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Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.
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00:00Il est midi pile, vous êtes sur CNews en direct, c'est l'heure de 100% actuelle, on vous
00:04accompagne pendant une heure.
00:05Bienvenue si vous nous rejoignez, la première session de ce rendez-vous d'information et de décryptage qui commence bien
00:11sûr par le JT.
00:12L'essentiel de l'actualité avec Sandra Chiambo, bonjour chère Sandra.
00:15Bonjour Julien, bonjour à tous.
00:17A la suite des incendies de l'été en Gironde et dans les Landes, l'aide pour les entreprises de
00:22moins de 250 salariés
00:24qui subissent de l'activité partielle est prolongée jusqu'au 4 octobre prochain.
00:29La mesure permet à l'employeur de ne pas avoir de reste à charge pour indemniser ses salariés.
00:34Cinq communes des Landes et une vingtaine en Gironde sont concernées.
00:37L'agence Coop Ratings a dégradé la note de la France de A à moins à A plus en cause
00:43de la détérioration persistante des perspectives budgétaires
00:46avec notamment une hausse de la dette publique et des progrès limités en matière de réformes structurelles.
00:52La société allemande place toutefois Paris sous perspective stable contre négative précédemment.
00:57Le Groenlandais sous contrôle américain Donald Trump a annoncé avoir obtenu du Danemark
01:02et des autorités groenlandaises un contrôle permanent de la sécurité du territoire arctique stratégique.
01:08Il permettra selon Washington d'empêcher les adversaires des États-Unis, la Chine et la Russie en tête de s
01:14'y installer.
01:14La signature officielle aura lieu la semaine prochaine à New York.
01:17Et puis les journées du patrimoine, c'est ce week-end.
01:20Les thèmes de cette édition, patrimoine de la photographie et patrimoine en péril, raviver, résister, réimaginer.
01:27À cette occasion, de nombreux monuments ouvrent leurs portes, châteaux, musées,
01:30mais aussi des lieux habituellement interdits au public comme le Sénat ou encore le palais de l'Elysée.
01:36Merci beaucoup Sandra pour l'essentiel.
01:38On va retrouver dans une petite demi-heure.
01:39J'ai le plaisir d'être accompagnée de Sarah Doraghi ce samedi midi.
01:43Bonjour chère Sarah, journaliste européen.
01:45Bonjour Arnaud Benedetti qui nous accompagne également pour cette heure.
01:48Ensemble politologue, on l'a vu dans le journal de Sandra.
01:51Perspective budgétaire morose pour la France.
01:54Emmanuel Macron qui a dressé hier un sombre tableau.
01:57C'est le mot de la menace internationale.
01:58Ses impacts sur les prix des carburants et la situation économique.
02:02Réponse face à une colère sociale qui monte, des appels à la mobilisation qui se multiplient,
02:06des opposants qui reprochent évidemment au gouvernement de ne pas en faire assez pour aider les Français.
02:10Le gasoil a dépassé les 2,39 euros le litre en moyenne hier.
02:15Record, le gaz suit la même pente.
02:17Ajoutez à ça des salaires qui augmentent moins vite que l'inflation.
02:20Résultat, des centaines de milliers de Français qui réduisent leur consommation,
02:23qui sont obligés de choisir entre remplir le frigo et remplir le réservoir de leur voiture.
02:27Point d'étape avec Maéva Lamy.
02:31Dans cette station-service, les prix sont vertigineux.
02:352,64 euros le litre, 200 plombs 98, 2,89 euros pour le diesel.
02:41Même constat à Paris avec des tarifs frôlant la barre des 3 euros.
02:45Ou encore ici à Fontenay-aux-Roses, 2,43 euros le litre de gazole.
02:50Super cher.
02:51On comprendra pourquoi c'est aussi excessif.
02:53Ça commence à faire un peu peur.
02:54On fait plus attention.
02:55On active tous les trucs économiques de la voiture.
02:58Autre stratégie, des milliers de conducteurs se rendent dans les pays voisins pour faire le plein.
03:03C'est le cas notamment dans la principauté d'Andorre.
03:05Les automobilistes français affluent et tous font les mêmes calculs.
03:0948,70 centimes d'écart, ça fait 30 euros quasiment.
03:13Sur l'essence, nous on est à 2,37 euros en ce moment.
03:17Et là c'est 1,68.
03:17Si je prends du gasoil en France, le plein de mon véhicule va me coûter 170 euros.
03:24Et là je suis à 119 euros avec une petite jerrycane.
03:28Si certains s'adaptent, d'autres laissent éclater leur colère.
03:31Dans le Nord, plusieurs stations-services ont été vandalisées.
03:34Des actes dénoncés par certains automobilistes qui plaident pour d'autres modes d'action.
03:39Je pense qu'il y aurait eu de meilleures solutions.
03:40Voilà, ça c'est pour embêter.
03:43Ce qu'il faut faire c'est se mobiliser tout le monde.
03:46Et ne plus mettre des sens et on ne bouge plus, on ne fait plus rien, on ne travaille plus.
03:50Le gouvernement a annoncé la prolongation des aides ciblées pour les secteurs les plus touchés.
03:55Mais refuse pour l'heure de mettre en place des mesures générales.
03:58Pas sûr que cela suffise à calmer une colère qui monte peu à peu.
04:02Pas sûr que les mots du chef de l'État, hier Arnaud Benedetti,
04:06est rassuré, donner de l'espoir à ses Français.
04:09Un mot de ce discours de Emmanuel Macron hier qui nous dit en somme,
04:12c'est pas ma faute, l'inflation elle est due à la crise internationale.
04:16Et à l'arrivée, rien n'est annoncé pour soulager les Français.
04:20C'est un président de la République qui essaye de conserver le contrôle de la situation
04:24à combien ? A peu près 7 mois du premier tour de l'élection présidentielle.
04:30Donc cette réunion avait surtout un objectif de communication concernant sa position.
04:37La réalité c'est que le problème du carburant, c'est d'abord une dépense qui est visible immédiatement.
04:43Ça c'est le premier point.
04:44Tous les automobilistes qui vont à la pompe voient grimper le prix du litre.
04:49C'est vertigineux.
04:50Deuxième point, c'est une dépense qui est contrainte.
04:52C'est-à-dire que pour beaucoup de ménages, il n'y a pas d'autre moyen de pouvoir être
04:57mobile
04:58que de prendre la voiture, ce que je dis c'est d'une banalité absolue,
05:02pour amener les enfants à l'école, pour aller faire ses courses, pour aller voir le médecin
05:05et pour surtout aller également travailler.
05:08Et le troisième sujet, c'est que c'est une...
05:10Si vous voulez, on l'a vu lors de la crise des Gilets jaunes en 2018,
05:15c'est un marqueur de la fracture territoriale aussi.
05:19Parce qu'en effet, cette dépense, elle est encore plus contrainte dans un certain nombre de territoires.
05:23Vous êtes en ruralité, vous n'avez pas de transport en commun,
05:26vous n'avez pas de mobilité douce, comme on dit, pour aller faire 20 kilomètres
05:30et vous rendre au chef-lieu pour tout simplement vaquer à vos occupations quotidiennes.
05:35Donc en effet, c'est un levier très puissant pour la colère sociale.
05:41Le vrai sujet aujourd'hui pour le gouvernement, et on voit bien,
05:45c'est pour ça qu'il y a des aides ciblées sur un certain nombre de professions,
05:48les pêcheurs, les agriculteurs, les infirmiers, les ambulanciers, les taxis, etc.
