- il y a 4 minutes
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00:00:00Merci d'être avec nous sur CNews pour une après-midi qui s'annonce très très politique.
00:00:06Dans quelques minutes, nous allons suivre le discours de Marine Le Pen, le discours de rentrée.
00:00:12Je salue Karima Bricq, bonjour Karima.
00:00:14Et surtout, je salue Yohann Uzaï qui se trouve à Hénin-Beaumont, juste devant cette salle,
00:00:21où Yohann, Marine Le Pen s'apprête à faire sa rentrée politique après d'abord une longue période de silence.
00:00:29Il faut bien le dire.
00:00:34Oui absolument, c'est le grand discours de rentrée de Marine Le Pen qui est bien silencieuse depuis plusieurs semaines.
00:00:40Alors certes, elle s'est exprimée aux universités du MEDEF, mais il n'était la question que d'économie.
00:00:45Elle ne s'est pas exprimée effectivement depuis le début de l'été dernier.
00:00:50Et elle est attendue, Marine Le Pen, la candidate à l'élection présidentielle.
00:00:54Elle va devoir trancher, dire qu'elle est sa ligne.
00:00:56Certains disent même qu'elle va devoir cheffer, incarner l'autorité, à la fois au sein du parti,
00:01:01puisqu'elle est la candidate à l'élection présidentielle et qu'il va donc désormais falloir se ranger derrière ses
00:01:06positions.
00:01:07Vous savez que le Rassemblement national a connu quelques turbulences ces dernières semaines,
00:01:11avec des polémiques qui ont émaillé cette rentrée du Rassemblement national.
00:01:15Cela a commencé par l'arrêt éventuel d'un soutien à l'Ukraine en cas d'arrivée au pouvoir.
00:01:20Il y a eu la polémique sur l'interdiction du voile dans l'espace public.
00:01:24Il y a eu ce déplacement de Jordan Bardella à Birmingham qui a beaucoup fait parler.
00:01:28Et sur tous ces sujets, Marine Le Pen est restée très silencieuse.
00:01:31Nous devrions en savoir plus aujourd'hui, savoir comment est-ce qu'elle a vécu tout cela
00:01:35et quelles décisions est-ce qu'elle a effectivement arrêtées.
00:01:39Je vous disais que Marine Le Pen allait devoir cheffer.
00:01:42Et dans les faits, ça va se traduire par le fait que Marine Le Pen sera la seule aujourd'hui
00:01:45à prendre la parole.
00:01:46Jordan Bardella sera bien là pour l'écouter, mais le patron du Rassemblement national, lui, ne s'exprimera pas sur
00:01:53scène.
00:01:54Marine Le Pen qui va aussi devoir mettre fin aux rumeurs persistantes selon lesquelles Marine Le Pen et Jordan Bardella
00:02:02seraient entrées en conflit sur différents sujets.
00:02:04Marine Le Pen qui a déjà cherché à couper court à ces rumeurs avant même de s'exprimer aujourd'hui
00:02:09sur scène.
00:02:10Elle a publié un message où on la voit enlaçant Jordan Bardella sur les réseaux sociaux.
00:02:15Un message pour souhaiter un bel anniversaire à Jordan Bardella qui célèbre aujourd'hui ses 31 ans.
00:02:20Ça c'est important parce qu'effectivement, cette photo a été publiée où on voit Marine Le Pen, Jordan Bardella,
00:02:27cette accolade.
00:02:29Effectivement, c'est le jour de l'anniversaire de Jordan Bardella.
00:02:32C'est plus qu'une photo, une carte postale d'anniversaire en quelque sorte.
00:02:37Là, on a aussi un message politique en réalité, Johan.
00:02:44Oui, bien sûr. Marine Le Pen veut absolument jouer l'unité du parti.
00:02:48Les questions de cela ont aujourd'hui montré qu'il n'y a pas de faille dans le parti,
00:02:52que tout le monde est bien rangé derrière elle, prête à entrer en campagne pour la victoire le 2 mai
00:02:57prochain,
00:02:58au soir du second tour de l'élection présidentielle.
00:03:00Donc, je vous le disais, Jordan Bardella est là pour soutenir Marine Le Pen.
00:03:03Il va l'écouter durant son discours. Il y a une centaine de parlementaires qui ont été conviés, là aussi,
00:03:09pour montrer l'unité du parti et cette photo qui a été postée sur les réseaux sociaux par Marine Le
00:03:15Pen
00:03:15pour nous montrer qu'il n'y a pas de problème entre les deux têtes du Rassemblement national,
00:03:21que le patron du parti est bien derrière la candidate à l'élection présidentielle.
00:03:26Il s'agit effectivement de cela aussi aujourd'hui.
00:03:28Vous avez parfaitement raison, Olivier.
00:03:29Il y a une chose qui est très importante et qui change quand même.
00:03:33Je pense que Marine Le Pen ne s'est jamais trouvée dans cette position, Johan.
00:03:36C'est que les sondages la donnent en tête, dans tous les cas de figure, au second tour.
00:03:42Et elle n'a jamais entamé, évidemment, Marine Le Pen, une campagne dans cette position-là,
00:03:48dans celle qui est en tête, que tout le monde regarde, que tout le monde redoute et que tout le
00:03:53monde va attaquer.
00:03:58Oui, c'est vrai. Évidemment, aujourd'hui, Marine Le Pen est la favorite de l'élection présidentielle.
00:04:03C'est sa quatrième élection. C'est la première fois qu'elle aborde l'élection en tant que favorite.
00:04:08Ce qui va, paradoxalement, un peu lui compliquer la tâche.
00:04:11Parce que vous savez que quand on est favorite d'une élection présidentielle,
00:04:13on est d'autant plus la cible de ses adverses.
00:04:17Donc, il va falloir qu'elle soit solide. Il faudra qu'il n'y ait pas de faille dans le
00:04:20parti.
00:04:20Effectivement, d'où ce discours très attendu aujourd'hui, encore une fois, pour trancher les éventuels sujets de discorde,
00:04:26ou en tout cas, ceux qui sont apparus comme tels au cours des derniers jours, au cours des dernières semaines,
00:04:31et montrer que Jordan Bardella est bien derrière elle.
00:04:34C'est ce qu'il devrait s'efforcer de faire aujourd'hui, montrer qu'il n'y a pas de
00:04:38faille au sein du Rassemblement national.
00:04:41Parce que quand on est favori de l'élection présidentielle, paradoxalement, ça n'est pas la même campagne.
00:04:45C'est une campagne très différente, et Marine Le Pen va effectivement devoir la mener avec l'ensemble de ses
00:04:52troupes,
00:04:52et en tentant de garder l'avance très importante qu'elle a dans les sondages.
00:04:58Johan, on aperçoit les premières images de l'intérieur de cette salle à Hénin-Beaumont,
00:05:05avec l'entrée de Jordan Bardella, il y a quelques minutes,
00:05:09et tous ces parlementaires qui portent leur écharpe Karimabric,
00:05:14qui vont se retrouver donc derrière, comme une haie d'honneur derrière Marine Le Pen que l'on attend,
00:05:20et ses drapeaux français évidemment qui sont brandis, on attend Marine Le Pen évidemment.
00:05:24Oui absolument, journée, la voici, donc on la voit arriver,
00:05:29et événement très important parce qu'il y a eu des turbulences au cours des derniers mois,
00:05:33et le message est assez clair, elle va prononcer le discours,
00:05:35elle doit montrer qu'elle a cette énergie, qu'elle sera justement celle qui va représenter les Français.
00:05:42Il y a tous ces enjeux en lien avec le pouvoir d'achat,
00:05:44on voit la colère qui gronde, on voit l'incertitude, donc la voici qui arrive.
00:05:50Voilà, on va tuer ensemble sur CNews ce discours,
00:05:52premier discours de rentrée de Marine Le Pen depuis Hénin-Beaumont.
00:05:55Marie Présidente !
00:06:05Merci, merci à vous tous.
00:06:08Mesdames, Messieurs, chers amis,
00:06:11comment vous dire ma gratitude de vous voir si nombreux cette année,
00:06:16encore sur cette belle terre patriote du bassin minier,
00:06:19le jour de l'anniversaire de Jordan.
