00:00Europe 1, 16h, 18h, Pascal Proé-Vous.
00:03Il est 17h46, j'ai reçu un message d'une auditrice attentive,
00:08Cathy B, qui me dit « Personne ne dîne à 19h ».
00:12Merci Cathy B.
00:13J'avais l'impression qu'en province, on dîne plus tôt,
00:17mais j'ai pas de statistiques, j'ai ce sentiment.
00:19Guillaume est là et c'est un jeune père, il n'est pas content de ce que j'ai dit.
00:22Bonjour Guillaume, vous habitez Toulouse.
00:23Oui, bonjour Pascal, bonjour l'équipe.
00:26Pourquoi vous n'êtes pas content qu'elle ? J'ai encore dit une bêtise ?
00:31Alors, vous disiez que c'était les mères qui pleuraient,
00:34il y a aussi des papapoules qui existent ?
00:36Oui.
00:38Alors moi, quand j'ai déposé mon enfant, j'étais là en lunettes noires.
00:45Vous ne trouvez pas que vous en faites beaucoup, lunettes noires ?
00:48Vous ne trouvez pas que vous en faites beaucoup, franchement ?
00:50Mais non, mais non, mais vous savez, c'est une station.
00:53Mais c'était quand ?
00:55C'était maintenant il y a 9 ans, mais chaque rentrée, à chaque fois,
00:58c'est toujours un petit peu la panique.
01:03C'est nos enfants, vous savez Pascal.
01:05Mais, alors tiens, intéressant.
01:09Est-ce que c'est la bonne attitude, finalement ?
01:12Parce que moi j'ai le sentiment parfois que les enfants sont plus protégés
01:16que nous ne l'étions nous dans notre génération.
01:18qu'ils peuvent être même surprotégés.
01:21Et que ce type de réaction dans la France des années 70,
01:28ou d'émotion, n'existait pas ou existait moins.
01:30Est-ce que je me trompe, monsieur Klerger ?
01:32Non, non, les choses ont changé.
01:33Mais les enfants s'adaptent aussi aux nouveaux parents.
01:35Et ça ne larme pas forcément de voir leur père pleurer.
01:38C'est-à-dire, dans la mesure où ils font bien la différence
01:40entre ce qui est une vraie souffrance, un vrai chagrin,
01:44et avec des pleurs qui, bon évidemment il y a une émotion,
01:47mais ce n'est pas forcément la dépression.
01:50Et l'enfant traduit bien, il nous connaît bien.
01:53Donc je sais bien que si c'est des vraies larmes de tristesse
01:55ou des larmes un peu de joie, d'émotions fortes.
01:58Et puis je vais vous dire, effectivement,
02:00c'était très bien dans les années 70,
02:02mais les pères ne nous accompagnaient pas du tout à l'école.
02:06Le mien il m'accompagnait, mais bon, peu importe.
02:07C'était une exception.
02:08Mon père était une exception.
02:09Donc pour moi je trouve ça pas mal que les pères s'impliquent un peu dans l'école.
02:13pour la réussite scolaire, notamment des garçons.
02:17Parce que qui s'occupe dans les familles des leçons ?
02:24De plus en plus les pères,
02:26mais ça reste quand même majoritairement les mères.
02:28Jusqu'au collège.
02:30À partir du collège, les pères commencent à s'impliquer davantage.
02:32Encore une fois, il y a plus de pères maintenant qui s'impliquent en primaire,
02:35surtout quand ils sont divorcés.
02:36Mais pendant longtemps, c'était surtout les mères.
02:39C'était un peu souci pour les garçons.
02:40Parce que du coup, l'école, c'est une affaire de femmes.
02:44Surtout qu'à l'école maintenant, il n'y a plus que des maîtresses femmes.
02:47Il n'y a plus d'instit ?
02:48C'est très peu.
02:49Majoritairement, c'est du personnel féminin.
02:51Donc c'est très bien.
02:52Mais pour certains petits garçons,
02:53c'est important qu'il y ait des hommes qui s'impliquent.
02:56Parce que sinon, ils vont considérer
02:57que ce n'est pas forcément une activité masculine pour eux.
03:01Guillaume, qu'est devenu cet enfant qui doit aujourd'hui être adolescent,
03:06si je comprends bien ?
03:08Oui, tout à fait.
03:08Il est sérieux.
03:10Tout va bien.
03:12Quel âge il a ?
03:13Là, il a 17 ans.
03:15Il s'appelle Ethan, que je fais une dédicace.
03:17Ethan.
03:18Là, vous ne pleurez plus.
03:20Non, ce n'est pas encore arrivé.
03:23Mais ça vous dérange ?
03:24J'ai l'impression que ce soit le papa qui pleure.
03:27Pas du tout.
03:28Je vous taquine un peu.
03:29Pas du tout.
03:30Je peux comprendre.
03:30Mais vous dites des lunettes noires
03:32quand j'ai emmené mon enfant à l'école.
03:33Donc effectivement, je souris.
03:35Écoutez, pour la petite anecdote,
03:38on était un groupe de papas.
03:40Justement, on s'envoyait les SMS.
