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Avec Michel Cardoze, journaliste de télévision, ancien présentateur météo, ancien militant communiste

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##LE_FACE_A_FACE-2026-09-01##

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Transcription
00:01Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le face à face.
00:07Mais oui, vous êtes bien sur Sud Radio, il est 13h03 en ce mardi 1er septembre 2026.
00:13Je suis dans un état d'émotion, vous ne pouvez pas vous imaginer, j'ai reçu des personnalités sur cette
00:19antenne.
00:19Je ne suis pas là depuis longtemps, je suis là depuis un an.
00:21Et là j'ai l'impression, je vous jure, ne vous moquez pas de moi, je ne sais pas si
00:25j'ai Jeanne d'Arc ou Charlemagne en face de moi.
00:29J'ai Michel Cardoz, vous ne pouvez pas vous imaginer les faits que ça me fait de vous avoir.
00:35Moi je vous ai connu gamin, j'étais adolescent de 19 ans, vous étiez entre Mitterrand et Giscard,
00:40il y avait des personnalités Kissinger, Pompidou, il y avait la reine d'Angleterre,
00:44puis vous apparaissiez à un moment donné avec la météo.
00:47Pour moi vous êtes le visage de la télévision auquel je ne pouvais pas accéder,
00:51je ne savais même pas que j'allais être journaliste.
00:52Et là je vous ai en face de moi, à Sud Radio, en plus il y a votre petit qui
00:57est là avec nous,
00:57Jacques, qui est une merveille, et vous venez me raconter ce que je rêve d'entendre,
01:01cette époque que j'ai connue, mais je n'étais pas à ce poste, vous, vous l'avez connue.
01:06Voilà, la télévision française, vous avez connu la RTF, l'ORTF.
01:09La radio.
01:10La radio, France Inter, le service public.
01:12France Inter.
01:13Vous avez écrit des choses admirables à voter, un livre sur Georges Bizet,
01:18Nouveau Voyage, alors on va parler de votre appartenance au Parti Communiste,
01:21avec lequel vous avez rompu, parce que vous êtes d'abord un humaniste, Michel Cardoz,
01:25avant d'être un homme de gauche.
01:27Et moi aussi, qui suis passé par le Parti, beaucoup moins de temps que vous,
01:31on reste toujours communiste au fond de son cœur, j'allais dire philosophiquement parlant.
01:35On garde l'utopie vissée au cœur.
01:37On garde l'utopie vissée au cœur.
01:38Et puis vous avez écrit Duachy à Parmentier, ça aussi, vous allez m'en dire un mot.
01:41Et puis votre chef-d'œuvre, Cyrano de Bergerac, parce que vous êtes quelqu'un...
01:44Le vrai.
01:45Voilà, et le Gascon rouge, parce que vous êtes Gascon, donc origine portugaise,
01:49naissance à Talens, donc à Bordeaux.
01:52Et puis aujourd'hui, vous êtes dans ce Gers, ce paradis, ce paradis Gascon.
01:56Et puis là, vous êtes avec moi aujourd'hui, avec nous, avec Anissa, à l'antenne de Sud Radio.
02:00C'est un honneur, c'est un bonheur.
02:02Et merci de me voir avec vous.
02:03C'est un privilège.
02:04Mais merci, merci d'être là.
02:06Michel Cardoz, je me souviens, on parlait de vous.
02:09Vous aviez d'autres camarades, il y avait Marcel Tria, aussi, qui était au Parti Communiste,
02:13Roland Passevant.
02:14Je me souviens de Stélo Lorenzi, qui avait fait Le Charme et les Étoiles, et puis Emile Zola.
02:20Il y avait des journalistes...
02:21Grand réalisateur.
02:22Stélo, c'était un grand réalisateur.
02:24C'est de l'école des Buttes-Caumont, avec Marcel Bluval et quelques autres,
02:27qui ont enchanté les soirées du temps où il n'y avait qu'une chaîne de télévision,
02:32en noir et blanc.
02:33La première.
02:34À 20h30, on pouvait voir Don Juan, avec Piccoli, mis en scène par Marcel Bluval,
02:40ou bien des émissions qui étaient emblématiques sur l'histoire, réalisées par Stélio Lorenzi
02:49et quelques autres...
02:50La grande télévision française, Claude Santelli, enfin, Jean Passe, au théâtre ce soir...
02:55Alors, ce n'est pas la peine d'être nostalgique non plus, parce que cette télévision,
02:58elle avait aussi, quelquefois, ses défauts, ses pesanteurs.
03:02Voilà.
03:03Et puis, surtout, elle était tout à fait soumise au parti, au pouvoir politique.
03:08À la droite.
03:08Parce que de Gaulle avait eu une idée formidable, qui a été continuée par Georges Pompidou,
03:14c'est de laisser tous les programmes aux gens de gauche, et quelques parmi les gens de gauche...
03:23Il y avait déjà...
03:24Il y avait quelques communistes, en effet, très, très engagés, comme Stélio Lorenzi, comme d'autres, comme Bluval, etc.
03:30Et, par contre, l'information, elle était verrouillée par les camarades proches du pouvoir.
03:36Voilà, tout simplement.
03:37C'était assez astucieux de la part de De Gaulle, de laisser la création à ceux qui savaient le faire,
03:42et de garder l'info pour...
03:45Il faut rappeler cette époque, Michel Cardoz, merci de le rappeler,
03:48Alain Perfit, ministre de l'Information, dicté tous les jours au directeur de l'information de l'ERTF,
03:54le programme du journal télévisé.
03:56Jean-François Kahn, qui était mon patron, se souvient dans le bureau,
03:58quand il était au service politique d'Antenne 2 à l'époque,
04:01on prenait la consigne au ministère de l'Information.
04:04Vous vous rendez compte par rapport à aujourd'hui ?
04:06Oui, mais quand j'écoute certains éditorialistes, aujourd'hui, Michel Cardoz,
04:10on va faire un clin d'œil à qui vous voulez,
04:12et j'ai l'impression que souvent le texte a été dicté par un parti politique ou par un gouvernement.
04:16Mais parce que les moyens de pression ont changé,
04:21le chef du gouvernement n'a plus besoin de téléphoner au rédacteur en chef
04:25pour lui dire ce qu'il aimerait avoir dans le 20h.
04:27Il n'a plus besoin.
04:28Ça se fait tout seul.
04:29C'est déjà à lui.
04:30Ça s'appelle la servitude volontaire.
04:32La servitude volontaire.
04:34Ah oui, ce n'est pas moi qui ai inventé l'expression.
04:35Vous connaissez, c'est Étienne Labo ici.
04:37Elle se porte bien.
04:39Le petit copain de Montaigne, qui est mort très jeune d'une fièvre dans la banlieue de Bordeaux à Germignan,
04:45Étienne Labo ici, qui a 18 ans, a écrit ce pamphlet qui s'appelle la servitude volontaire.
04:50On peut le lire aujourd'hui encore, la servitude volontaire.
04:53Parce que c'était lui, parce que c'était moi.
04:54Et elle est courante, cette servitude volontaire.
04:57Donc, les coups de téléphone du ministre au rédacteur en chef, ce n'est plus la peine.
05:02Je suis sur le point de citer des noms, mais on ne va pas les citer.
05:05Mais quand ils font leurs éditos, certainement brillants quelquefois,
05:09on sent quand même qu'on est dans un dirigisme assez...
05:13On est dans ce qu'on appelle dans une pensée dominante.
05:15Et les patrons et patronnes de presse qui disent
05:18je ferai une information qui corresponde à la France que moi j'ai envie de voir.
05:22Vous vous rendez compte ?
05:24À l'époque, vous, Marcel Trinat, tous les autres, on sait que vous êtes communiste.
05:29On vous regarde comme des bêtes étranges d'un monde extérieur.
05:32Et pourtant, vous ne mordez pas, vous ne la voyez pas.
05:35Je n'ai pas mangé de petits-enfants non plus.
05:38Vous savez, quand on est arrivé en 81, quelques-uns comme ça,
05:42qui venaient de la mouvance ou de la sensibilité, comme on disait,
05:46de la sensibilité de l'extrême-gauche communiste ou proche,
05:48on est arrivé dans les médias dominants, France Inter, TF1, France 2, etc.
