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00:00Europe 1, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:11On va parler mathématiques dans un instant.
00:17Bienvenue si vous nous rejoignez dans La France Bouge sur Europe 1.
00:20Ce soir, on parle des études supérieures.
00:22Et nous sommes avec le patron d'HEC,
00:25l'une des plus prestigieuses écoles de commerce du monde,
00:29on peut le dire comme ça, Loïc PRH ?
00:30On peut le dire.
00:31C'est vrai, vous travaillez ardemment là-dessus.
00:344000 élèves de 135 nationalités,
00:37où 70% des professeurs, paraît-il, ne sont pas français.
00:41Vous vous recrutez partout, ou ils sont étrangers.
00:44Les professeurs-chercheurs, les 70% ça concerne les professeurs-chercheurs.
00:47Professeurs-chercheurs.
00:49Donc ils viennent, eux, avec une problématique, une thèse,
00:53ils travaillent dessus et ils sont aussi professeurs ?
00:56Ah oui, on les recrute effectivement dans le monde entier.
00:59Ils ont soit un début de carrière dans d'autres universités,
01:02soit ils ont eu leur doctorat quelque part.
01:05Ils viennent nous retrouver, donc ils amènent de la diversité,
01:07des points de vue, des méthodes aussi importantes.
01:09La richesse.
01:11Une école, c'est aussi un lieu où on va confronter des points de vue différents.
01:14Et donc 135 nationalités, c'est à la fois pour avoir des façons de regarder
01:20des grands défis très complémentaires,
01:23mais c'est aussi dans un monde qui est plus tendu,
01:26dans un monde dans lequel on a tendance à se refermer un peu sur nous-mêmes,
01:28c'est aussi de se dire, c'est qu'en plus,
01:30il doit être des lieux où des rencontres vont se faire,
01:32des amitiés vont se créer,
01:34on en fait des ambassadeurs de la richesse de cette diversité.
01:36On fait comment pour y entrer ?
01:37C'est toujours aussi sélectif ?
01:38Il y a toujours ce fameux concours,
01:40parce qu'il y a des bourses pour favoriser l'égalité des chances,
01:43mais le concours reste là.
01:45Alors pour les Français, le concours reste là pour entrer à la grande école.
01:48On a aussi des masters,
01:51et donc c'est une sélection sur dossier.
01:53On a un MBA, c'est une sélection sur dossier.
01:55Donc il y a une diversité de programmes,
01:56mais la grande école, si vous connaissez,
01:59en France, ça sera sur concours,
02:01et effectivement c'est un parcours sélectif.
02:04On en prend combien sur combien ?
02:07Écoutez, aujourd'hui, nous on en recrute 415.
02:09Sur combien de candidatures ?
02:10Aujourd'hui, passent les concours à peu près 9000 élèves globalement.
02:15415 sur 9000 candidats.
02:18Donc des écoles,
02:19mais maintenant ce qu'il faut avoir en tête,
02:20c'est quand vous allez en classe préparatoire,
02:21et ça on ne souligne pas assez,
02:23c'est qu'en gros, tous les élèves ont une place en école.
02:27Mais tout le monde n'a pas une place à HEC.
02:29Mais tout le monde n'a pas une place à HEC.
02:30Ce soir sur Europe 1,
02:31ce qui nous a aussi donné envie d'être avec vous,
02:33c'est le classement PISA 2025,
02:37on l'a dit, avec un nouveau recul du niveau des élèves français,
02:40en ligne de mire les mathématiques,
02:41moins 16 points par rapport à 2022,
02:43moins 30 points par rapport à 2018.
02:45Mais le niveau baisse, paraît-il aussi, en France,
02:47mais partout.
02:49Héloïc Perrache, avant de découvrir Mike Treynia,
02:51qui va nous aider en maths avec Gabriel Masson,
02:54est-ce que les étudiants de 2026
02:56ont le même niveau que les étudiants de 1985 ?
02:59Est-ce que vous, vous voyez déjà les conséquences
03:00de cette baisse de niveau en mathématiques ?
