Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02Europe 1, 16h, 18h, Pascal Proulx et vous.
00:07Et c'est toujours votre émission, bien évidemment, on va être avec Eric Nolot dans une seconde,
00:12mais Sébastien Lecornu, pardonnez-moi, Sébastien Lecornu, le Premier ministre, a pris la parole.
00:17Il estime que le mouvement lycéen se transforme en mouvement de violences urbaines. Écoutez-le.
00:23Déjà, regarde les informations qui nous sont remontées dans la matinée, ça ne ressemble plus à un mouvement lycéen.
00:28Là, on a un mouvement de violences urbaines dont, d'ailleurs, l'intensité de la violence a encore augmenté ces
00:36derniers jours.
00:37Singulièrement, en zone urbaine précise, Paris, Créteil, Lyon, quelques points disséminés sur le territoire
00:44et dans lequel il y a, pour le coup, un appel de violence qui est absolument épouvantable.
00:50Ce matin, autant que ces derniers jours, des tirs de mortiers avaient lieu de la rue vers les lycées,
00:56on a même eu des intrusions de personnes qui sont allées tirer aux mortiers dans les lycées.
01:02Bon, je pense que maintenant, les mots, et j'invite aussi la classe médiatique à être techniquement précis dans les
01:08mots qu'on emploie,
01:09ce n'est pas un mouvement lycéen.
01:10C'est intéressant quand même, parce que là, c'est une prise de conscience.
01:13Écoutez ce qu'il dit sur les appels à manifester le samedi 17 octobre.
01:18À votre question, est-ce qu'on redoute de la violence ?
01:21Oui, oui, vous voyez bien que nous n'arrivons plus à avoir une manifestation dans ce pays,
01:28en tout cas ces derniers temps, dans lequel des mouvements violents de l'ultra-gauche,
01:32notamment, parfois de l'ultra-droite, en l'espèce ces derniers jours de l'ultra-gauche,
01:37qui s'insèrent justement dans les cortèges,
01:40et notamment qui donnent à voir une violence épouvantable dans les fins de cortège.
01:44– Prise de conscience et paroles très fortes de Sébastien Lecornu, le Premier ministre.
01:50– 16h, 18h, Pascal Proébou sur Europe 1.
01:54– Éric Nolot publie donc le jour où je suis devenu OQTF aux éditions Fayard.
02:01Et vous écrivez dans Ravage de Barjavel, la rive gauche voit la rive droite disparaître
02:05dans un immense incendie, comme si la Seine marquait une ligne de démarcation
02:09entre la civilisation et le retour à une barbarie primitive.
02:12Il n'y avait plus de respect, plus d'amour, plus de famille.
02:15Chacun courait pour sa peau.
02:17Les boutiquiers avaient laissé l'argent dans les tiroirs.
02:20Les mères abandonnaient les bébés dans les berceaux.
02:23La rive droite, c'est ça ?
02:25– J'ai vu cet Est parisien dans lequel je me sentais très bien.
02:30Moi j'étais un petit gars de l'Est parisien, j'adorais.
02:32Les grands lieux de la gauche, les salles de rock,
02:36tout un imaginaire de gauche, le mur des fédérés au Père Lachaise,
02:38le siège de Libé, le siège du Parti communiste.
02:41Et j'ai vu malheureusement ces tests parisiens changer jour après jour,
02:45se dégrader et être maintenant dominés par trois tribus,
02:49la racaille, les islamistes et les bobos.
02:52Et pas de chance pour moi, j'étais devenu la bête noire de ces trois tribus,
02:56qui finiront par s'entretuer, mais pour l'instant elles étaient liguées contre moi.
02:59Cette hostilité a pris la forme de menaces, parfois de menaces de mort en pleine rue,
03:04des gens qui vous font le signe de l'égorgement en criant votre adresse à voix haute.
03:09Un ostracisme un peu plus subtil, par exemple des libraires qui refusaient de vendre mes livres,
03:13par exemple, ça me fait mal parce que vous avez rappelé tout à l'heure mon amour pour la littérature,
03:16et puis un jour il y a eu cet incident dans le métro qui est l'ouverture du livre,
03:19où un type me demande mon nom, me demande si je suis bien Éric Nolo,
03:22moi par réflexe je réponds oui, et il me crache à la gueule pour parler très directement.
03:27Donc je laisse au lecteur découvrir quelle a été ma réaction,
03:30parce qu'elle m'a moi-même surpris, on n'est pas préparé à ça,
03:33on ne sait pas comment on va réagir, et moi non plus,
03:35mais j'ai réagi de manière très singulière, je ne m'y serais pas attendu.