05:54On était quelques-uns, on était une poignée.
05:56Et oui, certains nous ont regardés comme des bêtes étranges.
06:01Mais moi, je me souviens d'avoir dit
06:03non, je suis journaliste, j'ai une sensibilité.
06:06Et on a été mis en scène d'une certaine manière
06:09pour faire rentrer le pluralisme dans les médias dominants.
06:12C'était un immense progrès.
06:14Michel Cotta a eu, qui était directrice de Radio France et de France Inter à l'époque,
06:18en 81, a eu cette idée astucieuse et géniale à la fois
06:23de mettre quatre chroniqueurs de quatre sensibilités différentes
06:26entre 7h et 8h, 7h10, 7h20, 7h40 et 7h50.
06:31Il y avait Dominique Jamais,
06:32qui était censé représenter la sensibilité de droite,
06:35qui venait du quotidien de Paris.
06:37Guy Clesse, qui était censé représenter la sensibilité du PS,
06:40qui venait du matin de Paris et d'Europe 1.
06:43Moi, à 7h20, la sensibilité dite communiste.
06:47Et il y avait Emmanuel de la Taille à 7h50.
06:50Pour l'économie.
06:50Voilà.
06:51Et alors, pour la petite anecdote,
06:53quand on demandait à Michel Cotta,
06:55mais quelle est la sensibilité de Emmanuel de la Taille ?
06:58Et Michel, impérial, en tournant la page
07:00et en changeant de conversation, répondait,
07:02il est gaulliste de gauche.
07:05Michel Cardoz, j'atteste,
07:06pour vous avoir tous écouté à cette époque-là,
07:08on était tous plus jeunes,
07:10jamais, jamais,
07:12vous aviez peut-être vos sensibilités,
07:13vous aviez peut-être votre approche de l'actualité.
07:15Et je vous jure que jamais je n'ai senti suinté l'idéologie,
07:18vous savez, sournoise,
07:20le message public,
07:21ni l'esprit partisan.
07:22C'est clair et net.
07:23Et vous étiez quelquefois des militants encartés.
07:25Parce que pourtant...
07:26Parce qu'on avait,
07:27autant Dominique Jamais que moi,
07:29ou que Guy Clès,
07:30on avait l'esprit contradictoire et critique.
07:33Que même quand on a une opinion arrêtée,
07:36il y a des gens qui ont des opinions arrêtées,
07:38des engagements, bon.
07:39Mais il faut garder l'esprit critique,
07:42même vis-à-vis de soi.
07:43Et toujours douter de soi, d'abord.
07:46C'est ce que j'ai fait.
07:47Même quand j'ai été militant très engagé,
07:51à un moment donné,
07:52l'esprit critique m'a pénétré aussi.
07:54Puisque un jour,
07:55j'ai quitté la mouvance du Parti communiste,
07:58en 79-80,
08:00au moment où les tanks soviétiques sont entrées dans Kaboul,
08:03je n'ai pas supporté
08:04que le dirigeant communiste français de l'époque,
08:07Georges Marchais,
08:08dise que c'était pour lutter contre le droit du cuissage en Afghanistan.
08:13Alors, à la lumière d'aujourd'hui,
08:14vous voyez, c'est...
08:15Et le bilan globalement positif de l'Union soviétique.
08:17Et le bilan globalement positif,
08:19pour moi, c'était une formule tout à fait insupportable.
08:21Et comme la contradiction ne pouvait pas se jouer à l'intérieur,
08:25je l'ai vécu à l'extérieur.
08:27Vous vous souvenez de Jean-François Kahn,
08:28je vous l'ai cité,
08:29parce que j'ai travaillé 30 ans avec lui.
08:31Vous adorez.
08:32Et il menace de démissionner
08:34si la tête d'Elkabach et d'Étienne Moujotte tombe.
08:36Il le dit à des groupes.
08:37Et elle tombe, et il va quitter.
08:39Il reviendra après.
08:40Mais il a tenu parole.
08:41Il y a quand même eu aussi,
08:41à l'arrivée de la gauche,
08:42un petit nettoyage,
08:43un petit peu de chasse aux sorcières.
08:45Ah ben, il y a des gens
08:45qui se sont sentis pas acceptés
08:48ou pas reçus,
08:49comme effectivement Jean-Pierre Elkabach.
08:51Ou Patrice Duhamel.
08:52Ou Patrice Duhamel,
08:53ou d'autres,
08:54comme Grand Clément à TF1, etc.
08:56Voilà.
08:57Je me souviens de Grand Clément
08:58parce qu'on m'a attribué sa place de parking.
09:01Vous voyez ?
09:01Ça fait pas détail.
09:02C'est un...
09:03Mais vous savez,
09:04dans les institutions comme TF1,
09:06service public,
09:07les places de parking,
09:08c'était quelquefois un signe de pouvoir,
09:11un signe d'appartenance
09:12à une certaine hiérarchie.
09:14Michel Cardoz,
09:15quand vous écoutez les...
09:16quand vous regardez,
09:16que vous écoutez les médias français aujourd'hui,
09:19c'est quand même au niveau de l'information.
09:22Est-ce qu'on en dit plus ?
09:23Est-ce qu'on dit tout ?
09:24Alors ici, on est sur une antenne.
09:26Qui est le parlons vrai.
09:28Patrick Roger est absolument,
09:30j'allais dire,
09:31intraitable là-dessus.
09:32On dit ce que l'on a à dire.
09:34Et il n'y a pas de tabou
09:35pour qu'on respecte les lois de la République
09:36et les principes fondamentaux.
09:38N'est-ce pas ?
09:39Est-ce que vous sentez malgré tout,
09:40aujourd'hui,
09:41il y a une méfiance,
09:42et Anissa va nous en parler dans quelques instants,
09:44il y a une méfiance des Françaises et des Français
09:45envers les médias ?
09:46Est-ce que pour l'autant,
09:47la libre parole est toujours à sa place,
09:49j'allais dire,
09:50dans les médias français,
09:50dans la presse française ?
09:51Alors, on a cette impression-là,
09:53effectivement,
09:53qu'une libre parole s'est installée,
09:55s'est généralisée.
09:57Mais, je trouve que la contradiction
09:59est peu présente.
10:02Il y a des idées dominantes,
10:03ce qui a toujours été,
10:04mais là,
10:04elles sont ultra-dominantes.
10:06Et je trouve que la contradiction
10:09qui devrait venir
10:10de la contestation,
10:12des idées différentes,
10:14de l'utopie,
10:16de la contestation
10:19qui est normale et nécessaire
10:22pour faire avancer
10:23le schmilblick,
10:24les idées,
10:25je trouve que cette contradiction,
10:27il faut la chercher
10:28ailleurs que dans les médias dominants.
10:30Il faut la chercher dans la presse écrite,
10:31dans les revues,
10:33quelquefois sur Internet aussi.
10:35Mais, vraiment,
10:36je trouve qu'en dépit
10:37de l'inflorescence,
10:40c'est-à-dire de la multiplication
10:41des sources multiples.
10:43On a trois ou quatre chaînes
10:45d'informations multiples
10:46ou continues.
10:47On a une diversité apparente,
10:50effectivement,
10:50quand on zappe sur le téléviseur
10:52ou sur son téléphone.
10:54Mais, en réalité,
10:54la pensée dominante,
10:55elle est vraiment dominante.
10:57Et je trouve que
10:59nos contestataires,
11:00nos contradicteurs naturels
11:04devraient être plus présents
11:05et plus actifs, surtout.
11:07Plus actifs.
11:08Il faut porter la contradiction.
11:10Il faut contester.
11:12Et ça demande du courage.
11:13Ça demande du travail.
11:16Quand France Inter crée la rubrique
11:18« En toute subjectivité »,
11:20où il donne la parole
11:21pendant la matinale
11:22à des gens
11:22qui ne pensent pas comme eux,
11:24ça veut donc dire
11:24qu'eux sont dans l'objectivité absolue,
11:27que France Inter,
11:28c'est la radio de la neutralité,
11:30de la vérité,
11:31des faits tels qu'ils sont,
11:32et que les autres donnent
11:34une tendance,
11:34une lecture un petit peu orientée ?
