- il y a 7 semaines
Sébastien Chenu, vice-président du RN, était l'invité de BFMTV ce lundi 31 août.
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00:00Ce débat qui aujourd'hui a été lancé par le Rassemblement National et qui veut faire tomber le voile,
00:05le RN qui veut, s'il arrive au pouvoir, interdire les signes religieux dans la rue,
00:11mais surtout mettre à l'amende ceux qui porteraient le voile.
00:13Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National sur BFM TV.
00:17L'interdiction du voile dans l'espace public, du voile islamiste, est soutenue par 60 à 70% de Françaises
00:23et de Français
00:24qui sentent bien que derrière ce symbole, c'est pas seulement une liberté vestimentaire,
00:28c'est une idéologie qui est contraire à ce que la France a porté depuis des années.
00:32Nous allons évidemment combattre l'idéologie islamiste et nous sanctionnerons le port du voile
00:39aussi en solidarité avec toutes les femmes à travers le monde qui sont forcées à le porter et qui meurent
00:44pour avoir cette liberté.
00:45Vous avez des gens qui ne mettent pas leur ceinture de sécurité, quand ils ne mettent pas leur ceinture de
00:48sécurité, ils ont une amende.
00:49Parce qu'il y a des femmes qui portent le voile alors qu'il est interdit, elles auront une amende.
00:53– On va en parler avec Sébastien Chenu, député vice-président de l'Assemblée Nationale, vice-président du Rassemblement National.
01:00Bonsoir, monsieur le député.
01:01– Pourquoi remettre cette idée d'interdiction du voile dans le débat de cette rentrée ?
01:06Parce que vous avez l'impression d'être un peu oublié, on parle beaucoup d'Edouard Philippe, de Gabriel Attal,
01:10des autres.
01:10Il fallait se remettre sur les fondamentaux, c'est ça ?
01:14– Non, non, mais cette disposition qui dépasse d'ailleurs simplement le voile, elle existe depuis 2022 dans notre programme.
01:21Quelle est la logique de tout cela ?
01:24Nous, on veut lutter contre l'islamisme et en cela on fait d'ailleurs la différence entre l'islam et
01:30l'islamisme.
01:31Et on considère que l'islamisme, l'islam radical, représente une menace dans le pays.
01:36Et cette menace, elle est toujours d'actualité.
01:38Et à partir du moment où on veut lutter contre cette idéologie, eh bien il faut la définir,
01:44il faut en définir son mode d'expression, ses représentations, ses financements, ses relais, pour l'interdire.
01:51– Le voile porté par une femme est un symbole de l'islamisme.
01:56– Évidemment, évidemment qu'aujourd'hui le voile tel que nous le connaissons,
02:00porté ou revendiqué ou parfois imposé à des jeunes filles, est le symbole de cet islam radical.
02:06– Imposé, imposé.
02:08– Imposé, parfois ou parfois choisi.
02:10Quand il est choisi, c'est une rupture évidente, une façon de dire
02:14« je ne me reconnais pas dans cet État républicain »
02:17– C'est une liberté aussi.
02:18– Puisque c'est une soumission, c'est une liberté.
02:20– Il y a une liberté religieuse, bien entendu.
02:22Mais nous, nous considérons qu'elle est l'étendard de la soumission des femmes à la loi islamique.
02:28Vous savez que dans la religion musulmane, rien n'oblige à se couvrir.
02:31Donc, les gens qui en font la promotion sont des gens qui souhaitent envoyer un message de radicalisation,
02:38de rupture avec le pays.
02:39– Une femme qui porte le voile dans la rue, c'est une menace pour la République ?
02:43– C'est une volonté de ne pas être en accord avec les valeurs de la République.
02:48Ça, c'est une évidence.
02:50Et pour tout vous dire…
02:51– Cette femme est peut-être une citoyenne française, elle paye ses impôts,
02:55elle respecte la loi, elle décide personnellement de porter un voile,
02:59et c'est une menace, c'est-à-dire qu'on serait bien fragile de se sentir menacé
03:03quand même par cette femme qui porte le voile.