00:06:30Ici,
00:06:35Joyeux anniversaire !
00:06:38Joyeux anniversaire !
00:06:43Joyeux anniversaire !
00:06:53Ici,
00:06:54à Hénin-Beaumont comme
00:06:57tant d'endroits en France,
00:06:58les grands mots sont vides de sens s'ils n'entrent pas en résonance avec les réalités,
00:07:04avec la vie quotidienne des Français,
00:07:06la vie des salariés,
00:07:08la vie des étudiants,
00:07:09de ceux qui entreprennent comme ceux qui profitent d'un repos bien mérité après une vie de labeur.
00:07:16Ici,
00:07:16on sait ce que travailler veut dire.
00:07:19On connaît les journées qui commencent tôt et finissent tard.
00:07:22On connaît aussi la vie avec ses joies mais également ses difficultés, ses angoisses,
00:07:30les salaires qu'on attend avec impatience,
00:07:33le montant à sommoir du ticket de caisse,
00:07:36les factures qui alourdissent la boîte aux lettres,
00:07:38ces loyers que l'on acquitte mois après mois comme un goutte à goutte interminable,
00:07:43les traite de la maison que l'on doit payer durant des années et des années.
00:07:48On sait aussi ce que sont les usines qui ferment,
00:07:52des perspectives qui s'assombrissent pour des filières entières,
00:07:55l'angoisse du chômage, la peur de l'avenir,
00:07:58l'inquiétude pour le futur de nos jeunes.
00:08:01Je ne vais pas vous accabler de statistiques,
00:08:03ni égrenées, les chiffres du malheur de la France que l'on connaît trop bien
00:08:08et qui font mal à la tête.
00:08:10La dette, les déficits, les augmentations de taxes et d'impôts,
00:08:15la hausse terrible des dépenses contraintes,
00:08:18les gaspillages, les fraudes.
00:08:20Je n'entends pas non plus, mes chers amis,
00:08:23faire jouer la sombre partition que le prétendu Mozart de la finance
00:08:27a laissé en cadeau d'adieu à la France.
00:08:32Ce serait une marche funèbre et ça casserait l'ambiance.
00:08:38Après dix ans de Macron,
00:08:40après des années de Philippe et d'Attal,
00:08:43on ne fait plus une analyse, on fait une autopsie.
00:08:48Faut-il que ces gens qui se représentent à nouveau devant vous,
00:09:02la haute pleine de promesses, soient naïfs pour croire qu'ils vont échapper à l'inventaire ?
00:09:08Ils n'y couperont pas et les Français auront toutes les raisons de les voter dehors.
00:09:21En vérité, mes amis, je suis venu vous parler de la France et des Français.
00:09:26Parce que la bataille que nous nous apprêtons à mener,
00:09:29c'est la bataille de France.
00:09:31Nous ne pouvons pas ne pas engager le bras de fer contre ce système vermoulu et toxique,
00:09:37dont l'ultime préoccupation est de tout tenter pour seulement perdurer.
00:09:43C'est un combat contre les forces du déclin qu'il nous faut mener.
00:09:47Ces forces malveillantes, malfaisantes, qui peuvent, si nous n'en triomphons pas,
00:09:52conduire la France, notre belle France, du déclin à la déchéance.
00:09:56Il est temps d'arrêter la dégringolade.
00:10:00Pour notre culture, pour notre mode de vie, pour nos valeurs de civilisation,
00:10:05c'est une bataille que nous ne pouvons pas perdre.
00:10:08Et parce que nous n'avons pas le droit de la perdre,
00:10:11je fais le serment devant vous de tout donner,
00:10:16d'engager toutes mes forces et mon énergie au service du succès de nos idées
00:10:21et de conduire les patriotes de France, que vous êtes, à la victoire !
00:10:41Vous le savez, à l'issue de cette élection, il en va de l'avenir des Français,
00:10:46il en va du salut du pays.
00:10:47Mais cette bataille pour la France sera aussi la bataille pour les Français,
00:10:51tous les Français de l'Hexagone, d'Outre-mer ou du monde.
00:10:56C'est la bataille pour le quotidien, une bataille pour une vie meilleure,
00:11:01le droit à la sécurité, le droit à la santé, le droit à la réussite
00:11:05et sans pouvoir, hélas, en faire un droit, la juste aspiration de chacun au bonheur.
00:11:12A l'heure des grandes transitions géopolitiques, climatiques ou technologiques,
00:11:17au moment où l'intelligence artificielle et la robotique s'apprêtent à redéfinir tous les métiers,
00:11:22nous savons qu'il nous faudra nous adapter, sans perdre de vue l'essentiel, c'est-à-dire l'homme.
00:11:29Dans le siècle qui avance, le monde nous commande de ne pas rester inertes,
00:11:33mais de décider et agir sans douter ni faiblir.
00:11:39Si nous voulons reprendre en main notre destin, redevenir propriétaire de notre futur,
00:11:45c'est à la présidentielle que cela se décidera.
00:11:49J'ai mis, vous le savez, en haut de mes priorités présidentielles,
00:11:53la question que j'ai été la première à porter dans le débat public il y a cinq ans, le
00:11:57pouvoir d'achat.
00:11:59J'aurai l'occasion d'y revenir abondamment tout au long de cette campagne
00:12:03et de présenter des propositions concrètes et puissantes.
00:12:07La première d'entre elles, nous la défendons bec et ongle depuis cinq ans,
00:12:11c'est la baisse de 20 à 5,5 de la TVA et la suspension des hausses d'impôts d
00:12:16'Emmanuel Macron et d'Edouard Philippe
00:12:18sur l'énergie, électricité, gaz, fuel et bien sûr carburant,
00:12:24dont les prix ne cessent de monter et étouffent les Français.
00:12:30Nous revaloriserons la valeur travail, diminuerons les dépenses contraintes
00:12:35et ferons cesser les spoliations fiscales qu'un État dispendieux fait subir aux Français.
00:12:40Il est injuste qu'un État vienne tout vous prendre, vous empêche d'épargner, vous interdise de profiter de la
00:12:47vie,
00:12:48ne vous laissant pratiquement que le droit de respirer et encore,
00:12:52certains nous expliquent que respirer c'est polluer, Bercy en conclura un jour que respirer c'est taxable.
00:13:05Les études le montrent, un nombre croissant de Français a le sentiment de vivre dans la précarité.
00:13:12Et la question lancinante que tout le monde se pose,
00:13:15cette question simple que le mouvement des Gilets jaunes avait posée
00:13:18et qui n'a toujours pas obtenu de réponse, où passe l'argent ?
00:13:22Quand les taxes et prélèvements s'alourdissent alors que les services rendus aux Français s'effondrent ?
00:13:28Face à la dérive budgétaire, nos adversaires n'ont comme seule proposition
00:13:32que de renier indéfiniment la protection sociale ou de créer encore de nouveaux prélèvements.
00:13:38Nous nous devons donc, ensemble, plus que jamais, de mener la bataille sociale.
00:13:45Ce combat, rien, aucune féodalité, aucune intimidation ne nous empêchera de le mener.
00:13:52C'est là une exigence morale.
00:13:55C'est aussi pour nous l'une des conditions de l'unité nationale qui nous est chère.
00:13:59Il ne peut y avoir pour nous un peuple à deux vitesses.
00:14:03Oh, je sais, j'entends déjà les critiques, les critiques de cet engagement social,
00:14:09pourtant partie insécable de notre identité nationale.
00:14:13D'un côté, une droite sans cœur qui confond social et socialisme m'accusera d'être socialiste.
00:14:20De l'autre côté, une gauche toute emplie d'une inaltérable haine sociale
00:14:25me reprochera de ne pas détester ceux qui réussissent.
00:14:30Je le dis ici, ma démarche politique est un acte d'amour, un acte d'amour à notre peuple,
00:14:37à ces millions de Français qui méritent toute notre attention et toute notre protection.
00:14:42Je m'y tiendrai comme candidate.
00:14:45Je m'y tiendrai si je suis élue.