03:41Et puis on disait, alors comment ça a été ?
03:43Et toi, arrête, j'avais l'alarme à l'œil.
03:45On était quand même trois ou quatre.
03:46Et on peut trouver ça mignon.
03:50Mais le père a sa responsabilité dans le foyer.
03:52Ah bah oui, ça je suis d'accord avec vous.
03:54Et voilà.
03:57François est là, il a 28 ans.
03:59Je vous coupe parce qu'il reste cinq minutes.
04:00Restez avec nous peut-être, Guillaume.
04:01François, 28 ans, vous avez des enfants ?
04:03Bonjour François.
04:04Oui, bonjour.
04:05Bonjour à tous.
04:06Oui, j'ai trois enfants.
04:07À 28 ans ?
04:08À 28 ans, oui, exactement.
04:10Ah, vous n'avez pas chômé ?
04:11Quel âge est-ce que vous avez ?
04:12Ma grande a 7 ans,
04:14la deuxième 3 ans
04:15et le dernier vient d'avoir 2 mois.
04:17Bon, comment ça va se passer
04:18la rentrée scolaire pour 2 enfants sur 3 ?
04:21Exactement.
04:22La grande, je pense que ça va bien se passer.
04:23Elle a l'habitude maintenant, elle rentre au CE1
04:25et c'est la première entrée de la moyenne.
04:28Donc, moi après, c'est toujours un petit...
04:30Je ne suis pas aussi radical que le monsieur juste avant,
04:32mais c'est toujours un petit pincement
04:33parce que je n'ai jamais raté une seule rentrée scolaire.
04:34Mais c'est vrai que j'ai un peu
04:36cette sensation d'abandon de mon enfant,
04:37même si je sais que ça se passe très très bien
04:39quand même à l'école.
04:39Ils sont hyper contents d'y aller.
04:41Mais oui, j'ai toujours ce petit côté...
04:43Je laisse mon enfant après 2 mois à la maison.
04:45Je laisse mon enfant...
04:46Toujours un petit pincement.
04:47Mais bon, on sait qu'ils sont très bien
04:48quand même à l'école.
04:49Mais vous êtes en couple, François ?
04:52Oui, je suis marié.
04:53Et donc, votre épouse a le...
04:55Vous avez le sentiment d'être à 50-50
04:58dans les tâches à la fois ménagères
05:01mais aussi dans les tâches d'éducation des enfants ?
05:04Si je veux que mon mariage le tienne, oui.
05:07Rires
05:08Pourquoi ?
05:09Il y a une pression de votre épouse ?
05:12Vous savez bien, M. Pro,
05:13qu'en 2026, on n'a plus le monopole dans la maison maintenant.
05:16C'est fini, tout ça.
05:17Ah oui, donc...
05:18Non, mais il y a une pression, par exemple.
05:19C'était un deal qui a été mis en place.
05:21Si on fait des enfants, tu t'en occuperas.
05:24Tu, évidemment...
05:25C'est venu naturellement.
05:26Oui, c'est venu naturellement.
05:28Mais bon, on sent que si on n'est pas assez impliqué,
05:29on sait se faire reprendre...
05:31se faire taper sur les doigts.
05:32Mais alors, ça se traduit comment,
05:33se faire taper sur les doigts ?
05:36M. Pro, on a une heure de grande écoute.
05:39Rires
05:42Non, mais par exemple, votre femme peut vous dire
05:43« Ah, tu fais rien, c'est moi qui fais tout. »
05:45Oui, c'est exactement ça.
05:47« Les bains des enfants, les... »
05:49Ah, je ne m'en parlais pas.
05:49Si elle entend actuellement, je ne m'en parlais pas.
05:51« Les biberons, tu es devant ta télé,
05:53tu joues aux jeux vidéo, que sais-je,
05:55et c'est moi qui me tape tout, c'est ça ? »
05:56Vous pourriez être ma femme, Pascal Pro, apparemment.
06:01Non, mais c'est...
06:02Alors, c'est un enjeu, évidemment.
06:04Le couple, il faut plutôt que le couple soit raccord
06:07sur l'éducation des enfants, M. Clerget.
06:09Oui, non, l'important, c'est bien aussi
06:11que chacun apporte sa part de gâteau,
06:13c'est bien aussi qu'on soit complémentaire.
06:15Si on fait tous exactement la même chose,
06:17ça n'a pas d'intérêt d'être à deux.
06:18Mais ce qui est important, c'est qu'il y ait une discussion,
06:20qu'il y ait des débats,
06:21parce que l'éducation, ça évolue,
06:23il n'y a pas une vérité,
06:24et c'est bien que chacun apporte
06:28de l'eau au moulin éducatif.
06:30Sans se contredire devant l'enfant.
06:31Oui, en tout cas, pour la rentrée...
06:33Sans se contredire devant l'enfant ?
06:34Ah bah non.
06:35Ah bah dis donc, moi j'ai dû être mal élevé.
06:38Non, mais pas sans se battre.
06:39Parce que quand l'un disait quelque chose,
06:40l'autre disait le contraire.
