00:00La revue de presse d'Analisa Capellini ce matin, analysant par aux Etats-Unis,
00:03Donald Trump promet de ne plus attaquer l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre.
00:08C'est ça qui retient ce matin l'intention de la presse internationale.
00:11Oui, à commencer par la presse américaine et par le Washington Post qui soulignent un paradoxe.
00:16Oui, c'est vrai que Donald Trump a promis de ne pas attaquer l'Iran avant les élections de mi
00:21-mandat.
00:22Il affirme même que des discussions productives sont en cours avec les Iraniens.
00:27Et en même temps, le Pentagone se prépare quand même à envoyer sur place plusieurs milliers de militaires supplémentaires
00:34dans les prochaines semaines, ce qui de facto donnerait au président toute la latitude nécessaire
00:39pour reprendre les frappes contre l'Iran à tout moment.
00:42D'autant plus, et c'est le Washington Post aussi qui le souligne,
00:45que Donald Trump a déjà reconnu qu'il est prêt à utiliser ses déclarations publiques
00:50sur les négociations ou sur les opérations militaires en cours
00:53pour prendre après ses adversaires par surprise.
00:56Il y a d'ailleurs une autre dimension dans cette annonce
00:59que souligne cette fois-ci le Guardian, et c'est la situation politique de Donald Trump.
01:04Oui, le 3 novembre, encore une fois, ce sont les élections.
01:07Seulement un Américain sur trois approuve les frappes contre l'Iran.
01:11La plupart pensent même que ces frappes vont durer.
01:14Et surtout, la cote d'approbation de Trump est en chute libre.
01:17Chez les Républicains, il a perdu 9 points en une semaine.
01:21Donc peut-être que cette annonce, c'est aussi une réaction à ces sondages.
01:25Voilà, on arrive donc à une contradiction.
01:27C'est qu'au début du mois de septembre, Donald Trump assurait que la guerre n'avait aucune influence
01:32sur sa stratégie électorale.
01:33Un mois plus tard, peut-être que les choses ont changé.
01:36Cette promesse de Donald Trump ne signifie pas pour autant que ça s'apaise
01:40du côté du détroit d'Hormuz, et c'est là que ça se joue.
01:42Au contraire, oui. C'est justement ce que souligne ce matin le Financial Times.
01:46C'est que la reprise du trafic pétrolier qu'on observait ces derniers jours,
01:50ces dernières semaines dans le détroit d'Hormuz, est en train de s'interrompre.
01:53À la fin du mois de septembre, les flux étaient remontés à 15 millions de barils par jour.
01:57Donc on retrouvait presque le niveau d'avant-guerre.
02:00Là, ils sont retombés à 11 millions de barils par jour.
02:03Et mardi, alors les données sont encore provisoires,
02:05mais mardi, seulement 4 millions de barils ont traversé le détroit.
02:09Le Financial Times cite une analyste qui dit que toute l'idée selon laquelle
02:13le trafic pétrolier était revenu à la normale vient de voler en éclats.
02:17D'ailleurs, ce n'est pas la seule surprise sur le front de l'énergie.
02:20On l'a appris hier par Reuters.
02:22Les Américains discutent avec les Russes pour un possible retour du gaz russe en Europe.
02:27C'est Jared Kushner, le gendre de Donald Trump, et Kyrgyz Dimitrieff,
02:30qui est un proche de Vladimir Poutine,
02:32qui ont discuté de l'arrivée d'investisseurs américains au capital de Nord Stream.
02:36L'idée donc serait de permettre un retour du gaz russe en Europe
02:39avec une prise de bénéfice américaine.
02:43Évidemment, vous imaginez que côté européen, ça met un peu en colère les Européens.
02:50Je vous cite la réaction côté allemand.
02:52Ça risque d'être un sale accord qui coûtera très cher à l'Europe.
02:55Dans la presse internationale également ce matin.
02:57Alisa, vous nous avez sélectionné un article sur les archives
03:00des anciens services secrets communistes.
03:02« Hongrois, que se passe-t-il ? Pourquoi ? »
03:05Oui, je savais que ça vous ferait réagir.
03:07Mais il ne faut pas tant regarder l'article,
03:09il faut regarder surtout le titre qu'il a publié.
03:12C'est le Nebsa Bad Saks.
03:14C'est un journal historique hongrois.
03:16C'était le premier quotidien du pays,
03:18le correspondant un peu chez nous du Monde ou du Figaro.
03:21Il avait fermé en 2016 sous Victor Orban.
03:24Et ce journal renaît donc aujourd'hui sous forme de sites et d'hebdomadaires.
03:29Ils ont recommencé à publier hier avec cet article.
03:33Alors, sa fermeture était un des symboles de la mainmise de Victor Orban sur les médias hongrois.
03:38Et donc, sa renaissance aujourd'hui est le symbole d'une dynamique de reconstruction,
03:42du pluralisme dans les médias.
03:44Avec en plus un papier, vous l'avez dit,
03:46qui s'intéresse aux secrets du pouvoir,
03:48à la transparence historique de l'État.
03:50Donc, tout un symbole.
03:51Voilà, donc ce papier qui nous raconte qu'il y a une nouvelle dynamique
03:54qui s'est enclenchée en Hongrie sur le plan médiatique
03:57et sans doute sur le plan politique aussi.
03:59On va le suivre ces prochaines semaines, ces prochains mois à Bruxelles.
04:02Évidemment.
04:03Merci beaucoup, Annalisa Cappellini,
04:04chronique et revue de presse à retrouver sur notre appli,
04:07sur notre site, sur nos réseaux sociaux.