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  • il y a 3 jours
Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.

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00:00Bienvenue à tous, on parle de l'Ukraine ce soir sur BFMTV après la frappe russe qui a donc visé
00:05aujourd'hui le chef des services secrets ukrainiens.
00:09Cette guerre en Ukraine qui s'invite aussi dans le débat électoral avant l'élection présidentielle.
00:14Je voudrais vous faire entendre ce que disait hier soir sur ce plateau le numéro 2 du Rassemblement National, Louis
00:19Alliot qui répondait à Sonia Mabrouk.
00:21Que ferait le Rassemblement National au sujet de l'Ukraine s'il arrive au pouvoir dans quelques mois ?
00:26Concrètement vous au pouvoir, si M. Zelensky demande davantage d'argent, de financement, d'économie, de prêts justement, vous dites
00:33ce n'est plus possible.
00:35La France qui déjà vit à crédit n'a plus de crédit, on coupe le robinet.
00:38On coupe le robinet, on ne peut plus le système de santé, le système éducatif, l'ensemble de l'économie,
00:45tout le monde est à l'os et on trouve de l'argent pour aller encore financer des armes pour
00:49défendre l'Ukraine.
00:50Moi je veux bien, mais qui paye tout ça ? Qui paye cette guerre-là ? Il faut aussi savoir
00:56arrêter une guerre.
00:58Christophe Gomart, est-ce que vous entendez l'argument de Louis Alliot qui dit une partie des Français aujourd'hui
01:04peut peut-être légitimement se dire on n'a plus les moyens d'aider les Ukrainiens ?
01:08Y compris des gens qui peut-être au début de la guerre se disaient bien sûr qu'il faut les
01:12aider, mais au vu de nos finances publiques, de la situation du pouvoir d'achat, à ceux qui de bonne
01:17foi pensent ça, vous dites quoi ?
01:19Il n'y a pas que les Français qui pensent ça. Plus vous vous éloignez du front, vous parlez aux
01:23Espagnols, aux Portugais, vous parlez aux Français, vous parlez aux Belges, aux Luxembourgeois, c'est-à-dire tous ces pays
01:29européens qui sont loin du front,
01:31se disent mais à quoi bon ? Ça fait plus de 4 ans et demi que cette guerre dure, quand
01:35est-ce qu'on arrive à la paix ? Cette guerre doit cesser.
01:37Ça tout le monde est d'accord sur le fait que cette guerre doit cesser. Comment la fait-on cesser
01:41? Et c'est là que le bas blesse, c'est qu'en fait les Européens entre eux n'ont
01:44pas la solution.
01:46Si ce n'est de fournir de l'armement, si ce n'est fournir de l'argent, puisqu'il y
01:50a un prêt européen qui a été décidé assez récemment, je veux dire avant l'été,
01:55ce que fait la France en réalité, la France n'est pas le pays qui donne le plus. La France,
01:59elle donne du renseignement, elle donne de la formation essentiellement plus que de l'argent.
02:04Combien elle donne en euros ? Est-ce qu'on le sait précisément ? Je n'ai pas le chiffre.
02:07Oui, on le connaît. 100 millions d'euros à peu près sur l'année 2026.
02:10100 millions d'euros, ça c'est ce que donne précisément la France ?
02:12Oui, on connaît le chiffre global qui est quand même plus significatif. Depuis 2022, c'est 7,9 milliards d
02:19'euros.
02:19C'est important et en même temps, la France n'est qu'au dixième rang des pays qui fournissent des
02:24armes à l'Ukraine.
02:25Au dixième rang. Et ça représente 0,3% du PIB français.
02:29Donc c'est à la fois beaucoup, en même temps c'est peu par rapport à l'Allemagne en particulier.
02:34Et je rappelle que l'aide européenne globale à l'Ukraine depuis 2022, c'est 190 milliards.
02:41La France a donné 7,9 milliards.
02:44Donc si vous voulez, quand on dit effectivement qu'il faut couper le robinet,
02:47mais si on compare à ce que font les Britanniques ou ce que font les Allemands ou d'autres pays,
02:51on voit bien qu'on n'est pas au premier rang des soutiens de l'Ukraine.
02:55Mais c'est vrai que la France donne effectivement du renseignement,
02:58elle donne de la formation et elle donne aussi, bon, elle a donné des avions, des mirages,
03:03elle a donné également des systèmes de protection, d'interception,
03:06notamment les fameux missiles franco-italiens...
03:09Aster 30, SMPT, avec les missiles Aster.
03:14Donc la France joue un rôle important et un rôle politique important.
03:18Donc pour établir les chiffres, on voit bien que couper le robinet,
03:21ça ne voudrait pas dire, finalement, couper toutes les armes à l'Ukraine.
