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  • il y a 2 mois
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.

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00:00Joli documentaire, très beau documentaire, et c'est vrai qu'il nous manque.
00:03Il nous manque énormément, Jean-Paul Belmondo.
00:06Ce sera dimanche exactement, l'anniversaire de sa disparition.
00:10Je salue Myriam Diabeli-Alerarag, bonsoir, professeur d'économie et président de l'association Regards Lycéens.
00:15Hubert Coudurier, bonsoir.
00:17Bonjour Olivier.
00:17Ma visite, directeur de l'info du Télégramme de Brest.
00:19Et Karim Maloum, journaliste également, directeur fondateur de la revue Rupture.
00:23On a beaucoup de sujets, beaucoup de sujets politiques.
00:25On parlera tout à l'heure de la visite de Jordan Bardella à Birmingham.
00:30On parlera aussi d'un scandale qui est lié à l'affaire de pédocriminalité.
00:37On a quelqu'un qui a été, en principe, mis en prison et qui se retrouve en liberté.
00:42On vous dira tout.
00:43Tout à l'heure, on aura l'avocate.
00:45Ça se passe dans les Landes.
00:46Mais tout d'abord, je voulais qu'en quelques minutes, on revienne sur ces images de Jean-Noël Barrault,
00:52qui a été malmené par une étudiante.
00:54En fait, c'est une séquence vraiment extraordinaire parce que vous avez un ministre qui est sûr d'être dans
01:01le camp du bien.
01:02Quoi qu'il fasse, qu'il est irreprochable, la reconnaissance de la Palestine, l'accueil des Gazaouis, il est dans
01:10le camp du bien.
01:10Et il arrive dans un événement qui s'appelle la Fabrique de la Démocratie.
01:15Il y a tout un programme.
01:16Il est interpellé par une jeune fille qui lui reproche deux choses.
01:20D'abord, sa vision sur Gaza.
01:23Et puis aussi, le fait d'avoir augmenté les frais d'inscription pour les étudiants étrangers.
01:29On va regarder cette séquence et puis vous allez la commenter.
01:31Regardez bien le service de sécurité de Jean-Noël Barrault.
01:35Autour, ils sont quatre ou cinq.
01:36Ça a flippé quand même.
01:38Dans la réalité, la diplomatie de votre gouvernement, c'est d'appliquer le décret bienvenu en France pour faire payer
01:434000 euros le master aux étudiants étrangers et les exclure de nos universités.
01:48C'est de nous faire croire que les responsables du déficit budgétaire, ce seraient nos camarades de classe algériens, marocains,
01:54sénégalais et burkinabés qui viennent chercher en France les perspectives d'avenir que l'impérialisme français leur a volé dans
02:00leur pays.
02:00Alors nous, on est là aujourd'hui pour vous dire que vous n'êtes pas le bienvenu dans nos universités,
02:05que notre gouvernement détruit en baissant les budgets et en faisant porter le chapeau aux étudiants étrangers.
02:11Vous n'êtes pas le bienvenu dans nos universités où votre gouvernement veut appliquer le principe de préférence nationale alors
02:17que c'est le programme de Marine Le Pen et de Jordan Bardella
02:20et que dans deux mois, vous allez nous dire de voter pour vous pour faire barrage à l'extrême droite.
02:25Votre événement, il s'appelle le ministre face à la jeunesse.
02:28Donc là, voilà la jeunesse, celle qui ne sera jamais dans vos ministres et dans vos ambassades à appliquer la
02:33politique de l'impérialisme français,
02:35celle qui se bat contre la complicité de la France avec Israël et contre le génocide en Palestine
02:40et celle qui sera dans la rue le 29 septembre pour défendre une université ouverte aux étudiants étrangers.
02:46Et pas de rentrer sans étudiants étrangers ! Et pas de rentrer sans étudiants étrangers !
02:53Alors, la parole est absolument libre et j'entends et j'accueille tout ce que vous avez dit.
02:57En revanche, je veux d'abord exprimer quelques désaccords profonds.
03:02Tout le monde est toujours le bienvenu à l'université.
03:05L'université est ouverte à tous et quand on dialogue, on écoute son interlocuteur.
03:12Même si on est radicalement en désaccord avec lui.
03:15Même si on est en désaccord avec lui.
03:17Vous affirmez que la France est complice d'Israël.
03:21Alors que de tous les pays du monde, je n'en connais pas d'autres, on pourra en discuter,
03:27qui est fait autant pour la cause palestinienne que la France depuis le 7 octobre dernier.
03:34Et oui ! Et je vous invite à citer un seul pays du monde qui est fait autant.
03:40C'est en France qu'a été accueillie la première conférence humanitaire pour Gaza.
03:47C'est la France qui a été à l'origine des sanctions contre les colons.
03:51C'est la France qui a rassemblé la communauté internationale.
04:00Voilà, vous n'êtes pas le bienvenu.
04:02Bon, je crois que cette jeune femme a gagné son ticket d'entrée à France Inter, ça c'est sûr.
04:06Karim ?
04:07En fait, un ministre d'État n'est pas le bienvenu dans une université d'État.
04:13Je ne sais pas, c'est ridicule et grave à la fois.
04:17Je retiens le caractère grave.
04:20Parce que voilà une étudiante, certainement un gauchiste, qui interpelle un ministre.
04:26Une interprétation, quelle est l'égauchiste ?
04:27Elle peut être encore plus que...
04:29C'est plus.
04:30En fait, qui ne respecte pas l'autorité, qui ne respecte pas les représentants de l'État,
04:35ça témoigne aussi de cette idée partout, partout, partout.
04:38On ne respecte rien, ni la police, ni un ministre d'État, ni un policier, ni un gendarme.
04:43Et surtout, les sujets abordés rapidement, je termine.
04:48Tout le temps, et ça revient à Gaza.
04:50Ah, c'est toujours.
04:51Tout le temps sur Gaza.
04:52Ce qui les intéresse, ce n'est pas la Palestine, c'est le Hamas.
04:55Ce qui les intéresse, c'est la violence du Hamas.
04:57Ce n'est pas défendre les Palestiniens.
04:58On peut tous défendre les Palestiniens.
05:00Ce n'est pas un souci, ça.
05:03Ce qui est inquiétant, en fait, c'est que ce n'est pas la première fois.
05:06D'autres personnages politiques ont connu les mêmes déboires.
05:09On assiste à la banalisation de la sédition universitaire.
05:13Tant qu'on ne punit pas, tant qu'on ne sanctionne pas, on laisse libre cours.
05:16Aujourd'hui, ce type d'événement, c'est symptomatique d'une jeunesse qui est radicalisée,
05:20d'une jeunesse intersectionnelle, d'une jeunesse de la promotion du wokisme,
05:25qui ne permet pas le dialogue dans une université qui appartient au territoire français, il faut le dire.
05:31Et donc, dans cette université, on doit dialoguer.
05:33Je ne comprends même pas comment le ministre des Affaires étrangères se justifie sur la Palestine,
05:38que la France ait fait plus ou ait fait moins.
05:40D'ailleurs, en vérité, dans les faits, l'Espagne et l'Irlande ont pris avant.
05:44Oui, mais vous savez à quel point les universités sont des territoires acquis.
05:49Vous le savez combien d'étudiants qui ont empêché, manifesté, empêché des gens de réagir, etc.
05:57Se rendre dans des universités.
05:58Au-delà du manque de respect à l'égard du ministre, je ne suis pas un fan de Jean-Noël
06:02Barrault,
06:03puisque j'ai connu d'autres ministres sans doute plus capés comme Hubert Védrine ou Dominique de Villepin,
06:08mais il a bien réagi et il a eu raison de remettre l'église au milieu du village
06:12et d'expliquer à quel point les contre-vérités énoncées par cette jeune fille étaient honteuses.
06:17Et je trouve qu'il a fait preuve, en l'occurrence, de dignité.
06:20Et simplement, il y a une telle déconnexion de la réalité de la part de ces étudiants hyper politisés
06:26qui c'est inquiétant, quoi.
06:28C'est une minorité qui fait du bruit, parce que la majorité n'est pas...
06:31Et puis qui n'a pas peur de...
06:33Mais encore une fois, encore une fois, je le dis, le ministre qui pensait être dans le camp du bien,
06:37il a pris une gifle.
06:41Parce qu'il considère les universités, ça leur appartient.
06:43Bon, on marque évidemment une pause, parce que c'est l'heure du journal, 22h01.
06:49Isabelle Piboulot, bonsoir Isabelle, pour les titres.
