donald Trump.
15:54Ça dépend,
15:55il peut y avoir
15:55quelques fritures
15:56et puis à la fin,
15:56Emmanuel Macron...
15:57C'est quand même lui
15:57qui, à la fin,
15:58a la clé pour ouvrir
16:00pour les détroits.
16:00Bien sûr,
16:01bien sûr,
16:01mais personne ne prétend
16:02que ce n'est pas lui
16:03qui a la clé,
16:04mais fort est-ce qu'on tâtait
16:05que la voix de la France
16:06n'est plus attendue.
16:07Du temps de Jacques Chirac,
16:08l'Iran était attentif
16:08à ce que disait la France
16:09et que les États-Unis
16:10étaient attentifs
16:10à ce que disait la France.
16:11Aujourd'hui,
16:12force est-ce qu'on tâtait,
16:13je le dis avec mon cœur saigne,
16:15puisque moi,
16:16j'aimerais que la voix de la France
16:17soit entendue
16:17d'une manière libre
16:18et différente.
16:19Elle est quasiment intégralement
16:21alignée sur les intérêts
16:23de la Baudelaïenne
16:23qui n'a pas le droit.
16:24Vous, au pouvoir,
16:25qu'est-ce que vous faites
16:26face aux humeurs de M. Trump
16:27extrêmement changeantes
16:28et aux occasions de M. Poutine
16:30extrêmement brutales ?
16:30Il est évident
16:31qu'il faut reconstruire
16:32et ça prendra un certain temps
16:33une diplomatie française indépendante
16:35qui défend ses intérêts,
16:36qui fait entendre sa voix
16:37et qui prouve
16:37que la France est fidèle
16:39à elle-même
16:39et pas fidèle
16:39à je ne sais quelle alliance
16:41qui devient une forme
16:42d'impérium
16:42sur nos propres intérêts.
16:43Voilà, Mme Vordelayenne
16:45s'accapare de plus en plus
16:46de...
16:46Il paraît, j'ai entendu
16:47qu'elle aurait aussi le projet
16:48de se faire sa propre force
16:49de renseignement.
16:50À quel moment
16:51les Françaises et les Français
16:51et les peuples européens
16:52ont délégué à Mme Vordelayenne,
16:54présidente de la Commission européenne,
16:56la possibilité de se faire
16:57son propre service
16:58de renseignement ?
16:59C'est n'importe quoi.
16:59Et d'ailleurs, vous savez très bien
17:01pour parler de ces sujets régulièrement
17:02que nombre, au-delà de la France,
17:04beaucoup de chefs de gouvernement
17:05sont mécontents
17:06de la latitude
17:07que s'est attribuée
17:08Mme Vordelayenne
17:09pour se présenter
17:10comme une chef d'État
17:11qu'elle n'est pas.
17:11Mme Vordelayenne
17:12devrait être la secrétaire,
17:14la porte-serviette
17:15et la carte-papier
17:16des chefs d'État européens.
17:18Elle ne devrait pas...
17:18Vous êtes le premier à savoir
17:19que tous les pouvoirs
17:20que vous attribuez
17:21à Mme Vordelayenne,
17:22ce sont autant de pouvoirs
17:23quand elle est transférée
17:24par différents pays,
17:25différentes nations.
17:26Non, non, elle abuse beaucoup.
17:27D'ailleurs, c'était une vieille doctrine
17:30des années 90 des fédéralistes
17:32était ne pas assumer...
17:34C'était la doctrine...
17:35Comment il s'appelait le...
17:36Excusez-moi,
17:37j'ai un trou de mémoire.
17:37Moi, j'ai l'oubli.
17:38La vieille doctrine
17:39qui disait qu'il ne fallait pas
17:40assumer les transferts,
17:41il fallait les faire
17:42dans le dos des gens
17:42et profiter des crises
17:43pour se transférer des pouvoirs
17:44que la Commission
17:46ne s'était pas donnée.
17:46Mais ce n'est pas de la faute
17:48de Mme Ursula Vordelayenne,
17:49ce n'est pas de la faute
17:50uniquement en tous les cas
17:51de l'Union européenne
17:54si nous nous trouvons
17:54dans cette situation,
17:56y compris face à la flambée
17:57des carburants.
17:58Vous avez estimé
17:59que les annonces,
18:00les mesures du gouvernement
18:01étaient insuffisantes.
18:02Là encore,
18:03quand la caisse est cramée,
18:04quand les marges de manœuvre
18:05sont réduites,
18:05quand les poches sont vides,
18:07quand pour le gâteau,
18:07il ne reste plus que les miettes,
18:08qu'est-ce qu'on se partage ?
18:10C'est très simple.
18:10Il y a 1 600 milliards
18:11de dépenses publiques.