00:14:47Vous le savez, une nation ne procède pas seulement de ses institutions ou de ses lois.
00:15:01Elle tient par la promesse de justice et de fraternité,
00:15:06mais aussi par une perspective d'épanouissement et de réussite pour chacun.
00:15:10Cette promesse de fraternité et d'unité que nous faisons ici devant vous, nous la tiendrons.
00:15:16La première mesure sociale que nous prendrons sera un droit nouveau pour tous les Français.
00:15:23Nous allons garantir à tous les Français, comme cela se pratique dans tous les pays du monde,
00:15:28un droit naturel et juste.
00:15:31Avec nous, les Français, quelle que soit leur couleur de peau ou leur religion,
00:15:36leur origine ou leur résidence, quelle que soit leur région ou leur condition sociale,
00:15:41seront prioritaires chez eux.
00:15:54Ce n'est pas là un acte négatif, mais un acte de justice élémentaire.
00:16:00Il est en même temps moral et devrait être légal que ceux qui appartiennent à la communauté nationale
00:16:06aient davantage de droit en France que les autres.
00:16:10avec la fierté d'être Français, nous reconnaîtrons à chacun de nos compatriotes un privilège de l'être.
00:16:19Ceux qui vous font croire que cette priorité nationale serait critiquable ont inversé les valeurs.
00:16:25Qu'est-ce que le droit de vote, sinon un privilège exclusif accordé aux Français par la Constitution et donc
00:16:32la République ?
00:16:33Qui oserait affirmer que l'administration française qui pratique l'exclusivité nationale à l'embauche serait coupable de xénophobie ?
00:16:42Mais c'est tellement vrai que la gauche, par le passé, a aussi défendu la priorité nationale avant de totalement
00:16:49l'oublier.
00:16:51Le général de Gaulle lui-même disait « La Constitution de 1958 que j'ai tant voulu, n'est-ce
00:16:56pas la primauté du citoyen ? »
00:16:59Et il ajoutait « Après tous les sacrifices que les Français ont subis, n'ont-ils pas le droit de
00:17:05se donner la préférence ? »
00:17:08Ma candidature présidentielle, puis si le peuple en décide, ma présidence, seront placés sous le signe de la fraternité française
00:17:13et donc de la priorité pour les Français.
00:17:17Vous l'avez compris, avec nous, aucun Français ne perdra de droit. Au contraire, tous en gagneront.
00:17:24Mais aujourd'hui, je voudrais vous parler d'un sujet que je considère comme essentiel, parce qu'il conditionne la
00:17:37qualité de vie de chacun, mais aussi parce qu'il constitue une dépense inévitable.
00:17:43Je veux parler du logement. Le logement, ce n'est pas un dossier parmi d'autres. Il représente, lorsqu'il
00:17:51est associé aux dépenses en énergie qu'il génère, au bas mot, un tiers du budget des ménages.
00:17:57C'est un élément au cœur de la vie, de la vie personnelle des Français et de la vie économique
00:18:02du pays. C'est un sujet majeur pour vous. C'est donc un sujet majeur pour moi.
00:18:08Le logement, c'est la préoccupation première des jeunes qui veulent quitter les parents pour s'installer ensemble.
00:18:13Celle du couple qui décide d'avoir des enfants. Celle des 30% de jeunes qui ont renoncé à un
00:18:20emploi par impossibilité à trouver un logement.
00:18:23Celle d'un salarié qui trouve un emploi, mais si loin de chez lui. Ou encore celle du retraité qui
00:18:30repart vivre dans sa région natale.
00:18:32Le logement, c'est aussi un projet de vie, qu'en l'ambition ô combien légitime de devenir propriétaire, d
00:18:39'avoir son chez-soi et de pouvoir un jour le transmettre à ses enfants.
00:18:44Le logement sera au cœur de mon projet présidentiel. Ce sera, si je suis élu, un des grands chantiers du
00:18:51quinquennat.
00:18:51Je veux qu'en cinq ans, la situation du logement en France, aujourd'hui si tendue, revienne à la normale.
00:18:59La fin de l'habitat indigne. Le rééquilibrage du marché locatif, devenu parfois un véritable cauchemar.
00:19:06L'amélioration des logements existants. La relance massive de construction de logements.
00:19:10La protection de la propriété contre les squats et les occupations illicites.
00:19:15L'accession pour le plus grand nombre à la propriété. La question du logement social.
00:19:25C'est pourquoi mon projet présidentiel pour le logement reposera sur trois piliers.
00:19:29Libérer la construction. Valoriser le parc existant. Encourager et protéger la propriété.
00:19:36Mais, mes amis, comment peut-on promettre davantage de logements quand on interdit de construire ?
00:19:43Quand on complexifie les normes jusqu'à les rendre paralysantes ?
00:19:46Quand on multiplie les délais ?
00:19:48Quand on transforme la moindre construction publique ou privée en un parcours du combattant infranchissable ?
00:19:56Je vous rappelle que c'est Édouard Philippe qui a instauré le monceau de normes
00:20:02répondant au nom poétique de RE-2020.
00:20:06C'est en grande partie ce RE-2020 qui a fait exploser le coût de la construction en France.
00:20:13Durant la canicule, ce grand cirque a généré des logements qui se sont transformés en bouilloires thermiques.
00:20:18Finalement, il aurait mieux fait de prendre des vacances.
00:20:30Au nom d'une prétendue écologie, on a fait entrer le marché immobilier dans des logiques de restriction, d'interdiction
00:20:35et donc dans une spirale de récession.
00:20:38Sans bien sûr perdre de vue les contraintes environnementales et le respect de la nature,
00:20:43il faut en finir avec cette logique de décroissance.
00:20:46Ce principe qui voudrait que tout projet soit par nature considéré avec hostilité.
00:20:50Cette tendance qui s'exprime partout et qui conduit à vouloir contrarier tout ce qui se fait,
00:20:56même ce qui est nécessaire à la vie.
00:20:58Y a-t-il pas de plus beaux mots pour une civilisation que celle de bâtisseurs ?
00:21:04Il faut des logements sûrs, beaux, économes en énergie, confortables et abordables.
00:21:12Eh bien, nous ouvrirons ce grand chantier national.
00:21:15Ce sera bon pour chacun d'entre vous et ce sera bon pour l'économie qui bénéficiera de cette formidable
00:21:21impulsion.
00:21:22Cessons les persécutions contre les professionnels ou les particuliers qui veulent entreprendre, investir, construire.
00:21:30Faisons tomber les normes dès lors qu'elles ne sont pas indispensables.
00:21:34Réduisons les délais à rallonge, simplifions les procédures décourageantes, accompagnons les projets dès lors qu'ils sont souhaitables.
00:21:42Et mieux, libérons les terrains là où ils peuvent être disponibles.
00:21:47L'État, les collectivités, les grandes entreprises publiques disposent de fonciers ?
00:21:54Utilisons-le !
00:21:56Tout en conservant la propriété, ces terrains seront mis gratuitement à disposition des constructeurs.
00:22:03En contrepartie, ils pourront faire sortir de terre des milliers d'appartements avec l'exigence qu'ils soient à loyer
00:22:10modéré.
00:22:11Ces derniers, ces logements, deviendront propriété de l'État ou de la collectivité après quelques décennies et pourront alors également
00:22:19être vendus.
00:22:20Mais avec ce système, arrivera sur le marché un grand nombre d'appartements à des prix abordables.
00:22:28La libération de la construction passera également par la suppression d'une autre norme idéologique, le ZAN.
00:22:36Et oui, derrière cet acronyme dont l'administration a le secret, se cache le dispositif zéro artificialisation nette
00:22:44qui, depuis 2021, a privé les collectivités locales, les promoteurs et donc des millions de Français de l'accès à
00:22:52des terrains constructibles.
00:22:54Le ZAN sera supprimé.
00:22:57Mais évidemment, cela n'empêchera pas de continuer à préserver les terres agricoles indispensables à notre agriculture.
00:23:05Mais cette mesure, elle est aussi un geste fort de confiance envers les maires, en particulier les maires ruraux,
00:23:12qui se sentent à juste titre dépouillés de tant de pouvoir depuis la loi NOM.