03:03Alors, il faut voir de quoi on parle.
03:06Moi, j'ai passé le bac en 93,
03:08et je me souviens que je travaillais déjà sur des annales avant 86,
03:12parce que c'était considéré comme plus difficile.
03:15Et donc, on a ce sujet un peu récurrent du niveau qui baisse.
03:21Moi, je sais qu'on a une attente,
03:26un très bon niveau de mathématiques à HEC,
03:29des épreuves qui sont effectivement plutôt difficiles à HEC,
03:33et je suis vraiment incapable de dire
03:35est-ce que le niveau baisse.
03:37Maintenant, ce qui m'intéresse, moi,
03:38c'est forcément HEC, ça va bien au-delà des mathématiques.
03:41Les mathématiques sont importantes.
03:42Et là, quand on regarde de manière générale,
03:44est-ce que le niveau baisse ?
03:45C'est compliqué de répondre à cette question,
03:47parce que les élèves savent faire des choses
03:49que leurs aînés ne savaient pas faire.
03:52Quoi ?
03:53Vous savez, on a, peut-être très rapide,
03:56on a découvert une cabane
03:58avec des milliers de copies du certificat d'études de 1927, je crois,
04:02et c'était Français, Histoire et Mathématiques.
04:05Et donc, ils ont retrouvé les noms,
04:06ils ont retrouvé les catégories socio-professionnelles,
04:08et ils ont fait toute une analyse en disant
04:10que le niveau a baissé par rapport à cette époque.
04:13Donc, on parle d'il y a 90 ans, 100 ans.
04:17Oui, mais très bien, mais à l'époque,
04:18on ne faisait pas de l'essence d'ingénieur,
04:19on n'appelait pas à parler l'anglais,
04:20on n'appelait pas à une LV2, etc.
04:22Donc, la diversité de ce qu'il faut faire est importante.
04:24Et moi, ce que je vois,
04:25c'est beaucoup de nos anciens élèves
04:27qui reviennent sur le campus pour être mentor,
04:29pour être coach,
04:32pour être dans des jurys,
04:33et ils me disent, toutes et tous,
04:37estomaqués par la production
04:38et la qualité de ce qu'ils ont vu des élèves
04:39en disant, mais nous, à l'époque,
04:41on aurait été incapables de faire un truc pareil.
04:43Ça veut dire qu'il y a plus de matière qu'avant ?
04:45Et donc, il y a plus de compétences ?
04:47Et peut-être, comme vous dites,
04:51un intérêt pour tout un ensemble
04:53de sujets de société qui a grandi,
04:55peut-être un esprit entrepreneurial
04:57qui s'est développé,
04:59une volonté d'avoir un impact important.
05:02Et puis, l'internation de l'école a aussi fait
05:04qu'on est allé chercher les meilleurs talents
05:06dans le monde entier.
05:07Donc, je pense que globalement,
05:08le niveau, en tout cas, à l'école, est monté.
05:10Donc, il est monté.
05:11Et les maths, pour l'instant, pas de conséquences ?
05:12Ou en tout cas, vous ne le voyez pas à HEC ?
05:14On a des épreuves qui sont dites difficiles.
05:16Et donc, les profs de prépa nous disent
05:17que ça devient de plus en plus difficile pour les élèves.
05:19Donc, on augmente le niveau
05:20une fois qu'on arrive en prépa, peut-être.
05:22Justement, les maths,
05:22comment faire pour s'améliorer ?
05:24Diana N'Goma a promené son micro Europe 1
05:26dans les rues de Paris.
05:27Elle a posé la question à des passants.
05:29Écoutez.
05:30Alors, moi, les maths,
05:31c'est vraiment ma matière la plus compliquée pour moi
05:33depuis que je suis au collège.
05:34J'ai toujours eu du mal à accrocher le cours.
05:36Et lorsque je suis passée, du coup, au lycée,
05:38j'ai commencé à m'y intéresser.
05:40Mais j'avais vraiment beaucoup de retard accumulé.
05:42Et après, du coup, je demandais à les profs
05:44de reprendre les bases avec moi.