18:13Baisser les taxes
18:13et 1 % des dépenses publiques.
18:15Donc, si l'État,
18:15au bout de 10 ans,
18:16n'est pas capable
18:16de faire 1 % d'économie,
18:17effectivement,
18:18on peut fermer la boutique.
18:18Il est évident
18:19que la France,
18:20avec 56 à 57 % du PIB
18:22dans la dépense publique,
18:24peut faire un régime
18:26des économies.
18:27Mais vous voyez
18:28ce qui est consternant
18:29avec ce qu'a annoncé
18:30M. Lecornu.
18:30Ce n'est pas la personne.
18:31Comment dire ?
18:32Finalement,
18:33il gère la queue de comète
18:36du macronisme.
18:38Il n'a plus de marge de manœuvre.
18:40Il annonce 60 milliards d'économies
18:42et en fait,
18:42quand la poussière de la...
18:4350 milliards,
18:4454,
18:45c'est déjà pas mal.
18:46Vous avez raison.
18:47Vous pouvez aller plus loin.
18:48Vous avez raison.
18:4854 milliards d'économies.
18:49Excusez-moi,
18:50je me suis un peu emballé.
18:5154 milliards d'économies
18:52et quand la poussière
18:52de la com est à terre,
18:55on découvre que c'est
18:56zéro économie
18:56et 9 milliards d'impôts.
18:57Donc, si vous voulez,
18:58le fait qu'en 3 jours,
18:59on nous annonce 54 milliards d'économies
19:00et que ça finisse
19:01sans zéro économie
19:01et 9 milliards d'impôts,
19:03on se moque des Françaises
19:04et des Français.
19:04Et votre responsabilité,
19:06Jean-Philippe Tanguy,
19:06pardonnez-moi,
19:07est-ce qu'on n'est pas
19:07en train de payer cash
19:08la facture du gel
19:09de la réforme des retraites ?
19:10Mais pas du tout,
19:11c'est 300 millions d'euros.
19:12Ah oui,
19:12on n'en est plus là.
19:13300 millions d'euros,
19:14le gel de la réforme des retraites ?
19:15Bien sûr,
19:15vous pouvez vérifier.
19:16C'est entre 300 et 400,
19:17si je suis honnête,
19:18entre 300 et 600 millions d'euros.
19:19Ils ne sont pas capables
19:19de la qualifier.
19:20Alors pourquoi
19:20tous les autres pays européens
19:22qui ont mené ces réformes ?
19:22J'ai eu un rendez-vous
19:22au ministère du Travail
19:23où on m'a dit
19:23oui,
19:24il nous a expliqué,
19:25oui, vous vous rendez compte,
19:26M. Tanguy,
19:26il y a trois ministres
19:27qui se sont réunis
19:27pour m'expliquer
19:28que c'était scandaleux
19:29qu'à cause du vieillissement
19:31de la population,
19:32il y avait un trou
19:32de 23 milliards
19:34dans la sécurité sociale.
19:36Et j'aurais dit
19:36mais la réforme borne,
19:37au mieux,
19:38si elle avait été appliquée
19:38depuis que vous êtes revenus
19:39en 2022,
19:41elle aurait rapporté
19:413 milliards.
19:42Donc il manque 20.
19:43Donc en fait,
19:44même les macronistes
19:44reconnaissent que leur nullité
19:46les conduit au mieux
19:48à un trou de 20 milliards d'euros.
19:48Je ne sais pas ce qu'il s'est dit
19:49dans ce bureau,
19:49mais enfin,
19:50on peut comparer
19:50par rapport aux autres pays européens
19:52et s'étonner.
19:52Pourquoi l'Italie,
19:53l'Espagne,
19:54l'Allemagne,
19:54pourquoi ont-ils des marges
19:55de manœuvre
19:55quand on n'en va pas ?
19:57Quand on voit la différence,
19:58on voit qu'ils ont fait
19:58des réformes structurelles,
19:59notamment la réforme des retraites
20:01et pas nous.
20:02Mais chacun peut faire
20:02souverainement
20:03les réformes structurelles
20:04qu'ils veulent.
20:04Mais en France,
20:05il y a des dizaines
20:06et des dizaines
20:06de réformes structurelles
20:07à faire sur le millefeuille
20:08territorial,
20:09sur les normes,
20:09sur les alliances,
20:10sur la formation professionnelle,
20:11sur les arrêts maladie.
20:12Non,
20:12c'est pas la mère des réformes.
20:13Ah bon,
20:13la réforme des retraites
20:14n'est pas la mère des réformes
20:15dans notre pays ?
20:15Pas du tout,
20:16c'est la bouc hémisphère
20:18des réformes peut-être,
20:18c'est-à-dire qu'on ne parle
20:19que de la réforme des retraites
20:20matin, midi et soir.
