Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 22 heures
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00100% politique, week-end, bonsoir à la famille de Liana, à ses proches, à ses amis, nos pensées les
00:05plus sincères ce soir.
00:07Il était un peu plus de 18h30 lorsque nous avons appris que le corps retrouvé était bien celui de la
00:14fillette ce soir.
00:15Tristesse infinie, bien sûr, de l'effroi et surtout de la colère.
00:20Beaucoup de colère, une colère profonde qui monte dans la population après ce nouvel horrible drame.
00:26Le système judiciaire a failli malgré des alertes claires. Le système politique a failli par son impuissance.
00:32Alors l'État est-il encore capable de protéger nos enfants ? Nous en parlons largement ce soir avec pour
00:38vous accompagner.
00:39Anne Cofinier, ma chère Anne, bonsoir. Geoffroy Lejeune est également avec nous. Bonsoir Geoffroy.
00:44Bonsoir Olivier. Vincent Roy, bonsoir Vincent. Bonsoir Olivier.
00:46Et Arnaud Clarsfeld, bonsoir à tous.
00:48Le porte-parole du ministère de la Justice va nous rejoindre dans un instant après la prise de parole ce
00:55soir de Gérald Darmanin.
00:57Mais avant, je vous propose que nous retrouvions à Florence Pauline Trevzer, notre envoyée spéciale.
01:03Pauline, bonsoir.
01:04Le parquet a donc bien confirmé ce soir que le corps retrouvé était bien celui de Liana.
01:15Oui, tout à fait Olivier. Alors nous sommes ici à Florence, à seulement quelques mètres du collège où était scolarisée
01:22Liana,
01:22là où la jeune fille a été vue pour la dernière fois vivante, vendredi dernier.
01:28Vous l'avez dit, on l'a appris en fin de journée. L'autopsie révèle que c'est bien le
01:33corps de la collégienne de 11 ans
01:35qui a été retrouvé à seulement quelques kilomètres d'ici par les enquêteurs.
01:40Alors ici à Florence, aujourd'hui, il y a énormément de colère, d'indignation.
01:44Comment ce suspect numéro un, ce pédo criminel présumé qui a eu de nombreuses plaintes pour viol sur mineurs,
01:52était-il encore en liberté ?
01:54Comment a-t-il pu emmener cette jeune fille dans sa voiture vendredi dernier ?
01:59C'est ce que nous entendons, les questions que les habitants se posent ici.
02:04Et justement, je suis avec une commerçante qui travaille juste à côté du collège où était scolarisée Liana.
02:10Et Mickaël, vous me disiez tout à l'heure qu'en fait, c'est plus que de la colère que
02:14vous ressentez ce soir.
02:16Ah oui, oui, c'est plus de la colère qu'on ressent. C'est la colère cumulée avec la douleur.
02:20Parce qu'on est des parents, on est des mamans, qu'on a des enfants et ça pourrait arriver à
02:26nous aussi
02:26comme c'est arrivé à cette pauvre fillette et à sa maman.
02:30Ce soir, c'est donc de l'indignation. Et vous reprochez à la justice d'avoir failli ?
02:35Ah oui, ça on reproche. Il n'y a pas que moi, on reproche tout le monde.
02:38Parce que depuis une semaine, avec le restaurant, on est tous, on ne parle que de ça.
02:44Et en fait, oui, on se dit que la justice n'a pas été faite pour cette petite.
02:48Et j'espère que là, ça va être faite, même si elle n'est plus là, malheureusement.
02:53Et vous m'avez dit que vous avez peur car vous habitez dans le quartier où habite le suspect numéro
02:591.
02:59Vous avez des enfants, la peur règne dans ce département, dans ce village où il n'y avait pas de
03:06problème.
03:07Ah oui, oui, on n'habite vraiment même pas à 800 mètres.
03:10Et mes enfants, ils allaient au parc de Montestruc et on se disait, en fait, on ne le connaît même
03:16pas.
03:16On se disait, voilà, il était à côté de mes enfants.
03:18C'est vraiment quelque chose qui a fait, bon, après, ça fait très peur.
03:24Vous l'avez entendu, Olivier, c'est beaucoup d'inquiétude pour cette mère de famille comme bon nombre d'habitants
03:30ici
03:31qui pourront se recueillir en mémoire de la petite Liana dimanche, ici à 15h à Florence.
03:37Merci beaucoup, Pauline, avec Noémie Hardy derrière la caméra.
03:40On vous retrouvera tout à l'heure parce qu'effectivement, il y a une marche blanche dimanche en présence des
03:44parents.
03:44Mais on voit bien, on entendait Michaela, la colère qui vient de loin, la colère profonde de Michaela et de
03:51tous les Français ce soir.
03:53Les Français qui ne supportent plus de voir leur enfant mourir.
03:56Anne Coffinier, je me tourne vers vous.
03:57Il y a quelques semaines, vous étiez sur ce plateau et vous avez poussé un véritable coup de gueule, un
04:03coup de colère.
04:04C'était dans le contexte de l'affaire du périscolaire.
04:07Ce soir, on nous parle une nouvelle fois de dysfonctionnement, de défaillance.
04:11C'est une colère profonde et qui vient de loin.
04:14Oui, c'est sûr. J'espère que de cette détresse terrible auxquelles nous sommes confrontés sortira un véritable changement
04:20parce que ces, on va dire, 30 dernières années, la justice a fait très attention à garantir tous les droits
04:27des présumés coupables.
04:30Et d'une certaine manière, à force de rééquilibrer ce qui traditionnellement est déséquilibré,
04:35c'est-à-dire qu'on est évidemment plus dur pour les présumés coupables que pour les victimes, c'est
04:39quand même la moindre des choses,
04:40et bien à force d'essayer de toujours rééquilibrer ces droits, on est arrivé à une situation où les victimes
04:44ne se sentent plus protégées.
04:46Et là, on est dans une situation horrible où on voit qu'il y avait absolument tout en place pour
04:53se rendre compte
04:53qu'on avait un véritable problème d'urgence avec cette personne et rien ne s'est passé.
04:58On a aussi l'impression que les techniques, les logiciels, les procédures sont de notre âge.
05:04Comment on met deux mois pour transférer sur une distance de 100 kilomètres un dossier dans une affaire aussi urgente
05:11?
05:11Mais c'est une affaire de moyens, le téléphone existe depuis Belle-Lurette.
05:14Mais ça, on va s'interroger, il y aura le porte-parole du ministère de la Justice qui va nous
05:19détailler tout cela dans un instant.
05:21Deux poids, deux mesures aussi, Geoffroy Lejeune, c'est-à-dire que qu'est-ce que l'on retient ce
05:25soir ?
05:26On retient que la justice met les moyens, et c'est Pascal Praud qui le disait ce matin dans son
05:29édito,
05:31que la justice met les moyens quand il s'agit d'incarcérer un président de la République
05:36ou d'incriminer un ancien président de la République.
05:38On peut rester à hoche avec le parquet d'hoche aussi, qui a été particulièrement ferme envers les agriculteurs.
05:45On se souvient, le parquet qui a d'ailleurs publié un communiqué en novembre 2025,
05:51justement pour dire qu'une enquête sera ouverte après des propos du responsable de la coordination rurale.
05:56Et il y a un deux poids, deux mesures aussi aujourd'hui qui agace profondément.
05:59Et puis vous pouvez ajouter à cette litanie de comparaison la manière dont ça s'est passé avec les Gilets
06:06jaunes dans Paris
06:08par rapport aux émeutiers de la semaine dernière.
06:09C'est-à-dire que moi je me souviens, j'étais beaucoup dans les manifestations de Gilets jaunes
06:13et on voyait siffler les balles de LBD, les lanceurs de balles de défense.
06:17Il y a eu quand même des blessés parmi les Gilets jaunes.
06:19Et la semaine dernière, je ne crois pas qu'on a eu déploré beaucoup d'œils crevés chez les émeutiers.
06:25Donc évidemment, c'est un sentiment, c'est insupportable d'avoir ça sous les yeux.
06:29Maintenant, moi j'ai une inquiétude dans la séquence qu'on est en train de vivre.
06:33C'est celle consistant, je vois se mettre en place un rouleau compresseur consistant à expliquer
06:38qu'il y a eu des dysfonctionnements et que ces dysfonctionnements seront sanctionnés
06:43et qu'une fois que les personnes qui ont failli auront été sanctionnées, le problème sera réglé.
06:49Circulé, il n'y a plus rien à voir.
06:50Moi, je pense que le système est un dysfonctionnement aujourd'hui.
06:53C'est-à-dire qu'en réalité, vous vous rendez compte, et d'ailleurs, ça va être compliqué d'expliquer
06:58ce qu'ils vont essayer d'expliquer.
06:59Vous vous rendez compte que finalement, il n'y a pas un moment, par exemple, où l'enquête est annulée
07:04parce que quelqu'un a décidé de la mettre sous le tapis parce qu'il n'avait pas le temps
07:08ou que ça l'embêtait.
07:09Il n'y a pas un moment, il n'y a pas une faute manifeste de quelqu'un dans la
07:12chaîne qui conduit à ce drame.
07:14Il y a éventuellement de la lenteur, éventuellement peut-être des transferts, des choses qui ont été mal faites, certainement.
07:19Mais ça s'est passé comme ça se passe normalement dans ce système.
07:22Donc ça peut arriver à nouveau demain, partout ailleurs et par ailleurs.
07:26Et si on commence à expliquer qu'il y a une procureure ou un gendarme à sanctionner,
07:30moi, je n'ai pas de problème avec ça, mais on va passer à côté du vrai problème
07:33qui est qu'en fait, aujourd'hui, ça pourrait se passer comme ça tous les jours.
07:35Pas un dysfonctionnement ponctuel, au fond, ce à quoi nous avons assisté dans ce terrible dame.
07:39mais un problème systémique.
07:41C'est-à-dire que, finalement, les procureurs généraux attendent, ils vont tirer des conclusions.
07:45Mais ça va être quoi ? La lenteur de la justice, des problèmes, comme le rappelait Geoffroy Lejeune,
07:49de transmission de procédures, par exemple.
07:51Mais ça, on le sait. Est-ce qu'il y a besoin d'une enquête ?
07:53Oui, attention, il y a quand même un gros problème sur cette affaire.
07:57Gérald Darmanin a bien expliqué qu'il avait pris une circulaire.
08:00Une circulaire consistante à dire qu'il fallait prioriser les attaques aux femmes ou aux mineurs, les deux, conjointement.
08:13Or, on sait très bien que, quand il prend une circulaire et qu'il l'envoie au parquet,
08:21le parquet n'est pas tenu de tenir compte de sa circulaire.
08:25C'est-à-dire que le parquet n'est pas lié par, précisément, depuis Mme Taubira.
08:29Avant, il pouvait y avoir des instructions du ministre du garde des Sceaux au parquet.
08:35Depuis Mme Taubira, ça veut dire quoi ?