03:25Et puis je rappelle aussi une chose qui est très importante,
03:27qui a été vérifiée par les services de l'OTAN, de l'Alliance Atlantique.
03:32Aujourd'hui encore, les Américains sont ceux qui fournissent la majorité des armes à l'Ukraine.
03:37Simplement, la différence, c'est qu'elles sont achetées par l'Europe,
03:41avec le budget européen.
03:42Donc c'est l'Europe qui paye les armes achetées aux Américains qui arrivent en Ukraine.
03:46Cyril Amorski, je reviens au propos de Louis Alliot.
03:48Quand vous entendez ça, vous dites quoi ?
03:50Il a raison d'ouvrir le débat, ce débat n'est pas possible,
03:53on ne peut pas lâcher les Ukrainiens.
03:55Je disais, Louis Alliot le dit, mais certains Français le pensent aussi.
03:59Comment vous recevez ces propos-là, vous ?
04:02Ça n'étonnera de personne que moi je considère que ces propos sont franchement problématiques,
04:05tout simplement parce qu'il y a plusieurs choses à prendre en compte.
04:08Quand on parle de toute la période, effectivement, c'est plusieurs milliards.
04:11Quand on parle de 2026 et aussi de 2025,
04:14c'est moins de 200 millions au total sur les deux dernières années.
04:17L'Ukraine a fait des commandes de rafales auprès de la France pour 4,5 milliards d'euros.
04:22Donc c'est-à-dire que l'Ukraine va nous rapporter plus,
04:24sur en tout cas les deux dernières années,
04:26que ce que nous avons donné à l'Ukraine.
04:28Ça, c'est déjà une première chose.
04:29Deuxième chose, évidemment, tout le monde veut la fin de la guerre en Ukraine.
04:32Les Ukrainiens en premier.
04:33Mais ce n'est pas parce qu'on a dit qu'on a envie que cette guerre se termine
04:35que pour autant elle se termine.
04:37Il y a énormément d'initiatives diplomatiques.
04:39Les Américains ont essayé.
04:41Trump avait proposé, avait dit qu'il va mettre un terme à la guerre en 24 heures.
04:44Regardez, aujourd'hui, il est aux commandes des États-Unis
04:47depuis presque deux ans, un an et demi.
04:50Et est-ce qu'on a avancé d'un iota par rapport à cette guerre ?
04:53Non.
04:53On voit qu'il y a une escalade totale.
04:55On voit qu'en ce moment, le nombre de civils ukrainiens
04:57ne cesse d'augmenter en termes de victimes et en termes de morts.
04:59Un record pour le mois de juillet et aussi août 2026 depuis mai 2022.
05:04Et enfin, quand on regarde ce qui se passe, par exemple, en Allemagne,
05:07mais pas que dans d'autres États européens,
05:09quand on sait désormais que les Russes étaient vraiment responsables,
05:12directement responsables de l'incident avec Leipzig et les drones armés.
05:16Comment est-ce qu'on peut se dire que cette guerre ne nous concerne pas
05:19et qu'en gros, il faudrait couper le robinet ?
05:22Défendre l'Ukraine, soutenir l'Ukraine militairement et financièrement,
05:26c'est nous protéger nous-mêmes.
05:28C'est pour cela qu'on doit aider davantage.
05:30Et pour éviter d'avoir des problèmes différents,
05:32que ce soit avec des opérations hybrides, des opérations au sol,
05:35ou bien, par exemple, des drones qui tomberaient sur notre territoire,
05:38on devrait mettre en place un système qui s'appelle Sky Shield,
05:41à savoir permettre à l'Ukraine d'avoir 12 à 24 rafales
05:44avec des pilotes français et européens
05:45qui abattraient directement des projectiles,
05:48soit depuis le territoire européen,
05:49soit depuis une partie du territoire ukrainien
05:51qui ne serait pas directement en contact avec l'armée russe.
05:53Alexander Kerry, vous êtes toujours à Kiev.
05:55On va demander aux premiers concernés ce qu'ils en pensent,
05:57c'est-à-dire les Ukrainiens.
05:59Est-ce qu'ils ont peur qu'on les lâche ?
06:01Je dis « on » pour faire simple, la communauté internationale,
06:05ceux qui en tout cas financent aujourd'hui cette guerre.
06:07Est-ce qu'ils sont en train de se préparer à cette idée-là ?
06:09Qu'est-ce qu'on en dit en Ukraine ?
06:11Il faut savoir déjà que les Ukrainiens ont tout de même une conscience aiguë
06:14de la politique extérieure,
06:15puisque leur politique intérieure et la survie de leur pays
06:17dépend entièrement des élections qui se préparent.