03:04– Monsieur Truchot, il y a beaucoup de gens qui payent leurs impôts
03:06et qui sont très menaçants pour le pays, on pourrait en faire des listes.
03:12Simplement, projetons-nous.
03:13Il y a quelques années, moi vous savez, je suis né dans l'Oise.
03:15Je connaissais très bien Ernest Chénière, le principal du collège Avest de Creil.
03:19Les deux petites filles voilées, dans les années, fin des années 80,
03:23ont été le premier symbole finalement de l'antrisme des frères musulmans
03:27dans la sphère la plus visible de la société.
03:32Et depuis, ça n'a cessé d'augmenter.
03:34À la fin, vous vous retrouvez avec quoi ?
03:36Avec une société qui est communautarisée, à l'anglo-saxonne.
03:40Eh bien nous, nous ne défendons pas ce modèle.
03:42Nous, nous considérons que c'est un mauvais modèle
03:44que d'avoir une société communautarisée,
03:46dans laquelle la femme doit se couvrir.
03:48Car lorsque vous couvrez les corps, vous couvrez les esprits.
03:51Alors il y a aussi un avantage à l'interdiction du voile dans la société.
03:55C'est que ça va libérer des jeunes filles.
03:57Il y a des jeunes filles qui se font imposer le voile
03:59par une pression, qu'elle soit physique, intellectuelle, que sais-je.
04:05Eh bien elles vont, grâce à cette loi aussi,
04:07trouver la possibilité d'enlever le voile.
04:08Et vous n'interdisez qu'un seul signe religieux dans l'espace public ?
04:11Vous n'interdisez pas les autres ?
04:12Non mais vous n'avez pas compris.
04:13Parce que Maud Bréjean ce matin disait
04:15si on met en place à telle mesure,
04:17il va falloir interdire l'ensemble des signes religieux visés dans l'espace public.
04:21C'est grave pour la porte-parole du gouvernement d'être dans ce niveau-là.
04:23Je viens de vous expliquer que c'était l'étendard de l'islamisme.
04:27Le reste ne sont pas les étendards d'idéologies mortifères.
04:32L'islamisme est une idéologie qui fait des morts dans notre pays.
04:35Je ne crois pas que les autres idéologies qui découleraient de religions en soient là.
04:42Donc nous luttons contre l'islamisme, pas contre l'islam, la religion de l'islam.
04:47Chacun peut la pratiquer comme il veut, comme il se doit.
04:49Nous sommes dans un état laïque, aucun problème.
04:51Ce n'est pas aux mineurs dans ce cas-là qui, elles, en effet, se le font imposer.
04:54Parce que c'est un adulte qui choisit.
04:56Mais on peut considérer que des femmes adultes choisissent en connaissance de cause davantage.
05:01Mais madame, d'abord, pourquoi les limiter ?
05:03L'argument peut être également inversé.
05:05Pourquoi ne limiter qu'aux mineurs lorsqu'on veut se débarrasser
05:08dans une société de l'étendard de l'islamisme ?
05:11Mais la chose la plus simple, je vais vous dire,
05:13c'est encore ce que disait Jordan Bardella,
05:14c'est que ça va ouvrir ce sujet de société.
05:17On va le mettre sur la table.
05:18Ce sont les Français, et dans notre projet de loi,
05:21il n'y a pas que le voile pour lutter contre l'islam radical,
05:24la fermeture d'un certain nombre de mosquées salafistes.
05:26Ça sera dans un référendum, c'est ça, Soumy ?
05:28Mais oui, c'est un autre référendum qui n'a rien à voir avec le référendum sur l'immigration.
05:32C'est un autre référendum qui est lutter contre l'idéologie islamiste.
05:35Qui sera anti-constitutionnelle selon de nombreux constitutionnalistes.
05:38Nous avons regardé les choses aussi.
05:40Il y a un débat quand même sur les constitutionnels.
05:41Mais ça, vous savez, c'est toujours les arguments pour rien faire.
05:44On vous dit, mais ce sera anti-constitutionnel.