08:38Ça veut dire que, et il s'en est expliqué ce soir même,
08:41en disant, mais moi j'ai bien pris des circulaires pour que la priorité soit portée sur les mineurs et
08:46les femmes,
08:46ça veut dire que le parquet argant de son indépendance
08:49ne peut ne pas tenir compte et n'est pas tenu par la circulaire du ministre.
08:54Alors, ça pose une question, quand même.
08:55Et si on veut remettre en cause le système,
08:58quel est le rôle exact du ministre de la Justice, aujourd'hui ?
09:01C'est la puissance du politique, aussi.
09:03Je peux apporter une précision, Geoffroy Lejeune.
09:05Ce n'est pas tellement une précision, moi je suis d'accord avec ce que vient de dire Vincent Roy,
09:07mais c'est amusant, non, ce n'est pas amusant,
09:10mais on a interviewé avec le journal du dimanche Gérald Darmanin, il y a deux semaines,
09:14et il disait très rapidement dans cette interview,
09:16quand je suis arrivé à Place Vendôme, j'ai défini trois priorités,
09:19la protection de l'enfance, le narcotrafic,
09:22et les atteintes à la laïcité et aux intérêts de l'État.
09:25Et en fait, la vérité, c'est que, je suis d'accord avec ce que vous avez dit
09:27sur le fait que les procureurs peuvent ne pas suivre les circulaires,
09:30mais il y a des circulaires sur la protection de l'enfance,
09:32il y en a aussi sur le narcotrafic, le narcotrafic, ce n'est pas un petit sujet,
09:35il y a deux semaines, c'était même le sujet numéro un de l'actualité,
09:38et la vérité, c'est que ces circulaires s'empilent
09:41et s'imposent à des parquets qui, en fait, la vérité, sont débordés.
09:44Je prends l'exemple, par exemple, de la protection de l'enfance.
09:47Moi, je ne veux pas excuser quoi que ce soit
09:50et expliquer que c'est normal et qu'il ne faut rien faire.
09:52Attention, ce n'est pas du tout mon propos.
09:54En revanche, mettez-vous dans la situation
09:55d'un parquet ou même d'une gendarmerie
09:59qui entend parler de cette affaire,
10:01qui doit faire des actes d'enquête, etc.
10:03Si vous avez 30 fois cette affaire,
10:06ou 30 affaires similaires,
10:07ou 30 affaires de viol, par exemple, sur mineur,
10:10ou de violence sexuelle sur mineur, etc.,
10:12dans le département dont vous êtes responsable
10:14en tant que gendarme,
10:14prenons la gendarmerie pour ne pas rester sur la justice,
10:17comment vous choisissez d'en donner la priorité
10:20à l'une d'entre elles et pas à l'autre ?
10:21Comment est-ce que vous faites ?
10:22Et donc, moi, je n'excuse pas du tout
10:24que ce soit ça qui se soit passé dans le cas présent.
10:26C'est-à-dire que l'affaire Liana,
10:28elle est épouvantable parce qu'aujourd'hui,
10:30on a un corps et aujourd'hui,
10:32on a cette situation où on n'a pas de réponse à apporter.
10:34Mais il y a probablement beaucoup d'autres cas
10:37de violences sexuelles sur les enfants
10:38dans le même département.
10:40Et ce sont les mêmes gendarmes
10:41et le même parquet qui sont censés enquêter là-dessus.
10:43Combien, effectivement, de pédocriminels
10:44aujourd'hui dans la nature,
10:45on s'interroge la question
10:46et l'État qui est incapable de protéger nos enfants.
10:48C'est ça le problème.
10:49La question du soir, Arnaud Klarsfeld,
10:52c'est toute la justice aujourd'hui ?
10:54Alors, le monde dit la justice en question,
10:56mais c'est trop mou, la justice en question.
10:58C'est la justice en faillite, peut-être, ce soir ?
11:02Je ne sais pas si elle était en faillite.
11:04Je ne sais pas s'il y aura des sanctions,
11:05mais il y aura nécessairement des réformes
11:08puisque toutes les plus hautes autorités de l'État
11:12ont été d'accord pour dire
11:14qu'il y a eu des dysfonctionnements.
11:16Et des dysfonctionnements, il y en a eu nécessairement
11:18puisque cette personne a été mise en cause
11:21deux fois auparavant.
11:23Une fois, c'était aussi une plainte pour viol
11:28qui a été classée sans suite.
11:29Mais même si elle est classée sans suite,
11:32la personne reste dans le traitement
11:34des antécédents judiciaires.
11:37C'est-à-dire que les raisons pour lesquelles
11:39il a été entendu, même si l'affaire a été classée sans suite,
11:42restent.
11:44Il doit donner ses empreintes, etc.
11:47Donc, si une personne dit
11:51pour la même chose,
11:52ma fille a été violée par cet individu,
11:57normalement, mais vous demanderez
11:58au porte-parole du ministère de la Justice
12:00quand il viendra,
12:02normalement, il suffit de taper
12:06le nom de la personne
12:08pour voir qu'il a déjà été mis en cause
12:11pour une affaire de viol,
12:11même si ça a été classée sans suite.
12:14Et donc,
12:16s'il est à nouveau mis en cause,
12:19même si la première affaire a été classée sans suite,
12:22on peut se dire que ça a été classée sans suite,
12:23mais c'était peut-être pour absence de preuves.
12:26Donc, pressons le pas
12:28pour faire en sorte
12:29qu'il soit entendu.
12:31Et là, neuf mois sont passés
12:34sans qu'il ait été entendu.
12:35Donc, j'imagine que c'est pour cela
12:38que le président de la République
12:40et que le garde des Sceaux
12:42et je crois aussi le ministère de l'Intérieur
12:44ont parlé de dysfonctionnement,
12:46alors que, normalement,
12:47il suffit de taper,
12:48mais vous demanderez au porte-parole,
12:50pour voir que la personne
12:52avait déjà été mise en cause.
12:53On va demander déjà
12:54au colonel Bruno Cézac,
12:55ancien commandant
12:56de la section de recherche
12:57de gendarmerie de Nancy,
12:59qui est en liaison avec nous.
13:00Mon colonel, bonsoir.
13:01Merci d'avoir accepté notre invitation,
13:03puisqu'effectivement,
13:03on a besoin d'éclairage.
13:05Un constat partagé ce soir,
13:07il y a eu des failles
13:08dans les différentes étapes
13:11de l'envoi de la procédure,
13:13notamment pour bien comprendre
13:14de quoi on parle.
13:16Quelles sont les étapes ?
13:17À partir du moment
13:18où vous avez une mère de famille
13:19qui se présente
13:20dans une brigade territoriale
13:21de gendarmerie
13:22et qui dit
13:22« Voilà ce qui se passe,
13:24ma fille a été victime
13:27ou de viol ou de violences sexuelles ».
13:29Très concrètement,
13:30sur le terrain,
13:30ça se passe comment ?
13:31À partir de ce dépôt
13:33de plainte.
13:35Depuis les années 2000,
13:37la gendarmerie a mis en place
13:39à la fois des structures
13:41et des formations
13:41pour faire face
13:43à ce type de situation
13:44dont il faut bien reconnaître
13:46qu'elles avaient tendance
13:47à se multiplier
13:50et à prendre des proportions
13:52qui nécessitaient ces mesures.
13:56en particulier,
13:58c'est né d'une affaire
13:59sur l'île de la Réunion.
14:02La gendarmerie a créé des salles
14:03qu'on appelle les salles Mélanie
14:05qui visaient à mettre
14:06les enfants victimes
14:08de violences de toute nature,
14:11ce qu'on appellerait
14:13de la pédocriminalité,
14:14dans les meilleures conditions possibles
14:17pour recueillir leurs paroles,
14:19leurs témoignages
14:20et faire en sorte
14:22que la procédure
14:25puisse démarrer
14:26dans de bonnes conditions.
14:27Donc aujourd'hui,
14:28on a un réseau
14:29pour ou pour
14:30de 400 salles Mélanie
14:33sur tout le territoire national
14:35relevant de la responsabilité
14:37de la gendarmerie
14:38et à peu près
14:39avec 4000 militaires
14:40qui ont été formés
14:41de façon générale
14:43en fonction des tranches d'âge
14:44des jeunes enfants
14:46qu'on doit entendre
14:47pour recueillir cette parole.
14:49Donc,
14:49dans tous les départements,
14:51quelle que soit l'unité
14:52qui sera sollicitée,
14:53et il est évident
14:54que lorsqu'on est
14:55sur une affaire primaire,
14:57c'est la brigade territoriale
14:58du lieu
14:59où s'est passée l'infraction
15:00qui généralement est saisie,
15:02ce qui n'est pas le cas
15:02d'ailleurs dans l'affaire en cours
15:04puisque les faits
15:05s'étaient passés
15:07dans le Gers,
15:08si je comprends bien,
15:09mais la plainte
15:09avait été déposée
15:10en Haute-Garonne,
15:11ce qui était
15:12un premier recueil malheureusement.
15:15Donc,
15:15les brigades territoriales
15:16ont toute l'attitude
15:17pour solliciter
15:19le renfort
15:19ou le concours
15:21des militaires
15:22du groupement
15:22qui sont formés
15:23à cet effet
15:24et utiliser la salle
15:25qui correspond.
15:26Ça,
15:27c'est le premier point.
15:28Après,
15:28une fois qu'on a recueilli
15:29ce témoignage,
15:30tout le système
15:32de recueil
15:33des traces
15:35nécessaires,
15:35si vous voulez,
15:35à la manifestation
15:36de la vérité
15:37se met en place
15:38et notamment
15:39toutes les expertises
15:40médico-légales,
15:40psychologiques
15:41et puis derrière,
15:42les auditions
15:43qui vont accompagner,
15:44si vous voulez,
15:45la mise en évidence
15:47des faits
15:47qui sont rapportés
15:48par la victime.
15:49pour faire simple.
15:51Peut-être,
15:53très rapidement,
15:54on y reviendra
15:55tout à l'heure
15:56avant d'accueillir
15:56le porte-parole
15:57du ministère
15:57de la Justice,
15:59cette interrogation,
15:59à partir de quel moment
16:01l'enquêteur dit
16:02« Ouh là,
16:03il y a alerte rouge,
16:04j'apprends mon téléphone
16:05et j'appelle
16:06le procureur de la République
16:07pour dire
16:07« Là,
16:08j'ai un dossier sensible ».
16:09Ça se fait systématiquement,
16:10cela ou pas ? »
16:13C'est une réponse
16:14qui est aussi complexe
16:16que votre question
16:17est limpide,
16:18si j'ose dire.
16:19C'est qu'il y a…
16:23Est-ce qu'on est face
16:25à une affaire initiale
16:26ou est-ce qu'on a une affaire
16:28par suite ?
16:29C'est-à-dire qu'on a déjà
16:30eu des précédents.
16:31Ça, c'est le premier point.
16:33Deuxièmement,
16:33est-ce que le gendarme
16:34qui reçoit les plaignants,
16:36la famille,
16:36les connaît ou pas ?
