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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Merci d'être avec nous, c'est une actualité chargée ce soir.
00:04Regardez ces images en direct en ce moment même au tribunal à Montpellier où l'audience se poursuit.
00:11Place aux réquisitions dans le procès de Robert Ménard, je vous rappelle, accusé de ne pas avoir marié,
00:17de s'être opposé ou en tout cas de ne pas avoir célébré plus précisément le mariage entre deux individus
00:22et en particulier avec une personne frappée par une obligation de quitter le territoire français,
00:28un étranger, un Algérien en l'occurrence. L'audience a été émaillée de plusieurs incidents, de prises de parole, de
00:34tensions
00:34comme nous l'ont raconté nos correspondants et Robert Ménard, s'il sort à temps de cette audience, sera avec
00:40nous en direct dans quelques instants.
00:42Mais pour l'heure, l'actualité, ce sont ces images, ces images désolantes de jeunes individus cagoulés, masqués,
00:48qui s'emprènent à des personnels de l'éducation nationale à Toulouse.
00:52C'est un homme venu avec un extincteur à la main pour éteindre un feu qui s'est fait violenter
00:57à terre.
00:58À Saint-Denis, ce sont des tirs de mortiers qui sont tirés contre des pompiers.
01:01Beaucoup d'autres choses qui ont été vues aujourd'hui également, les forces de l'ordre.
01:06Et il y a eu également des lycéens blessés.
01:09Bonsoir Sandrine Rousseau.
01:11Merci d'être avec nous, députés écologistes et féministes de Paris.
01:16Arthur Berda et Laurent Geoffrin nous accompagnent.
01:19Il y a des revendications légitimes et il y a, malheureusement, encore aujourd'hui,
01:23il y a eu des violences, des tensions, des dégradations, des personnels de l'éducation prises à partie.
01:28Est-ce que vous dites ce soir condamnation sans aucune ambiguïté ?
01:32C'est dingue, c'est toujours ces images-là.
01:36Moi, j'ai vu aussi un lycéen avec la tête en sang et une flaque de sang à ses pieds
01:41qui avait été tapée.
01:42J'ai vu des chevaux courir vers les manifestants.
01:47Et en fait, vous allez refaire encore une fois le récit des manifestants qui sont violents.
01:53Ils demandent, ils bloquent les lycées.
01:55Alors oui, il y a eu des poubelles incendiées, il y a sans doute des débordements.
01:59Moi, je dénonce les violences des deux côtés.
02:00Et s'il y a des débordements, je le redis, on n'est pas pour la violence, on n'est
02:06jamais pour la violence.
02:07Mais enfin, là, vraiment, le récit qui s'installe, on le voit tout de suite.
02:10C'est-à-dire que ce sont des lycéens qui sont dans des lycées qui, pour certains, sont des bouilloires
02:16thermiques,
02:17qui ont passé des examens, pour certains d'entre eux, dans des conditions absolument abominables pendant la canicule.
02:23Les collectivités territoriales n'ont pas les moyens de rénover ces bâtiments.
02:27Il manque un médecin scolaire sur deux.
02:32Il y a des classes qui sont surchargées.
02:36Parfois, il y a un médecin pour plus de 40 000...
02:39Et nous allons en parler.
02:40Mais est-ce que ça justifie ces violences ?
02:42Mais je vous le dis, je ne veux pas...
02:44Des proviseurs, des professeurs...
02:45Mais à ma connaissance, il n'y a pas eu de blessés.
02:47Donc voilà, il y a des poubelles en feu.
02:49Oui, dans les manifestations, il peut y avoir des poubelles en feu.
02:52Ce ne sont pas des violences que je...
02:54Enfin, voilà, qui débandent...
02:55Non, mais moi, ce n'est pas la poubelle qui m'inquiète.
02:57C'est le professeur et le personnel d'éducation nationale qu'on a vu,
03:00qui était avec un extincteur, qui a essayé d'éteindre un feu,
03:02qui a été attaqué, violenté.
03:04Il y a eu des blessés, pardon.
03:07Voilà, il n'y a pas de sujet.
03:09Après, vraiment, là, je trouve que cet angle d'entrée est hallucinant
03:13compte tenu de la situation dans laquelle sont les lycéens.
03:15Et je rappelle quand même que ce sont des jeunes
03:20dont on embolise l'avenir.
03:24Parce que quand ils sortent de leurs études...