05:45On a regardé, vous savez qu'il y a une loi en 2010, celle qui interdit le fait de se
05:49couvrir intégralement.
05:51Le NICAB, il est interdit dans notre pays.
05:53Déjà, le Conseil constitutionnel s'est prononcé là-dessus.
05:56Ce qui pouvait poser problème, c'était, est-ce que ça crée un trouble à l'ordre public ?
05:59Eh bien, le Conseil constitutionnel, nous l'avons vérifié, a élargi cette notion.
06:03Les traités européens également ont donné de la marge à toutes ces notions.
06:09Donc pour nous, ça passe.
06:10Et les Français auront le choix de pouvoir le voter ou pas.
06:12Je vous rappelle qu'il y a des pays qui sont sur le même chemin.
06:15La Belgique flamande, le côté flamand de la Belgique, a pris le même chemin avec une loi sur le NICAB
06:20et regarde beaucoup ce que nous faisons en France.
06:23Mais il n'y a aucun autre pays au monde qui le fait pour l'instant, qui n'a interdit
06:25le voile dans l'espace public pour l'instant.
06:27Donald Trump et d'autres n'y ont pas pensé.
06:29Sur le voile intégral, oui, mais avec la multiplication de ces cas revendiqués, de ces étendards de l'islamisme,
06:37peut-être qu'effectivement d'autres prendront le même chemin.
06:39En tous les cas, il y en a qui nous regardent avec beaucoup d'intérêt.
06:41Eh bien justement, voyons avec Raphaël Grabli maintenant dans l'Effet Grabli,
06:45que le Rassemblement national et le voile, bonsoir Raphaël.
06:48Bonsoir.
06:49C'est une longue histoire politique quand même.
06:52Oui, une longue histoire, une histoire d'ailleurs assez simple.
06:54Sur le papier, en fait, dès 2012, Marine Le Pen se prononce pour l'interdiction dans la rue du voile
07:00et de la kippa d'ailleurs à l'époque, une position qu'elle maintient uniquement pour le voile en 2017
07:05et en 2022.
07:06Et voici ce qu'elle disait il y a cinq ans, à quelques jours du premier tour,
07:10c'était le 4 avril 2022 face à Apolline de Malherbe.
07:14Vous interdirez le port du voile partout, sauf à la maison quoi.
07:17Oui, oui, j'interdis le port du voile dans l'espace public.
07:19C'est-à-dire qu'en réalité, j'élargis la loi d'interdiction du voile de l'école
07:25pour qu'elle touche l'intégralité de l'espace public.
07:29Alors ça, c'est pour la théorie.
07:31En pratique, ça peut se compliquer.
07:32Un quelques jours plus tard, on est le 15 avril 2022.
07:35Marine Le Pen fait campagne à Pertuis, dans le Vaucluse.
07:39Une femme voilée l'interpelle devant les caméras.
07:42Je suis une fille d'annonce, c'est un combatant de l'armée française
07:44qui a fait 15 ans de service militaire.
07:46J'ai commencé à porter le voile une fois que je suis une femme âgée maintenant.
07:50Je n'ai pas 50 ans, je n'ai pas 60 ans.
07:52C'est un signe d'être grand-mère.
07:54Alors dès le lendemain, Marine Le Pen, elle est interrogée sur cet échange
07:58et elle revient avec une position qui est légèrement plus nuancée.
08:02Je sais très bien quels sont les problèmes qui sont liés au voile.
08:06Je sais très bien qu'il y a des femmes âgées qui le mettent
08:10parce que ça correspond pour elles à un moment de leur vie
08:14et qu'elles sont devenues grand-mères et que ça n'a pas la même signification
08:18que les jeunes femmes à qui on force de le mettre.
08:22Donc si on résume, il y a le voile acceptable, celui des grands-mères,
08:25et puis le voile qu'il faut combattre, celui des islamistes.
08:28Alors comment fait-on la différence entre les deux ?
08:30Alors c'est assez difficile en tout cas si on écoute certains policiers,
08:33ceux qui donc devraient mettre des amendes in fine aux femmes voilées dans la rue.