00:23:18L'autre grande source mobilisable pour augmenter le nombre de logements, ce sont les 9 millions de mètres carrés de
00:23:26bureaux inutilisés.
00:23:27Cela représente l'équivalent de 6 à 7 millions de mètres carrés habitables.
00:23:33Eh bien, nous lancerons une vaste politique de transformation des bureaux vacants en logements,
00:23:40par un changement des règles comptables pour les propriétaires.
00:23:43Et si cela ne suffit pas, nous assumons d'en passer par la taxation des bureaux vacants.
00:23:51Cette mesure, elle participera au rééquilibrage des activités économiques et logements
00:23:56et desserrera le prix des loyers dans les grandes villes
00:23:59et, de surcroît, améliorera la qualité de vie de millions de gens en raccourcissant enfin le trajet domicile-travail.
00:24:07C'est un des aspects de la politique de démétropolisation, dont vous avez déjà entendu parler, que nous souhaitons mettre
00:24:12en œuvre.
00:24:14Par ailleurs, nous mettrons un terme aux abus liés à la location courte durée,
00:24:19qui transforme certaines villes en cité-hôtel au détriment de ceux qui y vivent et des professionnels de l'accueil
00:24:26du tourisme.
00:24:26Et puis cela permettra, certes, c'est un peu plus loin d'ici, mais de libérer certaines zones touristiques comme
00:24:33la Corse
00:24:34ou les bords de mer de la pression de la spéculation qui chassent les habitants.
00:24:40Vivre et travailler au pays.
00:24:42Promesse ancienne de la République et espérance d'un peuple enraciné,
00:24:47je la fais mienne, je la fais nôtre.
00:25:00Mesdames et Messieurs, ces dernières années, nos gouvernants n'ont pas seulement bloqué la construction de logements,
00:25:06ils ont en même temps décidé de mettre au rebut des centaines de milliers de logements existants
00:25:11avec des diagnostics thermiques, les fameux DPE, qui les sortent du marché.
00:25:17Des centaines de milliers de logements sont déjà concernés par ces restrictions de location.
00:25:23Le 1er janvier 2028, ce serait plus d'un million de logements supplémentaires
00:25:29qui sortiraient du marché au moment où la crise du logement est historique.
00:25:34Si nous arrivons au pouvoir, nous ferons cesser cette politique absurde et terriblement dommageable.
00:25:40Quel pays peut décider ainsi de mettre à la poubelle une partie de son parc immobilier, même imparfait ?
00:25:48Quel pays peut raréfier artificiellement l'offre de logements et ainsi préparer une nouvelle flambée des loyers ?
00:25:55Il y en a probablement un au monde et c'est malheureusement la France.
00:25:59Et n'en doutez pas, pour produire ce genre d'ânerie, ils se sont mis à plusieurs.
00:26:05Alors, dans les premières semaines de mon quinquennat, nous supprimons toutes les contraintes basées sur le DPE
00:26:13qui restera un simple élément indicatif.
00:26:24Au dispositif complexe, pour ne pas dire foireux, tout droit sorti des cerveaux technos,
00:26:30nous préférons le bon sens et l'intelligence du quotidien de nos compatriotes.
00:26:34A ce propos, comment ne pas évoquer le plan MaPrimeRénov', qui coche absolument toutes les cases,
00:26:39complexe, coûteux, source de fraude ?
00:26:43Eh bien, nous le remplacerons simplement par le dispositif 100%Rénov', un prêt à taux zéro
00:26:47pour permettre à tous les ménages qui le souhaitent de réaliser des travaux de rénovation,
00:26:51d'électricité, de leur chauffage ou, dans des plaies à Sarcens, d'installer la climatisation !
00:27:08Les économies substantielles sur les factures de chauffage constitueront évidemment un cas supplémentaire de pouvoir d'achat.
00:27:14Enfin, pour redonner de l'air au marché immobilier et accroître l'offre de logement,
00:27:19nous abaisserons de 30 à 15 ans la durée de détention pour bénéficier de l'exonération de plus-value lors
00:27:25de la vente d'un bien.
00:27:27Il nous faut aussi réinventer le logement social.
00:27:31Parce que tout notre système est devenu un gigantesque gâci.
00:27:36Un grand empilement administratif qui a pour résultat d'empiler des humains.
00:27:41Un parc immobilier qui aboutit au parkage qui fonctionne comme une machine à ghettoiser.
00:27:46Un tonneau des danaïdes où l'irresponsabilité règne souvent au détriment des locataires eux-mêmes.
00:27:53Ce système est coûteux, clientéliste, injuste, rigide.
00:27:58Et comme si cela ne suffisait pas, aux mains de nos dirigeants immigrationnistes,
00:28:03il n'est plus considéré comme un dispositif social pour les familles françaises dans le besoin,
00:28:08mais comme un dispositif au bénéfice prioritaire d'une immigration incessante et anarchique.
00:28:14Aujourd'hui, 70% des Français sont éligibles au parc social.
00:28:20Et seulement 11% en bénéficient.
00:28:24Les Français, les élus locaux, le bon sens doivent reprendre la main sur le logement social.
00:28:29Nous devons donner la priorité d'accès au logement social aux Français.
00:28:44Et nous devons leur réserver le bénéfice des APL, les aides personnelles au logement.
00:28:51Ces logements sociaux, ils ont été payés grâce aux efforts financiers de nos parents, de nos grands-parents, de nos
00:29:02arrière-grands-parents.
00:29:03Il est intolérable que les Français, en raison de critères contestables, soient écartés du bénéfice du logement à faible loyer.
00:29:12Et de la même manière, la priorité d'accès au logement étudiant doit être instaurée pour les jeunes Français.
00:29:30Sur un autre sujet, mais connexe, comme nous croyons à la liberté des maires,
00:29:36est que la loi SRU n'a pas manifestement fait ses preuves.
00:29:40Cette loi, vous savez, qui inflit chaque année des amendes aux communes qui comportent moins de 20 à 25%
00:29:45de logements sociaux,
00:29:47auxquels les Français ont le plus grand mal à accéder, y compris si elles n'ont plus de fonciers disponibles
00:29:52d'ailleurs,
00:29:53et bien la loi SRU sera purement et simplement abrogée.
00:30:06Je les entends déjà.
00:30:07J'entends déjà les hurlements de certains.
00:30:11Sauf qu'il ne s'agit pas d'arrêter une politique sociale.
00:30:14Il ne s'agit pas d'arrêter la politique sociale du logement.
00:30:17Mais au contraire, grâce à la priorité nationale de lui donner sa pleine mesure.
00:30:22À quoi cela sert-il ?
00:30:24D'obliger les communes à construire des logements sociaux,
00:30:27si l'on maintient des critères qui empêchent aux Français d'y accéder.
00:30:31Dans le parc social, il faudra également faciliter les échanges et la mobilité lorsque la composition du foyer change,
00:30:38ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui.
00:30:40Nous devons également ouvrir aux locataires l'accès à la propriété de leur logement HLM,
00:30:46en considérant les loyers déjà versés comme une sorte d'apport pouvant être pris en compte lors du rachat.
00:30:58Je vais vous dire plus largement, la vente d'un certain nombre de HLM aux Français permettra ainsi de dégager
00:31:06des moyens pour financer de nouvelles constructions.
00:31:09Et puis il nous faut exiger des bailleurs sociaux qu'ils respectent et fassent respecter la tranquillité des locataires.
00:31:17Nous ne fermerons pas les yeux sur les dégradations et les incivilités, les hauts d'immeubles transformés en points de
00:31:26deal,
00:31:26les intimidations et la violence qui rendent le quotidien invivable.
00:31:31Nous organiserons donc l'expulsion des familles délinquantes des HLM.
00:31:56qui ne pourront plus bénéficier d'accès au parc social, donc à la solidarité nationale, pendant trois ans.
00:32:05Le logement, ce n'est pas seulement quatre murs et un toit.
00:32:09Ce ne sont pas seulement des mètres carrés.
00:32:12Ce doit pouvoir être, pour ceux qui le souhaitent, un projet de vie.
