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00:01Europe 1. La France bouge. 20h30, 21h30. Elisabeth Assayac.
00:06Oh Mario, vous êtes un grand artiste.
00:08Ça dépend des clientes avec une cire à modeler comme votre tête.
00:10C'est facile d'être un grand artiste. Je sculpte dans du marbre de premier choix.
00:14Vous n'êtes pas seulement un sculpteur, Mario. Vous êtes un grand musicien.
00:18Moi, oh non, je pianote avec deux doigts.
00:20Non, Mario. Non, c'est du violon, vous jouez.
00:35C'est un extrait du film Coiffeur pour dames. Vous avez reconnu la voix de Fernandelle ?
00:41Oui, c'est ça.
00:41C'était en 1952. Bienvenue, si vous nous relède dans la France bouge sur Europe 1.
00:46Nous parlons coiffure ce soir dans la France bouge.
00:49Nous sommes avec le coach de ce soir, c'est Philippe Sauz.
00:51C'est la voix que vous venez d'entendre, la Philippe Sauz.
00:54Nous sommes avec Morgane François, la présidente du groupe Vogue.
00:57Dans un instant, on va découvrir des produits Mailer avec Dalila Kessler
00:59et Kenza Belkenadil, qui est créatrice de contenu et qui vient de fonder la maison Kios.
01:06Et parmi nous ce soir, quand on entend cette voix de Fernandelle, Morgane François,
01:11il y a 50 ans, le coiffeur, il était considéré comme un artisan de quartier.
01:15C'est toujours un artisan. Il était très respecté.
01:18C'était un commerçant de proximité. Il était indispensable.
01:21Et ce n'était pas une star. Ce n'était pas un artiste à la mode.
01:25Il y avait ce rôle social aussi.
01:29Exactement. Quand on allait chez le coiffeur, et je pense que quand on y va...
01:31Alors, pas tout le monde maintenant, mais avant, on aimait bien raconter un peu toutes ces histoires, etc.
01:38Moi, je sais que mon père me racontait que quand il était coiffeur, parce que mon père est coiffeur de
01:43base avec ma mère,
01:45il savait que telle cliente arrivait, elle aimait gala, elle aimait son café avec un sucre.
01:51C'était tout le sens du détail, etc.
01:54Donc, en fait, quand on venait chez le coiffeur, on vivait une expérience de fou.
01:57Et maintenant, quand on va chez le coiffeur, première chose qu'on fait, on sort son portable et on scrolle
02:02pendant toute l'heure.
02:03Mais ça veut dire que ce n'est pas intéressant ce qu'il y a autour de nous.
02:06Donc, comment on fait pour déposer son téléphone et rendre le moment intéressant et que ça devienne une expérience ?
02:12Exactement. Déjà, c'est échanger sur ce qu'on va faire, sur le diagnostic, sur le cheveu, sur l'histoire.
02:22Quand on est chez le coiffeur, on ne va pas venir parler de politique, de n'importe quel sujet.
02:28On vient parler de soi, ça fait du bien.
02:30Moi, j'aime bien que quand je vais chez le coiffeur, on m'explique quel produit j'ai sur les
02:34cheveux,
02:34quelle technique on me fait, c'est quoi les nouvelles tendances.
02:36C'est de plus en plus de choix, là. On ne sait pas quoi prendre quand on va s'acheter
02:39du shampoing.
02:40Exactement. C'est quoi les tendances et pas juste, ah, j'ai vu sur Instagram, il y a ce nouveau
02:44produit.
02:45Oui, d'accord, il y a ce nouveau produit, c'est top, mais expliquez-le.
02:48Il faut que aussi le coiffeur ait la connaissance du produit et la connaissance du cheveu.
02:51Et pour cela, il faut les former, il faut les recruter.
02:54On sait qu'il y a beaucoup de tension dans le recrutement pour les coiffeurs.
02:56Comment faites-vous, Morgane François ?
02:58Alors, nous, en interne, pour nos franchisés, on a venu réorganiser toute notre équipe terrain
03:05pour mettre vraiment en avant la formation.
03:07Parce que la formation, c'est égal qualité de travail, égal qualité de travail.
03:11On va avoir une belle notoriété de la marque, l'image de marque qui augmente, etc.
03:14Et on fait revenir le coiffeur.
