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Les chefs d'entreprise mosellans partagent leurs impressions après la REF ! André Bousser, président de l'UE57, revient sur cette rencontre d'envergure qui a réuni près de 20 000 entrepreneurs à Roland-Garros.

Malgré un climat d'incertitude, l'optimisme est regonflé par les échanges et les discours entendus. L'accent est mis sur le besoin de courage pour innover, produire et recruter, mais surtout pour mener les réformes nécessaires à la relance économique de la France.

La rencontre a également été marquée par la présence de nombreux candidats à la présidentielle. Découvrez quelles propositions ont retenu l'attention des dirigeants mosellans et quels discours ont suscité des réserves, notamment concernant la politique économique.

#REF2023 #Entrepreneurs #EconomieMoselle MEDEF

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Transcription
00:00La rubrique éco avec la chambre de commerce et d'industrie de Moselle.
00:11Bonsoir dans la rubrique éco, je reçois André Bousser. Bonsoir André Bousser.
00:15Bonsoir Jérôme.
00:16Vous êtes le président de l'union des entreprises de la Moselle, UE57.
00:20Si je dis le MEDEF local, vous êtes d'accord ?
00:22Tout à fait.
00:23Alors vous étiez à Roland-Garros, c'est d'ailleurs pour ça que vous êtes avec nous,
00:27non pas pour nous parler de Roland-Garros, mais vous étiez à Roland-Garros à la REF,
00:30donc la rencontre des entrepreneurs de France qui est organisée par le MEDEF
00:34avec 45 chefs d'entreprise mosellans.
00:36Quel est l'état d'esprit des chefs d'entreprise une fois de retour dans leurs entreprises en Moselle ?
00:43De retour, ils ont toujours des craintes, ils sont toujours dans un esprit assez pessimiste pour l'avenir,
00:50mais on est regonflé quand même avec tout ce qu'on a entendu.
00:54Et comme je disais récemment, si seulement certains politiques appliquaient 10% de ce qu'ils ont dit,
01:02on aurait un autre état d'esprit.
01:04Parce que cette REF, cette rencontre des entrepreneurs de France, prend de l'ampleur.
01:09Vous étiez très nombreux, alors 45 Moselle, vous étiez très nombreux sur les deux jours de cet événement.
01:14Là, moi je vais à la REF depuis six ans maintenant, et je vois tous les ans il y en
01:19a plus.
01:20Et cette année particulièrement, on est dans une année électorale, nous étions sur les deux jours, près de 20 000
01:26personnes sur le site.
01:28Et donc vous étiez sur le central de Roland-Garros, sur le cours Philippe Châtrier.
01:33Alors le mot de choisi pour cette REF, c'était le courage.
01:38Il y a besoin de courage pour être chef d'entreprise aujourd'hui en France ?
01:41Je pense qu'il faut toujours du courage. Quand je me suis installé, il fallait convaincre toute ma famille.
01:49Donc il faut être courageux pour investir, il faut être courageux pour produire, il faut être courageux pour recruter aujourd
01:55'hui.
01:56Et il faut aussi, et c'était là aussi le but du jeu, être courageux pour réformer.
02:02Et c'est ça que nous demandons, et que nous avons demandé aux politiques qui sont venues.
02:06— Le président national, visiblement, aime ce genre d'événement, Patrick Martin.
02:12Il a tenu un discours extrêmement combatif en demandant, je cite, de faire voler en éclat le carcan.
02:19— Le souci, c'est qu'aujourd'hui, si on ne fait rien, la France est déjà dernière au niveau
02:28de l'Europe.
02:28Si on ne fait rien, je ne sais pas comment on va finir.
02:31Donc il faut vraiment remettre ce pays totalement sur les rails.
02:36Et pour ça, il faut faire des réformes structurelles et avoir le courage de le faire.
