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  • il y a 8 heures
Moselle Info Weekend du vendredi 16 octobre

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00:00– Sous-titrage ST' 501
00:30– Bonjour, tu nous feras part de ta découverte du week-end dans quelques minutes.
00:34Mais pour commencer, vous avez l'habitude maintenant, on revient sur l'actualité de la semaine,
00:38à commencer par l'image de la semaine.
00:41Lilian, c'est cette image qui vous a marquée cette semaine, on la voit tout de suite,
00:44c'est une image prise au Népal, pourquoi ?
00:46– Parce qu'en fait, c'est une image qui a été prise dans la région du Manaslu,
00:50c'est le sommet que j'ai fait l'année dernière.
00:52Ils ont subi une nouvelle crue éclair, encore une fois, il y a 7 semaines, il y a quelques jours.
00:56Et ils ont rasé en fait tous les villages dans lesquels j'étais passé l'année dernière.
01:00Donc ça a encore laissé des gens dans la misère, ils sont déjà pas mal là-bas,
01:04et là c'est encore pire.
01:05– Vous reconnaissez un petit peu l'endroit quand vous voyez l'image ?
01:07– Oui, c'est ça, je me souviens qu'on était passé un peu sur la droite de l'image
01:10pour notre règle d'acclimatation, c'est pour aller jusqu'au sommet en fait.
01:13Et oui, là, ça fait bizarre quand même quand on voit les images là.
01:16– Il y a eu d'ailleurs pas mal d'inondations, on a vu ces dernières semaines,
01:20il n'y a pas si longtemps que ça au Népal.
01:22Ça a un impact sur vos voyages au Népal quand il y a des expéditions à faire ?
01:29– Alors là, dans le cas de la Madalam cette année par exemple, ça n'a pas d'impact directement
01:32parce que c'est une région du Népal à l'opposé, donc ça ne gêne pas.
01:37Par contre, oui, forcément, on y pense, on a potentiellement perdu des guides qu'on connaissait
01:41ou des gens qu'on a connus, donc on y pense quand même.
01:45Et par contre, le gouvernement et les Népalais qu'on connaît,
01:48ils nous disent bien de ne pas annuler, de venir quand même,
01:50parce que c'est leur seul moyen de survivre au niveau financier, donc voilà.
01:55– Vous avez pris un maximum de nouvelles, j'imagine, des personnes que vous connaissez.
01:58– C'est ça, oui, j'ai des soins au téléphone.
02:00– Bon, ça va, tout le monde va bien.
02:01– Oui, tout le monde va bien, de ceux que je connais pour l'instant, ça va.
02:03– Et autre image de la semaine, celle d'Emma.
02:07– Oui, il s'agit d'une image capturée par Mathéo-Philippe ce cheudi,
02:12une image de poids lourds traversant le centre-ville de Metz,
02:14une scène plutôt inhabituelle.
02:16Une quarantaine de transporteurs routiers se sont ensuite rassemblés
02:20devant l'hôtel de région à Metz pour réclamer justement la suspension
02:24de deux nouvelles taxes sur les poids lourds dont l'entrée en vigueur est prévue en 2027
02:29dans le Grand Est, des taxes finalement qui ont été adoptées
02:32dans la foulée par la région qui espère que ces mesures permettront
02:36de réduire le trafic routier mais aussi de financer la modernisation
02:40des infrastructures routières du réseau national.
02:44– Oui, ces informations sont bien évidemment à retrouver
02:46sur le site internet moselle.tv.
02:48Et pour ma part, mon image de la semaine, ce sont ces images,
02:52des images capturées pendant l'euro-marathon de Metz
02:55qui s'est déroulée le week-end dernier.
02:5712 000 participants étaient inscrits aux différentes courses,
02:59le marathon, le semi-marathon, la nouveauté de cette année,
03:03le 10 km, le relais et la course pour les enfants.
03:05Et si ces coureurs arrivent au bout, parfois c'est grâce à leurs supporters,
03:09d'où mon choix pour cette image de la semaine.
03:12Lilian, par rapport à l'euro-marathon de Metz,
03:14vous avez déjà participé à des marathons, semi-marathons, peut-être l'euro-marathon ?
03:17– Oui, marathon, non, mais j'ai fait le semi-marathon justement à Metz
03:21il y a quelques jours et j'ai participé du coup à ça.
03:24Et moi qui n'ai pas l'habitude de courir sur des oscillons en distance,
03:27c'est pas facile, mais il y a une bonne ambiance,
03:29il y avait du monde en plus, c'était cool.
03:30– C'était le premier semi-marathon ?
