00:02Europe 1, 16h, 18h, Pascal Proulx et vous.
00:07Et c'est toujours votre émission, bien évidemment, on va être avec Eric Nolot dans une seconde,
00:12mais Sébastien Lecornu, pardonnez-moi, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a pris la parole.
00:17Il estime que le mouvement lycéen se transforme en mouvement de violences urbaines. Écoutez-le.
00:23Déjà, regarde les informations qui nous sont remontées dans la matinée, ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen.
00:28Là, on a un mouvement de violences urbaines dont, d'ailleurs, l'intensité de la violence a encore augmenté ces
00:36derniers jours.
00:37Singulièrement, en zone urbaine précise, Paris, Créteil, Lyon, quelques points disséminés sur le territoire
00:44et dans lequel il y a, pour le coup, un appel de violence qui est absolument épouvantable.
00:50Ce matin, autant que ces derniers jours, des tirs de mortiers avaient lieu de la rue vers les lycées,
00:56on a même eu des intrusions de personnes qui sont allées tirer aux mortiers dans les lycées.
01:02Bon, je pense que maintenant, les mots, et j'invite aussi la classe médiatique à être techniquement précis dans les
01:08mots qu'on emploie,
01:09ce n'est pas un mouvement lycéen.
01:10C'est intéressant quand même, parce que là, c'est une prise de conscience.
01:13Écoutez ce qu'il dit sur les appels à manifester le samedi 17 octobre.
01:18À votre question, est-ce qu'on redoute de la violence ?
01:21Oui, oui, vous voyez bien que nous n'arrivons plus à avoir une manifestation dans ce pays,
01:28en tout cas ces derniers temps, dans lequel des mouvements violents de l'ultra-gauche,
01:32notamment, parfois de l'ultra-droite, en l'espèce ces derniers jours de l'ultra-gauche,
01:37qui s'insèrent justement dans les cortèges,
01:40et notamment qui donnent à voir une violence épouvantable dans les fins de cortège.
01:44– Prise de conscience et paroles très fortes de Sébastien Lecornu, le Premier ministre.
01:50– 16h, 18h, Pascal Proébou sur Europe 1.
01:54– Éric Nolot publie donc le jour où je suis devenu OQTF aux éditions Fayard.
02:01Et vous écrivez dans Ravage de Barjavel, la rive gauche voit la rive droite disparaître
02:05dans un immense incendie, comme si la Seine marquait une ligne de démarcation
02:09entre la civilisation et le retour à une barbarie primitive.
02:12Il n'y avait plus de respect, plus d'amour, plus de famille.
02:15Chacun courait pour sa peau.
02:17Les boutiquiers avaient laissé l'argent dans les tiroirs.
02:20Les mères abandonnaient les bébés dans les berceaux.
02:23La rive droite, c'est ça ?
02:25– J'ai vu cet Est parisien dans lequel je me sentais très bien.
02:30Moi j'étais un petit gars de l'Est parisien, j'adorais.
02:32Les grands lieux de la gauche, les salles de rock,
02:36tout un imaginaire de gauche, le mur des fédérés au Père Lachaise,
02:38le siège de Libé, le siège du Parti communiste.
02:41Et j'ai vu malheureusement ces tests parisiens changer jour après jour,
02:45se dégrader et être maintenant dominés par trois tribus,
02:49la racaille, les islamistes et les bobos.
02:52Et pas de chance pour moi, j'étais devenu la bête noire de ces trois tribus,
02:56qui finiront par s'entretuer, mais pour l'instant elles étaient liguées contre moi.
02:59Cette hostilité a pris la forme de menaces, parfois de menaces de mort en pleine rue,
03:04des gens qui vous font le signe de l'égorgement en criant votre adresse à voix haute.
03:09Un ostracisme un peu plus subtil, par exemple des libraires qui refusaient de vendre mes livres,
03:13par exemple, ça me fait mal parce que vous avez rappelé tout à l'heure mon amour pour la littérature,
03:16et puis un jour il y a eu cet incident dans le métro qui est l'ouverture du livre,
03:19où un type me demande mon nom, me demande si je suis bien Éric Nolo,
03:22moi par réflexe je réponds oui, et il me crache à la gueule pour parler très directement.
03:27Donc je laisse au lecteur découvrir quelle a été ma réaction,
03:30parce qu'elle m'a moi-même surpris, on n'est pas préparé à ça,
03:33on ne sait pas comment on va réagir, et moi non plus,
03:35mais j'ai réagi de manière très singulière, je ne m'y serais pas attendu.