16:38Quelle est la gravité
16:39des faits
16:39qui sont rapportés
16:40par la victime ?
16:41Si vous voulez,
16:41il y a tout un ensemble
16:42de critères
16:43qui vont faire
16:44que le jugement
16:45ou l'appréciation
16:46du premier militaire
16:48de la gendarmerie
16:48qui va recevoir
16:49le témoignage
16:51vont fortement influer
16:52sa décision
16:54d'appeler
16:56soit du renfort
16:57en interne
16:58dans un premier temps,
16:59soit de solliciter
16:59le parquet.
17:00Alors,
17:00de façon générale,
17:02le parquet,
17:03il va être informé
17:04d'une affaire
17:04comme celle-là.
17:05Dès lors que vous avez
17:06un enfant
17:06qui se présente
17:07accompagné de ses parents
17:08pour témoigner
17:09d'une infraction
17:11de cette nature,
17:11le parquet
17:12sera de toute façon
17:13systématiquement informé
17:15par l'officier
17:16de police judiciaire
17:17qui reçoit
17:18la famille
17:18et l'enfant.
17:18Bon, on va voir.
17:20On va essayer
17:20de creuser tout cela.
17:21Vous restez avec nous,
17:22colonel Bruno Cézac.
17:23Nous accueillons
17:23Sacha Stropkan.
17:25Bonsoir.
17:26Bonsoir.
17:26Merci d'être là.
17:27Vous êtes porte-parole
17:27du ministère
17:28de la Justice
17:29puisque après ce terrible
17:31drame,
17:31on s'interroge.
17:32Va-t-on assister
17:33à une véritable
17:34remise en question
17:35à partir d'aujourd'hui ?
17:36Une remise en question
17:37alors certes
17:38qui serait tardive
17:39mais on peut le dire
17:40bienvenue.
17:41Est-ce que comme d'habitude,
17:42l'institution judiciaire
17:44plaidera le manque
17:45de moyens ?
17:45On se pose la question
17:46mais avant,
17:47on va écouter Gérald Darmanin
17:48puisque après le chef
17:50de l'État,
17:50le garde des Sceaux
17:51a pointé des dysfonctionnements,
17:54délai de transmission
17:54du dossier,
17:55retard au parquet d'oche,
17:56absence de priorisation
17:57et de mesures coercitives.
18:00Le garde des Sceaux
18:01qui a reconnu
18:01que l'affaire
18:02n'avait pas été traitée
18:03avec le degré
18:04d'urgence requis.
18:05Nous avons failli.
18:07A-t-il dit ?
18:07On l'écoute.
18:09Il y a eu des défaillances
18:10dans l'organisation
18:11du service public
18:11de la justice.
18:12Il y en a sans doute
18:13eu aussi
18:13chez les forces de l'ordre.
18:14Le ministre de l'Intérieur
18:15aura l'occasion
18:15de le dire.
18:16Je ne veux pas
18:17rejeter la faute
18:18à quelqu'un.
18:19Nous avons failli
18:20dans l'organisation concrète
18:22de suivi de plaintes
18:23nombreuses
18:24et notamment la dernière,
18:25celle qui a été déposée
18:26en août 2025
18:28et qui aurait pu permettre
18:30très certainement
18:31de mettre hors de cause
18:32cette personne.
18:33Entre le mois d'août 2025
18:35et maintenant,
18:37cette personne
18:37n'a même pas été
18:38mise en garde à vue.
18:39Et je ne sais pas
18:40ce que dira l'inspection,
18:42mais c'est le contraire
18:43aux consignes.
18:44générale
18:45que je donne
18:46au magistrat du parquet.
18:48Sacha Stropcat,
18:49quand le ministre
18:49de la justice
18:50emploie le nous,
18:51nous avons failli,
18:53il inclut-il
18:54dans ce nous ?
18:55Avant de répondre
18:56à votre question,
18:56je voudrais juste
18:57redire encore une fois
18:58la compassion
18:59qu'on a pour la famille
19:01de cette jeune fille
19:02et aussi pour les familles
19:04des autres victimes
19:04puisque vraisemblablement,
19:06il y a d'autres victimes
19:07dans ce parcours criminel.
19:09Pour répondre à votre question,
19:10c'est un nous collectif,
19:11c'est un échec collectif.
19:12Depuis hier,
19:13on emploie ce terme,
19:14c'est un échec de l'État
19:15puisque manifestement,
19:16il y a des défaillances,
19:17on verra lesquelles,
19:19au sein de l'institution judiciaire,
19:21mais probablement aussi
19:22chez les forces de l'ordre,
19:23probablement peut-être aussi
19:25au sein de l'éducation nationale
19:26puisque se posent des questions
19:27autour d'éventuels signalements
19:28qui auraient été faits
19:30ou n'auraient pas été faits.
19:31Donc,
19:31c'est un nous collectif.
19:32Maintenant,
19:33ça ne doit pas dédouaner
19:34des responsabilités.
19:35Vous avez deux types
19:36de responsabilités.
19:37Soit il y a eu des manquements
19:38ou en tout cas,
19:39des failles systémiques,
19:40c'est-à-dire comment est-ce
19:40qu'on prend en charge
19:41ce type de dossier en France
19:43et probablement qu'il y en a.
19:45Notamment,
19:45on a beaucoup parlé
19:47aujourd'hui
19:47de la transmission
19:48de dossiers papiers.
19:49Je pense que vos téléspectateurs
19:51découvrent qu'en 2026,
19:52on peut encore se transmettre
19:53un dossier criminel
19:54d'un commissariat
19:55ou d'une gendarmerie
19:56à l'autre,
19:57comme à d'autres charrettes,
19:58comme si on était
19:59dans un temps
20:00qu'on pensait révolu.
20:01Et ensuite,
20:01vous avez la question
20:02de responsabilités individuelles.
20:04Et je veux dire devant vous
20:07que cette question
20:07des responsabilités individuelles,
20:08elle n'est pas accessoire.
20:10Moi-même,
20:10je suis magistrat.
20:11Il y a encore quelques mois,
20:12je rendais des décisions
20:13en votre nom à tous,
20:14au nom du peuple français.
20:15Et pourquoi j'avais le droit
20:16de le faire ?
20:17Parce que vous me déléguiez
20:18ce pouvoir.
20:18Et qu'à partir du moment
20:19où vous n'avez plus confiance en moi,
20:21où vous n'avez plus confiance
20:22en l'institution que je représente,
20:24ça pose une difficulté.
20:25Parce que du coup,
20:25je n'ai plus la légitimité
20:26de rendre cette justice.
20:27Et c'est pour ça
20:28que le ministre a eu
20:29une expression très forte,
20:30c'est que l'indépendance
20:32des magistrats,
20:32l'indépendance qu'on leur doit,
20:33on ne doit pas dire
20:34à un magistrat
20:35ce qu'il doit faire
20:35dans un dossier individuel.
20:36Ça ne veut pas dire
20:37l'irresponsabilité.
20:38C'est-à-dire que si des personnes
20:40ont mal fait leur travail,
20:41je ne sais pas si c'est le cas.
20:42Et je pense sincèrement
20:43que quand vous êtes magistrat,
20:45vous vous levez le matin
20:46pour aider et protéger les gens,
20:48comme quand vous êtes gendarme,
20:49quand vous êtes policier,
20:50personne ne pense
20:51que vous avez des dangereux magistrats
20:52en France
20:52qui laissent des pédocriminels,
20:54si vous voulez,
20:55dans la nature délibérément.
20:57Il n'empêche
20:57que vous pouvez parfois
20:59mal faire votre travail.
21:00Et quand vous avez
21:01une grande responsabilité,
21:02il est normal
21:02que vous soyez comptable
21:04devant nos concitoyens
21:05si vous avez mal fait
21:06votre travail.
21:07Geoffroy Lejeune,
21:07avant que vous arriviez,
21:08pointait du doigt
21:09justement cette réalité.
21:10Il disait,
21:10moi je crains
21:10qu'effectivement
21:11on va désigner des coupables,
21:13des responsables en tout cas.
21:15Et puis après,
21:15eh bien circuler,
21:16il n'y a rien d'autre à voir.
21:17Est-ce qu'il va y avoir
21:18un travail de fond
21:19qui va être fait ?
21:20Puisque vous disiez
21:20qu'il y a eu
21:21des dysfonctionnements systémiques.
21:23Et il y en a un
21:23que nous constatons tous les jours,
21:24c'est notamment le délai,
21:26la lenteur
21:27des procédures judiciaires.
21:28Après,
21:29il y a quand même
21:29une réponse à ça.
21:30C'est que,
21:30évidemment que vous avez
21:31des failles systémiques.
21:32Je vous donne un autre exemple
21:33qui est très médiatique
21:34ces dernières semaines
21:35et à juste titre.
21:36Le périscolaire à Paris.
21:37Tout le monde découvre
21:38qu'on peut embaucher
21:39des gens dans un périscolaire
21:40sans vérifier
21:41leur casier judiciaire
21:42au préalable.
21:42Évidemment que c'est
21:43une faille systémique
21:44qu'il faut réparer.
21:46Mais au-delà de ça,
21:47vous avez ensuite
21:48la question
21:48de comment vous faites.
21:50Et donc,
21:51vous avez cette responsabilité
21:53une fois de plus.
21:54J'y tiens,
21:54vraiment c'est important
21:55parce que c'est un peu
21:56un pacte démocratique
21:57autour de la justice.
21:58C'est-à-dire qu'évidemment
21:59qu'il faut réfléchir
22:00à ces failles systémiques
22:01et on le fait.
22:03Et je vous donne un exemple
22:04qui fait que les deux
22:05peuvent se recouper.
22:06C'est que vous dites
22:07la pile de dossiers,
22:08comment est-ce qu'on fait ?
22:09La question de la prioritarisation
22:10est une question
22:11qui nous obsède aujourd'hui.
22:12Pourquoi ce dossier
22:13n'a pas été traité
22:14de façon prioritaire ?
22:15Pour répondre à votre question
22:15sur les délais.
22:16Les instructions du ministre
22:17de la Justice
22:18sont très claires.
22:18C'est une priorité
22:19de politique pénale.
22:20Et je vais vous le dire,
22:21il l'a réaffirmé,
22:22il n'y en a que deux.
22:23La lutte contre
22:24la criminalité organisée
22:25et les attentes faites
22:26aux mineurs et aux femmes.
22:27La fameuse circulaire
22:28qui avait été envoyée
22:29par Gérald Darmanin.
22:30Et elle dit quoi
22:30cette circulaire peut-être
22:31pour les téléspectateurs ?
22:32Évidemment,
22:33cette circulaire,
22:33rappelle,
22:34il y en a eu trois
22:34en 18 mois.
22:36Et elles font 4 pages chacune.
22:37Donc on peut considérer
22:38quand même que 12 pages
22:39en 18 mois,
22:40ça peut être lu.
