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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-10-22##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Radio, le grand débat du jour.
00:03Le grand débat du jour, vous allez pouvoir vous bagarrer, vous discuter bien entendu avec ce sondage.
00:096 français sur 10 pensent devoir assurer leur défense eux-mêmes.
00:14Est-ce que vous comprenez en tout cas cette prise de décision ?
00:17Eh bien moi je les comprends, entre pillage de magasin et home jacking, ce n'est plus supportable.
00:21Et si l'état est défaillant, malheureusement on doit pouvoir en arriver à cette extrémité.
00:26Et Antonin, que disent nos auditeurs ?
00:28Vous êtes nombreux à les comprendre, vous répondez oui à 94%.
00:31Il y a quelques témoignages de commerçants, c'est assez intéressant.
00:35Il y a Noé qui nous dit, c'est triste à dire, mais quand on y pense, le seul choix
00:38qu'il nous reste, c'est effectivement celui de nous défendre seul.
00:41Alors il y a Christophe qui complète et qui dit, c'est malheureusement ce que je vais faire.
00:44Si la mobilisation ressemble à celle de la semaine précédente, ce sera évidemment le cas.
00:49Et puis il y a Jacques qui nous dit, nous glissons vers une américanisation de nos modes de vie.
00:53Cela profite à qui ? Trop de pression ne mène à rien.
00:56Nos politiques sont incapables de trouver des solutions pour nous défendre.
00:59Et puis on va écouter Maude Bréjean, la porte-parole du gouvernement.
01:02Je crois que beaucoup de Français ont eu peur quand ils ont vu les actes commis par des délinquants, par
01:08des voyous dans la rue samedi dernier.
01:11Je crois que c'est ce qui a fait peur aux Français ce week-end.
01:14Je crois que les policiers, les gendarmes, l'ensemble des forces de sécurité intérieure ont été là.
01:20Elles ont fait de leur mieux pour les protéger.
01:23Et pour une fois, Thierry Véron est avec nous, le président de la Fédération des artisans des associations de commerçants
01:29et artisans parisiens.
01:30Thierry Véron, merci d'être avec nous.
01:32Bonsoir, bienvenue sur Sud Radio.
01:35Alors ce sondage peut nous faire peur forcément de se dire que les Français pensent à se défendre eux-mêmes.
01:44Ce qui est assez compliqué. Est-ce que les commerçants, est-ce que les gens, en tout cas qui vous
01:51entourent, dont vous êtes le président, ont cette même envie ?
01:56Il y en a qui ont l'envie, mais je pense qu'en fait, il y a aussi sous l
01:59'effet de la colère.
02:00Parce que quand on a vu comment ça s'est passé samedi dernier, et puis ça a remis le couvert
02:05le dimanche,
02:07effectivement, c'est une situation qui est quand même complètement inédite.
02:13On est monté en puissance. Moi, je vais vous dire, le vendredi et le samedi, non c'était le samedi
02:19ou dimanche,
02:20je me disais, mais il faut bannir de notre vocabulaire, c'est comme d'habitude, il y a de la
02:25casse et tout.
02:27Nous, ce qu'on veut au niveau des commerçants, c'est pouvoir travailler, accueillir nos clients,
02:31faire notre chiffre d'affaires qui représente à peu près 40%, parce que là on va rentrer dans la période
02:36de Noël.
02:36Donc c'est une grosse période pour les commerçants.
02:39Donc effectivement, à un moment donné, on est complètement démunis.
02:44On a eu des rues dans Paris qui étaient complètement désertes d'agents de sécurité,
02:52et les commerçants étaient face en direct aux casseurs.
02:58Vous savez que sous l'effet de la colère, ça donne, c'est compliqué.
03:02Il faut savoir que là, cette fois-ci, on va avoir, et moi j'y crois, parce que quand on
03:09multiplie les forces
03:10et quand on voit le type de casseurs qu'il pouvait y avoir dans les rues, les commerçants me l
03:15'ont dit.
03:16Ils m'ont dit, mais c'est des gens avec, juste en les bras et en leur faisant peur, ils
03:22partaient.
03:23Donc c'est incroyable.
03:25Là, on va voir la force sentinelle qui va être là.
