- há 2 dias
La mort de Ben Laden ne clôt pas la guerre : la menace djihadiste s'est déjà diffusée bien au-delà de l'Afghanistan. En Syrie, la CIA soutient les rebelles contre le dictateur Bachar El-Assad, mais la guerre civile crée un terrain favorable à Al-Qaïda puis à l'Etat islamique, tandis que les attentats se multiplient dans le monde. Même affaibli territorialement, l'Etat islamique laisse derrière lui un conflit durable. Le retrait américain d'Afghanistan sous Trump se termine par le retour chaotique des talibans et d'Al-Qaïda à Kaboul, tandis que la chute de la Syrie aux mains d'un ancien chef jihadiste symbolise un Moyen-Orient profondément remodelé par vingt-cinq ans de guerres secrètes.
Categoria
📚
AprendizadoTranscrição
00:0210 ans après le début de la guerre contre la terreur, l'Amérique, empêtrée dans des scandales à répétition, a
00:09enfin retrouvé la trace de Ben Laden.
00:15C'est une nuit noire, sans lune. L'opération clandestine est suivie en direct depuis la Maison Blanche.
00:26Tout le monde est concentré, les yeux rivés sur ce qu'il se passe. Et à un moment, on entend
00:32des coups de feu.
00:39Puis le silence, 20 minutes de silence.
00:47Les 20 minutes les plus longues de ma vie.
00:56Je me souviens avoir appelé Bill McCraven, le chef des forces spéciales, et lui avoir dit « Bill, qu'est
01:03-ce qu'il se passe, bon sang ? »
01:10McCraven me répond « Je crois qu'on a Géronique ».
01:14Ce qui voulait dire qu'ils avaient eu Ben Laden.
01:18C'est là, je crois, que nous avons tous pu souffler.
01:23La mission était accomplie.
01:25On a un moment donné, il s'agit de l'exemple de la France.
01:31Il s'agit d'un moment donné, il s'agit d'un moment donné.
01:46Il s'agit d'un moment donné.
01:58Je me souviens de la foule qui s'est rassemblée devant et derrière la Maison Blanche et qui criait «
02:05USA, USA » et « CIA, CIA ».
02:09Quelque chose que je pensais ne jamais entendre en tant que directeur.
02:14« USA, USA, USA, USA, USA ! »
02:20Et c'est ainsi que s'est terminé un long chapitre.
02:26Le problème, au bout du compte, c'est que le terrorisme est une idéologie.
02:32Et il est très difficile de tuer une idéologie avec des armes.
02:36« USA, USA, USA ! »
02:41Ben Laden éliminée, Al-Qaïda n'est plus que l'ombre d'elle-même.
02:46Mais d'autres groupes vont reprendre la bannière du djihad et répandre la terreur partout sur la planète.
02:51« USA, USA, USA, USA ! »
03:21Le matin du 11 septembre, j'étais lycéen.
03:25Et comme tous les Américains, j'ai été profondément touché.
03:31« En 2006, j'ai étudié les relations internationales.
03:39Et l'idée de rejoindre la CIA me semblait fascinante.
03:47Je m'appelle David Maklosky, j'étais analyste à la CIA spécialisée sur le Moyen-Orient.
04:10Le printemps arabe commence en Tunisie, fin 2010.
04:14Une révolte contre la brutalité du pouvoir et l'absence de perspectives économiques.
04:19Ils se propagent à l'Égypte, à la Libye, au Yémen, à la Syrie.
04:25Dans la plupart de ces pays, une génération entière, des hommes et des femmes de 20, 30 ans, souvent diplômés,
04:32n'a ni emploi ni avenir économique.
04:37Quelque chose a basculé dans les esprits.
04:41Il y avait eu des décennies de règne familial, de politiques autoritaires et corrompues.
04:50C'était un mouvement politique très virulent.
04:57Mais nous n'avons pas vraiment vu les germes de ce qui était en train de se dérouler au Moyen
05:04-Orient.
05:06Si la CIA est passée à côté des printemps arabes, c'est parce que la CIA n'était pas dans
05:12la rue pour discuter avec les jeunes.
05:16Je pense que c'était une erreur.
05:18Tout le monde s'est mis en retrait en espérant que ça s'arrangerait.
05:21Et le résultat, c'est une série d'États qui sombrent.
05:30En quelques mois, les printemps arabes entraînent la chute des despotes à Tunis, à Tripoli, au Caire.
05:49Mais c'est en Syrie que l'insurrection va prendre un tournant dramatique.
05:55Bachar Al-Assad résiste à la pression de la rue.
05:59Sa famille tient le pays d'une main de fer depuis quatre décennies.
06:04Le dictateur envoie l'armée écraser les rêves de la révolution.
06:10Et l'insurrection vire à la guerre civile.