05:56Ils veulent éviter...
05:56Tout le monde n'est pas logé à la même enceinte du côté des professionnels
05:59et c'est justement une des raisons de la colère.
06:01Vous avez raison de le dire, tout le monde n'est pas logé à la même enceinte.
06:03Mais ce qu'ils veulent éviter absolument, c'est qu'il y ait ce qu'on appelle la fameuse coagulation.
06:07C'est qu'à un moment donné, la colère sociale prenne une telle dimension
06:10qu'on voit se mobiliser plusieurs secteurs qui peuvent en effet bloquer le pays façon gilet jaune.
06:19Je voudrais qu'on entend de Marine Le Pen, je vous fais réagir Sarah,
06:22parce qu'Emmanuel Macron et Arnaud l'ont analysé également dans ce sens-là,
06:25armer le costume qu'il adore, celui du chef de la nation,
06:29déjà les airs du gesticulateur, s'est exposé sur la situation internationale
06:34qui n'apporte en effet aucune solution, cet espèce d'effet drapeau qu'il réclame de ses voeux.
06:41Écoutez ce qu'en disait Marine Le Pen hier.
06:44Il n'importe qui qui est capable de le faire, vous allez dans les rues,
06:47vous demandez à quelqu'un, il est capable de vous dire
06:48« Ouh là là, il y a un problème à l'international et donc c'est catastrophique pour les intérêts
06:54de la France. »
06:56Mais et ? Et quoi ?
06:59Et ces choses-là nous dépassent, peignons d'en être les organisateurs, c'est ça ?
07:02En réalité, il n'a aucune solution à apporter.
07:05Ça ne veut rien dire un contexte d'économie budgétaire.
07:07Quelles économies ? Sur quoi ?
07:09Nous n'avons pas la même manière de voir les économies qui doivent être faites.
07:13C'est clair ça.
07:14Tout le monde dit qu'il faut faire des économies,
07:16mais il y en a qui veulent faire des économies sur les retraités,
07:18certains veulent faire des économies sur les malades,
07:20avec les franchises médicales ou les déremboursements de médicaments.
07:24Nous, nous souhaitons faire des économies sur le fonctionnement des administrations,
07:29sur le train de vie de l'État,
07:31mais aussi sur des politiques qu'aujourd'hui nous contestons,
07:34d'autant plus fermement qu'elles nous apparaissent insoutenables,
07:39type le financement massif de l'immigration.
07:43Le problème, Sarah Doraghi, c'est qu'on est en train de vivre une crise internationale, mondialisée,
07:48et on a un gouvernement qui, dans un sens, nous dit « on n'agit pas ou peu ».
07:52Il y a un mot en perçant qui est, je trouve, parfait, je vais vous l'apprendre,
07:57on dit « fall of a cani ».
07:58Fall of a cani, ça veut dire savoir que la faute, c'est de votre faute,
08:01mais mettre la faute sur quelqu'un d'autre.
08:03Donc, bien sûr, il y a l'étranger, bien sûr, il y a l'incident.
08:07Franchement, j'avais l'impression que c'était un moment de lucidité,
08:11c'est-à-dire que pendant dix ans, on a entendu le président dire
08:13« ne vous inquiétez pas, ça va bien, vous allez voir le chômage ».
08:17Vous ne comprenez pas, mais moi je sais, tout va bien,
08:20la société va bien, l'emploi va bien, l'industrie va bien.
08:23Et là, juste avant de fermer la porte, il prévient, vous arrivez en disant
08:28« alors, je vous préviens, la France va mal, ça ne va pas aller, il y a la Russie, il
08:34y a le Yémen, il y a l'Iran ».
08:34Je me pose la question aujourd'hui de l'intérêt de cette prise de parole du chef de l'État
08:39qui dresse un tableau sombre, morose, qui n'apporte aucune perspective,
08:42qui nous dit que cette crise est durable, sans apporter la solution qu'attendent tous les Français,
08:47c'est-à-dire une vraie action sur les prix du carburant, sur la vie chère,
08:51avec notamment une réduction des taxes qui est appelée de beaucoup d'opposants
08:54et qui l'a balayée d'un revers de main hier.
08:57Avec des mots qui sont des pochettes surprises, vous voyez, ça veut dire quoi ?
09:00C'est vrai, ça veut dire quoi ? Une économie budgétaire ?
09:04C'est-à-dire quoi ? D'appeler l'unité de la nation ?
09:07Économie budgétaire ? Action ?
09:10Vous savez quoi ? Si on ose ouvrir les mots et donner des explications
09:14à chaque fois qu'on balance un truc comme « il faut faire, il faut faire »,
09:18mais très bien, donnez-nous des exemples.
09:20Comme ça, l'exemplarité, c'est toujours un truc extraordinaire.
09:23Ça rassure les Français.
09:25Donnez-nous des exemples, suivez vous-même les exemples,
09:28et tout suivra, vous voyez ?
09:30Et je trouve que c'est ce qui a manqué pendant 10 ans.
09:32J'espère qu'on arrivera à changer ça.
09:34Bonjour Nicolas Meillant, merci d'être avec nous,
09:36de participer à cette discussion, expert énergie avec nous par vision.
09:40On a bien compris qu'Emmanuel Macron n'était pas responsable de la situation.
09:44En fait, il a pris la parole, il a fait une conférence de presse
09:46pour se dédouaner de la situation du pays.
09:47Ici, on résume un peu rapidement la prise de parole hier.
09:50Pourquoi est-ce qu'il est incapable, Nicolas Meillant,
09:52aujourd'hui de proposer une aide solide,
09:56solide et globale à tous les Français qui prennent la voiture ?
10:00Déjà parce qu'il a un mauvais diagnostic de la situation.
10:04Il nous a expliqué hier que la situation était liée
10:07en grande partie à ce qui se passait au Moyen-Orient.
10:11Il a juste oublié une partie de l'histoire,
10:13qui est que depuis le début du mois de juillet,
10:16depuis plusieurs semaines, vous avez beaucoup de raffineries,
10:20presque une raffinerie sur deux,
10:21qui ont été frappées en Russie par Volodymyr Zelensky.
10:27Et donc, comme les Européens ont quand même une tendance
10:31assez poussée depuis avril 2022 à faire tout ce qu'ils peuvent
10:35pour faire durer ce conflit,
10:38ils pourraient peut-être imaginer d'envisager une solution diplomatique.
10:43Mais ça, ça ne lui va pas. Pourquoi ?
10:45Parce qu'il a besoin de la guerre en Russie
10:47pour faire ses États-Unis d'Europe.
10:49Donc, il a un petit peu coincé.
10:53Et puis, dernière histoire,
10:54ça c'est une mauvaise compréhension
10:57dans l'ensemble de la classe politique française,
11:00qui pense que quand on va baisser les taxes sur le carburant,
11:02ça va coûter de l'argent en État.
11:04Alors que c'est exactement l'inverse qui va se passer.
11:06C'est que ça va rapporter de l'argent en État.
11:08Expliquez-nous, parce que c'est important
11:09de le vulgariser le plus possible, je pense,
11:12pour tout le monde, pour tous les gens qui nous regardent.
11:13Pourquoi ?
11:15C'est contre-intuitif, mais pourtant vrai,
11:17que baisser les taxes...
11:18C'est contre-intuitif, effectivement.