03:28J'étais en plateau hier soir, je ne sais plus sur quelle chaîne concurrente,
03:33mais je leur disais, mais si on a toutes les forces de sécurité, plus l'armée avec la force sentinelle,
03:42est-ce que ça ne va pas les ralentir et les faire fuir ?
03:49Thierry, je vais donner la parole aux vraies voix autour de moi,
03:52mais c'est ce que je disais tout à l'heure, même une manifestation calme,
03:56aujourd'hui, qui va vouloir en vie de venir acheter chez les commerçants ?
04:03C'est ça, en fait, ce que je dis, c'est qu'en fait, si on démultiplie les forces,
04:12on a beaucoup plus de forces de sécurité dans les rues pour assurer.
04:18Alors, effectivement, il y a les clients qui doivent venir dans nos commerces,
04:22mais avant ça, on est nos salariés qui doivent venir dans les commerces.
04:25Et ces gens-là, il faut pouvoir les rassurer.
04:28Donc, avec ce qui a été dit, où on va avoir 80 000 agents de la sécurité
04:36qui seront déployés, plus les forces sentinelles,
04:44ça va répondre quand même considérablement par rapport aux 10 000 qu'on avait samedi dernier.
04:50Donc, moi, je compte beaucoup là-dessus.
04:52Ok. Thierry Véran, restez avec nous.
04:53Philippe Vigère.
04:54Thierry Véran, est-ce que vous...
04:57Moi, il me semble, comme sur le plan de votre lassitude et de votre exaspération,
05:05j'ai une attitude de compréhension.
05:08Mais je pense que, par ailleurs, nous devons avoir,
05:12à l'égard de la tentation d'user des armes,
05:16une réprobation totale.
05:18Parce que, évidemment, nous entrerions dans quelque chose
05:22qui ne serait plus de la démocratie, véritablement.
05:25Vous comprenez mon interrogation et mon inquiétude ?
05:29Oui, tout à fait.
05:31Mais de toute façon, si vous voulez,
05:33le souci, c'est qu'on ne peut pas aussi,
05:36nous, en tant que fédération,
05:39dire,
05:41armez-vous, prenez...
05:43Voilà.
05:44Oui, c'est sûr.
05:46C'est normal.
05:48Et puis, en fait,
05:49si on dit des choses comme ça,
05:51on est irresponsable.
05:52Et en plus,
05:54qu'est-ce qui va se passer si ça se passe comme ça ?
05:56Qui c'est qui va finir par avoir des soucis ?
05:59C'est les connaissants.
06:00À un moment donné,
06:01il faut qu'on fasse passer les bons messages
06:04et qu'on soit assez vigilants
06:07et puis surtout qu'on essaye d'être persuasif.
06:11persuasif, quoi.
06:12Il faut vraiment que les gens...
06:14C'est pour ça que je disais tout à l'heure,
06:16tout laisser de la colère, c'est sûr.
06:17C'est pour ça qu'en fait,
06:19il faut...
06:20Et là, en fait,
06:21la colère est passée.
06:22On a encore quand même le côté triste,
06:24la honte.
06:25La honte par rapport à l'étranger.
06:26Quand on voit que les images
06:28qui tournent en boucle
06:29dans toutes les chaînes de la planète,
06:32les gens, ils n'ont plus vouloir venir.
06:34Heureusement qu'on a des présidents de région,
06:37présidentes de région,
06:38sur l'île de France,
06:40Valérie Pétrin,
06:41ça veut faire passer un message
06:43auprès des tour-opérateurs étrangers
06:45pour leur dire, bon,
06:48dites à vos touristes
06:50qu'ils viennent quand même
06:50parce que le nombre d'annulations
06:52que l'on a,
06:53c'est froyable.
06:54Et puis ça se comprend,
06:55les gens n'ont plus envie de venir.
06:57On comprend.
06:57Bougez pas, Thierry.
07:00Bruno Pommard.
07:01Est-ce que vous comprenez
07:03que si Français sur 10 aujourd'hui
07:06se disent que finalement
07:07on va se défendre nous-mêmes ?
07:09Oui, non, mais j'entends,
07:10j'entends ça,
07:13mais comme le disait très justement
07:14Philippe Bilger,
07:15malheureusement la justice,
07:16non, c'est le monsieur qui le disait,
07:17malheureusement il y a la justice aussi.