06:20Barack Obama appelle au départ de Bachar Al-Assad et envoie secrètement la CIA soutenir l'opposition.
06:30Quand la guerre civile éclate en Syrie, le défi pour la CIA, c'est d'identifier ses alliés, avec qui
06:37travailler, à qui on peut faire confiance, quel groupe a une vraie chance de s'imposer.
06:43Mais comme dans beaucoup de révolutions, il n'y a pas un seul chef.
06:47En Syrie, c'était extrêmement complexe.
06:53L'objectif est de renverser Bachar Al-Assad.
06:59Comme la France connaît très très bien le terrain syrien, nous engageons une coopération très étroite avec la CIA.
07:10Dans l'aide que nous apportons aux groupes syriens, nous avons toujours eu à l'esprit le risque que certains
07:19de ces groupes pouvaient évoluer négativement ou pouvaient se retourner contre nous.
07:29À l'époque, je gérais le dossier syrien à la CIA.
07:36Il y avait probablement entre 1200 et 1600 groupes révolutionnaires distincts.
07:47Sans lien entre eux, sans unité, sans coordination.
07:56Certains étaient très laïcs, d'autres très religieux, d'autres encore très politiques.
08:08Notre rôle, c'était d'essayer autant que possible de les unifier.
08:18Au fil des mois, la CIA constate que les groupes armés les plus à même de prendre le pouvoir en
08:23Syrie sont liés à son pire ennemi, Al-Qaïda.
08:32Le terrorisme prend racine dans les pays en crise.
08:37Lorsque des pays s'effondrent, c'est là que le terrorisme commence à pointer son nez.
08:46Ce qui se passe, c'est que l'on voit les anciens réseaux d'Al-Qaïda en Irak faire demi
08:50-tour pour se rendre en Syrie.
08:56Al-Qaïda et les groupes qui lui ressemblent, on les voit en embuscade au marge de ces mouvements pro-démocratie.
09:03Ils attendent leur heure.
09:08À l'été 2013, deux ans après le début de la guerre civile, une attaque de l'armée de Bachar
09:13el-Assad va offrir aux djihadistes l'opportunité d'étendre leur emprise.
09:24Ces bombardements sur Damas en Syrie, l'armée régulière a frappé ce matin des bastions rebelles dans la banlieue de
09:30la capitale syrienne.
09:31Une attaque d'une rare intensité qui aurait fait plusieurs centaines de victimes.
09:35L'opposition accuse le régime de Bachar el-Assad d'avoir utilisé des gaz neurotoxiques.
09:44La CIA a tenté de faire sortir clandestinement du pays des échantillons pour les analyser et déterminer quels produits ont
09:51été utilisés.
09:54Nous avons des échantillons d'animaux, des échantillons d'êtres humains, nous avons des témoignages directs.
10:03Les résultats du laboratoire sont concordants.
10:06Bachar el-Assad a utilisé des armes chimiques.
10:111300 morts et des centaines de blessés, ce serait donc le dernier bilan de l'attaque de grande ampleur menée
10:16par le régime syrien.
10:18Les victimes ne cessent d'arriver. Les enfants sont les plus touchés. Ils résisteraient moins au gaz sarin.
10:25Un homme demande ce que les enfants ont fait pour mériter une telle mort.
10:33Obama avait promis une riposte militaire contre le régime syrien en cas d'utilisation d'armes chimiques.
10:45Obama a dû prendre une décision très difficile.
11:12À ce stade, les Syriens étaient convaincus que malgré ce qu'avait dit le président Obama,
11:18on allait détourner le regard.
11:21Et ils avaient raison.
11:27Le président Obama envisage des frappes auxquelles nous aurions été associés avec les Britanniques.
11:34Et tout d'un coup, le président Obama se défile et informe le président Hollande
11:40qu'il a décidé de renoncer à ces frappes.
11:46Le président américain a une crainte.
11:49S'embourber militairement dans un nouveau conflit au Moyen-Orient.
11:54Je pensais que c'était une erreur.
12:01Si vous mettez une ligne rouge en tant que président des Etats-Unis et qu'elle est franchie,
12:06vous devez répondre.
12:08Tracer une ligne rouge et ne rien faire, cela a des conséquences.
12:12C'est vrai.
12:13Tous ceux avec qui on essaye de travailler finissent par perdre confiance en nous.
12:20Si on avait vraiment soutenu ce mouvement, on aurait pu fédérer tous ces acteurs.
12:27On ne l'a pas fait.
12:29On a raté une occasion de soutenir ceux qui étaient en première ligne
12:32face aux forces du régime meurtrier de Bachar Al-Assad.
12:37À ce moment-là, il se produit une bascule parce que l'opposition syrienne se trouve en porte-à-faux
12:45et les modérés s'effacent au profit des radicaux.
