- il y a 9 minutes
Avec Françoise Degois et Elisabeth Levy
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NewsTranscription
00:009h et presque 4 minutes et c'est le moment où on débat avec deux grandes personnalités,
00:05Françoise Degoy et Elisabeth Lévy, elles sont autour de la table.
00:08Bonjour mesdames, comment allez-vous ?
00:10Bonjour Jacques, non j'étais plus.
00:12Mais je suis heureux.
00:13On va finir par le croire.
00:14Oui c'est ça, mais oui mais je suis heureux, j'ai envie de partager ce moment avec vous
00:18et en plus on va avoir deux thèmes vraiment intéressants.
00:21Voilà, c'est l'actualité, comme on dit dans nos rédactions, l'actualité a du talent bien plus que tout
00:25le monde.
00:26Alors deux thèmes, on va parler de l'AFD en Allemagne.
00:29Nous on posait une question à travers notre sondage ce matin sur Sud Radio.
00:34Après la victoire régionale de l'AFD en Allemagne, vous attendez-vous à voir toute l'Europe basculer à droite
00:38toute ?
00:39Parce qu'évidemment il y a le contexte, Mélanie, le RN qui pointe plus que son nez en France,
00:44le parti qui monte également Vox en Espagne.
00:48Bref, il y a un contexte global en Europe.
00:51Et là vous avez répondu oui à 83%.
00:54Vous pensez donc que l'Europe va basculer ?
00:57Non à 17%.
00:58Alors il y a quelques commentaires que je vous partage.
01:02Pascal qui nous dit, c'est ainsi, et c'est le simple constat que je le fais,
01:06on préfère choisir une opposition quelle qu'elle soit.
01:09Voilà, bon.
01:10Martin sur Youtube nous dit,
01:12ceux qui ne voient pas où est le danger sont inconscients ou complices.
01:15Eh bien on comprend à travers ce que nous dit Martin,
01:18que lui s'inquiète de l'extrême droite allemande,
01:21et des idées que cela pourrait propager en Europe.
01:25Delphine sur Youtube nous dit,
01:26l'incompétence de nos politiques actuelles va faire gagner l'extrême droite.
01:29Ça c'est un thème qui revient beaucoup.
01:30C'est une réaction et pas une adhésion.
01:33Et c'est normal, dit-elle, quand on est incapable de gérer ses frontières.
01:37Comme quoi, ce sont aussi des thèmes qui appartiennent à tous les politiques,
01:40qu'on soit de droite ou de gauche.
01:42Et c'est tout de suite dans ce grand débat.
01:45Alors, Françoise, si je vous pose la question de cette façon-là,
01:49est-ce que vous, vous relativisez, vous dites,
01:51c'est une région qui est mineure parce que c'est 2 millions d'habitants sur les 80 millions,
01:56ou au contraire, est-ce que comme un certain nombre d'inservateurs,
01:59vous vous dites, bah non, c'est le début de quelque chose ?
02:01Écoutez, ça fait à peu près 15 ans que j'entends c'est le début de quelque chose.
02:05Ça fait 20 ans maintenant, on a assez de recul, vous et moi,
02:07nous tous autour de cette table pour dire,
02:09attention Marine Le Pen est aux portes du pouvoir,
02:11alors, attention, l'extrême droite revient en Allemagne, attention.
02:14Vous mélangez, attends, moi, c'est moi qui, ça parle.
02:18Je vais jusqu'au bout de mon raisonnement.
02:19D'abord, Georgia Meloni, il faut la mettre à part.
02:22Georgia Meloni, par exemple, par rapport à l'AFD,
02:24vous savez, l'AFD, c'est pas simplement les néo-nazis
02:27et tout le folklore dramatique, c'est aussi l'Ukraine.
02:32C'est-à-dire, c'est aussi la russophilie.
02:34Ça, c'est un véritable sujet.
02:36Donc, moi, je voudrais qu'on le regarde sur autre chose
02:38que le côté moral qui me révulse,
02:40mais le côté moral ne fait pas baisser la température
02:43de l'extrême droite, ça ne l'a jamais fait baisser.
02:45Regardons sur la politique internationale,
02:48regardons l'AFD russophile,
02:52russophile, poutinophile, poutinolâtre même,
02:54et regardons ce qu'a dit Louis Aïeux,
02:57Rassemblement National, qui dit,
02:58dès qu'on arrive, on coupe les vivres à l'Ukraine.
03:00Ça, c'est un sujet.
03:01Vous allez voir, dans le débat présidentiel français,
03:03si ça, ça ne va pas peser dans l'élection
03:05ou la non-élection de Marine Le Pen.
03:07Donc, globalement, la phrase,
03:09c'est en marche, c'est en route, etc.
03:12Oui, on avait parlé d'Orban,
03:14Orban a été battu par un démocrate,
03:16Giorgia Miloni est en train de quitter
03:18les oripeaux du néofascisme,
03:20si vous voulez, pour tranquillement...
03:22Et bat tous les records de présence
03:23à ce poste de préministre depuis 45 ans.
03:26Oui, et puis est en train de revenir
03:27à une droite conservatrice classique
03:28qu'on a connue, assez libérale, etc.
03:31Donc, voilà.
03:31Oui, c'est un signal...
03:33Il faut t'arrêter.
03:34Attends, je termine.
03:35Mais bon, je termine, Elisabeth.
03:37Quand tu embrasses tellement de sujets
03:39qu'on ne peut plus répondre.
03:39Je n'embrasse pas de sujets,
03:40je donne une citation globale
03:42et je dis, voilà, que c'est un signal,
03:44effectivement, mais franchement,
03:46arrêtons le catastrophisme.
03:47Alors, pas de catastrophisme.
03:49Et en plus, Elisabeth,
03:50en fait, on compare des droites
03:51qui n'ont pas de rapport
03:52les unes entre les aies.
03:53Alors, d'abord, je m'inscris en faux
03:56contre la phrase autour de cette table
03:57« Nous pensons que... »
03:58Excuse-moi, mais moi,
04:00je ne pense pas que Marine Le Pen...
04:01Je ne suis pas hystérique de peur
04:03de l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir.
04:05Donc, je ne considère pas que mon but dans la vie,
04:09c'est d'empêcher Marine Le Pen
04:10d'arriver au pouvoir
04:11ni de l'aider d'ailleurs.
04:12Mais je ne mets...
04:14Et par ailleurs, par ailleurs, merci,
04:19je considère que l'AFD
04:20fait plutôt penser à Jean-Marie Le Pen
04:23qu'à Marine Le Pen
04:24en termes de ce qu'est ce parti.
04:27Maintenant, justement,
04:29et là où on va se rejoindre,
04:31c'est-à-dire que parler de l'AFD
04:33comme de la partie nazie
04:34me semble un peu à côté de la plaque.
04:36En réalité, il faut...
04:38Ce qui m'intéresse,
04:39il y a certainement des vieux crâmes nazis
04:41dans ces instances.
04:42Il y a beaucoup de jeunes députés également
04:44que je ne crois pas...
04:46Bon, François, je vous ai écouté.
04:47Merci de ne pas me couper tout le temps.
04:49Qu'est-ce que j'ai dit ?
04:50Donc, il y a des jeunes députés
04:55qui ne me semblent pas
04:56être spécialement des nazis,
04:58mais surtout, surtout, surtout,
05:00il faut écouter
05:01ce que disent ces électeurs.
05:03Je ne crois pas
05:04que les électeurs de l'AFD
05:06veulent ouvrir des camps de concentration.
05:08Je ne crois pas...
05:09Alors, évidemment,
05:11si vous voulez,
05:11entre eux être contre l'immigration
05:14et la détestation des immigrés,
05:16je ne dis pas
05:17que la limite n'est jamais franchie.
05:19Je ne dis pas
05:19que les gens sont tous
05:20des êtres de raison
05:21qui disent
05:22je suis contre l'immigration,
05:23mais le pauvre immigré
05:24qui est pris dans ce système-là,
05:27il n'y est pour rien.
05:27C'est compliqué.
05:28Mais, malgré tout,
05:30les gens sont contre l'immigration.
05:31Ils ont le droit de l'être.
05:33Et tant qu'on criminalisera,
05:36qu'on extrême-droitisera
05:37la question de l'immigratoire
05:40et qu'on ne laissera pas les peuples
05:42décider, en réalité,
05:44de comment ils accueillent,
05:45qui ils accueillent, etc.
05:47Eh bien, on verra monter
05:49ce que tout le monde appelle
05:50l'extrême-droite
05:50en se donnant des vapeurs.
05:52Voilà.
05:53Le vrai problème, il est là.
05:54Alors, première...
05:54Non, non, pas du tout.
05:55Première question.
05:56Première chose, je ne disais pas...
05:57Le problème, il n'est pas
05:58dans comment gérer les migrants en Europe.
05:59Je vais finir, Jacques.
06:00Je ne disais pas nous
06:01autour de cette table.
06:02Je disais,
06:02nous avons assez de recul
06:03pour entendre toujours les mêmes phrases.
06:05Je ne parlais pas du tout de votre...
06:07Ça, c'est le premier point.
06:08Alors, le deuxième point,
06:10il faut bien comprendre
06:11la situation de l'Allemagne.