00:32:17Comment se fait-il qu'aujourd'hui aucun jeune qui entre sur le marché du travail
00:32:22ne puisse avoir le même projet que ses grands-parents ou arrière-grands-parents accédés à la propriété ?
00:32:29Vous constatez cette injustifiable régression.
00:32:34La direction que nous vous proposons est d'aller en sens inverse de celle suivie par Emmanuel Macron
00:32:39et qui a conduit au désastre.
00:32:43Évidemment, partisan du déracinement et donc de la mobilité permanente,
00:32:47il a favorisé une société de locataires en décourageant la propriété, en la taxant et en la dévalorisant.
00:32:54Eh bien, nous, à l'inverse, notre ambition est d'aller vers une société de propriétaires,
00:33:00faciliter l'accession à la propriété pour les jeunes français,
00:33:03encourager l'investissement immobilier, faciliter la transmission.
00:33:07Cette liberté de devenir propriétaire de leur logement.
00:33:11Nous leur en donnerons les moyens grâce à d'autres politiques de pouvoir d'achat,
00:33:15mais aussi en révisant les critères d'accès aux crédits
00:33:19pour mieux refléter les situations de vie,
00:33:22voire faire cesser certaines discriminations,
00:33:25en augmentant la durée maximum des crédits
00:33:28ou encore en rendant obligatoire pour les banques
00:33:33la portabilité des crédits antérieurs souscrits à des taux plus favorables qu'aujourd'hui.
00:33:47La propriété, et tout particulièrement la propriété immobilière,
00:33:52n'est pas un privilège que la société tolère.
00:33:55Elle n'est pas non plus quelque chose d'immoral
00:33:57que des esprits arrêtés aux utopies de haine sociale d'un siècle passé exècrent.
00:34:03Pour nous, l'accession à la propriété, c'est une aspiration populaire, légitime,
00:34:08en ce qu'elle porte en elle le désir de sécurité, de stabilité, d'intimité.
00:34:15Il n'y a rien, mes chers amis, de plus heureux
00:34:18que le sentiment d'exprimer une harmonie dans son foyer
00:34:21en pouvant dire « je suis chez moi ».
00:34:26Imaginez qu'une obscure ministre du Logement d'Emmanuel Macron
00:34:30osait clamer en 2021, je cite,
00:34:33« que la maison individuelle était un non-sens écologique, économique et social ».
00:34:39Mais sa politique n'était pas celle du logement, mais du clapier.
00:34:44Bientôt, vous verrez, si on n'arrête pas ces folies,
00:34:47les mêmes, au nom d'une écologie devenue insensée,
00:34:51prétendront limiter le nombre de mètres carrés par personne dans le foyer.
00:34:55leur société rabougrie, leur projet de plombe la vie,
00:34:59ce retour de l'homme à la vie dans les grottes.
00:35:01Nous n'en voulons pas.
00:35:11Nous voulons, au contraire, vous proposer d'aller dans un sens exactement inverse.
00:35:17Dès la mise en place de notre gouvernement,
00:35:19nous légiférerons pour que chaque Français puisse accéder à la propriété.
00:35:23Et tant pis, pour cette ministre rabat-joie,
00:35:26Madame Vargon, nous lui offrirons une tente de camping.
00:35:35Vous l'avez compris, nous voulons une société qui respecte et protège la propriété.
00:35:39Pour une société, ce respect de la propriété est en effet une des conditions de la confiance,
00:35:45de l'harmonie sociale et de la sécurité économique.
00:35:48C'est pourquoi la lutte contre les squats ne peut être considérée comme un sujet secondaire.
00:35:53Comme le cambriolage, le squat est une atteinte psychologique terrible
00:35:58et une violence inouïe pour ceux qui en sont les victimes.
00:36:02La tolérance de la loi pour les squats est une prime à l'illégalité.
00:36:07Elle atteint aujourd'hui un tel niveau de complaisance
00:36:10qu'il est même un encouragement aux occupations illicites,
00:36:14y compris violentes, de biens privés appartenant à des personnes pas toujours fortunées.
00:36:21Pour le propriétaire, le sentiment d'injustice se double très vite
00:36:25d'un sentiment d'incompréhension puis d'un sentiment d'abandon.
00:36:30Non seulement la société le laisse tomber, mais elle la câble s'il a le mauvais goût de protester.
00:36:36Ce laxisme malsain vient rompre la frontière entre le permis et l'interdit.
00:36:42Il instille le doute sur la capacité de l'Etat à faire respecter l'un des droits les plus fondamentaux.
00:36:49Ce droit que les révolutionnaires eux-mêmes classaient dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de
00:36:551789
00:36:56au deuxième rang des droits naturels et imprescriptibles de l'homme.
00:37:02Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le droit de propriété est autant attaqué tant il est intimement
00:37:08lié à la liberté.
00:37:10La tolérance légale pour le squat fait vaciller un principe qui est un pilier de notre société.
00:37:16De manière incompréhensible, elle relègue le droit de propriété dans une zone grise, pour ne pas dire grisâtre de notre
00:37:23droit.
00:37:23Alors, il faut lever les doutes, définitivement.
00:37:28La loi contre les squats ne réclame pas des milliards, elle exige simplement du courage politique.
00:37:35J'ai besoin de vous dire que ce courage, mes amis, je n'aurai pas grand peine à l'avoir.
00:37:41Dès notre élection, nous ferons donc voter et appliquer une loi contre le squat
00:37:45qui permettra en quelques jours aux propriétaires qui en sont victimes de retrouver la libre possession de leurs biens.
00:38:05En avril et mai prochains, vous l'avez compris, nous proposons aux Français un vote intelligent.
00:38:13Pas un vote placebo, mais un vote qui affirme des principes et engage leur application effective.
00:38:23Pas un vote gazeux, mais un vote solide, celui qui induit une vision pour les décennies à venir.
00:38:31Un vote intelligent, c'est comme disait Peggy, un vote qui regarde loin et qui agit près.
00:38:38C'est une hauteur de vue qui débouche sur des résultats concrets.
00:38:43C'est une ambition pour la France qui se traduit dans la vie de chacun par un travail, un logement,
00:38:50une formation de qualité,
00:38:52une santé garantie, une sécurité retrouvée, une dignité respectée.
00:38:58La politique ne peut pas être virtuelle.
00:39:01Elle ne peut pas être ce théâtre où des ombres s'agitent durant la campagne électorale et se volatilisent quand
00:39:08les lumières des estrates s'éteignent.
00:39:11On le voit depuis des décennies.
00:39:13Dès la fin de la soirée électorale, chacun rentre chez soi.
00:39:16Et il ne se passe plus rien pendant cinq ans.
00:39:19Les politiciens installés qui ont fait tant de promesses reprennent leur impuissante et exaspérante routine.
00:39:27Cette petite politique que l'on connaît si bien, faite de renoncement, de revirement et de reniement.
00:39:35Les Français en ont marre de ça.
00:39:38Et je vais vous le dire très sincèrement, je partage cette exaspération.
00:39:46La politique telle que nous la concevons ne peut pas davantage être une succession d'effets d'annonce, un empilement
00:39:58de mesurettes inopérantes, un enchevêtrement de rustines, un inventaire programmatique de convenances ou de circonstances sans objectif clair, sans vision
00:40:10à 360 degrés.
00:40:12Nous, nous voulons lier les décisions prises au sommet de l'État à la réalité du terrain, afin qu'elles
00:40:19aient une conséquence concrète et positive sur la vie des gens.
00:40:25Comme disait le général de Gaulle, nous voulons que la grandeur nationale à laquelle nous invitons le pays ne soit
00:40:30pas un mot, mais une force.
00:40:32Une force. Une force au service de tous les Français. Une force qui chaque jour les soutient, les encourage, les
00:40:41inspire.
00:40:42C'est aussi une force qui accompagnera toujours plus loin ceux qui veulent aller de l'avant.
00:40:48Nous voulons que le beau mot de solidarité ne reste pas un slogan galvaudé pour animer les salles vides de
00:40:57ce qui reste du Parti Socialiste.