03:39Donc à partir de là, je me suis demandé comment on en était arrivés là,
03:42comment cette dégradation avait pu se produire,
03:44et puis j'ai voulu savoir jusqu'où ça irait,
03:47et jusqu'où ça va, et bien je crois que le quartier où j'habitais,
03:51Belleville, l'Est parisien, est le laboratoire de la Nouvelle-France, en réalité.
03:56Voilà ce que veulent les filles, M. Mélenchon,
03:59ils veulent que ça se transforme en un territoire qui n'a plus rien à voir avec les mœurs françaises,
04:05avec nos modes de vie qui sera livré à ces trois tribus,
04:10qui malheureusement sont très très éloignés de nos valeurs,
04:14même les bobos.
04:14Et d'ailleurs les bobos, c'était presque les pires en réalité,
04:18parce qu'eux, ils font semblant de ne pas voir,
04:20ils pensent qu'ils vont passer à travers les gouttes,
04:22mais malheureusement ça se terminera comme en Iran.
04:24Les communistes ont voulu prendre le pouvoir en Iran,
04:27ils ont été égorgés par les islamistes,
04:29les bobos se croient les plus malins,
04:31mais ça se terminera très mal pour eux.
04:32Et ils sont notamment très présents dans l'espace médiatique.
04:34Éric Nolot est avec nous à 17h38 sur l'antenne d'Europe 1,
04:38vous êtes très présent dans les réseaux sociaux,
04:40et vous avez sans doute vu cette critique d'Alexis Corbière,
04:44qui est de la France Insoumise précisément.
04:47J'ai failli lui répondre,
04:48et puis j'avais commencé à écrire le tweet,
04:50parce que chaque phrase je ne la trouvais pas juste,
04:53et puis je me suis dit, c'est Éric Nolot de répondre.
04:55Il dit, cet homme, en parlant de vous,
04:57après votre émission d'hier matin,
04:59cet homme pense son temps d'ailleurs,
05:02mais c'est sans doute pas son temps,
05:03a-t-il voulu écrire,
05:04cet homme passe son temps à insulter tous les gens de gauche,
05:08alors j'avais envie de le dire,
05:09non vous n'insultez pas les gens de gauche,
05:10vous êtes vous-même de gauche.
05:11Cet homme passe son temps à insulter tous les gens de gauche,
05:14publie un livre avec l'antisémite Soral,
05:17s'affiche avec Zemmour,
05:18attaque les féministes,
05:19ces livres sont puissamment promus par Bolloré,
05:22qui détruit les librairies,
05:24puis, jouant le naïf,
05:25il s'étonne du résultat.
05:27Voilà ce que produit votre livre auprès d'Alexis Cordière.
05:31C'est intéressant, hein ?
05:32Oui, c'est intéressant.
05:32Bolloré détruit les librairies, par exemple,
05:34c'est intéressant.
05:34Oui ?
05:35C'est intéressant.
05:36Je crois qu'il faudrait chiffrer
05:37combien de livres se vendent chaque année
05:40dans les librairies dont dépend le groupe Bolloré,
05:44ce serait intéressant.
05:45S'affiche avec Zemmour ?
05:46Non, je suis ami avec Zemmour,
05:47c'est plus qu'une amitié.
05:49Zemmour est un frère pour moi,
05:50voilà, je le dis, je le répète.
05:53Beaucoup de gens voudraient que je le renie,
05:54mais ça n'arrivera jamais.
05:55Moi, je ne suis pas comme la France Insoumise,
05:57où je me débarrasse de M. Corbière
05:59et de Mme Garrido.
06:00Ensuite, écoutez,
06:02M. Corbière, un jour, publiquement,
06:04je crois que c'était sur une chaîne parlementaire,
06:06a estimé que Samuel Paty faisait mal son travail.
06:09Qu'au fond, ce qui lui est arrivé,
06:11il l'avait un peu cherché,
06:12c'est ça que ça veut dire, cette phrase.
06:13Et qu'est-ce qu'il dit ?
06:14C'est que moi aussi,
06:15quand je suis agressé,
06:16je l'ai cherché.
06:17Une femme qui se fait violer,
06:18c'est qu'elle était habillée peut-être un peu court aussi.
06:21Et puis les dessinateurs de Charlie,
06:22ils ont peut-être charrié.
06:24En fait, c'est ça ce genre de discours.
06:26Vous n'accepteriez un échange avec lui ?
06:29Mais évidemment,
06:30en fait, il ne vole pas.
06:31Il n'acceptera pas.