12:54Même quand la CIA identifiait des groupes avec lesquels elle pensait pouvoir travailler,
12:58qu'elle mettait en place de coûteux programmes de formation au maniement des armes,
13:02aux techniques de communication et d'organisation,
13:05ces mêmes individus finissaient souvent par tout plaquer pour rejoindre Al-Qaïda.
13:10C'étaient des milliards de dollars partis directement dans les poches de nos ennemis.
13:17Entraînés et armés,
13:19certains de ces groupes, jusque-là modérés, vont grossir les rangs des forces djihadistes.
13:24Aux côtés de fondamentalistes venus du monde entier,
13:27ils prennent le contrôle de pans entiers de l'Irak et de la Syrie
13:30pour donner naissance, 13 ans après le 11 septembre
13:33et deux ans après la mort de Ben Laden,
13:35un nouveau monstre,
13:36l'État islamique.
13:39Et au milieu de l'année 2014,
13:41on se retrouve dans une situation extraordinaire
13:44où un groupe terroriste contrôle un territoire
13:47plus vaste que l'ensemble du Royaume-Uni.
14:19Le Royaume-Uni.
14:22Voir l'État islamique
14:24proclamer l'établissement d'un califat
14:26dans le nord de l'Irak,
14:28là où j'avais passé la majeure partie
14:30de la première année de la guerre,
14:32voir ça,
14:34c'était terrible,
14:36franchement.
14:37C'était horrible.
14:39On avait fait tant de sacrifices.
14:47En pratiquant les exécutions sommaires,
14:49les pillages et les viols,
14:52l'État islamique fait régner la terreur sur son territoire.
14:56Bien plus puissante, plus riche et dangereuse
14:59que ne l'a jamais été Al-Qaïda,
15:01l'organisation va désormais projeter sa guerre sainte
15:03dans le monde entier.
15:08Ce qui nous préoccupe beaucoup chez eux,
15:12c'est que dans leur idéologie,
15:14il y a cette notion d'ennemi à frapper.
15:17Et qu'il faut atteindre des cibles lointaines,
15:20en Occident.
15:20« D'une certaine façon,
15:24c'est très benladenesque.
15:30C'est un petit groupe très motivé idéologiquement,
15:35impitoyable.
15:37Infiltrer ces groupes,
15:38accéder à leur communication,
15:39ce n'est pas toujours possible.
15:42Et donc, on peut se retrouver pris par surprise. »
15:55« Au moment où je m'exprime,
15:58des attaques terroristes d'une ampleur sans précédent
16:01sont en cours dans l'agglomération parisienne.
16:06Il y a plusieurs dizaines de tués.
16:10Il y a beaucoup de blessés.
16:13C'est une horreur.
16:15C'est une terrible épreuve.
16:17Qui sont ces criminels ?
16:18Qui sont ces terroristes ?
16:20On avait des renseignements techniques
16:22que les Américains n'avaient pas sur l'État islamique.
16:26Des renseignements qui, malheureusement,
16:28n'ont pas suffi pour empêcher les attentats de novembre 2015.
16:35Le fait même que cette attaque ait eu lieu
16:38en fait presque par définition un échec du renseignement.
16:42Parce qu'on n'avait pas,
16:43ou le gouvernement français n'avait pas,
16:45quelqu'un à l'intérieur de cette cellule
16:47pour fournir les informations
16:49qui auraient permis de déjouer cette attaque.
16:56On pourrait comparer l'État islamique
16:58à un cancer qui métastase.
17:01Parce qu'en fin de compte,
17:02le groupe commence à s'appuyer sur des loups solitaires,
17:05des individus qui agissent de leur propre chef.
17:15L'explosion a eu lieu il y a quelques minutes,
17:17en plein centre de Bruxelles,
17:19dans une rame de métro à la station Malbec.
17:21Sur la promenade des Anglais à Nice,
17:23le feu d'artifice du 14 juillet
17:24vient de se terminer
17:26lorsque tout à coup,
17:27un camion fonce sur la foule.
17:29Les Européens étaient clairement visés,
17:31les Américains aussi,
17:33mais n'importe quel pays du monde
17:35qui ne plaisait pas à l'État islamique
17:36pouvaient devenir une cible.
17:40L'horreur, ce soir à Berlin,
17:42la poids lourde et sa remorque
17:44ont foncé sur un marché de Noël.
17:47Des dizaines de blessés
17:49sur le pont de Westminster.
17:50Londres vient de vivre une attaque terroriste.
17:54Les disciples et les agents de l'État islamique
17:56se déploient aux quatre coins du monde
17:58pour frapper en son nom.
18:01Un attentat au camion-bélier
18:03s'est produit ce vendredi midi
18:04en plein cœur de Stockholm, en Suède.
18:06On déplore au moins quatre morts
18:08et quinze blessés
18:09parmi lesquels des enfants.
