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##DROLE_D_EPOQUE-2026-09-01##

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News
Transcription
00:00Bon écoutez, c'est drôle d'époque, il est 7h48 et on va évidemment parler de la campagne présidentielle.
00:06Vous dites, elle est vraiment lancée et les promesses électorales s'écrivent sur le tableau des candidats de gauche.
00:12Oui, de gauche, du centre aussi, un jour de rentrée scolaire pour près de 12 millions d'élèves,
00:17mais aussi rentrée pour la démagogie politique, pour certains.
00:21Je parle des promesses, des hausses à deux chiffres des salaires des enseignants.
00:25Alors, il y a Raphaël Glucksmann, il y a Marine Tondelier, mais il y a aussi Édouard Philippe, il y
00:29a aussi Gabriel Attal.
00:30Glucksmann, par exemple, il annonce une hausse d'au moins 10%, jusqu'à 25% pour certains enseignants, estimée à
00:376 milliards d'euros.
00:38Bon, Marine Tondelier, de son côté, propose 15% en 5 ans en plus de l'inflation.
00:43Deux propositions qui arrivent évidemment pile à la rentrée, comme un refrain bien rodé de campagne.
00:49On aime les profs, on les défend, on le reprend, mais mieux, bon, très bien.
00:52Mais la question reste quand même, Jacques, et elle est brutale, avec quel argent ?
00:57L'État français n'a plus un euro dans la poche.
01:00La dette publique, bon, vous le connaissez, le chiffre 3500 milliards d'euros, le déficit de 5%,
01:05les charges d'intérêt, plusieurs dizaines de milliards.
01:07Dans ce contexte, promettre des milliards supplémentaires aux enseignants,
01:11sans expliquer clairement d'où ils sortent, c'est faire de la politique spectacle.
01:16Oui, mais tout de même, les conditions de travail sont dégradées pour des enseignants aux rémunérations peu attractives.
01:21Oui, oui, moi je m'inscris dans ce que vous venez de dire.
01:24On peut évidemment trouver légitime de revaloriser un métier en tension, celui des enseignants,
01:29d'attirer des candidats et de retenir ceux qui sont en poste.
01:32Personne, pas moi, ne conteste que les conditions de travail et le pouvoir d'achat des enseignants posent problème.
01:37Même si le salaire moyen tourne autour, alors le chiffre paraît extravagant,
01:41mais j'ai vérifié, de 3000 euros, mais ça masque une grande diversité,
01:44notamment pour les contractuels, par exemple.
01:46On peut être contractuel à vie dans l'éducation nationale et on ne gagne pas cette somme-là.
01:50Mais une promesse de hausse salariale qui n'est pas financée, n'est pas une mesure, c'est un chèque
01:54en bois.
01:55Elle se paiera comment ? Par de nouveaux impôts.
01:57C'est déjà très élevé, on est les champions du monde, 46%.
02:00Elle se paiera comment cette hausse des salaires annoncés ?
02:03Par plus de dettes, par des économies ailleurs.
02:06Pourquoi pas, mais personne ne les nomme ces économies.
02:10Glucksmann et Tondelier ne sont pas les seuls à faire ce genre d'annonce.
02:13Je vous le disais, Edouard Philippe, Gabriel Attal, des hausses de 15 à 20%.
02:16Chacun veut apparaître évidemment comme le défenseur de l'école et veut flatter sa base électorale.
02:21Mais tant que personne n'explique concrètement quelles dépenses on coupe
02:24ou quelles réformes de structure on assume,
02:26ces promesses resteront ce qu'elles sont, Jacques.
02:29Des mots destinés à séduire un électorat, pas un plan sérieux pour les finances publiques.
02:33On ne construit pas, on ne reconstruit pas l'école en creusant encore le trou du béant du budget.
02:39Mais on le fait en disant la vérité, sur les moyens disponibles, en faisant des choix.
02:43Pour l'instant, on entend surtout des promesses.
02:45Du côté du financement, c'est les abonnés absents.
02:48Merci infiniment, Éric Revelle, pour ce regard de drôle d'époque.
02:52Et bien sûr, je le dis, on vous retrouve sur l'application et sur le site internet sudradio.fr.
02:59Et on vous retrouve, il faut en prendre l'habitude.
03:01Désormais, on vous retrouve, vous, chroniqueurs, éditorialistes.
03:05On vous retrouve tout à l'heure pour le débat des éditorialistes.
03:07Éric, vous serez avec Elisabeth Levy.
03:09Le grand face-à-face, c'est à 9h.
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