- il y a 23 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00On vous l'avait dit à la tribune de l'Assemblée Générale de l'ONU, l'arrivée d'Emmanuel Macron,
00:06avec un discours évidemment sur le contexte géopolitique.
00:10Différents pays se sont exprimés, différents leaders, dont Donald Trump, avec un discours très engagé.
00:16Et c'est une image qui nous fait rappeler les précédentes images.
00:20C'est le dernier discours d'Emmanuel Macron aux Nations Unies.
00:21Madame la Présidente, Madame la Secrétaire Générale Adjointe, Mesdames Majestés, Mesdames Messieurs les chefs d'État et de gouvernement,
00:30Mesdames, Messieurs les ministres, Mesdames, Messieurs les ambassadrices, ambassadeurs et délégués, chers amis.
00:41Depuis ce matin, ici se succèdent les discours qui disent l'état du monde.
00:50Et j'ai peur de manquer d'originalité en le décrivant.
00:54Chacun décrit en effet le retour de l'impérialisme, de l'arrogance, du retour à la force sans règles ni
01:05retenues.
01:07Un monde au fond de concentration du pouvoir où quelques-uns pensent qu'on peut battre en brèche l'ordre
01:15international pour élargir ses frontières.
01:19Ou d'autres pensent qu'on peut fouler au pied la souveraineté des peuples pour en disposer soi-même.
01:28Et où quelques-uns pensent pouvoir décider de l'avenir de la planète, qu'il s'agisse du climat ou
01:34de l'intelligence artificielle.
01:36Et au fond, la question qui nous est posée de manière très simple consiste à savoir si nous voulons vivre
01:45dans cet état de nature, avec une forme de retour de la loi de la jungle, ou dans une société
01:53internationale civilisée.
01:58Notre devoir, plus que jamais, est de nous tenir droit aux côtés des Nations unies pour décider précisément ensemble de
02:07l'intérêt commun.
02:08C'est-à-dire du côté de ceux qui veulent choisir librement leur destin, leurs alliances, leurs modèles de développement,
02:15leur avenir.
02:17Du côté de ceux qui refusent que leur souveraineté soit confisquée par la force injuste ou par la peur.
02:24Et du côté de l'espoir.
02:27C'est la raison d'être de notre organisation, cette maison commune,
02:32qui réunit les peuples libres, égaux, qui est fondée sur l'égalité souveraine de chacun de ses membres.
02:40C'est notre charte qui empêche que la puissance des uns leur permette de décider pour les autres.
02:46C'est elle surtout qui nous oblige à faire ensemble la démonstration de notre engagement
02:51et de notre capacité d'agir utilement.
02:55Vous savez, l'attachement de la France aux Nations unies est sa volonté d'assumer pleinement les responsabilités particulières que
03:02la charte lui confie.
03:04Et je veux vous dire aussi l'engagement de mon pays à agir avec chacun d'entre vous
03:09pour renouveler les conditions de l'action multilatérale
03:12et faire la démonstration que nous sommes plus forts, plus efficaces, mieux capables de faire face ensemble aux défis communs.
03:24Ceux d'aujourd'hui et ceux qui viennent, qui nous échappent encore, alors même que tout change autour de nous,
03:29j'évoquais le climat et l'environnement, c'est vrai aussi pour la guerre et la paix,
03:34c'est vrai évidemment pour les technologies comme pour le développement.
03:38Au fond, dans chacun de ces domaines, là où la loi du plus fort tente de s'imposer,
03:43il nous faut défendre la justice, l'intérêt commun,
03:48et il faut le faire dans notre intérêt même à chacun,
03:52car c'est notre charte qui protège cette possibilité de vivre ensemble.
03:59Alors, face au cours du monde et au fait que ce que nous sommes en train de vivre aujourd'hui,
04:04c'est l'accumulation de guerres que nous n'arrivons pas à résoudre,
04:08de crises qui se multiplient et de défis contemporains qui viennent porter une ombre nouvelle sur les générations nouvelles,
04:18je crois que notre devoir, c'est de ne pas céder.
04:22Et au fond, le message que je suis venu porter aujourd'hui, comme je le fais depuis 9 ans,
04:27c'est celui d'une détermination, d'un optimisme de l'action,
04:32mais c'est de vous dire, ne cédons pas à l'esprit de défaite, à la fatalité,
04:39au fond à ce qui est à la mode, qui serait de nous résoudre à dire,
04:42cette organisation, nous y venons pour faire des discours, mais elle ne sert plus à grand chose,
04:47mettons en place d'autres organisations où la loi du plus fort peut réussir,
04:50et on peut peut-être imposer une autre paix.
04:54Ne cédons pas à cela, encore moins aujourd'hui qu'hier.
04:58Et n'y cédons pas à cinq égards.
05:02Ce sont les cinq remarques que je voudrais faire.
05:04La première, ne cédons pas à une forme de fatalité face à la guerre et au malheur des peuples.
05:11Nous devons nous réengager pour trouver des solutions concrètes et bâtir la paix.
05:15Le droit international n'a jamais prétendu décrire la réalité.
05:19Il dit les limites que des puissances souveraines se sont volontairement fixées.
05:23Et pour que la force ne soit pas le seul recours en cas de désaccord,
05:27pour que même dans le face-à-face de la guerre, l'ennemi demeure un être humain.
05:31Ce sont les leçons du XXe siècle.
05:33Ceux qui veulent les oublier aujourd'hui commettent tout à la fois une faute morale et une erreur politique.
05:42Mais la réalité est là.
05:44Au Moyen-Orient, en Ukraine, en Afrique, l'industrialisation des crimes de guerre,
05:50des violations du droit et de la destruction des infrastructures civiles ouvrent un nouvel âge de la barbarie.
05:57Aucun d'entre nous ne peut vouloir être celui qui démantèle le cadre protecteur des conventions de Genève,
06:03alors que les attaques se multiplient de Dniepro à Gaza, de Bukavu à El Fasher,
06:09avec la Jordanie et le CICR.
06:13La France poursuivra donc ses efforts pour que l'initiative mondiale en faveur du droit international humanitaire,
06:19déjà rejointe par plus de 116 Etats,
06:22nous amène à renouveler ensemble nos engagements.
06:26Nous devons nous remobiliser pour défendre nos humanitaires,
06:30défendre le droit international humanitaire dans cette période.
06:33Comme nombre d'entre nous l'avons dit souvent,
06:36c'est aussi parce qu'il n'y a pas de paix sans justice
06:38que la France continue d'apporter un soutien à la fois politique et opérationnel
06:43aux mécanismes internationaux de justice, d'enquête, de collecte d'épreuves,
06:49notamment les missions d'établissement des faits,
06:54et que nous continuons et continuerons d'appuyer la Cour internationale de justice
06:59et son rôle central.
07:03Nous ne pouvons pas accepter le nouvel ordre de l'impunité que certains voudraient bâtir.
07:11C'est aussi pour cela qu'au Conseil de sécurité,
07:14la France soutient les réformes qui garantissent son efficacité.
07:17Sur le format, bien sûr, nous devons l'ouvrir à de nouveaux membres,
07:20à de nouvelles régions du monde, à commencer par l'Afrique,
07:23mais aussi sur le fond, le Conseil de sécurité doit pouvoir agir
07:28face à des violations massives du droit international.
07:31Qui peut se satisfaire d'une impasse procédurale face à la barbarie ?
07:37L'initiative franco-mexicaine d'encadrement du droit de veto
07:41en cas d'atrocité de masse est plus que jamais nécessaire.
07:46Et je me félicite que 128 Etats membres la soutiennent désormais.
07:52La campagne doit continuer, permettre de l'emporter,
07:55donc obtenir l'engagement de chacun des membres permanents du Conseil de sécurité.
08:08Mais il ne suffit pas de convoquer le droit et d'invoquer nos valeurs
08:12pour satisfaire les obligations auxquelles nous avons chacun consenti
08:16en rejoignant les Nations unies.
08:18Notre devoir, c'est l'action.
08:19La France y est prête, en coalition avec tous ceux qui veulent agir
08:24dans le respect des principes de la charte et qui n'acceptent pas l'impuissance.
08:30Ainsi, en Ukraine, la coalition des volontaires que nous avons formée
08:34avec le Royaume-Uni et l'Allemagne rassemble l'ensemble de ceux
08:38qui sont prêts à garantir la paix et la stabilité au cœur de l'Europe,
08:42là où deux guerres mondiales ont commencé
08:44et dont personne ne peut se désintéresser.
08:48Beaucoup ici savent mieux que quiconque
08:51ce que le retour de la guerre en Europe peut signifier.