18:10C'est très difficile de les neutraliser.
18:14Et ça devient une mission à temps plein
18:15pour la CIA
18:16de repérer et de démanteler
18:18ces cellules de l'État islamique.
18:20Le marché de Noël de Strasbourg,
18:23endeuillé par un attentat terroriste.
18:25Un individu de 29 ans
18:26a ouvert le feu en plein cœur du marché,
18:29tuant au moins trois personnes
18:30et en blessant douze autres.
18:3315 ans après les attentats du 11 septembre,
18:36le terrorisme islamiste
18:37est devenu une menace mondiale.
18:40Son étendue acte l'échec
18:42de la guerre contre la terreur
18:43menée par Washington et la CIA.
18:52Alors qu'il n'est encore que candidat
18:54à l'élection présidentielle américaine,
18:56Donald Trump promet de mettre
18:58un terme à ce fiasco.
19:06Overseas, ISIS
19:08has carried out
19:09an absolute atrocity.
19:11We cannot let
19:13this evil
19:15continue.
19:19Our current strategy
19:21is a proven
19:22absolute failure.
19:24Our new approach
19:25must be
19:27to halt
19:27the spread
19:29of radical
19:30Islam.
19:34À peine intronisé
19:36président des États-Unis,
19:37Donald Trump ordonne
19:39à la CIA
19:39de recentrer ses priorités
19:40en oubliant la lutte
19:42contre Bachar al-Assad.
19:46Le nouvel ennemi
19:47qu'il faut éliminer
19:48est désormais
19:49l'État islamique.
19:56La lutte contre le terrorisme,
19:58c'est un métier
19:58dont on ne décroche
19:59jamais vraiment.
20:01Ce qui s'est passé
20:02avec l'État islamique
20:03illustre parfaitement
20:04comment les États-Unis
20:05ont fait des efforts
20:05considérables en temps
20:06et en ressources
20:07jusqu'à vaincre cette armée.
20:09Et on l'a fait.
20:13On contribue
20:14à mettre sur pied
20:15une large coalition
20:16internationale
20:17qui va effectivement
20:19combattre l'État islamique
20:20et qui va réduire
20:22son contrôle territorial
20:23à quelques poches
20:24résiduelles en Irak
20:25et dans le centre
20:26de la Syrie.
20:30Ça finit par porter
20:31ses fruits.
20:32C'est sanglant,
20:33c'est horrible,
20:34mais l'État islamique
20:35en sort considérablement
20:36affaibli.
20:41Le drapeau noir de Daesh
20:42et ses milliers d'hommes
20:44ont donc été chassés
20:45de Syrie.
20:47L'alliance des forces
20:48arabes et kurdes
20:49a vaincu
20:50le groupe État islamique.
20:53Nous les avons également
20:55soutenus,
20:55une fois de plus,
20:58par notre puissance aérienne,
21:00notre logistique,
21:01nos renseignements,
21:02notre surveillance,
21:03nos reconnaissances
21:04et tout le reste.
21:05Et c'était formidable,
21:07franchement,
21:08de voir la défaite
21:09de l'État islamique.
21:14Le califat est tombé.
21:17La CIA multiplie désormais
21:18les efforts pour retrouver
21:19son chef,
21:20Abu Bakr al-Baghdadi.
21:25L'agence finit par remonter
21:27sa trace
21:27et le localiser.
21:33Les forces spéciales
21:34à ses trousses,
21:35le calife déchu
21:36met fin à ses jours
21:37au cours d'un assaut.
21:40Sa résidence est bombardée
21:42pour éviter
21:43qu'elle ne devienne
21:43un sanctuaire.
21:53Abou Bakr al-Baghdadi
21:56est mort.
21:57Il a mort comme un pire.
21:59Il a mort comme un couture.
22:01Le monde est maintenant
22:03un endroit plus plus
22:04plus rapide.
22:07Je ne suis pas certain
22:08que Trump ait jamais
22:09vraiment compris
22:10ce qui se passait
22:11exactement au Moyen-Orient.
22:17Je pense qu'en 2019,
22:19il était heureux
22:19de s'attribuer
22:20le mérite
22:21de ce que les États-Unis
22:22et les forces alliées
22:23avaient fait
22:24en détruisant
22:25le califat
22:26et le territoire
22:26de Daesh.
22:42Mais il n'a jamais compris
22:44que nous n'avions pas
22:45anéanti l'État islamique.
22:47Ils avaient toujours
22:47des capacités terroristes.
22:49Le califat a été éliminé,
22:51mais pas l'État islamique
22:52lui-même.
22:54On a éliminé
22:56l'organe central
22:57du groupe.
22:58On a supprimé
23:00leurs sanctuaires
23:00en Irak
23:01et en Syrie.