11:36Chacun joue avec les mots,
11:38chacun se met en scène
11:39et chacun met en scène
11:40des diversités plus ou moins réelles.
11:43Je ne crois pas
11:45à la neutralité
11:46ou à l'objectivité absolue.
11:48Chacun a ses points de vue,
11:50ses sensibilités.
11:50On n'a pas la même éducation,
11:52on n'a pas le même parcours,
11:53on n'a pas les mêmes lectures.
11:54Donc forcément,
11:56forcément,
11:56il y a des différences.
11:57Et il faut les assumer,
11:59ces différences.
12:00Il faut les proclamer.
12:01Nous sommes différents.
12:02Vous restez avec nous,
12:03nous sommes avec Jacques Cardoz,
12:04on se retrouve dans quelques jours.
12:05Michel Cardoz.
12:06Ah mais pardon,
12:06vous voyez,
12:07j'étais sûr que j'allais faire la confusion,
12:08mais elle est honorable.
12:09Avec Michel Cardoz,
12:10vous nous retrouvez.
12:11Ernie, ça vous dira
12:12qu'il faut nous appeler au...
12:12L'esprit critique,
12:14quelles que soient ses convictions personnelles,
12:16objectivité, pluralisme,
12:16voilà le témoignage
12:17que nous livre Michel Cardoz
12:19sur les journalistes
12:20que les moins de 20 ans
12:21ne peuvent plus connaître.
12:22Qu'en pensez-vous ?
12:23Êtes-vous d'accord ou pas ?
12:24Appelez-nous 0826 300 300.
12:28Sud Radio.
12:30Parlons vrai.
12:31Dans tous ses états,
12:33Perico-Legas.
12:34Il est 13h19
12:35et vous êtes mieux que jamais
12:37sur Sud Radio
12:38parce que nous avons
12:39Michel Cardoz
12:40dans le studio.
12:42Avec plaisir.
12:42Mon émotion n'est pas passée.
12:44Je vais aller à l'histoire.
12:45C'est lui.
12:45On l'a touché tout à l'heure.
12:46Évidemment, c'est lui en vrai.
12:47En chair et en os.
12:49Quel bonheur de vous avoir,
12:51quel plaisir de vous entendre.
12:52Ça décoiffe.
12:53Le plaisir est partagé.
12:55Le Parlez-Vrai,
12:56vous voyez,
12:57je vous me donnais
12:57une leçon de Parlez-Vrai
12:58qui est le thème de cette maison.
13:00Je m'imprègne tous les matins.
13:01Je vais prendre des cours
13:02des rééducations
13:03parce qu'on a ici des chefs
13:04qui nous apprennent à Parlez-Vrai.
13:06Quand on arrive,
13:06vous êtes un peu pollués
13:07même si on croit
13:07qu'on sait tout.
13:09On ne sait rien.
13:09Et vous,
13:10avec des mots simples
13:11et des mots francs,
13:12vous nous donnez une leçon
13:12de Parlez-Vrai.
13:14Et ça fait,
13:14allez,
13:15je peux dire,
13:15j'ai fait 60 ans
13:16que vous Parlez-Vrai,
13:17Michel Cardoz,
13:17un peu plus
13:18puisque vous avez Parlez-Vrai très vite.
13:21avec Edmond,
13:22votre papa,
13:23je pense que vous...
13:24Oui,
13:24on Parlez-Vrai.
13:26Anissa,
13:27parlez-nous un peu
13:28de ce que les Français
13:29pensent des médias.
13:30Les Français,
13:31ils parlent vrai aussi
13:32quand on les interroge
13:33parce qu'il y a effectivement
13:34quand on parle des journalistes
13:36et des médias
13:37une crise fondamentale
13:38dont on se doit
13:39de parler également
13:40qui est celle de la confiance
13:42ou plutôt de la perte
13:43de confiance
13:44des Français
13:45vis-à-vis de leurs journalistes.
13:46dans sa 39e édition,
13:48on a un baromètre
13:50dont je ne donnerai pas
13:51le détail tout de suite
13:52sauf si je le peux,
13:53non ?
13:53On verra.
13:54On verra, voilà.
13:55Avancez, avancez.
13:55En tout cas,
13:56sur la confiance dans les médias,
13:58c'est un baromètre
13:59qui a été publié
13:59le jeudi 15 janvier 2026
14:01et je peux vous dire
14:02que le résultat
14:02est sans appel.
14:03La réponse est claire,
14:04non,
14:04les Français n'ont plus
14:05confiance du tout
14:06en leurs médias
14:07et lorsqu'on leur demande
14:08pourquoi 68% considèrent
14:10que les médias
14:11privilégient
14:11la confrontation
14:12des opinions
14:13plutôt que l'explication.
14:1554% estiment
14:16que les journalistes
14:17sont éloignés
14:18des préoccupations
14:19des Français.
14:2067% jugent problématique
14:22que les médias
14:23soient concentrés
14:23entre les mains
14:24de quelques grands groupes.
14:26Alors que demandent
14:26les Français
14:27selon ce sondage ?
14:2878% veulent
14:30une séparation claire
14:31entre l'information
14:33et l'opinion.
14:3477% veulent
14:35des garanties
14:36sur l'indépendance
14:37des journalistes
14:38vis-à-vis des propriétaires
14:39de leurs médias
14:39et près de 3 Français
14:41sur 4 voudraient
14:42simplement
14:42que les journalistes
14:43s'intéressent davantage
14:44à leur vie.
14:45Et lorsque l'on voit
14:46cette dernière réponse
14:47on ne saurait pas
14:48que la question
14:48portait sur les journalistes
14:50on croirait
14:50qu'elle concerne
14:51les politiques
14:51qu'elle s'adresserait
14:53à des politiques.
14:54Ceci dit
14:54reste un paradoxe
14:55malgré cette défiance.
14:5765% des Français
14:58considèrent toujours
14:59les médias
15:00comme un contre-pouvoir
15:01indispensable
15:02à la démocratie.
15:03Autrement dit
15:03les Français
15:04ne nous disent
15:04peut-être pas
15:05qu'ils ne veulent
15:06plus de journalistes
15:07ils nous disent
15:08qu'ils attendent
15:08entre autres de nous.
