- il y a 2 mois
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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:17Bienvenue dans la France bouge, si vous nous rejoignez sur Europe 1, nous sommes ensemble jusqu'à 21h30,
00:22Femmes je vous aime, parce que d'ici quelques minutes, première start-up en route vers les trophées de l
00:27'avenir Europe 1 LCL.
00:28C'est une émission spéciale ce soir qui marque le lancement de cet événement qui aura lieu, la grande cérémonie
00:35aura lieu début décembre.
00:37J'ai la joie d'être accompagnée ce soir par Serge Magdelaine, le directeur général de l'ACL,
00:41qui vous associe avec nous pour cette très belle opération, où il y aura donc plusieurs lauréats, 5 catégories, vous
00:50les connaissez ?
00:51Pas toutes, non.
00:52Alors il y a santé, environnement, impact social, consommation responsable et le fameux coup de cœur LCL,
01:01où vous allez, donc vous, le jury va déterminer.
01:04On disait tout à l'heure, LCL c'est la banque des entrepreneurs, Serge Magdelaine,
01:09vous facilitez même les entrepreneurs à ouvrir leur compte chez vous,
01:12vous avez tout mis en place, tout un système pour même les aider à gérer leur trésorerie, à les payer.
01:19Est-ce que c'est le plus important, est-ce que c'est le plus compliqué la trésorerie quand on
01:25est entrepreneur ?
01:26Et je m'adresse aussi à l'entrepreneur que vous avez été.
01:28Je ne sais pas si c'est le plus important, mais on peut mourir de la trésorerie.
01:33Donc on doit toujours avoir un œil rivé sur la trésorerie,
01:37et donc avoir une banque qui nous accompagne dans la gestion de cette trésorerie,
01:41qui est quand même un point très névralgique pour une entreprise, surtout quand elle est jeune.
01:46Qu'une banque accompagne, une banque traditionnelle, on le disait tout à l'heure,
01:49on a écouté un micro-trottoir, il y a plusieurs, autour de nous, plusieurs comptes bancaires.
01:54C'est le cas ? Tiens, je me tourne vers Louis Fos, qu'on va découvrir tout à l'heure,
01:57co-fondateur de Viesana, vous aussi, plusieurs comptes bancaires ?
01:59Oui, absolument. Nous, on est un très bon exemple du financement de l'économie,
02:03dont parlait Serge, par les banques, on fait beaucoup d'investissements,
02:06on fait des travaux, on achète du mobilier, des dépôts de garantie, etc.
02:10Et donc, l'accompagnement bancaire est essentiel pour notre modèle,
02:12et on est très content d'avoir des banques qui comprennent les start-up,
02:15les modèles un peu plus agis.
02:15Donc, on en a toujours besoin de ces banques traditionnelles.
02:17Il ne faut pas, l'un ne remplace pas l'autre, c'est important de le rappeler.
02:20Allez, ce soir, on a deux start-up.
02:22On vous retrouve tout à l'heure, Louis Fos, pour Viesana.
02:24La première, c'est Millet.
02:32Avec vous, Anna Wally, de la start-up à 6 ans, Millet.
02:36Elle est née en Antibes.
02:38Vous, quand vous vous êtes lancée avec votre associée,
02:40pour toutes les deux, c'était une reconversion professionnelle.
02:43Alors, Caroline venait des cosmétiques et du produit.
02:46Moi, en revanche, je venais de la communication,
02:48et notamment de la communication très institutionnelle,
02:51via des agences comme Publicis.
02:52Pour moi, je ne venais pas du tout du secteur.
02:54Heureusement que l'une sur les deux venait effectivement de...
02:57Mais les deux, vous avez abandonné ce que vous faisiez
02:58pour vous lancer dans l'entreprenariat.
03:00Ah oui, à l'aube de nos 40 ans.
03:02Je savais, avant nos 40 ans.
03:03Qu'est-ce qui vous a...
03:04Donc, vous êtes des amis d'enfance.
03:06Qu'est-ce qui vous a motivée à vous lancer dans cette grande aventure,
03:11surtout sur un marché de niche, la santé féminine ?
03:15C'est qu'on se rendait bien compte qu'il y avait plein de tabous
03:18autour des problématiques du bien-être hormonal et de la santé des femmes
03:22qui subsistaient.
03:24Que ce soit le syndrome prémenstruel, le postpartum, la périménopause,
03:27tout autour de ces périodes qui scornent la vie des femmes,
03:29il y a plein de petits symptômes, petits ou gros symptômes d'ailleurs,
03:32qui arrivent et qui peuvent être impactants sur la qualité de vie des femmes.
03:36Et ces sujets-là, on en parlait très peu.
03:39Et en fait, pour aider à lever les tabous,
03:41pour aider à démocratiser ces sujets
03:43et pour créer des produits adaptés,
03:44il fallait monter une boîte.
03:45On n'était pas du tout des entrepreneurs dans l'âme,
03:47mais on l'a fait parce qu'il fallait le faire.
03:49Vous vous êtes vraiment lancé.