06:12Alors, il y a bien sûr
06:13la question des migrants,
06:15de la migration,
06:15mais il y a surtout aussi
06:17la question économique.
06:18L'Allemagne va extrêmement mal.
06:19Je rappelle quand même
06:20que c'est la première fois,
06:21historiquement,
06:21que Volkswagen licencie, etc.
06:23L'extrême-droite,
06:24ça n'est pas un bloc.
06:25La montée de l'AFD,
06:27la montée de Orban,
06:29ou la montée de...
06:30Comment dirais-je ?
06:31De Vox, d'ailleurs,
06:32n'arrive pas à monter
06:32parce que l'Espagne va bien.
06:34C'est ça.
06:35L'Espagne va bien économiquement.
06:36Ils ont quand même grimpé un petit peu.
06:38Mais ils ne sont pas en mesure
06:39de gagner les élections espagnoles.
06:41Absolument pas.
06:42Donc, la réalité,
06:45faisons redescendre,
06:46encore une fois,
06:47essayons de défantasmer.
06:48Je suis d'accord absolument
06:49avec Elisabeth
06:50sur la question migratoire
06:52que, de mon point de vue,
06:54on ne peut pas traiter
06:55comme si on était la CIMAD,
06:57vous voyez ?
06:57Et on ne peut pas traiter
06:58comme si on était
06:59le Rassemblement National.
07:00Il y a une voix au milieu.
07:01Mais il ne faut pas oublier
07:03le contexte économique particulier.
07:05Et je pense que dans les revendications
07:06des électeurs de l'AFD,
07:08évidemment,
07:09il y a aussi
07:10le sentiment
07:11d'effondrement économique
07:12de l'Allemagne.
07:13Je voudrais dire un mot
07:14sur l'Ukraine.
07:15C'est dommage,
07:16moi je voulais qu'on parle
07:17emploi et immigration.
07:18Mais allez-y,
07:19allez-y sur l'Ukraine.
07:19Non, c'est très important
07:20parce que je n'ai pas pu répondre
07:22à François sur l'Ukraine.
07:23C'est vrai.
07:23Je pense que c'est très important
07:25que je vous rappelle
07:26que c'est là-dessus d'ailleurs
07:28que ce week-end,
07:29en partie là-dessus,
07:30que ce week-end,
07:31Jordan Bardella
07:33a un peu tangué
07:35sur la question ukrainienne.
07:37Et je pense qu'effectivement,
07:39ça va prendre en France
07:42de la place dans la campagne.
07:43Or moi,
07:44si vous voulez,
07:45je suis assez inquiète
07:46de la gluxmanisation
07:48de la question ukrainienne.
07:49Je m'explique.
07:50C'est-à-dire que
07:50tant que vous direz aux gens
07:51que c'est parce qu'on est
07:53le pays de la liberté,
07:54des droits de l'homme,
07:55des bons sentiments
07:56et qu'on va aller faire
07:57le bonheur des peuples,
07:58ça ne marchera pas.
08:00Soit vous leur expliquez
08:01pour quelles raisons
08:02l'Ukraine,
08:03c'est nos intérêts stratégiques,
08:05pur et durs, cyniques.
08:07Pas tellement.
08:07Pas tellement.
08:08On est sur un discours
08:09un peu sentimental.
08:10Macron est lyrique,
08:11excusez-moi.
08:12Et personne ne l'explique.
08:14Parce que
08:15ne vous trompez pas,
08:17l'argument,
08:18et ça marche
08:18chez beaucoup de braves gens,
08:20l'argument de
08:21tu ne peux pas remplir ton frigo
08:22parce qu'on aide l'Ukraine
08:24est un argument
08:25extrêmement puissant.
08:27Et par ailleurs,
08:27il y a la tradition allemande,
08:29l'énergie,
08:30je vous rappelle
08:31que la Russie,
08:32voilà,
08:33l'énergie qui ne coûte pas cher,
08:35etc.
08:36Je suis d'accord
08:37avec exactement
08:37ce que vous dites,
08:38Isabelle,
08:39mais cette question
08:39va peser très lourd
08:40et d'ailleurs,
08:40c'est très intéressant
08:41de voir,
08:42je pense,
08:42que tous les membres
08:44du Rassemblement National
08:45poussent des oufes
08:46de soulagement
08:46en se disant
08:47heureusement que ce n'est pas
08:48Jordan Bardella le candidat
08:49parce que c'est vrai
08:50qu'il part à l'étranger
08:51de rendez-vous,
08:52de boulettes
08:53parce qu'il faut une maîtrise.
08:55Ce qu'il fait avec
08:55Nigel Farage,
08:57cette espèce de protocole
08:58fantôme
08:59qui ne veut rien dire,
09:00qui n'a nicoté tête.
09:01Après,
09:02il rame pour s'en expliquer
09:03et puis véritablement,
09:05il a pataugé,
09:06on est aimable,
09:07il a complètement pataugé
09:08à la conférence de Tchernobyl
09:11sur le lac de Combe.
09:12Donc,
09:12ça veut dire que de toute façon,
09:14il n'y a rien qui est clair
09:15sur le plan
09:15et c'est valable aussi,
09:17vous allez voir,
09:18c'est valable aussi
09:19pour Jean-Luc Mélenchon.
09:20Il va falloir vraiment
09:21arriver à lever
09:22deux voiles
09:25sur le degré
09:27de poutinophilie
09:28ou d'acceptation
09:30de ce qu'est
09:30Vladimir Poutine
09:31et le degré aussi
09:33d'européination.
09:34Parce que,
09:34quand j'entends Marine Le Pen
09:35qui dit,
09:37je reviens sur le débat public,
09:39nous ne paierons pas
09:40ce que la France doit
09:41à l'Europe,
09:41nous arrêterons de payer.
09:42Et quand Jean-Luc Mélenchon
09:43dit,
09:43nous allons brûler la bête,
09:44elle devrait durer
09:44la contribution à l'Europe.
09:45Écoutez,
09:46ça,
09:46ça s'appelle
09:49du...
09:50c'est des frexiteurs
09:51en réalité.
09:52C'est du frexit
09:53qui ne dit pas son nom.
09:53Sur la poutinophilie
09:54quand même un mot.
09:55Si on prend le débat...
09:57Pourquoi ce serait...
09:58Est-ce que vous remettez en cause ?
09:58Vous avez le droit
09:59de vouloir remettre en cause
10:01la question
10:03de la répartition
10:05et des sommes
10:06qui sont allouées.
10:07Jacques,
10:07est-ce que vous connaissez
10:08les règles européennes ?
10:09À partir du moment
10:10où le pays,
10:10la France,
10:11le pays fondateur,
10:12dit dans la personne
10:13de la présidente
10:14de nouvellement élu,
10:15au fait,
10:15je ne paye plus ma contribution,
10:17ok,
10:17vous savez ce que ça va provoquer ?
10:19Ça va provoquer une crise.
10:20Soit elle le dit
10:21pour faire joli
10:22et elle recule
10:22et donc ce n'est pas la peine
10:23de le dire,
10:24soit elle va jusqu'au bout.
10:25On peut aussi imaginer
10:26que ce soit une tactique politique
10:28a commencé à poser les graines
10:29et de dire
10:30il va y avoir une renégociation.
10:31Vous avez déjà vu
10:32des graines qui sont posées
10:33et qui germent en moins de 5 ans
10:34à la commission cremaine.
10:35Soyons sérieux.
10:36Jacques,
10:37écoutez,
10:37vous suivez la politique
10:38depuis aussi longtemps que moi
10:39internationale.
10:39Qui plus est,
10:40soit elle est capable
10:41d'aller au bout
10:42sans faire péter
10:43les règles européennes,
10:45soit elle n'y va pas
10:46et elle ne la lance pas.
10:47Voilà.
10:47Oui.
10:47Bon,
10:48il y a une autre réaction
10:49que je voudrais vous entendre
10:50sur celle d'Éric Zemmour
10:51qui dit,
10:51concernant l'AFD,
10:53les vrais responsables
10:54sont ceux qui,
10:55un demi-siècle durant,
10:56ont traité comme un délit
10:57ce que les peuples éprouvaient
10:58comme une évidence,
10:59le désir de demeurer soi-même.
11:01On en revient à la question
11:02de l'immigration.
11:04Et dans les propositions
11:05de l'AFD,
11:07il y a l'idée
11:07du travail obligatoire.
11:09J'étais évidemment
11:10avec un spécialiste
11:11tout à l'heure
11:11à 7h05.
11:12On ne voit pas bien
11:13comment on peut
11:14obliger
11:17quelques personnes
11:18que ce soit d'ailleurs
11:19de travailler.
11:20Et la grande question
11:21va être là.
11:22C'est qu'à un moment donné,
11:22l'AFD qui va présider
11:25aux destinées
11:25de cette région,
11:26elle va devoir mettre
11:27en place ses idées
11:28et elle risque
11:29d'être confrontée
11:31à une réalité
11:32plus compliquée.
11:33Mais déjà,
11:33quand on est allemand,
11:34on ferait mieux
11:35de s'abstenir
11:36sur ce genre
11:37de terminologie
11:38de travail obligatoire.