05:46Mais je n'ai jamais, du coup,
05:47été très, très forte dans cette matière.
05:49Et en plus de ça, ma mère m'a appelé
05:50des cours particuliers pour que ça s'améliore.
05:52Mais c'est vrai que ça a toujours été très compliqué.
05:54Donc, même comme ça,
05:54j'ai toujours eu à peine la moyenne.
05:56Je ne dirais pas que je suis mauvaise en maths.
05:58Et ça dépend énormément des chapitres.
06:00Parce qu'il y a des moments
06:01où je comprends tout de suite.
06:03Et d'autres où je ne comprends rien.
06:05Ce qui change, pour moi,
06:06c'est vraiment la manière dont on va m'expliquer.
06:08Donc, je préfère des exercices
06:09qui sont plus personnalisés,
06:11qui sont vraiment pour moi,
06:13pour que je puisse progresser.
06:15Et je trouve que pour moi,
06:17ce n'est pas forcément travailler plus longtemps.
06:19mais c'est juste pouvoir apprendre
06:21d'une manière différente.
06:25J'ai toujours été assez à l'aise en maths.
06:27Mais je pense que c'est surtout
06:27parce que je me suis énormément entraîné.
06:29Même quand je bloquais sur un chapitre,
06:31je refaisais les exercices
06:32jusqu'à comprendre.
06:34Et je refaisais, je refaisais.
06:35Je n'ai jamais vraiment lâché
06:36parce qu'en maths, dès qu'on arrête,
06:38on perd vite le fil, je trouve.
06:40Ce qui m'aide le plus,
06:41c'est clairement de pratiquer encore, encore.
06:43Et plus je fais des exercices,
06:44plus je reconnais les méthodes
06:46et les raisonnements.
06:47Pour moi, les maths,
06:48c'est vraiment une matière
06:49où l'entraînement,
06:50il fait toute la différence
06:51et ce n'est pas seulement
06:52une question d'être doué ou pas.
06:55Vous en pensez quoi autour de la table ?
06:57David Smadja, le coach de ce soir ?
06:58J'ai entendu quelque chose
06:59de très intéressant.
07:00On parle d'entraînement.
07:01C'est-à-dire qu'il faut s'entraîner.
07:02Mais pour s'entraîner,
07:03il faut s'intéresser.
07:05Donc ça veut dire
07:05qu'il faut de nouvelles méthodes
07:06et on va en parler avec Maït Reynia.
07:08Je pense que ça fera un bon rapport.
07:10Et Loïc Perrages,
07:11ça vous inspire ce que vous venez d'entendre ?
07:13Oui, l'entraînement et puis le désir, l'envie.
07:15C'est ça.
07:16Pourquoi est-ce qu'on est en train
07:17de faire des maths ?
07:18À quoi ça sert ?
07:19C'est effectivement important.
07:21Et quand vous savez pourquoi vous le faites,
07:23vous avez forcément envie
07:24de mettre un peu plus d'énergie et d'effort.
07:27Thierry de Vulpilier, Evidence B.
07:29Les maths, vous aussi,
07:31là-dessus, sur la base du niveau,
07:33vous avez un regard ?
07:34Alors, à la fois un regard
07:36parce qu'il y a des explications
07:37et il y a des solutions.
07:37Mais sur les témoignages,
07:38on voit que plus on va vers
07:41la compréhension de ce que cet élève
07:44n'a pas compris sur ce module-là,
07:45plus on est près de cette compréhension,
07:47plus on va réussir à faire partir cette peur.
07:50Puisqu'il y a des jeunes filles qui disaient
07:51il y a des modules où j'arrive
07:53et des chapitres où je n'y arrive pas.
07:54C'est ça, le travail à faire.
07:56Essayer de, pour chaque exercice de maths,
07:58chaque chapitre,
08:00suivre l'élève au plus près.
08:02Et en fait, il n'y a normalement
08:04pas de difficultés.
08:05Tous les cerveaux sont faits pour les maths.
08:06Donc, c'est cette personnalisation
08:07qui permet de résoudre ces questions.