03:32– Oui, c'était le premier, oui.
03:33– Et alors ressenti ?
03:34– C'est peut-être pas le dernier pour l'instant, je pense.
03:36– C'est vrai, oui.
03:37– Oui, j'ai eu un peu mal le lendemain quand même.
03:38– Préparation était… il y a eu une grosse préparation quand même avant…
03:41– Pour le semi-marathon ?
03:42– Oui, oui, oui.
03:42– Pas du tout.
03:42– Pas du tout.
03:43– Rien du tout, vraiment rien du tout.
03:50Il y a eu une situation correcte, donc franchement, c'était bien.
03:53– Le fait qu'ils aient instauré cette nouvelle course cette année,
03:56un petit peu moins de kilomètres qu'un marathon, un petit peu plus que le 10,
03:58ça permet aussi d'ouvrir un petit peu plus de personnes.
04:00– Oui, c'est ça, je pense qu'il y a plein de gens comme moi
04:02qui ne sont pas capables de faire un marathon en entier sans se faire mal vraiment.
04:06Donc un semi-marathon, c'est bien, c'est entre deux,
04:08on voit pas mal d'endroits dans Metz, dont le Stade Saint-Safariens, c'était cool.
04:12– Et justement, le parcours est assez sympa, on passe sur le bord de la Moselle,
04:16on arrive effectivement dans le stade avant d'arriver au Saint-Safariens.
04:18– C'est sympa, en plus avec de la musique un peu tout le long du parcours, c'était cool,
04:22franchement.
04:22– Et au cas où vous voulez vous inscrire pour l'année prochaine,
04:25l'euro-marathon de Metz a déjà annoncé ses dates,
04:28ce sera du 8 au 10 octobre 2027, au cas où on était dans l'agenda.
04:34Et bien que s'est-il passé dans le reste de l'actualité cette semaine ?
04:37Les blocus lycéens et mobilisations se sont poursuivis ces derniers jours,
04:42des mobilisations plus calmes que les semaines précédentes,
04:45des manifestations se sont déroulées, notamment à Metz.
04:48Lycéens, enseignants, étudiants ont pris part au cortège.
04:52Cela fait maintenant plusieurs semaines que des blocus, rassemblements,
04:55mobilisations se déroulent dans toute la France pour des revendications,
04:59pour dénoncer le système éducatif.
05:01Vous continuez bien sûr de suivre les informations sur Moselle TV.
05:04Ce vendredi, c'est le début des vacances scolaires,
05:06donc à voir si ces mobilisations vont continuer ou non.
05:09Ce samedi 17 octobre, il y a un gros appel à mobilisation
05:13qui est annoncé sur tout le territoire national.
05:16Et encore une fois, les informations sont à suivre sur Moselle.tv.
05:20Et autre information, actualité de cette semaine,
05:23c'était le début de la campagne de vaccination.
05:26Mardi 13 octobre, le coup d'envoi de la campagne automnale
05:29contre la grippe saisonnière et le Covid-19 était donné.
05:32Plus de 20 millions de Français sont concernés et invités à se faire vacciner.
05:37La campagne se poursuit jusqu'à la fin du mois de février 2027.
05:41Et c'est tout pour l'actu de la semaine.
05:43Place désormais à la découverte du week-end.
05:50Emma, on parlait juste avant de l'euro-marathon de Messe.
05:53On reste dans la thématique du sport et du dépassement de soi
05:56avec une toute autre activité.
05:58Justement, Lilian, vu que vous aimez un peu les défis extrêmes,
06:01si je vous dis, je suis une compétition née en Allemagne en 2017
06:05et qui est arrivée en France il y a 6 ans plus tard.
06:08Est-ce que vous avez une idée un peu de quoi ça peut être ?
06:10Là, comme ça, pas trop.
06:12Ça ne vous dit rien ?
06:12Je poursuis peut-être un kilomètre de course à pied
06:14suivi d'une station d'exercice.
06:16Le tout répété 8 fois.
06:19Un aérox ?
06:19Oui, c'est bien ça.
06:20Il s'agit de l'aérox.
06:21C'est un véritable phénomène qui séduit de plus en plus de sportifs.
06:26Moins technique que le crossfit.
06:27Cette compétition qui se pratique en solo, en duo
06:30ou même enrôlée à 4, mise avant tout sur l'endurance,
06:34le cardio et le dépassement de soi, on a dit.
06:36Alors, la Moselle n'échappe pas à la tendance.
06:398 salles de sport sont labellisées Aérox.
06:42Parmi elles, Intensity 57 à Jouy-aux-Arches.