11:39Là, pour le coup,
11:40il y a quand même
11:40des sonorités
11:42qui me font un peu mal.
11:43Mais bon,
11:45c'est peut-être
11:45tout à fait un détail
11:47et je ne dis pas ça.
11:47Ce n'est pas un détail.
11:48Ce n'est pas un détail.
11:49C'est pour ça
11:49que je le disais.
11:51C'est difficile.
11:54J'ai un petit esprit, moi.
11:55Donc, j'ai besoin
11:56de pouvoir suivre
11:56un raisonnement.
11:58Je suis navrée
11:59de vous le dire
11:59et donc,
11:59je n'avais qu'un truc
12:00à dire
12:00qui m'est sorti
12:01de la tête.
12:03Sur le travail obligatoire,
12:04sur le mur du réel,
12:06en réalité,
12:06sur le mur du réel.
12:07Non, non.
12:08Sur ce que dit Eric Zemmour,
12:09c'est exactement
12:09ce que je vous ai dit
12:10tout à l'heure.
12:11Les peuples ont le droit
12:12de ne pas vouloir
12:13être culturellement
12:14minoritaire chez eux.
12:15Voilà.
12:16Ça, c'est la première chose.
12:17Deuxièmement,
12:17sur cette question du travail.
12:19Moi, ça ne me dérangerait pas
12:20qu'on conditionne
12:21l'octroi de visa.
12:23D'accord ?
12:24Qu'on fasse comme
12:25aux Etats-Unis.
12:26Aux Etats-Unis,
12:27essayez d'avoir
12:28une carte verte.
12:29Aux Etats-Unis,
12:31et ça,
12:31ça ne date pas de Trump,
12:32c'est pas...
12:33Essayez d'avoir
12:34une carte verte
12:34aux Etats-Unis
12:35si vous n'avez pas de boulot.
12:37Essayez de rester
12:38aux Etats-Unis
12:39si vous perdez
12:40votre boulot.
12:41Donc,
12:41je ne dis pas...
12:42Si vous voulez,
12:43on a un véritable problème.
12:45De toute façon,
12:46ça ne concerne pas
12:46que les étrangers
12:48ou les légaux ou illégaux.
12:50Ça concerne absolument
12:51tout le monde.
12:51Comme le rappelait
12:52Philippe Juvin,
12:53je ne sais plus
12:53si c'était dans les couloirs
12:54ou au micro.
12:56Il y a plus de Français
12:57qui bénéficient
12:59des aides publiques
13:01que...
13:01De tiers, un tiers.
13:02Voilà.
13:03Donc,
13:03ils ont intérêt
13:04à ce que ça continue
13:05comme ça
13:05et ce n'est pas le travail
13:07qui les fait vivre.
13:09Donc,
13:09ça,
13:10c'est un autre problème.
13:11Maintenant,
13:12il faut quand même
13:13juste...
13:13Moi,
13:14je pense que
13:15le mot re-migration,
13:16c'est maintenant,
13:16ça y est,
13:17c'est un truc
13:17qui va obscurcir le débat.
13:19La réalité,
13:20c'est que
13:20si j'ai bien regardé
13:21ce que disaient
13:22les uns et les autres,
13:23il s'agit de renvoyer
13:24les délinquants étrangers.
13:26Ça,
13:26ça me paraît quand même
13:27être le minimum syndical.
13:28François,
13:28je voulais parler
13:29de ce premier point
13:30parce que c'est un premier point
13:32qui est quand même
13:33non seulement complexe
13:34mais effectivement
13:34qui renvoie
13:35à des périodes sombres
13:36et qui n'a absolument
13:37rien à voir
13:38avec l'idée
13:38de l'immigration économique.
13:39L'immigration économique,
13:40elle se choisit
13:41au préalable
13:42en fonction
13:43d'un certain nombre
13:43de critères.
13:44On ne parle pas du tout
13:45de la même chose.
13:45Là,
13:46les propositions de l'AFD
13:48sont des vraies propositions
13:50d'extrême droite.
13:50Il n'y a pas de trouble là-dessus.
13:51Il n'y a aucun trouble là-dessus
13:52et je pense d'ailleurs
13:53que Sarah Knafo
13:54avec laquelle
13:55j'ai longuement discuté
13:56pendant sa campagne parisienne
13:58est particulièrement gênée
13:59aux entournures
14:00de siéger à l'AFD
14:02parce qu'on a beau expliquer
14:03que vous m'avez viré
14:04les vieux nazis
14:05et les machins,
14:05les trucs,
14:06la réalité,
14:06c'est que l'AFD
14:07c'est une marque
14:08comment dirais-je
14:09qui est radioactive ?
14:10Elle ne siège pas à l'AFD
14:11quand même.
14:12Elle vient dans le même groupe
14:13que l'AFD,
14:14ce n'est pas pareil.
14:15Même elle considère
14:16que c'est une marque radioactive.
14:17On va se retrouver
14:18dans un instant.
14:19Je pense quand même
14:20qu'objectivement
14:21la remigration
14:21c'est infaisable.
14:23Tout le monde finira
14:23comme Mélanie
14:24à régulariser
14:26400 000 travailleurs
14:27qui bossent
14:27dans les champs de Sicile.
14:29Est-ce que c'est infaisable
14:30de virer les délinquants ?
14:31Dans un instant,
14:34on parle des mensonges
14:35et de la proposition
14:35de Marine Tondelier
14:36avec vous mesdames.
14:37A tout de suite.
14:37Le Grand Matin Sud Radio
14:40La Vérité en Face
14:41Jacques Cardoz
14:43On est de retour
14:44avec Elisabeth Lévy
14:45et Françoise Degoy
14:46sur nos face-à-face.
14:49On va aborder
14:50un deuxième thème.
14:51Vous avez peut-être
14:51vu passer ça.
14:52Faut-il interdire
14:53le mensonge en politique ?
14:55Marine Tondelier
14:56veut une loi
14:57pour interdire
14:58le mensonge en politique.
14:59Est-ce une bonne idée ou pas ?
15:00Elle prend l'exemple
15:01sur le Pays de Galles
15:02où les mensonges
15:03sont condamnables
15:04si trois conditions
15:05sont remplies.
15:05proliférer une affirmation
15:07factuellement fausse,
15:08connaître
15:09ou ne pouvoir
15:10raisonnablement
15:10ignorer cette fausseté
15:11et enfin
15:12avoir l'intention
15:14de tromper.
15:17Elisabeth, tiens.
15:18Vu le paquet d'âneries
15:23que racontent
15:25les écolos,
15:26elles devraient quand même
15:27être un peu
15:27plus prudentes.
15:29je me rappelle
15:30d'un paquet
15:30de trucs
15:31sur le nucléaire,
15:32sur les OGM,
15:33ils disent
15:33quand même
15:34très souvent
15:35n'importe quoi.
15:36Donc,
15:37blague à part,
15:38c'est une idée
15:38complètement folle,
15:39complètement
15:41transparentiste
15:41et pourquoi pas
15:42en amour aussi.
15:44Alors,
15:44le mensonge
15:44c'est quand même
15:45le rouage.
15:46On est,
15:46en fait,
15:48évidemment...
15:48C'est la base
15:48de la politique,
15:49c'est ce que vous vouliez dire.
15:50C'est la base
15:50de la vie en société,
15:51je pense.
15:52C'est l'huile
15:53dans les rouages
15:53de la vie sociale
15:54comme dans les rouages
15:55de la vie amoureuse.
15:56Mais en réalité,
15:58on apprend beaucoup
15:59de choses sur vous
16:00ce matin.
16:01Il n'y a rien
16:02qui vous oblige
16:03à dire,
16:03par exemple,
16:04ce que vous êtes
16:05réellement,
16:05à dire la vérité
16:06sur vous
16:07à vos concitoyens.
16:08Alors après,
16:09en politique,
16:10c'est aux électeurs
16:11de sanctionner.
16:12Qu'est-ce que c'est
16:12que cette histoire ?
16:13Ça s'appelle
16:14un gadget,
16:15je pense.
16:16Marine Tondelier
16:17elle essaie d'exister
16:18ou c'est sérieux ?
16:19Marine Tondelier,
16:19elle pioche
16:21dans les sondages
16:22mais je pense surtout
16:23que Marine Tondelier
16:24ça correspond aussi
16:25à une forme,
16:26vous savez,
16:26on voit naître
16:27des choses
16:29assez intéressantes.
16:30L'idée,
16:30le concept du mensonge,
16:32alors on va revenir
16:32à la vertu de Montesquieu,
16:34on n'a pas fini,
16:34on est jusqu'à demain matin,
16:36mais l'idée du mensonge,
16:37je vois bien
16:38le parallélisme des formes
16:39avec l'idée
16:40de Clémence Guettet
16:41par exemple
16:42de l'amitié.
16:43Donc c'est-à-dire
16:43qu'on est aussi
16:44dans une forme de concept.
16:46parce que tout le monde
16:47essaie de réfléchir
16:48out of the box.
16:49Vous comprenez
16:49ce que je veux dire ?
16:50C'est une présidentielle
16:51où tous les candidats
16:52ont compris
16:53que ressasser éternellement
16:54les mêmes choses,
16:55ça ne marche pas
16:56et que de toute façon
16:58il faut inventer,
17:00en tout cas il faut
17:01penser autre chose
17:02différemment.