08:08Elle n'est pas encore très présente.
08:09Non, ce n'est pas en France.
08:11Donnez l'envie.
08:12Justement, ce soir,
08:13on a déniché Mike Trenia
08:14pour nous donner l'envie
08:15de bosser les maths.
08:17Europe 1, la France bouge.
08:20La pépite.
08:21La pépite, c'est vous, Gabrielle Masson.
08:22Vous avez 28 ans.
08:23Mike Trenia existe depuis un an.
08:26C'est né à Paris.
08:27Vous, vous avez fait un parcours
08:29études à Versailles,
08:31classe prépa, HEC.
08:33Vous avez déjà monté une entreprise, je crois.
08:35C'est ça, tout s'est fait.
08:36En parallèle, pendant même que j'étais en école,
08:41HEC m'a donné envie d'entreprendre,
08:43notamment dans le B2B.
08:45Mais il y avait cette question de sens également
08:47et de mon parcours de professeur particulier.
08:50Parce que vous avez donné
08:51beaucoup de cours particuliers
08:52et c'est là que vous avez pu constater
08:55les problèmes et donc apporter une réponse.
08:57Vous avez constaté quoi ?
08:59Exactement.
08:59Et j'ai constaté notamment
09:00qu'on l'entend dans l'extricte interview,
09:03justement, il y a beaucoup de clichés
09:05sur la bosse des maths.
09:06Si on travaille avec la bonne méthode,
09:08on peut s'en sortir.
09:09Si on refait effectivement des exercices
09:10et qu'on dépasse ce sentiment
09:12de mauvaise confiance en soi,
09:16chaque élève peut s'en sortir.
09:17Et ce que j'ai constaté également,
09:19c'est une inégalité dans l'accès
09:20au soutien scolaire.
09:22Au soutien scolaire ?
09:23Oui, c'est ça.
09:24Alors que c'est une matière
09:25qui est profondément méritocratique
09:26et qui devrait justement pouvoir
09:28donner la chance
09:29à tout le monde de s'en sortir
09:31et d'accéder aux meilleures études supérieures.
09:33Et c'est ce qui vous a donné envie
09:34de fonder MyTrenia.
09:35Je vous laisse pitcher
09:36et on se retrouve juste après.
09:38C'est à vous.
09:39Alors MyTrenia,
09:40c'est le prof particulier de mathématiques
09:41qui donne accès à tous
09:44à un soutien scolaire
09:45en mathématiques de qualité.
09:47J'ai donné pendant six ans
09:49des cours particuliers
09:49et le problème,
09:50c'est que de nombreux sommiers
09:52ne peuvent pas y accéder.
09:54Donc MyTrenia,
09:55finalement,
09:56elle permet de résoudre le problème
09:58qui consiste à aller chercher
10:01la solution sur QLGPT,
10:02à recopier.
10:03Nous, on prend le problème
10:04à l'inverse.
10:05C'est-à-dire que MyTrenia,
10:07quand sur Pythagore,
10:09un manuel va proposer
10:10un triangle et des chiffres
10:12qui paraissent très abstraits,
10:13nous, l'élève vient renseigner
10:14ses passions
10:15et donc typiquement,
10:16pour un fan de foot,
10:17on va lui faire travailler
10:18sur le corner gagnant
10:19pour un but du PSG.
10:23Tout ça en le guidant
10:24vers la réponse,
10:26donc avec un raisonnement,
10:27une méthode socratique.
10:29Également,
10:29il vient,
10:30comme dans un jeu vidéo,
10:31décrocher des trophées
10:32au fur et à mesure
10:33de ses victoires.
10:35Donc, finalement,
10:37MyTrenia,
10:37c'est gratuit
10:38pour toutes les familles,
10:3915 euros
10:40pour l'accompagnement complet.
10:41Merci, Gabriel Masson,
10:42pour MyTrenia.
10:43On va parler de MyTrenia
10:46dans un instant.
10:47On fait juste une petite pause
10:47après le plage de 21h.
10:49On se retrouve sur Europe 1.

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