08:37Alors figurez-vous que ce n'est pas moi qui le dis, ça.
08:39C'est Jordan Bardella qui le disait face à vous deux d'ailleurs, Alain et Olivier.
08:42C'était dans les GG le 19 mars 2025.
08:45Écoutez Jordan Bardella.
08:46Évidemment, l'interdiction dans la rue, ça ne se fait pas du jour au lendemain.
08:49Il suffit d'aller discuter avec des policiers en Seine-Saint-Denis par exemple,
08:52dans des territoires qui sont très communautarisés.
08:54L'application est compliquée.
08:56L'application est compliquée.
08:56Donc je pense qu'il faut y aller étape par étape.
08:59Donc Jordan Bardella qui admet que c'est compliqué.
09:01J'ai une question pour vous Sébastien Chenu.
09:04Je voulais vous montrer à l'écran, vous allez voir apparaître,
09:07quatre femmes différentes qui ont un point commun quand même,
09:10qui ont la tête couverte.
09:12Alors j'ai une question à vous poser.
09:13Si demain le voile était interdit dans la rue,
09:16lesquelles seraient sanctionnées ?
09:18Ça c'est le travail du législateur, voyez-vous.
09:20Ou le travail des Français qui choisiront...
09:23Là-dessus vous ne sauriez pas dire...
09:24Je ne vais pas me prononcer pour ne pas tomber dans le piège.
09:27D'abord je vois qu'il y a du personnel religieux là-dedans,
09:29sur les quatre photos que vous me présentez.
09:30Oui, il y a une bonne soeur, oui.
09:31Donc vous mettez déjà des gens qui n'ont rien à faire ensemble.
09:34Le personnel religieux n'est évidemment pas touché.
09:38Donc vous voyez, ce genre de petit piège est vraiment lamentable.
09:40Si on enlève la bonne soeur...
09:41Non mais si on enlève la bonne soeur, les trois autres...
09:43Donc moi le législateur se prononcera,
09:45mais vous voyez que déjà, vous attaquez le sujet
09:48par l'argumentation de tous ces gens qui ne veulent rien faire.
09:51En fait c'est toujours pareil.
09:52Non mais je vais terminer.
09:53Parce qu'on nous dit, ah mais c'est compliqué,
09:55ah mais c'est impossible de le faire.
09:58Non, non, non.
09:58Mais monsieur, que ce soit compliqué dans notre pays d'appliquer la loi
10:02et de la faire respecter,
10:04oui c'est une évidence.
10:05Vous voyez le nombre de refus d'obtempérer,
10:07quand il y a un refus d'obtempérer le nombre de jeunes
10:09qui se mettent autour des forces de l'ordre,
10:12qui sont en train d'essayer de dresser un procès verbal.
10:14Oui, la notion d'ordre public dans notre pays,
10:17elle est effectivement difficile à maintenir.
10:19Et nous on est...
10:20Pourquoi on s'engage ?
10:21Pour rétablir cette notion d'ordre public.
10:23Donc oui, c'est difficile.
10:25Vous savez, je disais tout à l'heure,
10:29j'expliquais que j'avais reçu une proposition d'une députée LR
10:31qui disait, cet été, même Corneloup, députée LR,
10:35elle avait probablement s'ennouillé pendant les vacances,
10:37elle nous proposait de signer sa proposition de loi
10:39pour l'interdiction de fumer dans sa voiture.
10:42Il faut vraiment être à côté des problèmes de la société
10:44pour proposer ça.
10:46Mais madame Corneloup, comment elle fait appliquer
10:47l'interdiction de fumer dans sa propre voiture ?
10:50On a mis, monsieur, des amendes à des gens
10:52qui ne portaient pas le masque.
10:53On a mis des amendes à des gens
10:56qui ne sortaient pas de chez eux
10:57sans avoir fait signer un papier.
10:59Donc vous voyez, effectivement,
11:00une société qui se tient debout,
11:02c'est une société qui édicte des lois,
11:04qui sait les faire appliquer,
11:05et nous considérons qu'effectivement, nous soutiendrons
11:07la police de France pour faire appliquer.