11:20Mais en fait, si vous voulez,
11:22quand le prix du carburant augmente,
11:23les gens font des efforts,
11:25les gens utilisent moins leur voiture.
11:27Et donc, vos rentrées fiscales baissent,
11:30puisque vous avez une baisse de la consommation de carburant.
11:34Bien sûr.
11:35Et donc, même si, sur le coût unitaire d'un litre de carburant,
11:38l'État gagne plus d'argent,
11:39au final, la consommation a tellement baissé
11:41qu'en fait, c'est une baisse de rentrée fiscale.
11:44Donc ça, il y a un prix optimal qui pourrait être calculé.
11:47Ça a d'ailleurs peut-être été calculé par nos voisins,
11:49puisqu'en Espagne, ils ont quand même baissé
11:50le prix du diesel de 20 centimes.
11:53En Allemagne, ils viennent d'annoncer hier,
11:54le pays de l'orthodoxie budgétaire,
11:57ils viennent d'annoncer 17 centimes de réduction
11:59sur l'essence et sur le gaz à l'âne jusqu'à la fin de l'année,
12:02parce qu'ils ont tout simplement compris
12:03que le carburant, c'est le sang de l'économie,
12:07et que s'il n'y a plus de sang dans l'économie,
12:08l'économie s'effondre.
12:09Alors c'est très intéressant Nicolas, restez avec nous,
12:11parce que justement, on a préparé un petit sujet
12:13sur comment nos voisins européens réagissent eux aussi
12:16à cette hausse, puisqu'elle est mondiale,
12:18cette hausse des carburants.
12:20Comment nos voisins européens réagissent ?
12:21Pourquoi là où nos voisins réussissent,
12:23nous échouons ? Regardez ce sujet.
12:26Pour faire baisser la facture à la pompe,
12:28chaque pays a sa méthode.
12:30Au Portugal, le gouvernement a choisi de baisser les taxes,
12:34l'ISP plus précisément,
12:35l'impôt sur les produits pétroliers énergétiques.
12:38Aujourd'hui, cette baisse représente environ 23 centimes par litre,
12:43essence comme gasoil,
12:45dispositif qui vient d'être prolongé jusqu'à la fin de l'année.
12:48Même stratégie en Pologne,
12:50la TVA a été abaissée de 23 à 8%.
12:53Plafonnement qui a aujourd'hui pris fin,
12:55mais le gouvernement polonais réfléchit désormais
12:58à une taxe de 60% sur les super-profits des compagnies pétrolières
13:02pour financer une nouvelle baisse des prix.
13:04En Espagne, la TVA sur l'essence a été divisée par deux,
13:09passant de 21 à 10%.
13:11Résultat, entre 30 et 40 centimes de moins par litre,
13:15des mesures qui ont pris fin le 1er juillet.
13:17Chez nos voisins allemands,
13:19la baisse temporaire de la taxe énergétique
13:21a permis de retirer environ 17 centimes par litre de carburant.
13:25Berlin envisage désormais de réduire de 14 centimes la taxe énergétique.
13:29Un plafonnement du prix à la pompe lié au cours du pétrole
13:32est aussi en discussion.
13:34Si la majorité des pays ont opté pour soulager rapidement les automobilistes,
13:38en France, pas de baisse générale de la fiscalité.
13:41Le gouvernement a choisi une aide ciblée de 100 euros pour les grands rouleurs,
13:46une exception à la française,
13:48alors que les taxes représentent plus de 60% du prix du carburant.
13:52Sujet de Sarah Fensher, exception à la française.
13:55Nicolas, vous parliez de la guerre russo-ukrainienne tout à l'heure.
13:58Alors pardon, c'est peut-être un peu démagogique,
14:00mais je pense que c'est dans la tête de beaucoup de gens qui nous écoutent également.
14:03On se dit qu'on a les moyens de continuer à aider l'Ukraine
14:05et beaucoup des Français qui nous regardent ont du mal à comprendre ça.
14:09D'un côté, on a les moyens d'aider les Ukrainiens
14:13et de l'autre, on n'a pas les moyens d'aider les Français.
14:15C'est un peu le résumé qu'ils se font.
14:18Oui, je pense que c'est un bon résumé.
14:20Je pense qu'on aura surtout les moyens de faire le nécessaire pour mettre fin à ce conflit,
14:25puisque vous avez quand même les États-Unis qui ont envie de mettre fin à ce conflit.
14:28Vous avez d'autres pays comme la Chine qui ont envie de mettre fin à ce conflit.
14:31Les seuls pays qui ont envie que ça continue, ce sont les Européens,
14:35avec en tête Emmanuel Macron et puis les Royaume-Uni.
14:39Et c'est vrai que de toute façon, tout cet argent, je vous rappelle qu'on finance quand même
14:42depuis quatre ans des armes, qu'on achète aux États-Unis,
14:46puisqu'on ne les produit pas nous-mêmes et qu'on donne aux Ukrainiens.
14:49Donc bon, moi, je ne suis pas contre soutenir les Ukrainiens,
14:52mais je pense que la résolution du conflit, comme c'était prévu dès avril 2022
14:58par les accords d'Istanbul avec la médiation du Premier ministre israélien,
15:02ça aurait été une bonne chose.
15:03Et tout cet argent qu'on a donné aux Ukrainiens,
15:05on aurait pu sans doute en faire des choses aussi intéressantes chez nous.
15:08Mais pourquoi on trouve de l'argent ? C'est ça que j'ai du mal à comprendre.
15:11Où trouve-t-on ces milliards ou ces millions qui sont envoyés pour aider l'Ukraine
15:15et qu'on ne trouve pas pour permettre aux Français de mieux vivre au quotidien ?
15:20Ah ben ça, c'est une bonne question.
15:22Mais vous savez, c'est des budgets exceptionnels qui sont votés au niveau européen.
15:26Et nous, la note arrive en décalage pour la France.
15:31Et donc, c'est vrai que c'est une nouvelle compétence de l'Union européenne.
15:34Madame Vandaléenne est devenue la chef de l'Europe,
15:37alors que ce n'est pas dans son mandat de la politique extérieure.
15:41Et puis nous, nous suivons tous comme des aveugles,
15:43et nous suivons tous comme des aveugles vers la guerre avec la Russie.
15:47La Russie qui a progressé quand même de 200 kilomètres en 4 ans,
15:53donc ils ne sont pas encore prêts d'arriver sur Paris.
15:56Et puis la Russie qui est quand même une vision assez dédaigneuse de l'Europe.
16:00Et je me suis dit, qu'est-ce que vous voulez que j'aille faire ?
16:02Donc, on n'a pas traité ce problème depuis 30 ans,
16:06depuis 1991, depuis l'effondrement de l'URSS.
16:09Il fallait faire une architecture de sécurité
16:11qui remplaçait l'OTAN et le parc de Paris-Varsovie.
16:14On n'a pas voulu gérer ce problème.
16:16Il nous saute à la tête 30 ans plus tard.
16:19Il est temps de le gérer.
16:20Sept mois avant la prochaine présidentielle,
16:24c'est beaucoup et c'est peu à la fois.
16:27Le gouvernement, l'exécutif, le président de la République
16:29peuvent-ils tenir face à une colère qui augmente dans le pays ?
16:33On rappelle au passage que les prix des carburants
16:36sont aujourd'hui 53% plus élevés
16:40que lorsque les gilets jaunes sont sortis dans la rue.
16:42C'est dire à quel point les prix sont dramatiquement élevés.