06:54Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
06:56À la une, le département de l'Aude encore en proie aux flammes
06:59et toujours en vigilance d'Orange Canicule.
07:02D'importants moyens ont été déployés sur la commune depuis Laurence.
07:05Sept canadaires, deux dashes et un hélicoptère.
07:08Deux pompiers ont été légèrement blessés sur les quelques 200 mobilisés.
07:13En précaution, près de 150 personnes ont été évacuées du hameau de Lavagnac.
07:18Le feu a parcouru au moins une centaine d'hectares de végétation.
07:21Des menottes jetées symboliquement devant un commissariat parisien.
07:25Les policiers crient leur colère.
07:28La rencontre aujourd'hui entre leur syndicat et le ministre de l'Intérieur a laissé un goût amer.
07:33Des questions budgétaires ont été abordées, mais sans réponse satisfaisante.
07:38La revalorisation de la prime de risque, notamment, n'a pas été augmentée depuis 2019.
07:45Une importante mobilisation dans la rue pourrait avoir lieu le 15 septembre prochain.
07:50Drame dans le Finistère.
07:52À Pourrin-les-Morlais, un homme armé, retranché dans un immeuble,
07:56a été héliporté dans un état très critique.
07:58Après l'intervention d'une cinquantaine de gendarmes et du GIGN de Nantes,
08:03le forcené, âgé d'une soixantaine d'années, venait d'abattre sa voisine sur la voie publique
08:07et de blesser son compagnon.
08:09Il aurait tenté ensuite de mettre fin à ses jours.
08:12Une enquête en flagrance a été ouverte, notamment pour assassinat.
08:16Le piratage du fisc également dans l'actualité.
08:18Un suspect de 18 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire à Paris.
08:23Il ferait partie du groupe de hackers Zero Byte et pourrait être lié aux attaques de cet été.
08:29Un deuxième jeune, âgé de moins de 16 ans, a été placé en garde à vue,
08:32puis libéré.
08:33Son matériel informatique devant être examiné.
08:36Pour rappel, entre fin juin et fin juillet,
08:39au moins 678 000 particuliers et professionnels ont subi des vols de données.
08:45Aux Etats-Unis, près de Boston, un juge a annulé le procès d'un triple infanticide.
08:50Décision confirmée par la Cour d'appel.
08:52Les 12 jurés ne se sont pas entendus sur un verdict concernant la mère des victimes,
08:58Lindsay Clancy.
08:59L'accusée, âgée de 36 ans, qui a tenté de se suicider,
09:03reconnaît les faits, mais plaide non coupable.
09:06Sa défense avance qu'elle souffrait de psychose postpartum.
09:09Enfin, en plein centre de la capitale ukrainienne,
09:12une frappe de drone russe a touché le siège des services de sécurité ukrainien.
09:17Une attaque spectaculaire qui, selon Volodymyr Zelensky,
09:20visait le bureau du chef de cet organisme.
09:23Dans ce contexte, Donald Trump l'affirme.
09:26Les émissaires américains, Jared Kushner et Steve Witkoff,
09:29sont attendus ce week-end à Moscou et à Kiev,
09:32avec une proposition pour mettre un terme à la guerre.
09:37Merci Isabelle, à tout à l'heure pour les principaux titres à nouveau de l'actualité aux alentours de 23h.
09:44Je vais vous poser une question collectivement et qui va vous interpeller,
09:48mais vraiment je la pose comme je le pense.
09:49Est-ce qu'on est dans un pays qui veut véritablement punir,
09:52condamner les auteurs d'agressions sexuelles sur des mineurs ?
09:55On va parler du scandale du périscolaire à Paris,
09:59mais où il y a eu, vous savez, il y a déjà eu trois procès,
10:03même quatre, le quatrième est en cours, il y a déjà eu deux relax.
10:06Et une condamnation à un an de prison, ça va être du sursis,
10:10évidemment, vous faites moins d'un an, vous n'allez pas en prison.
10:13Et il y a eu une autre affaire, alors qu'il se passe dans les Landes,
10:17où un animateur d'un centre de loisirs de 37 ans,
10:20ça se passe à Tarnot, ça a été remis en liberté au cours du mois d'août,
10:23avec contrôle judiciaire allégé.
10:25La raison, il risque d'être victime de violences en prison.
10:31Il risque, lui, d'être la victime.
10:33Donc évidemment, sur place, les parents d'élèves sont absolument scandalisés.
10:38On va être avec l'avocate qui défend ses parents dans un instant.
10:42Mais d'abord, on va revenir sur les faits avec Inès Salikane.
10:51Ils sont parents d'élèves à Tarnot et se disent dans l'incompréhension.
10:55L'animateur âgé de 37 ans a été remis en liberté après avoir été placé en détention provisoire.
11:02Il était mis en examen pour quatre viols et trois agressions sexuelles sur des enfants âgés de 3 à 4
11:08ans.
11:08Pour moi, les enfants, ils sont en insécurité dès lors qu'il est dehors.
11:13C'est anormal de laisser ce genre de personnes.
11:17Et tous nos enfants, ou les mêmes, les enfants ne mentent pas.
11:21On se retrouve tous avec nos enfants avec des traumatismes.
11:23C'est-à-dire qu'on va privilégier sa sécurité à lui, au détriment de la sécurité des enfants.
11:29Donc même s'il est écarté des nôtres, il est quand même certainement dehors.
11:34Il n'est pas enfermé, tout quoi qu'il arrive.
11:36On n'arrive même pas à expliquer ce qu'on ressent. C'est une solitude extrême.
11:4014 familles ont saisi la justice.
11:42Les premiers témoignages avaient émergé après les déclarations d'une enfant de 4 ans.
11:47Depuis, les plaintes se sont multipliées.
11:50Notre inquiétude principale, c'est que des faits de la sorte ne puissent pas se reproduire.
11:57Avec bien sûr la présomption d'innocence, puisqu'on est toujours dans le cadre de l'enquête judiciaire.
12:03L'homme est désormais soumis à un contrôle judiciaire, avec notamment une interdiction de se rendre dans les Landes et
12:10une obligation de pointage en gendarmerie.
12:133 à 4 ans, les enfants, des viols, ils sont reconnus, des agressions, et il est dehors.
12:18Et il est dehors.
12:20On est avec Lisborne.
12:22Maître Lisborne, vous êtes avocate, avocate des partis civils.
12:25Vous défendez les familles.
12:26Alors, et combien de familles précisément ?
12:31Je représente au jour d'aujourd'hui, malheureusement la liste n'est pas exhaustive au niveau des victimes,
12:35et moi je représente 12 familles.
12:3812 familles.
12:39Vous vous rappelez également comment l'histoire a démarré ?
12:44Il y a eu une première plainte, comme souvent dans ces affaires du périscolaire.
12:49Donc on a une première plainte qui a été déposée, contre un animateur, qui a été visé pour agression sexuelle.
12:58Alors après, évidemment, en fonction de ce qui est décrit par les enfants, et puis des qualifications qui vont être
13:03retenues par le parquet,
13:04on est sur de l'agression sexuelle, qui dérive après souvent sur le motif de viol.
13:10Mais encore une fois, tout dépend bien sûr de chaque famille et de chaque enfant.
13:16Donc là, on a plusieurs viols et plusieurs agressions sexuelles.
13:20Qui sont caractérisés, qui ont été racontés par les enfants.
13:24Je ne sais pas si on peut dire les mots qui ont été dits par la première des petites filles
13:29à ses parents.
13:30Mais enfin, ça ne faisait pas doute.
13:32Dans un pays où on est tout le temps à douter de la parole des enfants,
13:35évidemment que c'est important de prendre avec précaution.
13:37Mais quels ont été les mots qui ont été prononcés par cette toute petite fille, 3 ou 4 ans ?
13:42Ce qui est surtout très intéressant dans cette affaire, c'est qu'on se retrouve avec une multitude de victimes,
13:49malheureusement,
13:50mais qui dénoncent les mêmes faits et en fait le même mode opératoire sur un animateur.
13:58Donc même si ces petites victimes sont très jeunes, on peut légitimement se dire
14:03qu'effectivement, des petits-enfants de cet âge ne peuvent pas inventer les situations qu'elles décrivent,
14:09déjà d'une part, et qu'au surplus, elles sont plusieurs, ne se concertent pas.
14:15À moins de 5 ans, on peut légitimement l'envisager.
14:18Et elles ont la même version, ces victimes.
14:21Donc, ce qui a fait d'ailleurs, avec un faisceau d'indices supplémentaires,
14:26ce qui a fait que cet animateur a été placé en détention provisoire.
