00:00– Sébastien Chenu, vous l'auriez envoyé, Charles de Gaulle ?
00:02– Écoutez, je crois qu'il faut d'abord se poser la question
00:05dans une guerre qui nous est imposée,
00:07car cette guerre, finalement, elle nous est imposée,
00:10même si nous contestons, nous dénonçons ce régime épouvantable des Mollahs,
00:16et nous avons une solidarité qui est presque aussi un devoir vis-à-vis des Iraniens.
00:20Je vous rappelle que la France hébergait en 1979 l'Ayatollah Khomeini,
00:24donc on a quand même un devoir vis-à-vis des Iraniens à ne pas les laisser tomber.
00:28Aujourd'hui, cette guerre, elle nous est imposée,
00:30et je pense que dans l'ordre, la question à se poser, c'est savoir
00:33quel est et comment est-ce qu'on protège d'abord nos ressortissants ?
00:36La deuxième chose, comment est-ce qu'on protège nos intérêts ?
00:39Et comment est-ce qu'on protège nos alliés, les Émirats, par exemple,
00:42qui ont été durement frappés de façon inqualifiable par l'Iran dernièrement ?
00:46Et je pense qu'une fois qu'on s'est posé ces questions-là,
00:49il faut faire valoir évidemment la diplomatie,
00:51ce sont les voies diplomatiques qui sont celles qu'il faut privilégier
00:55en ce qui concerne la France,
00:56qu'on déploie le Charles de Gaulle pour l'après, moi je l'entends.
01:00Et vous savez, nous, on a toujours eu une logique qui était celle,
01:03même si on peut contester les logiques souvent d'Emmanuel Macron,
01:07à l'international, on n'abîme pas la voie de la France
01:10par des débats qui pourraient être picro-collins.
01:13Donc nous, nous disons et nous répétons, nous avons des intérêts,
01:16d'abord nos ressortissants, ensuite nos intérêts économiques
01:19et puis nos partenaires, il faut privilégier la voie diplomatique.
01:24– C'est la position actuelle de la France qui ne signifie pas,
01:28j'insiste là-dessus, parce qu'on n'est pas belligérant,
01:30mais on n'est pas indifférent, on doit être présent,
01:33on doit montrer, si j'ose dire, la force pour ne pas s'en servir,
01:37mais on ne doit pas avoir l'air d'être des figurants ou des spectateurs,
01:41parce que ce qui se passe au Moyen-Orient, ça nous concerne directement,
01:46ça a des conséquences immédiates, économiques, financières, mais aussi militaires.
01:50– Je l'ai rappelé dans le début de mon propos,
01:52on a quand même un lien avec l'Iran qui est ancien,
01:56on ne peut pas être indifférent, vous l'avez dit,
01:58qui a été parfois ambiguë, la gauche avait soutenu,
02:02rappelons, il faut toujours rappeler les choses,
02:03avait soutenu l'arrivée de l'Ayatollah Roménie à l'époque,
02:06c'est quand même la gauche et l'extrême gauche
02:07qui avaient soutenu l'arrivée de ce régime épouvantable,
02:11je ne dis pas que le régime du Shah d'Iran était exempt,
02:14le moins qu'on puisse dire de reproches,
02:17mais enfin, les Français ne peuvent pas être indifférents,
02:21il y a un devoir vis-à-vis des Iraniens,
02:22mais il faut aider les Iraniens à se débarrasser de ce système.
02:25Aujourd'hui, cette guerre, elle nous est imposée
02:27avec les conséquences que vous soulevez en matière économique,
02:30les Français le mesurent au quotidien,
02:33à la récense, ce sont les conséquences de la guerre.
02:35C'est ça, c'est ça, c'est ça, c'est ça.
Commentaires