23:03Mais maintenant,
23:04ils sont disséminés
23:05partout.
23:09Les combattants
23:10de l'État islamique
23:11se tèrent
23:11dans certaines zones
23:12de la Syrie
23:13et de l'Irak.
23:14D'autres s'installent
23:15en Afghanistan,
23:17là où les attentats
23:17du 11 septembre
23:18ont été fomentés
23:1920 ans plus tôt.
23:22L'Amérique
23:23n'est toujours pas
23:23parvenue
23:24à y instaurer
23:24la démocratie.
23:27Pire,
23:28les talibans,
23:29qui n'ont jamais
23:29abandonné l'idée
23:30de reprendre le pays,
23:32menacent directement
23:32le pouvoir
23:33soutenu par la CIA.
23:39Lors de son premier mandat,
23:41Donald Trump décide
23:42d'en finir
23:43avec la guerre
23:43en Afghanistan,
23:45une bonne fois pour toutes.
23:47Il conclut
23:48un accord
23:48avec les talibans,
23:49un accord
23:50par lequel
23:51les États-Unis
23:51s'engagent
23:52à retirer
23:53leurs forces militaires.
23:58J'ai trouvé
23:58cet accord
23:59désastreux.
24:01Dès le départ,
24:02j'ai pensé
24:02que c'était
24:03qu'une erreur
24:04que les États-Unis
24:05négocient
24:05uniquement
24:06avec les talibans
24:07sans associer
24:08le gouvernement
24:09afghan.
24:16Cet accord
24:17prévoyait
24:18le retrait
24:18des troupes
24:19à la date
24:19du 11 septembre
24:202021.
24:25Mais,
24:27à l'approche
24:29de la date,
24:32la CIA
24:33a averti
24:34d'un danger.
24:36les talibans
24:37s'apprêtent
24:38à prendre
24:38le pouvoir
24:38par la force.
24:44Sans attendre
24:45cette date
24:45si symbolique
24:46du 11 septembre
24:47ni le retrait
24:47des troupes
24:48américaines,
24:48les talibans
24:49lancent leur offensive.
24:52En quelques semaines,
24:54ils font tomber
24:54les provinces
24:55une à une,
24:57avant d'entrer
24:58dans Kaboul
24:58et de reprendre
24:59le pouvoir.
25:05Nos services
25:06de renseignement
25:07avaient estimé
25:08que le gouvernement
25:09s'effondrerait
25:10en quelques mois
25:10après le retrait
25:11américain.
25:13La seule surprise
25:14a été la rapidité
25:15avec laquelle
25:16cet effondrement
25:16s'est produit.
25:20Les alliés
25:21afghans
25:21des États-Unis
25:23se sont retirés
25:24du champ de bataille
25:25et ont rejoint
25:26ceux dont ils savaient
25:27qu'ils allaient
25:28gagner la guerre.
25:30absolument pas surpris
25:31que les citoyens
25:34et les soldats
25:35de l'armée nationale
25:36afghane
25:36aient choisi
25:37de ne pas se battre
25:41c'est le signe
25:43qu'ils se reconnaissaient
25:44davantage
25:45dans ce que
25:45proposaient
25:46les talibans
25:47que dans ce que
25:48nous leur offrions
25:48nous.
25:56J'ai alors
25:57repensé au début
25:58quand je négociais
26:00avec les talibans
26:02ils m'avaient dit
26:03à l'époque
26:03qu'on finirait
26:04par connaître
26:05le même sort
26:06que les soviétiques.
26:09Vingt ans plus tard
26:10il s'avère
26:11qu'ils avaient raison
26:11et les États-Unis
26:13ont fini par quitter
26:14le pays
26:14dans le déshonneur.