06:32Mais c'est vrai qu'on peut lui proposer,
06:33sur l'antenne d'Europe 1,
06:34je lis à Laurent,
06:36et ça serait formidable.
06:37Mais moi, je pense que
06:38ce serait intéressant,
06:39d'ailleurs, Alexis Corbière,
06:40on peut l'inviter.
06:41Est-ce que vous acceptez un débat
06:42avec Éric Nolot sur Europe ?
06:44Moi, j'accepte sans condition,
06:45mais je vous fiche mon billet
06:46qui ne viendra pas.
06:47En plus, c'est quelqu'un
06:47qui est plutôt intéressant,
06:49Alexis Corbière,
06:49que moi, j'ai rencontré en dehors
06:51parfois des plateaux,
06:52qui est plutôt cultivé,
06:53disons-le,
06:54plutôt agréable,
06:55et avec lequel, me semble-t-il,
06:57on pouvait parler jadis.
06:58Mais il y a des gens très agréables
06:59et très cultivés
07:00qui vous menaient à la guillotine,
07:01vous savez.
07:02Oui, mais maintenant,
07:02j'ai l'impression
07:03qu'on ne peut plus parler,
07:04alors qu'avec lui,
07:05on aurait pu parler
07:06il y a dix ans.
07:07Il s'est radicalisé,
07:08regardez ce tweet ridicule
07:09d'un bout à l'autre,
07:10en réalité.
07:12Ensuite, je crois
07:13que M. Corbière,
07:14si j'ai bien compris,
07:16a dans son salon
07:16ou dans une pièce
07:17de son appartement
07:18un portrait de Lénine.
07:19L'inventeur du goulag,
07:21ce n'est pas ma valeur.
07:22Et puis...
07:22Vous êtes sûr de ça ?
07:23Oui, je crois
07:25qu'il s'en est vanté publiquement.
07:27Je trouve que ça renseigne
07:28sur un imaginaire
07:29de prendre son petit déjeuner
07:30en face de l'inventeur du goulag.
07:31Je trouve qu'il y a un rapport
07:33au monde et à la vie.
07:34Ensuite, M. Mélenchon,
07:36le grand chef,
07:37pose comme seule condition
07:38de participer à une émission
07:39que je ne sois pas là.
07:40Donc, c'est assez mal parti
07:42pour le débat
07:42avec M. Corbière.
07:43Il est 17h41,
07:44on va marquer une pause.
07:45Dans le livre
07:46et dans votre personnalité,
07:47il y a quelque chose
07:48de très important,
07:49me semble-t-il,
07:50c'est le rire.
07:51Et c'est vrai que,
07:52je le disais déjà hier
07:53et je vais le redire,
07:54ce livre est à la fois
07:56parfois désespéré,
07:57en tout cas,
07:57il est écrit par un homme
07:59qui ne croit plus
08:01en grand-chose,
08:02mais il est incroyablement drôle.
08:04Et c'est la drôlerie
08:06de Cioran.
08:07La France produit
08:09davantage d'étudiants
08:10en sociologie
08:10que tous les autres
08:11pays européens réunis.
08:13Les cafés sont
08:15pour cette engence
08:16la salle d'attente
08:17d'une gare
08:17d'où ne partira
08:18jamais aucun train.
08:20Le mot engence,
08:21d'ailleurs,
08:21c'était un mot à la Gabin,
08:22c'est un mot à la Audiard,
08:24vous voyez,
08:24ça renvoie aussi
08:25à l'imaginaire.
08:26Ah bah moi je viens de là,
08:27je viens de là,
08:28ma Gabin c'est mon idole,
08:29donc que vous le citiez,
08:31ça me fait immensément plaisir.
08:32Mais en effet,
08:33les pauvres étudiants
08:34en sociologie,
08:34leur seul débouché,
08:35c'est une tribune
08:37dans Libération
08:37une fois tous les 5 ans.
08:39Donc effectivement,
08:39ils passent le reste du temps
08:40au café.
08:42Belleville empeste
08:43le charognard
08:44électoplasme,
08:45une puanteur
08:46jamais plus précise
08:47qu'entre chien
08:48et loup.
08:50Il est 17h42,
08:51à tout de suite.
08:52Eric Nolot est l'invité
08:53de Pascal Praud
08:54sur Europe 1
08:54pour son livre
08:55Le jour où je suis devenu
08:56au QTF,
08:57paru aux éditions Fayard.
08:58Vous pouvez échanger
08:59avec notre invité au 01
09:0080 20 39 21,
09:02c'est le numéro
09:03pour échanger avec Pascal Praud
09:04chaque jour
09:05de 16h à 18h
09:06sur Europe 1.

Recommandations