22:42Donc cette circulaire
22:43dit concernant les mineurs
22:44que les dossiers
22:45qui concernent les mineurs
22:46doivent être traités
22:47en priorité,
22:49et de protéger ces mineurs,
22:51c'est-à-dire de potentiellement
22:52mettre leurs agresseurs
22:54hors d'état de nuire.
22:55Et comment est-ce
22:55qu'on le fait juridiquement ?
22:56C'est avec un contrôle judiciaire,
22:58avec une détention provisoire
22:59et qu'ensuite,
23:00les délais doivent être respectés.
23:02Et comme l'a dit le ministre,
23:04ça représente aujourd'hui,
23:05il y a 3 millions de plaintes
23:06dans les commissariats,
23:07dans les gendarmeries.
23:08Celles qui concernent
23:09les atteintes sexuelles aux mineurs,
23:11c'est à peu près 75 000 dossiers,
23:12c'est-à-dire 0,25 % des dossiers
23:15dans nos commissariats
23:17ou dans nos gendarmeries.
23:17Je pense que demander à mes collègues
23:19de prioritariser ces 0,25 % des dossiers,
23:23ça ne paraît pas absurde.
23:25Et donc, les instructions,
23:26elles sont claires,
23:27et je vais rajouter même,
23:28je suis légaliste.
23:30Je vous ai dit,
23:31l'indépendance, c'est important.
23:32On n'a pas à dire à un magistrat
23:33ce qu'il fait dans un dossier individuel.
23:35Mais le pouvoir, par contre,
23:36du gouvernement,
23:37c'est de mener la politique de la nation
23:39et de donner des instructions
23:40de politique pénale générale.
23:42Et si ces instructions
23:42de politique pénale générale
23:43ne sont pas respectées,
23:45il est normal que le garde des Sceaux
23:46indique qu'il envisagera
23:48de prendre des sanctions d'ici.
23:49Parce qu'on s'interroge
23:50effectivement de l'impuissance
23:51ou non du politique.
23:52Des questions autour de cette table,
23:54s'il nous reste quelques minutes,
23:56si vous le voulez bien,
23:56notamment avec Anne Cofinier,
23:57experte en éducation,
23:58qui notamment s'est particulièrement
24:00intéressée au scandale du périscolaire
24:02et ce drame qui résonne particulièrement.
24:04Vous vouliez interpeller ?
24:06Moi, ce qui me frappe,
24:07c'est qu'on peut faire un parallèle
24:08avec le domaine de l'éducation
24:10comme avec le domaine de la santé.
24:11On arrive aujourd'hui
24:12à une situation
24:13où les systèmes sont tellement compliqués
24:14qu'ils sont en eux-mêmes
24:17dysfonctionnants systématiquement.
24:18Par exemple,
24:19dans le domaine de l'hôpital
24:20ou des EHPAD,
24:22les infirmières se retrouvent
24:23dans un système
24:23où elles sont transformées
24:25en personnes maltraitantes
24:27systémiquement,
24:28c'est-à-dire indépendamment
24:28d'une faute personnelle.
24:30Et bien là,
24:30je pense qu'on est arrivé
24:31à un tel degré
24:32de complication de la justice.
24:34Je pense par exemple
24:35à la question des renvois.
24:37Renvois, sur-envois, sur-envois
24:38pour théoriquement
24:39le respect du principe
24:40du contradictoire
24:41ou que sais-je.
24:42Mais la réalité,
24:43c'est qu'en fait,
24:43les trois quarts du temps
24:45passé dans les tribunaux,
24:46c'est gérer des renvois.
24:47Et donc,
24:48au bout d'un moment,
24:49on est arrivé
24:49à une telle sophistication
24:50que la justice
24:52se bouffe elle-même
24:53avec des papiers
24:54dans tous les sens,
24:54des complications
24:55dans tous les sens
24:55et elle n'avance plus.
24:57On devrait quand même arriver
24:58à faire une réforme
24:59de simplification
25:00quand un certain nombre
25:00d'affaires simples
25:01soit traitées
25:02d'une manière rapide
25:03et simple.
25:04Regardez aussi
25:05les comparaisons
25:06avec le domaine
25:06de la santé.
25:07Là, par exemple,
25:08il y a eu hier et avant-hier
25:09des annonces
25:09sur le fait que
25:10pour les urgences,
25:11cet été,
25:11on allait essayer
25:12d'avoir une logique
25:13pour essayer de trier un peu
25:14au lieu que tout le monde
25:15engorge les urgences
25:16et quand des gens meurent
25:17ou passent la nuit
25:18sur des espèces de brancards
25:22parce qu'en fait,
25:22on ne sait pas gérer
25:23les priorités.
25:24Donc là, aujourd'hui,
25:25on a une situation,
25:26alors on peut parler
25:27de tous les effectifs,
25:28mais moi je parlerais plutôt
25:29d'inflation de procédures
25:30dans tous les sens
25:30et de complications
25:32devenues proprement délirantes.
25:33C'est une question
25:34très intéressante
25:34que vous posez
25:35et vous avez tout à fait raison.
25:38Sur les effectifs,
25:39peut-être,
25:40il s'avère que
25:41le tribunal de Hoche,
25:42qui a dû à connaître
25:43la procédure en question,
25:45est à effectif complet.
25:46C'est-à-dire que
25:46vous avez le nombre
25:47de magistrats qu'il faut,
25:48vous avez le nombre
25:48de greffiers qu'il faut
25:49et qu'on a demandé
25:50en urgence,
25:51à la fois à la chancellerie
25:52et du côté du ministère
25:53de l'Intérieur,
25:54mais ça,
25:55ils le diront eux-mêmes,
25:56mais du côté
25:57de la chancellerie,
25:58on a demandé
25:58combien il y avait
25:59en stock de dossiers
26:00qui concernaient
26:01des agressions sexuelles
26:02ou des viols sur mineurs
26:03au tribunal de Hoche.
26:04On nous a répondu
26:05qu'il n'y avait aucun dossier
26:06en souffrance actuellement.
26:07Donc on voit bien
26:08que ce n'est pas une difficulté
26:09de dossier au milieu
26:10d'une pile
26:11qui serait ingérable.
26:12Ce n'est pas le fameux
26:13manque de moyens
26:13comme d'habitude
26:14face à de nombreux dossiers.
26:15En tout cas,
26:16l'inspection remettra
26:18les choses en perspective,
26:19mais les premiers éléments
26:20qu'on les a demandés,
26:21vous savez,
26:22il y a une direction
26:22des services judiciaires,
26:23c'est son métier
26:23d'organiser les juridictions
26:25de ce pays.
26:26La direction des affaires judiciaires
26:28nous dit
26:29qu'il n'y a pas
26:30de problème d'effectifs,
26:31qu'il n'y a pas
26:31de problème de moyens
26:32et qu'il n'y a pas
26:33de problème de stock
26:33OTJ de Hoche.
26:35Et quand,
26:36effectivement,
26:37nous sommes le 22 août 2025,
26:39nous sommes à Plaisance du Touche,
26:40il y a des éléments solides
26:42dans le dossier
26:43qui va être transmis
26:44plus tard par courrier.
26:45Alors là,
26:46on l'évoquait tout à l'heure,
26:47on s'interroge
26:47pourquoi on ne prend pas
26:48son téléphone
26:50avec ce dossier solide,
26:51le certificat médical
26:53qui fait état de disons
26:54anal sans ambiguïté,
26:56on a le suspect
26:56qui est identifié,
26:57le fameux Jérôme B.
26:59Là,
26:59on ne comprend pas
26:59qu'est-ce qui s'est passé
27:00à ce moment-là
27:01pour qu'il n'y ait pas
27:02une alerte,
27:02alerte générale,
27:03alerte rouge
27:04pour aller chercher,
27:05en tout cas entendre,
27:06auditionner cet individu.
27:07C'est ça qui nous occupe
27:09tous collectivement
27:10sur ces plateaux.
27:11J'ai passé ma journée
27:12à faire le tour des plateaux
27:13pour répondre justement
27:14à nos concitoyens
27:15sur ces interrogations.
27:16Une fois de plus,
27:17les réponses,
27:18je ne les ai pas toutes.
27:19Évidemment que moi,
27:20je suis là pour expliquer,
27:22faire de la pédagogie,
27:22mais je ne les ai pas toutes.
27:23C'est tout l'objet
27:24de cette enquête,
27:25en tout cas de cette inspection
27:26qui a été ordonnée.
27:27Je rappelle quand même
27:27que c'est une inspection
27:28qui concerne à la fois
27:29le ministère de la Justice,
27:30le ministère de l'Intérieur
27:31et le ministère
27:31de l'Éducation nationale
27:32pour voir de façon complète
27:34où ont pu se situer
27:35les dysfonctionnements
27:35et qu'elle sera rendue
27:36sous 15 jours.
27:37Le Premier ministre
27:38a demandé lui-même
27:39à ce qu'elle soit rendue
27:39le 19 juin.
27:41Donc on voit bien
27:41que très rapidement,
27:42l'État va être capable
27:43de pointer les dysfonctionnements,
27:45qu'ils soient structurels
27:46ou qu'ils soient individuels,
27:47peu importe quelque part.
27:49La seule chose
27:49qu'on doit à nos concitoyens,
27:50c'est qu'ils puissent
27:51dans un État démocratique
27:52savoir où ont été
27:53les dysfonctionnements.
27:54Et après,
27:54on en tira les conclusions,
27:56mais moi je ne suis pas là
27:56pour tirer sur qui que ce soit,
27:58peu importe qu'ils soient
27:58structurels ou individuels,
28:04quitté ce plateau.
28:05Peut-être une minute.
28:06Arnaud Clarsfeld,
28:07Vincent Roy,
28:07vous vouliez interpeller
28:09votre parole judiciaire.
28:10Non, interpeller, non.
28:12Mais juste poser
28:13une ou deux questions.
28:14Pourquoi le fichier
28:15des antécédents judiciaires
28:17n'a pas été consulté
28:18ou s'il a été consulté,
28:20pourquoi il n'a pas donné l'alerte ?
28:21Et la deuxième question,
28:22est-ce que vous pensez
28:23que le fichier
28:24des antécédents,
28:26des infractions sexuelles
28:28pourrait être élargi
28:30pour que plus de personnes
28:31aient accès à ce dossier
28:33comme les directeurs
28:34des écoles, etc.
28:37Ou est-ce que ça serait contraire
28:38à certaines législations européennes ?
28:41Alors, sur la consultation
28:42des fichiers police
28:43et du fichier judiciaire,
28:45de Cassiopée,
28:46des antécédents judiciaires,
28:48la question se pose
28:49et ça c'est l'inspection
28:50qui devra dire
28:50est-ce que ces fichiers
28:51ont été consultés
28:52et qu'on n'en a pas tenu compte
28:53ou est-ce qu'ils n'ont pas
28:54été consultés ?
28:55Ça, pour le coup,
28:56je ne peux pas vous le dire,
28:56je ne le sais pas
28:57pour être honnête à ce stade.