03:51Tiens, je vais vous laisser pitcher.
03:53Millet, c'est quoi ?
03:54Parce qu'autour de la table, peut-être qu'on ne sait pas ce que c'est
03:56ou les auditeurs d'Europe 1 ne connaissent pas encore Millet.
03:58Et ensuite, on va vous poser des questions.
03:59Et Serge Magdelaine, évidemment, vous avez le droit aussi de poser des questions.
04:02On est en route vers les trophées de l'avenir Europe 1 LCL.
04:06Allez, je vous écoute.
04:07Pour Millet.
04:08Millet, c'est la marque référente dédiée à l'équilibre hormonal des femmes.
04:11Avec Caroline, un peu avant nos 40 ans,
04:13on a cherché une marque experte, bienveillante et adaptée au métabolisme féminin.
04:18On ne l'a pas trouvée.
04:20Donc, on a fini par la créer.
04:21Millet, ça veut dire en Provençal, la bonne amie.
04:23Et c'est la marque qu'on aurait voulu avoir pour nous.
04:25C'est une gamme de cosmétiques et compléments alimentaires
04:27qui viennent accompagner les femmes
04:29et aider à apaiser les symptômes des perturbations hormonales
04:32depuis la puberté jusqu'à bien après la ménopause.
04:35Qu'il s'agisse de ballonnements, de douleurs de règles,
04:37de bouffées de chaleur, de confort intime,
04:39de perte de cheveux, de blocage métabolique, de sommeil ou d'humeur.
04:42On n'est vraiment pas dans le glos.
04:44Millet, c'est la safe place des femmes.
04:46Et c'est en fait des produits qu'on a voulu créer
04:48avec le moins de contre-indications possibles,
04:50sans perturbateurs endocriniens suspectés ni phytohormones.
04:53Aujourd'hui, Millet, c'est une vingtaine de produits
04:55avec plus de 100 000 clientes,
04:572 000 soignants-prescripteurs,
04:58un taux de réachat supérieur à 40% en ligne
05:00et le soutien de Pierre Fabre
05:02pour nous aider à accélérer la R&D
05:04et le développement en santé de la femme.
05:07Merci pour votre pitch, Anna Walid,
05:09cofondatrice de Millet.
05:11C'est osé ce que vous avez fait.
05:12Je trouve aussi.
05:13Ah ben franchement.
05:14Serge Magdelaine, directeur général de LCL.
05:17Déjà, je suis toujours admiratif
05:19de ceux qui quittent une situation
05:21de cadre, cadre sup établi
05:24pour se lancer dans l'entrepreneuriat.
05:26C'est quand même un saut dans le vide.
05:27Moi, je suis toujours très admiratif de ça.
05:29Moi, j'ai regardé Millet.
05:31Effectivement, il y a plein de choses
05:33qui sont extra.
05:34Vous avez un vrai besoin des femmes
05:37sur ce type d'offres.
05:39Vous avez créé une offre
05:40qui a rencontré son marché.
05:42Vous avez une exécution qui est très bonne
05:44avec une caution aussi, j'allais dire,
05:45industrielle et scientifique de Pierre Fabre.
05:47Moi, j'ai une question sur la concurrence
05:49parce qu'il y a 5-6 ans,
05:50il n'y avait presque aucune entreprise
05:51qui était dans ce domaine-là.
05:52Aujourd'hui, il y en a plus de 200.
05:55Comment on se différencie
05:56quand on est Millet ?
05:57D'abord, on aime bien dire
05:59qu'on est les premières.
06:01On est quand même les pionnières.
06:04Effectivement, tout ça est très récent.
06:05La concurrence, elle se fait
06:06sur différents sujets.
06:08La première chose, c'est une offre complète
06:10et la gamme la plus large du marché
06:11avec des cosmétiques
06:12et des compléments alimentaires.
06:13Ça, c'est le premier point.
06:14Le deuxième point, c'est la question
06:16de ce qu'on a mis dans les produits
06:18comme actifs,
06:19mais aussi ce qu'on n'a pas mis.
06:20C'est-à-dire qu'on a une charte ultra stricte
06:22avec, je l'ai dit tout à l'heure,
06:23sans perturbateur endocrinien suspecté,
06:25sans phyto-hormone,
06:25mais ça veut dire sans contre-indication.
06:26Tous les cosmétiques sont compatibles.
06:28Femme enceinte, femme allaitante.
06:29Il n'y a pas de contre-indication
06:30en cas d'antécédent
06:31ou de cancer hormonodépendant.
06:33Ça, ça ouvre un public très large
06:35et c'est des compositions
06:39qu'on ne retrouve pas partout.
06:40C'est la singularité de vos compositions
06:43qui fait votre différence ?
06:45La singularité
06:46et la robustesse des compositions.
06:50C'était en 2021.
06:52C'était à Antibes.
06:53Autre chose importante à préciser,
06:55tout est fabriqué en France.
06:56Vous êtes où ?
06:57À Antibes aussi ?
06:58Alors, on a plusieurs labos,
06:59mais beaucoup dans l'arrière-pays niçois.