03:16Mais c'est aussi avoir une belle qualité de travail, une belle image de marque, de notoriété.
03:20Qu'est-ce que ça fait pour le coiffeur ?
03:22Le coiffeur, il se dit, je veux travailler chez Chip.
03:25Je veux travailler chez Vogue.
03:26Alors, comment faites-vous pour travailler ?
03:27Comment rendre, finalement, être plus attractif pour les salons ?
03:30Pour les coiffeurs, pardon.
03:31Il faut qu'on soit beaucoup plus désirable.
03:32Il faut qu'on suive beaucoup plus les tendances.
03:34C'est vrai qu'on a vraiment des nouveaux outils, le digital, l'IA, etc.
03:38L'IA, il ne faut pas en avoir peur.
03:39L'IA, ça doit être notre allié.
03:41Et comment l'IA vous aide-t-elle quand on dirige les salons de coiffure ?
03:44Alors, clairement, l'IA, ça ne va jamais...
03:45Je pense qu'il y a beaucoup de gens qui ont peur pour leur travail.
03:48Mais la coiffure, jamais l'IA ne remplacera les mains d'un artisan.
03:52Ça, c'est vraiment un fait.
03:54Par contre, l'IA va nous aider à peut-être développer le diagnostic, les bons outils.
04:01Alors, maintenant, il y a des applications.
04:02Par exemple, moi, je suis brune, je veux devenir blonde.
04:04J'ai une application, je me scanne, je deviens blonde, etc.
04:07Donc, il n'y a pas...
04:08Ça, vous l'utilisez dans vos salons, par exemple ?
04:09Alors, nous, c'est notre partenaire, l'Oréal Professionnel, qui ont cet outil.
04:15Et donc, nous, nos franchisés ont l'application et ils peuvent l'utiliser à leur bon vouloir.
04:19Voilà, donc...
04:19Et si je veux avoir le cheveu crépu, comme nos amis...
04:22Comme Kenza.
04:23Comme Kenza, par exemple, on peut aussi ?
04:25C'est-à-dire ?
04:26Avoir le cheveu crépu.
04:27Avec le logiciel, comment on fait ?
04:29Exactement.
04:30Alors, je pense que les logiciels, ça avance de plus en plus.
04:33Là, on n'est que sur la couleur, mais on n'est pas encore sur la texture des cheveux.
04:36Mais par contre, c'est une grande évolution qu'il faut faire.
04:39Vous restez avec nous sur la table de France, Bouge Morgane, François.
04:41On parlait des produits, justement.
04:43On va s'orienter vers les produits d'une start-up.
04:47Ça s'appelle Mailor, M-A-Y-I-L-O-R.
04:50Et nous sommes avec Dalila Kessler.
04:52Europe 1, la France Bouge, la pépite.
04:55Dalila, vous avez 25 ans.
04:57Vous êtes un peu une voisine de Philippe Sos, puisque l'entreprise est née à Lyon, à Saint-Etienne, pour
05:03être plus précise, en 2024.
05:06Vous, en plus, vous êtes issue d'une famille d'entrepreneurs.
05:11C'est ça.
05:11Je vous laisse nous raconter, Dalila.
05:14Alors, oui, il s'avère que j'ai vécu avec ma mère, qui est entrepreneuse à Mayotte, depuis 1999, maintenant.
05:22Donc, j'ai baigné dans cet environnement entrepreneurial.
05:25Et depuis que j'étais petite, j'avais cette envie d'entreprendre.
05:30Par contre, elle me disait...
05:32Elle me mettait un peu en garde en me disant qu'il fallait que je me prépare à ce qui
05:36allait arriver.
05:37Que ce n'était pas très facile, que c'était assez difficile, et que ça ne vous a pas empêché
05:42de faire des études de droit.
05:43Vous êtes allé à Brest pour étudier.
05:45Là, vous vous êtes dit, bon, ce n'est vraiment pas mon truc, je vais quand même créer ma boîte.
05:50Vous avez travaillé dans des laboratoires cosmétiques.
05:53Et puis, vous avez eu pas mal d'expériences, toujours dans cet univers de la beauté, de la cosmétique, avant
06:00de vous lancer.
06:01Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes lancée ?
06:03Je crois que le projet est né pendant le Covid.
06:05Il y a énormément de boîtes qui sont nées pendant le Covid.
06:07On le voit.