28:59Et la deuxième question
29:00que vous posez,
29:00c'est la question
29:01de est-ce qu'il ne faudrait pas
29:01un fichier national
29:03qui permette
29:04à différentes administrations
29:05et c'est notamment,
29:06là je fais le lien direct
29:07avec le périscolaire,
29:08c'est par exemple
29:08le ministre de l'Éducation nationale
29:10qui a évoqué
29:10sa fameuse liste noire.
29:12Effectivement,
29:12on peut s'interroger
29:13sur la légitimité
29:14d'avoir une liste
29:14pour que des chefs d'établissement,
29:16quand ils recrutent quelqu'un,
29:17même quelqu'un
29:17qui n'est pas définitivement condamné,
29:19qu'il ait une alerte
29:19et qu'il sache que cette personne
29:21fait l'objet
29:21de procédures judiciaires
29:22de nature sexuelle.
29:24Aux États-Unis,
29:25c'est même dans le public,
29:27que les gens peuvent
29:29consulter.
29:30Mais j'ai regardé,
29:31les études montrent
29:32que ça n'a pas changé
29:34grand-chose,
29:35que ça n'a pas été
29:37particulièrement efficace.
29:38Vincent Roy,
29:38on vous libère...
29:39Je n'ai vraiment
29:40de venir y aller.
29:41Vous devez...
29:41Bon, écoutez,
29:42un grand merci en tout cas.
29:43Merci.
29:44J'avais vraiment
29:45une petite chose.
29:47Moi, je veux bien
29:48que vous arriviez,
29:48vous avez raison,
29:50de l'indépendance des parquets.
29:52Je veux bien...
29:52Mais l'indépendance des parquets
29:54va si loin
29:57que ce que dit
29:58M. Darmanin
30:00lorsqu'il prend une circulaire
30:01n'est à peine entendu.
30:02Le parquet fait ce qu'il veut.
30:04Il n'est absolument pas tenu.
30:05Oui, mais est-ce que pour vous,
30:07ça n'est pas véritable...
30:08Est-ce qu'on n'est pas arrivé
30:08au bout du processus ?
30:10Est-ce que c'est pas un problème ?
30:10C'est exactement le sens
30:11de mon propos
30:12et le sens du propos
30:12du ministre ce soir.
30:13C'est que la prérogative
30:14du ministre de la Justice,
30:15c'est de prendre des circulaires
30:17de politique pénale générale.
30:18C'est sa prérogative,
30:19même au sens de la Constitution.
30:21Et quand on est magistrat,
30:22j'ai la faiblesse de penser
30:23qu'on est légaliste
30:24et qu'on respecte la loi
30:25et la Constitution.
30:26Et donc, si la loi
30:27et la Constitution
30:27ne sont pas respectées,
30:29effectivement,
30:29il faudra en tirer les conclusions.
30:30Merci beaucoup,
30:31Sacha Stropkan,
30:32porte-parole du ministère
30:33de l'État,
30:34d'avoir accepté
30:34notre invitation ce soir
30:36dans 100% Politique Week-end.
30:38On continue de décrypter
30:39cette information,
30:41cette information
30:42qui était attendue
30:42par un communiqué
30:43diffusé en fin de journée.
30:45Aujourd'hui,
30:46le procureur
30:46de la République d'Agen,
30:48Olivier Naboulé,
30:49a donc confirmé
30:49l'identification formelle
30:51de la collégienne de 11 ans,
30:53disparue,
30:53je vous le rappelle,
30:54le 29 mai à Florence.
30:56L'analyse ADL a été à lever
30:58et donc,
30:58les derniers doutes.
30:59Sur place,
31:00au Parquet d'Oche,
31:01Valentin Rouillon.
31:03Communiqué qui a été publié
31:04donc,
31:05aux alentours
31:05de 18h30
31:07ce vendredi
31:07qui confirme
31:08que le corps
31:09qui a été retrouvé
31:09jeudi après-midi
31:10est bien celui
31:11de Liane a communiqué
31:13qui précise
31:14que l'autopsie
31:14a été pratiquée
31:15ce vendredi matin
31:17mais que les médecins légistes
31:20en l'état
31:20de leur investigation
31:21ne sont pas aujourd'hui
31:22en mesure
31:23d'indiquer
31:24quelles sont
31:24les causes
31:25de la mort.
31:27Donc,
31:27des examens
31:28et de nouvelles expertises
31:29ont été ordonnés
31:31et vont être diligentés.
31:32Voilà les dernières informations
31:34qu'on peut
31:34vous communiquer.
31:36et dès lors
31:37que les causes
31:37de la mort
31:38seront identifiées
31:39et bien là
31:40il y aura
31:40une nouvelle communication
31:42du Parquet d'Agin
31:43mais l'information
31:44qu'il faut retenir
31:45c'est ce corps
31:46donc qui est bien
31:47celui de Liana
31:48qui a donc été identifié.
31:50Confirmation
31:50de ce communiqué
31:52à 18h30
31:52ce vendredi.
31:53L'horreur
31:54donc ce soir
31:55Geoffroy Lejeune
31:55alors ce qui est intéressant
31:56c'est lorsque l'on voit
31:57la chronologie
31:58du parcours
31:59du suspect
32:00on démarre
32:01on est en 2017
32:02il y a un premier signalement
32:04qui là c'est sans suite
32:05détournement de mineurs
32:07on est en février 2022
32:0816 octobre
32:09février 2022
32:10là aussi
32:11on a une première plainte
32:13vous le voyez
32:14à l'antenne
32:1422 août
32:15alors c'est celle
32:15fameuse plainte
32:16déposée à la gendarmerie
32:17le 16 octobre 2025
32:18la gendarmerie
32:19informe le parquet
32:20de Toulouse
32:20le parquet
32:21se sait saisie
32:22la plainte est transmise
32:23au parquet d'Auge
32:24décembre 2025
32:25le procureur d'Auge
32:26reçoit la plainte
32:27janvier 2026
32:28la brigade
32:29de Lecture
32:30est saisie
32:30et quand on voit ça
32:31et quand on voit
32:32cette information
32:32absolument tragique
32:34ce soir
32:34on se dit que c'est plus possible
32:36c'est plus possible
32:37cette lenteur
32:38c'est plus possible
32:38de fonctionner comme ça
32:39on est vraiment
32:40à un tournant
32:40finalement
32:41et c'est plus possible
32:42aussi cette indépendance
32:43en tout cas
32:43la façon dont
32:45certains magistrats
32:46se sont emparés
32:47aujourd'hui
32:48le pouvoir
32:49de la justice
32:51alors ouais
32:52si vous voulez
32:52moi je pense que
32:54une des raisons
32:55pour lesquelles
32:55le pouvoir politique
32:56réagit aussi rapidement
32:58et aussi fortement
32:59en ce moment
33:00depuis
33:01depuis ces derniers jours
33:02la raison pour laquelle
33:03on a le porte-parole
33:04du ministère de la justice
33:04qui vient sur ce plateau
33:06ce soir
33:07la raison pour laquelle
33:07Gérald Darmanin
33:08va dans une émission
33:10de grande écoute
33:10pour demander pardon
33:11etc
33:11c'est aussi parce que
33:13alors c'est à la fois
33:14parce qu'ils ont des responsabilités
33:15politiques
33:15et qu'ils ont envie
33:16de
33:17ils n'ont pas envie
33:17que leur bilan soit englouti
33:19avec cette histoire
33:20et
33:21la deuxième raison
33:22je pense
33:22c'est que
33:23tous ces gens
33:24tous nos gouvernants
33:25commencent à sentir
33:26que c'est peut-être
33:26la foi de trop
33:27et que maintenant
33:29va germer dans l'idée
33:30de beaucoup
33:30de nos concitoyens
33:32l'idée
33:32de se faire justice
33:34soi-même
33:34je prends l'exemple
33:35parce que
33:36sur la question
33:36des violences sexuelles
33:37contre les enfants
33:39ça touche
33:40tellement
33:41au plus profond
33:43de nous
33:43quand on a des enfants
33:45le fait que
33:45quelqu'un ait pu faire du mal
33:46à son enfant
33:47le fait que
33:47en fait
33:49toutes les préventions
33:50qui peuvent valoir
33:51pour
33:52quelqu'un
33:53qui aurait causé
33:53un accident de la route
33:54ou qui aurait fait
33:55je ne sais quel autre
33:56méfait
33:56volent en éclats
33:57et qu'à ce moment-là
33:58vous n'êtes plus
33:58la même personne
33:59et en l'occurrence
34:00je pense que ce drame
34:01est en train d'émouvoir
34:02vraiment beaucoup de français
34:03et qu'il y a beaucoup de gens
34:05qui vont se dire maintenant
34:07puisque
34:08possiblement
34:09j'en ai pour 18 mois
34:09avant qu'il se passe quelque chose
34:10et qu'il peut faire d'autres victimes
34:12je vais aller lui expliquer
34:13moi comment je vois les choses
34:15avant que la gendarmerie
34:16et que la justice
34:17fassent son travail
34:17et je pense qu'ils ont très peur de ça
34:19et que c'est la raison
34:19pour laquelle aujourd'hui
34:20ils réagissent aussi fort
34:21et parce que
34:22ça fait des années
34:23que cela dure
34:23c'est-à-dire que
34:24c'était un sujet
34:25qui était mis sous la table
34:27alors qu'il y avait des alertes
34:28en préparant cette émission
34:29Anne Coffinier
34:30je suis tombé
34:31sur cette information
34:32qui date de 2022
34:33de ce fameux juge Dijonais
34:36soupçonné
34:36de proposer sa fille mineure
34:37sur des sites libertins
34:38qu'est-ce qu'il a pris ?
34:40il avait pris
34:40deux ans
34:41de prison
34:42dont un ferme
34:44il fait appel
34:45il fait appel
34:46il n'est condamné
34:48on le voit
34:48c'était l'Est républicain
34:50deux ans de prison
34:51avec sursis
34:52vous voyez
34:53et c'est passé
34:53sous les radars
34:54cette affaire
34:55personne n'en a parlé
34:55alors que c'est absolument
34:56scandaleux
34:57il y a eu ensuite
34:57l'affaire du périscolaire
35:00finalement
35:00là aussi
35:01c'est passé sous les radars
35:02et donc la protection
35:03de nos enfants
35:04aujourd'hui
35:04avec cette affaire
35:05les français se disent
35:06en fait
35:07l'état n'a jamais
35:08non seulement
35:09ne peut plus protéger
35:09nos enfants
35:10mais ce qu'ils l'ont voulu
35:11déjà
35:12avec une caste
35:13une corporation
35:14qui se protégeait
35:15les magistrats
35:17alors sur la dimension caste
35:18ça je ne suis pas très bien placée
35:20maintenant
35:20ce que je vois
35:21moi c'est que notre société
35:22ne donne pas
35:23à l'enfance
35:24le niveau de priorité
35:25qu'elle doit lui donner
35:26on le voit en matière scolaire
35:28d'ailleurs
35:28parce qu'on a un système
35:29en lambeaux
35:30on devrait être dans la rue
35:31on devrait faire la grève
35:32de la faim
35:32on devrait caillasser
35:33je ne sais pas quoi
35:35pour expliquer que ce n'est pas possible
35:36et en fait
35:36qu'est-ce qui se passe ?