14:29La détention provisoire, je vous le rappelle, reste l'exception,
14:32puisque c'est une privation de liberté qui est quand même très importante.
14:37On peut considérer que l'affaire est plus que sérieuse,
14:40puisqu'elle a fait l'objet de cette détention provisoire de la part de l'animateur.
14:43Alors évidemment, le scandale, c'est que cet homme se retrouve en liberté.
14:48Il n'y a pas de contrôle judiciaire, plus rien.
14:50Il n'y a pas de bracelet, il n'y a rien là.
14:51Alors, il y a un contrôle judiciaire.
14:54Déjà, bien sûr que nous devons respecter le secret de l'instruction.
14:57Moi, je rebondis sur ce qui est su, d'ailleurs, et qui a été…
15:01J'ai appris la mise en liberté, pour tout vous dire, de cet animateur.
15:06Je l'ai appris par les médias.
15:08C'est-à-dire qu'en réalité, je n'étais même pas informée de l'audience
15:12de mise en liberté de cet animateur.
15:16Toujours est-il que lorsque je l'ai appris,
15:19j'ai été particulièrement choquée, bien évidemment.
15:23Ce n'est pas moi qui prends la décision et je dois la respecter.
15:26Maintenant, ce qui est relevé, et vous l'avez très bien dit,
15:29parmi les motifs, c'est que nous avons le motif sur le fait
15:32que cet animateur doit être protégé.
15:37Protégé du fait qu'il était, a priori, menacé en détention.
15:42Écoutez, qu'un animateur, qu'un mis en cause,
15:48soit placé en détention provisoire,
15:50parce que justement, on craint pour sa sécurité à l'extérieur.
15:55Ça fait partie des motifs qui sont envisagés dans le code de procédure pénale.
15:59Je n'ai jamais entendu qu'on relâche une personne
16:05qui est mise en détention provisoire parmi tous les motifs.
16:08Ce n'est pas le motif, mais parmi les motifs,
16:11il y a tout de même ce motif qui pose question,
16:13à savoir, on craint pour sa sécurité en détention
16:17et on le remet en liberté.
16:19Alors, on marche sur la tête, en réalité.
16:22Parce que lorsque l'on sait qu'un mis en cause,
16:25une personne qui se retrouve en détention provisoire,
16:27déjà lorsqu'il arrive en prison,
16:29il a un CV, en réalité, sur son front.
16:32C'est-à-dire que tous les détenus savent,
16:34dès le départ, à part de l'hypocrisie
16:35et de la méconnaissance du milieu pénitentiaire,
16:37on sait très bien que tous les détenus savent qui rentre en prison.
16:42Bien évidemment qu'il y avait la possibilité
16:44de le mettre en isolement, dans une cellule isolée.
16:49Ça, c'est la première chose.
16:50La deuxième chose, c'est que si, effectivement,
16:53il faut deux places, il faut deux moyens,
16:55on ne pouvait pas le laisser en isolement.
16:57Eh bien, le directeur de l'établissement pénitentiaire
17:00avait la possibilité de se rapprocher d'un autre établissement,
17:03d'une autre maison d'arrêt,
17:05pour envisager, tout simplement,
17:08qu'il soit mis dans une autre prison.
17:09C'est aussi simple.
17:11Donc, ce motif ne tient pas.
17:13Il est d'autant plus rocambolesque,
17:15ubuesque et scandaleux, en réalité,
17:19que dès lors qu'il a été, effectivement,
17:22remis en liberté,
17:24s'il n'est pas sous bracelet électronique,
17:26s'il est, effectivement, sous contrôle judiciaire,
17:29mais ni plus ni moins, je dirais,
17:32eh bien, s'il y a un contrat sur sa tête,
17:34on se doute bien que dans la mesure
17:35où il est, effectivement, en liberté,
17:37eh bien, les risques pèsent d'autant plus
17:40parce qu'il est en liberté.
17:42Oui.
17:43Merci, Maître, de ces précisions.
17:44Je lis ce qui est écrit à côté de vous.
17:46La Chambre d'instruction estime que sa protection
17:48ne peut pas mieux être assurée,
17:50ne peut pas être assurée en milieu carcéral,
17:52compte tenu de la nature des faits
17:53pour lesquels il est mis en examen.
17:57Et est-ce qu'il va être effectivement...
18:00Est-ce que sa sécurité va être assurée
18:01alors qu'il est en liberté ?
18:03Vous avez posé la réponse.
18:03Alors qu'il n'est même pas obligé de rester à domicile ?
18:08Bien évidemment qu'il est encore plus en danger.
18:11Et puis, qui est-ce qu'on protège aujourd'hui ?
18:13Enfin, c'est ça la vraie question.
18:15Qui est-ce qu'on protège ?
18:15Est-ce qu'on protège les enfants
18:17ou est-ce qu'on protège les mis en cause ?
18:18Écoutez, moi...
18:19Ça, c'est la question principale.
18:21Ça, c'est vraiment la question principale.
18:22Merci beaucoup, Maître.
18:24Je suis désolé parce qu'on a pris un peu par le temps.
18:26Il y a une espèce d'inversion quand même des valeurs
18:28parce que, de tout temps,
18:29on savait que ce qu'on appelle les pointeurs
18:32dans le milieu carcéral
18:32étaient effectivement extrêmement mal vus
18:35et souvent battus par leurs collégionnaires.
18:39Mais en l'occurrence, notre avocat a raison.
18:42C'est les enfants qu'il faut protéger.
18:44Et ça fait partie aussi d'une politique pénale.
18:47C'est-à-dire qu'on n'a construit plus de prison
18:49et donc la règle, c'est on relâche.
18:52Le fond est là.
18:53Il y a quatre procès, je le rappelle,
18:54contre des gens qui ont avoué des agressions
18:56dans l'affaire de périscolaire
18:58sur des dizaines d'enfants.
19:01Encore une fois, certains ont reconnu.
19:03Les deux premières décisions de justice,
19:05relax, relax, relax.
19:07Et la troisième,
19:09c'est 18 mois de prison.
19:12Bon, vous savez très bien que ça ne va pas se faire.
19:14Ça ne sera même pas peut-être du bracelet électronique.
19:17Donc, une condamnation, vous voyez,
19:19à 18 mois de prison.
19:20Est-ce qu'on veut vraiment condamner les gens
19:26qui violent, qui agressent les enfants dans ce pays ?
19:29Très franchement, c'est la question judiciaire qui se pose.
19:31Les violences faites aux enfants,
19:33c'est l'une des violences les plus graves faites à des personnes.
19:36Parce qu'ils sont vulnérables, ils sont petits.
19:39Ils sont pour rien.
19:40Donc, ils ne peuvent pas se défendre.
19:41Laissez comme ça des personnes dans la nature,
19:44soit entre guillemets,
19:45parce qu'ils sont menacés, ils sont menacés partout.
19:48Donc, ce laxisme de la justice
19:50qui ne protège même pas nos enfants,
19:54ce sont les adultes de demain.
19:56Des adultes de demain qui n'ont même pas confiance en la justice
19:59ni en la société.
20:00C'est ça le problème qui se pose.
20:02C'est un problème de civilisation.
20:03On ne peut pas accepter des gens
20:05qui agressent nos enfants
20:07dans des espaces pédagogiques, bien entendu,
20:10et que la personne, pour des raisons X,
20:13il doit être sanctionné.
20:14Ces personnes devront être sanctionnées sévèrement.
20:16Il doit être fait par exemple d'exemples.
20:17Mais c'est théorique.
20:19Sinon, si elle a la porte ouverte aux agressions,
20:21la justice n'a pas choisi cette voie-là.
20:23Pour l'instant, vous avez trois exemples, quatre exemples.
20:26De toute façon, ça va durer des mois et des mois,
20:27peut-être des années,
20:28parce que là, quand on commence à ouvrir le capot,
20:30on découvre des trucs extraordinaires,
20:32mais fous.
20:34Mais encore une fois,
20:36je veux dire, vous avez vu les condamnations.
20:38Vous avez vu, Myriam, les condamnations.
20:39Célia Barraud, du service police-justice de CNews,
20:43a assisté à certaines de ses audiences.
20:45Elle a dit, pour le cas de Paris,
20:48il y avait la famille, il y avait l'agresseur,
20:49il n'y avait même pas les représentants de la ville de Paris.
20:52Il n'y avait personne pour représenter la ville de Paris.
20:55C'est-à-dire qu'il y a en plus le déni et la solitude
20:58de ces familles, parfois.