20:21Donc je vous dis,
20:21si on avait fait la réforme borne,
20:23on aurait 3 milliards,
20:24en théorie,
20:253 milliards de déficit en moins.
20:27Bon,
20:27on en aurait encore
20:27combien de déficit ?
20:28On en aurait encore
20:29150 milliards,
20:30dont 20 sur la sécurité sociale.
20:32Donc tout ça n'est pas sérieux.
20:33Tout ça sert à maquiller,
20:35à cacher le fait
20:35qu'ils n'ont pas fait d'économie,
20:36qu'ils sont incapables
20:38de faire des économies,
20:39qu'un certain nombre
20:39de clientèles d'Emmanuel Macron,
20:41d'anciens ministres,
20:42d'anciens députés battus,
20:43d'anciens machin-choses,
20:44sont tous recasés
20:45dans des agences
20:46grassement payées
20:47qu'on ne peut pas supprimer
20:48parce que ça ne touche pas
20:49au Grisby,
20:50il faut garder les amis.
20:51Et tout ça est absolument
20:53lamentable et consternant.
20:54Et tout le monde doit faire
20:55des efforts,
20:55sauf les macronistes.
20:56Donc on va commencer
20:57d'abord par les macronistes.
20:58Et moi,
20:59je vous propose de commencer
21:00dans 8 mois,
21:026 mois,
21:02pardon maintenant,
21:03par tous les virés.
21:04Ça soulagera
21:05et ça permettra
21:06la renaissance de la...
21:07C'est-à-dire tous les virés,
21:07vous parlez de ce...
21:11et que ceux qui ont ruiné
21:12la France dégagent.
21:14Oui, alors clarification.
21:15On vous pose la question
21:16très souvent.
21:16Mais sur les retraites,
21:17c'est une question très simple.
21:19Est-ce que vous diriez,
21:20comme Jordan Bardella,
21:21sur l'âge de départ,
21:22que ça ne veut rien dire ?
21:23Je vous propose d'écouter
21:24le président du Rassemblement
21:25National à ce sujet.
21:27L'âge légal ne veut rien dire
21:28dans la mesure où
21:30le système français
21:31est basé sur deux critères.
21:33L'âge légal,
21:34qui est une sécurité
21:34qui ouvre vos droits
21:35à la retraite,
21:36et une durée de cotisation.
21:37Tous les candidats
21:38à l'élection présidentielle
21:39qui viennent vous dire
21:40qu'on va repousser
21:41l'âge de départ à la retraite,
21:43souvent de manière
21:43très injuste d'un an ou deux.
21:45Non seulement,
21:45beaucoup de Français
21:46le vivent comme une injustice,
21:47mais ça ne réglera pas
21:48le fond du problème.
21:49Le fond du problème,
21:50c'est qu'il n'y a pas
21:51assez de cotisants,
21:52il n'y a pas assez
21:52de gens qui travaillent.
21:54En un mot,
21:55l'âge légal de départ
21:56ne veut rien dire ?
21:57Mais Jordan Bardella
21:58parle d'or.
21:59C'est-à-dire qu'effectivement,
21:59ce qui permet
22:00le financement du système,
22:01c'est le nombre
22:02de trimestres cotisés.
22:04Or, ce que...
22:05Ce n'est pas ma question.
22:06Mais si, c'est ce qu'il dit.
22:07Il dit que l'âge légal...
22:08Mais ce n'est pas ma question.
22:09Quelle est votre question ?
22:10Je suis désolée, madame.
22:10Est-ce que l'âge de départ
22:11est quelque chose
22:12qui ne veut plus rien dire ?
22:13Pour le financement
22:14de la réforme des retraites,
22:15ça ne veut pas dire grand-chose.
22:16Parce que si vous pouvez déplacer
22:18l'âge de départ
22:19à X ou Y années,
22:20si vous ne assurez pas
22:22que les gens cotisent
22:23le nombre de trimestres
22:23nécessaires au financement,
22:25tout ça, c'est du pipeau.
22:26Et c'est pour ça que,
22:28depuis 20 ans,
22:29les réformes des retraites
22:30n'ont jamais rétabli les comptes.
22:31En fait, on fait payer
22:32aux classes populaires
22:33par le décalage de l'âge
22:34toujours plus de trimestres à payer.
22:36Et un certain nombre de gens
22:38qui devraient peut-être
22:39travailler un peu plus
22:39ne le font pas
22:40et ne payent pas leur trimestre.
22:42Et la différence aujourd'hui
22:43entre les trimestres
22:44validés en théorie
22:45et se vraiment cotiser
22:46économiquement
22:47avec de l'argent
22:48qui a été versé
22:48est considérable.
22:50Et ça crée beaucoup d'injustice.