15:10Finalement
15:10les Français
15:11disent se méfier
15:12des médias
15:12ils nous demandent
15:13d'autres choses
15:14ils se méfient
15:15des médias
15:15de manière abstraite
15:17mais lorsqu'on leur demande
15:17s'ils nous font confiance
15:19finalement
15:19et en tout cas
15:20à des médias précis
15:20et bien figurez-vous
15:22que 65% disent oui
15:23on fait confiance au JT
15:25oui
15:2563% disent
15:26faire confiance
15:27à la presse régionale
15:28et 58%
15:29à la presse internationale
15:30ça nous fait quand même
15:31des éléments
15:32un petit peu paradoxaux
15:33néanmoins
15:34on comprend
15:34qu'il y a
15:35cette assimilation
15:36à peut-être
15:36à certains
15:39médias
15:39qui feraient peut-être
15:40plus de politique
15:41que
15:42de rôle journalistique
15:43a proprement dit
15:44Michel Cardoz
15:46est-ce qu'il faut croire
15:47les paradoxes
15:48sont à l'oeuvre
15:49est-ce qu'il faut croire
15:49les journalistes
15:50alors on entend
15:50à la fois
15:53des personnes
15:53autour de nous
15:54qui disent
15:55ils l'ont dit à la télé
15:55donc ça doit être vrai
15:56voilà
15:57ou je l'ai lu dans le journal
15:58autrefois on disait ça
15:59je l'ai lu dans le journal
16:00et ça doit être vrai
16:01et maintenant c'est des réseaux sociaux
16:02alors là
16:03alors et maintenant
16:03je l'ai vu sur internet
16:05donc voilà
16:05et puis en même temps
16:06il y a cette défiance
16:08dont vous venez
16:09de dresser
16:11le constat
16:12terrible
16:12il y a une défiance
16:13terrible en effet
16:14ils sont tous
16:15eux aussi
16:16ils sont tous pourris
16:17éventuellement
16:18et ils ont tellement
16:19de liens avec les hommes politiques
16:20et les dominants
16:21les grands patrons
16:22etc
16:22que forcément
16:23leur parole
16:24est soumise
16:25ils ne le pensent pas
16:27comme ça
16:27vous sondez
16:28mais en fait
16:29le résultat est là
16:30c'est à dire que
16:30la confiance
16:31semble partie
16:32en même temps
16:33la confiance est toujours là
16:34parce que
16:35quand même
16:36s'ils le disent
16:37s'ils le montrent
16:37ce qui est nouveau
16:38c'est la puissance de l'image
16:40et là dans les sondages
16:41on n'en prend pas assez compte
16:43c'est à dire que
16:44quand on vous montre
16:46à l'image
16:47un fait divers sanglant
16:49par exemple
16:49qui s'est passé
16:50dans une rue
16:51pavillonnaire
16:52à Bécon-les-Bruyères
16:53ou ailleurs
16:54la France est à feu et à sang
16:56et on repense
16:56à Gickel
16:57disant
16:58la France a peur
16:59voilà
16:59alors que
17:00c'est un petit fait divers
17:01qui se multipliait
17:03au 19ème siècle
17:04sans émouvoir
17:05la boulangère
17:06de Carpentras
17:07comme disait Pierre Desgropes
17:08c'est à dire que
17:09parce que la boulangère
17:10de Carpentras
17:11ne savait pas
17:12qu'il y avait eu
17:13un crime sanglant
17:14rue Colin-Court
17:15au même moment
17:16elle ne le sait
17:17tandis qu'aujourd'hui
17:18elle sait tout
17:18en temps réel
17:20la boulangère de Carpentras
17:21sait tout
17:22y compris ce qui se passe
17:23en Chine
17:23ou en Russie
17:24ou en Kiev
17:25ou au Sénégal
17:26Michel Cardoz
17:26Anissa l'a souligné
17:28aujourd'hui
17:28la Mèfrance
17:29des Français
17:30vient aussi
17:30des Français
17:30des auditeurs
17:32sur ces interviews politiques
17:33où on cherche
17:34vous savez
17:35la petite phrase
17:35on n'est pas dans l'information
17:36on n'est pas dans la pédagogie
17:39je me souviens
17:40du camarade Jacques Rallit
17:41que vous avez bien connu
17:41qui a été ministre de la santé
17:43du premier gouvernement de gauche
17:44de Mitterrand
17:45qui était élu
17:45de Seine-Saint-Denis
17:46qui disait un jour
17:47il s'énerve à l'antenne
17:48je ne sais plus
17:49avec qui il est
17:50je crois qu'il est avec
17:51je crois qu'il est avec
17:52Patrick Poivre d'Arvor
17:53et il lui dit
17:55cette obsession
17:56que vous avez
17:56à vouloir mettre
17:57les hommes politiques
17:58en contradiction
17:58avec eux-mêmes
17:59mais qu'est-ce qu'on s'en fiche
18:00l'important c'est
18:01ce que j'ai à dire
18:02et il avait raison
18:03et je pense que
18:05ce qui est vrai
18:06dans les résultats du sondage
18:07est profondément vrai
18:09dans la
18:09et du travail des journalistes
18:14c'est
18:15la priorité
18:16et du travail des journalistes
18:17c'est
18:17la priorité
18:19à la confrontation
18:20plutôt qu'au décortiquage
18:22de l'information
18:23et à son explication
18:25plutôt que de
18:26parce que ça
18:27c'est la politique
18:28c'est faire le buzz
18:28c'est ça
18:28c'est ce qu'on appelle
18:29le buzz et le spectacle
18:30c'est ce que disait Guy Debord
18:31la politique spectacle
18:32la société est une mise en spectacle
18:35et le spectacle prime sur le fond
18:38voilà
18:39et aujourd'hui effectivement
18:40on cherche y compris dans les radios
18:43les plus honorables
18:44à chercher à la contradiction
18:47la mise en la guerre
18:49on cherche la confrontation
18:50plutôt que expliquer
18:52par exemple
18:52je prends n'importe quel exemple
18:54allez la retraite
18:5663, 62, 60, 65, 67
18:59je ne sais pas
19:00on confronte
19:01les types c'est pareil
19:02ils s'écharpent
19:03sur les dates
19:04sur les âges
19:05sur les âges
19:06mais qu'est-ce qui est au fond
19:08de l'affaire
19:10c'est la production
19:11non pas la quantité de travail
19:12quoique
19:13mais c'est la production
19:15moi je rêve toujours
19:17d'entendre
19:18un homme politique
19:19ou un journaliste
19:20éventuellement
19:23être dans la tonalité
19:24d'un discours
19:25aujourd'hui totalement oublié
19:27qui date de 1949
19:28Maurice Thorez a oisillé
19:31dans le nord
19:31disant à quelques milliers
19:33de mineurs
19:36en flamand
19:37enfin en patois
19:38que je ne sais pas
19:39illimité
19:40en flamand
19:41dire
19:41travailler
19:42produire
19:43produire
19:44produire
19:45du carbone
19:45du carbone
19:46du carbone
19:46alors à l'époque
19:47il fallait extraire
19:48des milliers de tonnes
19:49de charbon
19:50pour relever la France
19:5249
19:52il exhorte
19:53les types
19:54qui venaient de faire grève
19:55pour les salaires
19:56à travailler
19:57travailler
19:58produire
19:59produire
20:00produire
20:00du carbone
20:01c'est à dire
20:01de la richesse matérielle
20:02aujourd'hui je rêve
20:03qu'on dise aux gens
20:04le problème de la dette
20:06oui
20:06le problème de l'âge
20:07de la retraite
20:08oui
20:08mais la question
20:09c'est de produire
20:10des richesses
20:10pour avoir quelque chose
20:11à vendre
20:11à manger
20:12et à échanger
20:13avec d'autres denrées
20:14éventuellement
20:15pour relever
20:17notre niveau
20:17Michel Cardoz
20:18vous êtes dans la prémonition
20:20parce qu'aujourd'hui
20:21dans le discours économique
20:22vous avez une association
20:22d'entrepreneurs
20:23qui s'appelle
20:23les FFI
20:24Force Française de l'Industrie
20:26c'est rigolo
20:26et ils disent
20:27nous nous en sortirons
20:28et il y a des gens
20:28du MEDEF dedans
20:29il y a des grands économistes
20:30et des grands patrons
20:31nous nous en sortirons
20:32que si nous retrouverons
20:33la logique
20:34et la philosophie
20:35de la production
20:36produire
20:36produire français
20:37vous souvenez
20:38dans le parti communiste
20:39les affiches
20:40achetez français
20:40déjà
20:41et c'était Georges Marchais
20:42qui était secrétaire général
20:43du parti communiste
20:44produisons français
20:46consommons français
20:46achetez français
20:47voyez comme quoi
20:48la logique elle est là
20:48et déjà en 49
20:49vous nous dites
20:50c'était dans la bouche
20:51de Maurice Thorez
20:52oui mais il y a une petite différence
20:53dans laquelle je ne veux pas tomber
20:55entre
20:57comment dire
20:58inciter
20:59la nation
21:00à produire
21:01des richesses
21:02et
21:03le côté
21:04franchouillard
21:05du
21:06produire français
21:07de l'acheter français
21:08voyez parce que
21:08seulement s'il est de qualité
21:09et de bon rapport
21:10qualité-prix
21:11bien entendu
21:11parce que là
21:12c'est pas une cocarde
21:13je ne vous mets pas en cause
21:15du tout
21:16Perico
21:16je connais le fond
21:17de vos pensées
21:18je vous ai assez lu
21:19pour ça
21:19mais dans le côté
21:23comment dire
21:23trop tricolore
21:25et Dieu sait que
21:26j'ai du respect
21:27pour le drapeau
21:27je le mets tous les jours
21:28pas tous les jours
21:30dans ma tête
21:30en tout cas
21:31sur mon portail
21:32mais
21:33je me méfie
21:36de ces formulations
21:37produire français
21:38le slip français
21:39enfin des couillonnades
21:40comme ça je trouve
21:41par contre
21:41inciter les gens
21:42à la production
21:43elle est forcément française
21:44la production évidemment
21:45puisqu'on est dans les limites
21:46de l'hexagone
21:47bon voilà
21:47on ne va pas faire produire
21:49les pays que nous dominions
21:51il y a un siècle
21:52c'est pas la question
21:53n'est plus là
21:53nous sommes avec
21:54Michel Cardoz
21:55en plein dans l'actualité
21:56du parlons vrai
21:57absolu
21:58qui parle avec le coeur
21:59avec la raison
22:00avec la pensée
22:00vous restez avec nous
22:01vous nous appelez
22:02au 0800
22:030800
22:030800
22:040800
22:040800
22:040800
22:040800
22:04et vous
22:05qu'en pensez-vous
22:06si surtout
22:07et nous aurons
22:08et nous aurons l'appel
22:09dans quelques instants
22:10de qui ?