20:59Oui, parce que le mauvais côté,
21:01c'est-à-dire les criminels,
21:02ont compris que notre justice est faillible
21:04et qu'il y a des failles dans la raquette
21:05et puis s'y engouffrent,
21:07parce qu'ils savent également que nos prisons
21:08sont complètement engorgées
21:09et que donc la justice va préférer une surveillance,
21:12ce qu'on appelle surveillance sous milieu ouvert,
21:14parce qu'ils vont profiter également
21:15des fameux aménagements de peine qui sont inadmissibles.
21:18Tant que la justice ne comprend pas
21:19que sur des crimes sur mineurs,
21:21nos enfants, vous vous rendez compte,
21:22la maman, le père,
21:23ces petits-enfants qui sont condamnés à vie,
21:25quand on a une agression sexuelle comme ça,
21:27on joue à la roulette russe.
21:28Tant qu'on ne se dit pas que des crimes sexuels sur mineurs...
21:313 ans, 4 ans, 9 ans, 10 ans...
21:33Bien sûr, ne tolérer aucun aménagement de peine.
21:36Milieu fermé pour des crimes de violences sexuelles sur mineurs,
21:41tant qu'on n'applique pas ce type de sanctions,
21:44on joue à la roulette russe avec nos enfants.
21:46Il n'y a pas d'autre mot possible.
21:48Et plus la justice.
21:49On ne peut pas dire que rien n'a été prévu par les législateurs.
21:52Les législateurs ont tout prévu pour sanctionner sévèrement ces personnes.
21:55C'est le choix des magistrats.
21:56C'est les magistrats.
21:57En fait, quelque part, on est démobilisés, déstabilisés par ces décisions de justice.
22:04Ils fragilisent la société.
22:05Ils fragilisent beaucoup la société.
22:07Je pense qu'on a une élection présidentielle, on en parlera.
22:10Mais aussi, c'est très important qu'on revienne sur ce sujet,
22:12qu'aujourd'hui, on ne peut pas continuer à avoir des juges.
22:16Les premiers exemples ne sont pas bons.
22:18La voie qui est prise en ce moment, je crois qu'elle n'est pas...
22:20Il faut l'arrêter.
22:21Le problème, c'est que sur cette chaîne, on en a tous les jours.
22:24Vous vous rendez compte ?
22:24Ça va durer, ça va continuer.
22:26Oui, mais à un moment, il faut quand même faire un audit et aller voir ce qui se passe.
22:31Il faut aller voir M. Darmanin.
22:32Les juges se justifient pour ce genre de...
22:36Le souci, c'est qu'ils vont se renvoyer la balle.
22:38Le ministère de la Justice, le garde des Sceaux, va dire « moi, j'ai donné les moyens ».
22:42Les juges vont dire « on n'a pas les moyens ».
22:43C'est aussi une question d'idéologie, de philosophie.
22:45Vous savez, 95 000 détenus de crimes sexuels sont enregistrés sur le registre des délinquants sexuels.
22:53Il n'y a que 5% de contrôle, moins de 5% de contrôle parce qu'il n'y
22:57a pas assez d'effectifs.
22:58Moins 5% de contrôle.
22:59Et en même temps, le taux de récidive de ces délinquants, de ces criminels, lui stagne à des toits alarmants.
23:05Quand vous avez cette audite-là et que vous ne faites rien, ça veut dire que vous donnez de la
23:09viande à canon, de la chair à canon à ces délinquants.
23:12Il n'y a pas d'autre mot possible, vous donnez de la chair à canon.
23:14Est-ce que c'est de l'idéologie ou de la responsabilité des juges ?
23:16C'est les deux.
23:17C'est les deux.
23:18Mais il y a beaucoup de la responsabilité des juges.
23:20Voilà, les responsabilités.
23:22Jordan Bardella, à Birmingham, la question de l'immigration clandestine s'est déplacée de l'autre côté de la Manche
23:26avec la rencontre de Jordan Bardella avec Nigel Farage qui l'avait invité au congrès du Parti Reform UK à
23:33Birmingham.
23:34Peut-être qu'on peut voir l'image, voilà, ils ont signé une sorte de charte, un document, une sorte
23:41de promesse de coopération.
23:42dans la lutte contre l'immigration illégale où il sera question de renvoyer des migrants qui traversent la Manche et
23:46que la France devra expulser systématiquement.
23:49Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'ils ne sont pas exactement alignés sur les questions européennes, me semble
23:54-t-il, Hubert Coudurier.
23:55Il y en a un qui a été l'artisan du Brexit et Jordan Bardella répétait que lui, il ne
24:00voulait pas le Frexit.
24:00Au contraire, il voulait changer de l'intérieur les institutions européennes.
24:02Le RN par rapport à tous ses partis est relativement plus modéré et fait plutôt bonne figure.
24:08Puis, il faut dire aussi qu'ils ne sont pas encore au pouvoir, ni lui, il n'est pas encore
24:12Premier ministre, ni Farage,
24:15pour lequel il faudrait quand même qu'il y ait une élection anticipée parce qu'elle est prévue en 2029.
24:21Mais on dit que c'était effectivement la rencontre des deux futurs premiers ministres.
24:24Ce qui est intéressant, c'est que Bardella, malgré ses déboires, malgré le fait qu'il espérait mieux,
24:31que ce n'est plus un plan B pour la présidentielle, malgré le fait qu'on l'ait privé de
24:35son conseiller économique,
24:37malgré les petits désaccords qui s'expriment, notamment sur le voile, on l'a vu cette semaine,
24:42malgré peut-être un réalisme économique plus marqué par rapport à l'approche sociale étatiste de Marine Le Pen.
24:49Ce qui est intéressant, c'est qu'il s'autonomise.
24:52C'est-à-dire qu'il a des rendez-vous, des rencontres à l'étranger, il sera demain en Italie.
24:59Il dit haut et fort qu'il n'est pas question que Marine Le Pen réintègre à une place éminente
25:04sa nièce Marion Maréchal.
25:08Et donc, c'est intéressant parce que la présidente du groupe RN ne peut pas s'en passer.
25:14Elle a besoin de lui, ils formeront malgré tout un tandem, quoi qu'il arrive, jusqu'aux élections.
25:20Très haute cote de popularité.
25:22Il joue de son capital, il est en train de prendre son autonomie.
25:27Alors, peut-être qu'il y aura des règlements de comptes si Marine Le Pen est élue.
25:31Peut-être qu'il met finalement en cause sa capacité à être à Matignon.
25:38Mais pour l'instant, il avance et visiblement, il ne veut pas se soumettre.
25:43Alors, on va écouter, attendez, on va écouter parce qu'en plus on va marquer une pause, on va reprendre
25:48ce sujet.
25:49Donc, la question, c'était l'immigration.
25:52L'idée du pacte, du document, c'est qu'on ferme la porte d'entrée aux migrants.
25:58Et si on la ferme en France, on va la fermer en Grande-Bretagne.
26:00Je vous propose d'écouter un premier extrait de Jean-Dan Bardella.
26:04La réalité sur ce qui se passe dans la Manche, qui ne doit être ni une passoire, ni un cimetière,
26:11c'est que si la France règle la question de l'immigration,
26:16mécaniquement, le nombre d'arrivées sur les côtes britanniques va chuter massivement.
26:21Si le peuple français nous élise en 2027, dans quelques mois,
26:30le Rassemblement national et Marine Le Pen,
26:34notre gouvernement fera tout ce qu'il peut pour faire en sorte que la France
26:38ne soit plus une voie de passage pour la migration clandestine vers le Royaume-Uni.
26:46Il faut rappeler qu'entre la France et la Grande-Bretagne,
26:48il y a des accords qui s'appellent les accords de Touquet.
26:51Les Anglais nous donnent un peu d'argent pour qu'on n'arrive pas à faire.
26:57Absolument.
26:57Ce qu'il fait Jean-Dan Bardella, ça s'appelle la méthode Georgia Meloni.
27:02Avant d'arriver au pouvoir, elle faisait le tour d'Europe.
27:06Rencontrait beaucoup de monde, elle gagnait en stature.
27:08En fait, c'est ce qu'il est en train de faire Bardella.
27:10Elle a compris qu'il faut aller loin, il faut rencontrer du monde,
27:14il faut discuter et ça lui permet de comprendre aussi comment ça fonctionne le monde.
27:18Parce que quand vous êtes toujours en France ou au Parlement européen,
27:21quand vous discutez avec des dirigeants, avec des personnes qui ont déjà,
27:24près des initiatives, ont dirigé des gouvernements, ont dirigé des ministères,
27:29ça vous donne une idée comment vous allez gouverner.