26:24l'armée américaine
26:25se retire
26:25dans la précipitation
26:27dans son sillage
26:28des dizaines
26:29de milliers
26:30de personnes
26:30tentent de rejoindre
26:31l'aéroport
26:32pour fuir
26:33le retour
26:33des fondamentalistes
26:36mais Kaboul
26:37va basculer
26:38un peu plus
26:38dans l'horreur
26:40un terroriste
26:41profite du chaos
26:41pour se faufiler
26:42au milieu
26:43de la foule
26:5413 militaires américains
26:55et 170 civils
26:57afghans
26:57sont tués
27:09Après vingt ans
27:10de guerre
27:11ces images
27:12font le tour du monde
27:15elles deviennent
27:16le symbole
27:16de la débâcle américaine
27:20l'échec
27:21de la promesse
27:21de liberté
27:30Quel gâchis
27:31ces vingt ans passés
27:32à ne rien faire
27:33d'autre qu'être là
27:34année après année
27:37juste là
27:39sans but
27:40sans stratégie
27:41juste là
27:44et puis on est parti
27:46comme au Vietnam
27:49comme en Libye
27:50en Somalie
27:52comme en Irak
28:00la chute de Kaboul
28:01la chute de Kaboul
28:01a été bien entendu
28:02une période
28:02très sombre
28:03pour la CIA
28:05mais un an plus tard
28:06il y a eu un moment
28:07d'espoir
28:08quand l'agence
28:09est parvenue
28:09à localiser
28:10quelqu'un
28:11qu'elle traquait
28:11depuis très longtemps
28:15Eman al-Zawahiri
28:16le leader d'Al Qaeda
28:18était le bras droit
28:19de Ben Laden
28:20lors des attentats
28:20du 11 septembre
28:24Zawahiri se cachait
28:25à Kaboul
28:26presque à la vue
28:27de tous
28:29la CIA
28:29a fini par le trouver
28:37et puis tôt un matin
28:39alors qu'il se levait
28:40pour faire sa prière
28:42Zawahiri est sorti
28:43sur son balcon
28:44et un drone Reaper
28:45de la CIA
28:46l'attendait
28:51dimanche à l'aube
28:52Eman al-Zawahiri
28:53leader d'Al Qaeda
28:54est abattu
28:55par un drone américain
28:57dans sa résidence
28:58à Kaboul
29:00c'est l'une
29:01de ces armes spéciales
29:02que la CIA
29:03a mise au point
29:03pour des attaques
29:04comme celle-ci
29:05avec une charge
29:05explosive limitée
29:07qui a permis
29:08de neutraliser
29:08Zawahiri
29:09sans dommage collatéral
29:12la CIA
29:13peut s'enorgueillir
29:14de cette victoire
29:16mais en plus
29:17de deux décennies
29:18des générations
29:19de combattants
29:20ont été abreuvées
29:20de préceptes djihadistes
29:22des conquérants
29:23qui savent
29:24attendre leur moment
29:30alors que l'Afghanistan
29:32vient de retomber
29:32aux mains des talibans
29:33en Syrie
29:34Bachar el-Assad
29:36n'a d'autre choix
29:36lui aussi
29:37que de fuir
29:37devant l'avancée
29:38des opposants
29:41la une ce matin
29:43c'est évidemment
29:43Damas et la Syrie
29:45débarrassés
29:45de Bachar el-Assad
29:48depuis un peu plus
29:49de 24 heures
29:50Bachar el-Assad
29:51s'est réfugié
29:52à Moscou
29:54son palais
29:55et sa résidence
29:56ont été incendiés
29:57et pillés
29:58ses portraits
29:59sont criblés
29:59de balles
30:06le tombeur
30:07de Bachar el-Assad
30:09s'appelle
30:09Abu Muhammad
30:10al-Jolani
30:11chef des rebelles
30:12islamistes
30:14j'étais sous le choc
30:16je le suis toujours
30:21que cet homme
30:22dirige maintenant
30:22le pays
30:23c'est sidérant
30:27et quand on regarde
30:29son passé
30:30c'est vertigineux
30:31il s'est battu
30:32contre les Etats-Unis
30:35barbe noire
30:36et veste de treillis
30:37il ne porte plus
30:38le turban
30:39des djihadistes
30:39c'est dans la célèbre
30:41mosquée des Omeyad
30:42qu'il a donné
30:43son premier discours
30:44hier soir
31:02c'était un moment effrayant
31:04car tout le monde
31:05était convaincu
31:06qu'Al Qaïda
31:07prenait le contrôle
31:07du pays
31:08avec des conséquences
31:10désastreuses
31:10non seulement
31:11pour la région
31:12mais pour le monde entier
31:15Al-Joulani
31:16abandonne son nom
31:17de guerre
31:17et reprend
31:18sa véritable identité
31:20Ahmad Al-Jahre
31:21la CIA
31:22connait bien
31:23le nouvel homme
31:23fort de la Syrie
31:25considéré
31:25comme un terroriste
31:26de premier plan
31:27sa tête
31:28avait été mise
31:29à prix
31:29par l'administration
31:30américaine
31:3110 millions
31:32de dollars
31:34il n'y a que
31:35deux possibilités
31:36pour se débarrasser
31:37d'un terroriste
31:38soit vous le tuez
31:39soit vous en faites
31:40un homme politique
31:42quand on dirige
31:43un pays
31:44on ne peut plus
31:45vraiment être
31:45un terroriste