06:45Chaque semaine, une centaine d'adhérents s'entraînent justement.
06:48Nous sommes allés à leur rencontre pour découvrir leur préparation
06:52et comprendre ce qui les passionne tant dans cette discipline.
06:57Là, c'est du fractionné 1,2 km de course, une minute de station, 6 fois.
07:05Un entraînement quotidien intensif pour cet athlète qui s'envolera pour l'Allemagne à la fin du mois,
07:11afin de participer à une compétition d'Aérox.
07:14C'est un effort d'endurance, mais qui va être fractionné.
07:18Comme on alterne course et station.
07:21Et du coup, c'est beaucoup moins monotone que de la course à pied simple
07:25ou juste de la musculation.
07:26Ça peut durer une heure, comme une heure et demie, comme deux heures.
07:28Mais au final, avec les gens qu'il y a autour, la musique, l'ambiance,
07:32on se dépasse, on ne voit pas le temps passer.
07:33Après plus d'une heure et demie d'effort, cet athlète, lui,
07:36est sur le point de terminer son entraînement
07:39par la dernière station de la compétition, le wall ball.
07:42L'objectif, lancer 100 fois cette balle de 6 kilos contre cette cible.
07:47Forcément, la fatigue est présente, les cuisses qui sont bien congestionnées,
07:52les bras qui brûlent, il faut récupérer son souffle.
07:55Et puis, c'est le dernier moment, donc la fatigue est bien présente.
07:58Généralement, on dit toujours que c'est la grève qui est le plus compliqué.
08:01C'est un travail de tout le corps, c'est-à-dire que ce soit des cuisses jusqu'aux bras.
08:07Il y a le cardio qui monte également.
08:09Un kilomètre de course à pied suivi d'une station d'exercice,
08:13le tout répété 8 fois, c'est le principe de l'Airox.
08:17Un goût pour l'effort et une bonne ambiance qui ont séduit la centaine d'adhérents
08:21de cette salle de sport située à Jouer aux Arches.
08:24Je faisais beaucoup de courses à pied et en fait, je cherchais un peu à me diversifier
08:29dans la pratique du sport pour ne pas toujours être redondant.
08:32Et je trouve que l'Airox, ça permet d'allier et la cour cardio,
08:35et ça permet de se dépasser. Donc c'est un petit peu pour ça que je me suis tournée vers
08:39ce genre de sport.
08:40J'avais arrêté le sport pendant 6-7 ans avant que je faisais du foot.
08:43Donc du coup, je suis revenu ici pour juste perdre du poids.
08:46Et en fait, je suis arrivé dans cette salle, c'est juste par le côté un peu famille.
08:48Et ensuite, crescendo, dès que je suis arrivé à ma perte de poids,
08:53et là, on m'a dit « fais un Airox », j'ai dit « non, je ne suis pas
08:55prêt ».
08:55Du coup, on m'a balancé dedans, je suis tombé dedans.
08:57Et du coup, maintenant, c'est tous les jours.
08:58Je vis Airox, je mange Airox, je pense Airox.
09:00Comme c'est accessible à tout le monde, les gens, ils n'ont pas peur d'aller s'investir dans
09:04cette compète,
09:05de s'entraîner pour la faire.
09:06Il n'y a pas de deadline de temps, donc on ne se dit pas « il faut que je
09:08finisse en temps de temps,
09:09sinon je suis éliminé ».
09:10Donc ça, c'est quand même intéressant pour tout le monde.
09:12Ici, les adhérents ont entre 21 et 60 ans.
09:15Comme quoi, l'Airox, c'est une discipline qui rassemble toutes les générations
09:19autour d'un même goût pour le dépassement de soi.
09:23C'est donc accessible, mais ça demande pas mal d'entraînement.
09:26Est-ce qu'il existe des compétitions d'Airox en Moselle ?
09:29Oui, dommage, vous l'avez loupé de quelques semaines, Marie.
09:32Le 6 septembre dernier, justement, cette salle de sport a organisé sa toute première compétition de ce type.
09:38130 participants avaient répondu « présent », un succès qui donne déjà des ambitions
09:43aux gérants de la salle de sport qui souhaitent renouveler l'événement
09:46avec un objectif, doubler le nombre de participants lors de la prochaine édition.
09:51En attendant, il y a d'autres structures, Moselle Anne, qui proposent régulièrement
09:55des journées de ce type de simulation un peu Airox.
09:59Et pour les compétitions officielles, rendez-vous à Nice à la fin du mois ou à Paris, mi-décembre.
10:04Lilian, je ne sais pas si vous avez déjà testé l'Airox ou sinon, est-ce que c'est quelque
10:07chose qui vous plairait ?