22:11alors nous avons avec nous
22:12tout de suite
22:12tout à l'heure
22:13Fabrice Borosic
22:14qui est journaliste
22:15de proximité
22:16à Oloron
22:17Sainte-Marie
22:17qui lui va nous expliquer
22:19aussi quel est
22:19le ressenti
22:20des gens
22:20vis-à-vis
22:21des journalistes
22:22qui nous appelle
22:23du Béarn
22:24qui n'est pas la Gascogne
22:25mais qui est un très beau
22:26territoire aussi
22:26à tout de suite
22:27sur Sud Radio
22:30vous êtes bien sur Sud Radio
22:31il est 13h33
22:32et nous avons toujours
22:33la joie, le bonheur
22:34et le plaisir
22:34d'avoir Michel Cardoz
22:35à Nissan
22:36nous avons quelqu'un
22:36qui est un
22:37Fabrice Borosic
22:38journaliste de proximité
22:40à Oloron
22:41Sainte-Marie
22:41Fabrice vous êtes journaliste
22:43et vous avez aussi
22:44votre témoignage
22:45de terrain
22:45à apporter
22:48oui bonjour
22:49bonjour à tous
22:49bonjour
22:50bonjour
22:51est-ce qu'il fait beau
22:52en Oloron ?
22:54ah oui
22:54ciel bleu magnifique
22:56bon le beau Béarn
22:58magnifique
22:58beau Béarn
22:59absolument
22:59celui de Gaston Phébus
23:00voilà
23:01le temps d'Agarbu
23:02va s'approcher
23:03le temps d'Agarbu
23:04se rapproche
23:05et bien c'est le premier
23:06week-end
23:06oui oui
23:06le premier week-end
23:07le week-end prochain
23:09qui arrive
23:09c'est la Garbu
23:10Michel et moi
23:11on envisageait peut-être
23:12de faire un détour
23:13si nos agendas le permettent
23:14mais on
23:14voilà les agendas chargés
23:16parce qu'il n'y a pas
23:16que la Garburade
23:17et il y en a d'autres
23:18bon
23:18je vous écoute
23:19je suis déçu
23:20par monsieur Cardoz
23:21je suis déçu
23:22par monsieur Cardoz
23:22il n'a pas
23:23la fleur à la boutonnière
23:26il me manque quelque chose
23:28je ne la porte pas toujours
23:29mais il est en studio radio
23:31donc c'est vrai
23:32que nous sommes filmés
23:33mais la prochaine fois
23:34parce qu'il va revenir
23:34ça il n'est pas au courant
23:35bien sûr qu'il va revenir
23:36Michel Cardoz
23:37il aura la fleur
23:37mais si vous voulez
23:38je peux vous coller
23:39une citation
23:39de Ramon Gomez
23:40de la Serne
23:41si vous voulez
23:42c'est pas
23:42c'était une boutonnière
23:46nous sommes nostalgiques
23:47de la pluie
23:48parce qu'elle nous rappelle
23:49le temps où nous étions poissons
23:50c'est merveilleux
23:51Ramon Gomez de la Serne
23:53c'est merveilleux
23:54et il ne pleut pas
23:54nous sommes dans le séquette
23:56mon cher confrère
23:57on vous écoute
23:58absolument
23:58à vous au Laurent
23:59à vous au Laurent
24:01absolument absolument
24:02oui moi je voulais dire
24:03que
24:05on souffre
24:06dans le milieu
24:06dans le milieu journalistique
24:08actuellement
24:08un petit peu
24:09du même
24:09j'ai envie de dire
24:11du même mal
24:12que du milieu politique
24:14c'est à dire que
24:15je vais faire
24:17un amalgame
24:18oui il y a des
24:20hommes politiques
24:21qui ont fait des magouilles
24:22mais tous les politiciens
24:23ne sont pas des magouilleurs
24:24oui il y a des journalistes
24:26qui ne font pas vraiment
24:29de l'information
24:29mais de la propagande
24:30mais tous les journalistes
24:31ne font pas
24:32de la propagande
24:33et malheureusement
24:35qu'est-ce qu'on entend
24:35on entend
24:36les politiques
24:37sont tous des pourris
24:38parce qu'il y en a
24:40quelques-uns
24:40qui ont dérivé
24:40les journalistes
24:41sont tous des propagandistes
24:43et on a beaucoup de mal
24:45à se détacher de ça
24:48alors c'est un travail
24:49parce qu'effectivement
24:50il y en a qui font
24:52ce rôle là
24:53moi je dis toujours
24:54avec grande fierté
24:55que je suis indépendant
24:56je suis indépendant
24:57et donc je garde
24:58je garde mon indépendance
24:59ce qui a des fois
25:00des conséquences
25:01un petit peu bizarres
25:02c'est à dire que
25:03pour moi
25:04le rôle d'un journaliste
25:06c'est de donner l'info
25:07de donner tous les éléments
25:09ensuite
25:09il y a des animateurs
25:10des débatteurs
25:11qui vont analyser
25:12et c'est ensuite
25:13selon moi
25:15à l'auditeur
25:16ou au téléspectateur
25:17de faire la conclusion
25:19en aucun cas
25:20pour moi
25:20c'est aux journalistes
25:21de conclure
25:21je ne supporte pas
25:23moi quand je vois
25:23des journalistes
25:25qui font leur papier
25:26etc
25:27et qui à la fin
25:27mettent un mot de conclusion
25:29où ils en aillent
25:30et ils disent
25:31effectivement
25:31ce qu'il faut penser
25:32on n'est pas là
25:33pour dire aux gens
25:34ce qu'ils doivent penser
25:35en plus
25:36ça fait un travail
25:37de je veux dire
25:38on a des gens
25:39qui aujourd'hui
25:40dans la rue
25:40ne savent plus
25:41trop débattre
25:42ils répètent
25:44comme des perroquets
25:46ce qui a été dit
25:46ce qu'ils ont entendu
25:47etc
25:48donc on fait du mal
25:49aussi pour moi
25:51au sens du débat
25:52le cerveau
25:54c'est un muscle
25:54il faut qu'il travaille
25:55et on n'a pas
25:57à tout mâcher
25:58comme ça
25:58moi je
25:59maintenant
26:00par rapport à
26:01je voudrais dire
26:02quelque chose
26:03qui me semble
26:04essentiel
26:04c'est à dire
26:05que quand
26:05le métier de journaliste
26:07est attaqué
26:08et qu'on dit
26:09que tous les journalistes
26:10ce site là
26:11on les entend tous
26:12les termes
26:12assez virulents
26:13qui sont donnés
26:14moi je fais taire
26:15immédiatement
26:16le débat
26:17en disant cette chose
26:18quand un dictateur
26:20prend le pouvoir
26:21dans un pays
26:22la toute première chose
26:23qu'il fait
26:23il s'empare de la presse
26:25presse écrite
26:26presse parlée
26:26presse audiovisuelle
26:27et il ferme les radios
26:30et les télévisions
26:30et il en crée d'autres
26:31Michel Cardos
26:32ce que Fabrice nous dit
26:34correspond à une vérité
26:36que vous partagez
26:36c'est d'autant plus méritoire
26:38quand on est journaliste
26:39à Haute-Laurent-Sainte-Marie
26:41ou à Agen
26:42ou à Tarbes
26:43ou à Vic-Fes-en-Sac
26:45ou à Condon
26:47dans le Gers
26:48qu'on est tout proche
26:50des pouvoirs
26:51dans une capitale
26:52comme Bordeaux
26:53Toulouse
26:53ou Paris
26:54on peut être loin
26:55physiquement même
26:57des gens de pouvoir
26:58les dignitaires sont loin
26:59les dignitaires
26:59voilà
26:59tandis que quand on est
27:01dans une préfecture
27:02une petite préfecture
27:04comme Bayonne
27:05ou Pau
27:07plutôt que
27:07parce que Bayonne
27:08c'est une sous-préfecture
27:10il ne faut pas mélanger
27:11les Béarnais et les Basques
27:12donc quand on est près
27:13du pouvoir
27:14c'est d'autant plus méritoire
27:15d'être indépendant
27:16je me souviens avoir fait
27:17une tournée
27:19d'audit
27:20comme on disait
27:21il y a une vingtaine d'années
27:22dans des agences
27:23de province
27:24pour un titre