35:37rien
35:38on a un système
35:39qui est une honte totale
35:41nationale
35:41internationale
35:42et on fait comme si
35:43de rien n'était
35:44donc il y a un problème
35:45je retire le caillassage
35:47vous savez bien
35:50comment ça se passe
35:51bien évidemment
35:52pas de caillassage
35:52donc ce que je veux dire
35:53c'est que
35:54c'est étonnant
35:55de voir
35:56comment on est arrivé
35:57à accepter
35:58qu'un système dysfonctionne
35:59et une des raisons
36:00pour lesquelles
36:00les gens acceptent ça
36:02c'est que paradoxalement
36:02ceux qui sont les plus réveillés
36:04et bien en fait
36:05ils font sécession
36:06c'est-à-dire qu'en fait
36:08ils mettent leur enfant ailleurs
36:10ils se débrouillent
36:11pour ne plus être
36:12dans ce système-là
36:13alors à d'autres niveaux
36:15il y a des gens
36:15qui changent de pays
36:16et donc en fait
36:17chacun bricole une solution
36:18on ne compte plus sur l'Etat
36:19et ça
36:20c'est un désastre
36:22extraordinaire
36:22parce qu'on doit pouvoir
36:23compter sur l'Etat
36:24donc moi ce que je vois
36:26aujourd'hui
36:26c'est qu'on a effectivement
36:28une perte
36:28de confiance totale
36:30dans la capacité
36:32de la justice
36:33à réagir
36:34pour les mineurs
36:35et j'ai envie de dire
36:36aussi pour les femmes
36:36moi je connais plusieurs cas
36:38par exemple
36:40de jeunes filles
36:41qui ont été violées
36:44par leur père
36:46et le tout
36:47dans un contexte
36:48compliqué
36:50de procédure de divorce
36:51et bien
36:52les plaintes sont posées
36:53et deux ans après
36:54il n'y a toujours rien
36:55et ça c'est banal
36:57des affaires comme ça
36:58il y en a par centaines
36:59donc si vous voulez
37:00ou des pères violents
37:02ou des mères violentes
37:03le cas échéant
37:04et il n'y a pas de séparation
37:05c'est-à-dire que l'enfant
37:06par exemple
37:06dans le cas d'un divorce
37:07est quand même envoyé
37:08chez le père
37:09dit violent
37:09et l'affaire n'est pas apurée
37:11donc en fait
37:12en matière de protection
37:14des enfants
37:15protection de la famille
37:16protection des femmes
37:17on est très très très très très loin du compte
37:20on est très loin du compte
37:22et on a le sentiment
37:23c'est vrai
37:23Arnaud Klersfeld
37:24qu'aujourd'hui
37:25déposer plainte
37:26pour une rayure
37:26sur une voiture
37:27ou pour un crime atroce
37:30commis sur un enfant
37:31et bien la justice
37:32met le même temps
37:33à régler le problème
37:33vous voyez
37:34donc
37:35je ne connais pas très bien
37:37le sujet
37:37je suis prudent
37:38mais j'ai posé la question
37:39à l'intelligence artificielle
37:40Grock
37:41service expert
37:42donc les gens
37:42pourraient consulter
37:43j'ai posé la question
37:44est-ce que la justice française
37:46est sévère
37:46en matière de pédophilie
37:48et il me répond
37:49non la justice française
37:50n'est généralement
37:51pas considérée
37:52comme particulièrement sévère
37:53en matière de pédocriminalité
37:55même si les peines prévues
37:57par la loi
37:57sont lourdes sur le papier
37:58il y a un écart important
38:01entre les textes
38:01les condamnations
38:02prononcées
38:03et leur exécution réelle
38:07comparaison
38:08l'opinion
38:10nombreuses affaires
38:11ou des récidivistes
38:12sortent rapidement
38:13aménagement de peine
38:14l'ONU
38:15et des rapports parlementaires
38:16ont pointé
38:17des dysfonctionnements
38:18judiciaires
38:19une sous-estimulation
38:20des réseaux
38:21et une parole
38:21des enfants
38:22parfois mal prises
38:23mais ça c'est ce que
38:24c'est ce que l'on constate
38:25on n'a pas besoin
38:26d'aller consulter
38:28l'intelligence artificielle
38:31lorsque vous travaillez
38:32sur les dossiers
38:33ne serait-ce que
38:34lorsque vous travaillez
38:34sur cette émission
38:35vous vous rendez compte
38:36qu'effectivement
38:36il y a un décalage terrible
38:38entre la souffrance engendrée
38:39et l'horreur des faits
38:40et sur différentes affaires
38:42le premier procès
38:43sur l'affaire
38:44du périscolaire
38:46parisien
38:46le premier procès public
38:47les gens étaient scandalisés
38:49c'est-à-dire
38:50des enfants
38:51qui sont torturés
38:52dès l'âge de 3-4 ans
38:55avec des pénétrations
38:57vaginales
38:57enfin des trucs
38:59effroyables
38:59et ils se retrouvent
39:00avec 3 ans
39:01avec sursis
39:02enfin je veux dire
39:06mais il y a quand même
39:07un problème
39:07avec la politique pénale
39:08on doit pouvoir
39:09insuffler dans ce pays
39:10une politique pénale
39:10on a vu
39:12pour des tas de raisons
39:13que j'ai expliquées
39:13tout à l'heure
39:14que c'était plus possible
39:15il faut donc le réformer
39:16le système
39:16là ce sont les juges
39:17qui font la politique pénale
39:18c'est pas aux juges
39:19à faire la politique pénale
39:20bon donc
39:22d'abord
39:22on pourrait harguer
39:24au bout d'un moment
39:24quand même
39:25de la responsabilité
39:26des juges
39:26alors ça je sais
39:27qu'ils veulent absolument
39:27pas en entendre parler
39:28mais c'est quand même
39:29un vrai problème
39:30la responsabilité des juges
39:32et puis
39:33et puis allez voir
39:34allez voir au fond de l'enquête
39:35quand vous voyez quand même
39:36que le parquet d'Auch
39:37alors que
39:38il est saisi
39:40d'une affaire
39:41avec une mère
39:42qui vient déposer plainte
39:43avec sa fille
39:44qui dit avoir été violée
39:46qui amène un certificat médical
39:47et le parquet saisit
39:49à ce moment là
39:50la brigade territoriale
39:52de gendarmerie
39:53mais c'est pas le boulot
39:53de la brigade territoriale
39:54mais justement
39:55le colonel Bruno Cossac
39:56est avec nous
39:57non mais quand on a
39:58non mais c'est pas son métier
40:00on le connaît le métier
40:01de la brigade territoriale
40:02de gendarmerie
40:03c'est pas son boulot
40:04on saisit la PJ par exemple
40:05colonel Bruno Cossac
40:07colonel de gendarmerie
40:08qui est avec nous
40:09on essaye
40:10d'identifier effectivement
40:11les failles
40:11qui ont pu avoir lieu
40:12précisément dans l'enquête
40:13concernant l'IANA
40:15c'est pas une brigade territoriale
40:17d'être saisie
40:17de ce type de crime
40:19aujourd'hui
40:19c'est pas comme ça
40:20que ça se passe
40:21normalement
40:23là encore
40:24c'est pas aussi simple
40:25moi j'ai le souvenir
40:26puisque j'ai certes
40:28été commandant
40:28de section de recherche
40:29mais j'ai aussi commandé
40:30une compagnie
40:30de gendarmerie départementale
40:32en zone rurale
40:33parfois les brigades
40:34territoriales
40:35en fonction des faits
40:36sont les mieux placées
40:37par la fine connaissance
40:39de la population
40:40qu'elles peuvent avoir
40:41pour évaluer au plus près
40:45la gravité de la situation
40:46il m'est arrivé
40:47j'ai eu de nombreux cas concrets
40:49où uniquement
40:50sur le travail
40:51de mes brigades territoriales
40:53nous avons sauvé
40:54de jeunes enfants
40:56de situations
40:58très délicates
40:59et par la grâce aussi
41:00à l'époque
41:01faut-il le dire
41:02de fichiers
41:02qui existaient
41:03dans les unités
41:04de gendarmerie
41:04et que nous avons dû
41:06démanteler
41:06sur une décision
41:07de la CNIL
41:08prise au nom
41:09de grands principes
41:10et tout ça
41:11ne facilite pas non plus
41:14le travail des unités
41:15sur le terrain
41:16donc j'entendais
41:18monsieur Roy
41:18parler de la PJ
41:20la PJ
41:21elle est déjà surchargée
41:22je crois qu'elle a
41:232 millions et demi
41:23de procédures
41:24en souffrance
41:25donc il y a
41:27des unités de recherche
41:28dans la gendarmerie
41:29qui sont tout à fait
41:30qualifiées
41:31pour mener
41:31ce type de travail
41:32aux côtés
41:33des unités territoriales
41:35Il pensait à BR ou SR
41:37il pensait au service PJ
41:38spécialisé
41:39voilà
41:41alors en l'espèce
41:42il y avait
41:43la section de recherche
41:44de tous
41:45qui aurait été
41:45particulièrement
41:46bien indiqué
41:48pour prendre
41:49en compte
41:50ce dossier
41:51si le parquet
41:51l'avait décidé ainsi
41:53dans la mesure
41:53où d'abord
41:55nous sommes confrontés
41:56à une situation
41:56où il y a déjà
41:575 procédures
41:58sur la même personne
41:59ce qui veut dire
42:00qu'on n'est pas
42:00au premier dossier
42:04deuxièmement
42:04deuxièmement
42:05il y avait déjà
42:06des faits
42:06dans la prise
42:08de plainte initiale
42:09faite par une brigade
42:10territoriale
42:11donc dans
42:11d'excellentes conditions
42:13avec le recours
42:14à la salle Mélanie
42:15dont je vous ai parlé
42:15tout à l'heure
42:16et je vais préciser
42:17le nombre de salles Mélanie
42:18en France
42:18en zone de gendarmerie
42:19c'est 342
42:20pour être précis
42:22donc ce travail-là
42:24aurait pu permettre
42:25au parquet
42:26de l'époque
42:28de saisir
42:29directement
42:29la section de recherche
42:30de Toulouse
42:31en s'appuyant
42:32sur la connaissance
42:33du terrain
42:33que la brigade
42:34de Lectour
42:34qui vit
42:38avec les familles
42:39qui étaient concernées
42:39par ce drame
42:41qui aurait pu
42:42leur apporter
42:42le concours nécessaire
42:43donc encore une fois
42:44la gendarmerie
42:46c'est un outil
42:46dans lequel
42:47les synergies
42:47d'unité
42:48fonctionnent bien
42:48normalement
42:49là en l'espèce
42:51on se rend bien compte
42:52qu'il y a quelque chose