11:08Mais justement, écoutez à ce représentant policier
11:10à propos de cette perspective législative.
11:14C'est très compliqué également
11:15de verbaliser quelqu'un qui a le voile intégral.
11:18Parce que tout de suite,
11:18quand vous arrivez à deux ou trois policiers,
11:21vous avez beaucoup de gens qui viennent autour,
11:22vous avez plein de personnes qui se mettent au milieu
11:25en disant « mais vous n'avez pas autre chose à faire
11:27que verbaliser quelqu'un qui a un voile intégral ».
11:29C'est déjà très compliqué dans l'application.
11:32Et il y en a assez peu d'amendes qui soient émises.
11:35Alors il y en a encore quelques-unes,
11:36parce que parfois, franchement, il faut qu'on le fasse.
11:39Mais je ne vous le cache pas, déjà, c'est compliqué.
11:41Alors imaginez si c'est simplement pour un voile
11:43où on voit le visage de la personne.
11:45Franchement, je crois que quand on est flic,
11:46on a bien d'autres choses à faire
11:48que ce genre de contraventions.
11:51– Que répondez-vous à ce policier ?
11:52– Deux choses.
11:53D'abord, moi, je fais confiance à la police de mon pays
11:55sur le discernement.
11:56C'est-à-dire ce qu'on demande dans l'application de la loi.
11:59Faites preuve de discernement.
12:00Et les policiers de France font preuve,
12:02dans tous les cas où ils sont confrontés dans la vie quotidienne,
12:04à cette notion de discernement.
12:05– On leur demande déjà beaucoup aux policiers.
12:07– Mais on va beaucoup les aider aussi.
12:09Mais nous, on va être beaucoup en soutien des policiers.
12:12– Vous allez embaucher davantage les policiers ?
12:14– Oui, et là, si on enlève la bonne sœur,
12:16comment ils vont faire le discernement entre les trois autres ?
12:18– Monsieur, moi, je fais confiance à la police de mon pays.
12:21– Mais là, c'est concret.
12:21– Et je peux vous dire, quand vous vous baladez dans la rue
12:24et vous voyez une jeune fille qui est voilée,
12:25vous dites « elle est voilée ».
12:26Et en réalité, il y a assez peu de probabilités pour que vous…
12:29– Mais c'est fait de cette jeune fille.
12:30– Oui, mais c'est fait de cette jeune fille.
12:32– D'ailleurs, vous l'avez bien vu,
12:34j'ai tout de suite dit qu'il y avait entre les quatre
12:35et qu'il y avait entre une personne qui était du personnel religieux.
12:37– Oui, mais les trois autres, j'ai fait…
12:38– Les trois autres, mais les trois autres.
12:39– Elles ont des voiles.
12:40– Et bien, j'ai fait de discernement.
12:43– Donc, elles sont verbalisables.
12:44– J'ai fait de discernement.
12:45Le voile religieux…
12:46– Elles sont verbalisables.
12:46– Oui, elles sont verbalisables.
12:47– Les trois.
12:48– Et religieux, évidemment.
12:49– Alors, je précise juste qu'effectivement, à gauche,
12:51la jeune femme porte un voile islamique.
12:54Juste à sa droite, c'est un voile qui est porté notamment
12:56par certaines jeunes femmes juives.
12:59– Mais au milieu, c'est une dame qui a un turban.
13:01Ça n'a rien à voir avec le voile, déjà.
13:02– Non, non.
13:03Et tout à droite, c'est une femme qui porte un foulard
13:05pour chimiothérapie, qui est vendue.
13:07J'ai trouvé ces modèles sur un mago.
13:08– Il faut faire preuve de discernement.
13:10Et la dame vous répondra si vous l'interrogez.
13:13Monsieur, je porte un foulard parce que j'ai une chimiothérapie.
13:15Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles.
13:17Il y a eu la même chose pour l'ABAIA.
13:19Ce n'est pas moi qui l'ai défendu, d'ailleurs.
13:20C'était Gabriel Attal.