27:25de la presse de province
27:26et je me souviens
27:27que les journalistes
27:28de proximité
27:29comme celui que nous avons
27:30là au bout du micro
27:31à Oulon-Sainte-Marie
27:32étaient tellement proches
27:34des chambres de commerce
27:35de la préfecture
27:37des chefs de partis locaux
27:39des élus
27:39qu'ils avaient du mal
27:40à vivre leur indépendance
27:43c'est très difficile
27:44quand on est proche
27:45comme ça
27:45du bain
27:46de vivre son indépendance
27:48et il faut avoir
27:49beaucoup de force d'âme
27:50moi je suis très admiratif
27:52des journalistes
27:52de proximité
27:53comme ça
27:54dans les petites communes
27:55de province
27:56ou dans les petites
27:56sous-préfectures
27:57parce qu'ils ont du mal
27:59à être indépendants
28:00parce qu'il y a la gamelle
28:01au bout de quand même
28:02au bout du mois
28:03en fait Fabrice
28:04ce que vous reprochez
28:05à certains journalistes
28:06c'est l'excès
28:07d'éditorialisation
28:08et vous avez des revues
28:09aujourd'hui
28:10vous avez des revues
28:11où vous avez 5, 6, 7 éditos
28:13c'est-à-dire qu'on donne
28:14son avis
28:15un peu comme aujourd'hui
28:16tout le monde fait
28:16un livre de cuisine
28:17il suffit qu'on s'asse faire
28:17une omelette
28:18ou un nouveau plat
28:18en faisant un livre de cuisine
28:19et là maintenant
28:20n'importe quel journaliste
28:21se met à éditorialiser
28:22alors bon
28:23on n'est pas obligé d'acheter
28:24ni de lire
28:24mais effectivement
28:25c'est ça le problème
28:25Anissa vous voulez faire une remarque
28:27oui effectivement
28:27il y a quelque chose
28:28qui vient d'interpeller
28:29mon attention Fabrice
28:30vous avez parlé
28:31de problèmes
28:32dans le débat
28:33de polarité
28:34de polarisation
28:35des débats
28:36entre les français
28:36et vous les liez finalement
28:38au nouveau comportement
28:39journalistique
28:40et je crois
28:41que c'est quand même
28:42assez important
28:43ce que vous dites
28:44parce que
28:44est-ce que le comportement
28:45des français aujourd'hui
28:46où effectivement
28:46le débat est plus difficile
28:48on est moins ouvert
28:49qu'on ne l'était
28:49je ne sais pas
28:50ce que Michel Cardoz
28:51vous en pensez
28:52il y a 10 ou 15 ans
28:53c'est vrai qu'aujourd'hui
28:54les opinions sont plus fermées
28:55est-ce que ce serait
28:55de la faute
28:56des journalistes aussi
28:57c'est ce que vous dites
28:58Fabrice
29:00en partie
29:00en partie
29:01en partie
29:02par rapport
29:02par rapport
29:03à
29:06vous savez
29:06l'information
29:07maintenant
29:08l'information
29:08elle est partout
29:09en plus
29:09l'information
29:09elle est partout
29:11nous on a connu
29:12on a connu
29:12je commence à être
29:14un dinosaure
29:14moi j'ai connu
29:15la période
29:15où il y avait
29:16trois chaînes de télévision
29:17où il y avait
29:17quelques radios
29:18j'ai connu
29:18l'émergence
29:19des radios libres
29:20maintenant
29:20il y a quantité
29:22de chaînes
29:23d'information
29:24de radio
29:26internet
29:26n'entendons pas
29:27est-ce bien de l'information
29:28c'est la question
29:29qu'on peut se poser
29:30non mais justement
29:30justement
29:31c'est là que je voulais en venir
29:33et justement
29:33plus il y a
29:34de chaînes d'information
29:36moins je trouve
29:37qu'il y a l'information
29:38il ne faut pas confondre
29:39encore une fois
29:39moi je suis un amoureux
29:41de la langue française
29:42les mots ont leur importance
29:44quand je dis bien
29:45ne confondons pas
29:47information
29:48et communication
29:49moi j'ai eu un accrochage
29:51j'ai eu un accrochage
29:52justement
29:52j'ai eu un accrochage
29:55j'ai eu un accrochage
29:57il y a quelques temps
29:57parce que j'ai des accrochages
29:59réguliers
29:59parce que je revendique
30:00mon indépendance
30:02avec
30:03là c'était dans le domaine sportif
30:05où j'ai dit
30:06mais attendez
30:06vous ne me ferez pas écrire
30:07ce que je ne veux pas écrire
30:09si certains de mes confrères
30:11sont dans la communication
30:13moi je suis dans l'information
30:14que ça vous plaise
30:15ou que ça ne plaise pas
30:17moi je donne l'information
30:18ça fait du bien de vous entendre
30:21parce qu'effectivement
30:22information et communication
30:23sont deux choses différentes
30:24et malheureusement
30:25dans certaines écoles
30:26aujourd'hui
30:27on confond l'information
30:28et la communication
30:29il y a des écoles privées
30:31de journalisme
30:31qui s'intitulent
30:32information et communication
30:34et ça c'est un désastre
30:35vous vous souvenez
30:36de la campagne
30:37pour le référendum
30:37sur le traité constitutionnel
30:39en mai 2005
30:40c'était de la propagande
30:42dans à peu près
30:43tous les médias
30:44messieurs
30:45vous restez avec nous
30:45Fabrice
30:46vous restez avec nous
30:46Michel évidemment
30:47Emmanuel Galasso
30:48a reçu l'appel
30:49de Frédéric
30:50qui nous appelle
30:51de loin
30:51de très loin
30:52de Loron
30:52et du Gers
30:53qui nous appelle
30:54de Paris
30:54bonjour Frédéric
30:57bonjour
30:57bonjour tout le monde
31:00bonjour à nos amis
31:00de la province
31:02actuellement
31:03je suis en province
31:03je ne suis pas à Paris
31:04bon très doux
31:05dites nous
31:06d'où vous nous appelez
31:07à ce moment là
31:08je vous appelle
31:09de Cherbourg
31:10magnifique
31:10dans le Cotentin
31:11voilà
31:11et en plus
31:12il fait chaud
31:12il fait chaud
31:13en ce moment
31:14il fait beau
31:14il fait beau
31:16on vous écoute
31:17Frédéric
31:18oui
31:19j'ai bien aimé
31:20l'intervention
31:20du journaliste
31:21Doloron
31:22si j'ai bien compris
31:23oui
31:23Fabrice
31:24Borosvix
31:26voilà
31:26moi je ne suis pas
31:27un spécialiste
31:28je ne suis pas
31:28journaliste
31:30et je suis
31:31j'avais un métier
31:33qui était loin de ça
31:34mais j'ai eu affaire
31:35quand même aux journalistes
31:36durant ma carrière
31:37moi ce que j'ai remarqué
31:39au début de ma carrière
31:40j'avais plutôt affaire
31:41à des journalistes
31:42comme celui
31:43Doloron
31:45c'est vrai
31:45des gens
31:46que j'aimais beaucoup
31:47j'aimais beaucoup
31:48partager avec eux
31:50je leur disais
31:50beaucoup de choses
31:51ils les gardaient pour eux
31:52tout ce qui était en off
31:53ils les gardaient
31:54donc c'était
31:55très très bien
31:56et quand ce n'était pas en off
31:59ils publiaient
32:00exactement
32:01les informations
32:02que j'avais données
32:03ils respectaient
32:04ils respectaient
32:04l'off
32:05et le direct
32:07ensuite
32:07j'ai eu affaire
32:08à des journalistes
32:09parisiens
32:10aux chaînes de télévision
32:11notamment
32:11où c'était plus compliqué
32:13donc je refusais
32:14systématiquement
32:16leur présence
32:17mais mes chefs
32:17mes supérieurs
32:18me l'imposaient
32:19c'était plus compliqué