42:53qui n'a pas fonctionné
42:54je ne parle même pas
42:55de dysfonctionnement
42:56j'ai quelque chose
42:57qui n'a pas fonctionné
42:58et donc je ne doute pas
43:00que l'inspection générale
43:01de la gendarmerie nationale
43:03va mettre ça au clair
43:04rapidement
43:04pour apporter
43:05les remèdes nécessaires
43:07parce que je peux vous dire
43:08que pour avoir discuté
43:09avec quelques camarades
43:10d'actifs
43:11cette affaire meurtrit
43:13toute la gendarmerie
43:14et en tout cas
43:15on a bien compris
43:16avec vous
43:17merci
43:18colonel Bruno Keza
43:19qu'il y avait
43:20d'autres options
43:21en règle générale
43:22qui se mettent en place
43:23dans ce cas de figure
43:24en tout cas
43:24réaction politique
43:25à présent
43:26puisqu'on a parlé
43:27de la justice
43:27on vient de parler
43:28des forces de l'ordre
43:29de l'enquête
43:29il y a eu beaucoup
43:30de réactions
43:31nombreuses d'ailleurs
43:32et rapides
43:33avec une forte émotion
43:34collective
43:35je crois que le jeune
43:36l'a très bien rappelé
43:37il semble peut-être
43:38que c'est le drame
43:39de trop
43:40nos hommes politiques
43:41aujourd'hui
43:41et notre gouvernement
43:43on va voir
43:44peut-être Jordan Bardell
43:45à toute la France
43:45est horrifiée
43:46par le destin tragique
43:47de la jeune Liana
43:48ce drame
43:49aurait dû être évité
43:51si l'institution judiciaire
43:53n'avait pas connu
43:53de tel dysfonctionnement
43:55l'Etat
43:55a très lourdement failli
43:56et le peuple français
43:58exige des comptes
44:00Marine Le Pen
44:01également
44:01des millions de français
44:02partagent la douleur
44:03de la famille de Liana
44:04qui en plus
44:04de l'indicible chagrin
44:05ont appris
44:06qu'elle aurait pu
44:07qu'elle aurait dû
44:07être évité
44:08la sécurité de nos enfants
44:09doit vraiment
44:10redevenir
44:11la priorité
44:13donc très
44:14très fort engagement
44:15il a été particulièrement
44:17relayé
44:17ce message
44:18de Marine Le Pen
44:19Eric Ciotti
44:19qui revient
44:21sur le scandale
44:22du périscolaire
44:22scandale de la confusion
44:23des peines
44:24pour les agresseurs
44:25d'enfants
44:25dans l'affaire Karim Jambus
44:26scandale des dysfonctionnements
44:27de la machine judiciaire
44:28dans l'affaire Liana
44:29tous ces scandales
44:30de ces dernières semaines
44:31sont révélateurs
44:32de l'aveuglement
44:33de l'Etat
44:33quand il s'agit
44:34de protéger
44:35nos enfants
44:35d'une insupportable
44:36faiblesse
44:37quand il s'agit
44:38de mettre
44:38hors d'état
44:39de nuire
44:39ces prédateurs
44:41sexuels
44:41une impuissance politique
44:42qui est chronique
44:43finalement
44:45on va avoir des annonces
44:46la dissolution
44:48des responsabilités
44:49certainement
44:49il y a toujours
44:50cette même machine
44:50qui se met en place
44:51et puis après
44:52on passe à autre chose
44:53on parle d'un échec collectif
44:55mais il n'y a qu'aussi
44:55l'échec du politique
44:56depuis des années
44:57et des années
44:58c'est ça que nous payons
44:58aussi me semble-t-il
45:00très clairement
45:01et puis il y a quelque chose
45:02on sait que la justice
45:04dysfonctionne
45:04ou qu'elle a arrêté
45:05de fonctionner
45:06il y a un certain
45:07nombre d'années
45:08maintenant
45:08et on a quasiment
45:09tous les jours
45:10maintenant une occasion
45:10de commenter une affaire
45:11où on se dit
45:12c'est pas normal
45:12que la justice
45:13soit rendue comme ça
45:14il s'agit d'enfants
45:15c'est pire
45:15si vous voulez
45:16parce qu'en fait
45:16c'est l'innocence
45:17et là ça rend
45:18la chose
45:19parfaitement insupportable
45:20on a d'ailleurs
45:21les deux mandats
45:22d'Emmanuel Macron
45:23sans que ça ait de lien
45:24spécialement avec lui
45:25même s'il n'a rien fait
45:25mais sont marqués
45:27par des visages d'enfants
45:28qui sont morts
45:28Lola ça a marqué
45:29tout le monde
45:30Philippine était
45:31une très très jeune
45:33jeune fille
45:35Elias évidemment
45:36et aujourd'hui
45:36la petite Liana
45:39moi je pense
45:40que de manière
45:41assez certaine
45:42ce sera un sujet
45:42important dans la campagne
45:43présidentielle
45:44l'insécurité
45:45est toujours un sujet
45:45de campagne présidentielle
45:47les drames qui touchent
45:47les enfants
45:48en particulier
45:48parce qu'on est marqué
45:49par régulièrement
45:51il y a aussi Thomas
45:52évidemment à Crépole
45:53régulièrement
45:54dans l'actualité
45:55il y a eu ces affaires
45:56qui ont fait
45:56qu'à mon avis
45:57on va en parler
45:58pendant la campagne
45:58parce que ça touche
45:59énormément les gens
46:01à mon sens
46:02c'est pas une parole
46:03en l'air
46:04ce que disait Vincent
46:04tout à l'heure
46:05sur la responsabilité
46:06des juges
46:08c'est aujourd'hui
46:09le seul corps
46:10en France
46:11qui ne rend jamais
46:12de compte
46:12sur ce qu'il fait
46:13ça c'est lamentable
46:14c'est quelque chose
46:14qui est devenu inaudible
46:15il y a des raisons
46:16à l'origine
46:17qui ont conduit à ça
46:18et je ne les discute pas
46:19parce que c'était
46:19une autre époque
46:20mais aujourd'hui
46:21ça n'est plus audible
46:22par les gens
46:23quand on apprend
46:24qu'en effet
46:25des magistrats
46:25qui ont fauté
46:27lourdement
46:27vous avez cité
46:28le cas de Dijon
46:29moi je vais vous citer
46:29le cas de Bobigny
46:30celui qui était en charge
46:31de la lutte
46:32contre le narcotrafic
46:34au tribunal de Bobigny
46:36au parquet de Bobigny
46:37qui était lui-même
46:38consommateur de drogue
46:39dans des soirées
46:39avec M-Sex
46:40et qui n'a pas été sanctionné
46:41et ça
46:42ce n'est plus possible
46:43et je pense
46:44qu'il y a quelque chose
46:45alors
46:46il y a un débat
46:47sur
46:48j'entends souvent
46:49des gens
46:49qui sont spécialistes
46:50du sujet
46:50me dire
46:50il est impossible
46:51de basculer
46:51dans un système
46:52à l'américaine
46:53avec des élections
46:53de magistrats
46:54etc
46:54je veux bien
46:54entendre ça
46:55en revanche
46:56par contre
46:56je pense que la justice
46:57sera rendue de manière
46:58très différente
46:59si les magistrats
47:00avaient des comptes
47:00à rendre
47:00par exemple
47:01je pense qu'il y a
47:01des émeutiers
47:02de samedi dernier
47:02qui auraient pris
47:03des jours de prison
47:03c'est ça
47:04il n'y a eu que
47:05trois émeutiers condamnés
47:07lorsqu'on a vu
47:08les images
47:08qui sont absolument
47:09hallucinantes
47:09mais tout ça
47:10c'est la même chose
47:10c'est la même affaire
47:11c'est vrai que les policiers
47:12ils ont l'IGPN
47:13qui va aller les contrôler
47:14la gendarmerie
47:15l'IGGN
47:17mais les magistrats
47:18absolument rien
47:19et ça ce n'est plus audible
47:20alors c'est d'autant plus
47:21c'est d'autant plus incroyable
47:23que je vous rappelle
47:23que avant
47:25c'est-à-dire
47:25avant Mme Taubira
47:27je crois que c'est
47:28Pierre Meignery
47:28qui avait fait en sorte
47:30que le garde des Sceaux
47:33pouvait sur certains dossiers
47:34donner des instructions
47:36fermes
47:38qui étaient ouvertes
47:39qui étaient publiques
47:39donner des instructions
47:41fermes au parquet
47:42Mme Taubira
47:43arrêtait tout ça
47:44elle a dit stop
47:46aujourd'hui
47:47le ministre
47:48le garde des Sceaux
47:49ne peut prendre
47:50que des circulaires
47:51lesquels circulaires
47:52sont appliqués ou non
47:53puisque le juge
47:54est indépendant
47:55c'est-à-dire qu'au nom
47:55de l'indépendance
47:56de la justice
47:57non mais
47:57il faut quand même
47:58savoir que c'est
47:59Mme Taubira
47:59qui a mis le système
48:00par terre
48:00quand même
48:01pour part
48:01il faut quand même
48:03être honnête
48:03avant
48:04si
48:05avant Mme Taubira
48:06si M. Darmanin
48:08avait dit
48:08attention
48:09les femmes
48:10et les enfants
48:10c'est une priorité
48:12il y a de fortes chances
48:14pour que
48:14la plainte
48:16qui a été
48:17portée
48:18par une mère de famille
48:19pour sa fille
48:20violée
48:21en août
48:212025
48:22on aurait
48:23entendu
48:24la personne
48:27on peut l'imaginer
48:27
48:28la justice
48:29est totalement indépendante
48:30à partir du moment
48:30moi je
48:31je pense
48:33que si
48:34elle veut
48:35cette indépendance
48:36totale
48:36alors
48:37il faut
48:37cette responsabilité
48:39c'est-à-dire qu'il faut
48:39qu'il y ait un pendant
48:40il faut qu'elle puisse
48:42s'expliquer
48:42du garde des Sceaux
48:42pour dire
48:43les femmes
48:43et les enfants
48:43d'abord
48:44c'est que notre
48:45situation
48:45n'est pas bien
48:45à priori
48:46on en a besoin
48:47parce que c'est tout à fait logique
48:48ça ne va pas
48:49ou alors
48:51c'est toute la formation
48:52des magistrats
48:52c'est toute la culture
48:53des magistrats
48:54ou éventuellement
48:54l'approche idéologique
48:55des magistrats
48:56c'est un sujet énorme
48:58je suis tout à fait d'accord
48:59mais ce que je veux dire
49:00c'est que
49:00on en arrive à dire
49:01ok j'ai pris une circulaire
49:02pour dire la femme
49:03et les enfants
49:03d'abord
49:04c'est que vraiment
49:05ça ne va pas du tout
49:06mais ça ne va pas du tout
49:06et puis ça ne va pas du tout
49:08c'est aussi cette fameuse
49:09stratégie du parapluie
49:10on a le sentiment
49:11qui est responsable
49:12est-ce qu'il doit démissionner
49:12le ministre de la justice