16:46Écoutez, si vous ne l'avez pas entendu hier,
16:48Philippe Devilliers.
16:49Philippe Devilliers qui livre son analyse
16:51sur le gouvernement et l'exécutif
16:53qui l'appellent tout simplement au départ.
16:55Écoutez-le.
16:56On est dans une impasse financière
16:58mais aussi dans une impasse politique.
17:02Et moi je dis à Macron, le cornu et leurs équipes,
17:10partez tout de suite.
17:12Le pays vous sera reconnaissant.
17:16Pourquoi ?
17:16Parce qu'en fait, vous nous coulez chaque jour
17:24par votre indécision ou vos mauvaises décisions
17:28parce que vous cherchez à faire durer le pouvoir.
17:32Un pouvoir qui n'a plus de forme et qui n'a plus de sens.
17:39Partez avant qu'il ne soit trop tard
17:41parce que dans quelques mois, la situation sera plus reprenable.
17:46Partez.
17:48Parce que non seulement vous avez échoué,
17:50mais vous avez nargué les Français
17:52et vous continuez à les narguer avec le président qui nous explique
17:55que ce n'est pas ma faute,
17:56c'est à l'extérieur de nous.
17:59Partez parce que, en fait, dans la Ve République,
18:04la clé de voûte, c'est le chef de l'État.
18:06Or, il n'y a plus de chef et il n'y a plus d'État.
18:08Qu'est-ce qui se passe ?
18:08Partez, la patrie sera reconnaissant.
18:10Ce que dites-vous, Sarah ?
18:11S'ils partent, qu'est-ce qui se passe ?
18:13Il y a des élections anticipées
18:14et il y a un pays qui se reprend peut-être en main.
18:16En tout cas, c'est le sens de ce que dit Philippe Devilliers.
18:20Alors, évidemment, c'est très tentant ce qu'il dit.
18:23Alors après, je pense que c'est un peu compliqué.
18:24Il va partir de toute façon
18:26et je pense que ce n'est pas dans les 3-4 mois qu'il reste.
18:28On sait bien, mais il y a un cri du cœur à travers, évidemment.
18:31On sait bien que dans les faits, oui.
18:33Dans les 7 mois qui viennent,
18:34Emmanuel Macron ne démissionnera pas
18:35de son poste de président de la République.
18:37Je pense que le président peut se montrer si fort sur la Russie
18:39parce que précisément avec ce qu'on vient d'entendre,
18:41s'ils n'ont avancé que de 200 kilomètres,
18:43comme vous le disiez,
18:44c'est qu'il sait bien que le danger n'est pas imminent.
18:48Donc, on maintient une espèce de force d'homme d'État
18:52en disant « nous sommes en guerre contre la Russie ».
18:54C'est très fort.
18:54On a l'impression qu'on peut lui faire confiance.
18:56C'est un chef d'État, on le suit.
18:58Mais la vérité, c'est que les Français n'ont jamais été
19:01aussi trouillards, aussi inquiétés, aussi fragilisés
19:07sur des décisions qui ne leur appartiennent pas,
19:10sur des causes qui ne les touchent pas directement
19:12et qu'ils n'en veulent pas.
19:13Pourquoi, effectivement, vous posiez la question,
19:16pourquoi on entend l'Ukraine au premier plan
19:19de toutes les informations sur tous les médias, etc.,
19:22et qui serait populiste,
19:24ce serait considéré comme populiste de parler,
19:28du ressenti et du vécu des Français ?
19:30C'est terrible.
19:31Arnaud, vous souscrivez au propos de Philippe Devilliers,
19:34cet appel, ce cri du cœur ?
19:35Moi, je suis assez respectueux du calendrier institutionnel
19:39et du calendrier électoral.
19:41La vraie question est de savoir si aujourd'hui,
19:43les conditions sont réunies pour qu'on se retrouve
19:45avec une crise sociale telle qu'on en a connue en 2018.
19:49Oui, parce que finalement, toutes les causes
19:51qui ont, quelque part, produit cette crise sociale
19:55n'ont pas disparu et, au contraire,
19:56se sont même aggravées depuis maintenant près de 8 ans.
20:03Alors, il y a quelque chose qui joue,
20:05j'allais dire, presque conjoncturellement en faveur
20:09de l'exécutif pour éviter cette crise sociale,
20:12c'est que, justement, il y a des élections présidentielles
20:14au mois d'avril et au mois de mai prochain,
20:17où nombre de nos compatriotes peuvent...
20:19Et c'est ce qui peut préserver, d'ailleurs, l'exécutif
20:21de cette rue qui pourrait s'embraser, entre guillemets.
20:24J'allais y venir, c'est ce qui peut, en effet,
20:26préserver et protéger l'exécutif d'une colère sociale
20:31telle qu'on en a connue par le passé,
20:32c'est que les Français considèrent que le rendez-vous présidentiel
20:35sera le moment où ils pourront utiliser leur bulletin de vote
20:39pour dire leur mécontentement, leur colère
20:42et ce qu'ils veulent pour la vire.
20:43Donc, de ce point de vue-là, c'est évident.
20:45Ensuite, il y a un autre sujet pour le président de la République
20:47et pour M. Lecornu,
20:49et c'est ce qui explique récemment les difficultés
20:52qu'ils ont à prendre des mesures similaires
20:54à celles qui ont été prises en Espagne, en Pologne ou au Portugal,
20:57c'est qu'on a une équation budgétaire
20:59qui est particulièrement, c'est le moins qu'on puisse dire tendue.
21:02Vous avez annoncé tout à l'heure
21:04qu'une agence de notation avait dégradé la note française.
21:07Nous avons eu quand même, durant l'été
21:09et encore ces derniers jours, une hausse des taux.
21:12Donc, on a une situation...
21:134,5, je crois qu'on a 4,5% de l'intérêt.
21:15On est dans une situation qui est extrêmement, en effet, compliquée
21:18et ce qui explique récemment la difficulté que le gouvernement
21:22à agir pour faire baisser la TVA,
21:27ce qui apparaît en effet une mesure plutôt de bon sens
21:30dans la situation que rencontrent nombre de ménages
21:33qui sont en difficulté.
21:34Il y a une image intéressante.
21:35Peut-être un dernier mot avec vous, Nicolas Meillant.
21:37Cette image, je voulais vous la montrer
21:38parce que c'était cette première, en tout cas, revendiquée,
21:41mobilisation sous fond de gilets jaunes,
21:43de colère sociale à Marseille ce matin autour du Vieux-Port.
21:47Quelques dizaines de personnes mobilisées.
21:50Mais bon, ce n'est pas la grandeur de la colère sociale.
21:53D'un côté, on a des prix qui n'ont jamais ou rarement été aussi élevés.
21:58Une inflation croissante, des salaires qui n'augmentent pas,
22:01des Français qui sont de plus en plus à compter les euros au 15 du mois.
22:06Et pour l'instant, et on le voit à travers cette image,
22:09Nicolas Meillant, une mobilisation qui ne prend pas forcément.
22:12Quelle analyse vous en faites ?
22:15Je pense qu'on ne risque pas de retrouver la...
22:19Enfin, on ne risque pas.
22:20Il est peu probable qu'on retrouve la même mobilisation
22:23qu'on a eue avec les gilets jaunes il y a six ans,
22:28c'est ça, si je ne dis pas de bêtises.
22:30Parce que pour avoir...