00:40:59Nous voulons que la solidarité offre aux Français une vraie sécurité et leur apporte donc de la sérénité dans leur
00:41:07vie.
00:41:09Le travail justement rémunéré ne doit pas être vécu comme une obligation, mais comme la voie de l'émancipation personnelle,
00:41:17de la promotion familiale, de la considération sociale.
00:41:22Enfin, nous voulons que le mot « réussite » ne soit plus un mot honteux, que cette réussite soit reconnue
00:41:29comme un événement formidable et socialement utile dont il ne faudrait plus s'excuser.
00:41:35Notre projet social tient en une exigence simple, permettre à chacun de s'épanouir, de progresser, s'ennuire à l
00:41:44'unité.
00:41:45Permettre à la société de se renforcer, s'embrimer les individus et les initiatives.
00:41:52Permettre à la France de retrouver sa puissance sans jamais perdre de vue ses valeurs.
00:41:57Voilà notre cap. L'épanouissement de chacun, l'harmonie sociale, la puissance de la nation, trois dimensions d'un même
00:42:06projet humaniste et patriote qui forment mon projet présidentiel.
00:42:12Nous n'opposons pas le rêve et le réel. Nous voulons concilier notre idéal français avec la réalité de la
00:42:20vie.
00:42:20Nous ne voulons pas entretenir la nostalgie du temps passé, mais définir avec tous les Français de bonne volonté un
00:42:28projet de redressement pour la France, un avenir d'espoir.
00:42:33Ce redressement que nous entendons mener avec Jordan Bardella sera imaginé, porté et mis en œuvre avec le concours de
00:42:42tous ceux qui nous rejoindront.
00:42:44C'est pourquoi nous invitons tous les Français qui souhaitent le changement à s'engager à nos côtés, car un
00:42:52grand projet politique n'est pas celui qui aligne des promesses irréfléchies et cyniques.
00:42:58C'est celui qui donne à chaque citoyen la foi dans l'avenir, l'envie d'y contribuer et pour
00:43:04son pays le désir de s'engager.
00:43:06Voilà le vote intelligent, un vote réfléchi, un vote actif, parce qu'il transforme les grandes idées en progrès concret,
00:43:17parce qu'il lie les énergies dans un projet collectif,
00:43:21parce qu'il donne à l'action politique ce qui est son moteur, le sens et le lien.
00:43:27Le 25 octobre 2026, nous allons nous donner rendez-vous à Orléans, ville symbole de la victoire sur le fatalisme,
00:43:36pour donner le coup d'envoi de notre campagne.
00:43:43Ce sera un événement historique et je vous invite à y venir et faire venir tous ceux qui souhaitent partager
00:43:51ce grand moment politique et convivial.
00:44:04Nous allons vivre une campagne magnifique, exaltante. Ce sera une formidable aventure humaine dans laquelle chacun d'entre vous sera
00:44:15utile et même indispensable.
00:44:19Dans les plus grandes batailles, il n'y a pas de petites tâches, pas d'efforts qui ne soient déployés
00:44:23pour rien.
00:44:25Pour la France, il n'y a pas de rendez-vous plus important que la présidentielle qui vient.
00:44:30Vous ne pouvez pas rester inactif. Rejoignez ce grand mouvement qui est en train de naître dans le pays.
00:44:38Cette présidentielle décidera de tout, soit de laisser notre pays s'enliser dans les sables mouvants des habitudes et des
00:44:47turpitudes, soit le sursaut, celui que nous voulons et qui mènera à la renaissance de la France.
00:44:55La renaissance, vous savez, c'est le refus des dogmes stériles imposés comme des vérités intangibles.
00:45:01C'est la foi dans la science et le progrès. C'est aussi l'audace de concevoir et d'entreprendre.
00:45:08La renaissance que nous proposons, c'est davantage qu'un projet électoral, davantage qu'une alternance politicienne.
00:45:14C'est une méthode, c'est une vision, c'est une impulsion fondatrice pour les décennies qui viennent.
00:45:22Cette renaissance que nous proposons aux Français ne sera pas seulement politique et économique.
00:45:29Elle transformera notre manière de vivre, d'habiter et de regarder notre pays.
00:45:36Comme à la Renaissance, nous souhaitons mettre à l'honneur une valeur qui nous semble essentielle à l'harmonie sociale.
00:45:42Le beau. Le beau n'est pas un luxe, mais un cadre de vie auquel tous les Français doivent pouvoir
00:45:49aspirer.
00:45:50Le beau, nous le savons d'ailleurs en matière d'architecture, mène au bien et pour les villes et les
00:45:56logements au bien-être.
00:45:57Les mères qui s'y sont attagées ont fait de leur ville des coins de paradis.
00:46:02En renouant avec l'élégance et l'équilibre, en faisant éclore les formes qui révèlent une pensée haute,
00:46:09nous retrouverons la fierté de ce que nous sommes, la capacité d'inspirer et le désir de transmettre.
00:46:16Pour nos enfants, nous voulons suivre cette voie-là. C'est celle de l'intelligence et de la permanence, de
00:46:24la raison et de l'avenir.
00:46:27Pour chacun des Français, c'est la voie qui mène au bonheur.
00:46:31Pour la France, c'est celle qui mène à la grandeur.
00:46:35Vive la République et vive la France !
00:46:43Vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la
00:46:57République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive
00:46:58la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République,
00:46:58vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la
00:46:58République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive
00:46:59la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République,
00:47:00vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la
00:47:00République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive la République, vive
00:47:03la République, vive la République, vive
00:47:05Applaudissements
00:47:57Applaudissements
00:48:05Marchons, marchons, qu'un sang impur, amoureux de nos sillons.
00:48:17Applaudissements
00:48:18Applaudissements
00:48:23Applaudissements
00:48:30Applaudissements
00:48:33Applaudissements
00:48:35Applaudissements
00:48:37Applaudissements
00:48:49Applaudissements
00:48:51Voilà donc pour le discours de Marine Le Pen, 40 minutes environ, depuis Hénin Beaumont, qui était son discours de
00:48:59rentrée après une longue période de silence.
00:49:01Carima Brick, alors ce qui était intéressant d'abord, c'est qu'elle a cité Jordane Bardella deux fois, au
00:49:06début pour lui souhaiter bon anniversaire et le faire applaudir, pour également dire que c'était un projet qu'elle
00:49:12portait avec Jordane Bardella.
00:49:14Et puis à la fin, vous avez vu, pour cette Marseillaise, elle l'a invitée à venir, tout ça évidemment
00:49:18pour écarter toutes les polémiques sur le désaccord, soi-disant désaccord, qui avait été poussé par une campagne lancée par
00:49:30Libération.
00:49:31Oui, on a vu donc qu'elle a voulu peut-être dissiper un peu tout ce qu'on entendait un
00:49:36petit peu dans les échos, cette idée qu'il y a peut-être des contradictions ou à tout le moins
00:49:41une mésentente.
00:49:42N'empêche que c'est elle qui était au centre de ce discours, on n'a pas entendu Jordane Bardella,
00:49:47c'était Marine Le Pen, et c'était, d'entrée de jeu, c'était de dire, vous savez, ça va
00:49:51être une bataille, une renaissance pour les Français.
00:49:54C'est finalement de faire, elle dit, c'est un combat contre les forces du déclin. On veut faire finalement
00:50:00table rase de toute l'ère d'Emmanuel Macron.
00:50:02Elle dit finalement que, bon, Gabriel Attal, Édouard Philippe, des figures qui ont participé finalement à ce qu'elle nomme
00:50:09comme étant une forme de déclin de la France.
00:50:12Et ça a été très important aussi, différents points sur la question notamment du logement. On l'a vu que
00:50:18c'était central. Il y a aussi sur ce point sur la priorité nationale.
00:50:22Et elle le dit, c'est un droit qui est naturel et elle n'a pas cette vision non plus
00:50:27racialiste parce que plusieurs lui reprochent et elle l'a très bien spécifiée en disant, avec nous les Français,
00:50:33peu importe leur couleur de peau, seront prioritaires chez eux. Et donc ensuite, il y avait plusieurs mesures très précises.