10:08Non, je n'ai jamais testé l'Airox, mais un jour, pourquoi pas ?
10:10Ça a l'air sympa, c'est un truc qui a l'air complet.
10:13Beaucoup de préparation d'entraînement, j'imagine, pour un Airox.
10:16Je pense que c'est spécifique.
10:17C'est un entraînement que je n'ai pas encore pour l'instant, donc il faut l'entraîner avant de
10:20le faire, je pense, quand même.
10:21L'entraînement de l'Airox, vous ne l'avez pas.
10:23Par contre, vous avez celui pour l'Amadablam.
10:26Et on va passer tout de suite à cette partie-là.
10:29Dans quelques jours, mercredi prochain, pour être exact, le 21 octobre,
10:32vous partirez direction le Népal, donc pour l'Amadablam.
10:36Un sommet à 6 812 mètres d'altitude, situé dans la vallée du Kumbu,
10:40la vallée de l'Everest, si je ne me trompe pas.
10:42C'est ça.
10:43Avant de parler plus en détail de cette nouvelle expédition, on va parler un petit peu de vous.
10:47Vous avez 24 ans.
10:48C'est ça.
10:49C'est ça, on est bien d'accord.
10:49Vous êtes un ancien nageur professionnel et sapeur-pompier professionnel à Thionville.
10:53On peut rajouter la casquette d'alpiniste, maintenant.
10:56Comment est-ce que l'alpinisme a pris une telle place dans votre vie ?
10:59C'est quand j'ai commencé à doucement décrocher de la natation,
11:02quand ça a commencé à m'énerver un peu.
11:05J'ai décidé de faire de l'alpinisme parce que je voulais découvrir un peu les paysages montagneux.
11:10J'avais toujours dit à ma mère que je ferais le Mont Blanc.
11:12J'ai commencé à me former, à m'entraîner pour faire ça.
11:15Après, je me suis pris un peu au jeu.
11:16J'ai commencé à faire un autre sommet, un autre sommet dans les Alpes,
11:19et faire deux sommets de 6 000 au Népal.
11:21L'année dernière, le Manaslu à 8 000.
11:24Ça s'est enchaîné un peu.
11:25C'est comme ça que j'en suis arrivé.
11:27Comment, quand on habite en Moselle, on n'a pas les montagnes des Alpes,
11:31on n'a pas les montagnes népalaises ?
11:32Comment on se prépare en Moselle ?
11:34Pour l'alpinisme, des fois, je descends dans les Alpes quand même,
11:37faire un peu de montagne tout court.
11:39Mais sinon, après, c'est beaucoup de course à pied, de natation.
11:41Moi, j'ai la chance, avec mon passé de nageur,
11:43de pouvoir avoir une grosse caisse grâce à ça.
11:46Après, de la musculation, de la reforcement musculaire.
11:48Et un mois avant mes expéditions, je fais venir une tente en hypoxie chez moi
11:51pour pouvoir m'acclimater un peu à l'altitude.
11:55On en reparlera juste après.
11:57Et qu'est-ce qui vous attire dans ces sommets de très haute altitude ?
12:01Le Mont Blanc, c'était un des premiers, ou le premier, il me semble ?
12:03Oui, en vrai sommet, c'est le 3-4ème.
12:07Donc, c'était dans les premiers, oui.
12:08Qu'est-ce qui attire dans ces sommets de très haute altitude,
12:10dans les Alpes, dans l'Himalaya ?
12:11Alors, dans les Alpes, c'est complètement différent.
12:13C'est d'autres techniques, c'est moins gros comme expédition.
12:16On part que 2-3 jours, donc ça reste court.
12:18On est à côté de la ville, donc on n'est pas trop dépaysé non plus.
12:21Par contre, en Himalaya, oui, c'est des expéditions qui durent un mois.
12:25On est tout seul dans le froid.
12:27C'est des conditions un peu plus rudes.
12:28Donc, oui, c'est intéressant d'y aller.
12:31Et on va quand même à des endroits où il n'y a pas beaucoup de gens qui ont été.
12:33Donc, c'est assez extrême dans le sens-là.
12:36– Là, Madame Lam, on le disait, n'est pas le premier sommet auquel vous vous confrontez.
12:40Il y a eu le Grand Paradis dans les Alpes italiennes en juin 2023.
12:43Puis le Mont Blanc, trois mois plus tard.
12:45Il y a eu les premiers voyages au Népal avec l'Island Peak et l'Aubuche Peak.
12:49Puis le Manaslu l'année dernière.