13:21On disait, ah, mais vous allez mesurer la longueur.
13:23Non.
13:23– Vous avez demandé des certificats médicaux ?
13:25– Les principaux de collège savent très bien,
13:27et d'ailleurs, ça se passe plutôt bien, j'ai l'impression,
13:30savent très bien interdire une ABBAIA.
13:31Il faut arrêter de se réfugier derrière des argumentations
13:34qui sont souvent stupides ou ridicules ou caricaturaux
13:38pour dire ne rien faire.
13:39Moi, je vous le redis, il faut envoyer un signal fort, immédiat,
13:44si on ne veut pas se retrouver dans le cadre d'une société
13:45qui soit communautarisée à l'anglo-saxonne.
13:48– J'ai une précision à vous demander.
13:49Pour le sport sur le voile, est-ce que vous voulez aussi l'interdire
13:52dans toutes les compétitions sportives, y compris au niveau amateur,
13:56et faire une loi en ce sens ou pas ?
13:57– Non, mais si le voile est interdit dans la société française,
14:00il est interdit dans tout ce qui est, dans tout l'espace public,
14:03le sport aussi, bien entendu.
14:04– Dans toutes les compétitions sportives,
14:05parce que pour l'instant, ce n'est pas le cas.
14:06– Oui, madame, bien sûr, ce n'est pas le cas du tout dans le pays, d'ailleurs.
14:09Si le voile est interdit, il est interdit.
14:11Quand on vous dit de mettre votre ceinture de sécurité,
14:13vous mettez votre ceinture de sécurité à la ville et à la campagne.
14:16Donc vous voyez, s'il y a une loi,
14:18elle s'applique sur l'ensemble du territoire.
14:20« Fuck Marine Le Pen » projeté dans un concert,
14:24un festival de rock, c'est de la liberté d'expression ?
14:27– C'est surtout d'abord de la vulgarité la plus insigne.
14:32– Ça a été posté par Mathieu Pigasse,
14:34qui est le financeur qui finance le rock-en-scène.
14:37– Comme quoi, Mathieu Pigasse, le financeur,
14:39pas uniquement de rock-en-scène, probablement de LFI aussi,
14:41en tous les cas, le sponsor, au moins intellectuel,
14:44le milliardaire ami de la France Insoumise,
14:46ne fait pas partie des nuisibles que la France Insoumise
14:49se condamne.
14:49Vous savez, pour eux, il y a des bons milliardaires.
14:51– Il n'est pas milliardaire, il est millionnaire.
14:52– Il est millionnaire, excusez-moi cette nuance.
14:54– C'est important.
14:55– Disons qu'il n'a pas trop de problèmes de ce côté-là.
14:59Il fait partie, en tous les cas, des nuisibles acceptables
15:01de la France Insoumise.
15:02Et je pense que c'est le degré zéro du débat public, ça.
15:05C'est le degré zéro du débat public.
15:06– Ça veut dire que les artistes vont se mobiliser ?
15:09– Mais chacun dit ce qu'il veut dans le pays.
15:10Et si ces individus pensent qu'ils vont faire bouger une seule voix
15:14parce qu'ils écrivent « fuck Marine Le Pen »,
15:16je les plains.
15:17Parce que si c'est ça pour eux faire une campagne
15:19et penser convaincre quelqu'un avec « fuck Marine Le Pen »,
15:22écoutez, sincèrement, s'ils en sont là,
15:24je me fais du souci pour eux.
15:25– Mais tiens, justement, ça c'est l'avant,
15:28c'est en campagne.
15:29Mais si Marine Le Pen arrive au pouvoir,
15:31vous avez entendu notamment Marine Tonnelier
15:32et d'autres personnes aussi à la France Insoumise
15:35dire « non, on entrera en résistance ».
15:37Ça ne se passera pas comme ça, on fera ce qu'il faut.
15:39Il y aura même des appels à la désobéissance,
15:42désobéissance civile contre l'élection de Marine Le Pen.
15:44Qu'est-ce que vous leur dites ?