22:51Donc, Jordan Bardella a raison.
22:53Le critère des trimestres cotisés
22:57pour l'équilibre
22:58du système des retraites
22:58est plus important que l'âge.
23:00Il n'a parfaitement raison.
23:00Je m'étonne.
23:01Depuis le début de cet entretien,
23:02vous n'avez pas de mots
23:02assez durs pour les macronistes
23:04et pourtant,
23:05vous allez sauver
23:06le soldat Lecornu.
23:07Non, mais ce n'est pas
23:09le soldat Lecornu.
23:10Il n'y aura pas de censure.
23:11C'est acquis désormais.
23:12Non, ce n'est pas du tout acquis.
23:14Ah non ?
23:14Ah bon ?
23:15Vous dites ce soir
23:16que ce n'est pas acquis
23:16qu'il n'y ait pas une censure.
23:18Pas du tout.
23:18Même pas le texte.
23:19Marine Le Pen a dit
23:20qu'il vaut mieux
23:20un mauvais budget qu'un...
23:22Oui.
23:23Et donc ?
23:23Mais ce n'est pas pour ça
23:24qu'on ne va pas être attentif
23:25à ce qu'on nous propose.
23:27C'est pas un blanc.
23:27Ah donc, le spectre
23:29de la censure
23:30plane toujours
23:30sur la tête de M. Lecornu ?
23:32Mais bien sûr.
23:33Ce qu'a dit Marine Le Pen,
23:34c'est que déjà,
23:34on refusait toujours
23:35les censures préalables
23:36et que les conditions...
23:37On change lesquelles sont
23:37ces conditions ?
23:38Madame Mabouk,
23:39première condition,
23:40nous sommes au bord
23:40d'une crise obligataire.
23:41À titre personnel,
23:43je me demande
23:43si on n'est pas déjà dedans
23:45et que, comment dire,
23:47en fait,
23:47la situation de la France
23:48est déjà très préoccupante.
23:48On est au bord
23:49de ce qu'on appelle
23:49l'effet boule de neige.
23:52C'est quand les taux
23:53d'intérêt souvent s'emballent
23:54et que vous avez
23:55une forte dette,
23:56vous devez vous endetter
23:57pour rembourser
23:58la hausse de la charge
23:59d'intérêt.
24:00C'est-à-dire que le phénomène
24:01s'emballe et comme
24:01une boule de neige,
24:02ça part complètement
24:03dans le décor.
24:04Donc, s'il y a une censure
24:07gratuite qui ne serait pas
24:07justifiée par la raison
24:09parce que la situation
24:09est pire,
24:10ça pourrait emballer
24:11cet effet boule de neige.
24:12Mais il peut y avoir
24:12une censure justifiée,
24:13si je vous comprends bien.
24:14Si ça aggrave encore
24:15plus les comptes.
24:16Il y a quand même
24:17un fait important
24:17qui s'est déroulé
24:18vendredi dernier,
24:19le lendemain de la présentation
24:20d'un certain nombre
24:21de pistes par M. Lecornu,
24:22les fameux 54 milliards
24:23que dans mon enthousiaste
24:24l'avait appelé 60.
24:26C'est que les marchés
24:28ont très mal réagi.
24:29Ils ont sanctionné
24:30la présentation
24:30par M. Lecornu
24:31de ce mauvais budget
24:32très mensonger
24:33et encore aujourd'hui,
24:34les taux ont encore
24:35augmenté,
24:36je crois qu'on est
24:37à plus de 4,6.
24:39Donc, c'est dramatique.
24:41Vous voyez bien
24:41que le but,
24:43comment dire,
24:44d'une solution
24:44d'intérêt général,
24:45ce serait de refroidir
24:46les marchés.
24:47Pourquoi ?
24:48Quand l'éco augmente
24:49d'un point,
24:50est-ce qu'une censure
24:51qui est une opération
24:52et une décision brûlante
24:53dans un chaudron politique
24:55qui est à son maximum,
24:57est-ce que ça permet
24:58de refroidir
24:59la situation des marchés ?
25:00Mais il faut que M. Lecornu
25:01nous présente un budget
25:03qui permet...
25:03Donc, vous lui demandez
25:04de vous tendre la main
25:04parce qu'il tend surtout
25:05la main aux socialistes.
25:06Mais il tend la main
25:06aux françaises
25:06et aux fonds.
25:07C'est l'intérêt général,
25:08Mme Abbouck.
25:08Dans son courrier
25:09qu'il nous a envoyé
25:10à la fin du mois d'août,
25:12M. Lecornu a appelé
25:13à l'intérêt général.
25:13Il ne vous a pas échappé
25:14qu'il a surtout envoyé
25:15un dernier courrier
25:15aux socialistes
25:16et qu'il tend la main
25:17surtout aux socialistes.