32:20parce que j'avais remarqué
32:22assez rapidement
32:23qu'ils avaient déjà
32:24écrit le titre
32:25et la conclusion
32:27du reportage
32:28qu'ils allaient faire
32:29Michel et moi
32:29oui parce qu'on a tellement
32:31connu ça
32:32et ils comptaient sur moi
32:34pour mettre l'intérieur
32:35et bien sûr
32:36là j'étais absolument
32:37pas d'accord
32:38donc ils m'aiment
32:38arriver
32:40de leur fermer la porte
32:41de leur dire
32:42tant pis
32:42si mes supérieurs
32:43ne sont pas contents
32:44mais je vais vous demander
32:46de vous en aller
32:46de remonter dans vos voitures
32:47et de partir
32:48je m'accrochais
32:49c'est vrai
32:50assez souvent
32:50avec les équipes
32:52de télévision
32:52parce qu'ils étaient
32:54trop intrusifs
32:56dans le travail
32:56que je faisais
32:57ils voulaient tout savoir
32:58et moi je ne voulais
32:59rien leur dire
33:00donc c'était
33:01un petit peu compliqué
33:02après
33:03ce que j'en vois
33:04sur les chaînes
33:05de télévision
33:06je regarde
33:07les chaînes d'info
33:07bon on peut
33:09ne pas nier
33:10que la télévision publique
33:11et même
33:12les radios publiques
33:13ont un marquage
33:15politique
33:16quand même
33:17assez précis
33:18moi j'ai l'impression
33:19parfois
33:20quand j'entends
33:21des éditos
33:22sur les chaînes
33:23de télévision publique
33:24sur la 5 notamment
33:25j'ai l'impression
33:26d'être au cœur
33:28d'un parti politique
33:29j'ai l'impression
33:30que c'est de la communication
33:31comme vous venez de dire
33:32et que ce n'est pas
33:32de l'information
33:33qu'on me donne
33:33mais on me communique
33:35des éléments
33:36en me laissant
33:38entendre
33:39que ce sont
33:39des éléments
33:40de vérité
33:41et que
33:42qui pense
33:43différemment
33:44à tort
33:45et je parle
33:47souvent d'une amie
33:48j'ai une amie
33:48très proche
33:49qui dans ce milieu
33:50qui me dit
33:51nous on est d'accord
33:52pour discuter
33:53avec tout le monde
33:54dès lors qu'ils sont
33:54d'accord avec nous
33:56voilà
33:56c'est le sentiment
33:58que me donne
33:58la presse nationale
33:59et c'est un peu
34:00ce que j'ai vécu
34:01avec cette presse nationale
34:02quand j'étais en activité
34:03qui voulait suivre
34:05mes activités
34:06très spéciales
34:08c'est pas un sentiment
34:11c'est pas un sentiment
34:12erroné
34:12merci
34:13comme le temps retourne
34:14je suis obligé
34:14de faire avance
34:15l'émission
34:15merci pour votre témoignage
34:17et vous nous rappellerez
34:18de Cherbourg
34:18ou de Paris
34:19parce que évidemment
34:20vos avis comptent
34:21beaucoup pour nous
34:22à Nyssa
34:22on continue l'émission
34:23bien sûr on continue
34:24les journalistes
34:24sont-ils dignes
34:25de confiance pour vous
34:26vous qui nous écoutez
34:27avez-vous confiance
34:28on attend vos appels
34:29au 0 826 300 300
34:31et nous sommes avec
34:32Michel Cardoz
34:32bien entendu encore
34:33pendant un quart d'heure
34:35heure Sud Radio
34:36la France dans tous ses états
34:38Perico Légas
34:40hélas il est déjà
34:4113h48
34:42en ce mardi 1er septembre
34:452026
34:46il nous reste quelques minutes
34:47avec Michel Cardoz
34:49je vous promets
34:50qu'il reviendra
34:51vous reviendrez un jour
34:53quand vous voudrez
34:53sur Sud Radio
34:54Michel
34:55même si vous avez déjà
34:56votre fils
34:56qui continue à porter
34:57ce timbre
34:58cette voix
34:59à l'antenne
35:00pour la matinale
35:01et on est tellement
35:02content d'avoir Jacques
35:03avec nous
35:03mais là j'ai le papa
35:05on parle des médias
35:07on parle de la confiance
35:07des journalistes
35:08dans la presse
35:09à partir de 13h45
35:11les gens qui nous écoutent
35:13peuvent intervenir
35:14sur la totalité
35:15de l'actualité
35:15quand vous êtes journaliste
35:17Michel
35:18vous restez avec nous
35:18et on va pouvoir défrayer
35:19justement la chronique
35:21s'il s'est justifié
35:22et nous avons Richard
35:23qui nous appelle le doux
35:24il nous appelle de Toulouse
35:26bonjour Richard
35:26oui bonjour
35:30en fait sur les journalistes
35:32je crois que
35:35personne n'a aucun doute
35:36aujourd'hui
35:37sur la très très grande
35:38majorité des journalistes
35:39ils ont perdu la crédibilité
35:41parce que
35:41je pense qu'ils font
35:42surtout de la politique
35:43en fait
35:44par les choses qu'ils disent
35:45mais aussi par les choses
35:47qu'ils ne disent pas
35:47parce que je crois
35:48que c'est très important
35:49de regarder
35:50ce qui n'est pas dit
35:51et c'est ça
35:53qui peut forger
35:54une opinion en fait
35:55il y a de l'omerta
35:56pour vous
35:56il y a de l'omerta
35:57oui il y a une omerta
35:58par exemple
35:58je vais vous donner
35:59un exemple
36:00qui a un lien
36:02avec l'actualité
36:03je ne suis pas du tout
36:05éléfi
36:05par contre
36:07quand je vois
36:08cette chère
36:09Rima Assad
36:09qui a l'interviewé
36:11on lui demande
36:12toujours en début
36:13d'interview
36:13est-ce que
36:16vous soutenez
36:16le Hamas
36:17est-ce que
36:18vous condamnez
36:19le Hamas
36:19pour les crimes
36:21terroristes
36:21qu'il a fait
36:21c'est le préambule
36:23à toutes ces interviews
36:24quand je vois
36:25des personnes
36:26qui sont plus proches
36:27que ne soit
36:28que le président
36:29du CRIF
36:29est-ce qu'un seul
36:30journaliste
36:31il a demandé
36:32de condamner
36:32les crimes
36:33contre
36:34les crimes de guerre
36:35qui ont été faits
36:36et les crimes
36:37contre l'humanité
36:37qui ont été faits
36:38sur les civils
36:39à Gaza
36:39jamais
36:41jamais au grand jamais
36:42peut-être pas jamais
36:43absolument
36:43je comprends
36:45ce que vous voulez dire
36:45ce n'est pas aussi net
36:47que ça Richard
36:48je l'ai cherché
36:49mais je n'ai pas trouvé
36:49donc si vous en trouvez
36:51un dites-moi le
36:52parce que ça sera
36:53quelqu'un de courageux
36:54je vous jure
36:57sur cette antenne
36:58on pose des questions
36:59qu'il faut
37:00à qui de droit
37:00je viens de
37:02je n'arrête pas
37:03de lire dans le monde
37:04et dans la presse écrite
37:05en général
37:07des reportages
37:08extrêmement précis
37:09sur la guerre
37:10à Gaza
37:11ou les incursions
37:12les violences
37:14anti-panestiniennes
37:15en Cisjordanie
37:16il y a des journalistes
37:17qui font leur travail
37:18exactement comme
37:19vous avez l'air
37:20de le souhaiter
37:20et moi je m'en félicite
37:23même si je ne partage
37:24pas du tout
37:26votre équilibre
37:27entre Rima Hassan
37:28et le CRIF
37:31vous voyez
37:31pour moi
37:32on ne parle pas
37:33de la même chose
37:34il y a une élue
37:35et puis il y a une association
37:36mais cela dit
37:37j'ai beaucoup entendu
37:38de journalistes
37:39poser des questions
37:39au CRIF
37:41ou au président du CRIF
37:42ou à ses porte-parole
37:44sur le comportement