15:45– Quand on est républicain,
15:46et ces gens-là décernent des brevets de républicanisme
15:48à peu près à tout le monde,
15:49ce sont eux qui décident qui est républicain,
15:51qui ne l'est pas dans le pays.
15:52Quand on est républicain,
15:53on accepte le résultat des élections.
15:56Moi, je n'ai jamais remis en cause
15:57l'élection d'un député de la France Insoumise.
15:59– La liberté de manifester ou d'être contre.
16:00– Alors ça, c'est autre chose.
16:01Vous pouvez manifester, vous vous exprimer,
16:03y compris effectivement le lendemain.
16:05– Mais la désobéissance civile, ce n'est pas pareil.
16:06– Ça, c'est autre chose.
16:07C'était ce que disait M. Balibagayoko,
16:09c'est ce que dit Marine Tondelier ou Mathilde Padeau.
16:11C'est-à-dire que ce sont des gens
16:11qui refusent le résultat d'une élection
16:14et qui donc sont eux-mêmes disqualifiés
16:16quelque part pour participer au débat public.
16:18Vous ne vous engagez pas dans le débat public
16:20en disant que si le résultat ne vous convient pas,
16:22vous allez le contester,
16:24y compris dans la rue,
16:25y compris d'une façon violente.
16:27Ces gens sont en train de se révéler
16:28pour ce qu'ils sont,
16:29c'est-à-dire que ce ne sont pas des démocrates.
16:31– Ce sont des facsieux.
16:32– Ce ne sont pas des républicains.
16:33Ils sont habités en tous les cas par une idéologie
16:36qui fait que lorsque les résultats,
16:37la volonté populaire à être exprimée,
16:39ne leur convient pas,
16:40eh bien ils veulent empêcher le peuple
16:42de pouvoir jouir du résultat de cette élection.
16:45– Vous qui êtes un élu du Nord,
16:47vous avez dû apprécier Édouard Philippe
16:48et Gérald Darmanin en train de faire des frites.
16:51Édouard Philippe a appris.
16:53– Je vois qu'on est sur les sujets de fond.
16:54– C'est en tout cas l'une des images
16:57de la campagne de ce week-end.
16:58– Je vais vous dire.
17:00– Elles sont bonnes ces frites, là, au fait ?
17:01– D'abord, ça m'a fait penser,
17:04évidemment, à l'image de Donald Trump
17:06qui faisait ça.
17:07Et j'avais entendu ce qu'on disait de Donald Trump.
17:09Oh, mais quel populisme, quel scandale,
17:12regardez-le, il va dans un McDo faire des frites,
17:15c'est indigne, etc.
17:16Édouard Philippe, c'est très drôle,
17:18c'est très sympathique, c'est une mise en scène.
17:20Et moi, je vais vous dire,
17:21je l'ai écrit sur les réseaux sociaux,
17:22moi, voyez-vous, dimanche,
17:24j'étais dans ma circonscription du Nord,
17:26j'étais dans une friterie,
17:27friterie, dans la bonne ville de main,
17:28et c'était une association caritative
17:30qui faisait des frites,
17:31pour les vendre, évidemment,
17:33au bénéfice de ces actions.
17:34Et donc, dans le Nord,
17:36quand les gens font des frites,
17:37ils en font ou quand ils en consomment,
17:38c'est probablement souvent pour leur plaisir,
17:40mais c'est aussi parfois,
17:41comme je peux le citer avec la ville de main,
17:44pour de bonnes actions,
17:45pas pour faire de la com politique,
17:46pour essayer de faire passer pour populaire,
17:49quelqu'un qui considère simplement
17:50que les Français doivent s'incliner
17:51lorsqu'ils passent sur son bilan catastrophique.
17:53– Comment vous jugez son entrée en campagne,
17:55justement ?
17:55– Nul.
17:57Une nullité,
17:57mais j'ai rarement vu ça.
17:59Mais enfin,
17:59qui a envie de voter Edouard Philippe ?
18:00La réalité, c'est que…
18:01– Visiblement,
18:02c'est le mieux placé pour être le second tour
18:05à côté de Marine Le Pen.