06:41Ah bah non, mais jamais devant l'enfant.
06:42Mais je sais, je me laissais.
06:44Stéphane Clerget, pédopsychiatre,
06:45il est avec nous, il est 17h53,
06:47il nous reste trois minutes.
06:48Allez, quelques conseils.
06:49Des conseils importants.
06:50Quelques conseils importants.
07:01Parce que malheureusement,
07:02pendant les vacances,
07:02ils regardent beaucoup les écrans.
07:04Donc on arrête absolument les écrans le soir,
07:06à partir des 8h30, 19h.
07:08On arrête, s'ils s'ennuient,
07:10ils crient,
07:10ils peuvent prendre un livre ou autre chose,
07:12écouter de la musique,
07:13mais surtout plus du tout d'écran le soir.
07:16On essaie de recaler aussi les repas.
07:19Quand c'est une rentrée dans un nouvel établissement,
07:21on l'accompagne l'enfant
07:22pour faire le chemin une fois avec lui.
07:24Et pour les achats scolaires,
07:26c'est bien de le faire avec lui
07:28plutôt que de commander en ligne.
07:29C'est un moment un peu rituelique.
07:30qu'on va au magasin ensemble.
07:32J'adore ça.
07:33C'était un plaisir.
07:33Il faut le faire.
07:34Il faut consacrer du temps à ça.
07:37Et puis on ne panique pas l'enfant.
07:39Un compas !
07:40Une équerre !
07:41Et comme ça, c'est l'enfant qui choisit.
07:42On regarde les prix,
07:43on lui apprend à bien acheter.
07:44Un compas, on achète toujours un compas.
07:45Bien sûr, c'est utile.
07:46C'est dans la géométrie.
07:48Dans la liste.
07:51Et oui, on ne déprime pas l'enfant.
07:54On ne lui dit pas
07:54cette année, il est intérêt à avoir des bonnes notes.
07:56On est beaucoup plus enthousiastes.
07:58La rentrée, ça doit être quelque chose
07:59de festif, d'optimiste.
08:02L'encouragé.
08:02Voilà, on encourage.
08:04Écoutez, c'était formidable de vous écouter.
08:0617h55, une petite chanson
08:08que nous ne chanterons pas.
08:11Mardi.
08:13On n'aura pas le blues.
08:15On n'aura pas le blues,
08:17mais on salue quand même Gilbert Montagnier.
08:20C'était notre rentrée jeudi et vendredi.
08:22Alors, je vais vous dire,
08:23M. Clerget,
08:24rentrer le jeudi,
08:25c'est génial en fait.
08:26Ah bon ?
08:27Mais oui, parce qu'on est en vacances ce soir.
08:30En week-end plutôt.
08:32Oui, mais c'est des vacances.
08:33Donc, on prend le rythme tranquillement.
08:36Et je trouve que c'est une très bonne idée
08:37de rentrer le jeudi.
08:38Par exemple, les élèves vont rentrer la mardi.
08:40Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée
08:42de rentrer le mardi.
08:43Il y a le mercredi où ils ont posé.
08:45Oui, il y a le mercredi.
08:46Effectivement.
08:46Nous, on ne se repose pas le mercredi.
08:48Bon, c'était un bonheur.
08:49Merci M. Tessier.
08:51Merci à vous.
08:52De cette reprise.
08:53Merci à vous.
08:54Ça va être votre année, cette année,
08:55l'année de M. Tessier,
08:56mais l'année des auditeurs.
08:58Merci Fabrice.
08:59Merci.
08:59Bon week-end.
09:00Qu'est-ce que vous avez prévu, vous, ce week-end ?
09:02Pas grand-chose.
09:03Juste retrouver madame qui rentre de vacances.
09:05Ah, bah écoutez...
09:06C'est déjà pas mal.
09:07Bien sûr, vous ne parnez pas des vacances
09:08avec votre femme, donc.
09:09On n'a malheureusement pas pu avoir
09:11de jour en commun.
09:13C'est vraiment malo.
09:13C'est vrai ?
09:14Bah oui.
09:14Ah oui, ça c'est ennu.
09:15Elle s'est arrangé pour que ça se fasse comme ça.
09:16Je crois, je crois.
09:18C'était des vraies vacances pour madame.
09:22Elle ne voulait pas rentrer d'ailleurs.
09:23Je la comprends.
09:24Bonnes vacances ce week-end, M. Boubouk.
09:27Bonnes vacances ce week-end, oui, pourquoi pas ?
09:29Bah évidemment, vous serez avec votre amoureux,
09:31Alexandre Marr.
09:32Tout à fait.
09:33Il va falloir régulariser.
09:36Moi, je vous dis à lundi, Géraldine.
09:38Bon week-end, amie.
09:39Merci d'être avec nous.
09:40Avec plaisir.
09:40Vraiment, je vous embrasse tendrement.
09:42À lundi, Hélène Rouet.
09:44Oui.
09:44Dans une seconde, Europe 1 soir.
09:4618h20.
09:47C'était Pascal Pro de retour lundi
09:48de 11h à 13h sur Europe 1.