12:51À quel moment vous vous êtes dit que vous ne vouliez pas seulement gravir des montagnes,
12:55mais vous attaquez à des sommets de l'Himalaya ?
12:57– C'est comme n'importe qui, je pense.
13:00J'ai vu peut-être des reportages une fois sur l'Himalaya ou des petits films comme ça.
13:04Et je me suis dit, ça doit être des paysages qui sont à voir une fois dans une vie.
13:08Et à la base, le truc, c'était juste se dire, pourquoi pas voir comme tout le monde,
13:12le camp de base, les restes, en marchant pendant sept jours.
13:15Et je me suis dit, non, si on le voit d'en haut, c'est peut-être un peu plus
13:17intéressant, plus sympa.
13:19Et je me suis pris au jeu, je me suis formé, j'ai appris les techniques.
13:22Et c'est comme ça que je me suis retrouvé là-bas.
13:24– Le premier voyage au Népal, il est assez dépaysant.
13:27– Oui, j'allais dire dépaysant aussi, c'est ça.
13:29Oui, c'est une culture différente, des gens, ils sont super sympas les Népalais,
13:32hyper accueillants, tout ça, très fêtards.
13:35Mais ouais, on se retrouve dans des conditions qui sont extrêmes par rapport à la France.
13:38En France, on a des refuges qui sont quand même un peu chauffés, des couettes et tout ça.
13:42Là-bas, on dort dans des espèces de cahutes qui font…
13:45Il fait quand même moins de 10 degrés la nuit.
13:47On est tout seul, loin de la famille, donc tout ça, ça joue.
13:50La nourriture, on ne mange pas ce qu'on veut.
13:51Donc tout ça, ça accumule.
13:53– L'an dernier, vous êtes allé au Népal, vous avez gravi le Manaslu,
13:57un sommet de 8163 mètres, le huitième plus haut sommet du monde.
14:01Vous étiez d'ailleurs le troisième plus jeune Français à réaliser l'exploit.
14:04C'était votre plus grande expédition.
14:06Comment vous l'avez vécu ?
14:08– Très dur.
14:09Non, c'était dur.
14:10On était contents de rentrer.
14:11Après, quand on est là-bas, on est très, très concentrés.
14:13Donc on ne se rend pas compte vraiment du danger de ce qui se passe autour de nous.
14:17Ça a été un an et demi de préparation, donc très long aussi en préparation.
14:21Donc on était contents que ça se finisse.
14:22On a eu de la chance, on a atteint un sommet,
14:24parce que ce n'est pas le cas de ceux qui sont allés cette année au Manaslu.
14:27Personne n'est monté, il y a eu huit morts, donc on a eu de la chance l'année dernière.
14:31– Et pour que les personnes puissent bien comprendre,
14:33quand on part au Népal comme ça pour une expédition,
14:35on ne part pas seulement une semaine, on part plusieurs temps,
14:38parce qu'on ne sait pas trop quand est-ce qu'on va pouvoir commencer à gravir le sommet.
14:42– Oui, c'est ça.
14:42Alors déjà, on part à peu près, le Manaslu, c'était à peu près un mois, on va dire.
14:46Il y a déjà à peu près une semaine de marche, c'est de la rando.
14:50Mais avec des gros sacs et tout, et on marche peut-être 150 km
14:55juste pour arriver au camp de base, arriver au pied de la montagne,
14:58parce que c'est inaccessible en voiture, il n'y a que les hélicos qui peuvent y aller.
15:02Et le but, c'est de s'acclimater aussi à l'altitude.
15:03Donc il y a tout ce…
15:04En général, les trois premières semaines, c'est fait pour s'acclimater à l'altitude.
15:07Si on montait direct, on tomberait malade et on aurait des gros soucis.
15:10Donc c'est fait pour ça.
15:11Et après le sommet, quand la météo est bonne.
15:13– Et justement, en parlant de l'attitude, quand on a une telle attitude,
15:16comment le corps y réagit ?
15:17Qu'est-ce qui est physiquement difficile ?
15:19– Tout, même se lever pour aller aux toilettes, c'est une épreuve.
15:24Entre ça, le froid, on a le cardio qui est à 150 tout le temps.
15:30Par exemple, sur la phase supérieure du Manassou,
15:33quand on est au-dessus de 7500 m d'altitude,
15:36on marche peut-être 6-7 pas, on s'arrête, on se met assis dans la neige,
15:40on reprend notre souffle, on recommence, on n'avance pas.
15:44La dernière montée au Manassou, elle a duré 12 heures, sans jamais s'arrêter.
15:49De nuit, dans le froid, il faisait moins 30.
15:52Donc oui, c'est compliqué.