27:32Pour moi, il utilise la méthode de Georgia Meloni qui a bien marché.
27:35En fait, il fait ce que devrait faire Marine Le Pen.
27:37Ah, voilà.
27:38Alors, pourquoi Marine Le Pen ?
27:44Marine Le Pen ne le fait pas, ça fait partie du mystère Marine Le Pen.
27:47C'est le nom d'ailleurs du livre que vous avez écrit et on va en reparler dans un instant
27:51parce que c'est l'heure de la pub.
27:52Voilà.
27:52Merci.
27:53On garde cette question au suspens.
27:55Ça va.
27:59On parlait de Jordan Barvela et de sa visite à Birmingham.
28:04Alors, vous avez vu l'image avec cette espèce de mémorandum, ce protocole d'accord.
28:09Qu'est-ce que c'est exactement ce protocole d'accord ?
28:11C'est un accord qui dit que la France doit se battre contre l'immigration illégale, bien entendu.
28:17Et puis, ça permet en Angleterre de ne pas avoir de migrants qui partent de la France.
28:22Mais au fait, c'est un vieux débat.
28:24Oui, mais ça va nous obliger, normalement, si tout le monde est d'accord, à récupérer
28:29les migrants et à les renvoyer à l'extérieur du territoire français.
28:33À l'extérieur.
28:35Déjà, on n'arrive pas à s'occuper de nos OQTF en France, on va s'occuper des OQTF
28:40anglais.
28:40Alors, il faut dire que le Brexit a limité l'immigration intra-européenne pour les Britanniques,
28:46mais que par contre, tous les immigrants de l'ex-Empire britannique, et notamment
28:51les Pakistanais, ont afflué en nombre.
28:5341 500 migrants illégaux arrivés en Grande-Bretagne en 2025, plus 13%.
28:59Des raisons du succès, d'ailleurs, de Farage.
29:02Bien sûr.
29:03Mais on est quand même, on est normalement le gardien, le gardien du politique.
29:08C'est-à-dire qu'on nous met dans la position, maintenant, qui a été celle de la Turquie
29:11et du Maroc, d'être payé pour garder les immigrants illégaux.
29:18On va écouter un autre extrait de Jordan Bardella, cet après-midi, à Dermingham.
29:23In recent years, Emmanuel Macron has failed.
29:27Ces dernières années, Emmanuel Macron n'a pas su protéger notre pays.
29:35Pour lui, l'immigration de masse n'est pas un problème, c'est un projet.
29:42Évidemment, la politique de Emmanuel Macron.
29:44Mais cela dit, il y a les chiffres que je vous ai cités.
29:4741 500 migrants illégaux, plus 13%.
29:51Alors, il faut dire quand même qu'au niveau européen,
29:56tout en ayant une attitude de déni à l'égard de ce qui s'est passé récemment à ce temps,
30:02il y a, après le projet Asile Immigration, il y a une reprise en main
30:07qui permet quand même de ralentir l'immigration illégale,
30:12parce qu'il y a une prise de conscience quand même que ça devient problématique.
30:15Alors, il va aller en Italie, et vous en parliez il y a quelques minutes avant la coupure,
30:20il va aller voir sans doute Madame Mélanie.
30:23Madame Mélanie, c'est intéressant de regarder ce qu'elle a fait,
30:25parce qu'elle est arrivée avec une politique, qu'on a dit, d'extrême droite.
30:29Elle s'est recentrée, elle s'est rapprochée en tout cas de l'Europe.
30:32Et puis, elle a finalement, je vais regarder les chiffres,
30:36mis en place un plan de régularisation choisi.
30:40C'est-à-dire que pour la période 2023-2025,
30:44452 000 titres de séjour de travail ont été programmés
30:47pour des ressortissants hors de l'Union européenne.
30:49à 2026-2028-2029, un nouveau plan qui prévoit l'admission
30:53de près de 500 000 travailleurs supplémentaires.
30:56Et le problème, c'est la régulation,
30:58c'est d'être capable d'avoir, de faire des choix en matière d'immigration.
31:02Et le problème de la France, c'est qu'effectivement,
31:04on ne choisit pas, on ne régule rien.
31:06C'est un peu notre difficulté dans tous les domaines d'ailleurs.
31:10Rien n'empêche, pourquoi on dit pour l'Espagne,
31:12quand il régularise 400-500 000, c'est un appel d'air pour les migrants,
31:16et que quand ça se passe en Italie, c'est normal.
31:18Non, je pense, la politique migratoire qu'il y a en Europe aujourd'hui,
31:22on a un problème.
31:23Il n'y a pas de cohérence, c'est ça ?
31:24Il y a un grand problème de cohérence.
31:26On ne peut pas fermer les frontières avec l'Espagne,
31:28l'État et ce qu'elle a fait,
31:29mais décider de régulariser massivement,
31:32il faut appeler un chat un chat aussi,
31:34régulariser des sans-papiers.
31:36Ce sont ce qu'on appelle les OQTF aussi.
31:38C'est-à-dire qu'on ne peut pas avoir un double discours.
31:41En Europe, c'est ça le plus grand problème.
31:43Et la plus grande vague migratoire,
31:45ça ne se fait pas par ce ETA,
31:47ou ne se fait pas par des migrants qu'on dit ça,
31:50elle se fait avec un visa.
31:52Les gens arrivent avec des visas.
31:53La majorité arrive avec un visa.
31:56Provisoire.
31:56Provisoire.
31:57Et puis il reste.
31:59Et puis il reste en France.
32:01Mais ça devient illégal.
32:02Si on continue pour terminer,
32:04à dire on régularise,
32:05eh bien il y aura des vagues migratoires.
32:07D'abord sur la forme, je trouve quand même...
32:08Vous ne pouvez pas les empêcher.
32:09Si ça arrive comme ça,
32:10effectivement, on ne peut rien faire.
32:11D'abord sur la forme.
32:11Vous les accueillez,
32:12vous leur donnez un visa.
32:13S'ils ne partent pas,
32:14on est incapable de les faire partie.
32:16Et donc après,
32:17le pays en l'occurrence choisit
32:18soit de régulariser s'il en a besoin,
32:20soit de le compter de son gouvernement.
32:21Mais par exemple,
32:22Mme Mélanie,
32:23il y a eu un débat,
32:24il y a un débat,
32:25elle choisit.
32:25C'est la différence entre l'immigration subie
32:27et l'immigration choisie.
32:28C'est différent.
32:29Ces gens viennent pour travailler.
32:31Elle choisit son immigration.
32:32Et surtout,
32:32elle fait fi de ce que l'Europe dicte,
32:34parce qu'elle considère
32:35que les priorités et l'intérêt de son pays
32:38sont supérieurs à celui de l'Europe.
32:39Ça, elle le fait.
32:40Même les Européens font des efforts maintenant,
32:42enfin au niveau de la Commission,
32:43pour créer des centres de retour
32:45sous l'impulsion de la présidence scandinave.
32:48Les seuls qui traînent les pieds,
32:49c'est les Français et les Espagnols.
32:52Oui, parce qu'ils ont estimé
32:53que c'était contre les droits de l'homme,
32:54etc.
32:55D'ailleurs,
32:55qui jouent contre nous.
32:56Non, mais là-dessus,
32:57l'Italie a été précurseur
32:58puisqu'elle avait demandé
32:59et elle a fait fi,
33:00ce que je disais,
33:01de l'Union européenne
33:02parce qu'elle a voulu aller en Albanie
33:04et créer un centre de retour.
33:05L'Angleterre,
33:06le Pays-Bas l'a fait avec le Rwanda,
33:07etc.
33:08Mais là, juste sur la forme
33:09pour Jordan Bardella,
33:10je trouve ça un peu cavalier
33:11d'aller critiquer la France
33:13en Angleterre
33:14et de faire la même chose en Italie.
33:15Bien sûr,
33:16on gagne en stature,
33:16mais je préfère
33:17qu'on lave notre linge sale en famille
33:19et qu'on aille plutôt parler
33:21des projets à l'étranger,
33:23de son projet peut-être,
33:24de sa vision de la France,
33:25des points de concordance
33:26qu'il peut avoir
33:27avec la nouvelle vision de l'Angleterre.
33:29Je crois que les propos
33:30qu'il a eus en Angleterre,
33:31il les a déjà eus,
33:32me semble-t-il,
33:33sur la politique
33:34directe à Emmanuel Macron.
33:35Il ne signifie pas nouveau.
33:37Le dire chez nous,
33:38ce n'est pas comme le dire
33:39quand on est sur une plateforme étrangère.