03:27Déjà, ils sont dans des universités qui manquent largement de moyens.
03:30Puis après, ils sont en concurrence avec l'IA pour trouver de l'emploi.
03:33Voilà, on a vraiment une perte de chance pour ces gens qui arrivent sur le marché du travail.
03:38Vous ne croyez pas qu'on aurait pu en parler immédiatement s'il n'y avait pas eu tout cela
03:41?
03:41Si certains n'avaient pas...
03:42Mais en fait, c'est vous qui en parlez, là.
03:43Parce qu'il y a eu des blocages depuis maintenant plusieurs jours.
03:46Il y a eu des blocages depuis plusieurs jours.
03:48Non, ils en parlent depuis plusieurs jours.
03:50Et vous n'en parliez pas de la même manière.
03:51Ce n'est pas vrai, madame la députée.
03:52D'abord, il y a une équipe de BFMTV qui a été violentée
03:54et à qui, je pense qu'on peut adresser tous une pensée ensemble.
03:57Et puis ensuite, vous dites, l'entrée dans le sujet,
03:59c'est y compris certains de vos camarades,
04:01Balibagayoko, le maire de Saint-Denis,
04:02une ville qui est concernée ô combien par les difficultés que vous décrivez
04:05et sans doute en partie à raison,
04:06mais aussi par les violences auxquelles on s'attache ce soir
04:09et sans doute aussi à raison,
04:10et qui dit lui-même, dans certains cas,
04:12la violence peut être légitime.
04:14Si je comprends ce que vous dites, vous partagez plutôt son conflit.
04:16Et il a eu un bout de phrase supplémentaire où il disait...
04:18Il vaut mieux l'éviter.
04:19Mais il faut mieux l'éviter.
04:20C'est pour ça que j'ai essayé de le citer le plus fidèle, mon principe.
04:23Non, mais là, moi, je ne contrerai pas là-dedans.
04:24Non, mais je vous le dis, je ne contrerai pas là-dedans.
04:26C'est-à-dire que oui, je soutiens ce mouvement lycéen.
04:28Je le soutiens.
04:29Parce qu'en effet, leur avenir est compromis.
04:32Parce qu'en effet, ils étudient dans des conditions qui ne sont pas correctes.
04:34En effet, ils ont des conditions aussi en dehors des études,
04:39c'est-à-dire tout ce qui est soins, santé mentale, etc.,
04:42qui est largement défaillant.
04:44Donc oui, je soutiens ce mouvement lycéen.
04:46Voilà, je ne peux pas être plus claire.
04:48Je le soutiens.
04:49Maintenant, évidemment, je ne veux pas qu'il y ait de blessés à l'issue de ce mouvement.
04:52C'était la question que vous vous posé.
04:54Les lycéens, c'était la question que l'on vous posait.
04:56C'est-à-dire, est-ce qu'une élue comme vous doit appeler au calme ?
04:59Est-ce que vous appelez au calme ?
05:00Je salue les lycéens qui prennent leurs responsabilités
05:06et qui dénoncent les conditions dans lesquelles l'éducation nationale se retrouve aujourd'hui.
05:11Voilà, je les soutiens.
05:12Je ne peux pas être plus claire.
05:14Maintenant, je leur dis ne blesser personne.
05:17Donc, appel au calme, claire ce soir.
05:19Non, mais en tous les cas, je le soutiens vraiment avec force.
05:24Est-ce qu'il ne faut pas distinguer la justesse de leurs revendications, qui est manifeste ?
05:28Vous avez tout à fait raison.
05:30Et les méthodes employées.
05:31On n'est pas obligé de mélanger les deux à chaque fois dans le même discours.
05:35On peut très bien dire que ces revendications sont parfaitement légitimes,
05:38mais ces méthodes sont contestables.
05:40On peut dire ça.
05:40Par exemple, regardez les blocages.
05:43Un blocage.
05:43Un blocage, ça veut dire que quelques lycéens empêchent les autres de venir.
05:48Moi, quand j'ai fait des mouvements lycéens, ça m'est arrivé il y a longtemps.
05:51C'est bien.
05:52Mais on faisait des grèves.
05:54Non, moi, je suis un peu plus jeune, mais pas beaucoup.
05:58Moi, je suis bloquée, par exemple.
06:01Vous n'avez pas participé à de telles violences.
06:03Mais je ne trouve pas que ce soit un grand problème.
06:04Vous n'avez jamais participé à de telles violences.