00:50:40C'est une priorité à tous les Français, quelle que soit leur couleur, leur religion, leur couleur de peau. Ce
00:50:44qui compte, c'est la fierté d'être Français.
00:50:46Ce qui était très important, effectivement, on savait, c'est qu'elle n'aborderait pas directement les questions d'immigration,
00:50:55puisqu'elle estime que ça fait partie déjà du débat.
00:50:59Le RN a déjà placé depuis longtemps ces questions au centre du débat politique.
00:51:04Mais en revanche, effectivement, la question sociale et la question sociale pour Marine Le Pen, et c'est ça qui
00:51:10est très important, passe par le logement.
00:51:13À la fois, la lutte contre les squats. C'était intéressant. Dès que le RN sera au pouvoir, elle affirme
00:51:21qu'il y aura une loi, un texte pour empêcher les squats,
00:51:25parce qu'elle trouve ça insupportable, comme beaucoup d'entre nous, d'ailleurs. Et puis, la question, effectivement, de l
00:51:31'accession à la propriété,
00:51:33du grand chantier que représentent les HLM, priorité, là encore, pour le logement social, priorité aux Français.
00:51:42Tout à fait. Oui, vous avez mentionné sur la question de l'immigration, ce serait peut-être attendu de la
00:51:47part de Marine Le Pen, du Rassemblement national,
00:51:50d'y aller avec, bon, effectivement, ses propositions et tout ça, mais ce n'est pas fait de cette façon.
00:51:54Elle a quand même mentionné sur les aides personnelles au logement, reprendre le logement social, priorité aux Français.
00:52:00Tout ça est lié aussi, en disant, vous savez, il y a eu des dérives, on a perdu le contrôle
00:52:05des finances et tout,
00:52:06mais c'est lié, effectivement, avec cette idée de reprendre le logement social en priorité pour les Français.
00:52:12Yohann Uzaï est avec nous, qui est sorti de la salle. Yohann nous entend?
00:52:18Yohann?
00:52:19Donc, on retiendra, donc...
00:52:22Absolument, absolument, je vous entends très cher.
00:52:24On retient vraiment un discours qui était, allez, à 75 % lié à sa politique du logement, et je le
00:52:31disais il y a un instant,
00:52:32pour Marine Le Pen, la politique sociale, ça passe par le logement.
00:52:37Alors, elle n'a pas détaillé tout ce qui serait fait en matière de logement, elle a donné des pistes
00:52:42quand même très importantes.
00:52:47Oui, je vais y venir dans un instant, Olivier, mais d'abord, si vous le permettez, c'est la première
00:52:51image de ce meeting
00:52:52où Marine Le Pen a fait applaudir longuement Jordan Bardella en lui souhaitant un très bel anniversaire.
00:52:57Il célèbre aujourd'hui, cette 31 ans, une manière de montrer à ceux qui disent qu'il y aurait des
00:53:03tensions entre Marine Le Pen et Jordan Bardella
00:53:05et bien que, finalement, tout va plutôt bien.
00:53:07Marine Le Pen, qui a même présenté son projet de redressement qu'elle mettra en œuvre avec Jordan Bardella,
00:53:14là aussi, c'est une manière indirecte de dire que oui, bien sûr, Jordan Bardella sera son Premier ministre
00:53:19si elle accède à l'Elysée, autre manière de couper court aux rumeurs.
00:53:24Toujours sur cette image de ce meeting, l'image principale, Jordan Bardella à côté de Marine Le Pen
00:53:28et une centaine de parlementaires d'élus qui étaient sur scène derrière elle pour afficher l'unité de parti.
00:53:35Marine Le Pen veut montrer qu'effectivement, tout le monde est derrière elle, qu'il n'y a pas de
00:53:39tensions au Rassemblement National
00:53:40et que la campagne est lancée et bien lancée.
00:53:43Ensuite, vous l'avez dit, c'est vrai que Marine Le Pen a surpris beaucoup de monde aujourd'hui.
00:53:47On ne l'attendait pas forcément sur cette thématique-là.
00:53:49Elle a choisi de consacrer les trois quarts de son discours au logement.
00:53:53Elle veut faire du logement la priorité de son futur quinquennat.
00:53:56Une promesse même qui est faite aux Français.
00:53:59Si elle est élue, elle veut qu'en cinq ans, la crise du logement prenne fin
00:54:04et que la situation du logement en France revienne à la normale.
00:54:07Elle a pour cela détaillé toute une série de mesures qu'elle mettra en œuvre très très rapidement
00:54:11dès son accession à l'Elysée.
00:54:14Ensuite, vous l'aurez peut-être remarqué, elle n'a rien dit sur la fin éventuelle d'un soutien à
00:54:19l'Ukraine.
00:54:20Elle n'a rien dit sur l'interdiction du port du voile dans l'espace public.
00:54:24Elle n'a rien dit sur le déplacement de Jordan Bardella à Birmingham qui a beaucoup fait parler.
00:54:29Non, elle a voulu se consacrer à son projet.
00:54:31Son projet avant les polémiques, c'était le message là aussi de la candidate du Rassemblement national.
00:54:38Elle a indiqué aussi un certain nombre de choses qui seraient faites dans son programme à l'avenir,
00:54:45qui seraient annoncées sur le pouvoir d'achat.
00:54:46C'est là qu'elle n'a pas détaillé grand-chose, elle a simplement dit notre promesse, c'est la
00:54:50baisse de la TVA.
00:54:51La baisse de la TVA de 20 à 5,5 %.
00:54:54Sur les carburants, oui.
00:54:55Et puis aussi, lutter contre les taxes en tout genre qui empêchent en fait les Français de respirer, de vivre
00:55:02Karima.
00:55:03Les taxes sur l'énergie en font partie, l'électricité, le carburant, etc.
00:55:06Oui, tout à fait. On a vu les prix complètement fous en ce moment du carburant, de l'énergie.
00:55:12Donc, ça fait aussi écho à cette idée de rajouter du pouvoir d'achat aux Français.
00:55:17Il y a cette colère qui gronde.
00:55:19Il y a beaucoup de Français qui ont du mal à boucler les fins de mois.
00:55:22Donc, de lier aussi, de dire, je vais vous donner un peu d'air à ce chapitre.
00:55:26Et de lier aussi sur la question du logement.
00:55:28Parce que le logement, c'est quelque chose de très fort dans la mesure où il y a cette idée
00:55:33de cet enracinement,
00:55:34de cette possibilité aussi pour les jeunes de s'installer.
00:55:37Et en même temps, c'est lié sur la question du pouvoir d'achat.
00:55:40Donc, elle l'a mentionné également.
00:55:42Yoann, on a vu quand même une Marine Le Pen très détendue, très à l'aise.
00:55:46Elle est chez elle, effectivement, à Hénin-Bollon.
00:55:50Mais il y a eu des attaques également contre, si je la cite, un système vermoulu et toxique.
00:55:58Un système de ceux qui s'accrochent au pouvoir.
00:56:00Ça, c'était pour à la fois Emmanuel Macron, mais surtout ceux qui se présentent aujourd'hui,
00:56:07qui sont de la famille d'Emmanuel Macron, qui sont Gabriel Attal et Édouard Philippe, notamment.
00:56:16Oui, mais encore une fois, j'ai l'impression, pour avoir assisté à beaucoup de meetings de Marine Le Pen,
00:56:23depuis une dizaine d'années notamment, qu'il a été très peu question de ses adversaires aujourd'hui.
00:56:27Elle n'a quasiment pas parlé du président de la République, pour une raison qui est simple.
00:56:31Au fond, une très très grande majorité de Français considèrent que le bilan d'Emmanuel Macron est un bilan désastreux.
00:56:36Donc, elle n'a même plus besoin d'en faire la démonstration.
00:56:38C'est quelque chose qui est acquis pour une grande partie de l'électorat.
00:56:41Ce qu'elle a voulu montrer dans ce premier discours de campagne,
00:56:44ce qui est notable, me semble-t-il, encore une fois, c'est qu'elle va se consacrer à parler
00:56:48de son projet
00:56:49et manifestement assez peu de ses adversaires.