06:21Et bien évidemment, les élections en 2027,
06:23les Ukrainiens voient ça d'un œil inquiet,
06:25puisqu'ils voient quand même monter de certaines tendances
06:28qui d'un côté ou de l'autre ne sont vraiment pas du tout pro-Ukrainien,
06:31mais en tout cas qui aimeraient d'un côté ou de l'autre
06:33forcer une paix à l'Ukraine.
06:34Le problème de ce côté-là, effectivement, c'est une vision à court terme.
06:40Et ce qu'il faut bien comprendre, c'est que l'Ukraine,
06:41dorénavant, demande d'ailleurs moins d'armes,
06:44elle demande des licences de production, ce qui est très très différent.
06:47Et elle a bien compris, elle a bien saisi qu'après 4-5 ans de guerre,
06:52ce genre de discours de demander des armes ne se passe que pour la protection
06:54des pays européens, fonctionne assez peu, au moins près d'une population
06:58qui est habituée, il faut le dire, à un certain niveau de désinformation russe.
07:02Ce que contre l'Ukraine se bat énormément.
07:05Et l'Ukraine a aussi bien évidemment conscience des liens du RN,
07:08des liens du RN avec la Russie, de paix, ceux et ceux depuis longtemps.
07:13En revanche, hélas, c'est aussi intéressant, c'est que l'Ukraine,
07:15ce n'est pas seulement un pays qui demande,
07:17c'est un pays qui donne aussi en matière d'innovation technologique.
07:19Et couper le robinet à l'Ukraine de cette manière en matière d'aide militaire,
07:24parce qu'il faut le rappeler, c'est 7 milliards d'euros,
07:26c'est de l'aide militaire directe.
07:28Le reste, effectivement, c'est de l'aide indirecte et de l'aide européenne,
07:32comme l'invité nous rappelait.
07:34Eh bien, c'est aussi se couper d'un champ d'innovation technologique.
07:37Et les entreprises américaines l'ont très bien compris,
07:40qui commencent à investir massivement en Ukraine, l'ont très bien compris.
07:43Le champ militaire, en tout cas technologique, aujourd'hui en Ukraine,
07:47si on veut tester une arme, si on veut, en tout cas,
07:50la tester sur un champ de bataille, c'est en Ukraine.
07:52Donc, de cette manière, ce serait aussi se couper d'une véritable innovation technologique.
07:58Rappelons-le, l'Ukraine a été le premier pays qui a massivement utilisé les ronds en FPV en 2022.
08:04Et ça, c'est, ne serait-ce que de cette manière, une enrera.
08:06Et l'Ukraine essaye aussi, de cette manière, de monnayer ça.
08:09– Merci beaucoup Alain-Alexander Kerry pour ces précisions de rencontre directe de Kiev.
08:13Est-ce qu'on a les moyens de tout faire ?
08:15Aujourd'hui, on a beaucoup parlé du chèque, entre guillemets, d'un milliard d'euros
08:19accordé au gouvernement pour les agriculteurs qui ont souverte la sécheresse.
08:23Est-ce qu'on peut à la fois, je ne vais pas vous demander de rentrer dans les vicissitudes du
08:26budget actuel,
08:26mais aider l'Ukraine, se prémunir contre l'épidémie d'attentats petits et gros
08:33que la Russie signe en ce moment même un peu partout en Europe,
08:37même en gonflant le budget de l'armée comme ça a été le cas ces dernières années.
08:40Est-ce qu'on a les moyens de suivre ?
08:41Est-ce qu'on arrivera à suivre face à une économie russe qui est tout entière
08:45tournée vers cette guerre hybride, vers la guerre en Ukraine ?
08:48Ou est-ce qu'il faudra que nous aussi on passe en mode guerre ?
08:50– Une économie de guerre, alors on peut dire que c'est de plus en plus le cas de l
08:54'Ukraine aussi,
08:55d'ailleurs au passage un qui aujourd'hui fabrique plus de 50% des armes qu'elle utilise sur le
08:59front.
08:59En revanche, elle a toujours besoin effectivement des armes les plus sophistiquées,
09:03des batteries de missiles pour protéger son ciel en particulier.
09:07Donc ce n'est pas tant une question de quantité désormais ce qu'on doit apporter à l'Ukraine,
09:11mais c'est la nature des armes qu'il faut lui fournir.
09:14Et de ce point de vue, il y a des engagements précis qui ont été pris par la France,
09:17notamment le 14 juillet par le président de la République à l'occasion de la visite de Volodymyr Zelensky,
09:22avec toute une série de nouveaux engagements de roquettes, de missiles et…
09:27qui engageront le prochain président ou la prochaine présidente ou pas ?
09:29– Là pour le coup, le calendrier est clair.
09:32Quand on promet des rafales à l'Ukraine, ce qui a été le cas,
09:35puisqu'on a promis 16 premiers rafales et avec potentiellement la possibilité d'aller jusqu'à 100,
09:40vous imaginez bien que les rafales ne vont pas arriver la semaine prochaine en Ukraine.