06:05Ça fait partie des actions militantes.
06:07C'est pas démocratique, l'action.
06:08C'est pas démocratique.
06:09Mais ce qui n'est pas démocratique, c'est de laisser des lycéens dans ces conditions-là.
06:12Ce qui n'est pas démocratique, c'est de laisser un médecin pour 40 000 élèves.
06:16Ça, c'est pas démocratique.
06:17C'est pas démocratique de laisser les élèves faire des examens dans des salles où ils sont 42.
06:24Mais ça, c'est pas démocratique.
06:25Ça, c'est clairement pas démocratique.
06:26Il y a des moyens de se faire entendre quand il y a une situation qu'on critique.
06:31Il l'utilise, il bloque.
06:32Madame, on se souffrait qu'on continue à vous interroger sur ce sujet-là.
06:35Quand Jean-Luc Mélenchon dit « ni oublie, ni pardon », ça résonne quand même beaucoup.
06:40« Ni oublie, ni pardon », sur quoi il a dit ça ? J'ai pas vu cette phrase.
06:42Pour les responsables de la répression.
06:44Oui, c'est-à-dire par rapport aux policiers, aux forces de l'ordre.
06:48Mais là, on est en train d'envoyer les policiers délogés.
06:50J'ai vu une élève aussi être étranglée au moment d'une évacuation.
06:57C'est la jeunesse, ce sont des mineurs, évidemment, puisqu'ils sont au lycée, la plupart sont mineurs.
07:03Comment on en est arrivé à traiter des mineurs de cette manière-là ?
07:07Ce sont des ordres qui ont été donnés pour vous, selon vous ?
07:11Forcément, les policiers, ils répondent aux ordres des préfets.
07:14Donc, ils ont eu des ordres de violence sur les...
07:18Je ne connais pas le détail des ordres qui ont été donnés.
07:20Mais manifestement, un policier, il est obéi à des ordres de sa hiérarchie.
07:23C'est évident, pour évacuer, etc.
07:26Donc, responsabilité au ministre de l'Intérieur, vous dites ce soir.
07:28Je pense qu'il y a des responsabilités auprès du ministre de l'Intérieur.
07:30D'ailleurs, je crois qu'il y a Clémentine Autain qui a fait une...
07:34Enfin, qui a interpellé le ministre de l'Intérieur sur les méthodes qui ont été utilisées sur sa circonscription.
07:39Moi, je suis allée soutenir les lycéens de ma circonscription au lycée Monnet.
07:43Je n'ai pas vu aucune violence.
07:46J'ai discuté avec les policiers pour faire en sorte qu'il n'y en ait pas.
07:50Ils m'ont dit que, pour l'instant, tout était calme et que donc il ne se passerait rien
07:54si tout restait en l'état.
07:56Mais vous avez vu des individus cagoulés, masqués, venir...
08:01Je n'ai pas vu ça.
08:02En tout cas, là où je suis allée, moi, je n'ai pas vu ça.
08:05Ça ne veut pas dire que ça n'existe pas.
08:06Mais en tout cas, là où je suis allée, moi, il n'y en a pas.
08:08Et si vous étiez au gouvernement, est-ce que vous voyez des individus qui vont devant un lycée,
08:15qui allument un feu de poubelle, très grave entre nous, c'est quand même un feu de poubelle,
08:19et qui bloquent tout ? Est-ce que, dans un gouvernement où vous soyez, vous dites, bon, on ne fait
08:22rien,
08:24ils font ce qu'ils veulent, leurs revendications sont légitimes, donc on ne fait rien ?
08:28Dans un gouvernement auquel je participerai, j'espère bien qu'une des priorités sera l'éducation nationale, je vais vous
08:36dire.
08:36Et la santé des jeunes, parce que là, ils manifestent notamment contre Parcoursup, aussi non Parcoursup,
08:44pour avoir fait une mission d'information sur la psychiatrie avec Nicole Dubré-Chirac,
08:49qui est une députée macroniste.
08:52– Dans l'enquête que nous avons faite à l'occasion de ce rapport,
08:55tous les hôpitaux psychiatriques nous ont dit qu'il y avait des pics d'accueil de jeunes
09:00au moment des résultats de Parcoursup, qu'elle est la société qui tolère le fait
09:06qu'il y ait des pics d'entrée en urgence psychiatrique à des moments où on a les résultats de
09:12Parcoursup,
09:12sachant que Parcoursup avait été fait à un moment donné, à un moment de pic de population
09:17qui rentrait dans les universités, qu'aujourd'hui ça n'est plus le cas,
09:20et que donc on pourrait très bien revenir sur Parcoursup sans aucun problème.