17:03Et donc moi je pense
17:03que le mensonge
17:04c'est dans cette stratégie-là,
17:06les Verts ne disent pas
17:07que des conneries,
17:07ma chère Elisabeth.
17:08Je n'ai pas dit
17:09qu'ils disaient
17:09que des conneries.
17:10Ils disent parfois
17:11un paquet de conneries,
17:11je vous reprends,
17:12j'adore votre langage fleurier,
17:13j'ai l'impression
17:13d'être dans un film
17:14d'audiard tout le temps.
17:15Oui, ça ne veut pas dire
17:15la même chose,
17:16un paquet d'eux
17:16n'est pas la même chose
17:17que que eux.
17:18Donc au-delà de ça,
17:19la vertu et le mensonge,
17:21moi je rejoins Elisabeth
17:22si vous voulez.
17:23Quelle différence
17:24entre un mensonge
17:25et ne pas dire
17:26ce qu'on pense ?
17:27Alors là c'est un vrai sujet,
17:28mais en société,
17:29si vous voulez,
17:30vous avez en face de vous
17:31quelqu'un que vous ne pouvez
17:31pas blairer.
17:33À un moment donné,
17:33quelqu'un à côté de vous
17:34vous dit
17:35tu ne l'aimes pas décidément.
17:37Qu'est-ce que vous dites ?
17:38Oui, je ne peux pas
17:39avoir sa tête
17:40et qu'est-ce qu'on fait ?
17:42Donc le dîner s'achève,
17:43tout le monde se bat,
17:43on se fout les assiettes.
17:44Donc le mensonge,
17:46c'est aussi une forme
17:47de diplomatie.
17:48Moi j'avais un vieux maître,
17:50un vieux maître asiatique
17:51qui me disait
17:52il faut parfois
17:53quelques petits mensonges.
17:55C'est Olivier Faure ?
17:56Votre vieux maître asiatique !
17:57Non, c'est mon jeune maître asiatique !
18:01Je suis plus vieil que lui,
18:02vous savez.
18:04Vous aussi d'ailleurs.
18:06En tous les cas,
18:07ce qui est intéressant
18:08à travers ces campagnes,
18:09c'est qu'on voit aussi
18:11derrière ces phrases
18:12qui peuvent paraître
18:13un peu, voilà,
18:14pas forcément très réalistes
18:15au vu de la mise en place,
18:18de la mise en application.
18:19En tous les cas,
18:20ça dit quelque chose
18:21des projets de société
18:22et je trouve que c'est ça
18:23qui est intéressant.
18:25Franchement,
18:25je suis d'accord,
18:26ce n'est pas un projet de société,
18:27c'est un gadget stupide
18:28comme l'histoire
18:29des droits de l'amitié.
18:29Je trouve que ça dit quelque chose
18:30d'apparition.
18:30Donc, Vincent-François,
18:32au nom des droits de l'amitié,
18:33si j'ai mal aux dents,
18:34que vous devez m'accompagner
18:35chez le dentiste,
18:36vous aurez le droit
18:37de prendre une demi-journée.
18:39Non, non, non, mais...
18:40Mais attendez,
18:42que Clémence Guettet
18:43lève dans le débat
18:45l'amitié, ça me...
18:46Mais sur le mensonge,
18:48moi, ce qui me pose problème
18:49dans le débat public,
18:51ce n'est pas tant le mensonge
18:52que la fausse conscience.
18:53Par exemple,
18:54quand des insoumis disent
18:55la police tue,
18:56je suppose que Mélenchon
18:57est assez intelligent
18:58pour savoir
18:59qu'il raconte
19:00des grosses craques,
19:01que c'est vraiment
19:02une ânerie
19:03pour parler poliment.
19:05En revanche,
19:07cette croyance,
19:08si vous voulez,
19:09se diffuse.
19:10Le problème,
19:10c'est que les gens
19:12confondent leur opinion
19:13avec des vérités.
19:14Quand,
19:15tous les jours,
19:16sur le service public
19:17audiovisuel,
19:18on nous serine
19:18que le fascisme
19:19est à nos portes,
19:21vous voulez,
19:21pour moi,
19:21c'est un gros mensonge
19:22absurde,
19:24mais cela relève aussi
19:25de la croyance.
19:27C'est-à-dire,
19:27il y a aussi la question
19:28de je me trompe.
19:29Oui, c'est...
19:30Je suis assez d'accord
19:33parce que c'est là
19:35où elle est un peu légère,
19:36la proposition
19:37de Marine Tondelier,
19:38c'est que les Français
19:40voient tout.
19:40Nous sommes le pays
19:41le plus politique du monde.
19:42Et je repense
19:43à ce débat fameux
19:44où vous avez
19:45François Mitterrand
19:46et Jacques Chirac
19:47qui l'interpellent
19:48véritablement sur des ventes
19:49d'armes,
19:49je ne me souviens plus.
19:51Et Jacques Chirac lui dit
19:53et vous me le dites,
19:53et droit dans les yeux,
19:54vous me le dites,
19:55et Mitterrand lui répond
19:56je vous le dis,
19:56droit dans les yeux.
19:57À ce moment-là,
19:5820 millions de gens
19:59qui regardent le débat
20:00savent parfaitement
20:01que François Mitterrand ment.
20:02Mais ça n'est pas un problème,
20:04ça n'est pas le sujet,
20:06ça n'est pas,
20:06comment dirais-je,
20:07ça n'est pas ça,
20:08les Français voient très bien.
20:09Ce n'est pas déterminant.
20:10Ils voient les coutures,
20:12ils voient tout,
20:13ils connaissent parfaitement.
20:14ce n'est pas dans les 10 commandements
20:15à la fin des fins,
20:16si vous voulez.
20:17Ça c'est votre...
20:18Mais oui,
20:18vous avez raison.
20:19Non mais c'est vrai,
20:21et je suis très étonnée
20:22toujours par le poids que ça
20:24a aux Etats-Unis,
20:25si vous voulez,
20:25dans toutes les séries américaines.
20:27C'est un cas de divorce.
20:29Si un type ment à sa femme,
20:31c'est absolument normal
20:32que tout le monde se trompe.
20:34C'est vraiment un truc horrible.
20:36Il n'y a que vous
20:37qui n'avez jamais menti
20:38à votre épouse,
20:39cher Jacques.
20:39Non mais on ment tout le temps,
20:40ça fait partie,
20:41effectivement,
20:41comme vous le disiez,
20:42c'est une forme de diplomatie.
20:43C'est aussi une forme de diplomatie.
20:45C'est une forme de bienséance.
20:47De politesse.
20:47Et si on disait aux gens,
20:48tout ce qu'on pense.
20:49Et c'est une façon
20:50de préserver aussi les relations.
20:51L'autre jour,
20:52j'ai été manger chez des amis
20:53et effectivement,
20:54la maîtresse de maison
20:55a fait quelque chose
20:56que je ne peux pas supporter.
20:57C'était pas bon.
20:58C'était très bon,
20:59mais c'est un plat
20:59que je n'aime pas
21:00à partir du moment
21:01où il y a de la cannelle dedans.
21:02Moi, je ne peux pas manger ça.
21:03Mince, c'était une pastille.
21:04Et je n'ai rien dit,
21:05en fait.
21:06Mais moi,
21:07j'ai poussé l'éducation
21:08à manger,
21:10à le manger une grande partie
21:11en disant
21:11non mais j'ai trop mangé Amélie.
21:13Mais en manger.
21:14Et la maîtresse de maison,
21:15et son mari me dit
21:16mais ça ne te plaît pas,
21:17ce n'est pas bon.
21:17J'ai dit mais si,
21:18c'est très bon,
21:19en fait.
21:20Et en fait,
21:21je suis très heureuse
21:22de mon mensonge
21:23parce que j'avais envie
21:24de vexer personne
21:24et qu'on passe mon travail en plus.
21:25Moi, je préfère vous inviter,
21:26vous,
21:26que tous les gens
21:27qui vont arriver
21:27en disent
21:28non, moi,
21:28je n'aime pas le gluten.
21:29Non, moi, je n'aime pas si...
21:30Vous avez des amis woke, alors.
21:32Je préfère les menteuses.
21:33Elle a des amis woke.
21:35Elle a des amis woke.
21:36Sur la politique,
21:37ce qui est intéressant,
21:38ce n'est pas tellement
21:39le mensonge en politique ou pas.
21:40C'est surtout qu'on est dans une...
21:42C'est ce que vous disiez
21:43à l'instant.
21:44On est dans une ère
21:45de vérité,
21:46d'impression.
21:47C'est-à-dire qu'en fait,
21:47on assène
21:49des contre-vérités
21:50ou des vérités
21:51qu'on a envie d'installer
21:52et c'est ça
21:54qui est très difficile
21:55à contrer.
21:55Parce que vous faisiez référence
21:57à l'instant
21:58sur la police tue.
21:59Vous développez
22:00un slogan
22:02qui n'est pas vraiment solide
22:04ou qui s'appuie
22:05sur deux, trois choses
22:05qui sont contestables.
22:06C'est l'histoire
22:07de la politique.
