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  • il y a 33 minutes
Ce vendredi 25 septembre, réécoutez en podcast le replay du Monde qui bouge : la revue de presse présentée par Annalisa Cappellini.

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Transcription
00:00La revue de presse avec Annalisa Capellini et on revient sur la rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump
00:05qui fait encore la une de la presse internationale ce matin, Annalisa.
00:09Alors derrière le tapis rouge, les grandes déclarations, qu'est-ce qu'il faut vraiment retenir de cette rencontre ?
00:15Vous allez être déçus, pas grand chose.
00:17C'est l'avis du Wall Street Journal en tout cas qui raconte que Xi Jinping a été reçu de
00:22manière très fastueuse par Donald Trump
00:24mais avec très peu d'avancées concrètes.
00:27C'est vrai, Donald Trump a déclaré que ses relations avec Xi Jinping n'avaient jamais été aussi bonnes
00:32mais en réalité quand on regarde concrètement, c'est vrai qu'il n'y a pas grand chose à en
00:36tirer.
00:37Résultat, si j'ose dire, match gagné pour Xi Jinping qui repart avec au moins une victoire au compteur.
00:43C'est qu'il a été traité d'égal à égal par Donald Trump.
00:47D'ailleurs c'est tout le paradoxe de l'approche de Donald Trump par rapport à la Chine selon le
00:51Wall Street Journal.
00:52C'est que le président américain est fasciné par Xi Jinping.
00:55Il le reçoit avec tout le faste qu'on a vu alors même que la rivalité entre leurs deux pays
01:02est en train de devenir de plus en plus forte.
01:05Bon finalement tout ça n'était que du diplotainment.
01:08C'est un mélange entre diplomatie et entertainment.
01:11En français on peut peut-être le traduire comme diplomatie divertissante.
01:14Qu'est-ce que vous en pensez ?
01:15Votre intéressant.
01:16En tout cas c'est l'avis du Guardian ce matin qui dit qu'effectivement c'était une cérémonie agréable
01:22à regarder avec ce dîner, avec tout ce qu'on a vu, le tapis rouge, etc.
01:25Mais il faut aller au-delà et regarder tout ce qui reste à régler.
01:28Le Guardian fait la liste, il y a les droits de douane, il y a les terres rares, il y
01:33a les restrictions technologiques.
01:34Tout ça n'a pas été réglé.
01:36Mais attention il y a un dossier en revanche sur lequel les choses ont bougé, c'est Taïwan.
01:41On va aller lire le Straits Times ce matin qui se concentre sur ce dossier puisque pour la première fois
01:47Xi Jinping a demandé publiquement à Donald Trump de s'opposer ouvertement à l'indépendance de Taïwan.
01:53C'était déjà arrivé en privé l'année dernière notamment mais c'est la première fois que cette demande est
01:59publique.
01:59Je vous donne la formule utilisée par Xi Jinping, les Etats-Unis devraient adhérer à la position correcte, la position
02:06correcte étant évidemment celle de s'opposer à l'indépendance de Taïwan.
02:10Bon ça peut paraître un changement sémantique tout simple, en réalité l'impact est très significatif parce que le demander
02:18de manière publique dans une rencontre à laquelle Donald Trump tient tant comme celle-ci,
02:23c'est un moyen pour la Chine de briser les liens de confiance entre Taïwan et les Américains.
02:27On ne sait pas ce que Donald Trump a répondu, pour l'instant on attend le compte-rendu de la
02:31Maison-Blanche.
02:31Et puis la presse internationale regarde un autre rendez-vous ce week-end, les Suisses qui votent sur leur neutralité.
02:36Oui, alors il s'agit d'inscrire de manière beaucoup plus stricte dans la constitution suisse une neutralité perpétuelle et
02:42armée
02:43qui donc interdirait aussi à la Suisse de rejoindre ou de coopérer avec une alliance militaire, sauf évidemment en cas
02:48d'attaque directe.
02:50Bon, qu'est-ce qui changerait concrètement pour les Suisses ?
02:52C'est Blick qui se pose la question et qui y répond. Concrètement, la marge de manœuvre de la Suisse
02:57serait très réduite.
02:59La Suisse ne pourrait plus participer à des sanctions contre un pays en guerre, sauf si elles sont décidées par
03:04l'ONU.
03:05Vous voyez où je veux en venir, évidemment, il y a la question de la guerre en Ukraine.
03:08Est-ce que la Suisse va pouvoir continuer à s'aligner sur les sanctions européennes,
03:11comme elle le fait depuis le début de la guerre en Ukraine, et donc sur les sanctions contre les Russes
03:16?
03:16Ou alors elle aura une obligation constitutionnelle de rester à l'écart ?
03:20C'est ça qui se décide ce dimanche.
03:22Donc pour Blick, c'est clairement tout le modèle de politique étrangère suisse qui est en jeu.
03:28Évidemment, la Suisse va conserver, quoi qu'il arrive, son modèle de neutralité,
03:32mais dans quelle configuration ? Il y en a plein de différentes, c'est toute la question,
03:36puisque cette notion est évolutive.
03:38Il y a un papier très intéressant dans Le Temps ce matin,
03:40qui publie une tribune écrite par un historien,
03:44Yussi Animaki, qui prend l'exemple de la Finlande.
03:47Oui, parce que pendant des décennies, Helsinki a fait de la neutralité une stratégie pour se protéger face à la
03:53Russie.
03:53On sait que désormais, ça a changé.
03:55Après l'invasion de l'Ukraine, les Finlandais ont changé de cap.
03:58Ils ont même rejoint l'OTAN.
04:01Donc vous voyez, la neutralité est présentée souvent comme un principe immuable.
04:05En réalité, il est moins qu'il n'y paraît.
04:07Donc est-ce que la Suisse sera une nouvelle Finlande à partir de dimanche,
04:10ou peut-être pas ? En tout cas, votation à suivre,
04:12parce qu'elle va peut-être changer le comportement de la Suisse dans la guerre en Ukraine
04:17et dans les sanctions contre Moscou.
04:18On verra ça dans le week-end, évidemment, et en début de semaine avec vous,
04:21Annalisa Cappellini, chronique à retrouver, revue de presse à retrouver,
04:24sur notre appli, notre site, nos réseaux sociaux.

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