15:53– Et du coup, mentalement, comment ça se passe quand on marche dans le froid,
15:58au niveau de la douleur, des moments peut-être de doute aussi ?
16:01– Des moments de doute, il y en a beaucoup.
16:02Alors dans la dernière phase vraiment d'ascension, quand on va sur le sommet,
16:06il y a moins de doute parce qu'on sait qu'on va mettre tout en œuvre pour y arriver,
16:09sauf si bien sûr, il y arrive une avalanche
16:11ou qu'il y a des trucs trop compliqués qui arrivent.
16:14Par contre, dans la phase d'acclimatation avant, comme on disait,
16:16là, il y a beaucoup de moments de doute.
16:18Parce que le corps, il s'acclimate, mais on ne se sent pas bien,
16:20on a envie de vomir, il y a la maladie qui peut nous toucher,
16:23on est très, très, très fatigué.
16:24J'ai un collègue qui a failli mourir dans la tente d'à côté,
16:27on l'a mis sous o2, il est descendu en hélicoptère,
16:30traîné par terre sur 1000 mètres de dénivelé.
16:32Non, il y a des moments de doute, ça c'est clair.
16:34– Physiquement et mentalement, c'est vraiment pas simple.
16:37– C'est pas facile.
16:38– Et puis il y a tout le danger aussi que ça représente,
16:40on peut le voir sur quelques images qu'on a passées,
16:44mais il y a ces crevasses aussi, ces grandes crevasses,
16:46où vous, sur plusieurs mètres, il y a cette échelle qui est posée comme ça,
16:49et puis on est à quatre pattes dessus.
16:50C'est assez impressionnant de le voir en image,
16:52j'imagine qu'en vrai c'est bien flippant quand même.
16:54– Moi j'étais content de le faire, c'était marrant,
16:57on va dire moi j'ai bien aimé, mais ouais c'est spécial en fait,
17:00c'est des itinéraires, si on les voyait dans les Alpes,
17:02on passerait pas par là, on essaierait de trouver un autre moyen,
17:05mais sauf que là c'est le seul moyen de passer, c'est à ces endroits-là,
17:08donc on n'a pas le choix, on met des échelles qui sont en plus accrochées
17:10avec des cordes ou des tendeurs, donc ça tient un peu pas ouf quoi.
17:14Et non, on passe là, et de toute façon on sait qu'il y a un risque,
17:18il y a un vrai risque de tomber ou de mourir,
17:20donc ça fait partie du jeu.
17:22– Et donc c'était le Manaslu l'année dernière,
17:26la majeure partie des images qu'on voit à l'écran c'était le Manaslu,
17:30et deux mois seulement après votre retour, en novembre 2025,
17:33vous annonciez déjà le prochain objectif, l'Amada Blam,
17:35pourquoi vous avez décidé de repartir aussi vite pour un nouveau défi ?
17:39– Bon en fait je pense que c'est avec, j'avais un collègue espagnol
17:42avec qui on s'est super bien entendu, on s'est un peu monté la tête là-dessus,
17:45et en rentrant chacun dans notre pays, c'est là qu'on s'est rendu compte
17:48du petit exploit qu'on venait de faire de gravir le Manaslu,
17:52et l'Amada Blam moi je l'avais vu la première année quand j'avais été au Népal,
17:54et c'est une montagne qui m'est toujours un peu restée à la tête,
17:56et elle est connue comme une des plus belles montagnes du monde et tout ça,
18:00donc je me suis dit, si je dois retourner au Népal encore une fois,
18:02ce serait sur celle-là, je l'avais vu et j'ai envie de la faire,
18:05et c'est un sacré mur, donc techniquement c'est encore un autre niveau.
18:08– Parce que l'altitude est inférieure à celle du Manaslu, on est à 6813,
18:15qu'est-ce qui change on va dire, est-ce que c'est moins difficile parce que c'est moins
18:19haut,
18:20ou au contraire il y a peu d'autres… ?
18:22– Au niveau difficulté, je pense qu'on est tout aussi dur que le Manaslu l'année dernière,
18:26voire peut-être un petit peu plus au niveau technique,
18:29parce que pour faire simple en fait c'est comme si c'était un mur de 3000 mètres de haut,
18:34on dort dans des tentes de personnes à 4 parce qu'il n'y a pas de place
18:37pour placer des tentes sur la roche, c'est hyper vertical, voilà.