22:338 ans, 8 ans, 8 ans.
22:34Les gilets jaunes, les manifestations ont été tellement,
22:40entre guillemets, matées dans la douleur, dans la violence,
22:43que tous ces gens qui étaient sortis dans la rue,
22:46je doute qu'ils y reviennent.
22:48Alors après, il y en a d'autres.
22:50Mais je ne pense pas qu'on aura le même niveau de mobilisation
22:55qu'on a connu à cette époque-là.
22:57En tout cas, le pouvoir d'achat est vraiment, pour cette campagne,
23:01le sujet numéro un des Français.
23:03Nicolas, peut-être en quelques secondes.
23:04Comme il était en 2022.
23:06Dans toutes les enquêtes d'opinion,
23:09montrent que le pouvoir d'achat est la préoccupation numéro un.
23:12Oui, et puis n'oublierons pas non plus les entreprises,
23:14qui étaient déjà un plus haut historique de défaillance.
23:18Et ça, c'est vraiment ce qui va rester du bilan d'Emmanuel Macron.
23:20Un record historique de défaillance des entreprises depuis 40 ans.
23:24Et là, malheureusement, ça va repartir avec les taux qui augmentent,
23:26le coût d'énergie qui augmente, le gaz, le pétrole,
23:29le pouvoir d'achat qui diminue.
23:30C'est vraiment le cocktail détonnant, terrible pour tous nos entrepreneurs.
23:34Non, je ne t'ai plus.
23:35Merci beaucoup, Nicolas Meillan, d'être intervenu sur Ciel.
23:37Nous avons marqué une courte pause.
23:38Tout autre sujet dans un instant.
23:40On a beaucoup parlé il y a plusieurs mois de l'influenceur algérien Doualem,
23:43vous savez, qui a été menacé d'expulsion.
23:46La justice française a tout annulé.
23:48Il est blanchi.
23:49Tout va bien, malgré, évidemment, des menaces contre les intérêts français.
23:54C'est ça un petit peu, c'est ça la justice.
23:56Et le fonctionnement de notre justice en 2026.
23:59A tout de suite.
24:02Il est 12h30.
24:03Nous sommes de retour dans 100% Actu.
24:05La première session avec Sarah Doraghi, journaliste au repart,
24:08Arnaud Benetti, politologue.
24:09On va parler de cette décision incroyable rendue hier par la justice française.
24:13Le tribunal administratif a ordonné l'annulation d'un arrêté d'expulsion
24:18contre l'influenceur algérien Doualem.
24:19On parle d'un homme entré plusieurs fois illégalement en France,
24:23condamné à de nombreuses reprises par la justice.
24:24Les explications de Julia Ferrand.
24:27Influenceur Doualem sera-t-il expulsé alors qu'il a été condamné en juillet dernier
24:32à cinq mois avec sursis pour incitation à la violence sur un réseau social ?
24:37Le tribunal administratif de Paris a décidé d'annuler l'arrêté d'expulsion en urgence absolue
24:43qui avait été ordonné par Bruno Retailleau il y a un an et demi.
24:47Dans son jugement, le tribunal explique que les éléments rapportés par le ministre de l'Intérieur de l'époque
24:53ne suffisaient pas à cette expulsion en urgence absolue
24:57alors que l'autorité judiciaire n'avait pas estimé utile de le placer en détention provisoire
25:03dans l'attente de son procès.
25:04Dans ces conditions, le ministre de l'Intérieur a entaché sa décision d'irrégularité.
25:08La décision d'expulsion de M. Naman doit être annulée ainsi que par voie de conséquence.
25:13Les décisions du même jour lui retirant son titre de séjour.
25:17De son vrai nom, Boualem Naman, l'influenceur est assigné à résidence depuis 2025
25:22et la tentative du gouvernement français de l'expulser vers l'Algérie.
25:27Alger l'avait alors directement renvoyé vers Paris.
25:30La raison pour laquelle il refusait de prendre son ressortissant sur son territoire
25:35c'est car la procédure utilisée à son encontre était selon le gouvernement algérien illégale
25:40et avait donc refusé de reprendre son ressortissant en moyennant une procédure illégale.
25:45Il reste en second arrêté d'expulsion sur lequel le tribunal ne s'est pas encore prononcé
25:50sur la demande d'annulation.
25:52L'influenceur Doualem peut donc encore faire l'objet d'une expulsion vers l'Algérie.
25:57Et à l'époque de cette demande d'expulsion, c'était Bruno Rotailleux, le ministre de l'Intérieur
26:01qui avait montré les muscles sur ce sujet.
26:05Il a réagi hier à la fin, c'est toujours le laxisme qui gagne et la France qui perd.
26:09C'est l'histoire d'un nouveau fiasco de la justice française, de l'État français face à sa justice.
26:17Arnaud.
26:17Oui, et rappelé par ailleurs que nous avons toujours un de nos compatriotes.
26:20Christophe Glez à qui on pense.
26:21Le journaliste sportif Christophe Glez qui est enfermé dans les prisons algériennes.
26:27Oui, alors je ne commenterai pas la décision parce que je n'ai pas tous les éléments.
26:32Mais ce qui est tout à fait révélateur dans cette affaire, c'est que la France est toujours aussi faible
26:40vis-à-vis de l'Algérie qui mène une politique de pression permanente en France
26:46à travers parfois en effet des groupes qui sont organisés.
26:52Monsieur Doualem, l'influenceur, clairement, je veux dire, relaie le narratif algérien.
26:58Oui, on ne prend pas beaucoup de risques en disant qu'il est au service de l'État algérien.
27:01Il relaie le narratif hostile de la dictature algérienne vis-à-vis de la France.
27:06Mais après, si vous voulez, la grande faiblesse des démocraties, c'est d'offrir à ceux qui les combattent
27:13les armes du droit qui leur permettent de pouvoir finalement continuer leurs activités.
27:19Alors je ne sais pas si aujourd'hui il a un rôle d'influenceur, je n'ai pas l'impression
27:21quand même.
27:22Il doit peut-être être un peu calmé.
27:24Il doit être plutôt discret.
27:25Mais c'est ce qu'il faut retenir de cette...
27:27Je veux dire, vous n'avez même pas besoin de l'État algérien.
27:30Vous n'avez même pas besoin...
27:31Non, mais l'État algérien n'a même pas besoin de l'État.
27:32La justice administrative...
27:33Après, la question qui se posait, c'était de savoir est-ce que l'État algérien
27:37qui l'avait renvoyé aurait accordé un laissé-passer consulaire pour que l'OQTF soit appliqué.
27:45Je rappelle qu'on nous a annoncé il y a quelques semaines, il y a quelques mois,
27:49que les relations avec l'Algérie s'apaisaient.
27:52Clairement, quand on connaît les chiffres d'OQTF qui ont été exécutés de ressortissants algériens,
27:58ils sont très faibles par rapport au stock d'OQTF concernant des Algériens.
28:03Donc on voit qu'on est toujours dans une situation de rapport de force avec l'Algérie
28:06et qu'en plus, l'Algérie n'a même pas besoin d'appuyer sur le champignon
28:09puisqu'ils trouvent en effet des ressources en France juridiques
28:13qui leur permettent d'une certaine manière de protéger des ressortissants
28:16qui s'en prennent délibérément aux intérêts de la France.
28:18Il y a évidemment nos relations avec Alger, Sarah Doragui,
28:21mais dès que l'État essaie d'être un peu ferme dans ce pays,
28:23et aujourd'hui on parle du cas d'Oalem,
28:25mais des exemples, on en a énormément.