08:56Nous n'y céderons rien.
08:58La coalition des volontaires porte ce combat.
09:01Au Moyen-Orient, nous avons mis sur pied
09:03une coalition indépendante et multinationale
09:05pour restaurer la liberté de navigation dans le détroit d'Hormuz.
09:09Celle-ci ne doit pas être un objet de chantage.
09:12C'est un principe cardinal du droit international.
09:15Et il est dans l'intérêt de tous que les navires passent le détroit
09:19en toute sécurité
09:20et que l'approvisionnement énergétique de nos pays soit assuré.
09:24La réouverture du détroit d'Hormuz est une priorité.
09:29Le respect du droit international y est une priorité
09:32dans l'intérêt de tous, et la France s'y engagera.
09:36En Afrique, nous portons une responsabilité collective
09:40face aux crises qui s'accumulent et aux réponses qui ne viennent pas.
09:44Au coeur des conflits, les opérations de paix
09:46doivent être plus efficaces.
09:48Et pour cela, elles doivent disposer des moyens adéquats
09:51et s'inscrire dans une meilleure coordination
09:53entre les Etats-Unis et les Etats-hauts.
09:58J'évoquais déjà en 2018 le rôle des organisations régionales
10:03et l'organisation d'une meilleure coordination
10:06entre celles-ci et les Nations unies.
10:08Lors du sommet Africa Forward à Nairobi,
10:11avec plus de 30 chefs d'Etat africains,
10:13puis au siège de l'Union africaine à Addis Abeba,
10:16aux côtés de l'ONU, nous l'avons dit clairement,
10:18l'Union africaine et les organisations régionales
10:21doivent être en capacité de jouer pleinement leur rôle
10:25en matière de paix et de sécurité sur le continent.
10:29Nous organiserons à Paris en novembre
10:31une réunion de reconstitution du Fonds de paix
10:34de l'Union africaine en marge du Forum de Paris sur la paix.
10:39Et j'appelle tous les contributeurs potentiels
10:42à y prendre des engagements forts et concrets.
10:46ne pas céder donc face aux guerres,
10:49nous réengager, nous rébâtir dans le respect
10:52de la charte des solutions.
10:53Le deuxième principe, c'est de ne pas céder
10:57à la tentation permanente du double standard.
11:03Car c'est celui qui divise notre planète
11:07et qui décrédibilise la cohérence
11:10de notre ordre international et de notre charte.
11:13Combien de fois avons-nous entendu
11:16que la souveraineté des peuples était valable en Europe,
11:19mais que quand il s'agissait de regarder
11:21le Moyen-Orient ou l'Afrique,
11:22on pouvait bien s'en passer ?
11:24Non.
11:25Nous devons défendre partout les mêmes principes
11:28et le faire dans le respect de la charte,
11:30c'est-à-dire de la souveraineté de ces mêmes peuples,
11:32jamais en nous substituant à eux.
11:35Et à chaque fois que quelques Etats,
11:37parfois au nom même de l'ordre international,
11:39ont voulu se substituer au peuple
11:42pour changer tel régime ou changer tel système,
11:46ils ont plongé ces Etats dans des chaos plus grands encore.
11:57Aucun double standard.
12:00Une vie égale une vie.
12:02La paix et la sécurité sont indivisibles
12:05et tous y ont droit.
12:07En Ukraine, depuis près de 5 ans,
12:09la Russie poursuit une guerre cruelle contre les civils
12:11et occupe le territoire d'un pays souverain.
12:14La France continuera d'apporter un soutien sans faille
12:18aux aspirations légitimes du peuple ukrainien
12:20à la paix, à la sécurité et à l'avenir.
12:23Dans le même temps,
12:24elle ne ménagera aucun effort
12:26pour que s'engage au plus vite
12:27une négociation utile entre l'Ukraine et la Russie.
12:31Nous devons défendre les Ukrainiens.
12:34Voilà en grande partie pour le discours
12:36d'Emmanuel Macron au siège de l'ONU à New York.
12:40Le président français qui a rappelé
12:41et insisté sur le retour de la loi de la jungle,
12:45qui a affirmé en regardant toute l'assistance à l'ONU
12:49que cette assistance savait de quoi elle parlait
12:52quand il s'agissait du retour de la guerre en Europe
12:55et qui a également insisté,
12:56c'est notre sujet également ce soir,
12:58sur la réouverture du détroit d'Hormuz
13:00et que la France allait y prendre toute sa part.
13:03Bonsoir Olivier Faure.
13:04Bonsoir Sonia Mabrouk.
13:06Merci d'être notre invité ce soir.
13:07Vous êtes candidat à la primaire socialiste,
13:09candidat à la présidentielle.
13:11Nous avons suivi en partie ce discours ensemble.
13:14Est-ce qu'il y a un discours volontariste du président
13:18sur notamment la réouverture du détroit d'Hormuz
13:20et les conséquences qui sont les nôtres,
13:22notamment conséquences sociales ?
13:24Est-ce que vous avez senti là une vraie influence
13:26et un poids de la France ?
13:28Je l'espère en tout cas,
13:30parce que d'un président à l'autre,
13:33il faudra que la parole de la France soit respectée.
13:35Et nous avons là aujourd'hui une situation qui est très inquiétante.
13:39Le pari formé par à la fois Netanyahou et Trump
13:43est un pari raté.
13:45Cette guerre n'a ni libéré le peuple iranien,
13:48auquel il faut penser,
13:49et qui subit aujourd'hui une double peine.
13:51À la fois un régime des Mollahs qui est plus dur que jamais,
13:54et en même temps les bombardements
13:56qui n'ont pas affaibli le régime,
13:59bien au contraire.
14:00Et donc nous sommes maintenant otages de ce conflit
14:03qui se solde par à la fois le détroit d'Hormuz,
14:06mais c'est aussi maintenant,
14:08avec l'entrée en piste, si j'ose dire,
14:11des outils du Yémen et des chiites de Syrie,
14:14c'est aussi le pipeline, l'oléoduc qui relie d'est en ouest,
14:19qui traverse l'Arabie Saoudite,
14:21et qui était le plan B,
14:22et qui est désormais un plan qui est un plan largement contourné
14:27et impossible à mettre en œuvre.
14:30Et donc on est dans une situation incroyable,
14:33où les choix pris par deux puissances
14:39prennent en otage l'ensemble du monde.
14:40Nous sommes pris en étau,
14:41et nous avons des conséquences sociales qui sont réelles,
14:45un mécontentement qui est très vif,
14:46et un gouvernement, Olivier Faure,
14:48qui a essayé d'y répondre ce soir,
14:49avec quelques annonces qui sont estimées,
14:52toute la facture est à 450 millions,
14:54avec une aide aux gros rouleurs qui est prolongée,
14:57d'autres aides ciblées qui sont également reconduites.
15:01Suffisant ?
15:02D'abord il y a des évolutions qui sont des évolutions positives.
15:05Moi je ne suis pas de ceux qui sont dans l'opposition
15:07et qui considèrent que quand le gouvernement dit blanc et que c'est blanc,
15:10il faut le reconnaître.
15:11Et donc il y a des éléments positifs.
15:13Le fait qu'on ait doublé le nombre de bénéficiaires potentiels,
15:17c'est un bon point.
15:18Et c'était une demande que j'ai formulée il y a bien longtemps,
15:21et je suis heureux qu'elle soit entendue.
15:23J'entends qu'également, on va passer de 20 centimes à 40 centimes.
15:28Ça aussi c'est un bon point,
15:30et donc je considère qu'il y a là une évolution positive.
15:34Il y a une demande que j'ai formulée aussi,
15:37qui est celle de rendre cette aide automatique.
15:40Elle n'est pas complètement entendue,
15:42puisqu'elle n'est entendue que pour ceux qui avaient déjà demandé la première aide.
15:46Et si on est à 450 millions,
15:48c'est parce qu'en réalité le gouvernement ne met rien de plus sur la table.
15:51Vous reconnaissez déjà que la facture quand la caisse est cramée est pas mal déjà, non ?
15:54Non mais je viens de vous dire que je n'étais pas de ceux
15:57qui m'égottent sur les efforts qui sont réalisés.
16:01Simplement, ce que je dis, c'est qu'aujourd'hui,
16:04en fait, on consomme, on va consommer,
16:06ce qui n'avait pas été consommé précédemment,
16:08parce que justement, ces aides n'étaient pas automatiques.
16:11Et donc je souhaite qu'elles le deviennent.
16:13Et l'État en a les moyens.
16:15Ensuite, deuxième point...
16:16Pourquoi ? Attendez, c'est important, vous dites l'État en a les moyens.