03:39Donc à partir de là, je me suis demandé comment on en était arrivés là,
03:42comment cette dégradation avait pu se produire,
03:44et puis j'ai voulu savoir jusqu'où ça irait,
03:47et jusqu'où ça va, et bien je crois que le quartier où j'habitais,
03:51Belleville, l'Est parisien, est le laboratoire de la Nouvelle-France, en réalité.
03:56Voilà ce que veulent les filles, M. Mélenchon,
03:59ils veulent que ça se transforme en un territoire qui n'a plus rien à voir avec les mœurs françaises,
04:05avec nos modes de vie qui sera livré à ces trois tribus,
04:10qui malheureusement sont très très éloignés de nos valeurs,
04:14même les bobos.
04:14Et d'ailleurs les bobos, c'était presque les pires en réalité,
04:18parce qu'eux, ils font semblant de ne pas voir,
04:20ils pensent qu'ils vont passer à travers les gouttes,
04:22mais malheureusement ça se terminera comme en Iran.
04:24Les communistes ont voulu prendre le pouvoir en Iran,
04:27ils ont été égorgés par les islamistes,
04:29les bobos se croient les plus malins,
04:31mais ça se terminera très mal pour eux.
04:32Et ils sont notamment très présents dans l'espace médiatique.
04:34Éric Nolot est avec nous à 17h38 sur l'antenne d'Europe 1,
04:38vous êtes très présent dans les réseaux sociaux,
04:40et vous avez sans doute vu cette critique d'Alexis Corbière,
04:44qui est de la France Insoumise précisément.
04:47J'ai failli lui répondre,
04:48et puis j'avais commencé à écrire le tweet,
04:50parce que chaque phrase je ne la trouvais pas juste,
04:53et puis je me suis dit, c'est Éric Nolot de répondre.
04:55Il dit, cet homme, en parlant de vous,
04:57après votre émission d'hier matin,
04:59cet homme pense son temps d'ailleurs,
05:02mais c'est sans doute pas son temps,
05:03a-t-il voulu écrire,
05:04cet homme passe son temps à insulter tous les gens de gauche,
05:08alors j'avais envie de le dire,
05:09non vous n'insultez pas les gens de gauche,
05:10vous êtes vous-même de gauche.
05:11Cet homme passe son temps à insulter tous les gens de gauche,
05:14publie un livre avec l'antisémite Soral,
05:17s'affiche avec Zemmour,
05:18attaque les féministes,
05:19ces livres sont puissamment promus par Bolloré,
05:22qui détruit les librairies,
05:24puis, jouant le naïf,
05:25il s'étonne du résultat.
05:27Voilà ce que produit votre livre auprès d'Alexis Cordière.
05:31C'est intéressant, hein ?
05:32Oui, c'est intéressant.
05:32Bolloré détruit les librairies, par exemple,
05:34c'est intéressant.
05:34Oui ?
05:35C'est intéressant.
05:36Je crois qu'il faudrait chiffrer
05:37combien de livres se vendent chaque année
05:40dans les librairies dont dépend le groupe Bolloré,
05:44ce serait intéressant.
05:45S'affiche avec Zemmour ?
05:46Non, je suis ami avec Zemmour,
05:47c'est plus qu'une amitié.
05:49Zemmour est un frère pour moi,
05:50voilà, je le dis, je le répète.
05:53Beaucoup de gens voudraient que je le renie,
05:54mais ça n'arrivera jamais.
05:55Moi, je ne suis pas comme la France Insoumise,
05:57où je me débarrasse de M. Corbière
05:59et de Mme Garrido.
06:00Ensuite, écoutez,
06:02M. Corbière, un jour, publiquement,
06:04je crois que c'était sur une chaîne parlementaire,
06:06a estimé que Samuel Paty faisait mal son travail.
06:09Qu'au fond, ce qui lui est arrivé,
06:11il l'avait un peu cherché,
06:12c'est ça que ça veut dire, cette phrase.
06:13Et qu'est-ce qu'il dit ?
06:14C'est que moi aussi,
06:15quand je suis agressé,
06:16je l'ai cherché.
06:17Une femme qui se fait violer,
06:18c'est qu'elle était habillée peut-être un peu court aussi.
06:21Et puis les dessinateurs de Charlie,
06:22ils ont peut-être charrié.
06:24En fait, c'est ça ce genre de discours.
06:26Vous n'accepteriez un échange avec lui ?
06:29Mais évidemment,
06:30en fait, il ne vole pas.
06:31Il n'acceptera pas.
06:32Mais c'est vrai qu'on peut lui proposer,
06:33sur l'antenne d'Europe 1,
06:34je lis à Laurent,
06:36et ça serait formidable.