28:28Il se fait barrer la route par la justice.
28:29Quand ce n'est pas la justice, c'est le Conseil constitutionnel.
28:31Quand ce n'est pas le Conseil constitutionnel, c'est le Conseil d'État.
28:35C'est dingue, hein ?
28:35C'est terrible parce que j'ai l'impression que,
28:38quel que soit l'escroc, le criminel,
28:45celui qui a commis un délit,
28:47peu importe, il y a toujours quelqu'un
28:50dans cette espèce d'échiquier juridique et judiciaire
28:55pour trouver une faille,
28:57pour aller sauver, non pas la victime, mais le bourreau.
29:02Et soit c'est le tribunal, soit c'est un magistrat,
29:04il y a toujours quelqu'un qui arrive à dire
29:06« Ah, attention, c'est peut-être un criminel,
29:09là je ne parle même pas uniquement de son cas,
29:12mais dès qu'on commet un crime,
29:13il y aura toujours quelqu'un du côté du droit français,
29:16du côté de la justice. »
29:18On n'attend même pas à la rigueur
29:20que les avocats de cet influenceur,
29:24de TikToker, soient de son côté
29:26et fassent tout pour le faire libérer,
29:28c'est bien normal.
29:29Mais que du côté du droit français,
29:31on trouve toujours des gens qui cherchent des failles
29:33pour sauver les bourreaux et pas les victimes,
29:36c'est...
29:37Tant qu'on aura des juges politisés,
29:39on se retrouvera dans une situation comme celle-là.
29:41Parce que le tribunal, pardon,
29:43le tribunal administratif de Paris a estimé
29:46que ça ne pouvait suffire à démontrer
29:51que la présence de Boilem-Naman,
29:53qui représente, et c'est ça qui est terrible,
29:55qui représente certes une menace grave
29:58pour l'ordre public,
30:00mais est-ce que ça fait peser un risque immédiat
30:03au point de justifier son expulsion en urgence absolue ?
30:05On n'est pas sûr.
30:06En fait, c'est le caractère d'urgence absolue
30:08sur lequel a joué la justice administrative.
30:10Il faudra peut-être reformuler cette demande d'expulsion
30:12pour la voir aboutir,
30:13quand bien même vous vous heurterez,
30:15et ça, vous l'avez dit, Arnaud,
30:16à se laisser passer consulaire,
30:18dont l'Algérie est pas forcément très...
30:20Sur lequel l'Algérie est pas forcément très généreuse.
30:22Très économe.
30:22Oui, très économe, voilà.
30:24Dernier mot, on avance ?
30:26Non, mais tout ça, si vous voulez,
30:27le problème, c'est que c'est une évolution
30:28de la jurisprudence à la fois française,
30:30mais aussi européenne depuis de nombreuses années,
30:33qui privilégie les droits de l'individu
30:35aux droits de la société de se protéger.
30:37Et donc, aujourd'hui, il n'est pas étonnant,
30:40après, sur le plan juridique,
30:41qu'on se retrouve avec ce type de décision
30:44qui apparaissent totalement absurde
30:46à la majorité de nos concitoyens.
30:47On en vient maintenant,
30:49on avance dans nos thématiques,
30:50à cet appel solennel du secrétaire général
30:53du syndicat des commissaires de la police nationale,
30:55Frédéric Lowe,
30:55qui appelle à une mobilisation renforcée
30:57contre les violences près des écoles.
31:00C'est dans une interview dans les colonnes du Parisien
31:03qu'il nous alerte, nos établissements scolaires,
31:05c'est vrai, et cette semaine,
31:06on est un exemple parfait et terrible.
31:09Nos établissements scolaires de plus en plus
31:10sont proies à la violence des narcotrafiquants
31:12et des délinquants.
31:13Les cours, c'est le dernier exemple en date,
31:15ont été très fortement perturbés.
31:17Ça s'est passé hier au sein d'un lycée,
31:19le lycée Essouriau, aux Ulysse, dans l'Essonne.
31:21Les élèves ont été confinés pendant environ une heure,
31:24en tout début d'après-midi.
31:25La cause des tirs de mortiers qui ont été tirés
31:28à proximité immédiate de l'établissement scolaire.
31:32Heureusement, aucun blessé a déploré.
31:33Mais la veille, jeudi, dans l'Oise,
31:37cette fois, panique générale.
31:38À la sortie des classes,
31:40à Montaterre,
31:41ces prêtres creilles,
31:42des coups de feu dans l'après-midi,
31:43ont été tirés dans un parc non loin d'une école.
31:45Deux personnes ont été blessées
31:46sans lien avec l'établissement.
31:48Mais ça a créé un mouvement de panique
31:49qui a éclaté pendant une sortie scolaire.
31:51Les élèves, les enseignants ont trouvé refuge dans l'école.
31:54Un jeune de 18 ans a été interpellé
31:56pour les faits, placé en garde à vue,
31:58enquête pour tentative de meurtre,
32:00qui a été ouverte.
32:01Écoutez, et on est en lien avec un policier de l'Oise
32:03que je saluerai dans un instant.
32:04Écoutez d'abord quelques riverains
32:07de ce collège de l'Oise.
32:09Je n'étais pas présente au moment des tirs.
32:10On était en train de partir, en fait.
32:12Et moi, si on rentre à la maison,
32:14effectivement, ma fille,
32:14elle m'a dit qu'elle avait entendu
32:15trois coups de feu
32:16et qu'ils avaient senti de la fumée.
32:18Et elle a eu peur, quoi.
32:19Donc, moi, ça m'a fait peur.
32:21Et je n'étais pas sûre de la mettre à l'école.
32:23Les enfants, nous, on les a récupérés.
32:25Ils étaient quand même assez bouleversés.
32:27Il y avait même un enfant qui disait
32:28« Demain, moi, je ne retourne pas à l'école. »
32:31Oui, j'ai peur.
32:33Vraiment, je regarde ça dans les films.
32:35Ce n'est pas de bon chez nous.
32:36Non, surtout à mes enfants.
32:39Hier, ils ne veulent pas venir.
32:40Il a dit « Non, moi, je ne veux pas y aller à l'école. »
32:42Même le grand dans le collège,
32:44il a dit « Non, je ne veux pas venir, maman. »
32:46Bonjour Jean-Baptiste Lachaud.
32:47Merci d'être avec nous.
32:48Vous êtes policier, secrétaire départemental
32:51Unité Police pour le département de l'Oise.
32:53Justement, en fait,
32:55il y a de nouveaux sites sensibles
32:57qui sont visés directement ou indirectement
33:00par la violence.
33:00Ce sont nos écoles,
33:02ce sont nos établissements scolaires.
33:03Et l'exemple de cette ville de Mont-à-Terre,
33:06précisément, est assez frappant.
33:10Oui, bonjour.
33:11Bonjour à tous.
33:13L'école en elle-même n'est pas visée
33:16à proprement parler,
33:18mais effectivement,
33:19les écoles ne sont plus un sanctuaire.
33:21Les individus, maintenant,
33:23ne sont sans foi ni loi,
33:25ne pensant qu'à leurs petits intérêts.
33:28Ils n'hésitent pas à faire usage
33:31des armes à feu à proximité immédiate
33:33des écoles, effectivement.