16:19Quand on a une telle désespérance sociale pour certains,
16:22pourquoi l'État ne met pas tout alors s'il en a les moyens ?
16:24Non, j'ai dit qu'il a les moyens de faire en sorte de recouper
16:27à sa nombre d'informations, et donc il sait qui sont les gens qui roulent,
16:31il sait ce que sont les revenus fiscaux de référence,
16:34il sait aussi, donc il a tous ces éléments-là,
16:37il sait aussi les immatriculations des véhicules,
16:39donc il a tous ces éléments, et donc il peut, à un moment,
16:43rendre automatique cette aide.
16:45Et ça permettrait à des gens qui ne la demandent pas
16:47parce que c'est trop compliqué, parce que...
16:49Enfin, on sait très bien que le non-recours est une question
16:52pour toutes les aides qui sont aujourd'hui,
16:54les aides que peut fournir l'État,
16:55mais que des gens ne demandent pas,
16:57simplement parce qu'ils ne comprennent pas
16:58comment ils peuvent faire pour l'obtenir.
17:00Bien, mais si je vous écoute bien ce soir,
17:01vous dites que c'est quand même un gouvernement malgré tout
17:03qui est à l'écoute, qui a entendu la colère,
17:05qui a entendu aussi la souffrance d'une partie des Français.
17:07Il a en partie entendu,
17:10il est d'ailleurs obligé d'en rendre sur ce qui se passe,
17:13parce que c'est le sujet de la station partout.
17:15En fait, je ne vois nulle part de gens
17:16qui ne parlent pas
17:19de cette question du prix des carburants,
17:21mais ce que je dis,
17:23c'est que la réalité,
17:24c'est qu'il pourrait aller encore plus loin.
17:26Le plus loin, c'est quoi ?
17:28C'est tout simplement le fait
17:29que vous avez aujourd'hui des raffineurs,
17:31des distributeurs qui font d'immenses marges.
17:34Rendez-vous compte que sur le premier semestre,
17:36Total a battu un record
17:38en faisant quasiment 10 milliards de bénéfices.
17:42Ça veut dire quoi ?
17:43Ça veut dire tout simplement
17:44qu'en dépit du plafonnement
17:46qu'il s'est auto-infligé,
17:48Eh bien, Total continue à faire d'immenses bénéfices
17:51qui sont liés à quoi ?
17:52Qui sont liés au fait que
17:54Total a su spéculer au bon moment.
17:56Et donc, il y a de l'argent...
17:58Un profiteur de crise ?
18:00Vous le diriez ainsi aujourd'hui ?
18:02Oui, je l'ai déjà dit.
18:03Il y a des gens qui...
18:04Je ne dis pas qu'ils ont eux-mêmes créé la crise.
18:06Je dis que quand tout le monde est appelé
18:08à se serrer la ceinture,
18:10et donc qu'on a des millions de Français
18:13qui n'arrivent plus,
18:14au milieu du mois,
18:15à assumer leurs dépenses,
18:17il n'est pas complètement sain
18:19d'avoir des gens qui,
18:20pour les mêmes raisons,
18:22sont eux en train de faire des bénéfices records
18:24et distribuer des dividendes comme jamais.
18:26Et donc, oui, il y a un sujet.
18:28Et le sujet, là, en l'occurrence,
18:30c'est que le gouvernement...
18:32J'entends ce que dit le gouvernement allemand,
18:34le gouvernement portugais,
18:35le gouvernement espagnol,
18:37le gouvernement italien,
18:38le gouvernement autrichien,
18:40le gouvernement polonais,
18:41tous appellent
18:42à ce que l'on puisse prélever
18:44sur les profits exceptionnels des pétroliers.
18:46Et il y a aujourd'hui une parole de la France
18:48qui, elle, est absente du Conseil européen.
18:50Et donc, puisque le chef de l'État s'exprimera
18:52jeudi en France sur toutes les enterres...
18:55Vous lui demandez...
18:55Je l'appelle solennellement
18:57à faire en sorte qu'il rejoigne
18:59le Conseil des Nations européennes
19:00et que lui aussi appelle
19:03à ce qu'il y ait, effectivement,
19:06une taxation exceptionnelle
19:08sur les profits exceptionnels des pétroliers.
19:11Reprenons la liste que vous avez citée, Olivier Faure,
19:13que ce soit l'Espagne,
19:14que ce soit l'Italie,
19:15que ce soit l'Allemagne,
19:16que ce soit la Pologne,
19:16tous ont fait des efforts sur les prix
19:19ou la TVA.
19:20Tous.
19:21Et ils ont un point commun que nous n'avons pas.
19:23Lequel, selon vous ?
19:25Tous les efforts qu'ils ont faits
19:26sur les réformes structurelles
19:27que nous n'avons pas faits ?
19:29Est-ce que nous payons la facture aujourd'hui,
19:31par exemple, du gel de la réforme des retraites ?
19:33Non.
19:34Là, c'est sans rapport.
19:36Pardon, mais enfin,
19:36si vous voulez parler de la dette,
19:38on peut en parler.
19:39Mais les mille milliards de dettes
19:40qui sont aujourd'hui sous nos yeux,
19:43ils ne sont pas venus tomber du ciel
19:44par je ne sais quelle calamité naturelle.
19:47Et ça n'est pas lié à la réforme des retraites.
19:49La réforme des retraites,
19:50vous savez très bien
19:50que c'est moins de 3 milliards cette année.
19:52Et donc, la réalité,
19:53c'est que ces mille milliards,
19:55ils sont venus tout simplement
19:56de choix qui ont été faits
19:57par le gouvernement Macron
19:58depuis le début.
19:59Certainement en partie.
20:00Mais vous ne reconnaissez pas,
20:01Olivier Faure,
20:01que les autres pays
20:02ont fait des efforts
20:03et parfois même
20:04avec du sang et des larmes.
20:05Ce que nous n'avons pas fait
20:06et ce que nous payons aujourd'hui,
20:08ce n'est pas ça ?
20:08Mais vraiment,
20:09Sra. Babrouk,
20:10est-ce que vous voulez infliger
20:11à notre pays
20:11du sang et des larmes ?
20:12Ah, mais je vous pose la question.
20:14Non, mais moi,
20:14je vous la pose aussi à mon tour
20:15puisque vous avez l'air de dire
20:16que malheureusement,
20:17en France,
20:18on n'a pas demandé aux Français
20:20du sang et des larmes.
20:21Non, la question que je vous pose,
20:21c'est pourquoi nous n'avons pas
20:22les marges de manœuvre aujourd'hui ?
20:24Ils payent déjà très cher
20:25la politique qui est conduite
20:26et qu'il est temps d'en changer.
20:27Mais pourquoi nous n'avons pas
20:28les marges de manœuvre
20:29de l'Italie, de l'Espagne ?
20:30D'ailleurs,
20:31vous avez salué vous-même,
20:33Olivier Faure,
20:34la politique de votre camarade,
20:36si je puis dire,
20:37M. Sanchez.
20:38Camarade, ami.
20:39Oui, camarade, ami.
20:40Oui, c'est la même chose.
20:41Non, non,
20:42ce n'est pas toujours la même chose,
20:43mais en tout cas,
20:43en l'occurrence,
20:44c'est le cas.
20:44Bon, en tout cas,
20:45il y a une vraie proximité
20:46et sans doute
20:47que vous voulez vous inspirer
20:48de sa politique
20:48et il est repassé
20:49sous les 100% de dettes publiques
20:51reportées au PIB.
20:52Vous avez salué d'ailleurs
20:53la politique du pays
20:54qui a revalorisé les salaires,
20:55augmenté les salaires,
20:57mais vous avez omis
20:58l'élément fondamental.
20:59Quel âge de départ à la retraite ?
21:01Mais j'aurais pu me douter
21:03que cette question viendrait.
21:04La réalité,
21:05c'est que vous comparez,
21:06en fait,
21:07des systèmes
21:07qui n'ont rien de comparable
21:09et qu'en France,
21:10nous avons deux âges,
21:12en réalité.
21:12Vous avez l'âge légal
21:14du départ à la retraite,
21:1564 ans aujourd'hui
21:16si la réforme Borne
21:17n'est plus suspendue,
21:1962 ans avant la réforme Borne
21:20et puis vous avez
21:21une deuxième Borne
21:23qui est les 67 ans
21:24qui est l'âge du taux plein
21:25pour tout le monde.
21:26Et donc,
21:27on confond,
21:28en fait,
21:28des systèmes
21:28qui n'ont rien à voir.