18:42– Au niveau des techniques de grimpe, il y a d'autres techniques,
18:45comme c'est un peu plus vertical, il y a peut-être plus besoin des piolets qu'on voit d
18:48'ailleurs…
18:48– Ouais, on a plus besoin des piolets, ouais, alors ça nous aide surtout à marcher,
18:52parce qu'on a aussi, on installe des cordes fixes les premières fois
18:54quand on monte sur les montagnes en Himalaya,
18:56parce qu'il faut savoir que ce n'est pas comme les Alpes,
18:58on est très chargé dans le dos, on a en moyenne 15 kg de matériel dans le dos,
19:02donc ça, plus les piolets, en général, on installe des cordes pour sécuriser un minimum
19:07sur les passages verticaux.
19:09– Comment on se prépare à ce genre d'expédition, vous avez un équipement aussi, c'est ça ?
19:16– Ouais, c'est ça.
19:16– En termes d'équipement, du coup, qu'est-ce que vous avez,
19:18pour ne pas avoir un sac au chico ?
19:20– J'ai les piolets, des grosses chaussures spéciales d'alpinisme bien chaudes,
19:25j'ai ma combinaison.
19:26– Que vous avez ramenée d'ailleurs, elle est juste ici,
19:28on n'a pas pu la mettre sur le plateau parce qu'elle est immense.
19:30– Ouais, c'est assez gros, c'est des combinaisons qui peuvent aller à moins 40, moins 45,
19:34donc on est encore habillé en dessous, c'est très gros.
19:37Tout ça, les chaussures, c'est du matériel spécifique qu'on commande,
19:40qui est fait spécialement pour nous quasiment,
19:42parce que ce n'est pas vendu dans les magasins.
19:45Donc tout ça, j'avais de la chance avec le Manassou d'avoir déjà pas mal de matériel,
19:48j'ai dû racheter deux, trois trucs, mais tout ça, c'est un beau budget
19:52et à peu près 45 kilos de matériel en tout.
19:55– Oui, parce que la combi, les piolets, le sac de couchage, ça pèse quand même.
20:00– Ça pèse, alors je ne porte pas tout,
20:02il y a certains trucs qui sont spécialement juste pour l'alpinisme,
20:05la combinaison, les chaussures, on charge ça sur des mules en gros,
20:10et eux, ils partent directement vers la montagne au camp de base,
20:12ce qui permet qu'on porte juste notre sac à nous,
20:14sinon on ne pourrait pas monter 45 kilos sur 150 bornes.
20:18Il n'y a pas beaucoup de monde qui peut le faire, je pense.
20:21– En termes de préparation physique, vous êtes sapeur-pompier,
20:24donc vous avez une certaine condition physique, vous faites d'autres exercices aussi ?
20:28– Oui, je continue de nager 3-4 fois par semaine,
20:32plus les séances de musculation, plus les séances de course à pied,
20:35tout ça c'est une routine que j'ai mise en place grâce à mes années de haut niveau.
20:39Et j'ai de nouveau ma tente de préparation en hypoxie à la maison depuis à peu près un mois,
20:44qui me permet de dormir en altitude en fait, ça simule l'altitude à la maison,
20:48ça permet de s'acclimater un peu.
20:49– On voit sur les images, c'est une tente qui est englobée autour du lit,
20:54et c'est quoi, c'est un système d'air ?
20:57– Oui, en gros, c'est comme un gros générateur qui envoie de l'air,
21:01mais appauvrit en eau de, il retire l'oxygène de la pièce,
21:05c'est-à-dire qu'il y a 21% d'oxygène dans l'air, et là il m'envoie
21:08de l'air à 11%.
21:11– C'est compliqué quand même, ça crée préparation !
21:13– Les premières nuits, ça fait bizarre, mais après on s'habitue vite quand même,
21:16on dort bien après, après on dort bien.
21:17– J'imagine, et cette expédition, comme celle du Manaslou l'année dernière,
21:22c'est aussi l'occasion de mettre en avant deux associations,
21:25Marie et Mathias, c'est l'œuvre des pupilles des sapeurs-pompiers,
21:28est-ce que vous pouvez nous parler un petit peu de ces associations ?
21:30– L'œuvre des pupilles, c'est directement en rapport avec mon travail,
21:32et en plus avec ce qui s'est passé cet été,
21:34les pompiers qu'on a perdus sur les feux de forêt.
21:37Donc ça permet déjà de faire connaître un peu cet assos,
21:39qui n'est pas connu de tout le monde,
21:41et je reverse les surplus de dons que je reçois de mes sponsors,
21:45ils sont reversés à l'ODP pour aider ces familles
21:47qui ont perdu un sapeur-pompier en inter.
21:50Et je fais ça du coup pour Marie et Mathias aussi,
21:52ces deux jeunes, mes cinq, qui sont décédés dans les attaques du Bataclan.