31:57Ahmed Al-Shahre
31:58a été détenu
31:58pendant 5 ans
31:59en Irak
32:00en tant que chef
32:01de cellule
32:01d'Al Qaïda
32:02à l'époque
32:02où j'étais commandant
32:04il s'est ensuite
32:05rendu en Syrie
32:06après sa libération
32:07et y a créé
32:08la branche syrienne
32:09d'Al Qaïda
32:11ceci est un serment
32:12d'allégeance
32:13que nous renouvelons
32:14publiquement
32:15à cher Ayman al-Zawari
32:16le numéro 1
32:17d'Al Qaïda
32:17nous lui promettons
32:19obéissance
32:19en toutes circonstances
32:23Al-Shahre dirigeait
32:25alors l'une des
32:25organisations djihadistes
32:26les plus puissantes
32:27et lourdement armées
32:28de Syrie
32:31le front Al-Nosra
32:35c'est à cette époque
32:36qu'il devient
32:36un leader incontournable
32:37et redouté
32:42même si on reconnaît
32:44qu'ils étaient
32:44les plus efficaces
32:45sur le terrain
32:46et les mieux placés
32:47pour l'emporter
32:50les raisons
32:51de ne pas traiter
32:51avec Jabhat al-Nosra
32:52ne manquaient pas
32:55les droits de l'homme
32:56les valeurs fondamentales
32:57l'hostilité aux américains
33:01Al-Jolani
33:01avait prêté allégeance
33:02à Ben Laden
33:03Jabhat al-Nosra
33:05c'était Al-Qaïda
33:06pur et dur
33:10après 13 ans
33:11de guerre civile
33:12Al-Jolani lance
33:14l'assaut décisif
33:15contre le pouvoir
33:15à Damas
33:16en décembre 2024
33:20l'opposition démocratique
33:22longtemps soutenue
33:22par la CIA
33:23est hors jeu
33:25c'est l'un des pires
33:26adversaires de l'Amérique
33:27qui met fin
33:28à 53 ans de dictature
33:33personne ne croyait
33:34qu'il serait assez puissant
33:35pour prendre toute la Syrie
33:37ça a été une surprise totale
33:39pour tout le monde
33:39même à la CIA
33:45fin 2024
33:46il prend le contrôle
33:47du pays entier
33:53on assiste alors
33:54à un moment stupéfiant
33:56le grand dictateur Assad
33:58qu'on croyait président à vie
33:59est contraint
34:00de monter dans un avion
34:01avec sa famille
34:02pour fuir vers Moscou
34:03et ce chef djihadiste légendaire
34:09prend le pouvoir
34:10à Damas
34:14en à peine 12 jours
34:16Al-Sharey a fait tomber
34:17le régime
34:19l'administration américaine
34:20et la CIA
34:21se retrouvent devant
34:22le fait accompli
34:23mais ils vont très vite
34:25malgré son parcours
34:26s'accommoder
34:27de ce nouvel homme fort
34:36en marge de l'Assemblée générale
34:37des Nations Unies
34:38Ahmad Al-Sharey
34:40est invité
34:40à New York
34:47L'ancien terroriste
34:49est accueilli en grande pompe
34:50pour avoir délivré la Syrie
34:52d'un demi-siècle
34:53de dictature sanguinaire
34:57Sous-titrage Société Radio-Canada
34:59Ce garçon a été donné le plus grand honneur de sa vie,
35:03pour vous attendre devant vous et la guerre libre aujourd'hui
35:07et présenter le héros, le gars qui a pris la liberté à la Syrie.
35:13J'ai l'honneur d'introduire vous à la présidente de Syrie,
35:17M. Ahmad al-Sharah, et à General David Petroyouf.
35:23Salaamu alaikum, Sayyid Raiz.
35:25Aylem wa sallam.
35:25Aylem wa sallam.
35:27Et Sharaf Nasadi.
35:29Je ne l'avais jamais rencontré auparavant.
35:32Je l'ai trouvé très impressionnant, éloquent, réfléchi,
35:35et capable de répondre aux questions difficiles,
35:38avec une simplicité désarmante.
35:41Comme vous le savez, M. le Président,
35:43j'ai passé 37 ans dans l'armée US,
35:46et j'étais un solde, pas un diplôme.
35:48J'espère que vous m'aurez pardonné
35:50si je parle avec la directité de l'ancien solde que j'en suis
35:53quand j'ai la première question.
35:54de l'ancien solde que j'ai la première question
36:24out of the way.
36:24Please help us understand
36:29Il a reconnu que même si nous étions dans des camps différents,
36:35nous souhaitions désormais tous atteindre un objectif commun.
36:38Nous vous souhaitons de l'ancien solde et de l'ancien solde
36:40et du travail difficile.
36:42Nous espérons évidemment que votre succès,
36:45Inshallah,
36:46et que vous êtes beaucoup de fans,
36:48et je suis l'un d'entre eux.
37:01de l'ancien solde et de l'ancien solde et de l'ancien solde,
37:13et je suis l'ancien solde et de l'ancien solde.
37:22Quelques rares images montrent une rencontre chaleureuse.
37:26Mais les négociations se déroulent à huit clous.
37:32Al Charest s'engage à lutter contre le terrorisme,
37:34en échange de la levée des sanctions économiques qui asphyxient son pays.