21:29Vous avez en Espagne
21:30un système
21:31qui est effectivement
21:32celui du taux plein
21:33au même âge que le nôtre
21:34et vous avez ensuite
21:35des décotes
21:36pour ceux qui partent plus tôt.
21:37Mais quand vous regardez
21:38ce qui se passe
21:39dans les pays européens,
21:40la réalité,
21:41c'est que tout le monde
21:41part à peu près au même moment.
21:43Voilà la question
21:43que je vous pose,
21:44M. Faure,
21:45au-delà des retraites
21:46puisqu'on arrive
21:46à une discussion budgétaire
21:48qui va être assez importante
21:49pour notre pays.
21:50On va le voir
21:51avec un effort inédit
21:52en tous les cas
21:52annoncé par Sébastien Lecornet
21:54de 54 milliards d'euros.
21:56Est-ce que vous pouvez dire
21:57vraiment les yeux dans les yeux
21:58si je puis dire en conscience
21:59aujourd'hui à ceux
22:00qui nous regardent
22:00que tout le monde
22:01ne va pas devoir faire des efforts ?
22:03Les retraités,
22:04les étudiants,
22:05malheureusement aussi
22:06ceux qui sont,
22:06je ne dis pas les plus modestes,
22:08mais certains retraités
22:09qui sont quand même
22:10dans une limite
22:11et qui ne peuvent pas
22:11être considérés comme aisés.
22:12Est-ce qu'on peut vraiment
22:14« Dormez braves gens,
22:15vous, vous serez épargnés » ?
22:18Est-ce que vous pouvez dire
22:19aux grandes fortunes,
22:20aux grands patrimoines,
22:21aux grandes entreprises
22:22« Dormez braves gens,
22:24vous serez vous épargnés » ?
22:26Parce que c'est ce que
22:26dit le gouvernement.
22:28Vous vous rendez compte
22:28qu'au moment où
22:29ils s'apprêtent à ponctionner
22:31sur les malades,
22:32sur les étudiants,
22:33sur les retraités,
22:36sur tous ceux qui,
22:37sur les fonctionnaires,
22:39pendant ce temps-là,
22:40il dit aux 500
22:41plus grandes entreprises
22:42en France,
22:43il leur dit
22:44« Vous,
22:45pendant ce temps-là,
22:46je baisse
22:46votre imposition
22:47de 3 milliards et demi. »
22:49Est-ce que vous pensez
22:50que c'est entendable ?
22:51Est-ce que vous pensez
22:52qu'à un moment
22:54où, désormais,
22:55on sait,
22:56il y a
22:57dans les 15 prochaines années
22:599 000 milliards d'euros
23:01d'héritage
23:01qui vont être redistribués ?
23:03Mais là,
23:04on n'y touche pas.
23:05On a
23:07la place
23:08peut-être enviable,
23:09nous sommes second
23:11sur le podium mondial
23:12de distribution
23:14de dividendes
23:14au premier semestre.
23:16Et on ne touche pas à ça.
23:17Il y a une autre place
23:18enviable.
23:19On est quasiment
23:19avec la médaille d'or
23:21du pays le plus imposé aussi.
23:23Certes.
23:24Mais là aussi,
23:25j'aimerais bien pouvoir...
23:26C'est dommage,
23:26on n'aura pas le temps.
23:27Mais enfin,
23:27j'aimerais quand même
23:28qu'un jour,
23:29on se pose la question
23:30de savoir
23:30ce qu'est un système solidaire
23:32par rapport à ce qu'il y a
23:32un système comme
23:33le système américain
23:34où c'est votre carte bleue
23:35qui vous fait rentrer
23:36à l'hôpital ou pas.
23:37Et là,
23:37vous vous rendriez compte
23:38qu'en réalité,
23:40les Américains
23:41mettent beaucoup plus
23:42d'argent sur leur santé
23:43que nous n'en mettons
23:44parce que nous avons
23:44justement nous
23:45un système solidaire.
23:46Et moi,
23:46je me félicite du fait
23:47que quand vous allez
23:48à l'hôpital,
23:49on ne vous demande pas
23:50quel est votre compte en banque.
23:51On vous demande simplement
23:51si vous allez bien ou pas.
23:53Et ce système-là,
23:54il faut le défendre.
23:55Parce que si nous ne le défendons pas,
23:57effectivement,
23:57progressivement,
23:58ce sera le règne
23:58de l'assurance privée
23:59et chacun sera renvoyé
24:00à sa propre fortune.
24:01C'est ce sujet, évidemment,
24:01qui doit être posé
24:02dans le débat public
24:03pour la campagne.
24:04Mais si je vous entends
24:05depuis tout à l'heure,
24:06M. Fort,
24:07jamais, évidemment,
24:08vous ne voterez un tel budget.
24:09Donc la censure est acquise,
24:10on peut le dire.
24:11Si rien ne bouge,
24:12évidemment,
24:13la censure est acquise.
24:14Pourquoi le gouvernement
24:14ne bouge rien
24:15alors que les marges de manœuvre
24:16sont réduites,
24:17que la caisse est cramée ?
24:18Mais la caisse est cramée,
24:19je me répète...
24:20Dis-t-il, en tous les cas ?
24:21Oui, enfin...
24:22Aussi, elle est largement cramée.
24:24Mais elle est cramée
24:25par qui et pourquoi ?
24:26Et donc,
24:27la question,
24:28ce n'est pas de savoir
24:28si quelqu'un doit payer.
24:30Bien sûr qu'à un moment,
24:31il va falloir
24:31qu'on puisse redresser
24:32les comptes publics.
24:33Mais la question,
24:34c'est qui va contribuer
24:37majoritairement,
24:37très majoritairement,
24:38à cette...
24:40Vous le savez, désormais.
24:41Oui, je vois que
24:42le choix du gouvernement
24:43est un choix
24:44de faire payer
24:45la multitude.
24:46Et moi, ce que je dis,
24:47c'est que plutôt
24:48que de faire payer
24:48la multitude,
24:49vous vous rendez compte,
24:50enfin, est-ce que vous pensez
24:51sérieusement que
24:52quand on a 2000 euros
24:53de retraite,
24:54on est un retraité riche ?
24:56On ne peut même pas,
24:57en Ile-de-France,
24:58se payer l'EHPAD.
24:59Et donc,
25:00on considère là
25:01que ces gens-là
25:02sont suffisamment fortunés
25:04pour devoir les ponctionner.
25:06En revanche,
25:07pas de problème
25:07pour les très grandes fortunes.
25:09Mais c'est ça qui est choquant.
25:10Parce que c'est ça aussi
25:11qui distingue
25:12la gauche de la droite.
25:13C'est que la droite,
25:14elle a toujours
25:14les yeux de Chimène
25:15pour les plus grandes fortunes.
25:17Et elle nous a vendu
25:18pendant 10 ans,
25:19pendant 10 ans,
25:20la théorie du ruissellement.
25:21En nous disant,
25:22ne vous inquiétez pas,
25:23braves gens,
25:24quand on donne
25:24aux plus fortunés,
25:26ça finit par ruisseler
25:27jusqu'à vous.
25:28Mais on n'a pas vu
25:29une goutte d'eau
25:30ni de pétrole.
25:31On n'a rien vu venir.
25:32Et donc,
25:33c'est la raison pour laquelle
25:34il faut changer de politique.
25:35Et donc, censurer.
25:37Et donc,
25:37le moment venu,
25:38censurer, bien sûr.
25:39Oui, mais moi,
25:39j'interroge,
25:40puisque vous dites
25:40la différence entre la gauche
25:41et la droite.
25:42La différence aussi,
25:43peut-être,
25:43avec la gauche et la droite,
25:44c'est un moment,
25:45un choix,
25:45une décision.
25:46Nous sommes à 7 mois
25:47de la présidentielle.
25:48Vous êtes candidat
25:49à la primaire
25:50et donc à la présidentielle,
25:51M. Faure.
25:52Qu'apporterait une censure ?
25:54Qu'apporterait
25:55un changement
25:55de gouvernement ?
25:56Qu'apporterait
25:57une telle situation
25:57alors que les Français
25:58vont s'exprimer
25:59dans les urnes ?
26:00Pourquoi ajouter du chaos ?
26:02Est-ce que vous seriez
26:02prêt aujourd'hui
26:03à ajouter du chaos ?
26:05Vous aurez remarqué
26:07que quand il a fallu
26:08prendre sa responsabilité,
26:09je l'ai prise.
26:11Et que ce gouvernement
26:14a accepté l'an passé
26:15de négocier
26:16et sur la table,
26:17il y avait la suppression
26:18de la réforme des retraites.
26:20Il y avait le repas
26:21à 1 euro
26:22pour les étudiants.