00:56:52Je reprends cette formule que j'ai utilisée il y a quelques secondes, son projet avant les polémiques.
00:56:58C'est la ligne, manifestement, qu'elle a choisi de conduire, parler aux Français, parler de leur avenir,
00:57:03parler de ce qu'elle peut améliorer dans leur situation.
00:57:05Voilà, a priori, comment va se dérouler la campagne de Marine Le Pen.
00:57:09Le sentiment, Johan, qu'il y a eu une inflexion du discours en raison de sa position dans les sondages.
00:57:15On va le répéter, mais on le disait avant, tout à l'heure, lorsqu'on attendait Marine Le Pen.
00:57:21Elle est en tête de tous les sondages, dans tous les cas, au second tour.
00:57:25Ce qui la place dans une position qu'elle n'a jamais eue avant d'attaquer une campagne présidentielle.
00:57:30Elle en a fait quelques-unes.
00:57:35Oui, c'est vrai, vous avez raison.
00:57:36C'est la quatrième candidature de Marine Le Pen à l'élection présidentielle.
00:57:40Mais ce que cette élection a de singulier, c'est que pour la première fois,
00:57:44elle aborde cette élection en très grande favorite de cette élection présidentielle.
00:57:48Et ça change beaucoup de choses.
00:57:50Alors bien sûr, c'est confortable d'être en tête, naturellement.
00:57:52Mais être en tête, ça signifie qu'on est davantage la cible de ses adversaires,
00:57:57qu'on est la cible principale même de toutes les attaques des candidats qui, eux, sont derrière Marine Le Pen,
00:58:04qui sont même très loin derrière et qui veulent donc aller essayer de récupérer une partie de son électorat.
00:58:09On peut imaginer très facilement que ce sera le cas de Bruno Retailleau, par exemple,
00:58:12qui devrait consacrer une grande partie de ses attaques à Marine Le Pen.
00:58:16Donc ça, c'est la première difficulté.
00:58:17Et puis la deuxième difficulté, quand on part d'ossi haut dans les sondages,
00:58:20c'est de conserver cette avance tout au long de la campagne.
00:58:23Vous savez, une campagne, c'est d'abord un marathon et ça se termine par un sprint final.
00:58:27Donc conserver cet électorat-là pendant les huit mois qui nous séparent de l'élection présidentielle,
00:58:32ça sera le premier défi de Marine Le Pen, le conserver jusqu'au premier tour de l'élection.
00:58:37Et ensuite, dans le deuxième tour, on entrera dans une nouvelle élection qui va durer deux semaines.
00:58:41Et à ce moment-là, il faudra aller chercher les voix de ceux qui se sont portés sur d'autres
00:58:45candidats au premier tour.
00:58:48Mais là, c'est une autre histoire et ce sera véritablement une autre campagne.
00:58:51C'est vrai qu'on part très tôt. Vous restez avec nous, Johan.
00:58:56Karima, Johan le dit et le souligne, il n'y a pas eu tant d'attaques que ça.
00:59:01Mais quand même, il y a eu quelques formules qui ont fait mouche.
00:59:05À propos du bilan d'Emmanuel Macron, on ne fait pas une analyse du bilan.
00:59:11Elle dit, on fait une autopsie.
00:59:13Voilà, une autopsie.
00:59:14Et elle n'a pas dit, il faut les mettre dehors.
00:59:15Elle a dit, il faut voter dehors.
00:59:18Oui, exactement.
00:59:20Donc, c'est vrai, ça a été évacué quand même rapidement.
00:59:23Comme si on se dit, de toute façon, on est rendu maintenant ailleurs.
00:59:27Mais elle a quand même mentionné.
00:59:28Elle a mentionné notamment Attal en disant que ça fait partie un peu de toute cette mouvance.
00:59:33et de ceux, selon elle, qui ont fait aggraver la France de ce qu'elle appelle finalement de ses forces
00:59:39du déclin.
00:59:40C'est un peu l'idée de dire, vous voyez, ça a été les forces du déclin et je me
00:59:44présente en rempart à ça.
00:59:45Et on ouvre autre chose par une renaissance de la France.
00:59:49Est-ce qu'il y a un peu une sorte de clin d'œil en disant non, on est véritablement
00:59:53vers quelque chose de différent?
00:59:55Bon, le pouvoir d'achat, on l'a dit, baisse de la TVA de 20 à 5,5 %.
00:59:58C'est une vieille promesse, d'ailleurs, du RN, lutter contre la dérive des prix de l'énergie, la dérive
01:00:06budgétaire.
01:00:07Et donc, priorité à tous les Français, y compris dans le logement.
01:00:11L'Yohann le disait, 75 % du discours consacré au logement.
01:00:15Mais en même temps, il y avait un aspect sur la sécurité aussi, quelque part.
01:00:17Parce que quand vous parlez du squat, il y a aussi cette idée.
01:00:20Elle dit, vous savez, il y aura une loi contre le squat pour que les propriétaires, les personnes qui sont
01:00:25victimes de ces squats, puissent récupérer leur logement en quelques jours.
01:00:29J'entends, mais on pouvait s'attendre à ce que Marine Le Pen dise.
01:00:32Notre priorité, c'est la sécurité.
01:00:35Notre priorité, c'est la lutte contre l'immigration.
01:00:37Notre priorité, c'est la lutte contre l'accès budgétaire.
01:00:39Non, elle dit, un grand chantier du quinquennat, ce sera le logement.
01:00:43Et en rappelant qu'effectivement, un tiers du budget de tout un chacun, de tous les Français, est consacré au
01:00:49logement.
01:00:50Que lorsqu'on n'a pas de logement à côté d'un futur travail, d'une possibilité de travail, on
01:00:54ne le prend pas.
01:00:55Que c'est un problème également pour les étudiants, le logement.
01:00:58Et là encore, elle dit, priorité, même pour les étudiants, priorité aux étudiants français pour avoir un logement.
01:01:06Vous savez, il y a une grande priorité quand on regarde les enquêtes d'opinion.
01:01:09On voit que les Français, le pouvoir d'achat, c'est primordial.
01:01:12Donc, il y a cet aspect, je pense, pour Marine Le Pen aussi, de se positionner sur cet enjeu très
01:01:17concret.
01:01:17De dire, vous voyez, il y a évidemment ces questions en lien avec l'identité, le destin de la France.
01:01:24Elle en a parlé d'ailleurs au début.
01:01:25Elle dit la question des valeurs de civilisation, de la culture, cette bataille pour la France.
01:01:30Donc, c'est important.
01:01:32Sur l'immigration, je pense qu'elle aura le temps d'y revenir.
01:01:34Les gens connaissent son programme.
01:01:36Donc, c'était aussi important qu'elle se positionne sur cet aspect du pouvoir d'achat, sur le côté social
01:01:41également.
01:01:42des Français.
01:01:43Johan, c'est vrai qu'on n'avait pas entendu de l'été Marine Le Pen.
01:01:49que la dernière image, rappelez-moi de quand datait la dernière image à...
01:01:54Pardon, je vais écourter ma question parce que d'un meeting à l'autre, en même temps, on regarde le
01:02:04meeting et le début du meeting d'Éric Zemmour
01:02:09qui va bientôt arriver sur scène.
01:02:12Et nous allons suivre, effectivement, le discours d'Éric Zemmour qui est à Port-Marley,
01:02:17qui fait lui aussi sa rentrée politique d'ici quelques minutes.
01:02:21Ce sont les universités d'été de reconquête.
01:02:24Voici Éric Zemmour qui monte sur scène.
01:02:27Et on va écouter et on va poursuivre cette grande après-midi politique sur CNews.
01:02:34Je remercie Johan.
01:02:36Et on se retrouve tout à l'heure sur CNews.
01:02:39Applaudissements
01:03:37Ah, je vous vois mieux quand même.
01:03:42Mes chers amis, quel bonheur d'être avec vous cet après-midi.
01:03:50Applaudissements
01:03:53Vous êtes si nombreux, si fidèles et toujours si combattifs.
01:03:58Merci.
01:04:00Merci à vous d'être là.
01:04:02Applaudissements
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