22:08Moi, j'ai l'impression
22:09que Marine Tordelier,
22:10en fait, c'est ça
22:10qu'elle a envie de combattre
22:11sans le dire.
22:12Mais du coup,
22:12elle a trouvé quelque chose
22:13de la politique.
22:15Marine Tordelier
22:15a envie de combattre
22:16les mensonges de Mélenchon.
22:17Ça, je ne crois pas.
22:18Non.
22:18Elle a envie de combattre
22:20cette vérité alternative.
22:21Mais enfin,
22:22la propagande
22:22et la communication
22:23et le mensonge.
22:24Il faut voir
22:25comment François 1er
22:26fait raconter
22:27la bataille
22:28de Marignan
22:29de Marignan
22:29par Marignan
22:31de Marignan.
22:31Comment il la fait raconter
22:33dans tout le royaume de France.
22:34C'est faux de A jusqu'à Z.
22:36Mais bon,
22:37il a le rôle extraordinaire,
22:38etc.
22:38Ça s'appelle
22:40la politique.
22:41J'ai un souvenir
22:41d'avoir rencontré
22:42à Harvard
22:43parce qu'il m'est arrivé
22:43de faire un séminaire
22:44à Harvard.
22:45Je n'ai pas fait Harvard.
22:46Karl Rove.
22:47Karl Rove,
22:47c'était le génie.
22:48Le communicant,
22:49non ?
22:50Le communicant génial.
22:51Le penseur
22:52de George Bush.
22:54Le maléfique,
22:55maléfique.
22:56Les démocrates
22:56l'appelaient fleur de bouse
22:58tellement il était diabolique.
22:59Il avait dit
23:00une phrase dans ce séminaire
23:01que j'ai trouvé
23:02extraordinaire
23:03et tellement vrai.
23:03On gagne toujours
23:04en politique
23:05sur le vrai semblable.
23:06Jamais sur le vrai.
23:09Vraisemblablement,
23:09il va nous sortir
23:10de l'ornière.
23:11Vraisemblablement,
23:12elle comprend.
23:13On ne gagne jamais
23:14sur la vérité.
23:14On gagne sur le vrai semblable.
23:16C'est un très beau
23:18mot de conclusion.
23:19Merci mesdames.
23:20Dans un instant,
23:21bien sûr,
23:21c'est l'antenne,
23:22la libre antenne.
23:23Et vous êtes nombreux,
23:24je le vois,
23:25très nombreux à nous appeler
23:27sur deux sujets
23:28qui vous ont apparemment
23:29interpellé.
23:30l'AFD,
23:31mais aussi Retailleau
23:33et sa proposition
23:35face aux racines
23:36judéo-chrétiennes.
23:37On en parle dans un instant,
23:38c'est la libre antenne,
23:39il est 9h30.
23:39Ce week-end,
23:40la percée historique
23:41du parti d'extrême droite
23:42aux élections régionales,
23:43l'AFD qui arrive en tête
23:44avec près de 45%
23:46des voix
23:46dans le nord-est du pays,
23:48cette région
23:49de 2 millions d'habitants,
23:50dans un pays
23:51qui en compte 80 millions,
23:52donc évidemment,
23:53il faut relativiser tout ça.
23:55Mais le parti
23:56devra faire probablement
23:57une coalition pour gouverner
23:58parce qu'il lui manque
23:59trois sièges
24:00pour pouvoir obtenir
24:02la majorité absolue.
24:04Alors le système
24:04est un peu complexe
24:05en Allemagne,
24:05il y aura trois votes
24:06et ça n'est qu'au troisième vote
24:08qu'on saura
24:09s'il y a coalition ou pas.
24:11On est avec vous
24:11et vous nous appelez
24:120826 300 300.
24:14On va parler de l'AFD
24:16et de ses droites
24:17qui progressent en Europe
24:19et puis on parlera également
24:20des racines judéo-chrétiennes
24:22de la France
24:22et de la proposition
24:23de Bruno Retailleau
24:24dans le deuxième quart d'heure.
24:26Restez avec nous.
24:27Tout de suite,
24:27on est avec Cédric
24:28bonjour.
24:29Bonjour.
24:30Vous êtes d'Otignac
24:32dans l'Hérault
24:33et soyez le bienvenu
24:35sur Sud Radio.
24:35Vous souhaitiez nous parler
24:36de l'AFD donc ?
24:39Tout à fait.
24:40Vous savez,
24:42il ne faut pas s'étonner
24:43qu'on se brûle la main
24:44si on met les mains
24:45au-dessus du feu.
24:47Aujourd'hui,
24:49toute l'Europe
24:50a été construite
24:52par une éventuelle
24:54sur-immigration
24:56et les pays
24:58tels que la Belgique,
25:00l'Espagne,
25:01la France
25:02depuis pas mal d'années,
25:03l'Allemagne,
25:04les Pays-Bas.
25:05Tout le monde se réveille.
25:06Mais tout le monde
25:07a été dans l'Europe.
25:08qu'à un moment donné,
25:09je crois qu'il est,
25:10et même pas que je crois,
25:11j'en suis sûr,
25:12il faut une souveraineté
25:14du pays.
25:15Et quand les autres
25:17personnes étrangères,
25:19l'Angleterre également,
25:21envahissent le pays,
25:23parce que c'est,
25:23moi j'appelle ça
25:24envahir le pays,
25:26vouloir changer un pays,
25:28oui,
25:29le peuple se révolte.
25:30Et ce qui s'est passé
25:32en Allemagne,
25:33ça s'est passé il n'y a pas
25:33longtemps dans les Pays-Bas,
25:35ça s'est passé en Irlande,
25:37il y a eu des morts
25:38dans les rues d'Irlande,
25:39il y a eu des graves blessés
25:41en Angleterre,
25:42parce que la surémigration,
25:44on en a assez.
25:45Donc,
25:47on n'est pas contre.
25:48C'était prévisible.
25:49On n'est pas contre.
25:50Mais,
25:51pour l'instant,
25:52c'est plus open bar,
25:54on ferme les frontières,
25:55on arrête tout,
25:56parce qu'on en a suffisamment,
25:58et on en a même trop.
25:59On en a tellement,
26:00qu'en fait,
26:01on ne peut même plus
26:01nous-mêmes
26:03subvenir aux besoins
26:05de nos compatriotes.
26:07Donc,
26:07à un moment donné,
26:08on ne peut pas donner
26:09à l'étranger
26:09ce qu'on ne peut pas donner
26:10aux Français,
26:11ou à l'Allemand,
26:13ou au Belge,
26:13ou à l'Angleterre
26:14et les autres pays européens.
26:16Cédric,
26:16vous pensez que la réponse
26:18viendra plus de l'Allemagne
26:21ou de l'Europe,
26:21parce que j'ai envie de dire,
26:23finalement,
26:23c'est là qu'il devrait y avoir
26:25une vraie prise de conscience
26:27sur la problématique
26:28de l'immigration,
26:29c'est que
26:29c'est au 27
26:31de se dire
26:31il faut vraiment
26:33qu'on propose autre chose
26:34et qu'on fasse très attention
26:35à nos frontières,
26:36parce que,
26:37ben,
26:38voilà,
26:38il y a des poussées
26:39de partis
26:41qui peuvent
26:42poser problème
26:43et on peut comprendre
26:45la réaction des électeurs.
26:46Non,
26:47je suis,
26:47dans ce que vous dites,
26:49il y a une chose
26:49qui est réelle,
26:51c'est que,
26:52justement,
26:52vous dites qu'il faut en parler
26:53avec les 27.
26:54Le problème,
26:55il est là.
26:55On est 27.
26:56Le problème,
26:57il est là.
26:57On avait été 5,
26:59puis 7,
27:00puis 9,
27:01puis 12.
27:0112,
27:02c'était très bien.
27:03Maintenant,
27:0327,
27:04il n'y a pas d'intérêt.
27:06Il n'y a pas d'intérêt
27:06parce que l'Europe
27:07se fait manger,
27:09Van Der Yellen
27:09se frotte les mains,
27:11elle n'a jamais été élue
27:12et c'est elle qui décide
27:13de tout.
27:14Ce n'est pas possible.
27:15Il faut une souveraineté.
27:16L'Europe ne marchera pas.
27:18Elle n'a jamais fonctionné.
27:21Napoléon a essayé
27:21d'en créer une.
27:24Au bout de 25 ans,
27:25je crois,
27:25ça s'est cassé la figure.
27:27Là,
27:27ils ont refait
27:28une petite Europe
27:28qui était bien,
27:29qui était propre,
27:30avec 5,
27:316 pays,
27:317 pays,
27:32c'était très bien.
27:33Ça a augmenté un petit peu.
27:34C'est bien.
27:35On a pris des pays pauvres
27:36pour les enrichir.
27:37En fait,
27:38c'est eux qui nous envahissent.
27:39À un moment donné,
27:40ce n'est plus possible.
27:41Ce n'est plus possible.
27:42On a des gestions
27:45qui sont mal faites,
27:46qui sont très mal faites.
27:48On a des agriculteurs
27:49qui se suicident.