02:42— Alors vous avez réussi, quand je dis vous, c'est le MEDEF de manière générale, vous avez réussi un
02:47beau coup médiatique,
02:48puisqu'elle était très politique, cette rencontre des entrepreneurs de France, puisqu'on est à quelques mois, ça n'a
02:54échappé à personne, de la présidentielle.
02:55Vous avez reçu les 7... Enfin vous avez reçu 7 candidats.
02:59Je n'allais pas dire les 7, puisqu'il y en a toujours qui peuvent se lancer.
03:02Bruno Retailleau, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier et Gabriel Attal.
03:09Tout cela après avoir reçu la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
03:13C'était très politique, cette année.
03:15— Oui. Et bon, comme je disais à vos confrères ce matin, le discours d'Ursula von der Leyen était
03:24très motivant.
03:25Et si on arrivait à faire ce qu'elle demande, ce qu'elle propose au niveau de l'Europe, on
03:32voit qu'il y a un réel changement,
03:33puisque le nucléaire n'est plus tabou. Le fait de décider non pas à 27, mais à la majorité, n
03:41'est plus tabou.
03:42Et donc on commence à se rendre compte que ce que M. Draghi a dit dans son rapport, c'est
03:48le chemin à suivre,
03:50si demain on veut redresser l'Europe et apparaître face aux grandes puissances que sont la Chine et les États
03:58-Unis.
03:59— Si on concentre sur l'hexagone, sur la France, avec donc 7 candidats à la présidentielle,
04:05est-ce qu'un ou plusieurs ont convaincu les chefs d'entreprise qui étaient présents ?
04:10— Je dirais qu'il y a des idées bonnes à prendre chez quasiment tout le monde.
04:14— Il faudrait un clone, alors.
04:16— Il faudrait un clone, oui. Mais ceux qui n'ont vraiment pas convaincu, c'est M. Mélenchon,
04:22parce qu'il voudrait continuer... Il voudrait supprimer la politique de l'offre. Il voudrait brûler la dette.
04:29C'est terme à lui. Et réduire... Continuer à imposer, à mettre des impôts, parce qu'il considère
04:38que les entreprises ont touché 211 milliards d'aides toutes ces années. Donc ils en ont sous le capot,
04:46ce qui est complètement faux.
04:47— On parle aussi de nuisibles à propos des milliardaires français dans cette famille politique. Est-ce que ça a
04:54été le sujet ? Est-ce que ça a été abordé ?
04:56— M. Attal a demandé à M. Mélenchon de s'excuser face au chef d'entreprise pour les prises de
05:04parole de... Je sais plus
05:06comment elle s'appelle. C'est qui s'est fait piquer par la vipère, là. — Oui.
05:12— C'est elle qui avait dit ça. Mais j'entendais encore hier soir M. Breton qui disait sur les
05:18dernières années
05:20quand ils ont mis en place l'ISF, il y a quand même 19 000 personnes qui sont parties à
05:25l'étranger.
05:26Et quand je dis parties à l'étranger, ils partent avec leur société. Parce qu'aujourd'hui, rien de plus
05:31facile
05:31que de traverser la frontière et d'installer votre société au Luxembourg ou ailleurs. Et donc vous partez aussi
05:38avec votre fiscalité, quoi. — Alors ça, c'est pour la France. Donc finalement, peu vous ont convaincus.
05:43Il faut prendre un morceau de chaque programme à l'exception d'Aoude. — Parce qu'un seul qui sortait
05:47un peu du lot,
05:48c'est Édouard Philippe qui a l'air d'avoir une stature un peu plus d'homme politique. Mais le
05:55problème, c'est qu'il...
05:57C'est un ancien Premier ministre de M. Macron. Et je suis pas sûr que dans la population, il puisse...
06:03qu'il s'en sorte.
06:03Mais c'est a priori, d'après les derniers sondages, le seul qui pourrait challenger Mme Le Pen.
06:09— Qu'est-ce qu'il faudrait faire si vous étiez, vous, aux commandes ? Quelles sont les 2-3
06:14mesures que vous prendriez