09:23– Mais vous n'avez pas répondu à ma question.
09:25– Pardon, Laurent Joffrin, s'il y a une alternance, je vous dis, il n'y aura pas de manifestation.
09:29– S'il y a une alternance, peut-être dans quelques mois.
09:31– Dans votre gouvernement, il n'y a plus de manifestation, c'est fini.
09:33– Ah si, il n'y aura sans doute des manifestations, mais en tout cas sur l'éducation nationale,
09:36ça fait partie des…
09:36– Il y a une alternance dans quelques mois.
09:37– Et je pense que par exemple la coordination rurale pourrait tout à fait manifester
09:40dans le gouvernement dans lequel je serai.
09:42– S'il y a une alternance dans quelques mois, peut-être que vous mettrez en place votre programme.
09:45– Non mais pour l'heure, je voudrais quand même rester sur les mots qui sont utilisés
09:49parce qu'ils ont leur importance également.
09:52Vous avez dit à la fois que vous n'encouragez pas du tout la violence,
09:55mais est-ce que vous appelez très clairement au calme ?
09:57Est-ce que vous dites, pour vous faire entendre les lycéens,
10:00et en particulier ceux que vous avez vus, faites-vous entendre le calme,
10:03dans le respect, et vous allez voir que les revendications pourraient être entendues ou pas ?
10:06– Mais je pense que c'est le cas de la plupart des blocages aujourd'hui.
10:09– Vous ne pouvez pas dire oui.
10:10– Je pense que c'est le cas de la plupart des blocages.
10:13Là, vous montrez un feu de poubelle.
10:14– Mais vous êtes députée, c'est vous le dites, vous avez un plus de...
10:17– Il y a eu un incident avec un personnel de l'éducation nationale.
10:20Vous me dites, je ne l'ai pas vu, mais je n'ai pas eu cette information
10:23avant de venir sur le plateau.
10:25– 119 élèves et personnels blessés depuis le début du mouvement.
10:30– Élèves.
10:30– J'essaie d'être complet, donc faites-moi de démanguer.
10:34Et il y a trois enquêtes de l'EJPN ouvertes, annonce Laurent Nunez.
10:38Donc voilà, pour être tout à fait complet.
10:39Donc il y a 119 élèves et personnels blessés.
10:41Vous avez dit tout à l'heure, il n'y a pas de blessés à ma connaissance.
10:43Il y en a 119.
10:44– Oui, mais on ne sait pas par qui ils ont été blessés.
10:46– On peut imaginer qu'ils ne se sont pas mutilés eux-mêmes.
10:49– Et voilà ce qui s'est passé à Toulouse, Mme Rousseau,
10:51ce personnel de l'éducation nationale.
10:52– Ça peut très bien être les policiers qui les ont blessés.
10:54– Ah, mais qu'il y ait eu des policiers qui aient blessé des élèves
10:56au moment de maintenir l'ordre, je crois qu'il y a trois enquêtes de l'EJPN
10:59qui le démontreront ou pas.
11:00Mais 3 sur 119, ça ne me paraît pas non plus une proportion.
11:03– Je note quand même que c'est une manie d'Emmanuel Macron.
11:06À chaque fois qu'il y a des mouvements sociaux,
11:07que ça a été les gilets jaunes, les retraites,
11:09d'utiliser la violence pour essayer de contenir ces mouvements sociaux.
11:13Moi, je lui dis, vous pouvez utiliser la violence à la fin.
11:17Quand le dentifrice sort du tube, il ne rentre pas facilement.
11:20Et que là, les lycéens ont quand même toute légitimité à se rebeller.
11:23– Cette image, parlement d'un personnel de l'éducation nationale,
11:26vous allez voir qui a été arrivé tout à l'heure avec un extincteur
11:28et qui se fait violenter et qui tombe au sol.
11:33– Est-ce que vous allez montrer les images des élèves qui ont la tête enceinte ?
11:35– Il y a eu une enquête ?
11:36Alors, vous parlez de cette personne, effectivement, qui a eu le visage enceinte.
11:39– Est-ce que vous allez la montrer ?
11:40– Il y a eu une enquête à l'Égypte.