18:05– Oui, puisque visiblement,
18:06il est au coude à coude,
18:07maintenant, avec Mélenchon.
18:08Et ce n'est pas avec ce genre d'avatar,
18:10de communication,
18:11en essayant de se faire passer.
18:12Vous savez, dans la vie,
18:13il ne faut pas se faire passer
18:14pour ce qu'on n'est pas.
18:15Voilà.
18:16– Il s'est passé pour qui ?
18:17– C'est un techno qui a un air sérieux,
18:21mais qui, lorsqu'il a eu les leviers de commande,
18:24c'était un fiasco total.
18:27Et aujourd'hui, il essaie de se faire passer
18:29pour un mec sympa, populaire.
18:31Il n'est pas ça.
18:32Ce n'est pas grave.
18:33Il a probablement d'autres qualités.
18:34– Et vous, ce qui vous manque,
18:35ce n'est pas le côté sérieux, à l'inverse ?
18:36Quand vous essayez justement de dire
18:38que vous ferez des économies,
18:39que vous ferez la règle d'or budgétaire.
18:40– Eh bien, vous avez tout à fait raison.
18:42Nous sommes en train de démontrer notre sérieux.
18:44– Ah bon ?
18:44– C'est sûr que ce n'est pas ces gens-là
18:45qui peuvent vous démonter leur sérieux ?
18:46– Non, mais attendez.
18:47– Est-ce que c'est, pardon M. Chenu,
18:48est-ce que c'est sérieux de dire
18:50à la fois on va faire 125 milliards d'euros d'économies,
18:54mais en même temps on va maintenir la retraite à 62 ans ?
18:57Là, vous êtes dans le « en même temps ».
18:58– Oui, c'est tout à fait sérieux.
18:59Je vais vous expliquer pourquoi d'ailleurs.
19:02Terminons sur M. Philippe ou M. Attal.
19:05– Non, mais je rebondissais sur le deuxième ordinateur.
19:06– Mais j'y viens aussi.
19:07Ce ne sont pas ces gens-là
19:08qui peuvent aujourd'hui faire la leçon du sérieux.
19:11Ils ont ruiné notre pays,
19:123500 milliards d'euros d'euros.
19:13– Non, mais ils sont disqualifiés
19:15pour expliquer ce qu'il n'est pas.
19:16– Est-ce qu'on est sérieux en disant
19:17on va faire 125 milliards d'euros d'économies,
19:19mais en même temps la retraite ça sera 62 ans
19:21alors qu'on vit de plus en plus vieux ?
19:22– Vous mettez en parallèle deux choses différentes.
19:24La première, c'est la règle d'or
19:26et les 125 milliards d'euros d'économies.
19:28125 milliards d'euros d'économies sont en 5 ans,
19:30c'est les 25 milliards d'euros d'économies par an.
19:32Donc nous les avons calculés,
19:33ils seront présentés par Jean-Philippe Tanguy
19:35au moment du débat budgétaire.
19:36Vous saurez exactement ce que nous voulons faire
19:38comme économie,
19:39même si vous avez déjà
19:40un certain nombre d'indices, de pistes
19:42puisque ce n'est pas nouveau
19:43à chaque débat budgétaire,
19:44nous fléchons et nous expliquons
19:45là où nous voulons faire des économies.
19:47À côté de ça,
19:48à côté de cette règle
19:49qui sera la technique,
19:51eh bien il y a la pratique
19:52et les économies que nous allons faire.
19:53Et ça, ça donne de la fiabilité.
19:55Et à côté de ça,
19:56nous avons un projet de société.
19:57Ce projet de société,
19:58c'est effectivement la réforme des retraites.
20:00Si vous avez commencé avant 20 ans,
20:02vous avez vos 40 annuités,
20:03vous partez à 60 ans
20:04et ensuite à 62 ans avec 42 annuités.
20:07C'est un choix de société,
20:099 milliards d'euros,
20:10on sait le financer.
20:12Merci Sébastien Chenu,
20:13député vice-président du RAC.