26:23Donc on voit le succès
26:24de la même façon,
26:25malheureusement,
26:26c'est la preuve
26:26qu'il y avait
26:26un réel besoin
26:27puisque tous les Crous de France
26:29sont envahis
26:30par les étudiants
26:31qui cherchent
26:32à simplement se nourrir.
26:33J'étais,
26:34la fin de la semaine dernière,
26:37avec l'association Copains
26:39qui, elle-même,
26:40délivre des repas
26:41et délivre aussi
26:43de la nourriture
26:44aux étudiants.
26:45Mais la réalité,
26:46c'est qu'il y a
26:47une vraie crise.
26:47Et je me félicite
26:49du fait que nous ayons
26:50obtenu cela.
26:50Je me félicite du fait
26:51qu'on ait obtenu aussi
26:53une augmentation
26:54très substantielle
26:55de la prime d'activité.
26:56La situation politique
26:56a changé.
26:56Vous n'êtes plus en mesure
26:57de tordre le bras
26:58du gouvernement.
26:59Mais oui, mais enfin,
27:00qu'on ne me demande pas alors
27:01de devenir un supplétif
27:03de ce gouvernement.
27:04Donc censure,
27:04assumer et affirmer.
27:05Je ne suis pas macroniste
27:07et je n'entends pas
27:08le devenir.
27:09Quand l'an passé,
27:10il y avait justement
27:11la question déjà posée
27:12sur les retraites.
27:14Vous vous souvenez
27:14que nous avons obtenu
27:16le fait qu'on n'y touche pas.
27:17Il y avait sur les franchises
27:19médicales la volonté
27:20du gouvernement,
27:21déjà à l'époque,
27:22de vouloir augmenter
27:23ces franchises médicales.
27:25Elles viennent d'augmenter
27:25par décret.
27:27Le fait que c'est la même chose.
27:28C'est la même chose
27:29pour le tarif
27:30pour les urgences.
27:31Et donc,
27:31vous voudriez que nous,
27:32nous endossions en fait
27:34ce travail
27:35qui est celui du gouvernement.
27:36Non, mais paradoxalement,
27:37vous me dites
27:37que c'est un choix
27:38raisonnable que de censurer.
27:39C'est ce que vous me dites ce soir.
27:40Ce que je vois,
27:42la seule arme
27:42qu'a une opposition,
27:43c'est effectivement
27:44un moment de se faire entendre.
27:45Et si le gouvernement
27:46ne veut pas être censuré,
27:47ce qui est possible,
27:49eh bien qu'il fasse l'effort
27:50d'entendre ce que nous disons.
27:51Ce n'est pas à chaque fois
27:51à nous de faire l'effort.
27:53Et moi, je ne vois pas,
27:54je n'entends pas
27:54ni M. Retailleau,
27:56ni M. Attal,
27:57ni M. Philippe,
27:59qui sont dans la majorité actuelle,
28:02qui soutiennent ce gouvernement.
28:04Mais quel est celui d'entre eux
28:05qui a dit
28:05« Oui, il faut négocier.
28:07Oui, il faut effectivement
28:08entendre ce qu'ils ont à dire.
28:09Oui, il faut effectivement
28:10que nous puissions revenir
28:12sur la politique de l'offre. »
28:13Personne ne le dit.
28:14Et donc, vous voudriez
28:15que moi, je dise,
28:17au nom du chantage
28:18qu'on me fait,
28:18à chaque fois de me dire
28:20« Écoutez,
28:21soyez responsable. »
28:21Je veux que vous expliquiez
28:22votre choix à 7 mois
28:23de la présidentielle.
28:24Mais il est assumé.
28:25Oui, c'est votre rôle
28:26de le faire.
28:27Et je fais comme si
28:28vous étiez le gouvernement.
28:29J'entends.
28:29Je m'en excuse auprès de vous.
28:31Voilà, vous n'êtes pas
28:32le gouvernement.
28:32Mais moi, en tout cas,
28:33ce que je leur dis,
28:34c'est que je ne suis pas prêt
28:35à devenir, en fait,
28:37leur supplétif.
28:38Le président Emmanuel Macron,
28:39M. Faure,
28:39va donc s'exprimer
28:40ce jeudi à la télévision,
28:41en grande partie également
28:42pour certainement expliciter
28:44la menace russe
28:45et s'expliquer
28:46sur l'intensification
28:47du danger.
28:48Vous avez fait partie
28:49de cette réunion
28:50dans le bunker de l'Élysée.
28:52Et c'est vrai
28:52qu'au sortir de cette réunion,
28:54votre prise de parole
28:54a étonné certains
28:56par rapport,
28:57notamment Marine Tondelier.
28:58Vous avez immédiatement,
29:00vous n'avez pas reproché
29:00de le faire,
29:01vous avez immédiatement parlé
29:02de la flambée
29:03des prix de carburant
29:04alors que la réunion
29:05était consacrée
29:06véritablement
29:06à la menace russe.
29:07Avez-vous préparé
29:08un discours
29:08prêt à être digéré
29:10et avalé
29:11avant même
29:11d'entrer en réunion ?
29:13Non, je pense qu'en fait
29:14il faut dans une période
29:15comme celle
29:16que nous allons traverser
29:17beaucoup de sang-froid
29:19et ne pas...
29:20Qui n'en a pas ?
29:21Je dis pour tout le monde,
29:23je ne juge personne.
29:24Je dis qu'il faut
29:25beaucoup de sang-froid,
29:26qu'il faut éviter
29:28par ailleurs
29:29de chercher
29:31à gouverner
29:31par la peur
29:33et que nous devons
29:34répondre aux inquiétudes
29:35des Françaises
29:36et des Français
29:38indépendamment
29:38de ce que nous savons.
29:39M. Ford,
29:40donc,
29:40qui cherche à gouverner
29:41par la peur ?
29:42Le Président ?
29:43À vous entendre ?
29:44Non, je ne veux pas...
29:45Je ne suis pas là
29:46pour régler des comptes
29:47avec qui que ce soit
29:47là en l'occurrence.
29:47Vous dites qu'il ne faut pas
29:48gouverner par la peur
29:49qui est au pouvoir
29:50et qui part de la menace ?
29:51C'est une remarque générale.
29:52C'est que je pense
29:53que dans un moment
29:54comme celui-là,
29:55il faut éviter
29:57de donner le sentiment
29:58que nous sommes
29:58au bord d'une guerre mondiale.
30:00Nous ne sommes pas
30:00au bord d'une guerre mondiale.
30:02Et ce qui nous a été rapporté
30:04par les services de renseignement...
30:05Permettez-moi d'insister.
30:07Qui vous donne le sentiment
30:08ou l'information
30:09que nous sommes au bord
30:09d'une guerre mondiale ?
30:10Vous avez été quand même
30:11au cœur d'une réunion stratégique.
30:13Je sais qu'on ne peut pas
30:14le dire ici,
30:15sur ce plateau.
30:15Je n'ai pas eu le sentiment
30:16en écoutant les services
30:18de renseignement militaires
30:19plus des GSE
30:20plus des GSI.
30:22Je n'ai pas eu le sentiment
30:23qu'on nous amenait
30:24à conclure
30:25au fait que nous étions
30:27au bord d'une guerre
30:28qui engagerait toute l'Europe.
30:30Donc voilà différents participants
30:31qui n'ont pas entendu
30:32la même chose
30:33d'une même réunion.
30:33Non, non, non.
30:34Mais, mais,
30:36parce qu'il y a un mais
30:37et il est d'importance.
30:38Il y a eu un fait
30:39au mois d'août
30:40à Leipzig
30:41qui n'est pas un fait anodin.
30:43Pour la première fois,
30:44un drone russe
30:46a cherché
30:47à venir
30:49détruire
30:50un avion
30:51Antonov
30:51qui avait
30:52pour destination
30:53l'Ukraine
30:54et qui donc
30:55transportait vraisemblablement
30:56des armes
30:57ou des composants
30:58pour l'Ukraine.
30:59Et que
31:00si ce drone
31:01avait réussi sa mission,
31:02nous nous serions
31:03trouvés dans une situation
31:04nouvelle
31:04puisque les pays
31:06de l'OTAN
31:06auraient été appelés
31:07article 4, article 5
31:08du traité de l'OTAN
31:09auraient été appelés
31:10à se constater
31:11pour savoir
31:11quelle était
31:12la riposte à apporter
31:13puisque un État membre,
31:15l'Allemagne,
31:15avait été directement visée
31:17sur son sol
31:18par
31:20des agents russes.
31:21Et donc,
31:22il y a là effectivement
31:23un risque d'escalade.