33:41Ceuta,
33:41on va partir à Ceuta
33:42où des milliers,
33:44des millions,
33:44non pas encore,
33:45des milliers de migrants
33:46sont arrivés,
33:4660 à 70 000,
33:49dont beaucoup sont repartis.
33:51Ils sont arrivés
33:51à la fin du mois de juin.
33:53Il en reste 5 à 6 000.
33:55On va rejoindre dans un instant,
33:57sur place,
33:58Régine Delfour,
33:58je l'espère.
33:59Il y a sans doute
34:01une catastrophe humanitaire,
34:02évidemment,
34:03mais écoutez quand même,
34:04ou lisez plutôt
34:05ce que dit
34:06une magistrate
34:07dans la presse espagnole.
34:08On a presque
34:09un cas de viol
34:11par jour.
34:12Les agressions sexuelles
34:13ont connu
34:13une augmentation exponentielle
34:14depuis la masse
34:15de la population.
34:1623 plaintes
34:17ont été recensées
34:18depuis le début
34:18de la crise migratoire.
34:19Presque un cas par jour.
34:21Personne n'en parle.
34:22Ça,
34:22ça fait partie
34:23du tabou absolu.
34:27C'est le déni
34:29aussi de notre politique
34:29migratoire européenne.
34:31C'est-à-dire qu'à un moment,
34:31on ne peut pas ignorer
34:32que la politique migratoire,
34:34en fait celle des migrants
34:35et de l'immigration illégale,
34:37c'est aussi un gouffre
34:38anthropologique et culturel.
34:40Alors,
34:40je ne dis pas
34:40que le viol,
34:41c'est culturel
34:42dans certains pays.
34:43On l'avait vu en Allemagne.
34:44Oui, aussi.
34:45Mais justement,
34:46il ne faut pas l'ignorer.
34:48Et je crois
34:48qu'on est dans le déni.
34:49En tout cas,
34:50que la politique migratoire européenne
34:51est dans le déni
34:52parce qu'elle nie
34:52justement
34:53qu'il y a de vraies différences.
34:55civilisationnelles,
34:56il y a de vraies différences culturelles
34:57et que le lien aux femmes,
34:59le lien à la nature,
35:00peut-être qu'on va parler
35:00tout à l'heure
35:01de ce fameux dauphin
35:02qui a été abattu,
35:04le lien à la faune,
35:05à la flore,
35:06le lien à l'autre,
35:07le lien également
35:08à l'égalité
35:09entre les hommes
35:09et les femmes,
35:10le lien avec le travail,
35:12le lien à la hiérarchie
35:12n'est pas le même.
35:14Et donc,
35:14c'est ça aussi
35:15de quoi s'accompagne
35:17aujourd'hui
35:17le choc migratoire.
35:18Il faut dire quand même
35:19que dans cette affaire,
35:20quand on interroge
35:21les autorités marocaines,
35:22ils disent
35:24qu'on n'a pas très bien
35:24géré cette histoire.
35:26Mais en réalité,
35:27quelque part,
35:28ils font un peu
35:28ce qu'ont fait les Turcs
35:29à un moment donné.
35:29Qu'est-ce que vous vous entendez ?
35:30C'est un moyen de pression.
35:32C'est-à-dire qu'ils ont ouvert
35:33les vannes.
35:34Ils ont déjà obtenu
35:35beaucoup sur le Sahara occidental.
35:38La France a fini
35:38par s'aligner sur les autres,
35:40sur l'Espagne.
35:40Vous avez vu que Pedro Sanchez
35:41dit que ce n'est pas le Maroc.
35:43Ce n'est absolument pas le Maroc.
35:44C'est le rapport
35:44de la police.
35:45C'est le contraire.
35:46On va aller d'ailleurs
35:47en Espagne dans un instant.
35:49Simplement,
35:49autre image
35:53c'est l'anarchie.
35:54C'est le chaos en ce moment.
35:55Plus les problèmes humanitaires.
35:58Regardez les images
35:58que ces dernières heures
36:00ont tourné partout
36:02et qui ont choqué l'Espagne.
36:05Une image controversée,
36:07celle d'un homme
36:08portant comme un trophée
36:09le cadavre
36:10d'un jeune dauphin
36:11à Ceuta.
36:12Selon la presse espagnole,
36:14la scène s'est produite
36:14ce mercredi après-midi
36:16sur la plage du Trampoline,
36:18une zone de l'enclave espagnole
36:20occupée par l'écampement
36:21de migrants.
36:22Plusieurs hommes
36:23auraient sorti de l'eau
36:24le jeune s'est tassé
36:25et l'un d'eux
36:26lui aurait porté
36:27un coup de bâton
36:28à la tête
36:28selon le journal
36:29local espagnol
36:30blessant grièvement
36:31l'animal.
36:32Sur cette vidéo,
36:34cet habitant de Ceuta
36:35témoin de la scène
36:36tente d'empêcher
36:37le groupe
36:38de faire du mal
36:38aux jeunes dauphins
36:39et leur demande
36:40d'appeler les secours.
36:42Toujours selon
36:43la presse espagnole,
36:44l'association environnementale
36:46d'Obma
36:46a porté plaintillère
36:48auprès de la guardia civile
36:49pour la mort violente
36:50d'une espèce protégée.
36:52Ce type de comportement
36:53a déjà été signalé
36:55dans l'enclave espagnole.
36:56Cette fois-ci,
36:57contre les oiseaux
36:58du marais,
36:59comme le montre
37:00cette vidéo
37:01où un canard blanc
37:02était capturé,
37:03les jambes ligotées,
37:04puis abandonné au sol
37:05après l'intervention
37:07d'un habitant.
37:09C'est le drame
37:12que vivent
37:12les habitants
37:13de Ceuta
37:14déjà depuis
37:15la fin juillet
37:16et ça fait un mois,
37:17ça dure depuis un mois.
37:19Donc il y a eu
37:19des agressions,
37:20il y a eu des vols,
37:21il y a eu du péage,
37:22il y a eu,
37:22maintenant on s'attaque,
37:24ils sont timides,
37:24ils s'attaquent même
37:25à des poissons,
37:26s'attaquent
37:27à des oiseaux,
37:28etc.
37:29Il y a des personnes
37:30qui sont perdues,
37:31ils sont dans une forme
37:32d'en sauvagement,
37:33donc ces termes,
37:34ils sont dans la nature,
37:35ils sont perdus,
37:36et effectivement
37:37c'est possible.
37:38C'est des gens très...
37:38Et d'ailleurs
37:39qui ne sont pas repartis.
37:41Ils ne sont pas repartis.
37:41Parce qu'à l'époque
37:42on a dit
37:42tout le monde est reparti.
37:43Parce qu'il y a beaucoup
37:43de mineurs
37:44qui ne sont pas repartis.
37:45Il y a eu beaucoup de pénis
37:45sur cette affaire en fait
37:46pour dire
37:47non seulement
37:48ce n'est pas l'espace Schengen
37:49mais ils sont repartis.
37:52Mais il n'y a que des mineurs.
37:52En réalité,
37:53il y a des mineurs.
37:54La portée est symbolique en fait.
37:56C'est une image
37:57de ce qui pourrait arriver
37:58à une échelle
37:59beaucoup plus globale.
38:00Régine Delfour
38:01est en direct avec nous
38:02avec Timothée Farger.
38:03Vous venez d'arriver
38:04à Séouta.
38:05J'imagine qu'on parle
38:05beaucoup de ces images.
38:06Il y a beaucoup de choses
38:06qui te choquent évidemment.
38:08Mais bon
38:09sur ces images en particulier
38:10évidemment
38:11on n'a entendu
38:12aucune association
38:13de défense des animaux
38:14évidemment.
38:16C'est presque anecdotique
38:17cette affaire
38:18de dauphins
38:20mais quand même
38:20les gens sont choqués
38:21et depuis quelques heures
38:23vous assistez
38:23à tout ça
38:24à cette colère
38:25qui monte en Espagne
38:26partout d'ailleurs
38:26pas qu'à Séouta.