33:34Je voudrais qu'on commente ensemble
33:35et que vous me donniez votre avis
33:36sur ce que dit le commissaire Lowe
33:38dans les colonnes du Parisien
33:39et ce constat qu'il fait
33:41autour de nos établissements scolaires.
33:43Deux, trois citations à vous faire commenter.
33:46Les établissements sont devenus
33:47des points de rendez-vous,
33:48pas des cibles en tant que tels,
33:49ça vous venez de le dire,
33:50mais ils ne sont plus les sanctuaires
33:52qu'ils étaient.
33:54Il faut que les établissements,
33:55mais aussi les jeunes,
33:57signalent les comportements inquiétants,
33:58les bandes violentes,
33:59les armes qui circulent.
34:00Et puis enfin,
34:01il faut une veille beaucoup plus fine
34:03sur les réseaux sociaux.
34:04Beaucoup de rendez-vous violents
34:05s'y organisent en amont.
34:06C'est un point essentiel
34:07pour anticiper les affrontements.
34:09De la violence dans les écoles
34:10ou autour des écoles,
34:11j'ai envie de dire,
34:12il n'y a rien de nouveau.
34:13Sauf que moi, je me souviens,
34:15par exemple, il y a quelques années,
34:17lorsque je fréquentais
34:18les établissements scolaires,
34:19si j'assistais à une bagarre
34:21ou un conflit,
34:21ça se réglait à coup de poing.
34:22Aujourd'hui, on sort des couteaux
34:24ou pire, parfois,
34:26il y a des kalachnikovs
34:27qui rôdent dans les quartiers.
34:28C'est peut-être ça
34:28la différence notable.
34:31Oui, exactement.
34:32La société est de plus en plus violente.
34:35Ça, on n'a pas attendu aujourd'hui
34:36pour s'en apercevoir.
34:38Et les individus,
34:40pour régler leurs comptes,
34:42n'hésitent pas à faire ça
34:44en plein jour,
34:45devant les écoles.
34:47Mais c'est également dans les quartiers.
34:49On n'attend plus le jour ou la nuit
34:51pour régler ses comptes.
34:52Maintenant, c'est que l'occasion
34:54se présente.
34:54Donc, effectivement,
34:55l'école avec les parents
34:57qui récupèrent les enfants
34:59dès la sortie de l'école
35:00peut devenir un lieu de rendez-vous
35:03pour que les individus
35:06trouvent les personnes
35:07qu'elles cherchent à cet endroit.
35:09Qu'est-ce qui s'est passé,
35:10justement, avant-hier,
35:11à Montaterre, exactement ?
35:12Pourquoi cette fusillade ?
35:15Pourquoi ça se passe autour
35:16de l'établissement scolaire ?
35:18Sur fond de narcotrafic ou pas ?
35:20Vous avez des informations sur cela ?
35:25Alors, la fusillade a eu lieu
35:26dans un parc
35:27à proximité immédiate de l'école,
35:28effectivement.
35:29Donc, le parc de l'école,
35:31les coups de feu
35:32ont été tirés dans le parc.
35:33Et c'est l'heure,
35:34l'heure des faits.
35:35Ça s'est passé à 16h30,
35:36à la fin de l'école,
35:39de la journée d'école
35:40pour les enfants.
35:41Et suite aux détonations,
35:42il y a eu un mouvement de foule.
35:46Les enfants,
35:46les parents
35:47et le personnel scolaire
35:49ont été mis en sécurité
35:51à l'intérieur de l'établissement.
35:54Et c'est comme ça
35:55que les faits se sont passés.
35:56Ce qui était...
35:58Pour les raisons,
35:59sur les motivations
36:00des auteurs,
36:01pour l'instant,
36:01il est encore trop tôt
36:02pour se prononcer
36:04si c'est un règlement de compte
36:05sur le trafic de stupéfiants
36:06ou autre.
36:07Jean-Baptiste Lachaud,
36:08est-ce que vous vous dites,
36:09comme moi,
36:10peut-être,
36:11que la prochaine étape,
36:12en fait,
36:13c'est une balle perdue
36:13dans une salle de classe ?
36:14C'est ça la vérité ?
36:19Alors,
36:19la proximité des lieux
36:21font que
36:21c'est une hypothèse
36:23malheureusement
36:23qui ne peut pas être écartée.
36:25Comme les règlements de compte
36:26qui se passent également
36:27dans les quartiers,
36:28il y a déjà eu des drames
36:30où des personnes
36:30qui n'avaient rien à voir
36:32avec les faits
36:33ont pris malheureusement
36:34des projectiles
36:37alors qu'elles se trouvaient
36:38dans leur domicile.
36:39Donc,
36:39c'est une hypothèse
36:40qu'on ne peut pas écartée.
36:42Je voudrais qu'on voit ce sujet
36:43à Trappes.
36:43Vous restez avec nous
36:44si vous le voulez bien
36:44où les forces de l'ordre
36:45sont sur les dents.
36:46Trappes,
36:46c'est dans les Yvelines,
36:48banlieue parisienne.
36:49Depuis une fusillade mortelle
36:50le 2 septembre
36:51dans un quartier de la ville,
36:52le climat est plus que pesant.
36:53Des impacts de balles
36:54ont été retrouvés
36:55et là encore,
36:55on parle de la façade
36:57d'une école maternelle.
36:58Les explications
36:59avec les équipes de CNews,
37:00le récit de Corentin Lombeceau.
37:08On n'a pas de sujet à Trappes.
37:10En tout cas,
37:11vous avez beaucoup de gens,
37:12M. Lachaud,
37:14qui,
37:14dans ces quartiers,
37:16sont en première ligne
37:17de ce qui se passe
37:19et ne peuvent pas quitter
37:20ces quartiers.
37:21Ils sont les premières victimes
37:22de ces violences
37:24de plus en plus débridées.
37:27Oui, effectivement,
37:28dans les quartiers,
37:29ce n'est pas nouveau également
37:31et la violence
37:32au sein de notre pays
37:33est malheureusement en hausse
37:35année après année.
37:37Permettez-moi également
37:38d'avoir une pensée
37:40particulière également
37:41pour les collègues
37:42qui sont intervenus
37:43dans un premier temps
37:43sur place
37:45et qui ont orienté
37:47les victimes
37:47vers les services d'urgence,
37:49mais également aussi
37:50mes collègues
37:51de la police judiciaire
37:52qui vont,
37:53encore une fois,
37:55récupérer un dossier.
37:56La filière judiciaire
37:58comme la police nationale
37:59dans son ensemble
38:00est en souffrance
38:01à l'heure actuelle.
38:02Il ne vous a pas échappé
38:02qu'il y a des mouvements
38:05de notre corps
38:07pour protester
38:08contre une réforme
38:09du corps des commissaires.
38:12C'est l'ensemble de la police
38:13qui souffre depuis des années,
38:15qui manque de moyens
38:15et malheureusement,
38:17chaque fait divers,
38:20fait d'actualité,
38:21c'est toujours la police
38:22qui est en première ligne
38:23et les collègues
38:25assument à chaque fois
38:26le travail
38:28et la responsabilité
38:29de traiter ces procédures.
38:31Merci beaucoup,
38:33Jean-Baptiste Lachaud,
38:34secrétaire départementale
38:35Unité de l'Oise,
38:36les établissements scolaires
38:37qui deviennent
38:38les rendez-vous
38:38de la violence.
38:40Et ce constat
38:41fait par le commissaire Lowe,
38:43les exemples sont légions.