25:18C'est sûr que s'il espère,
25:19mais là, vous avez raison,
25:20M. Lecornu,
25:21c'est sûr que si dans son esprit
25:22il a tendu la main aux socialistes
25:23pour espérer faire des économies
25:24et ne pas augmenter les impôts,
25:25il s'est trompé d'interlocuteur.
25:27Mais Boris Vallaud,
25:27il y a quelques minutes avant vous,
25:28avait dit non, non.
25:29Pour moi, c'est une fin
25:31de non-recevoir.
25:32Il n'y a rien dans ce budget.
25:33Tout va abîmer le pays.
25:35Donc, si les socialistes...
25:37Peut-être que les socialistes
25:38ont vu le budget,
25:38cette copie n'a pas été déposée.
25:40Nous, ce qu'on vous dit,
25:40c'est que les socialistes
25:41qui, les dernières,
25:42ont voté n'importe quoi
25:43pour s'en faire un bon coup
25:44et que les Françaises
25:45et les Français
25:45leur reconnaîtrer ce bon coup
25:46n'ont pas progressé
25:47parce que les Françaises
25:48et les Français,
25:48je le pense,
25:49en tout cas,
25:49c'est ce qu'on voit,
25:50n'ont pas été dupes
25:51des petites manœuvres
25:52des socialistes
25:53qui ont juste conduit
25:54à augmenter les impôts
25:54et à pas du tout
25:55rétablir les comptes.
25:56Parce que je vous rappelle
25:56qu'on nous avait promis
25:57un déficit de 5,
25:58on sait maintenant
25:58qu'il va être à 5-4.
26:00Donc, c'est n'importe quoi.
26:01Et que si les socialistes
26:02ne sont pas capables
26:03de comprendre
26:03que s'il y a une crise obligataire,
26:05c'est les Françaises
26:06et les Français
26:06qui vont payer.
26:07Ce n'est pas M. Lecornu,
26:08ce n'est pas M. Vallaud
26:09et ce n'est pas M. Tanguy.
26:10C'est les contribuables,
26:11c'est les travailleurs,
26:11c'est les retraités
26:12qui vont payer la crise obligataire.
26:14Si, comment dire,
26:15on n'a pas la capacité,
26:16si les Français font
26:17un autre choix
26:17que la Macronie
26:18l'année prochaine,
26:18de pouvoir voter
26:19très rapidement
26:20le contre-budget
26:21du Rassemblement national
26:22s'ils nous font l'honneur
26:23de confier le pouvoir
26:24à Marine Le Pen,
26:25eh bien, ce sera des moindres perdus
26:26et des moindres qui coûtent très cher.
26:27Donc, on verra.
26:28Mais en tout cas...
26:29Vous allez juger sur pièce
26:30et sur place.
26:31mais c'est essentiel.
26:32Vous parlez...
26:33D'ailleurs,
26:33d'une manière plus générale,
26:35vous êtes un responsable
26:35politique aguerri aujourd'hui.
26:37Quand vous prononcez
26:38une phrase, évidemment,
26:40vous pensez à cette phrase
26:41quand c'est un discours,
26:42il est écrit,
26:43il est préparé.
26:44Ah non, non,
26:44je le suis quelqu'un
26:45qui écrit très peu
26:46ses discours.
26:46C'est ce qui explique peut-être
26:47plus que ce dérapage
26:49et cette polémique énorme
26:50qui vous entoure.
26:52Vous avez déjà réagi.
26:53On va voir l'extrait
26:54pour ceux qui n'ont pas suivi.
26:55J'espère que c'est le vrai extrait,
26:56pas le faux.
26:57C'est l'extrait,
26:58il est vrai de quelques secondes
26:59où vous dites cette fameuse phrase
27:01« Oui, le travail rend libre ».
27:02C'est dommage
27:03parce qu'il y a un avant,
27:04un après.
27:05Là, vous allez prendre
27:06l'extrait des Insoumis.
27:07Écoutons-le.
27:08Écoutons-le.
27:10Ils ont s'abordé,
27:12ils ont saboté
27:14l'outil de travail
27:15des Français.
27:16Et pourquoi ?
27:16Car oui,
27:17le travail rend libre.
27:19Un salaire digne
27:20rend libre.
27:21Des droits sociaux
27:22durement acquis
27:23par le travail
27:24rendent libre.
27:26Vous avez vu ?
27:26On a pris l'entièreté
27:27de la phrase.
27:28Donc, il n'y a pas de problème.
27:30La formule,
27:30bon,
27:31tout le monde a compris
27:31renvoi en allemand.
27:32Non, tout le monde n'a pas compris.
27:33Est-ce qu'il est inscrit
27:34à l'entrée du temps d'Auschwitz ?