38:30Oui Olivier
38:31en fait ce n'est pas
38:32totalement anecdotique
38:33ici à Séouta
38:35puisque vous avez vu
38:36cette vidéo
38:37vous avez vu
38:37la violence
38:39de ces images
38:40et les habitants
38:42ici sont vraiment
38:43exténués
38:44puisque je l'ai entendu
38:45au plateau
38:46ça fait plus d'un mois
38:48en fait
38:48qu'il y a cette situation
38:49et maintenant
38:50en fait
38:50on s'attaque
38:52donc aux animaux
38:53c'est la faune
38:54c'est aussi la flore
38:55donc qui est aussi
38:57attaquée désormais
38:58il y a beaucoup
38:59vous savez
39:00j'ai entendu ça aussi
39:01en plateau
39:01il y a beaucoup
39:02de gens encore
39:04qui sont encore présents
39:05et donc
39:05tous les jours
39:06il y a des manifestations
39:07et il y a eu
39:08une association
39:09quand même
39:09ici
39:10évidemment
39:11pour la défense
39:12des animaux
39:12qui s'est emparée
39:14de ces images
39:15en fait
39:15il y a eu
39:15une femme
39:16ici
39:17qui a décidé
39:17de lancer
39:18une pétition
39:20pour alerter
39:21un peu
39:21le monde
39:22puisqu'ils ont
39:24essayé d'alerter
39:25avec
39:26ces vagues
39:28de migration
39:28qui ont été
39:29énormes
39:29mais maintenant
39:30il y a
39:30ces images
39:31qui sont
39:32évidemment
39:32extrêmement choquantes
39:33quand on voit
39:34ce dauphin
39:35qui est tapé
39:36à mort
39:37puisque même
39:38s'il est remis
39:38à l'eau
39:39le dauphin
39:40est mort
39:42en quelques mots
39:43rapidement
39:44parce qu'on va
39:44également aller
39:45à Madrid
39:46et hier
39:47vous-même
39:48depuis quelques jours
39:49vous assistez
39:49à des grandes manifestations
39:50qu'est-ce qui se dit
39:51dans ces manifestations
39:52dans un pays
39:53où très franchement
39:54on se disait
39:54bon
39:54tout le monde
39:55suit à peu près
39:56la politique
39:56de Pedro Sanchez
39:57on accueille
39:58des migrants
39:59or
39:59on a l'impression
40:00depuis quelques heures
40:01tout a changé
40:02il y a quelque chose
40:02qui a basculé
40:06Oui Olivier
40:07il y a quelque chose
40:08qui a basculé
40:08puisque avec
40:09Timothée Forger
40:10nous étions
40:11à Madrid
40:12mercredi soir
40:13pour cette manifestation
40:14ces manifestations
40:15elles étaient
40:16dans toute l'Espagne
40:16et on a entendu
40:18des slogans
40:19extrêmement grossiers
40:20à l'encontre
40:21de Pedro Sanchez
40:22Pedro Sanchez
40:23maintenant
40:23qui ne fait plus du tout
40:24l'unanimité
40:25ici en Espagne
40:27que ce soit
40:27de tous
40:28les
40:29que ce soit
40:30les personnes âgées
40:31ou alors
40:31les personnes plus jeunes
40:33que ce soit
40:33les différentes
40:34castes
40:35enfin les différentes
40:36classes sociales
40:37et ici
40:38à Ceuta
40:38aussi
40:39on entend ce message
40:40qui est très important
40:41Olivier
40:41c'est qu'ils se sentent
40:42totalement abandonnés
40:43il y a des manifestations
40:45quotidiennes
40:46pour mettre
40:47évidemment
40:47la pression
40:48et il y a
40:49effectivement
40:50énormément de mineurs
40:51qui sont ici
40:52nous sommes ici
40:53avec Timothée Forger
40:53nous avons vu
40:54beaucoup
40:55beaucoup
40:55de groupes
40:56de mineurs
40:56qui sont dans la rue
40:58il y a les policiers
40:59évidemment
40:59qui circulent
41:00il y a aussi
41:00des militaires
41:01on a vu des militaires
41:02devant des supermarchés
41:04pour que les habitants
41:05puissent faire leurs courses
41:06tranquillement
41:06donc vous
41:08avec nos images
41:10et nos paroles
41:10vous prenez un petit peu
41:11le pouls de ce qui se passe
41:12ici Olivier
41:12beaucoup Régine
41:14merci à Timothée
41:15évidemment
41:15on va vous suivre
41:15tous ces prochains jours
41:18tous ces prochains jours
41:18pour nous raconter
41:19comment les choses se passent
41:21évidemment
41:22assez utables
41:22on a bien compris
41:23que les choses étaient
41:24de plus en plus tendues
41:25on est aussi avec Fred Trahini
41:27sur l'aspect politique
41:28Pedro Sanchez
41:28a pris la parole
41:31devant le Parlement
41:33et alors les propos
41:35là encore
41:35le Maroc n'est pour rien
41:37ça a été téléguidé
41:38par Israël
41:38en fait
41:39là
41:39on est dans un basculement
41:40on était dans une crise migratoire
41:42on est en train de basculer
41:43dans un scandale d'état
41:44Fred
41:46écoutez oui
41:47de l'avis général
41:47des commentateurs
41:48aujourd'hui dans la presse
41:50Pedro Sanchez
41:51est de plus en plus isolé
41:52et puis dans son
41:53l'intervention au Parlement
41:54il a convaincu
41:55très peu de monde
41:56voire personne
41:57pas la droite en tout cas
41:58ça c'est sûr
41:58mais pas non plus
41:59tellement la gauche
42:00puisque les critiques
42:02s'accumulent
42:03sur sa gauche
42:04concernant la lenteur
42:05de sa gestion de crise
42:06et puis une image forte
42:08a été retenue par les médias
42:09celle de la ministre
42:10de la défense
42:10Margarita Robles
42:11qui en plein parlement
42:13refuse ostensiblement
42:15d'applaudir
42:15une annonce
42:16faite par
42:16Pedro Sanchez
42:17c'est interprété
42:18comme des signes
42:19d'une tension
42:20apparue au parti socialiste
42:22à la suite
42:23de cette crise
42:24de Ceuta
42:24Pedro Sanchez
42:25qui n'a pas réussi
42:26non plus
42:26à convaincre
42:27ses partenaires politiques
42:29de Junts
42:30les indépendantistes
42:31catalans
42:32qui apportent
42:32un soutien vital
42:33à son gouvernement
42:34et qui
42:34par la voix
42:35de leur porte-parole
42:36ont estimé
42:37que cette crise
42:37avait révélé
42:38qu'il était inapte
42:39à gouverner
42:40la droite
42:41est beaucoup plus
42:41virulente
42:42avec Lúñez Feijo
42:43le leader du parti
42:44populaire
42:45conservateur
42:46qui parle
42:47lui de crise
42:48d'état
42:48d'affaires d'état
42:49et qui voudrait
42:50traduire
42:51Pedro Sanchez
42:52devant la justice
42:54pour qu'il réponde
42:55de ses erreurs
42:55et de ses actes
42:56à l'extrême droite
42:57Vox va beaucoup plus loin
42:58puisque Santiago Abascal
43:00n'hésite pas
43:01à faire appel
43:02à l'article 102
43:03de la constitution
43:04qui permettrait
43:05de juger
43:06Pedro Sanchez
43:07pour trahison
43:07alors toutes les conditions
43:08ne sont pas réunies
43:09mais le symbole
43:10est là
43:11il est fort
43:11et puis il montre
43:12que Ceuta
43:13a créé une faille
43:15dans l'armure
43:15de Pedro Sanchez
43:16et va
43:17certainement introduire
43:18le thème
43:19de l'immigration
43:20dans le débat
43:20politique espagnol
43:22pour les prochaines
43:22élections législatives
43:23je pense qu'il était absent
43:24merci beaucoup
43:25Frédéric Traini
43:26il ne nous reste
43:27même pas 5 minutes
43:28et c'est vrai
43:29que la politique
43:30à Ceuta
43:31a des conséquences
43:32et provoque
43:33d'ailleurs
43:34l'arrivée
43:34de ce débat
43:35sur l'immigration
43:36un peu partout
43:37moi ce qui m'intéresse
43:38on va terminer là-dessus
43:39c'est les propos
43:40de Bruno Rotaillot
43:41il me semblait
43:42très intéressant
43:42ce soir
43:43sur la création
43:44d'un bouclier
43:45constitutionnel
43:47et la politique
43:49ce qu'il appelle
43:49la politique
43:49du dernier mot
43:50est-ce que vous pouvez
43:51me dire quelques mots
43:51là-dessus
43:52sur cette politique
43:52du dernier mot
43:53on a un peu l'impression
43:54qu'aujourd'hui
43:55le recours
43:56à la modification
43:57de la constitution
43:59est en train
43:59de remplacer
44:00l'ingouvernabilité
44:03de l'exécutif
44:05alors ce qu'il dit
