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  • il y a 12 minutes
Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président du RN et vice-président de l'Assemblée nationale, était l'invité de BFMTV ce mardi 24 février

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Transcription
00:00Tout de suite, l'invité du jour, il est vice-président de l'Assemblée Nationale, vice-président également justement du
00:06Rassemblement National,
00:07puisque c'est Sébastien Chenu qui nous rejoint à présent, député du Nord.
00:11Le temps que la place se fasse un peu devant vous, M. Chenu, bonsoir, soyez le bienvenu.
00:16Bonsoir.
00:17On va parler dans quelques instants de ce qui s'est passé à l'Elysée aujourd'hui,
00:21ces dissolutions, le gouvernement qui saisit la justice sur la jeune garde.
00:25Mais vous avez peut-être entendu les mots du chef de l'État aujourd'hui qui a dit « je
00:29m'inquiète un peu du climat global »
00:31et « je m'inquiète notamment pour la campagne électorale qui est censée battre son plein,
00:36même si on parle un peu moins des municipales en ce moment et beaucoup plus de ce qui s'est
00:39passé et de la mort de Quentin ».
00:41Est-ce que vous aussi ce soir, vous voulez peut-être débuter cet entretien par un appel au calme ?
00:46Oui, enfin, moi je pense que le climat politique qui s'est beaucoup détérioré, il est dû à plusieurs éléments.
00:54Effectivement, une extrême-gauche violente, c'est ce qui saute aux yeux de tous les Français depuis le meurtre de
01:00Quentin.
01:00Mais aussi un pouvoir politique avec Emmanuel Macron qui n'a pas pris la mesure de cela
01:05et qui même d'abord a permis de faire élire cette extrême-gauche violente,
01:09mais lorsque nous l'avons alertée sur la nécessaire dissolution des mouvements violents,
01:14qu'ils soient d'extrême-gauche ou d'extrême-droite.
01:16Je rappelle que Marine Le Pen, il y a plusieurs années, c'était Elisabeth Borne qui était alors Premier ministre,
01:20a demandé, Jean-Philippe Tanguy avait co-signé d'ailleurs ce courrier,
01:24à dissoudre ces mouvements violents, qu'ils soient d'extrême-gauche ou d'extrême-droite.
01:28Évidemment, de cela, rien n'a été fait.
01:31Le gouvernement nous a regardés et puis a continué.
01:34En l'occurrence, la jeune garde a été dissoute par Bruno Rotailleau.
01:37Oui, mais c'est contesté, vous voyez bien que ce n'est pas efficient aujourd'hui.
01:40Vous dites que c'est contesté, il y a eu un recours non suspensé devant le Conseil d'État
01:43et aujourd'hui, le gouvernement saisit donc la justice pour savoir s'il y a une reconstitution de ligue dissoute.
01:48Est-ce que ça, vous le saluez ?
01:50Que le gouvernement saisisse qui de droit, bien entendu.
01:54Mais il y a bien entendu ce que nous, nous appelons à nos yeux une reconstitution de ligue dissoute,
01:59même si le terme fait un peu ancien,
02:01puisqu'il y a aujourd'hui une structure qui s'appelle, je crois, éteigner la flamme, éteindre la flamme,
02:06quelque chose comme ça, qui regroupe les gens de la jeune garde et les jeunes de LFI.
02:10Donc, de toute façon, c'est les mêmes qu'on retrouve là.
02:12– Mais vous voyez, Sébastien, la difficulté, on en parlait notamment avec le commissaire
02:15qui était avec nous il y a quelques instants,
02:16de la difficulté à dissoudre ces groupuscules sans qu'ils reviennent six mois ou un an après,
02:21juste en changeant la couleur de leur capuche.
02:22– Bien sûr, mais…
02:23– Est-ce que notre arsenal aujourd'hui législatif est suffisant ?
02:26Est-ce que dissoudre, c'est assez ?
02:28Avec quelques inconvénients aussi, que soulignait ce commissaire,
02:31c'est que c'est moins facile ensuite pour les infiltrer, par exemple,
02:34quand ils n'ont plus d'existence légale.
02:35– Ce qu'il faut, c'est peut-être aussi adapter l'échelle de peine
02:37et que les peines soient efficientes.
02:39quand on a vu tous les dingues de… c'était quoi ?
02:42Révolution, je ne sais plus qu'à Sainte-Soline, le groupe…
02:45– Les soulèvements de la terre.
02:46– Les soulèvements de la terre ou révolution permanente.
02:48– Je laisse le terme de dingue, mais je donne le nom de…
02:50– Oui, je l'assume parfaitement.
02:51– Ou de voyou, on peut avoir plusieurs termes,
02:55qui frappaient des policiers à Sainte-Soline.
02:58– Et la dissolution a été annulée.
02:59– La dissolution a été annulée.
03:00On peut se dire que que risquent ces gens-là à terme ?
03:03Ont-ils été poursuivis, inculpés ?
03:05Qu'est-ce qu'ils ont pris comme punition ?
03:08Oui, il y a effectivement dans notre pays différentes formes de violences politiques.
03:14Il faut toutes les condamner.
03:14– La dissolution n'empêche pas par ailleurs un processus judiciaire
03:17et d'éventuelles condamnations.
03:18– Absolument, il faut toutes les condamner, il faut toutes les sanctionner.
03:20Mais en ce qui concerne la contestation de la dissolution de la jeune garde,
03:24LFI conteste cette dissolution.
03:26Donc ça veut dire que Jean-Luc Mélenchon ne s'en cache pas.
03:29Il a redit il y a quelques heures que la jeune garde, ce sont ses amis,
03:31qu'il est fier de les compter comme tels.
03:33Mais je note que des associations comme la Ligue des droits de l'homme
03:36contestent la dissolution de la jeune garde.
03:38C'est quand même inquiétant que des associations de cet acabit
03:42contestent la dissolution de mouvements politiques violents.
03:44– Là, vous parliez de la jeune garde justement.
03:47On sait que deux collaborateurs, ou ex-collaborateurs du député insoumis Raphaël Arnault
03:51sont mis en examen pour meurtre et complicité de meurtre dans l'affaire Quentin.
03:56Du haut du perchoir de l'Assemblée nationale,
03:57est-ce que vous avez vu Raphaël Arnault ces derniers jours ?
04:00– Non, je n'ai pas vu Raphaël Arnault.
04:02Alors il faut dire que ce n'est pas un député très actif.
04:04On ne peut pas dire que Raphaël Arnault se soit illustré
04:07par un investissement parlementaire très important depuis qu'il a été élu.
04:13– Est-ce que vous souhaitez qu'il revienne parce qu'il est député,
04:16qu'il doit sécher, ou est-ce que vous lui demandez de se tenir à l'écart ?
04:18– Non mais je pense que Raphaël Arnault, d'abord la première chose qu'on aimerait entendre
04:22de Raphaël Arnault, c'est le son de sa voix pour dire quelque chose de tout cela,
04:26mais c'est surtout, c'est un chef de milice Raphaël Arnault.
04:29On a bien compris que la jeune garde était la milice de la France insoumise,
04:33c'était son espèce de service d'ordre fantomatique destiné à corriger
04:37tout ce qui n'était pas dans leur ligne politique, à aller faire le coup de poing,
04:42et Raphaël Arnault est le chef de cette milice,
04:45et Jean-Luc Mélenchon a choisi d'en faire un député.
04:48Donc si vous voulez, ça pose quand même de vrais problèmes, de vrais questionnements.
04:53– La France insoumise que vous avez sans doute entendu sur ces plateaux ou ailleurs,
04:56Sébastien Chenu, dit un employeur ne peut pas être responsable de ses employés
05:02et donc de ce qu'ils ont fait à Lyon.
05:04– Ce n'est pas le sujet, ce n'est pas ça, c'est que là,
05:06ce n'est pas le fait que ce soit ses employés uniquement,
05:08c'est que ce sont des militants d'une milice,
05:10des adhérents, je ne sais pas si on adhère,
05:12ou en tous les cas à des membres de cette milice
05:15qui a tué un jeune garçon, un jeune patriote,
05:19qui a tué le jeune Quentin,
05:20et que Raphaël Arnault est le fondateur,
05:24président, je ne sais pas comment on peut l'appeler ça,
05:25en tous les cas la figure de proue de cette milice,
05:28et que la France insoumise non seulement l'a fait élire députée,
05:31mais nous dit, nous sommes solidaires de ces miliciens.
05:33Donc si vous voulez, c'est quand même très problématique dans une démocratie,
05:37pour faciliter des voyous,
05:38et qu'une fois même que ces voyous ont débordé tout ce qui est possible
05:42comme cadre au point de tuer quelqu'un,
05:44la France insoumise s'en déclare encore solidaire.
05:45Est-ce qu'il peut revenir à l'Assemblée ?
05:47Est-ce qu'il y a encore sa place, Raphaël Arnault ?
05:48Je pense que lui-même devrait d'ailleurs démissionner,
05:52rendre son mandat,
05:53et peut-être d'ailleurs provoquer en cela une partielle
05:55et se représenter devant les électeurs,
05:57et si la France insoumise veut le soutenir,
05:59eh bien ils le soutiendront.
06:00Mais ils nous ont déjà fait le coup,
06:01avec Adrien Quatennens qui cognait sa femme,
06:04qu'ils ont mis sous cloche pendant 4 mois et qui est revenu.
06:07Ils nous ont fait le coup avec Andy Kerbrat,
06:09député de Loire-Atlantique,
06:10qui achetait de la drogue à des mineurs.
06:12Là aussi, ils ont toujours été solidaires.
06:14Donc finalement, ils sont solidaires de toute la voyoucratie.
06:17Il n'y a que M. Cotineau,
06:18qui était le candidat LFI pédophile en Loire-Atlantique,
06:22qui visiblement n'est plus très fréquentable,
06:24mais il n'a pas été élu, il faut dire.
06:25Mais sinon, il siégerait probablement dans le groupe des insoumis,
06:27entre ceux qui connaissent leurs femmes,
06:29ceux qui dealent,
06:30ceux qui consomment de la drogue,
06:31ceux qui sont à la tête de milices
06:33et ceux qui, effectivement, sont poursuivis pour pédophilie.
06:37Un mot, Sébastien Chenu,
06:38sur ce qui s'est passé samedi dernier à Lyon,
06:40ce défilé qui a réuni un peu plus de 3 000 personnes,
06:44100 heures, et ça a été dit,
06:46mais avec des saluts nazis,
06:48des cris racistes, homophobes,
06:51qui ont été prononcés.
06:51La justice s'est d'ailleurs saisie.
06:53Est-ce que vous diriez, comme Mathilde Panot,
06:55que c'était un défilé de ligue fasciste ?
06:58Non, mais n'importe quoi.
06:59La ficelle est un peu grosse.
07:00Ils essaient de déplacer les contre-feux.
07:03C'est des gens qui venaient pour s'accueillir
07:05en mémoire de Quentin.
07:07Dans ce rassemblement,
07:08il y avait effectivement quelques gens,
07:10trois, je crois qu'il y a eu trois signalements,
07:11et elle a bien fait, la préfète du Rhône,
07:13de faire ces signalements.
07:14Trois personnes qui se sont comportées
07:16à travers les propos que vous venez de...
07:17ou les signes que vous venez d'expliquer.
07:20Ils doivent être sanctionnés, évidemment.
07:22Durement ?
07:22Ça ne le fait pas.
07:23Durement, bien entendu.
07:24On ne fait pas de signes nazis dans une démocratie.
07:26C'est interdit.
07:26Le dernier qui l'a fait, d'ailleurs,
07:27c'est un député Renaissance, voyez-vous,
07:29dans l'enceinte de l'hémicycle.
07:30Monsieur Réberot avait été sanctionné
07:31pour avoir fait un signe nazi
07:34dans l'enceinte de l'hémicycle.
07:35Donc, il faut les sanctionner.
07:36Ça n'en fait pas un rassemblement de fascistes.
07:38Il y avait beaucoup de familles,
07:39de gens honnêtes qui venaient.
07:41Mais il y a toujours, effectivement,
07:42des gens qui se croient malins
07:44de pouvoir pousser, repousser
07:47les limites de l'acceptable.
07:48Le Rassemblement national avait demandé
07:49à ces cadres de ne pas y aller.
07:51Vous n'y étiez pas.
07:51Il n'y avait pas d'élu de votre parti.
07:53En revanche, plusieurs collaborateurs
07:55ou ex-collaborateurs du RN
07:56étaient présents dans cet hommage à Quentin.
07:58C'est le cas notamment de Vincent Claudin,
08:00qui est assistant parlementaire
08:01de l'une de vos députés.
08:03Il était d'ailleurs l'un des organisateurs
08:04de cette manifestation de Lyon.
08:07Et on a appris qu'il était membre
08:08d'un groupe d'ultra-droite,
08:10dissous en 2025,
08:12il y a moins d'un an,
08:13dissous pour violence
08:14et pour apologie de la collaboration.
08:16Est-ce que vous étiez au courant
08:18de ce passé qui ressurgit aujourd'hui
08:20dans des enquêtes de presse ?
08:21Non, nous n'étions pas au courant
08:22et si nous avions été au courant,
08:24eh bien, il n'aurait pas été embauché.
08:25Parce que nous, à la différence de LFI,
08:27c'est qu'on fait le ménage.
08:29Mais il est toujours embauché.
08:30Mais aujourd'hui,
08:31il n'y a pas visiblement cette structure.
08:33Elle a été dissoute.
08:34Donc, il n'est adhérent de rien du tout.
08:35Et il n'a pas commis de crime.
08:36Il n'a tue personne.
08:37Il a organisé un rassemblement en mémoire.
08:40Donc, je pense que...
08:41Apologie de la collaboration.
08:42Non, mais ça, ça a été dissous.
08:44Donc, aujourd'hui,
08:45au moment où on se parle,
08:46ce type-là n'est adhérent de rien du tout.
08:48Il n'est adhérent d'aucune structure
08:49puisque cette structure n'existe plus.
08:51Mais parce que la justice la dissout.
08:53Mais voilà.
08:54Il va rester assistant parlementaire ?
08:56Il réglera ça avec son employeur.
08:58Mais je crois qu'il n'est pas poursuivi
08:59pour quoi que ce soit.
09:01Mais nous, je vous le redis,
09:02quelqu'un qui n'est pas dans notre ligne,
09:04nous lui indiquons la porte
09:06parce que nous considérons
09:07que si vous n'êtes pas dans la ligne...
09:08Et donc, on peut avoir participé
09:10jusqu'à il y a un an
09:11à un groupuscule dissout
09:12en même temps que la jeune garde.
09:14Eh bien non, on ne peut pas.
09:15Et rester assistant parlementaire ?
09:17Non, on ne peut pas.
09:17Et c'est pour ça que je vous dis,
09:18si effectivement,
09:19il est prouvé que ce garçon
09:21n'est pas dans la ligne
09:21que nous défendons
09:23et probablement ne l'est-il pas,
09:24alors nous en tirerons les conséquences.
09:26Mais ça, j'allais dire,
09:26c'est une relation d'employeur à employé.
09:29Mais en revanche...
09:30Les articles sont sortis il y a plusieurs jours.
09:32Vous êtes forcément tourné vers cette députée.
09:34Non, mais M. Fauvel,
09:34il ne faut pas faire un parallèle
09:35avec ce qui s'est passé.
09:37Il n'y a aucun parallèle.
09:38On parle quand même d'un parallèle
09:40qui ne sera tenable avec rien du tout
09:42puisqu'il y a des gens
09:43qui ont lynché, tué à terre,
09:45à coups de pied, à coups de poing,
09:46un jeune homme de 23 ans.
09:47Aucun parallèle n'a été fait.
09:49Rien ne sera jamais aussi abominable que ça.
09:51Aucun parallèle n'a été fait.
09:51La mort de Cantin est épouvantable.
09:53On en a parlé dans un premier temps.
09:54Et là, on parle dans un deuxième temps
09:55de ce 7 assistant parlementaire.
09:56Nous, des gens comme ça,
09:58on ne les fait pas élire.
09:59Je viens de vous dire
09:59qu'on prend les sanctions
10:01lorsqu'elles doivent être prises.
10:02On ne les fait pas élire
10:02contrairement à la France insoumise.
10:04Mais ce n'est pas d'aujourd'hui.
10:05C'est même la rupture manifeste
10:09de Marine Le Pen
10:09lorsqu'elle a été élue présidente
10:12à l'époque du Front National.
10:13Le premier acte qu'elle a pris
10:14en tant que présidente
10:16du Front National à l'époque,
10:17c'était de virer tous ces types du GUD
10:19et des mouvements d'extrême droite
10:21qui, à l'époque,
10:22étaient infiltrés dans le Front National.
10:24La première mesure qu'elle a prise,
10:27la première rupture qu'elle a prise,
10:29rupture avec son père,
10:31a été celle-ci.
10:33Je reviens d'un mot
10:34sur le cas de cette assistante parlementaire.
10:36Vous allez le voir
10:37et vous envisagez de vous en séparer.
10:39Mais tout est envisagé.
10:41Tout est envisageable, bien entendu.
10:43On le rencontrera probablement
10:45et les choses seront mises au clair.
10:46Mais ceci n'a aucune commune mesure.
10:49Vous le voyez bien avec le drame.
10:50Et aucun parallèle n'a été fait entre les deux.
10:53On essaie quand même de garder
10:54un petit degré de nuance.
10:58Non, mais bien sûr.
10:59Votre parti aujourd'hui,
11:00le Rassemblement National réclame
11:02un cordon sanitaire
11:03contre la France insoumise.
11:04Une partie de la droite, d'ailleurs.
11:06Bruno Retailleau,
11:07Laurent Wauquiez,
11:07a repris cette idée.
11:08Et hier,
11:09c'est la ministre,
11:11Aurore Berger,
11:11qui vous a interpellé.
11:12Je vous propose d'écouter
11:13exactement ce qu'elle demande
11:14aujourd'hui au Rassemblement National.
11:17Moi, j'ai toujours mis un signe égal
11:18entre les deux.
11:19Je l'ai dit dès le premier tour
11:20des élections législatives en 2024.
11:22Je le maintiens.
11:23C'est ni RN, ni LFI.
11:24Par contre, je pense qu'aujourd'hui,
11:26il y a beaucoup de Français
11:26qui considèrent que Jean-Luc Mélenchon,
11:28que la France insoumise,
11:29est bien plus dangereux
11:31que ne l'est le Rassemblement National.
11:33Donc, j'adresse la même chose,
11:34y compris à Jordan Bardella.
11:35Si vraiment,
11:36il veut mettre en place
11:36le cordon sanitaire,
11:37il y a une chose très simple à faire.
11:39C'est retirer ses candidats
11:40dans les villes
11:40où LFI peut gagner,
11:41où il sait pertinemment
11:42que le Rassemblement National
11:43n'a aucune chance.
11:44Retirer vos candidats
11:45là où la France insoumise
11:47pourrait l'emporter
11:47à tous les scrutins, d'ailleurs.
11:49Peut-être pas à l'élection présidentielle,
11:50mais est-ce que vous êtes prêt à le faire ?
11:51D'abord, il y a une différence
11:52que vous dites à tous les scrutins.
11:53J'ai enlevé l'élection présidentielle.
11:55On imagine mal Jordan Bardella
11:56ou Marine Le Pen.
11:57On n'est pas dans les législatives.
11:58C'est-à-dire qu'au municipal,
11:59lorsque vous présentez des candidats
12:00qui font plus de 10% au premier tour,
12:02vous avez des élus au second tour.
12:04Aux législatives,
12:05il n'y a qu'un élu,
12:05il n'y a qu'un des députés
12:06par circonscription.
12:07Donc, on n'est déjà pas
12:07exactement dans la même chose.
12:09Ensuite, c'est peut-être plutôt
12:10au mouvement, entre guillemets,
12:12de droite ou au macroniste
12:13de se poser la question
12:14parce qu'il me semble
12:15que dans un certain nombre de villes,
12:16c'est nous qui allons être en tête.
12:18Donc, c'est peut-être la question
12:19qu'il faut qu'ils se posent eux-mêmes.
12:21Est-ce qu'ils vont retirer ?
12:22Mais nous, on fera au cas par cas.
12:23Vous savez.
12:24Donc, il y a des villes
12:25où vous pourriez,
12:25au soir du premier tour,
12:26là où vous êtes qualifiés,
12:28vous retirer pour qu'une ville,
12:29il y en a assez peu,
12:35qu'ils comptent faire
12:36parce que nous, nos électeurs
12:37veulent être représentés,
12:39veulent des idées.
12:40Donc, est-ce que les autres
12:42veulent juste nos voix
12:43et pas nos gueules ?
12:44Ça, c'est quand même compliqué.
12:45C'est-à-dire que nous,
12:46on veut des élus.
12:47Donc, on verra
12:48qui nous tendra la main.
12:50Mais nous, vous savez,
12:51on a toujours été assez libres.
12:53J'entends que vous n'excluez pas
12:55dans certains cas
12:56sur une ville
12:57qui pourrait devenir
12:57une ville symbole
12:58gagnée par la France insoumise.
13:00Nous n'excluons rien,
13:01jamais, par principe.
13:03Nous sommes des gens libres
13:05et nous rendons compte
13:05à nos électeurs.
13:07C'est exactement
13:08ce que nous avons toujours fait,
13:09y compris à l'Assemblée nationale.
13:11Donc, les autres
13:12sont plus dans une source
13:13de difficulté
13:14parce que ce qu'ils voudraient,
13:15c'est qu'on retire nos candidats
13:16pour faire élire eux-mêmes
13:18qui ont appelé à voter pour LFI.
13:20Parce que je rappelle
13:20que Mme Berger,
13:21elle nous dit
13:22que ce serait bien
13:22que le RN retire ses candidats
13:24dans des villes menacées
13:25d'être gagnées par LFI.
13:26Mais enfin, elle, non.
13:28Mais M. Attal,
13:29qui est quand même
13:29le président de son parti,
13:30je le rappelle,
13:31a appelé à faire voter LFI.
13:33Les socialistes ont appelé
13:34à voter LFI
13:35et tous ces gens-là
13:35ont appelé à faire voter
13:37pour LFI
13:37lors des présidents scrutins
13:38et maintenant,
13:39ils seraient presque à pleurer
13:41le Rassemblement national
13:42de les aider
13:42à sortir LFI.
13:43Mais du coup,
13:44le cordon sanitaire
13:44que vous réclamez aujourd'hui,
13:45c'est pour les autres.
13:46Mais non, non.
13:47Ça ne change pas
13:48la stratégie du RN aujourd'hui.
13:49M. Fauvel,
13:50la question,
13:51c'est peut-être de se poser
13:51la question,
13:52c'est peut-être de savoir
13:53que fait le PS
13:54avec LFI dans 60 villes.
13:55C'est ce que je dis,
13:56c'est pour les autres.
13:57Bah oui,
13:57parce que nous,
13:57on n'a rien à faire.
13:58Vous, ça ne changera rien
13:59pour vous.
13:59Non, mais nous,
13:59on n'est pas alliés de LFI.
14:01Non, mais vous auriez pu
14:02vous dire,
14:03oui,
14:04puisque nous appelons
14:05tous les partis aujourd'hui
14:06à faire barrage
14:07contre la France insoumise,
14:08nous ferons tout également
14:09à tous les scrutins
14:10où c'est possible.
14:10Nous regarderons,
14:11nous regarderons au cas par cas,
14:12mais nous,
14:13nous ne sommes pas alliés.
14:14Et moi,
14:14je pense que ceux
14:15qui sont aujourd'hui
14:16les plus ambigus,
14:17les plus faux-culs,
14:18c'est les socialistes.
14:19Est-ce qu'ils vont nous dire
14:20ce qu'ils font dans les 60 villes
14:21où ils sont alliés
14:21avec la France insoumise ?
14:23Est-ce qu'ils vont nous dire
14:24M. Payan,
14:24ce qu'il va faire avec LFI
14:25au second tour à Marseille ?
14:27Est-ce que M. Grégoire
14:28va nous dire
14:29ce qu'il va faire
14:29avec Mme Chikirou à Paris ?
14:31Il va falloir que les socialistes
14:32sortent de cette ambiguïté
14:33qu'ils aiment tant.
14:35Ce parti,
14:35historiquement parti de collabo,
14:37quel parti socialiste
14:38va devoir nous dire
14:39ce qu'il fait avec LFI ?
14:40Pardon,
14:41historiquement parti de collabo,
14:42quel parti socialiste ?
14:43Oui,
14:43François Mitterrand,
14:44la Francisque,
14:45c'est ce que j'appelle
14:45la collaboration,
14:46c'est l'incarnation
14:47du parti socialiste.
14:48Nous,
14:49nous les avons mis à distance.
14:50Et même plus que ça.
14:51Non mais les amitiés
14:52de M. Mitterrand,
14:53mais c'est toujours bien
14:53de tout rappeler.
14:54Est-ce que voyez-vous,
14:55c'est dans ces moments-là
14:56que tout remonte ?
14:57Et les amitiés de M. Mitterrand
14:58avec M. Bousquet,
14:59etc.,
15:00les aternoiements
15:01du parti socialiste
15:02qui donnent des leçons
15:02à la terre entière,
15:03là,
15:04on va voir ce qu'ils font
15:04avec LFI pour les municipales.
15:06Un mot sur le lapin
15:07posé par l'ambassadeur américain
15:09à Paris
15:09qui était convoqué hier
15:11par le ministre
15:11des Affaires étrangères
15:12pour s'expliquer
15:13sur ses messages
15:14après la mort de Quentin.
15:15Il a fini aujourd'hui,
15:16nous dit-on,
15:16par appeler
15:17Jean-Noël Barraud.
15:19Est-ce que vous considérez
15:20que l'incident est clos ?
15:21S'il a appelé
15:22Jean-Noël Barraud,
15:23on peut considérer
15:23que l'incident est clos,
15:24mais un ambassadeur
15:25doit se rendre
15:27aux convocations,
15:28aux invitations,
15:28on peut appeler ça
15:29comme on veut,
15:30d'un ministre en exercice
15:32dans l'État
15:33dans lequel...
15:33Et sinon,
15:34il se passe quoi ?
15:35Sinon,
15:36ça dégrade la relation.
15:37C'est le moins
15:37qu'on puisse dire.
15:38Ça, c'est la première chose.
15:39L'ambassadeur des États-Unis,
15:40s'il est convoqué
15:41par le ministre des Affaires étrangères,
15:42à tort ou à raison,
15:44eh bien,
15:44il doit s'y rendre.
15:45Et ne pas s'y rendre,
15:45c'est un manquement,
15:46je trouve,
15:47qui est pour le moins
15:49désinvolte
15:49et qui abîme la relation.
15:51La seconde chose,
15:51c'est que j'aimerais
15:52que Jean-Noël Barraud
15:53convoque aussi un jour
15:54l'ambassade d'Algérie,
15:55enfin l'ambassadeur d'Algérie
15:56ou l'ambassadeur d'Iran.
15:57Il y a peut-être des choses
15:58à leur dire aussi
15:59à ces gens-là.
16:00Je veux dire,
16:00à un moment,
16:01il ne faut pas simplement
16:02avoir une espèce
16:03d'indignation
16:03à géométrie variable.
16:05Mais effectivement,
16:06si l'ambassadeur des États-Unis
16:07l'a appelé,
16:08on peut considérer
16:08que l'incident éclos
16:09et tant mieux,
16:10un incident de moins.
16:11D'un mot,
16:12vous avez déposé cette semaine
16:13une motion de censure
16:14pour renverser le gouvernement,
16:15cette fois c'est sur
16:15la politique énergétique
16:16de la France.
16:17La France Insoumise
16:18a déposé également
16:19une motion de censure.
16:20Est-ce que vous la voterez
16:21puisque vous avez voté
16:22les précédentes ?
16:23Non,
16:23nous ne la voterons pas.
16:24Ça c'est nouveau.
16:25Absolument,
16:26de façon assez exceptionnelle.
16:27Donc il est là
16:27le cordon sanitaire en fait,
16:28il est juste
16:29sur les motions de censure.
16:30Non,
16:30parce que de façon,
16:31vous l'avez dit,
16:32nous avons toujours voté
16:32les motions de censure
16:33visant à censurer le gouvernement.
16:35Nous déposons nous-mêmes
16:36notre motion de censure
16:37que LFI n'a jamais votée.
16:38LFI n'a jamais voté
16:39aucune de nos motions de censure.
16:41Mais compte tenu
16:41de l'émotion actuelle,
16:43compte tenu du climat politique,
16:45il ne nous est pas possible
16:46aujourd'hui
16:46de voter une motion de censure
16:48de LFI
16:48qui n'a pas de chance
16:49de pouvoir passer
16:50puisque les socialistes
16:51et LR évidemment,
16:52mais les socialistes
16:53ont déjà annoncé
16:53qu'ils ne la voteraient pas.
16:55Donc en plus,
16:55il n'y a aucune chance
16:56qu'elles passent.
16:56Donc on se concentre
16:57sur notre motion de censure
16:59du gouvernement,
17:00nous souhaitons censurer
17:00le gouvernement
17:01et nous disons
17:02aux LR en particulier
17:04mais aussi aux socialistes
17:05et aux écolos
17:06votez notre motion de censure
17:08si vous voulez faire tomber
17:08le gouvernement
17:09puisque celle de LFI
17:10n'a plus aucune chance
17:11de pouvoir passer.
17:11Voilà,
17:12je note quand même
17:12cette inflexion
17:13depuis des années maintenant,
17:15c'est donc tout nouveau.
17:16Vous votiez,
17:16le RN votait en tout cas
17:17comme un seul homme
17:18les motions de censure
17:19de la France insoumise
17:20et ça n'est plus le cas aujourd'hui.
17:21On ne votait pas
17:21la motion de censure
17:22de LFI
17:23par rapport au texte de LFI.
17:25On censurait le gouvernement
17:26et Marine Le Pen
17:27s'a déjà dit
17:27qu'on utilisait
17:29cette motion de censure
17:30comme un instrument
17:31pour percuter le gouvernement.
17:33Aujourd'hui,
17:33il n'y a aucune chance
17:33que ça marche
17:34avec la motion LFI.
17:35On ne la votera pas.
17:36De toute façon,
17:38les socialistes
17:39ont été achetés
17:40il y a bien longtemps.
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