07:01Mais c'est pour ça que Pierre Fabre est venu en 2023.
07:04Pierre Fabre est monté au capital.
07:06Pourquoi ?
07:06Vous avez besoin d'argent,
07:07vous avez besoin d'industrialiser
07:11la fabrication
07:11parce que la demande était trop importante.
07:13Quel est l'apport d'une industrie
07:15comme Pierre Fabre ?
07:17Il est considérable.
07:19Pour nous, c'était le basket scénario Pierre Fabre.
07:20D'abord, parce que c'est un labo
07:21qui est très tourné
07:22et très intéressé par la santé des femmes.
07:24Donc, il y a un objectif commun et important.
07:28Ensuite, c'est parce qu'ils ont la double...
07:31Donc, ils sont d'un côté médicaments,
07:33de l'autre, dermocosmétiques.
07:34Et c'est le labo qui est très intéressé
07:38par les problématiques
07:38autour des perturbateurs endocriniens,
07:41qui regarde,
07:41qui est très exigeant
07:42sur la composition de ces produits.
07:43En gros, Pierre Fabre,
07:44c'est une sorte de smart money.
07:45C'est-à-dire, c'est vraiment
07:47effectivement un soutien
07:48et un apport hyper important
07:50pour le développement de la boîte.
07:51Et aussi, vous l'avez dit, de l'argent.
07:53Au début, vous êtes lancé
07:54avec de l'argent de la famille.
07:57C'est ça, ce qu'on appelle la love money ?
07:58Oui, la love money.
07:59Il y a un fonds qui s'appelle RAISE,
08:00qui a été un des premiers
08:01à nous faire confiance.
08:02Aujourd'hui, en 2026,
08:04vous comptez une petite dizaine
08:05de collaborateurs.
08:07Vous êtes rentable, ça y est ?
08:08Alors, comme on vient de relever,
08:10non.
08:10Puisqu'en fait, c'est le jeu
08:12de la start-up,
08:13c'est de réinvestir
08:14pour générer de la croissance.
08:16Là, l'idée, c'est
08:17le déploiement en pharmacie.
08:19Donc, effectivement,
08:19on a une petite dizaine
08:20depuis très peu de temps
08:21puisqu'on a relevé
08:22fin avril 2026.
08:23On a recruté dans la foulée.
08:24Et l'idée, c'est de recruter
08:25des commerciaux
08:26pour développer la pharma.
08:27Donc, la pharmacie, c'est l'enjeu.
08:29Aujourd'hui, c'est la grande distribution
08:30ou en ligne.
08:31Vos ventes, ça correspond quoi,
08:32le digital pour vous ?
08:33C'est une grande partie ?
08:34Alors, ce n'est pas
08:35la grande distribution.
08:35C'est une distribution
08:37très sélective.
08:38C'est des concept stores,
08:39des pharmacies, on l'a dit.
08:40Ou des parapharmacies
08:41au sein de la grande distribution,
08:42par exemple.
08:43Ou pas forcément ?
08:44Un tout petit peu
08:45avec quelques monoprimes,
08:46mais c'est tout.
08:47Ce n'est pas représentatif
08:48de notre district.
08:48Alors, ça représente quoi ?
08:49Pardon, 60% pour le site.
08:51Ah, donc c'est énorme.
08:52Donc, vous avez démarré
08:54grâce au numérique ?
08:55Ah oui.
08:56C'est le numérique
08:58qui a commencé,
08:59qui est arrivé au début
09:01et qui a permis
09:02à m'y être vivant.
09:04La suite, c'est quoi pour vous ?
09:05Qu'attendez-vous ?
09:07Vous êtes en lice
09:07pour les trophées
09:08de l'avenir Europe 1 SCL.
09:11Qu'attendez-vous de milliers ?
09:14Comment vous voyez la boîte
09:15d'ici 5 à 10 ans ?
09:17Allez, d'ici 5 ans,
09:17parce que 10 ans,
09:19c'est encore autre chose.
09:20Alors, je vois la boîte
09:21avec surtout déjà des produits
09:23et des produits exigeants
09:24qui couvrent tout le scope
09:26du bien-être féminin.
09:28Ça, c'est hyper important.
09:29Et il y a encore
09:30de belles innovations
09:31qui sont dans les bacs.
09:32Ça, c'est la première chose.
09:33Et ensuite, une marque
09:34qui est effectivement
09:36recommandée par les soignants
09:37et disponible en pharmacie.
09:38Et connue de tous.
09:39Allez-vous rester avec nous ?
09:40Dans un instant,
09:40on va retrouver Serge Magdelaine
09:42parce qu'on le disait tout à l'heure
09:43avant d'être patron d'LCL,
09:44vous avez été entrepreneur.
09:45Et c'est aussi cela
09:47qu'on a envie d'entendre ce soir.
09:48Et puis aussi,
09:49l'élection présidentielle
09:49qui approche.
09:50Quelles sont les raisons d'espérer ?
09:52On vous retrouve juste après
09:53le point sur...