27:50On a maintenant
27:51des transporteurs
27:52qui se suicident
27:53aujourd'hui
27:54parce qu'en fait,
27:54on est envahi
27:55par des pays
27:56qui sont sous-développés
27:59financièrement
28:00mais qui sont sur-développés
28:01par l'Europe
28:01par des camions
28:02et qui finalement
28:03prennent le travail
28:04des transporteurs
28:05et qui profitent de ça.
28:05Vous parlez de la problématique
28:06du dumping social.
28:07C'est ça,
28:08vous parlez de cette problématique-là.
28:10dont on parlait déjà
28:11il y a une vingtaine d'années
28:13avec le fameux plombier polonais
28:15et on n'en est pas sorti.
28:17Alors,
28:17on va prendre un avis divergent.
28:19J'accueille Xavier
28:21qui nous vient de Floirac.
28:23Xavier,
28:24bonjour.
28:24Évidemment,
28:25vous,
28:26cette arrivée de l'AFD,
28:28vous ne la voyez pas
28:28d'un bon oeil.
28:30Bonjour Jacques.
28:31Bonjour Sud Radio.
28:32Bonjour à l'audit.
28:32Bonjour à vous.
28:34Écoutez,
28:35l'arrivée de l'AFD au pouvoir,
28:37l'éventuelle arrivée
28:37de l'AFD au pouvoir,
28:38en tout cas le résultat
28:39qu'ils ont fait
28:39aux élections régionales,
28:43traduit un mécanisme de retour
28:45dans l'histoire du monde,
28:46c'est-à-dire le mécanisme
28:48par lequel les inégalités
28:50poussent à chercher
28:50un bouc émissaire.
28:52Les politiciens arrivent
28:55à convaincre une masse d'individus
28:57que le problème,
28:58c'est l'autre,
28:59soit le plus pauvre
29:00ou soit l'étranger.
29:01Et les privilégiés,
29:03les grandes puissances financières
29:04et les puissances d'argent
29:05se frottent les mains,
29:06évidemment,
29:07que les pauvres
29:08s'entretuent,
29:09se battent entre eux.
29:10Ce mécanisme
29:11de chercher
29:12un bouc émissaire
29:13plus pauvre
29:14ou étranger
29:15pour résoudre
29:16un problème politique,
29:17en fait,
29:18un problème économique
29:18et social,
29:19a déjà été éprouvé
29:21dans l'histoire.
29:22Là, on a les mêmes causes
29:23qui produisent
29:24les mêmes effets
29:24et malheureusement,
29:26l'histoire ne se répète pas
29:27mais elle bégaye souvent.
29:29Ce qui est terrible,
29:32c'est que l'Allemagne
29:34nous a quand même
29:36amenés
29:37à la Seconde Guerre mondiale
29:38suite à ce type
29:39de discours.
29:40C'est-à-dire qu'au début,
29:41l'arrivée au pouvoir
29:42d'Hitler
29:42qui a été facilité
29:43par le patronat
29:44qui voyait son intérêt,
29:46la haute bourgeoisie,
29:47le patronat
29:48qui voyait son intérêt,
29:49qui disait
29:49« Vaut mieux que les pauvres
29:51se battent entre eux,
29:52trouvent des bouc émissaires
29:53chez les plus pauvres
29:54ou chez les étrangers
29:55qui viennent nous titiller
29:57nous, à nous,
29:58les plus riches
29:59et les plus puissants. »
30:00Eh bien, c'est exactement
30:01ce qu'on entend
30:01dans le témoignage
30:03de l'auditeur précédent,
30:04c'est-à-dire quelqu'un
30:05qui pense que
30:06c'est le plus pauvre
30:07ou c'est l'étranger
30:08qui vient lui voler son pain
30:10alors qu'en réalité,
30:11aujourd'hui,
30:12oui, il y a un problème économique,
30:13oui, les gens souffrent,
30:14oui, les Français...
30:15Oui, mais Xavier,
30:16vous entendez ce qu'il nous dit,
30:17Cédric.
30:17Il nous dit
30:18qu'on ne peut pas accueillir
30:18tout le monde
30:19et il y a aussi un problème
30:20de dumping social
30:22à l'intérieur de l'Europe.
30:23Ça fait 25 ans
30:24et on n'arrive pas
30:24à résoudre ces problèmes.
30:25Alors, il y a deux choses.
30:28Dans ce que dit Notre-Dame,
30:29c'est très intéressant.
30:31Effectivement,
30:31alors, premièrement,
30:32il y a un problème
30:33de compétition internationale.
30:35Alors, est-ce que c'est un problème
30:36ou est-ce que c'est un avantage ?
30:38Ça, les économistes
30:38en débattent largement.
30:41La compétition internationale,
30:43la compétition internationale,
30:45elle a des vertus
30:46et elle a des vices.
30:47Elle a ses vices et ses vertus.
30:47Il vous répond sur ce point, Cédric.
30:50Oui.
30:51Honnêtement,
30:52les économistes,
30:53ils peuvent dire ce qu'ils veulent.
30:54Nous, c'est ce qu'il y a
30:55dans notre assiette.
30:55Alors, je ne sais pas
30:56si vous avez un fort salaire ou pas,
30:59mais nous, on se bat aujourd'hui
31:01pour pouvoir arriver
31:02à nous en sortir.
31:04Et le 7 du mois,
31:05on est déjà dans le rouge.
31:06Donc, à un moment donné,
31:08il y a ça.
31:09Le problème,
31:10il ne vient pas des riches
31:12parce que les riches
31:14prônent la richesse
31:15et fournissent de la richesse
31:16dans notre pays.
31:17Et ça, c'est important à le dire.
31:19Moi, je suis désolé,
31:20mais là, dernièrement,
31:21il y a une société
31:21qui a fermé.
31:22Elle a fermé.
31:2325 chauffeurs routiers
31:25sont mis à la rue.
31:26D'accord ?
31:27Plus tout ce qui va derrière.
31:28Il y a 950 emplois
31:30qui étaient générés
31:32par cet emploi-là.
31:34Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
31:35Par rapport à quoi ?
31:36Par rapport à la surtaxation
31:38de pas mal de choses
31:39parce que finalement,
31:40ce qui nous coûte
31:40le plus cher en France,
31:41c'est l'AME,
31:43c'est toutes les aides
31:44qu'on donne aux étrangers.
31:45Excusez-moi.
31:46Qu'est-ce qu'on paye nous
31:47également quand il y a un étranger ?
31:49Oui, je termine.
31:49Une seconde, vous avez.
31:51Un étranger qui se retrouve
31:52finalement en situation régulière,
31:53c'est vous,
31:54c'est moi qui payons son avocat
31:55parce que lui,
31:56il paye peanuts
31:57et nous,
31:58quand on a un problème
31:58avec quelqu'un,
32:00on doit payer l'avocat.
32:01Et ça, ça coûte une blague
32:02et ça, on oublie de le dire.
32:03Alors, justement.
32:04Les associations
32:05qui sont régularisées par ça,
32:07les associations prônent.
32:09On veut aider les immigrés,
32:10on veut les aider les immigrés,
32:11mais prenez-les chez vous.
32:13Cédric, juste là,
32:13Xavier vous répond.
32:15Oui, alors, je voudrais répondre.
32:17Juste, petit aparté
32:18par rapport à l'AME,
32:19ça coûte un milliard d'euros.
32:20Le budget de la France,
32:21c'est 1 500 et quelques milliards d'euros
32:23si on cligne tous les budgets états.
32:25Ça coûte que.
32:26J'adore, ça coûte que.
32:27Non, non, mais tout le monde,
32:27mais ce que vous oubliez de dire,
32:29monsieur,
32:29ce que vous oubliez de dire,
32:32écoutez, écoutez-moi,
32:33ce que vous oubliez aussi de dire,
32:34c'est que si on ne soigne pas
32:36les gens qui sont malades,
32:37même s'ils sont étrangers,
32:38il y a des maladies contagieuses
32:39qui peuvent être problématiques
32:40Le décollage de l'oreille,
32:42c'est très contagieux.
32:42Je conçois.
32:43Je conçois que le décollage de l'oreille
32:45est contagieux.
32:45Parlons du fond,
32:46parlons de ce qui est intéressant.
32:48Je pense que c'est là
32:48où les auditeurs ont intérêt
32:50à nous entendre.
32:51La première chose que vous avez évoquée,
32:53je suis totalement d'accord,
32:53il y a une compétition internationale.
32:55La France s'appauvrit.
32:56Pourquoi ?
32:56Parce qu'on s'efface
32:58à une compétition internationale
32:59dans laquelle de nombreux autres pays
33:01ont développé des industries,
33:03des technologies
33:03et une capacité à s'enrichir
33:05plus rapidement que nous.
33:07Deuxièmement,
33:08on aura besoin de l'immigration
33:09et c'est le deuxième point
33:10sur lequel je voulais insister.
33:12C'est qu'aujourd'hui,
33:12notre système social,
33:14notre système économique
33:15n'est pas que le nôtre,
33:15celui des autres pays d'Europe
33:17et du monde.
33:18En fait,
33:18les pays riches aujourd'hui
33:19ont leur démographie
33:21qui s'effondre
33:21et si nous n'avons pas
33:23des forces productives
33:24qui arrivent dans le pays,
33:26si nous n'avons pas d'immigration,
33:27nos économies vont encore plus s'effondrer.