31:24Et il ne faut pas
31:25le négliger
31:26ni le mépriser.
31:27Mais ce n'est pas pour autant
31:27le seuil d'une confrontation
31:29directe avec la Russie.
31:30C'est ce que vous dites ce soir.
31:31Je dis simplement
31:31que c'est là
31:32qu'il faut garder son sang-froid.
31:33Ne pas être dans une forme
31:35d'escalade nous-mêmes
31:36parce que nous avons besoin
31:37de rechercher
31:39à la fois
31:39à nous défendre
31:40et donc
31:42quand il y a une loi
31:43de programmation militaire,
31:44il faut la voter.
31:44Mais en même temps,
31:45il faut éviter
31:46de donner le sentiment
31:47que nous sommes
31:48dans une escalade
31:49sans fin
31:49qui nous conduirait
31:51à un conflit généralisé.
31:52C'est bien que quelqu'un
31:52vous a donné ce sentiment.
31:54Donc, je suppose
31:54que c'est le président
31:55de la République.
31:55Non, je dis simplement
31:56pour moi-même.
31:57Je le dis,
31:58moi je ne veux pas
31:59participer
32:00à une forme
32:03de terreur.
32:04Non, mais je ne dis pas
32:04qu'elle existe.
32:05Je dis simplement que...
32:06C'est si compliqué
32:06de répondre à cette question,
32:08M. Faure.
32:10Par exemple,
32:10nous avons posé
32:11la question à Ségolène Réal.
32:12Elle, elle affirme
32:13qu'il y a une forme
32:13de diversion
32:14de la part du président.
32:15Éric Ciotti
32:16reconnaissait que c'est
32:16quand même
32:17l'autre bord politique,
32:18affirme qu'il y a également
32:19une forme de communication
32:20de la part du président.
32:21Est-ce que vous pensez
32:22qu'il est en sincérité
32:23inquiet de la situation ?
32:25Non, je pense que le président
32:25a cherché vraisemblablement
32:25à se remettre
32:27dans la tête des Français
32:28et qu'il préparait
32:29son intervention de jeudi
32:30et qu'il avait en tête
32:32de mettre en scène
32:33son retour
32:33sur la scène nationale.
32:34Mais je n'ai pas dit
32:35qu'il y avait la volonté
32:39d'exagérer une menace.
32:41On verra bien
32:41ce qu'il dit jeudi.
32:42Je dis simplement
32:43que de ce que j'ai entendu,
32:45il y a Leipzig,
32:47il y a le fait
32:47qu'il y a une guerre hybride
32:48qui est menée
32:49depuis de longues années
32:51mais qui n'est pas nouvelle
32:52et sur laquelle
32:54nous devons être vigilants.
32:55Mais je ne veux pas
32:56non plus
32:57par mon expression
32:58et je ne parle pas
32:59des autres,
33:00je dis ne pas donner
33:00le sentiment
33:01que nous serions
33:02dans une forme d'escalade
33:03que nous ne maîtriserions pas.
33:05Parce qu'il faut
33:05justement à ce moment-là
33:06avoir du sang-froid
33:08et je pense que
33:08ce que nous on a
33:09des dirigeants politiques,
33:10c'est aussi
33:10d'avoir du sang-froid.
33:12Parce que
33:13quand on n'en a pas,
33:14le risque
33:15c'est de prendre
33:15des décisions
33:17à la légère
33:18ou en tout cas
33:19prises sur un coup de sang
33:20et moi je ne suis pas de cela.
33:22Vous allez sans doute
33:23trouver la transition brutale
33:24mais imaginons
33:25vous président demain
33:26avec un gouvernement
33:28disons aux affaires étrangères
33:30Mathilde Panot
33:30peut-être
33:31Sophia Chiquirot
33:32à la justice
33:32Louis Boyard
33:33je vois que ça vous fait sourire
33:35à l'intérieur
33:35Manuel Bompard
33:36à l'économie
33:37c'est du pur fantasme
33:38ou c'est une feuille de route
33:39qui tient la route.
33:41Mais
33:41allez demander même
33:42aux intéressés
33:43si je leur proposais
33:45si j'avais cette idée-là
33:46si l'un d'entre eux
33:48accepterait
33:48d'être en chance
33:48dans ce gouvernement-là
33:49vous savez très bien que non
33:50et donc c'est une...
33:52C'est intéressant
33:52de répondre par la négative
33:54mais moi je vous pose action à vous.
33:55Mais oui
33:56mais en fait
33:57cette proposition
33:58est en réalité
33:59une proposition
34:00fantasmatique
34:01et je sais bien
34:02qu'on me la pose
34:02à chaque interview
34:03parce qu'on voudrait
34:05dans cette primaire
34:06des socialistes
34:06m'accoler
34:07l'étiquette
34:08d'insoumis
34:09et faire de moi
34:10une espèce de
34:11voilà
34:12de type
34:13qui serait
34:14le fauné du mélanchonisme.
34:16Moi je vous pose action
34:17différemment.
34:17Est-ce que votre socialisme
34:19reste prisonnier
34:19du mélanchonisme ?
34:20Mais en rien
34:21en quoi le serais-je ?
34:23Mais c'est pas moi
34:23qui le dis
34:24M. Getsch
34:25par exemple
34:25candidat à la primaire
34:26vous accuse
34:27de vouloir faire
34:27des accords législatifs
34:28avec la France insoumise
34:29il affirme
34:30que c'est un point
34:30de rupture
34:31entre vous et lui.
34:32Lui il dit
34:32c'est clair
34:33moi c'est jamais.
34:34Le mot jamais
34:35c'est jamais.
34:36J'entends ce qu'il peut dire
34:38j'entends qu'il a changé
34:39souvent d'avis
34:41mais...
34:41Sur la France insoumise ?
34:42Bien sûr
34:43en fait si M. Getsch
34:44comme vous dites
34:45est député
34:45c'est parce que
34:46en 2022
34:47il a participé
34:48à un accord
34:49qui s'appelait
34:49la NUPES.
34:50Qui a été mis en place
34:51par qui ?
34:52Par l'ensemble
34:53des forces politiques
34:54de la gauche
34:55et par moi-même
34:56bien sûr
34:56mais je l'assume
34:57complètement
34:57et de la même façon
34:58que j'assume
34:59le nouveau Front populaire
35:00parce que si
35:01le nouveau Front populaire
35:02n'avait pas existé
35:03l'extrême droite
35:04serait déjà au pouvoir
35:05et que mon obsession
35:06à moi
35:07c'est de ne pas installer
35:08l'extrême droite
35:08et donc
35:09toutes celles et ceux
35:10qui nous expliquent
35:12en permanence
35:13que le débat
35:13est un débat
35:14gauche-gauche
35:15mais qui en finissent
35:16par oublier
35:17que le combat central
35:18de la gauche
35:19c'est contre l'extrême droite
35:20Moi je ne sais pas
35:21c'est pas ma thèse
35:23c'est pas ma ligne
35:24Ce que je veux comprendre
35:25je pense que ceux
35:26qui vont voter pour vous
35:27et qui vont regarder
35:28cette primaire
35:29sont en droit
35:30de vous poser la question
35:31différemment
35:31si on veut avoir
35:32la certitude
35:33qu'il n'y aura jamais
35:33d'accord de législative
35:34ou d'accord tout court
35:36avec LFI
35:36quel bulletin
35:37faut-il glisser
35:38dans l'urne de la primaire
35:40socialiste ?
35:41Mais chacun glissera
35:42le bulletin
35:43qu'il entend mettre
35:44C'est fort
35:44C'est de la langue de bois
35:45Mais ce n'est pas de la langue de bois
35:46Est-ce que si je glisse
35:47le bulletin Olivier Fork
35:48je suis sûre
35:48qu'il n'y a pas de rapprochement
35:49avec LFI ?
35:50Non mais
35:51vous vous rendez compte
35:52qu'on est en train
35:52de faire une primaire
35:53des socialistes
35:54et apparentés
35:56et que le seul sujet
35:57en permanence
35:58c'est LFI
35:59Mais moi je ne me définis pas
36:00par rapport à LFI
36:01Je me définis par rapport
36:02à moi-même
36:03Moi j'ai repris votre communiqué
36:04il y a quelque temps
36:05à l'époque en mars 2026
36:06vous aviez parlé
36:07de relats antisémites
36:08donc je me dis
36:09comment quelqu'un
36:09d'aussi
36:10voilà
36:11honnête
36:12on vous fait le crédit
36:13que vous
36:14pourrez accepter
36:15qu'un parti
36:16avec des relats antisémites
36:17soit votre associé demain
36:19Mais ce communiqué
36:20disait qu'il n'y aurait
36:20pas d'accord national
36:21il n'y en a pas eu
36:22National ?
