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  • il y a 16 minutes
Ce jeudi 24 septembre, réécoutez en podcast le replay du Monde qui bouge : la revue de presse présentée par Annalisa Cappellini.

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Transcription
00:00Avec Annalisa Capellini. Annalisa, le sujet qui fait la une de la presse internationale ce matin, c'est bien cette
00:05visite de Xi Jinping à Washington.
00:07Oui, et alors je vous propose de lire la presse asiatique pour avoir un regard un peu différent,
00:11parce qu'en Asie, on se demande déjà qu'est-ce qui va rester de cette rencontre une fois que
00:16Xi Jinping sera reparti.
00:18C'est ce que fait notamment Channel News Asia, c'est la chaîne d'information singapourienne,
00:22qui rajoute un élément très intéressant, c'est que la relation entre Donald Trump et Xi Jinping est une relation
00:28très personnelle.
00:29C'est vrai que souvent ce sont les échanges directs entre les deux qui permettent de débloquer des dossiers importants,
00:35parce que finalement les deux en réalité parlent la même langue.
00:38Donc est-ce que les accords qui seront pris aujourd'hui par Donald Trump et Xi Jinping seront encore valables
00:44dans quelques mois,
00:45quand ils ne seront plus réellement dans la pièce pour les négocier ?
00:49C'est la question que se pose ce matin à le CNA.
00:51Et d'ailleurs cette question de la presse, on la retrouve un peu partout dans la presse asiatique.
00:56On va aller lire le South China Morning Post qui explique qu'il ne faut pas vraiment attendre un accord
01:02extraordinaire de cette rencontre.
01:04L'enjeu est plutôt de trouver une manière très intelligente de gérer le conflit,
01:08donc de rendre cette rivalité qui existe entre les Chinois et les Américains plus prévisible et moins dangereuse.
01:14D'ailleurs il y a énormément de questions très très concrètes sur le sujet.
01:17Il y en a une qui est très intéressante.
01:19Vous savez dans quelle langue se parlent aujourd'hui Donald Trump et Xi Jinping ?
01:23J'aurais dit l'anglais ?
01:24Oui, de ce qu'on sait.
01:26Donc les dernières fois, Xi Jinping s'est exprimé en chinois, traduit donc par un interprète.
01:30Mais effectivement vous avez raison, c'est l'anglais qui reste la langue de travail principale.
01:34Et justement cette question en Chine, la question de la place de l'anglais, prend de plus en plus de
01:39place.
01:39C'est The Diplomate qui raconte ce matin un débat très intéressant, très surprenant en Chine,
01:44la place de l'anglais dans l'éducation.
01:46C'est presque symbolique, mais c'est une vraie question.
01:48Pourquoi il faut continuer de consacrer autant de temps à l'apprentissage de la langue anglaise,
01:54de la langue du monde occidental, alors que la Chine se pense de plus en plus
01:58comme une puissance autonome par rapport à l'Occident ?
02:01Bon, il y a évidemment toutes les questions liées à l'IA.
02:03Aujourd'hui c'est beaucoup plus facile de traduire avec l'intelligence artificielle.
02:07Mais c'est une question très symbolique.
02:09ça renvoie aussi à la façon dont une partie de la société chinoise
02:14veut s'affranchir de toutes les références occidentales.
02:17Donc vous voyez aujourd'hui il y a une rivalité économique, commerciale
02:21entre les Etats-Unis et la Chine, mais il y a aussi cette rivalité culturelle
02:25qui touche la manière dont chaque pays se définit face à l'autre.
02:29On revient en Europe maintenant.
02:31Alors ça y est, les Européens ont réussi à se mettre d'accord sur les sanctions contre la Russie.
02:35Oui, et pour y parvenir, ils ont dû retirer deux personnes de la liste des personnes sanctionnées.
02:41Ce sont les milliardaires russes Alisher Ousmanov et Mikhail Friedman.
02:45Bloomberg s'intéresse ce matin à Alisher Ousmanov, qui est un milliardaire russo-ouzbeck,
02:50et surtout à ses réseaux personnels.
02:52Il y a une grande enquête qui explique comment Ousmanov a mobilisé
02:55toutes ses ressources personnelles et politiques, notamment en Ouzbékistan et en Azerbaïdjan,
03:01pour tenter de se sortir de cette liste européenne
03:03et donc récupérer de la marge de manœuvre financière.
03:06Il y a donc une vraie bataille d'influence qui a été menée pendant trop des mois et des mois
03:10auprès des élites des anciens pays soviétiques.
03:13Bataille que Ousmanov a finie par gagner grâce aussi à la France.
03:17Oui, la France qui a poussé pour la sortie d'Ousmanov de la liste de ses personnalités sanctionnées.
03:23D'ailleurs, c'est une décision qui n'a pas plu à tout le monde en Europe.
03:26Je suis allée lire ce matin à la presse lettonienne,
03:28parce que la Lettonie a décidé d'imposer ses propres sanctions nationales à ses deux milliardaires.
03:34C'est le média public letton LSM qui le raconte ce matin.
03:38Concrètement, les deux auront une interdiction de rentrer sur le territoire,
03:42de séjourner, de transiter par la Lettonie.
03:44Tous leurs fonds et leurs ressources économiques seront gelés en Lettonie.
03:48Donc voilà, on est vraiment sur des sanctions très classiques.
03:52Pourquoi ? Parce que la Lettonie considère en fait que les activités d'Ousmanov et de Friedman
03:57dans les secteurs de l'acier, dans les secteurs des ressources minières,
04:01sont une ressource tellement importante de revenus pour l'économie russe
04:04qu'ils ont besoin d'être sanctionnés.
04:06Il faut arrêter leurs activités économiques.
04:08Si ce n'est pas en Europe, au moins en Lettonie.
04:11Effectivement.
04:11Et en France, la presse fait aussi l'écho de cet homme qui a été retiré de la liste
04:15parce qu'au même moment, il y a une Française qui a été retenue en Azerbaïdjan
04:19qui a été libérée.
04:22Merci Annalisa Capellini pour ce tour de la presse internationale.
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