11:42– Alors, si vous voulez voir toute cette image-là,
11:45il faut raconter ce qui s'est passé auparavant également.
11:47Est-ce qu'il y a eu des coups qui ont été donnés aux policiers également ?
11:49– Non, mais je vais vous dire, en fait, même s'il y a eu des coups,
11:53il n'a pas à être blessé.
11:55C'est-à-dire que c'est un jeune, c'est un mineur.
11:58– Donc on peut frapper la police ?
11:59– Non, vous êtes dans une mauvaise foi qui défie l'entendement.
12:06Moi, je vous dis, je ne valide pas les violences.
12:10Maintenant, il y a quand même des jeunes qui ont été malmenés,
12:13qui ont été violentés, qui ont été bousculés,
12:16qui ont été, l'une en tous les cas, étranglés par une clé de bras.
12:20Tout ça est inadmissible, inadmissible, point, voilà.
12:22Et je m'en arrêterai là et je voudrais que nous passions au sujet suivant.
12:25Et vive les lycéens, bravo à vous.
12:27– Le sujet suivant, c'est-à-dire, on va rester quand même sur cette actualité forte,
12:31parce que demain, il y a de nouveaux appels au blocage.
12:33En particulier, les facultés, est-ce que vous souhaitez que le mouvement s'étende ?
12:38– Les universités ont aussi beaucoup de matière pour protester,
12:42parce que les budgets des universités ont été ponctionnés de manière régulière
12:46depuis maintenant plusieurs années.
12:48et que les conditions d'études, et là, je suis bien placée pour en parler,
12:52puisque moi-même, je viens de ce monde-là,
12:54les conditions d'études des étudiants en première, deuxième et troisième année
12:59posent quand même une question véritable d'égalité des chances
13:02et de capacité à réussir ces études.
13:04Aujourd'hui, on a un nombre d'étudiants,
13:07alors je ne voudrais pas dire de bêtises,
13:08mais je crois que c'est 40% des étudiants,
13:10mais ça, c'est un chiffre à vérifier,
13:12qui doit avoir un emploi à côté,
13:14parce qu'ils n'arrivent plus à suivre des études
13:17sans avoir d'emploi étudiant,
13:19et on sait que des emplois étudiants de plus de 12 heures par semaine
13:24entament considérablement la capacité à réussir de manière linéaire
13:27ces années les unes après les autres,
13:29et donc évidemment qu'il y a sujet.
13:32– Vous voyez, on parle de tout, Madame Rousseau,
13:34et de ce qui se passe, et des revendications.
13:36Je voudrais également interroger Sandrine Rousseau sur l'actualité.
13:39L'actualité ce soir, et Madame Rousseau l'a vu,
13:41c'est une audience en cours et un procès d'un élu, d'un maire,
13:46dont vous ne partagez pas les convictions politiques,
13:48ce n'est un secret pour personne, Robert Ménard,
13:50mais j'aimerais vous entendre sur à la fois deux injonctions,
13:53l'injonction de mariés et de personnes,
13:55et c'est la loi qui le demande,
13:56mais aussi quand l'État délivre une obligation
13:59de quitter le territoire français,
14:00que normalement elle doit être appliquée,
14:02et qu'un élu dit, moi je ne peux pas,
14:04ne pas faire en sorte justement,
14:05que l'État respecte sa parole.
14:07Est-ce que vous apportez votre soutien à Robert Ménard,
14:10ou est-ce que vous êtes offusquée par sa décision ?
14:11Non, il avait à marier ses personnes,
14:13c'est une liberté, le mariage.
14:15Après, la personne était sous OQTF,
14:17elle n'était pas expulsée,
14:18puisqu'elle était juste sous un statut
14:20de quitter le territoire,
14:22mais elle avait le droit de se marier,
14:24et en fait, il n'a pas à faire la justice
14:26à la place de la justice elle-même.
14:28Mais en fait, je sais que ça va choquer
14:32quand je vais dire ça et je vois vos regards éberlués,
14:35mais la réalité, c'est qu'on a encore des lois dans ce pays
14:39et que ces lois doivent être respectées,
14:42et particulièrement par les maires
14:43qui sont les premiers magistrats de France.
14:45La désobéissance civile, en général,
14:47c'est plutôt quelque chose de répandu à gauche,
14:49et y compris d'ailleurs chez les écologistes,
14:50et y compris sur la question du mariage.