06:15pour l'économie de ce pays ? — Personnellement, je pense qu'il faudrait travailler plus.
06:21Parce qu'aujourd'hui, bon, je crois que Bruno Rotaillot a proposé non pas de revenir aux 35 heures,
06:27mais de revenir aux... de rajouter 2 heures et demie. Donc c'était 37 et demie de rajouter une demi
06:33-heure par jour,
06:34déjà pour commencer. Donc ça pourrait être une solution. Mais bon, c'est pas la seule.
06:39On a... En tant que chef d'entreprise... Et d'ailleurs, il y a eu un sondage auprès de 66
06:44000 entreprises,
06:45dont une grosse majorité... Ça aussi, c'est une différence aujourd'hui par rapport à ce qu'on a du
06:50langage
06:50qu'on a toujours entendu au MEDEF. Dans ces 66 000, Patrick Martin a dit que c'est une grosse
06:55majorité
06:56de TPE, PME qu'il faut écouter demain. Et bon, à part les 82% qui sont pessimistes,
07:03plus de 80% demandent davantage de visibilité, moins de fiscalité, de réindustrialiser la France.
07:13Et donc c'est vraiment du B.A.B. quoi. C'est pas non plus des... Je dis pas que
07:20c'est pas...
07:21C'est pas forcément insurmontable. Il faut juste avoir le courage de s'y lancer.
07:26Quelques minutes pour évoquer avec vous André Bousser, la Moselle, puisque vous êtes le président
07:30de l'Union des entreprises de la Moselle. Comment se portent les entreprises dans le département ?
07:33Moi, j'ai l'impression que les entreprises sont un peu plus résilientes que sur le plan national.
07:39On a, entre 2025 et 2026, eu 12% de dépôts de bilan de moins. Ils sont toujours très élevés,
07:47puisqu'il y a eu 170 entreprises de déposées sur le premier trimestre, 190 sur le deuxième.
07:54On commence à avoir de belles PME qui commencent à avoir des problèmes. Mais les bilans parlent le contraire.
08:02C'est qu'il y a quand même toujours des entreprises qui font du résultat.
08:07Et ce, malgré la situation économique et les difficultés de recrutement qu'on connaît tous.
08:12Alors justement, parler de difficultés de recrutement, c'est la préoccupation première des chefs d'entreprise aujourd'hui
08:17ou il y en a-t-il d'autres en Moselle ?
08:19Non, c'est également les charges sociales. On voudrait augmenter les salaires, mais on ne peut pas, parce qu'il
08:26y a trop de charges sociales.
08:28Et parce que vous donner un euro à un salarié, ça vous en coûte deux, si je résume rapidement.
08:36Mais donc le recrutement fait partie. Il y a des entreprises qui ont carrément arrêté.
08:41J'ai encore entendu hier une entreprise de couverture qui a eu un malade, un départ.
08:48Et du coup, il a arrêté complètement le chef d'entreprise parce qu'il n'a plus personne, alors qu
08:52'il avait des commandes pour trois ans.
08:53— Alors vous êtes maire de Markstadt et vous êtes à ce titre vice-président à la CASAS, la communauté
09:00d'agglomération de Saint-Avol Synergie.
09:03C'est un engagement supplémentaire encore au service du territoire et de l'économie locale ?
09:06— Oui. J'ai déjà été maire. Mais par contre, j'ai décidé de prendre des fonctions à la communauté
09:12d'agglomération
09:13parce que je pense que c'est dans la continuité de ce que je fais au MEDEF.
09:17Au MEDEF, il m'en reste un an de mandat. Je me dis que je peux encore servir.
09:21Je ne pense pas être totalement gravataire. Et donc j'ai envie de me consacrer et d'aider mon territoire
09:27comme j'ai pu le faire sur la Moselle actuellement.
09:30— Merci. André Boussard, président de l'Union des entreprises de la Moselle, était l'invité de la rubrique Éco.
09:36L'information continue sur Moselle TV.
09:44La rubrique Éco avec la Chambre de commerce et d'industrie de Moselle.

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