33:29Donc voyez ce qu'a fait
33:30Giorgia Meloni,
33:32par exemple en Italie,
33:33elle a fait venir
33:34des centaines de milliers
33:35de migrants en quatre ans
33:37et pourtant elle s'est fait élire
33:38sur un discours anti-immigration.
33:40Pourquoi ?
33:40Parce que notre système économique
33:42est incapable
33:43de tenir dans le long terme
33:44si nous ne faisons pas venir
33:45de la main d'oeuvre étrangère.
33:46Il y a un équilibre à trouver.
33:48Merci Cédric
33:49et merci Xavier
33:50pour ce débat passionnant entre vous.
33:52C'est comme ça
33:53sur Sud Radio 0826 300 300.
33:56Vous pouvez même en débattre
33:57avec nous.
33:58Dans un instant,
33:59on parle des racines
34:00judéo-chrétiennes
34:01et de la volonté
34:03de M. Retailleau
34:04de les préserver
34:06et on verra comment
34:07avec Julien et Olivier
34:08qui nous appellent
34:09et qui nous attendent
34:10à tout de suite.
34:129h10h,
34:12la vérité en réalité en face,
34:15Jacques Cardoz.
34:16Et dans le Grand Matin Sud Radio,
34:17on parle avec vous,
34:19auditeurs,
34:20au 0826 300 300
34:22de cette proposition
34:22de Bruno Retailleau
34:25qui veut faire inscrire
34:26dans la constitution
34:27d'une certaine façon
34:28nos racines judéo-chrétiennes.
34:29On est avec Julien
34:30qui nous appelle
34:31des Alpes-Maritimes.
34:32Bonjour Julien.
34:33Oui, bonjour Jacques.
34:35Bonjour à toute l'équipe.
34:36Soyez le bienvenu
34:38sur l'antenne.
34:38Qu'est-ce que vous avez pensé
34:39de cette proposition ?
34:41Alors moi,
34:43au début,
34:44je voulais applaudir
34:44des deux mains.
34:45Parce qu'à titre personnel,
34:47au vu de l'histoire
34:48de notre pays,
34:49je considère que
34:50la chrétienté
34:51et plus particulièrement
34:54le catholicisme
34:54devraient avoir
34:55une place privilégiée
34:58d'une certaine façon.
34:59Mais je n'oublie pas
35:01que nous sommes
35:02dans l'ère Macron,
35:03que nous sommes
35:04en même temps.
35:06Et donc voilà,
35:06je n'oublie pas
35:07que ces 10-15 dernières années,
35:09nous sommes le pays
35:10qui, comme d'autres,
35:12ont voté
35:13le mariage pour tous,
35:15ont voté
35:15l'inscription
35:16dans la constitution
35:17de l'IVG,
35:19ont voté
35:20très récemment
35:22une partie
35:23de l'euthanasie,
35:24une certaine forme
35:25d'euthanasie.
35:26Et donc,
35:27il y a deux choix
35:28qui s'offrent à nous.
35:29Il y a deux questions
35:29qui se posent.
35:30Soit on reste
35:31dans une forme
35:32de schizophrénie politique
35:34et donc,
35:35comme M. Macron,
35:37M. Retailleux
35:38nous fait du
35:38en même temps,
35:40soit il propose
35:42finalement
35:43un tout nouveau
35:44projet de civilisation,
35:45un nouveau projet social,
35:46un nouveau projet
35:47de société
35:47qui va à l'encontre
35:48de tout ce qui s'est passé
35:49ces 50 dernières années.
35:52Mais je pense que
35:53très rapidement,
35:54dans les jours à venir,
35:55il va falloir
35:56qu'il se positionne
35:58et qu'il clarifie
35:58un peu son projet.
36:00Est-ce que c'est juste
36:00une histoire
36:01pour faire le buzz
36:03et puis s'attirer
36:04les bonnes grâces
36:04d'une certaine droite ?
36:05Ou est-ce que,
36:06voilà,
36:07il a vraiment
36:07un projet de civilisation
36:08à part entière ?
36:10Pour le moment,
36:11il a cette volonté
36:13de vouloir,
36:15dit-il,
36:15faire inscrire
36:16l'héritage judéo-chrétien
36:17dans la Constitution
36:20et en faire
36:22un principe
36:22de liberté.
36:23C'est ce que nous disait
36:24également Philippe Juvin,
36:25qui était l'invité politique
36:26ce matin.
36:27Il était dans cette idée-là.
36:28On va accueillir Olivier
36:29qui nous appelle de Melun.
36:32Bonjour Olivier,
36:33soyez le bienvenu.
36:35Bonjour à tous.
36:36Est-ce que
36:36vous rejoignez
36:38ce que nous disait
36:38Julien à l'instant ?
36:40Vous pensez que
36:41Bruno Retailleau
36:42a raison
36:43de rappeler
36:44l'origine
36:44de nos racines ?
36:46Alors,
36:47il a raison
36:47et je trouve
36:49qu'il a tort
36:49en même temps.
36:50Il a raison
36:51parce que factuellement
36:51c'est un fait.
36:52Il a raison
36:53parce que
36:57le fond
36:59de moralité
37:01inscrit
37:01dans la table
37:02de la loi,
37:03mais pas la table
37:04de la loi divine,
37:04la table de loi française
37:05de la Constitution
37:07sont quand même
37:07fortement inspirés
37:09des grands principes
37:09qui heureusement
37:10se retrouvent
37:10dans les trois religions.
37:11C'est-à-dire
37:11tu ne tues pas,
37:12tu ne convoites pas,
37:13tu ne voles pas,
37:13etc.
37:14C'est un peu
37:14la base du truc
37:15et je suis d'accord
37:16avec lui.
37:17Dire que l'Europe
37:18est judéo-chrétienne,
37:19en tout cas
37:19que la France l'est
37:20et pouvoir dire
37:22qu'on peut défendre
37:22son héritage,
37:23il n'y a aucun souci
37:24et tous les autres
37:25pays de la planète
37:25j'ai l'impression
37:26le font sauf nous.
37:27Donc,
37:28je trouve que
37:28ce n'est pas mal
37:29de l'avoir rappelé.
37:30Après,
37:31moi je suis à l'écart
37:32convaincu,
37:32malgré les faits
37:33que je crois en Dieu
37:34et l'État
37:35n'a pas à introduire.
37:37On a mis 400 ans
37:38à virer les curés
37:39qui avaient le même pouvoir
37:40que le maire quasiment
37:41et foutaient un bordel
37:42pas possible
37:42dans l'institution
37:43et dans l'organisation
37:44du pays.
37:45On l'a oublié,
37:46mais le cardinal
37:46Michelil est cardinal.
37:48C'est un ecclésiastique,
37:50même si c'était
37:51avant tout
37:51un homme politique.
37:52Donc,
37:52on ne peut pas se battre
37:53contre quelqu'un
37:53qui vous dit
37:54que Dieu me l'a dit.
37:55C'est un peu le problème
37:55d'autres religions,
37:56enfin d'autres zones
37:57du monde
37:57par rapport à leur religion
37:58en ce moment.
37:59Donc,
38:00il ne faut surtout pas
38:01introduire
38:01de notions religieuses
38:03dans la gestion
38:05du pays.
38:06Souvent,
38:07on entend dire,
38:07par exemple,
38:08les Français
38:08ne sont pas racistes.
38:09Ce n'est pas vrai.
38:10Moi,
38:12ce n'est pas arrangé.
38:13Les Français,
38:14en partie,
38:14sont racistes.
38:15Mais est-ce que
38:15les institutions le sont ?
38:17Non.
38:17Et heureusement.
38:18Donc,
38:19à l'état de faire passer
38:20dans le pays
38:21le fait que l'institution
38:22a plus raison
38:23que ce que font
38:24une certaine partie
38:25de français.
38:25Je trouve que ce...
38:26J'entends ce que vous dites,
38:28Olivier.
38:28Moi,
38:29je ne peux pas partager
38:30ce sentiment
38:31et surtout pas
38:32le fait de l'essentialiser.
38:33Non,
38:33je ne pense pas
38:34que les Français
38:34soient racistes.
38:35Non,
38:36j'ai précisé
38:36que les Français
38:37sont racistes.
38:37Ah, pardon,
38:38je n'avais pas bien entendu.
38:38Pardon, ok.
38:39Il n'y a qu'à regarder.
38:40Par exemple,
38:40regardez les films
38:41des années 70,
38:42comment les acteurs noirs
38:43sont traités.
38:44Ils ont toujours
38:44un jour de soufif,
38:45ils ont toujours
38:45un nom à la con.
38:46Les Arabes,
38:47c'était pareil.
38:47La marche des beurres
38:48a été pour ça
38:49un truc fantastique
38:49parce qu'enfin,
38:50on a sorti la tête de l'eau.
38:51Mais,
38:52encore une fois,
38:53la question,
38:53c'est est-ce que l'État
38:55doit être religieux
38:56ou il doit être laïque ?
38:57Je pense, moi,
38:58que tous les États
38:59doivent être laïques.
39:00Et ça rejoint
39:00la discussion
39:01du groupe précédent.