07:19Si demain,
07:20quelqu'un se défend lui-même,
07:21sort au fusil de chasse
07:22et tire sur un gars
07:23qui vient le piller,
07:26eh bien,
07:26le responsable,
07:27ça sera...
07:28C'est ça,
07:28c'est ça.
07:29Moi, je crois qu'il faut...
07:31Ce qu'il faut remettre en place
07:32parce que j'entends
07:34Philippe David
07:35dire
07:36l'État n'est pas au rendez-vous,
07:37etc.
07:38Moi, je crois qu'il faut,
07:39alors vous allez me dire,
07:40c'est facile à dire,
07:40compte tenu de ce qu'on a vu
07:41il y a quelques jours,
07:42il faut faire confiance
07:43à nos forces de police
07:44qui seront mobilisées,
07:45qui seront capables,
07:46à mon sens,
07:47de pouvoir réagir
07:48par rapport à ce qui s'est passé
07:49la semaine dernière
07:50parce que c'est quand même
07:51un fait tout à fait exceptionnel,
07:52il faut bien le dire,
07:53et on est capables,
07:55je pense,
07:55d'assurer votre sécurité,
07:57je vous le dis,
07:58vraiment solanément.
07:58Mon cher Bruno,
07:59moi j'ai entière confiance
08:00aux forces de police,
08:01aux forces de gendarmes.
08:02C'est pas ce que vous avez dit.
08:03Non, vous n'avez pas compris
08:05ce que j'ai dit.
08:05Vous n'avez pas confiance à l'État,
08:05mais l'État,
08:06c'est les policiers et les gendarmes.
08:07Non, l'État,
08:08c'est le gouvernement
08:09qui donne des ordres à la police
08:10et s'il donne l'ordre
08:12de ne pas riposter
08:12et de laisser faire,
08:13j'ai confiance en la police,
08:15je n'ai absolument pas confiance
08:16en nos dirigeants.
08:17Nuance.
08:17Alors, c'est une pensée complexe.
08:20Oui, c'est assez complexe.
08:21Pour un ancien policier,
08:22c'est dur à comprendre.
08:24Samuel Botton.
08:25Que si Français sur 10
08:27pensent qu'il faille prendre les armes
08:28pour se protéger,
08:29je peux le comprendre,
08:29mais j'aimerais leur dire,
08:30il ne faut surtout pas faire ça.
08:31Alors, ils n'ont pas dit
08:31prendre les armes.
08:33Se défendre, rassurer leur détente.
08:34Mais quand vous dites
08:35se défendre, rassurer,
08:36on a déjà eu ce débat d'ailleurs
08:37sur ce plateau,
08:38c'est que forcément,
08:38à un moment,
08:39il y a la notion d'armes
08:40qui arrive quelque part.
08:40Donc, je vous comprends,
08:42ne faites surtout pas ça.
08:43Ne faites surtout pas ça.
08:44Pourquoi ?
08:44Déjà, parce qu'on est la France,
08:45on n'est pas les Etats-Unis.
08:46Je vous invite à regarder
08:47ce qui se passe outre-Atlantique,
08:49là où le port d'armes est autorisé
08:51et où les fous furieux
08:52pullulent dans tous les endroits
08:54du pays et notamment
08:54dans les universités
08:55avec des tueries de masse.
08:57Ensuite, ça met le doigt sur...
08:58On ne manque pas de fous furieux
08:59chez nous aussi.
09:00Il n'y a qu'à voir samedi dernier.
09:01Mais bon, quand même
09:02dans un autre registre.
09:03Mon cher Thierry,
09:04moi j'avais une question pour vous
09:07qui était,
09:08est-ce que vous avez été reçu
09:10par le ministre de l'Intérieur,
09:12le ministre en charge du commerce
09:13ou quelqu'un qui aurait pu répondre
09:15à vos questions,
09:15lever vos inquiétudes
09:16ou en fait,
09:16vous êtes comme nous tous
09:17autour de la table.
09:18Vous découvrez au compte-gouttes
09:19les messages du préfet
09:20et vous venez de vous rendre compte
09:22que samedi,
09:23il va falloir assurer vous-même
09:24votre sécurité
09:25avec un organisme privé.
09:26Alors, je crois que Serge Papin
09:28a proposé des solutions,
09:30mais...