36:23Oui
36:23Mais vous remarquerez
36:25qu'y compris
36:26dans les soutiens
36:26de M. Glucksmann
36:27il y a des gens
36:27qui ont fait des accords
36:28avec la France insoumise
36:29Ah vous pensez
36:30qu'il n'est pas clair
36:30sur le sujet ?
36:31Mais non
36:32ce que je dis simplement
36:33Il se présente vraiment
36:33comme le candidat
36:34anti-mélenchement
36:34Non mais ce que je dis simplement
36:34c'est qu'il faut faire attention
36:36à ce que l'on dit
36:38et que demain
36:38si vous avez
36:40ce n'est pas évidemment
36:41l'hypothèse
36:41que je privilégie
36:42parce que je pense
36:43que Marine Le Pen
36:44mordra la poussière
36:45et que nous ferons
36:46tout pour cela
36:48Mais imaginez
36:49qu'elle soit présidente
36:49de la République
36:50et qu'elle appelle
36:51les Français
36:51à lui donner
36:52une majorité
36:54Est-ce que nous devons
36:55absolument expliquer
36:56qu'il n'y aura
36:57jamais de gens
36:59qui se conserveront
37:00pour savoir comment
37:00on fait pour bloquer
37:02comment est-ce qu'on fait
37:02pour éviter un drame
37:04qui sera un drame
37:04pour des millions de Français ?
37:05Elle est quasiment
37:06aux portes du second tour
37:08Mais je ne dis rien du tout
37:08je viens de vous dire
37:09que je pense
37:10que nous ferons mordre
37:10la poussière
37:12et que les Français
37:13dans un dernier réflexe
37:14au moment où ils auront
37:16à se poser la question
37:16de savoir s'ils sont prêts
37:17à avoir quelqu'un
37:18qui nous explique
37:19à longueur de journée
37:20qu'elle a en réalité
37:22des solutions
37:23qui sont des solutions
37:25exclusives
37:25c'est toujours l'étranger
37:26qui est visé
37:27quel que soit le sujet
37:28et donc
37:30est-ce que les Français
37:31considéreront
37:32qu'elle a réponse
37:33aux questions
37:34qui sont posées
37:35aujourd'hui ?
37:35Et ils s'apercevront
37:37que non
37:37Et donc
37:38ce que nous allons faire
37:39comme démonstration
37:40c'est celle-là
37:40Il y a la primaire
37:41je pense que c'est important
37:43de savoir
37:43si demain
37:44vous serez capable
37:45de marcher main dans la main
37:46avec M. Mélenchon
37:47et ce n'est pas une question
37:48qui est de
37:48Mais Jean-Luc Mélenchon
37:49est candidat à l'élection présidentielle
37:51je suis candidat
37:52à l'élection présidentielle
37:53nous sommes concurrents
37:55et donc
37:56vouloir en permanence
37:57ramener le sujet
37:58de cette façon-là
37:58c'est absurde
37:59j'ajoute
38:02que toutes celles et ceux
38:03qui nous disent
38:04mais je vais taxer
38:06les super profits
38:06je vais faire une politique
38:08de gauche
38:09je vais engager
38:10une révolution écologique
38:12mais ils veulent
38:13à l'Assemblée nationale
38:15le faire avec qui ?
38:17D'accord
38:17Donc vous dites en fait
38:18que la lucidité
38:19la sincérité
38:19c'est aussi de dire
38:21comment est-ce qu'on fait
38:22pour un moment
38:23mettre en oeuvre
38:24les mesures qu'on avance
38:25Alors vous êtes en train
38:25de me dire
38:26qu'il n'y a pas le choix
38:27que d'une telle alliance
38:28Je ne parle pas d'alliance
38:29Je vous dis simplement
38:31que vous ne pouvez pas
38:32jeter à la mer
38:33toute une série de gens
38:34qui votent à 80%
38:36avec vous
38:37à l'Assemblée nationale
38:38C'est tout
38:39Je dis simplement
38:40qu'on ne peut pas
38:41passer sa vie
38:41à être dans l'antagonisme
38:44avec la gauche
38:45là où nous avons besoin
38:47de dresser une muraille
38:48face à l'extrême droite
38:49Et que je dis simplement
38:51que si on est sincère
38:52si on veut véritablement
38:53dire que l'on fera demain
38:56comme président
38:56et comme éventuellement
38:58chef d'une majorité
39:00même si c'est le Premier ministre
39:01qui est chef d'une majorité
39:02mais enfin
39:02si on veut une majorité
39:04qui soit capable
39:05de faire par exemple
39:06la taxe Zuckman
39:07Mais est-ce que vous pensez sérieusement
39:09on le voit bien
39:09dans le budget
39:10qui nous est proposé aujourd'hui
39:11Ce n'est pas avec les macronistes
39:13que vous ferez la taxe Zuckman
39:14Ce n'est pas avec eux
39:15que vous ferez la révolution écologique
39:16Ils ont fait fondre le fond vert
39:18Mais oui mais
39:19moi ce que je dis simplement
39:20c'est qu'à un moment
39:21il faut se poser
39:23les bonnes questions
39:23et arrêter
39:25de prendre les français
39:26pour des imbéciles
39:27Parlons à présent
39:28justement de la primaire socialiste
39:29et place publique
39:30à laquelle vous concourez
39:31Olivier Faure
39:32Il y a eu un véritable coup de théâtre
39:34qui a fait beaucoup réagir
39:36avec l'un des six candidats
39:37qui a donc été écarté de la course
39:38Philippe Brun
39:39accusation de violence
39:40portée par son ancienne collaboratrice
39:42lui conteste
39:43Il parle de manipulation contre lui
39:45Il demande d'ailleurs
39:46à être réintégré à la primaire
39:47Il annonçait ce matin
39:48qu'un référé est examiné
39:50par la justice
39:50pour obtenir cette réintégration
39:52Vous êtes allé trop vite en besogne ?
39:55Écoutez d'abord
39:55c'est une décision
39:56qui a été prise à l'unanimité
39:58C'est suffisamment rare
39:59pour le souligner
40:00Parfois les décisions
40:01prises à l'unanimité
40:02peuvent être mauvaises
40:03Mais peut-être qu'elle est mauvaise
40:04Je n'étais pas partie prenante
40:06de ce vote
40:06puisque je me suis déporté
40:08depuis que je suis candidat
40:09à l'élection présidentielle
40:10et que je ne voulais pas
40:13être juge et parti
40:15pour quoi que ce soit
40:16Donc je ne préside
40:17aucune des commissions
40:19qui ont été consultées
40:20Je ne préside pas
40:21la commission de la primaire
40:24Je ne préside même pas
40:25les bureaux nationaux
40:26Vous avez quand même une certaine influence
40:26Premier secrétaire du parti
40:29A tout le moins
40:30vous avez les éléments du dossier
40:31Je n'ai pas tous les éléments du dossier
40:33Mais je suis parfaitement
40:35solidaire de la décision prise
40:37à l'unanimité
40:37par le bureau national
40:39et par le groupe parlementaire
40:40Pourquoi ?
40:41Parce que tout simplement
40:43en fait nous ne sommes pas la justice
40:44La justice dira son fait
40:46le moment venu
40:48Mais écoutez
40:49Je vous ai entendu
40:50il y a peut-être
40:52je ne sais plus
40:53quand a démarré l'affaire Quatennasse
40:552022
40:56Effectivement
40:57A l'époque
40:57vous étiez parmi les premières
40:59à dire aux insoumis
41:00justement
41:00quand même une gifle
41:03ce n'est pas tolérable
41:04Un homme qui frappe une femme
41:06n'a même pas sa place à l'Assemblée
41:07Il l'a reconnu
41:08là je ne sais pas
41:09vous étiez avec M. Brun
41:10ni moi ni vous
41:11M. Fort
41:12Il me semble
41:13que les preuves
41:14qui ont été apportées
41:15par la victime présumée
41:17sont suffisamment fortes
41:18sur trois chefs d'accusation
41:21à la fois la violence
41:22en même temps
41:23l'emploi familial
41:24qui est interdit à l'Assemblée
41:25et en même temps
41:26les faits de racèlement
41:27Moi c'est ce que j'ai
41:28compris
41:29de ce qui m'a été
41:30présenté
41:30je n'en sais pas beaucoup plus
41:32je ne suis pas parti
41:33à cette affaire
41:34et donc je comprends
41:35que désormais
41:37il faut croire les femmes
41:39Attendez
41:39ça c'est un point essentiel
41:41M. Fort
41:42il y a l'écoute
41:43de la voix des femmes
41:44il y a aussi la présomption
41:45d'innocence
41:46Mais bien sûr
41:46mais personne
41:47mais moi je sais bien
41:48Il est déjà exclu
41:50c'est-à-dire
41:51on croit d'abord les femmes
41:52et après on voit
41:53si véritablement
41:54on peut lui laver
41:55son honneur
41:56ou pas
41:57Mais pardon
41:58en fait
41:59de la même façon
42:00qu'autrefois
42:00il y avait une jurisprudence
42:01vous vous souvenez
42:02au gouvernement
42:02quand un ministre
42:03était mis en examen
42:04donc pas coupable
42:06Lionel Jospin
42:06avait imposé
42:07que ce ministre
42:08prenne le temps
42:09de se défendre
42:09devant la justice
42:10et donc sorte du gouvernement
42:12parce qu'à un moment
42:13il faut aussi
42:14faire preuve d'exemplarité
42:15Est-ce que la décision
42:16est facile ?