27:34Non, excusez-moi,
27:34moi je vais vous dire
27:35ce qui s'est passé.
27:36Je le fais passer.
27:36Moi, j'improvise un discours
27:37d'à peu près 30 minutes
27:38parce que je sens la salle,
27:40je sens les militants
27:41et j'estime
27:42qu'il y a une grande demande
27:43sur la reconnaissance du travail,
27:45la méritocratie
27:45et la France des propriétaires.
27:46Ce n'est pas ce qui vous est reproché,
27:48Jean-Philippe Tanguy,
27:48bien sûr.
27:48Non, ce qui m'est reproché,
27:49c'est...
27:49Comment vous pouvez prononcer
27:50cette phrase,
27:50même consciemment ?
27:53Quand vous la formulez,
27:54je n'imagine pas
27:55que vous ne vous rendez pas compte
27:55de ce qu'elle a fait.
27:56Vous imaginez mal
27:56parce qu'il n'y a aucun moment
27:57où je n'y pensais à mal.
27:58La presse qui était dans cette salle,
28:00il y avait au moins trois médias locaux,
28:02ils ont fait des articles
28:03sur le discours,
28:03personne n'a pensé à ça.
28:05C'est un esprit tordu,
28:06à savoir un insoumis
28:07qui, cherchant le mal partout,
28:09est allé resserrer cette phrase,
28:11l'isolant de son contexte,
28:12complètement,
28:13c'est n'importe quoi.
28:14Monsieur Sarkozy avait fait campagne,
28:15exactement en ayant
28:16la même phrase que moi,
28:18dans les sujets de philo,
28:19pour ceux...
28:19C'est un sujet de philo récurrent.
28:20Il n'a pas repris cette phrase-là.
28:22Le travail rend libre ?
28:23Oui, ici.
28:24Ainsi.
28:24Donc on peut retrouver
28:25dans un des discours de Nicolas Sarkozy.
28:26Ça tourne sur les réseaux sociaux.
28:28De Nicolas Sarkozy.
28:28C'est repris dans des sujets de philo.
28:31Enfin, tout ça n'a aucun sens.
28:32Et vous voyez le sens.
28:32Je suis en train de parler
28:33de la France des propriétaires,
28:34des bons salaires,
28:35des acquis sociaux,
28:36de la résistance.
28:37Et on vient me chercher à mal.
28:39Donc moi,
28:39le seul regret que j'ai,
28:41c'est que cette phrase
28:43étant isolée et mal utilisée
28:44a pu faire de la peine
28:45à des familles
28:46qui ont connu
28:47dans leur sang
28:48et dans leur histoire perse familiale
28:50la tragédie
28:51et la barbarie du nazisme.
28:52Évidemment,
28:52ça peut toujours leur rappeler
28:53des choses épouvantables.
28:54À eux, je m'en excuse
28:55parce que ça peut rappeler
28:56évidemment cette histoire tragique.
28:58Par contre,
28:58à tous ceux qui manipulent
29:00volontairement pour me salir
29:01font une gnomini
29:02alors qu'ils savent très bien
29:03qu'il n'a rien à voir avec ça
29:04et que le propos n'a rien à voir avec ça.
29:05Écoutez-moi, on ne peut pas...
29:06C'est inadmissible.
29:06Non, non, mais madame Abreu,
29:07c'est inadmissible.
29:07Vous restez un responsable politique.
29:09Non, mais ça n'a rien à voir.
29:10Quelles limites ont été franchies ?
29:11N'est-ce pas l'utilisation de cette phrase
29:13qui est une limite totalement franchie ?
29:14Non, non, mais ce n'est pas ça la limite.
29:15C'est de dévoyer un propos,
29:16de raconter n'importe quoi
29:17pour me salir
29:18et me relier
29:19à la pire barbarie
29:20qui existait sur cette terre.
29:21Donc, ça me met une cible sur le dos
29:22pour que, d'une manière générale,
29:24vous savez que c'est vrai
29:25parce qu'on ne se connaît
29:25pas un certain nombre d'années,
29:26je suis régulièrement victime
29:28de menaces de mort,
29:29de menaces de viol,
29:30de menaces de violences
29:31dans un certain nombre de groupes
29:32et qualifier quelqu'un publiquement,
29:34lui mettre une cible de nazi...
29:35Dans ça, il faut le condamner
29:36sans aucune ambiguïté.
29:37Oui, c'est le condamner,
29:38mais ils le font ciemment.
29:38Voilà, ils le font ciemment.
29:39Ils savent très bien ce qu'ils font.
29:40Ils n'en ont rien à faire
29:41de les déconséquences.
29:43C'est arrivé dans d'autres pays
29:44de mettre sur un certain nombre
29:45de responsables politiques,
29:46de les nazifier.