49:13est-ce que même
49:14puisque j'écoutais
49:15Philippe De Villiers
49:15vous étiez présent
49:16tout à l'heure
49:17est-ce que même
49:17le président de la république
49:19doit démissionner
49:20on parle de la mort
49:21d'une collégienne
49:22on parle de la mort
49:23de l'IANA
49:24et ce n'est pas la première
49:25sous son 15e IANA
49:27sincèrement
49:27en fait
49:27la question de la démission
49:28d'Emmanuel Macron
49:29elle se pose à mon avis
49:31à cette occasion
49:31mais pour des raisons
49:33beaucoup plus générales
49:34si vous voulez
49:35ne serait-ce que
49:35parce qu'aujourd'hui
49:36c'est sa présence
49:36qui empêche
49:37que quoi que ce soit
49:38se passe
49:38on a un parlement
49:39qui ne peut pas réformer
49:40on a énormément de débats
49:42parce que là
49:42on parle de la justice
49:43à cause de l'affaire
49:45l'IANA
49:45mais en fait
49:45si vous parlez de l'éducation
49:47c'est la même chose
49:47si vous parlez de l'hôpital
49:48c'est la même chose
49:49l'économie française
49:50c'est la même chose
49:51tout est en train de
49:53virer à la catastrophe
49:54et donc je pense
49:55qu'il y aurait
49:56une forme d'urgence
49:57à ce que
49:57des grands débats
49:58soient tranchés
50:00plus tôt que dans un an
50:01pour que le pays
50:02ne perd pas un an supplémentaire
50:03c'est pour ça
50:04à mon avis
50:04que la question
50:04de la démission
50:05d'Emmanuel Macron
50:06se pose
50:07après
50:07comment vous dire
50:09le seul finalement
50:10homme politique
50:11qui est dans la situation
50:12des magistrats
50:12c'est-à-dire
50:12qui ne rend pas de compte
50:13sauf tous les 5 ans
50:14c'est le président
50:14de la République
50:15C'est ça
50:16Arnaud Clarsfeld
50:17vous qui connaissez bien
50:18à la fois la justice américaine
50:20et la justice française
50:22Geoffroy Lejeune évoquait
50:23la possibilité d'élire
50:24aujourd'hui
50:25les procureurs
50:25puisqu'ils auraient
50:26des comptes à rendre
50:27est-ce qu'elle n'est pas là
50:28la faille principale
50:29aujourd'hui
50:29de notre justice
50:30ils ont été élus
50:31je crois sous la révolution
50:32ils n'étaient pas tellement
50:33ils étaient plus sévères
50:35c'est vrai
50:35mais pas forcément
50:37contre les bonnes personnes
50:42ils ne sont pas tous élus
50:43là c'est le cas
50:44quand vous avez les agriculteurs
50:46qui sont dans le viseur
50:47de la procureure de peau
50:48ils ne sont pas tous élus
50:49aux Etats-Unis
50:49les juges fédéraux
50:50sont nommés
50:51par le pouvoir exécutif
50:53et d'ailleurs
50:53vous voyez bien
50:54que Trump essaye
50:55et d'ailleurs
50:56l'administration démocrate
50:58elle aussi
50:58essaye à chaque fois
50:59de nommer
51:00le plus de juges fédéraux
51:01en place
51:03à la Cour suprême aussi
51:05c'est disons
51:05une bataille
51:06pour disons
51:08mettre son agenda politique
51:09dans le système judiciaire
51:11ce qui est tout à fait
51:12admis aux Etats-Unis
51:13des valeurs
51:14plus conservatrices
51:15plus progressistes
51:17selon l'administration
51:18en place
51:19mais il y a des magistrats
51:20c'est vrai
51:21pour les Etats
51:23qui sont élus
51:25je serais prudent
51:26les deux systèmes
51:27présentent des avantages
51:29et des inconvénients
51:30en revanche
51:31ce qu'on appelle
51:32les destructotones
51:34les procureurs
51:35eux sont élus
51:36et définissent
51:38une politique pénale
51:40plus ou moins sévère
51:41et sont désignés
51:44ainsi par les citoyens
51:45selon la politique pénale
51:47qu'ils préconisent
51:49mais est-ce que le politique
51:50n'a pas la trouille
51:51aujourd'hui
51:51de s'attaquer à la justice
51:52quand on voit
51:53quand on voit
51:54aujourd'hui
51:55Nicolas Sarkozy
51:56la façon dont il a été
51:59visé
51:59si je puis dire
52:00par les magistrats
52:01il y a aussi cet aspect là
52:02est-ce que le politique
52:03n'en a pas peur
52:03aujourd'hui
52:04c'est vrai qu'il est en procédure
52:05en procédure judiciaire
52:06depuis 15 ans
52:07pour avoir prononcé le mot
52:08il ressemble à des petits pois
52:09donc c'est cher payé
52:10mais en règle générale
52:11vous avez raison
52:12il y a une peur
52:14en fait
52:15cette indépendance
52:16et cette absence
52:17de responsabilité
52:18on finit par créer
52:19un monstre
52:19un monstre totalement
52:21totalement libre
52:21qui peut se venger
52:22qui peut faire mal
52:25et c'est pas moi
52:25je discute avec des
52:26parce qu'on dit souvent
52:27les magistrats
52:28et malheureusement
52:29ce n'est pas un corps
52:30tout le monde ne pense pas
52:31la même chose
52:32et il y a beaucoup de gens
52:32qui contestent
52:33des magistrats
52:34qui contestent de l'intérieur
52:35la manière dont ça se passe
52:36et qui pâtissent
52:37en fait d'affaires
52:38très médiatisées
52:38alors qu'ils essayent
52:39de faire leur travail
52:39de manière parfaitement convenable
52:43et il y a beaucoup de gens
52:44dans ce milieu
52:45qui aimeraient
52:46que ce système
52:46soit réformé
52:47maintenant
52:49celui qui va proposer
52:50une grande réforme
52:50de la justice
52:51aura
52:52si vous voulez
52:52la première étape
52:53ça va être de
52:54convaincre l'opinion
52:55qui à mon avis
52:56n'est pas très loin
52:56d'être convaincue
52:57malgré les hurlements
52:59de tout ce qui se trouve
53:01à gauche
53:02de Gérald Darmanin
53:03sur l'échiquier politique
53:04et tous les médias français
53:05aujourd'hui
53:05ça va être défendu
53:07comme une vache sacrée
53:08ce système
53:08bien évidemment
53:09on connaît la mûre
53:10on connaît la musique
53:11on va retrouver
53:12Pauline Trèveser
53:14oui c'est vrai
53:15parce que
53:15en revanche
53:16et ça c'est particulièrement triste
53:18il y a quelque chose
53:18qu'on sait faire en France
53:19depuis quelques années
53:21ce sont les marches blanches
53:22c'est
53:24voilà
53:24ces rassemblements
53:25qui sont bien évidemment
53:26nécessaires
53:27pour faire face
53:28à l'horreur
53:29mais on en est là
53:30répéter
53:30un rituel funèbre
53:32si je puis dire
53:33beaucoup trop familier
53:34aujourd'hui
53:35on va retrouver
53:35Pauline
53:36donc à Florence
53:37puisque la commune
53:39se prépare
53:40à ce dernier hommage
53:41à la fillette
53:42à Liana
53:43ce sera dimanche
53:44et on l'a appris
53:45ce soir
53:46en présence
53:47de ses parents
53:51Oui tout à fait Olivier
53:52alors nous sommes
53:53juste en face
53:54du collège
53:54Uber Reeves
53:55à Florence
53:56où la petite
53:57Liana
53:58a été scolarisée
54:00là où elle a été vue
54:01vivante
54:01pour la dernière fois
54:03vendredi dernier
54:04et vous en avez parlé
54:05on l'a appris
54:06c'était bien
54:06son coeur
54:07l'optopsie
54:08l'a révélé
54:08qui a été retrouvée
54:09hier par les enquêteurs
54:11et donc juste en face
54:12de ce collège
54:14où nous sommes
54:14et bien il y a
54:15ce square
54:16où va avoir lieu
54:17la marche blanche
54:19où va être donné
54:20le point de rendez-vous
54:22dimanche
54:22ici à 15h
54:24à Florence
54:25alors on attend
54:25beaucoup de personnes
54:27ici dans ce square
54:28nous avons parlé
54:29avec beaucoup d'habitants
54:31de cette petite ville
54:32qui souhaitent
54:33venir se recueillir
54:35partager un moment
54:36de dignité
54:37avec la famille
54:38de la petite Liana
54:39l'avocat de la famille
54:41a d'ailleurs
54:41confirmé que
54:43ses parents
54:44devraient être présents
54:45ici dimanche
54:47on l'a également
54:48appris un peu plus tôt
54:50le maire de Pucasquet
54:52ce petit village
54:53où a été retrouvé
54:55Liana hier
54:56organise également
54:57un rassemblement
54:58mercredi
54:59à 18h
55:00dans le coeur
55:01du village
55:02des poèmes
55:03vont être lus
55:04des bougies
55:04vont être disposées
55:06un rassemblement simple
55:07nous a dit le maire
55:08pour se recueillir
55:10en hommage
55:11de cette collégienne
55:12de 11 ans
55:13il y a également
55:14d'autres manifestations
55:16qui sont prévues
55:17dans les prochains jours
55:18mais cette fois
55:18devant des instances
55:20de justice
55:21devant des préfectures
55:22des appels
55:23à manifester
55:24contre le gouvernement
55:26qui a failli
55:27dans cette affaire
55:29c'est ce que nous ont dit
55:29bon nombre d'habitants
55:30ici
55:31Merci Pauline Trèveser
55:33avec Noémie Hardy
55:34derrière la caméra
55:35on arrive au terme
55:35de cette émission
55:36je vous remercie
55:37tous les cas
55:38d'avoir décrypté
55:39cette actualité
55:39douloureuse
55:40je me tourne
55:41assez naturellement
55:42vers vous
55:42Geoffroy Lejeune
55:42puisque nous avons
55:43des enfants
55:43du même âge
55:46ça devient compliqué
55:47l'état qui abandonne
55:49nos enfants
55:50on a un véritable défi
55:51devant nous
55:52fatigant
55:53le voir qu'on fait proche
55:54il faut assez marrant
55:55je ne pense qu'il faut
55:56les protéger au maximum
55:58et les protéger
55:59de ce monde de fou
56:00l'actualité continue
56:03Mickaël Dorian
56:04dans un instant
56:05le meilleur de l'info
56:06merci à Samuel Vasselin
56:09Julien Durot
56:10de m'avoir aidé
56:10à préparer cette émission
56:11toutes les équipes techniques
56:12on se retrouve
56:14très prochainement
56:15sur CNews
56:16un grand merci
56:17bonne nuit
56:17sur notre antenne
56:18merci à vous
56:19Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations