00:00– Bon, j'ai des points d'accord et de désaccord évidemment avec Charles Consigny.
00:03Le premier point, c'est que je pense qu'on n'est pas seulement vu comme une force d'alternance,
00:07parce que moi ce sondage le prends avec, mieux vaut ça dans ce sens-là que dans le sens inverse,
00:12mais je le prends avec beaucoup d'humilité.
00:13Moi je considère que face à Mélenchon, comme face à n'importe quel autre candidat, rien n'est fait.
00:19Les Français sont à convaincre, évidemment, et je pense qu'il ne faut pas se dire les jeux sont faits,
00:24y compris, je l'entends aussi dans mon camp, ah mais si c'est Mélenchon, c'est fait.
00:26Non, et je suis capable d'expliquer pourquoi, attention.
00:30La deuxième chose, c'est qu'on ne représente pas simplement une alternance,
00:32je pense qu'on représente ce qu'on n'a jamais représenté dans le passé,
00:35y compris avec cette candidature putative de Jordan Bardella, on représente un espoir.
00:40On a été souvent vu comme une force de contestation, contestation d'un système,
00:44comme une force, et on l'est toujours, comme une force souverainiste, et on l'est toujours.
00:49Mais on ne représentait pas dans le passé, moi ça me navre, mais c'était comme ça.
00:52On ne représentait pas un espoir, l'espoir que ça aille mieux demain.
00:55Et vous ne gagnez pas une campagne présidentielle en France si vous ne représentez pas un espoir.
00:59Aujourd'hui, on représente un espoir.
01:00Je pense qu'on n'a rien d'extrême dans ce qu'on propose,
01:03on peut avoir des choses qu'on conteste, je pense qu'on n'a rien d'extrême.
01:06Et je pense que c'est finalement là, j'ai lu avec intérêt une analyse,
01:10enfin quelques écrits d'un ancien communicant de François Hollande
01:13qui s'appelle Robert Zarader, je ne sais pas si vous avez vu ça dans le Figaro,
01:15qui dit que c'est la France qui est du verbe haïr face à la France qui est,
01:21E-S-T, qui se fait face à face.
01:24Et on est un peu, oui, la France qui est, c'est-à-dire qui est attachée à un certain
01:28nombre de choses
01:30face à la France qui est du verbe haïr.
01:33Nous, nous sommes la France E-S-T qui est,
01:35et Mélenchon, il est la France H-A-I-T du verbe haïr.
01:39– L'âge de Jordan Bardella, Charles-Luc, c'est rédhibitoire ?
01:42Et le manque d'expérience ?
01:44– Je crois que malheureusement, ceux qui vont s'engager sur ce terrain-là,
01:46ce sera un argument assez court et rapidement vu comme tel.
01:51Moi, sincèrement, je pense qu'aujourd'hui, l'âge, la forme de l'expérience,
01:55parce qu'il y a des expériences très différentes selon les âges,
01:58et Jordan, il a des expériences que n'ont pas d'autres jeunes hommes de 30 ans.
02:01Le fait d'avoir mené deux campagnes victorieuses aux élections européennes,
02:04c'est une forme d'expérience.
02:06Il a fait des propositions politiques qui montrent
02:08qu'il a une forme d'expérience.
02:09Ce n'est pas la même que quelqu'un d'autre.
02:13D'ailleurs, vous n'avez pas vous-même les mêmes expériences
02:15que les miennes, moi que les vôtres, etc.
02:17Donc, je pense que se focaliser sur l'âge ou sur une forme d'expérience,
02:20c'est évidemment oublier le débat d'idées.
02:23Et moi, je pense qu'il vaut mieux aller vers le débat d'idées.
02:26– Sous-titrage Société Radio-Canada
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