09:30Tout à fait.
09:31Alors, je vais répondre à ça.
09:34Je ne suis pas...
09:36Je n'ai pas été convié
09:37aux différentes réunions,
09:38mais par contre,
09:38j'ai eu les contredits
09:39parce qu'en fait,
09:40si vous voulez,
09:41la FACAP,
09:42et en étroite collaboration
09:44avec toutes les fédérations
09:46des représentants économiques
09:49de Paris,
09:50donc vous avez
09:50les fédérations de...
09:52Quand vous dites
09:52la FACAP, c'est vous,
09:54c'est la Fédération des Artisans,
09:55des Associations de Commerce
09:56et des Artisans Parisiens.
09:57Oui, c'est la Fédération
09:59des Associations de Commerce
10:00et Artisans Parisiens
10:01et on est en contact
10:02avec toutes les grandes fédérations,
10:04même avec le Conseil
10:05du Commerce de France
10:05dont on est membre
10:07directement
10:08puisqu'on dépend
10:10de la Fédération française,
10:11de la Fédération commerciale.
10:12Donc on a toutes les infos.
10:15On a même des cartes
10:17avec les points
10:20où il y a eu des problèmes
10:22des sinistres,
10:23des magasins
10:25le week-end dernier.
10:26Donc on a toutes les informations
10:28et ça évolue
10:30au compte-gouttes
10:31parce que
10:33il y a eu des courriers
10:35qui ont circulé le matin.
10:37Après,
10:38donc ça a fait rebondir
10:43sur d'autres sujets
10:44et on a vraiment
10:46toutes les informations.
10:47mais Thierry,
10:48il y a des commerçants
10:49un petit peu partout
10:50en France
10:50qui disent
10:51depuis quelques jours
10:52on dort
10:53dans nos commerces
10:54en fait
10:54pour les défendre,
10:56pour éviter
10:56qu'il y ait
10:58ou des pillages
10:59ou de la casse
11:00et visiblement
11:01il y a pas mal
11:02de commerçants
11:03qui vont rester
11:04et dormir
11:04dans leurs commerces
11:05ce week-end.
11:06Et on peut supposer
11:07qu'ils dorment pas
11:08avec les mains nues.
11:09Qu'ils ont quelque chose
11:10pour se défendre au cas où.
11:11Pas forcément Philippe.
11:13Pas forcément.
11:14C'est pas une obligation
11:15mais de toute façon
11:16c'est sûr que
11:17quand on a monté
11:19son affaire,
11:21son commerce
11:21qu'on le tient
11:24et vu la situation
11:26économique aujourd'hui
11:27c'est déjà très compliqué.
11:29Donc si c'est pour
11:30se faire massacrer
11:32et détruire sa boutique
11:34au bout de 5 minutes
11:36alors qu'on a mis
11:38des décennies
11:39à le construire
11:42et en plus
11:43il faut savoir une chose
11:44c'est que
11:44c'est un bébé
11:47le commerce
11:48qu'on a construit.
11:51Les commerçants
11:52c'est des gens
11:53qui aiment leur métier.
11:54Ils font leur travail
11:55parce qu'ils aiment
11:56ce travail.
11:58Donc effectivement
11:59je comprends
11:59qu'ils aient envie
12:00de le défendre
12:01de le protéger.
12:02Un jour et une nuit
12:0324 heures sur 24.
12:03c'est évident
12:05mais ce n'est pas
12:06une solution.
12:07Merci beaucoup
12:08Thierry Véron
12:09merci beaucoup
12:10le président
12:10de la fédération
12:11des artisans
12:11et des associations
12:12de commerçants
12:13et artisans parisiens.
12:15Vous restez avec nous
12:16dans un instant
12:16les cartes blanches
12:17de Bruno Pommard
12:18et de Samuel Botton.
12:19Je pense que
12:21ça va gueuler encore.
12:22Je pense.
12:23Ah oui je sens.
12:24Surtout avec monsieur Botton.
12:25Vous serez d'accord
12:26avec moi Bruno.
12:27Ah bon ?
12:28Oui je pense.
12:28Oui on verra
12:29qui sera d'accord
12:30avec l'autre.
12:31A tout de suite.
12:33Les vraies voix sud radio

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