44:06je propose
44:07je propose
44:08de changer notre constitution
44:09pour permettre aux français
44:10de se prononcer
44:11par référendum
44:11sur tous les grands sujets
44:12y compris l'immigration
44:13la sécurité
44:14et la justice
44:15et surtout
44:16sur l'affaire
44:17du dernier mot
44:17c'est-à-dire que
44:18lorsque le conseil
44:19Constitut a dit
44:20non
44:20il y a
44:22à nouveau
44:23un référendum
44:24les français sont consultés
44:25pour dire
44:25est-ce que vous êtes d'accord
44:26avec cette décision
44:27il est sur la même position
44:28que Marine Le Pen
44:29qui me propose quelque chose
44:31il faut
44:33faire quelque chose
44:34effectivement
44:34et introduire
44:35dans le bloc
44:36de constitutionnalité
44:37une modification
44:38de la loi
44:39et 80%
44:40et 80%
44:41normalement
44:41ne permet pas
44:41de traiter
44:42ce sujet
44:42il y a un truc
44:43qui est insupportable
44:44pardon mais
44:45regardez
44:45les différentes décisions
44:47qui ont été prises
44:48ces derniers mois
44:49ces dernières années
44:50du conseil Constitut
44:51vous avez des débats parlementaires
44:53qui durent et qui durent
44:55et au final
44:55le conseil Constitut
44:56censure
44:57que ce soit sur la sécurité
44:58que ce soit sur l'immigration
44:59que ce soit
45:00même sur les téléphones portables
45:06même sur les téléphones portables
45:08oui mais là
45:08le conseil
45:09si je peux me permettre
45:10le conseil constitutionnel
45:11par le biais de son président
45:12dit qu'il a donné tort
45:13à Emmanuel Macron
45:14sur l'histoire des portables
45:15qu'il a donné tort
45:16à Bruno Retailleau
45:18sur l'histoire
45:19des centres de rétention
45:20et que finalement
45:21il joue son rôle
45:22oui c'est ça
45:23est-ce que c'était son rôle
45:24est-ce que c'était son rôle
45:25il y a eu dans un système
45:27le problème c'est que là
45:27Retailleau a bien compris
45:29ils font du problème
45:29c'est que depuis 30 ans
45:30l'état de droit
45:31que nous connaissons
45:32et vous avez raison
45:33qu'il s'appuie
45:33sur la constitution de 58
45:35sur le bloc de constitutionnalité
45:36sur 1789
45:37aujourd'hui
45:38il n'est plus valide
45:39compte tenu de notre société
45:40en tout cas
45:40il n'est plus adapté
45:41ce que je veux dire par là
45:42c'est qu'on est sur un système
45:43pourquoi avoir un parlement
45:44pourquoi avoir des gens
45:45qui prennent des décisions
45:47des lois
45:47des textiles
45:48qui protège nos délinquants
45:49qui protège les criminels
45:50aujourd'hui
45:51et donc ce conseil constitutionnel
45:52là
45:52c'est 9 personnes
45:53qui sont nommées
45:54pour 9 ans
45:553 par le président
45:56donc 3 par le président du Sénat
45:58et 3
45:58mais c'est pas
45:59Dieu le Saint-Père en fait
46:01à un moment
46:01il faut
46:02il faut revenir
46:03dans l'esprit
46:04de ce que c'était
46:04lors de sa création
46:06par du golo
46:06en 59
46:07très peu de temps
46:08rapidement
46:08la démocratie
46:09c'est exerce
46:10de deux façons
46:13soit directe
46:14par voie référendaire
46:16ou bien
46:17par le parlement
46:18la France
46:19c'était une démocratie parlementaire
46:20ça se discute au parlement
46:22vous savez
46:23moi je reprends une phrase
46:24pas au référendum
46:25vous êtes d'accord
46:26les deux ça marche
46:27les deux
46:27mais seulement
46:28tellement peu de référendums
46:30on ne vote jamais
46:31quand on vote
46:32on ne suit pas la décision
46:33l'article 11 de la constitution
46:34ne permet pas
46:35ne permet pas
46:36un certain nombre de référendums
46:37juste pour termes
46:38on va faire très vite
46:39dans une démocratie libérale
46:41il faut
46:42comme elle a dit
46:43le philosophe Montesquieu
46:44il faut le pouvoir
46:45dans le pouvoir
46:46c'est à dire qu'on a besoin
46:48des contre-pouvoirs aussi
46:49on ne peut pas
46:49les évacuer
46:50je vous fais
46:51quand je vous fais la liste
46:52des décisions
46:53qui ont été faites
46:53on a l'impression
46:54que tout a été fait
46:54contre l'avis du peuple
46:55à chaque fois
46:56tout
46:57y compris les histoires
46:59d'éoliennes
46:59encore une fois
46:59la sécurité
47:00etc
47:01le changement
47:03le changement
47:04pour les mineurs
47:06délinquants
47:07il y a un problème
47:08sur notre droit fondamental
47:10aujourd'hui
47:11qui profite
47:11aux délinquants
47:12la seule cour
47:13c'est de Gaulle
47:14qu'il disait
47:14la seule cour d'appel
47:15des lois
47:16c'est le suffrage universel
47:17et ce que propose
47:18Retailleau
47:18c'est d'y revenir
47:19avec le rythme
47:20rappelez-vous la fameuse phrase
47:20de Retailleau
47:21l'état de droit
47:22n'est pas intangible
47:23qui avait fait
47:24un peu ce qu'il y a
47:24Oui alors
47:24c'est un élément droit
47:25mais là il donne
47:26un exemple très concret
47:27qui est faisable
47:28et qui n'est pas stupide
47:29en tout cas
47:29sur son programme
47:31présidentiel
47:31et c'est intéressant
47:33et c'est pas
47:34non plus impertinent
47:36compte tenu de la société
47:37dans laquelle on évolue
47:38Vous voulez évoluer
47:39une petite confidence ?
47:40Une dernière confidence ?
47:42Oui je veux des confidences
47:43On veut tous des confidences
47:43C'est totalement spéculatif
47:45C'est une confidence
47:46de journaliste politique
47:47qui n'en sait strictement rien
47:48et moi je le vois bien
47:49devenir Premier ministre
47:50de Marine Le Pen
47:51si elle était élue
47:52Bruno Retailleau
47:53C'est une prédiction
47:56Si Jordan Bardella
47:57vous entend ce soir
47:58il va être en colère
47:58Heureusement qu'il a Birmingham
47:59il n'entend pas
48:00Non mais vous avez raison
48:01Simplement je vous parlais
48:02tout à l'heure de ce sondage
48:0380% des français
48:04qui sont interrogés
48:07ont dit
48:07oui c'est une bonne mesure
48:08Oui parce que
48:09quand 70% des français
48:10votent pour une loi
48:11notamment la loi anti-immigration
48:13ou disent
48:13on est d'accord pour cette loi
48:14et que le conseil constitutionnel
48:16la rétoque
48:16parce que soi-disant
48:17enfin c'est pas soi-disant
48:18parce qu'elle n'est pas
48:22conforme à la constitutionnalité
48:23mais c'est parce qu'un clan
48:25l'a saisi
48:25je vous signale que le conseil constitutionnel
48:27ne s'amuse pas à regarder
48:28toutes les lois
48:29il la regarde à partir du moment
48:30où un groupe de parlementaires
48:3160 l'a saisi
48:33C'est terminé
48:34C'est terminé
48:35mais on continue ce débat
48:36si vous voulez la semaine prochaine
48:38Le mystère Marine Le Pen
48:39vous n'avez pas répondu à cette question
48:40pourquoi Marine Le Pen
48:41n'est pas allée à Birmingham ?
48:43Pourquoi elle n'est pas allée à Birmingham ?
48:44Pourquoi c'est pas elle qui a Birmingham ?
48:45Je pense qu'elle devrait
48:46c'est sa faiblesse aujourd'hui
48:47c'est l'Europe
48:48c'est l'international
48:48elle devrait le soigner un peu plus
48:51Donc ça ne répond pas
48:52pourquoi ?
48:53Pourquoi elle ne le fait pas ?
48:54Elle a fait son choix
48:54de liser le livre
48:56Je vais lire le livre
48:57aux éditions Plans
48:59Merci beaucoup à tous les trois
49:00à suivre
49:01Michael Dorian
49:02pour Soir Info
49:02ce sera à 23h30
49:03mais juste avant
49:05on va réécouter la grande interview
49:06ce matin le ministre des Transports
49:07c'était Philippe Tabarro
49:08qui répondait aux questions
49:09de Romain Desart
49:10Bye bye

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