14:52C'est-à-dire que lorsqu'il s'agissait de désobéir
14:54pour marier deux personnes homosexuelles,
14:56quand la loi ne l'autorisait pas encore,
14:57je crois que votre camp l'encourageait plutôt.
14:59Et là, à l'inverse, vous nous expliquez
15:01qu'il faudrait appliquer la loi,
15:03toute la loi et rien que la loi.
15:04C'est quand même...
15:05Non mais là, c'est le best-of, là.
15:07Pourquoi ? Dites-moi.
15:07Parce que c'était une action militante
15:09de Noël Mamère, pardon,
15:12pour faire en sorte que...
15:14Mais ça n'avait pas de valeur légale,
15:15puisque la loi n'autorisait pas, à l'époque,
15:17le mariage gay,
15:18et il l'a fait pour sensibiliser,
15:19pour dire, voilà, je m'engage à le faire.
15:22C'est la même démarche qu'Ouverain Ménard ?
15:23Ben non, puisque là, il interdit des droits, en fait.
15:26Noël Mamère, il est allé pour augmenter
15:28le nombre de droits aux personnes,
15:30quelles que soient les personnes
15:31dont elle tombe amoureuse,
15:33en estimant qu'un amour est égal à un amour
15:36et qu'il n'y a pas de supériorité
15:39de l'hétérosexualité sur l'homosexualité.
15:41Et donc, c'était une démarche, au contraire,
15:43extrêmement courageuse qu'il a faite.
15:45Et d'ailleurs, nombre de personnes
15:47l'ont harcelée pendant bien longtemps
15:49après avoir fait ce geste.
15:50Là, Robert Ménard interdit un droit
15:53qui est autorisé par la République.
15:55Donc, ça n'est pas du tout la même situation.
15:56Les deux sont dans une démarche militante
15:57visant à faire évoluer la loi.
15:59Ben non.
15:59Dans un sens que vous approuvez pour l'un
16:00et que vous désapprouvez pour l'autre.
16:01Non, dans un sens qui est illégal pour l'un.
16:03Donc, vous connaissez que Ménard
16:04fait la loi tout seul.
16:05Non, non, non.
16:06Ménard ne peut pas faire la loi tout seul
16:08en fonction de ce qu'il pense.
16:10En fait, ce n'est pas possible.
16:10Une question également sur les sondages
16:13qui marquent, parfois ils se suivent
16:15et se ressemblent, Sandrine Rousseau.
16:17Il y a une montée des deux extrêmes,
16:21un rassemblement national et la France insoumise.
16:24C'est de plus en plus un duel
16:26qui se profile à sept mois des élections.
16:29Comment vous vous positionnez par rapport à cela ?
16:31Beaucoup de vos camarades
16:33dans le champ élargi de la gauche
16:35affirment que si Marine Le Pen
16:37arrivait au pouvoir,
16:37il faudrait justement porter ces actions
16:40de désobéissance de manière assez forte
16:42et virulente.
16:43Est-ce que vous êtes dans cet état ?
16:44Déjà, moi, je ne dis pas les extrêmes.
16:46Je dis qu'il y a l'extrême droite
16:47et que LFI n'est pas d'extrême gauche.
16:50Et je le repose parce que ça a été
16:53quelque chose sur lequel on s'est fait
16:57complètement envahir par un espèce de récit
17:00qui ne...
17:01C'est la nommature officielle.
17:05Non, ça a été modifié
17:07par le préfet Nunez
17:09quand il est arrivé
17:10ministre de l'Intérieur.
17:12Ils sont les deux représentés aujourd'hui.
17:13Avant, il y avait une décision
17:15du Conseil d'État
17:16disant que ça n'était pas le cas.
17:18Politiquement, il y a l'extrême gauche.
17:19Là, je rappelle quand même
17:20compte tenu de ce que nous savons maintenant
17:25des paroles qui sont attribuées
17:27à Jordan Bardella.
17:28Je rappelle que dans le groupe parlementaire
17:30de l'extrême droite
17:32qui est le Rassemblement National,
17:33il y a un monsieur qui s'appelle Bocaletti
17:35qui a tenu une librairie négationniste,
17:37qu'il y a madame Parmentier
17:38qui a été rédactrice en chef
17:40d'une revue
17:41qui tenait régulièrement
17:42des propos homophobes,
17:44aînés et antisémites,
17:46qu'il y a madame Joncourt
17:48dont le mari faisait partie
17:50d'un groupe néo-nazi.