21:55Et je connais, maintenant je connais bien les parents de Marie et de Mathias,
21:59et je trouve ça beau et fort comme message de monter une des photos en haut
22:04des plus hauts sommets du monde et de pouvoir leur rendre hommage comme ça.
22:07– La symbolique, les photos qu'on pouvait voir,
22:09les amener sur les toits du monde.
22:11– Oui, c'est ça.
22:12Là en plus, cette année on sera en face de l'Everest,
22:14donc c'est une belle vue s'il fait beau.
22:17Et pareil, je laisserai le drapeau en haut avec leurs photos
22:19pour pouvoir les laisser là-bas.
22:20– Pourquoi c'est aussi important de donner une dimension solidaire
22:23à des expéditions comme celle-là ?
22:25– Parce que ce n'est pas seulement pour moi que je le fais,
22:28il y a aussi du monde qui me suit derrière.
22:31Tout seul, ce ne serait pas possible d'y arriver,
22:34que ce soit financièrement, que ce soit avec le soutien des gens derrière.
22:37C'est énormément de travail, énormément de préparation.
22:40Il faut bien donner une cause à ça.
22:42Et ça me touche aussi, c'est des choses qui me touvent.
22:45Donc Marie et Mathias, c'est important de les monter aussi là-bas.
22:48– Et un des derniers points, l'an dernier, quand vous êtes parti,
22:52vous êtes revenu du Manassou,
22:53il y a un documentaire qui était sorti sur YouTube,
22:55ce sera la même chose aussi cette année ?
22:57– Oui, le but c'est de faire à peu près pareil,
22:58si j'arrive à filmer avec les caméras tiennent bien sûr,
22:59mais le but ça serait de faire un petit documentaire
23:02et de le mettre sur YouTube encore une fois.
23:05– Donc mercredi, le 21 octobre,
23:09vous quitterez donc la Moselle pour plusieurs semaines d'expédition.
23:12Bon courage, merci beaucoup d'avoir été présent sur le plateau.
23:16On suivra bien évidemment votre aventure de près sur Moselle TV.
23:19Mais avant de nous quitter, on va regarder ce qui se passe
23:21dans l'actualité prochainement, c'est l'actu à ne pas louper.
23:28– On le disait, l'actualité et les événements à ne pas louper,
23:31c'est tout d'abord les vacances de la Toussaint
23:34qui démarrent ce vendredi.
23:35Certains partent peut-être en voyage,
23:37d'autres comme Lilian partent en expédition,
23:39mais vous, vous resterez peut-être en Moselle
23:41et croyez-moi, il n'y aura pas de quoi s'ennuyer.
23:43Qui dit vacances de la Toussaint dit Halloween
23:46et qui dit Halloween en Moselle, dit festival bêtes et sorcières,
23:49Monderen, Ritz, Blisbruck, Marsal, La Conexie
23:52ou encore Vic-sur-Seille.
23:54Les sites passionnément Moselle proposent de nombreuses activités,
23:57spectacles, ateliers, visites guidées, chasses au trésor
24:00et bien d'autres pour un automne effrayant.
24:02Rendez-vous donc sur le site du département de la Moselle
24:05pour visionner le programme.
24:06Et Halloween, ça se fait aussi au parc de Sainte-Croix,
24:09à Waligator ou encore au zoo d'Amnéville.
24:11Les infos sont à retrouver sur les différents sites internet.
24:14Et en parlant du zoo d'Amnéville,
24:16top départ ce samedi 17 octobre de la 5e édition de Luminescence.
24:21Plus de 12 000 lanternes ont été installées
24:23sur un parcours de 1,5 km avec une thématique
24:26Le monde est une fête.
24:28Les visiteurs pourront retrouver 12 tableaux différents
24:31mettant en scène fêtes et traditions du monde entier.
24:33Les informations et tarifs sont à retrouver sur Moselle.tv
24:36et sur le site internet du zoo d'Amnéville.
24:38C'est la fin de Moselle Info Week-end.
24:41Encore merci Lélien Chouc d'avoir été avec nous sur le plateau.
24:44On vous souhaite encore bon courage pour votre expédition.
24:47Merci à Emma également.
24:49Merci à la régie.
24:50Merci à vous de nous avoir suivis.
24:52Je vous dis à la semaine prochaine.
24:53Et d'ici là, passez un très bon week-end.
24:55Sous-titrage Société Radio-Canada
25:02Sous-titrage Société Radio-Canada
25:03Sous-titrage Société Radio-Canada
25:04Sous-titrage Société Radio-Canada

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