37:43Au bout du compte, le nouveau dirigeant syrien,
37:49que la CIA avait catalogué il y a des années comme islamiste et djihadiste,
38:01se révèle être un homme plutôt raisonnable.
38:05Il s'est rasé la barbe, a troqué son treillis pour un costume cravate.
38:09Ça ne voulait pas dire qu'il avait cessé d'être un terroriste.
38:12Aujourd'hui encore, j'ai des doutes sur le fait qu'il ait vraiment renoncé au terrorisme.
38:17Ce qu'il veut, c'est l'aide de l'Occident.
38:18Il est prêt à dire beaucoup de choses pour l'obtenir.
38:24Aujourd'hui, Al Qaïda est devenu légitime en Syrie.
38:27Ils dirigent le pays.
38:30Mais au final, le terrorisme existe toujours.
38:34Ce n'est pas parce qu'on n'en parle plus qu'il a disparu.
38:38On ne parlait pas de terrorisme avant le 11 septembre.
38:40Il n'a pas disparu.
38:49La guerre contre la terreur aura provoqué la mort de 7000 Américains.
38:54Et de centaines de milliers d'autres civils, soldats et miliciens de nombreuses nationalités.
39:05Contrairement aux promesses faites en 2001 par George W. Bush, les réseaux djihadistes qui menacent le monde n'ont jamais
39:12été éradiqués.
39:17La guerre contre la terreur, c'est comme la guerre contre la drogue.
39:21On ne peut pas la gagner.
39:24Comment mener une guerre contre la terreur ?
39:27Et quelles sont les conséquences pour vous lorsque vous menez cette guerre ?
39:32Le 11 septembre a tout changé.
39:35Nous avons dû faire des choses insensées.
39:39Tout a commencé avec George W. Bush et nous n'avons jamais réussi à accomplir ce que nous disions être
39:44notre mission.
39:51Le 11 septembre, d'une certaine manière, a transformé non seulement la CIA et la communauté du renseignement, mais aussi
39:57le gouvernement américain.
39:58Et je ne pense pas que ce soit forcément pour le mieux.
40:04La guerre mondiale contre le terrorisme, à bien des égards, nous a fait perdre de vue deux des principales menaces
40:09qui pèsent actuellement sur les États-Unis.
40:14La CIA n'a réalisé que trop tard combien ces ennemis historiques que sont la Russie et la Chine devenaient
40:20une menace plus importante encore.
40:24L'espionnage du Kremlin a donc été considérablement renforcé ces dernières années.
40:30Et 20% du budget de l'agence sont désormais dédiés à la surveillance de la Chine.
40:38Mais au-delà de ces deux grandes menaces contre lesquelles la CIA s'est réorganisée, un autre danger, plus insidieux,
40:45plane sur l'agence.
40:46Une menace de l'intérieur.
40:50Le président des États-Unis en personne.
40:55Il a toujours eu de l'antipathie pour la CIA.
40:58Et l'agence en a payé le prix du fait de la méfiance de Trump envers ceux qui y travaillent.
41:06Je m'inquiète pour l'avenir de la CIA.
41:08Le président Trump a ouvertement déclaré « Je ne crois pas à mes propres services de renseignement ».
41:13Il considère qu'elle fait partie de l'État profond.
41:18Quiconque ne se montre pas résolument favorable à l'administration est considéré comme suspect.
41:26Il est assez évident qu'il préférerait un service de renseignement dont les gens feraient tout ce qu'ils demandent
41:33sans jamais poser de questions.
41:39À la CIA, on a demandé aux officiers de prêter allégeance à Trump.
41:44Et on leur a posé ces questions.
41:47Pour qui avez-vous voté en 2024 ?
41:50Et que pensez-vous de l'insurrection du 6 janvier au Capitole ?
41:55Ces questions avaient un seul but.
41:58Éliminer ceux qui n'étaient pas loyaux à 100% envers Donald Trump.
42:05Les conditions sont aujourd'hui réunies pour un échec catastrophique du renseignement.
42:12Comme dans les mois et les semaines qui ont précédé le 11 septembre.
42:17Nous sommes les États-Unis d'amnésie.
42:40On estazement au Probable d'escalerient qui ont qu'un vide et lχriveur de prendre leur titre de loi.
42:40L' camping comme cetteple brighten.
42:40абсолют de regenerateur est intréible.
43:02Mais, au 13,hanc, sur la dette l'emm�,
43:02Voici un premier du mur pourихens les infirmières.
43:02J'aiimore, la musique à speed Worldiek 2020.
43:02par省 address par ACE à desłams d' connaissance et le offermits des bénissieceurs et vendits des包ables à hausser un peu
43:03plus employees.
43:04Les t'apes qu'elles me ajoutent les chats occître ont
Comentários