29:47Une fois que vous nazifiez une personne,
29:49vous lui mettez une cible sur la tête
29:50et potentiellement...
29:51Allons sur le plan politique, alors.
29:53C'est scandaleux.
29:53Et je dois quand même noter
29:55que, dans l'essentiel,
29:56la quasi-totalité du personnel politique,
29:58et je les salue, je les remercie,
30:00a été digne
30:00et ne m'a pas attaqué sous la ceinture
30:02parce qu'ils me connaissent,
30:02que 90% des médias
30:04se sont bien comportés
30:05et que, malheureusement,
30:0710% des gens
30:08pour essayer de mettre le débot
30:11dans le caniveau,
30:13ont essayé de me salir.
30:14Bon, moi, à titre personnel,
30:16ça ne m'atteint pas,
30:17mais je pense à ma famille,
30:18je pense à des gens
30:18qui m'apprécient
30:20et qui se sentent,
30:21effectivement,
30:21qui trouvent ça inadmissible.
30:23Jean-Philippe Tanguy,
30:24la question,
30:24avez-vous perdu vos nerfs
30:25parce que vous avez eu
30:26un échange
30:27que je n'ose même pas
30:28retranscrire à l'écran
30:29avec Mme Nathalie Loiseau
30:31qui, effectivement,
30:32elle, est allée
30:33sur le procès
30:33en nazification.
30:35Vous lui avez répondu.
30:36Il y a eu un échange,
30:37voilà,
30:39j'oserais qualifier de...
30:41Comment vous le qualifiez
30:42cet échange ?
30:42Est-ce qu'il est à la hauteur
30:43aujourd'hui de responsables politiques
30:44et de personnes
30:45qui se projettent
30:46aujourd'hui dans la place
30:47de notre pays ?
30:48Comme Mme Nathalie Loiseau,
30:49qui sait très bien
30:50qu'elle ment
30:50et qu'elle raconte n'importe quoi
30:52parce qu'elle se sent très coupable
30:53parce que dans sa jeunesse,
30:54elle a été membre
30:55d'une organisation d'extrême droite,
30:56ce qui n'est pas mon cas,
30:57n'a jamais été mon cas,
30:58vient dire
30:59que je lui donne envie de vomir,
31:01je ne lui tends pas l'autre joue,
31:02voilà.
31:02Donc je lui réponds
31:03sur le même ton
31:04et si Mme Loiseau
31:05n'est pas contente,
31:05eh bien elle a qu'à retirer son tweet.
31:07Que répondez-vous ?
31:08Si Mme Loiseau
31:09présente ses excuses,
31:10évidemment à mon tour...
31:10Je crois que ce n'est pas
31:11la tonalité prise.
31:12Absolument.
31:12Que répondez-vous
31:13plus largement
31:14à ceux qui aujourd'hui
31:15commencent à tirer
31:16la sonnette d'alarme
31:17compte tenu des sondages,
31:18compte tenu de votre position
31:20aujourd'hui
31:21par rapport à l'élection présidentielle ?
31:23Je pense notamment
31:24à Éric Dupond-Moretti
31:25et Roselyne Bachelot.
31:26Écoutez-les
31:27et vous allez réagir juste après.
31:30L'élection est en réalité
31:31une entreprise de dissimulation.
31:33Je vais vous donner
31:33un exemple très précis.
31:35Allez-y.
31:36Après les législatives,
31:38on a quelques affidés
31:40du Front National
31:42que l'on voit
31:43avec une casquette
31:45de la Wehrmacht.
31:47Alors là,
31:48tout le monde s'émeut
31:49évidemment et puis...
31:50On les a fait
31:50les brebis galeuses.
31:51Oui,
31:51et alors les autorités,
31:53les autres autorités
31:54du Front National
31:55disent mais écoutez,
31:56tout ça c'est accidentel,
31:57c'est la faute
31:58d'Emmanuel Macron
31:59parce qu'on n'a pas eu
32:00le temps de se préparer.
32:01Alors évidemment,
32:01il y a quelques brebis galeuses
32:02mais on va s'en séparer.
32:04Alors moi,
32:05je suis allé voir,
32:05après,
32:06après les législatives,
32:08il y a eu les municipales
32:09et j'ai trouvé
32:12120 prétendants
32:13aux municipales
32:15certifiés conformes
32:16par le Front National
32:17qui tiennent des propos
32:20complotistes,
32:21homophobes,
32:22antisémites,
32:24racistes,
32:25enfin tout ce que vous voulez.
32:26Une horreur absolue.
32:27Que lui répondez-vous ?
32:29Il raconte n'importe quoi,
32:30il fait des généralités,
32:32il ne donne pas
32:33d'exemples concrets,
32:33tout ça est grotesque.