17:52Et qu'en fait,
17:53je veux dire,
17:54voilà,
17:54ça c'est l'extrême droite.
17:55Et c'est une extrême droite
17:57qui peut faire semblant
17:58de ne pas être antisémite
17:59pendant quelque temps,
18:00mais manifestement ça ne tient pas.
18:01Et LFI n'a pas de problème
18:03d'antisémitisme en fonction ?
18:03Parce que nous allons passer à une autre étape.
18:06LFI a-t-il des problèmes
18:07avec l'antisémitisme ?
18:08La question est légitime,
18:10madame Rousseau,
18:10ne souriez pas à chacune de mes questions.
18:12Elles sont caricaturales.
18:14Donc LFI,
18:15à chaque fois qu'il y a eu
18:16des propos
18:17qui n'étaient pas
18:21convenables
18:21en regard de la lutte
18:22contre l'antisémitisme
18:23qui est une valeur
18:24que nous partageons à gauche,
18:25eh bien,
18:26j'ai posé les mots dessus.
18:27Maintenant,
18:27à ma connaissance,
18:29aucun membre de LFI
18:30n'est condamné à ce jour
18:32pour des propos antisémites,
18:33ce qui est quand même
18:33le cas de la moitié,
18:35d'une grande part en tous les cas,
18:37des militants
18:38du Rassemblement national.
18:40Les militants
18:41du Rassemblement national
18:41sont condamnés ?
18:42Il y a eu plusieurs condamnations,
18:44il y a eu plusieurs condamnations,
18:46et par ailleurs,
18:48ils viennent du Front national
18:50dans lequel Jean-Marie Le Pen
18:52avait quand même parlé
18:53d'un détail de l'histoire,
18:54et ils ont adhéré
18:56la plupart du temps
18:58au parti politique
18:59au moment où il y avait
19:00Jean-Marie Le Pen
19:01à la tête de ce parti,
19:02donc ils n'ont pas renoncé,
19:05ils n'ont pas tourné le dos
19:06à cette idéologie,
19:07au contraire,
19:07ils l'ont trouvé sans doute
19:08très attractif
19:09puisqu'ils ont pris leur carte,
19:10ils ont payé leur adhésion
19:11au moment où ces propos
19:13étaient tenus.
19:13Dernière question,
19:14Antoine Barbarat.
19:15Est-ce que vous seriez prête
19:16à sacrifier votre place
19:17chez les écologistes,
19:18votre parti,
19:19pour la victoire
19:19de Jean-Luc Mélenchon ?
19:20Yannick Jadot,
19:21votre homologue,
19:22a lui été suspendu
19:23de son parti
19:23pour avoir soutenu
19:24Raphaël Glucksmann ?
19:25Eh bien, moi,
19:26j'ai dit que je menais
19:27la bataille à l'intérieur
19:28de mon parti
19:29pour faire en sorte
19:29qu'il y ait une décision
19:31émanant des militants
19:32puisque nous nous targons
19:33d'avoir une véritable démocratie,
19:35que cette démocratie
19:36nécessite que les militants votent,
19:38qu'aujourd'hui,
19:38les militants n'ont pas voté
19:40et que donc,
19:40nous avons trois options
19:41sur la table.
19:42D'un côté,
19:44le gagnant ou la gagnante
19:45de la primaire
19:46du Parti Socialiste,
19:47de l'autre côté,
19:48une candidature en autonomie
19:49qui est, je pense,
19:50l'option privilégiée
19:52en réalité de la direction actuelle
19:54et une alliance avec LFI
19:55et je ne fais pas mystère
19:56du fait que moi,
19:57je demande à ce que,
19:59enfin, je ferai la campagne
20:00pour qu'il y ait
20:01une alliance avec LFI.
20:02Merci Sandrine Rousseau.
20:03Vous allez croiser
20:04dans quelques instants
20:04Louis Alliot
20:05qui va prendre votre place
20:07et il n'y a nul doute
20:08que vous allez vous saluer.
20:09Je vous remercie
20:10pour cet entretien
20:11et si j'ai bien compris,
20:12demain, de nouveau,
20:13vous serez sur place
20:14en soutien
20:15du mouvement des lycéens.
20:17Oui, parce que les conditions
20:18dans lesquelles
20:18nous traitons notre jeunesse
20:19disent quelque chose
20:20de notre société.
20:21de notre société.

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