37:46tout à fait inadmissible
37:48et criminel
37:49de certains israéliens
37:51soit en Cisjordanie
37:52soit à Gaza
37:54vous savez
37:54il suffit d'écouter
37:55la gauche israélienne
37:56qui est assez peu
37:57relayée en effet
37:58par les médias français
37:59qui sont assez paresseux
38:00voire franchement feignants
38:02je le dis
38:04avec brutalité
38:05et un peu
38:06de franchise
38:07glaçante
38:08parce que
38:09oui
38:09on est assez feignants
38:10en France
38:11et on ne lit pas
38:12les médias israéliens
38:13la moitié
38:14de l'opinion israélienne
38:15est tout à fait opposée
38:16au gouvernement
38:16de Netanyahou
38:17et à ses crimes
38:18en Cisjordanie
38:19et à Gaza
38:20et ça
38:21les médias français
38:22ne le relaient pas
38:23parce que
38:23c'est de la paresse intellectuelle
38:25tout simplement
38:25l'ancien ambassadeur
38:26d'Israël en France
38:27et grand intellectuel
38:28Elie Barnavi
38:29a pris une position
38:30extrêmement courageuse
38:30disant qu'il y avait des crimes
38:31contre l'humanité
38:32commises par l'homme israélien
38:33à Gaza
38:34mais ça
38:34les médias français
38:36ça a été relayé
38:37quelques instants
38:38il l'a dit
38:38mais ça ne fait pas partie
38:41de la pensée dominante
38:41parce que la pensée dominante
38:43elle est autre
38:43et ça je le regrette
38:45vous savez
38:45la presse française
38:46mais il n'y a pas que
38:47sur le sujet du Moyen-Orient
38:48que la presse française
38:49est feignante
38:50la presse française
38:51est feignante
38:52sur l'Afrique
38:53elle est feignante
38:54sur l'Amérique
38:55ah oui oui
38:55on sélectionne
38:55parce que nous sommes
38:56extrêmement provinciaux
38:57et j'emploie ce mot
38:59non pas pour
39:01caricaturer la province
39:03pas du tout
39:03mais pour en donner
39:05un sens péjoratif
39:06c'est qu'on s'intéresse
39:09à ce qui n'intéresse
39:10apparemment que la France
39:11l'Amérique latine
39:12comme c'est de l'Espagne
39:13et le Portugal
39:14on s'en fout
39:14l'Afrique
39:15comme on n'y est plus
39:16on n'a plus de colonies
39:17donc on s'en fout
39:18on le laisse aux Russes
39:18et aux Chinois
39:19ce qui est désastreux
39:20évidemment
39:21quant au Moyen-Orient
39:22on a des idées reçues
39:25les blancs et les noirs
39:27les bons et les mauvais
39:28et on fonctionne là-dessus
39:30c'est la pensée dominante
39:31il n'y a pas du tout
39:32d'esprit critique
39:32et croyez-moi
39:33je le regrette
39:35un million de fois
39:36plus que tous ceux
39:38qui le regrettent
39:39l'imposition de la dualité
39:40effectivement
39:41le spectacle
39:41le camp du bien
39:43la confrontation
39:43au lieu de fouiller
39:45la réalité
39:46qui est beaucoup plus
39:47toujours complexe
39:48que le blanc et le noir
39:50le camp du bien
39:50et le camp du mal
39:51merci à Richard de Toulouse
39:52nous avons Denis
39:53qui nous appelle
39:55de Périgueux
39:55mais sur un autre sujet
39:57le sujet des retraites
39:59Denis
40:00bonjour
40:01bonjour Denis
40:01vous appelez de Périgueux
40:03au coeur de ce beau
40:05et grand Périgord
40:06dans la Dordogne
40:07Denis vous êtes vous même
40:08vous êtes vous même
40:09à la retraite
40:09ou pas encore ?
40:10oui oui
40:10je suis à la retraite
40:11oui
40:12alors moi je voudrais
40:13juste réagir justement
40:14par rapport à ces retraites
40:15donc on parle de désintexer
40:18aujourd'hui les retraites
40:18à partir de 2000 euros
40:20mais on ne parle jamais
40:21des retraités
40:22qui Premier Ministre
40:23gagne 28 000 euros
40:24de retraite
40:25et qui prend un poste
40:26de député en plus
40:26on ne parle pas
40:27de ce Premier Ministre
40:29qui touche
40:3022 000 euros
40:31ancien Premier Ministre
40:32qui touche
40:3222 000 euros
40:33de retraite
40:34et qui prend un poste
40:35au conseil conditionnel
40:36on ne parle pas
40:37de cet ancien président
40:38de la République
40:38qui avec tous les avantages
40:40qu'il a
40:40ses logements fournis
40:41etc
40:42et qui prend encore
40:43un poste de député en plus
40:44alors vous savez
40:45si on voulait mettre
40:46un plafond de retraite
40:48non cumulable
40:49à 5 000 euros
40:50et
40:51ben vous n'avez plus
40:52de problème de retraite
40:53si tous les fonctionnaires
40:54et tout ça
40:54ne touchaient pas
40:56plus de 25 000
40:57de 5 000 euros
40:58de retraite
40:58ni tous les politiques
40:59qui cumulent
41:00qui cumulent
41:00x retraite
41:01ben il n'y aurait plus
41:02de problème de retraite
41:03et on n'aurait pas besoin
41:04de désintexer les retraites
41:05des gens qui gagnent
41:06qui ont une retraite
41:07à 2 000 euros
41:08Michel Karboski
41:09votre intervention
41:10est passionnante
41:11parce que
41:11vous dites
41:12on ne parle pas
41:13vous dites
41:14on ne parle pas
41:15de tel ancien Premier Ministre
41:17qui etc etc
41:18on ne parle pas
41:18mais vous vous en parlez
41:20et si vous en parlez
41:21c'est que vous l'avez
41:22entendu ou lu
41:23quelque part
41:23donc finalement
41:25on en parle
41:26oui si vous le savez
41:27c'est que vous avez
41:27une information
41:28l'information a circulé
41:29sur effectivement
41:30ces cumuls
41:31de revenus
41:31et de retraite
41:32qui sont effectivement
41:33auxquels
41:34l'actuel Premier Ministre
41:35Sébastien Lecornu
41:35a mis un terme
41:36puisque ses avantages
41:38sont maintenus
41:38juste pendant
41:39tous ces cumuls
41:40sont raisonnablement choquants
41:41c'est extrêmement choquant
41:43il n'a pas mis
41:44un terme
41:45à ces cumuls
41:45de retraite
41:46à ces gens
41:46qui touchent
41:4728 000 euros
41:47de retraite
41:50il a limité
41:51les évoluements
41:52du Premier Ministre
41:53hors exercice
41:54à 10 ans
41:55mais effectivement
41:57Denis
41:57votre remarque
41:58est totalement fondée
41:59ce n'est peut-être pas ça
42:00qui inversera
42:01la balance des retraites
42:02mais c'est vrai
42:03que sur le plan moral
42:04et éthique
42:04on est tout à fait d'accord
42:05merci
42:06merci Denis
42:06pour votre intervention
42:07cher Michel Cardoz
42:09le moment est venu
42:09non pas de nous séparer
42:11mais de repartir chacun
42:12vers un chemin
42:13sur son chemin
42:14différent
42:14avec la même destination
42:16le parlons vrai
42:17je sais que vous en êtes
42:18un fervent défenseur
42:19peut-être même un défenseur
42:20la contradiction
42:21l'esprit critique
42:22voilà
42:23à Nyssa
42:23on se retrouve quand ?
42:24on se retrouve demain
42:25bien évidemment
42:26avec un immense plaisir
42:28merci à tous
42:29d'être restés avec nous
42:30tout au long de cette émission
42:31ne bougez pas d'un iota
42:32tout de suite
42:32Brigitte La Haye
42:33sur un sujet
42:34qui vous intéressera
42:35le libertinage
42:37alors on reste tous
42:38allez à demain
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