32:35Je n'ai pas de leçon
32:35à tirer de M. Dupond-Moretti
32:37qui se faisait payer
32:38en liquide
32:39par la mafia
32:40pour faire les procès.
32:41Oui, oui,
32:42vous pouvez valider.
32:42C'est une sacrée accusation.
32:44C'est pas une accusation,
32:44c'est factuel,
32:45il se faisait payer
32:45en liquide
32:46par ses clients
32:47du milieu
32:48pour les défendre
32:49dans les procès.
32:50Donc aucune leçon
32:51de morale à recevoir
32:52cet individu
32:53qui par ailleurs
32:54a une vulgarité
32:55avec les femmes
32:56absolument épouvantable
32:58et Mme Bachelot,
32:59je ne voulais pas
32:59donner d'extrait
33:00mais j'imagine
33:00que c'était du même ton
33:02qui a pour seul bilan
33:03le fait d'avoir ruiné
33:04l'hôpital public
33:04et commandé des vaccins
33:05qu'on finit à la poubelle
33:06et par contre
33:07c'est les Français
33:07qui ont payé la facture.
33:09Donc d'ailleurs,
33:09Mme Bachelot...
33:10Vous désignez à tout va là.
33:11Non mais moi j'en ai ras-le bol
33:13si vous voulez de leçon
33:13de M. Dupond.
33:14Je vous sens très énervée
33:15ce soir.
33:16On vous fait réagir.
33:17On est en plein de campagne,
33:18il y a des oppositions politiques.
33:19Je ne suis pas énervé
33:20dans le sens où
33:21je ne maîtrise pas
33:21ce que je dis Mme Mabrouk.
33:23Je réagis avec fermeté
33:24au fait qu'on m'a sali,
33:26que je suis descendant
33:28de résistants,
33:29qu'on me traite de nazi,
33:30que tout le monde s'en fiche
33:32visiblement
33:33alors que tout le monde
33:34sait que c'est faux.
33:35Sauf si vous pensez
33:35que je suis un nazi Mme Mabrouk.
33:36Mais si vous pensez
33:37que je suis un nazi
33:38ou que vous m'invitez
33:38quand même régulièrement
33:39depuis quelques années,
33:40c'est un peu dommage.
33:41Donc le fait, si vous voulez,
33:43qu'on puisse partir
33:44comme quelque chose de probable,
33:48que c'est scandaleux
33:48et que c'est honteux
33:49et que moi,
33:50je ne me suis jamais meulé
33:51à ce genre de comportement,
33:52que quand des adversaires politiques
33:53sont salis,
33:54je les défends par principe,
33:55que quand des journalistes
33:57ou des personnalités politiques,
33:58des personnalités publiques
33:59sont salies,
34:00je les défends par principe
34:01et je constate que
34:02quand ça concerne
34:02le Rassemblement National,
34:03tout le monde s'en fiche.
34:04Je suis régulièrement victime
34:06de menaces physiques.
34:07Je vais quand même remarquer
34:08que je suis,
34:09finalement,
34:10tout le monde s'en fout aussi,
34:11un des rares en politique
34:12à avoir été agressé au couteau,
34:13que j'ai déjà eu
34:14une lame dans l'aine
34:14et une lame dans la paupière,
34:16que ça n'a jamais intéressé personne,
34:18que la justice a classé
34:19cette affaire,
34:19que je n'ai jamais reçu
34:23le soutien
34:24d'aucune personnalité politique
34:25sur l'agression
34:26que j'avais subie.
34:26Toutes ces violences
34:27sont à condamner.
34:28Non, non, non.
34:28Quand Marine Le Pen
34:29se fait insulter,
34:30fuck Marine Le Pen,
34:31tout le monde s'en fiche,
34:32il n'y a aucune solidarité
34:33de personne
34:34et qu'on trouve normal
34:35d'insulter une femme
34:36et une mère de famille
34:37comme Marine Le Pen,
34:37que quand ma collègue
34:38Yelménaché
34:38de confession juive
34:39se fait injurier
34:40parce qu'elle est juive,
34:41tout le monde s'en fout.
34:42Il faut condamner
34:42toutes les formes de violences,
34:44les insultes et les agressions.
34:45Ce n'est pas le cas,
34:45Madame Abroux.
34:46Ça devrait l'être.
34:47Merci en tous les cas.
34:48Quand ça concerne
34:48le Rassemblement National,
34:49toutes les salissures
34:50sont possibles,
34:51mais ne vous inquiétez pas,
34:52on ne baisse pas la tête,
34:53mais on ne tend pas
34:54l'autre joue
34:54et je vous remercie
34:55de m'avoir laissé finir.
34:55Merci d'avoir répondu
34:56à nos questions,
34:57Jean-Philippe Tanguy.