39:03C'est toute la difficulté
39:06de dire,
39:09dans cette histoire
39:10de l'Europe judo-chrétienne,
39:11il ne faut pas se mentir
39:12de la part de M. Retailleau,
39:15je pense qu'il y a une idée
39:16de dire
39:16résistons à l'islam.
39:17Oui, bien sûr.
39:18L'islam est une religion politique
39:20et donc,
39:20à l'encontre de ce que je viens
39:21de dire,
39:22je ne suis pas contre l'islam
39:23en tant que religion.
39:24On est bien d'accord.
39:25Elle dicte les lois
39:26de la démocratie du pays.
39:28Ça se télescope après
39:29avec le droit des femmes
39:31qui est le principal écueil.
39:33À chaque fois que vous entendez
39:33quelqu'un parler
39:34de son problème avec l'islam,
39:35c'est de dire
39:36que j'ai un problème
39:36avec le droit des femmes.
39:38Toutes ces choses-là,
39:39il ne faut pas que ça rentre
39:40dans la sphère
39:42des tables de la loi,
39:43à mon sens.
39:44En tout cas,
39:44des tables de la loi.
39:45C'est une façon,
39:46effectivement,
39:47de préserver
39:47une certaine idée
39:48de la liberté.
39:49C'est ce que nous disait
39:50Philippe Juvin ce matin.
39:52Les racines judéo-chrétiennes,
39:54elles véhiculent
39:57une façon de vivre,
39:59un idéal.
40:00et évidemment,
40:01c'est cette liberté-là
40:03que l'on ne veut pas
40:07écorner.
40:08Olivier,
40:10je veux vous reprendre
40:11tout de suite,
40:11mais j'avais envie
40:12d'entendre Julien là-dessus
40:13pour instaurer un dialogue
40:14entre vous.
40:15Julien ?
40:16Oui,
40:17il y a quand même
40:18deux choses
40:18qui me paraissent
40:20importantes
40:21de rappeler.
40:22C'est que,
40:23ça a déjà été plus ou moins
40:24souligné par Olivier,
40:26mais la quasi-totalité
40:27des vos lois
40:27qui ont été votées
40:28dans ce pays
40:29ces dernières
40:30centaines d'années
40:32sont des lois
40:33qui sont d'influence,
40:35on va dire,
40:36d'influence chrétienne,
40:38d'influence catholique.
40:39Ce pays a été fondé
40:41par et pour l'Église
40:42et la laïcité
40:44qui est chère
40:45à son cœur
40:46et est un principe
40:47lui aussi chrétien
40:48puisque c'est dans la Bible,
40:50c'est Jésus qui dit
40:51« Rendez à César
40:52ce qui est à César
40:53et à Dieu ce qui est à Dieu ».
40:54Donc la laïcité
40:55est un principe
40:56qui est chrétien
40:57et qui est tellement chrétien
40:59qu'il n'est pas finalement
41:00compris,
41:00qu'il n'est pas assimilable,
41:02qu'il n'est pas acceptable
41:04par d'autres religions
41:05comme l'islam
41:06puisque vous en avez parlé,
41:08qui sont plus
41:09des théocraties
41:10que des démocraties
41:13libérales et républicaines.
41:14Oui.
41:15Olivier ?
41:17Oui, c'est exactement
41:18pour ça que j'ai essayé
41:19de faire passer
41:19le message suivant.
41:21Ces valeurs
41:21pourraient totalement
41:23dépoussiérer,
41:25déshabiter
41:25de tout concept religieux.
41:27Je les prends pour moi,
41:29je ne voudrais pas vivre
41:30dans un autre pays,
41:30bien que je l'ai vu
41:31beaucoup changer
41:32depuis 60 ans,
41:33mais je ne voudrais pas vivre
41:34dans un autre pays
41:34et je suis entièrement d'accord.
41:35Ces valeurs sont existentielles,
41:37mais elles ne doivent plus
41:38être religieuses
41:39dans la Constitution
41:40et comme ça,
41:42elles seront préservées.
41:42s'il y a le moindre trace,
41:44le moindre soupçon
41:45de dire qu'elles sont religieuses,
41:46les gens en face
41:47ont raison de râler.
41:48Oui.
41:48Mais c'est très difficile
41:51de faire rentrer
41:54des valeurs
41:55dans la Constitution,
41:57Olivier.
41:58Mais elles disent déjà.
41:59Le truc,
42:00c'est qu'on est en train
42:00de se faire botter les fesses
42:04parce que pour des raisons
42:06politiciennes,
42:06pour des raisons économiques,
42:09quand je vous disais
42:09que ça rejoint
42:10le sujet
42:13de votre précédent débat,
42:14on nous dit,
42:15un des auditeurs disait
42:17qu'on a besoin
42:18de populations immigrées.
42:19Je suis d'accord avec lui,
42:20mais regardez,
42:20j'ai demandé à Unia,
42:21parce que je prends un sujet
42:22il y a quelque temps,
42:23quels sont les emplois
42:24pris précaires
42:25dans les restaurants ?
42:26Parce que c'est le truc
42:27que tous les policiers
42:28nous ramènent en disant
42:29s'il n'y avait pas
42:30d'immigrés dans les restaurants,
42:31on n'aurait pas de restaurant.
42:32J'ai demandé à Unia
42:33ce qu'il y avait
42:34pour les immigrés clandestins
42:35et les immigrés légaux.
42:37Plongeurs,
42:37éplucheurs de patates,
42:39nettoyeurs du restaurant
42:41et éventuellement
42:42dresseurs de table.
42:43Je suis désolé,
42:44dans les 5 millions
42:45de chômeurs qu'on a
42:45dans ce pays,
42:46tout le monde est capable
42:47de le faire.
42:48On nous dirait,
42:48c'est des mecs spécialisés
42:49en mécanique des fluides,
42:51c'est des mecs spécialisés
42:51en matériaux composites.
42:53Je vous dirais,
42:53ok,
42:53on ne peut pas former
42:54un chômeur à ça.
42:55J'en ai ras-le-bol
42:56qu'on me ramène le truc
42:57en disant
42:57le mec dans le restaurant,
42:59le mec dans le restaurant,
43:00ça peut être un type
43:01qui est au restaurant
43:01et qui ne fait rien
43:02parce que faire la plonge,
43:03tout le monde sait le faire.
43:04Merci Julien
43:05et merci Olivier
43:05pour la qualité de votre échange
43:08sur cette proposition
43:09de Bruno Retailleau.
43:10Stéphanie Demuru
43:11est avec nous.
43:12Bonjour Stéphanie.
43:13Comment ça va ?
43:14Ça va très bien.
43:15Bien reposé.
43:16Premier jour de la semaine,
43:16vous avez fait une petite grasse mat.
43:18Oui, oui, oui.
43:19Et puis,
43:20non,
43:20ça a bien démarré.
43:21C'est très intéressant ce matin.
43:23Beaucoup d'auditeurs
43:24et beaucoup de sujets.
43:25Et vous,
43:26qu'est-ce qu'il y aura
43:28à votre menu ?
43:29Pour nous aussi,
43:30beaucoup de sujets.
43:30On va commencer,
43:31vous savez,
43:31par cette partie conso
43:33de 10h à 10h30
43:35où vous pouvez tous réagir,
43:37évidemment.
43:38Vous savez qu'il y a
43:38la facture électronique maintenant.
43:39Oui.
43:40On a énormément d'artisans,
43:41de commerçants,
43:42d'auto-entrepreneurs
43:43qui nous écoutent.
43:43Il faut nous appeler
43:44pour nous dire
43:45si vous avez déjà choisi
43:46votre plateforme
43:48puisqu'on a l'obligation
43:50maintenant de le faire,
43:51de recevoir des factures électroniques.
43:53On ne vous rate pas en général.
43:54Le banquier vous envoie
43:55des comptables.
43:55Exactement.
43:56Et dans un an,
43:57c'est obligatoire.
43:58Il va falloir vraiment
43:59établir vos factures.
44:01Donc,
44:01on aura le mode d'emploi
44:02avec Benoît Perrin,
44:04de contribuables associés.
44:06Puis,
44:06évidemment,
44:06on reparlera aussi
44:07de cette victoire historique
44:08de l'AFD
44:08parce que ça dit quand même
44:09quelque chose.
44:10Et beaucoup s'inquiètent
44:11alors que d'autres
44:12s'en félicitent.
44:13Et puis,
44:13faut-il inscrire
44:14les racines judéo-chrétiennes
44:16de la France
44:17dans la Constitution ?
44:18C'est une vieille idée
44:19qui revient
44:20avec Bruno Retailleau.
44:22Qu'est-ce que vous en pensez ?
44:23Est-ce que ça vous choque ?
44:24Est-ce que c'est souhaitable
44:25à vous de le dire ?
44:25Et qui passionne les auditeurs.
44:27C'est à suivre
44:2810h midi avec vous,
44:30Stéphanie Demury.
44:31Moi,
44:31je vous dis à demain.
44:32Merci à John
44:33et à Zach
44:35ce matin.
44:36Et bien sûr,
44:37à Juliette Riouffole
44:38et Joseph Ruisse
44:39qui nous préparent
44:41tous les talks
44:41de cette matinale.
44:43Allez,
44:43bonne journée à vous.
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