09:44Donc là, la France a pris des engagements sur 3, 4, 5 ans sur la livraison d'armes.
09:50– Quel que soit le prochain locataire de l'Élysée, Christophe Gomart, il devra poursuivre le mouvement.
09:55– Bien sûr, parce que la délocalisation, par exemple, de fabrication de missiles scalp
09:59qui va se faire en Ukraine, le temps que l'usine soit construite,
10:02le temps que les techniciens soient formés, etc., tout ça, ça ne va pas se faire demain matin.
10:05– Mais un contrat, ça se déchire, non ?
10:07– Ça se déchire, mais une fois que c'est lancé, est-ce que c'est l'intérêt d'un
10:11industrie de défense français ?
10:12– C'est pas dans l'intérêt de la France.
10:13– Non, c'est pas dans l'intérêt de la France, c'est pas dans l'intérêt de la France.
10:15En fait, MBDA qui va construire ce missile scalp en Ukraine,
10:19dans tous les cas qui donne la licence aux Ukrainiens et qui va aider les Ukrainiens à le fabriquer,
10:23MBDA est déjà sur le missile suivant.
10:24C'est-à-dire qu'en réalité, ce que disait, c'est que les essais d'armes se font en
10:28effet,
10:29ce que vous disiez, se font également en Ukraine.
10:31C'est-à-dire pour les nouveaux matériels, les nouveaux équipements, ça se fait sur place, en effet.
10:35– J'ajoute aussi, parce que c'est une émotion importante, Marc,
10:37que beaucoup de ces programmes sont des programmes européens,
10:39c'est-à-dire que la France ne peut pas décider toute seule de les interrompre,
10:42parce qu'il y a des programmes qui sont pour partie allemands, italiens, britanniques,
10:48avec les Français qui sont liés par ces engagements qu'ils ont pris à l'Ukraine.
10:53Donc, c'est pas seulement une décision qui se prend en France.
10:56– Pour tenter de terminer ce chapitre sur une note positive,
10:58on rappelle le calendrier diplomatique des heures qui viennent,
11:02avec donc cette équipe d'émissaires de Donald Trump, Cyril Amorsky,
11:05qui va se rendre tour à tour à Moscou.
11:07Et à Kiev, ça commence quand ?
11:08– Ça commence normalement ce dimanche,
11:10et permettez-moi juste de conclure en disant qu'on peut livrer,
11:13par exemple, 100 missiles Aster, la France devrait les avoir,
11:15pour protéger l'Ukraine, et on devrait être fier de notre soutien.
11:18Je vois que madame la présidente de la région Île-de-France va rejoindre ce plateau.
11:21– Valérie Pécresse, elle va rejoindre dans un instant.
11:22– La France, et notamment la région Île-de-France,
11:24a fourni par exemple des ambulances et des transports également pour les civils.
11:28J'ai été témoin directement de l'usage de ces moyens pour protéger les civils
11:32et pour pouvoir les évacuer des zones les plus dangereuses.
11:34On doit être fier de cela.
11:35Et dernière chose, le président ukrainien avait dit à plusieurs reprises
11:38qu'il faut mettre à terme à cette guerre sur les lignes de front actuelles.
11:40C'est la Russie aujourd'hui qui refuse cela.
11:42– N'oublions pas quand même une chose, la guerre a été déclenchée par la Russie,
11:46par Vladimir Poutine, premièrement.
11:48Et puis pour que les expédateurs aient toute l'information,
11:50après la petite phrase de Louis Lalliot, en disant « il faut couper le robinet »,
11:54que répond Édouard Philippe ?
11:56Il dit, entre guillemets, « couper le robinet », c'est servir la Russie.
12:00Et effectivement, à quoi arriverait, si vous voulez, l'Ukraine,
12:03si on décidait de couper toute l'aide militaire européenne à l'Ukraine ?
12:06Est-ce que ça veut dire qu'il faut… qu'est-ce qu'il faut faire ?
12:08Abandonner l'Ukraine et permettre à la Russie de prendre le contrôle de Kiev ?
12:12Est-ce que c'est ça la perspective ?
12:13Ou comment on fait pour l'empêcher ?
12:15Et donc, l'Ukraine aujourd'hui, ce qui se passe en Ukraine,
12:17c'est un enjeu de sécurité pour l'Europe.
12:20Et c'est en ça que c'est intéressant d'avoir les déclarations des différents politiques,
12:24qu'on soit d'accord ou pas d'accord avec eux,
12:26c'est de lancer ce débat pour la présidentielle qui est aussi importante que les autres.
12:30– Justement, on va le poursuivre dans un instant.
12:31Merci beaucoup à tous les cas de bienvenue ce soir sur ce plateau.
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