06:08On le voit sur le plateau.
06:09Oui, c'est ça, on était à la fin du Covid, et je me demandais ce que je voulais faire
06:12durant ma vie.
06:16Donc, naturellement, il y a mon conjoint qui m'en associe aujourd'hui.
06:19Lui, il est directeur marketing et commercial, qui m'a dit, mais Dalila, la cosmétique.
06:24Donc, je l'ai un peu regardée comme un fou.
06:26Je me suis dit, mais qu'est-ce qu'il me raconte ?
06:28Et au final, ça a germé.
06:29Il y a eu cette petite étincelle.
06:31Donc, avant, je faisais des DIY à la maison.
06:34C'est-à-dire, vous faisiez vous-même les produits.
06:37C'est ça.
06:37Et comme vous avez les cheveux, ce qu'on appelle les cheveux texturés, c'est-à-dire ondulés, bouclés.
06:43Donc, vous vous êtes dit, je vais faire les produits, mais surtout, je vais les commercialiser.
06:46Oui, c'est ça.
06:47Bon, moi, je vous laisse pitcher maintenant.
06:49Ça s'appelle Mylor.
06:50C'est comme ça que, petit à petit, le projet a abouti.
06:53On vous laisse pitcher et on a plein de petites questions à vous poser.
06:55C'est à vous.
06:57Alors, il y a des milliers et des milliers de tonnes d'emballages cosmétiques qui sont jetés chaque année.
07:01En tant que maorèse malgache, je suis assez sensible concernant l'environnement.
07:05Et finalement, il s'agit d'un sujet qui nous concerne tous.
07:08Pour l'anecdote, à Mayotte, il y a une pénurie d'eau qui dure depuis maintenant plusieurs années.
07:12Donc, lorsque mon conjoint m'a dit que la plupart des produits cosmétiques sont principalement composés d'eau à 80
07:17-90%,
07:18vous pouvez imaginer ma tête, et que la plupart des produits cosmétiques ne nous sont pas destinés.
07:24Donc, lorsque je dis non, ça va être les personnes qui ont les cheveux ditexturés,
07:28ondulés, bouclés, frisés, acrépus.
07:29Et ça représente 45% de la population en France.
07:33Notamment, ça a été dit par Diuka.
07:36Donc, lorsque j'ai découvert ça, je me suis dit, autant s'arracher les cheveux.
07:40Parce qu'on va avoir le peu d'ingrédients qu'il reste, qui n'est pas forcément adapté pour nous,
07:45ou même pour l'environnement.
07:47Donc, on a décidé de créer Mylor, une marque de cosmétiques solide et rechargeable,
07:52ultra concentrée en actifs d'origine naturelle, et inspirée des îles de l'océan Indien, comme Mayotte, Madagascar.
07:57Et on va travailler sur la restructuration capillaire, notamment.
08:00Merci pour votre pitch, Dalila Kessler.
08:02Très bon pitch.
08:02Elle m'a convaincue.
08:03C'est clair.
08:05Elle a chelette de Kenza ?
08:06Ah oui, moi j'achète.
08:07Bon, très bien.
08:08C'est ça qu'on va écouter dans un instant.
08:10Philippe, juste avant d'écouter le flash de 21h,
08:14rapidement, vous disiez tout à l'heure, c'est une entreprise engagée, Philippe.
08:18Oui, parce qu'elle combine beauté capillaire, recharge, réduction des déchets,
08:23et réponse aux besoins des cheveux bouclés, frisés et crépus.
08:27Donc, vraiment, on a une vraie démarche derrière Mayer.
08:31Et puis, il y a surtout une démarche engagée.
08:34Dans un salon comme Vogue, on ne peut pas traiter ce genre de cheveux.
08:39Morgane François, c'est compliqué ?
08:41Comment expliquer ça ?
08:42On l'expliquera tout à l'heure, comme vous voulez.
08:44On l'expliquera tout à l'heure.
08:45Vous restez avec nous.
08:46Dans un instant, on se retrouve pour écouter les conseils de Philippe Sose avec Maïlor.
08:51Morgane François, vous allez nous dire aussi pourquoi vous ne pouvez pas,
08:54où c'est compliqué de gérer et de coiffer des cheveux, comme on dit, texturés.
08:58Mais tout de suite, c'est le flash de 21h sur Europe.