06:37Mais moi, je pense que
06:38ce serait intéressant,
06:39d'ailleurs, Alexis Corbière,
06:40on peut l'inviter.
06:41Est-ce que vous acceptez un débat
06:42avec Éric Nolot sur Europe ?
06:44Moi, j'accepte sans condition,
06:45mais je vous fiche mon billet
06:46qui ne viendra pas.
06:47En plus, c'est quelqu'un
06:47qui est plutôt intéressant,
06:49Alexis Corbière,
06:49que moi, j'ai rencontré en dehors
06:51parfois des plateaux,
06:52qui est plutôt cultivé,
06:53disons-le,
06:54plutôt agréable,
06:55et avec lequel, me semble-t-il,
06:57on pouvait parler jadis.
06:58Mais il y a des gens très agréables
06:59et très cultivés
07:00qui vous menaient à la guillotine,
07:01vous savez.
07:02Oui, mais maintenant,
07:02j'ai l'impression
07:03qu'on ne peut plus parler,
07:04alors qu'avec lui,
07:05on aurait pu parler
07:06il y a dix ans.
07:07Il s'est radicalisé,
07:08regardez ce tweet ridicule
07:09d'un bout à l'autre,
07:10en réalité.
07:12Ensuite, je crois
07:13que M. Corbière,
07:14si j'ai bien compris,
07:16a dans son salon
07:16ou dans une pièce
07:17de son appartement
07:18un portrait de Lénine.
07:19L'inventeur du goulag,
07:21ce n'est pas ma valeur.
07:22Et puis...
07:22Vous êtes sûr de ça ?
07:23Oui, je crois
07:25qu'il s'en est vanté publiquement.
07:27Je trouve que ça renseigne
07:28sur un imaginaire
07:29de prendre son petit déjeuner
07:30en face de l'inventeur du goulag.
07:31Je trouve qu'il y a un rapport
07:33au monde et à la vie.
07:34Ensuite, M. Mélenchon,
07:36le grand chef,
07:37pose comme seule condition
07:38de participer à une émission
07:39que je ne sois pas là.
07:40Donc, c'est assez mal parti
07:42pour le débat
07:42avec M. Corbière.
07:43Il est 17h41,
07:44on va marquer une pause.
07:45Dans le livre
07:46et dans votre personnalité,
07:47il y a quelque chose
07:48de très important,
07:49me semble-t-il,
07:50c'est le rire.
07:51Et c'est vrai que,
07:52je le disais déjà hier
07:53et je vais le redire,
07:54ce livre est à la fois
07:56parfois désespéré,
07:57en tout cas,
07:57il est écrit par un homme
07:59qui ne croit plus
08:01en grand-chose,
08:02mais il est incroyablement drôle.
08:04Et c'est la drôlerie
08:06de Cioran.
08:07La France produit
08:09davantage d'étudiants
08:10en sociologie
08:10que tous les autres
08:11pays européens réunis.
08:13Les cafés sont
08:15pour cette engence
08:16la salle d'attente
08:17d'une gare
08:17d'où ne partira
08:18jamais aucun train.
08:20Le mot engence,
08:21d'ailleurs,
08:21c'était un mot à la Gabin,
08:22c'est un mot à la Audiard,
08:24vous voyez,
08:24ça renvoie aussi
08:25à l'imaginaire.
08:26Ah bah moi je viens de là,
08:27je viens de là,
08:28ma Gabin c'est mon idole,
08:29donc que vous le citiez,
08:31ça me fait immensément plaisir.
08:32Mais en effet,
08:33les pauvres étudiants
08:34en sociologie,
08:34leur seul débouché,
08:35c'est une tribune
08:37dans Libération
08:37une fois tous les 5 ans.
08:39Donc effectivement,
08:39ils passent le reste du temps
08:40au café.
08:42Belleville empeste
08:43le charognard
08:44électoplasme,
08:45une puanteur
08:46jamais plus précise
08:47qu'entre chien
08:48et loup.
08:50Il est 17h42,
08:51à tout de suite.
08:52Eric Nolot est l'invité
08:53de Pascal Praud
08:54sur Europe 1
08:54pour son livre
08:55Le jour où je suis devenu
08:56au QTF,
08:57paru aux éditions Fayard.
08:58Vous pouvez échanger
08:59avec notre invité au 01
09:0080 20 39 21,
09:02c'est le numéro
09:03pour échanger avec Pascal Praud
09:04chaque jour
09:05de 16h à 18h
09:06sur Europe 1.