42:17J'imagine que pour ceux
42:18qui ont eu à la prendre
42:19elle était très difficile
42:20Ça n'entache pas
42:21la crédibilité de la primaire
42:22Ça n'entache pas
42:23la crédibilité de la primaire
42:24et je souhaite
42:27à Philippe Brun
42:28le fait qu'il dise la vérité
42:29Moi je ne suis pas là
42:31pour dire
42:31si Philippe Brun
42:32dit la vérité ou pas
42:33je n'en sais rien
42:33Je dis simplement
42:34qu'il y a des preuves
42:35qui visiblement
42:36ont été apportées
42:36et qui semblaient
42:38accablantes
42:38à ceux qui ont participé
42:39à cette décision
42:40et que donc
42:41ça suppose
42:41à un moment donné
42:43que la décision
42:44soit prise
42:44parce que nous ne pouvions
42:45pas justement
42:46laisser entacher
42:48une procédure
42:48que nous voulons
42:49la plus claire
42:50et la plus nette possible
42:51et donc faire en sorte
42:52qu'il n'y ait pas
42:53au milieu de la primaire
42:54un scandale
42:55parce que nous aurions
42:56laissé passer
42:57alors que nous avions
42:58connaissance de faits
42:59très graves
43:00que nous avions laissé
43:01passer cette candidature
43:01c'est ce que j'ai compris
43:02de la décision prise
43:03à l'unanimité
43:04et donc encore une fois
43:05j'en suis solidaire
43:06même si maintenant
43:08la justice doit passer
43:09et vous parlez
43:10d'un référé
43:11le référé ne juge pas
43:11au fond
43:12il juge juste sur la forme
43:14bien sûr
43:14le premier tour
43:15de la primaire aura lieu
43:16les 9 et 10 octobre prochains
43:18et ça chauffe
43:19un petit peu
43:21Ségolène Royal
43:22qui a qualifié
43:23Raphaël Glucksmann
43:24de stagiaire
43:27lui-même lui a répondu
43:28j'ai vu qu'il y avait
43:29un courrier
43:29qui a été adressé
43:30à Mme Royal
43:31qui a été recadré
43:32par l'organisation
43:33de la primaire
43:35ce sont des propos
43:36qui étaient hors propos
43:37justement
43:38je viens de vous dire
43:39que j'étais
43:40moi pour les gauches
43:43réconciliables
43:44que j'étais même
43:45elle est aussi
43:45pour la France tranquille
43:46ça ne l'empêche pas
43:47d'être une flingueuse
43:48oui ça veut dire quoi
43:49ça veut dire que
43:50je ne vais pas moi-même
43:52participer à ce débat
43:53sur le passé
43:54et sur le passif
43:55de chacun des candidats
43:56je vais faire
43:58tout ce que je peux
43:59pour présenter
44:00une voie
44:00qui permette
44:01de rassembler
44:02les socialistes
44:03je suis d'accord
44:03mais est-ce qu'on franchit
44:04une ligne rouge
44:04que nous puissions
44:05avancer ensemble
44:06et que nous puissions
44:07être fiers
44:08à la fois
44:08de ce que nous avons
44:09entrepris ensemble
44:10c'est une compétition
44:11les gens doivent choisir
44:12donc je suppose
44:13que si vous n'avez pas
44:15à vous envoyer
44:15que des roses
44:16même si vous êtes
44:17le parti socialiste
44:18donc est-ce que vous estimez
44:19qu'elle a franchi
44:19la ligne rouge ainsi ?
44:20mais moi je ne suis pas là
44:22pour donner des bons points
44:24et des mauvais points
44:25ce que je dis simplement
44:26c'est que
44:27ce que je souhaite
44:28c'est que nous puissions
44:29avancer
44:29et ce que je ferai
44:31dans les débats
44:32dans les trois semaines
44:33qui nous séparent
44:34du premier tour
44:34c'est que je chercherai
44:35à rassembler
44:36les socialistes
44:37et celles et ceux
44:38qui sont prêts
44:39à nous rejoindre
44:40puisque cette primaire
44:41est ouverte
44:42et que toutes celles
44:42et ceux qui le veulent
44:43peuvent venir
44:44sur le site du PS
44:45et s'inscrire
44:46pour pouvoir voter
44:46sur le vote électronique
44:47qui aura lieu
44:48les 8 et 9 octobre
44:49et bien ce que je dis
44:51c'est que moi je ferai tout
44:52pour que tout le monde
44:53soit fier
44:53et que nous ayons
44:54un candidat
44:55ou une candidate
44:56qui nous emmène
44:57à l'élection présidentielle
44:58et que nous puissions
44:59être en mesure
45:00d'aller contester
45:01le leadership
45:02de l'extrême droite
45:03Deux questions très rapides
45:04pour terminer
45:04Monsieur Faure
45:05si vous pouviez répondre
45:06aussi rapidement
45:07Charles Sapin
45:08finalement
45:09qui jette l'éponge
45:10de France Inter
45:11c'était un édito
45:12la direction lui avait proposé
45:13un débat
45:13et finalement ça s'est terminé
45:15ainsi
45:15qui est le garant
45:17de l'information
45:17de la diversité
45:18de la pluralité
45:19dans le service public
45:20et en l'occurrence
45:20à France Inter
45:21Ecoutez moi
45:22je ne connais pas
45:23Charles Sapin
45:24je ne sais pas
45:25ce qu'il est
45:27comme journaliste
45:28mais je sais
45:28qu'il est directeur adjoint
45:29d'un journal
45:30qui était condamné
45:31pour racisme
45:32à plusieurs reprises
45:33et donc
45:34quand on porte
45:36la parole
45:36d'un journal
45:37puisque c'est à ce titre là
45:38qu'il est invité
45:39sur le service public
45:39je pense que
45:40le service public
45:41ne s'honore pas
45:41en accueillant
45:42sur ses antennes
45:43des gens qui sont
45:44donc les chefs
45:46d'un journal
45:46condamné
45:47pour racisme
45:48le racisme
45:49n'est pas simplement
45:50une opinion
45:50il n'a pas participé
45:51à cette une
45:51très important
45:52vous n'allez pas
45:53lui faire porter
45:54une étiquette
45:55une infamie
45:55il a choisi
45:56de venir dans un journal
45:57qui a été condamné
45:58à plusieurs reprises
45:59pour racisme
45:59et donc le racisme
46:00ce n'est pas simplement
46:01une opinion
46:02ce n'est pas
46:02un élément de plus
46:04dans le débat
46:04le racisme
46:05c'est un délit
46:06et donc c'est la raison
46:07pour laquelle
46:08la décision prise
46:08finalement par la direction
46:10après une grève
46:10des salariés
46:11de France Inter
46:12est une décision bienvenue
46:14vive la pluralité
46:15la pluralité
46:16la pluralité
46:19la pluralité
46:20elle existe
46:20je suis avec vous
46:22je ne crois pas
46:23que je n'ai jamais
46:24dit que sur BFM
46:26il ne fallait pas
46:26que Sonia Barbrook
46:27puisse intervenir
46:28je dis simplement
46:29que si vous étiez
46:30vous aujourd'hui
46:31à minute
46:32je ne sais même pas
46:34si vous avez hésité encore
46:34je crois que ça aurait été compliqué
46:36mais oui
46:36d'accord
46:36mais enfin
46:37oui mais
46:38un journal
46:39qui est condamné
46:39ce n'est pas
46:40n'importe quel journal
46:41et donc toutes les opinions
46:44sont tolérables
46:45dès lors qu'elles respectent la loi
46:46merci Olivier Faure
46:47merci d'avoir été notre invité
Commentaires