38:44On vient de le voir,
38:45Sarah Doragui,
38:46un commentaire rapide.
38:47Je me dis,
38:48ce n'est pas l'Amérique,
38:49ce n'est pas les Etats-Unis,
38:50la France.
38:51A priori,
38:52les armes sont interdites.
38:53Alors,
38:53ils utilisent les tiers de mortier,
38:55des coups de feu,
38:56des mecs.
38:56Les jeunes qui font des tueries
38:58dans les lycées américains,
38:59les armes sont interdites pour eux.
39:00A priori,
39:01ils les portent illégalement,
39:02les armes également.
39:02Oui,
39:03mais vous avez le droit
39:04d'avoir des armes chez vous.
39:05Je ne pense pas que ce soit le cas.
39:06Avec autorisation.
39:07Parce que vous êtes un chasseur,
39:08etc.
39:08Avec autorisation.
39:09Mais ça devient dingue,
39:11cette violence-là,
39:12qu'il n'y a pas de code d'honneur et tout.
39:14Mais je veux dire,
39:15avant,
39:16même les voyous
39:18évitait les écoles,
39:19évitait les fameux dommages collatéraux.
39:23Et là,
39:24en fait,
39:24c'est vraiment open bar.
39:26Je veux dire,
39:26il n'y a plus personne.
39:27Et je vois ce policier qui témoigne.
39:29C'est-à-dire,
39:30qu'est-ce qu'ils peuvent faire ?
39:31Est-ce qu'ils peuvent arrêter
39:32un suspect
39:33ou un type qu'ils soupçonnent ?
39:34Non.
39:35Vous ne pouvez pas fouiller
39:36quelqu'un comme ça.
39:37Une fois qu'il est arrêté,
39:38on dit,
39:39il est présumé innocent,
39:40il n'a pas été encore jugé.
39:41Donc,
39:42on ne fait rien.
39:42On ne parle pas.
39:43Mais oui,
39:43mais alors,
39:43pourquoi il a tiré ?
39:45Ah,
39:45mais pour l'instant,
39:46on n'est pas sûr
39:47que ce soit lié à la drogue
39:48ou si c'est un règlement de compte.
39:50Donc,
39:50on ne dit rien.
39:51Beaucoup de précautions,
39:52peu de mesures.
39:53Exactement.
39:54Et un quotidien qui se délite
39:55pour beaucoup de Français.
39:57Un petit mot rapide ?
39:58Non,
39:58mais rapidement.
39:58De toute façon,
39:59ce qui est frappant,
40:00c'est que ces gens-là
40:01ont un sentiment
40:02d'impunité absolue
40:03puisque en plus,
40:03les règlements de compte
40:04se déroulent en plein jour
40:06au vu et au su
40:09d'établissements
40:09collègues.
40:10C'est 16h30,
40:11sorti des classes.
40:12C'est le pire moment.
40:12C'est sorti des classes.
40:14Donc,
40:15ça veut dire
40:15qu'ils ne respectent rien
40:17et qu'ils considèrent
40:17qu'ils sont propriétaires.
40:18C'est ça le plus grave.
40:19C'est qu'ils considèrent
40:20qu'ils sont propriétaires
40:21du territoire.
40:22Exactement.
40:22Et que le territoire
40:24n'est plus celui
40:25de l'État
40:26et celui du bien public
40:27qui est censé
40:28incarner l'État.
40:30Donc,
40:30voilà ce que ça dit
40:31de l'évolution
40:31de la société.
40:33Après,
40:33en effet,
40:33c'est une...
40:34J'allais dire,
40:35la réitération
40:35de ces phénomènes
40:36est particulièrement inquiétante
40:37parce que,
40:38tout simplement,
40:38on peut imaginer
40:39qu'un jour,
40:40malheureusement,
40:40il y ait une victime
40:43collatérale
40:43de ce type
40:45d'agissements.
40:46Et c'est la prochaine
40:46étape terrible
40:47qui pourra arriver.
40:48On fait attention
40:49au droit,
40:50à quel point
40:51on prend toutes
40:52les précautions.
40:54Surtout,
40:54il ne faut pas dire
40:55que surtout,
40:56il ne faut pas dire
40:56que surtout,
40:57il faut attendre.
40:58Mais,
40:58effectivement,
41:00face au vrai danger,
41:01on recule.
41:03Et oui,
41:03il va falloir voter
41:04en 2027
41:05pour,
41:05pourquoi pas,
41:06espérer renverser
41:06la table.
41:07En tout cas,
41:07c'est le souhait
41:07beaucoup de Français.
41:09Il nous reste
41:09un peu moins
41:10de trois minutes ensemble.
41:11Je voulais juste
41:11vous montrer une image.
41:13Les locaux
41:13de France Télévisions
41:14Alpes à Grenoble
41:16qui ont été visées
41:17par l'organisation
41:18d'extrême-gauche
41:19Extinction Rebellion.
41:20Ça s'est passé
41:20dans la nuit de jeudi
41:21à vendredi.
41:22Des militants
41:22qui se sont introduits
41:23illégalement sur le site,
41:25qui ont tagué les bâtiments.
41:26Message en soutien
41:26à la Palestine,
41:27à l'actrice Adèle Haenel
41:28qui avait appelé
41:29dans une émission,
41:30on en a parlé
41:30le week-end dernier,
41:31à sanctionner Israël.
41:32L'émission avait été
41:33ensuite retirée
41:34des replays.
41:35Arnaud,
41:36quand l'extrême-gauche
41:37attaque le service public,
41:39je ne sais pas
41:39si on a vu l'image,
41:40elle est passée rapidement.
41:41Arnaud.
41:43Non, que dire
41:43que l'extrême-gauche
41:45pense qu'elle est propriétaire
41:46du service public.
41:48C'est tout.
41:48Je crois que c'est
41:49ce qu'on peut tirer
41:50de ce type là aussi
41:52d'opérations.
41:54Que rajouter de plus ?
41:57En effet,
41:57il y a ce qui est sûr
41:59depuis maintenant
42:00plusieurs mois
42:01et depuis plusieurs années,
42:02une radicalisation
42:03de l'extrême-gauche.
42:04Ça c'est clair,
42:05qui n'a jamais été
42:06particulièrement modérée.
42:07Et la violence physique
42:08comme moyen d'expression privilégiée.
42:10Voilà, c'est ça.
42:11C'est que, je veux dire,
42:12ils veulent en permanence
42:13secouer, secouer, secouer
42:15les institutions.
42:16Là, ils s'attaquent
42:16à un média,
42:17un média de service public
42:18parce qu'ils considèrent
42:19que ce média de service public
42:20a retiré une vidéo,
42:21je crois,
42:22de Mme Adèle Hanel.
42:24Qui parlait d'un génocide
42:27commis par Israël
42:28sans aucune modération.
42:30Voilà, donc,
42:31voilà où nous en sommes.
42:33Sarah.
42:35C'est-à-dire que, oui,
42:36l'extrême-gauche considère
42:37que France Illusion
42:39n'est pas assez
42:39d'extrême-gauche.
42:40C'est ça, le problème.
42:42Et je pense qu'ils ne veulent pas
42:43simplement,
42:44l'extrême-gauche
42:44ne compte pas
42:47simplement bousculer
42:47ou secouer
42:48les institutions.
42:49Je pense qu'ils veulent
42:50les faire tomber.
42:51Ils veulent faire tomber.
42:53Ils les secouent pour les tomber.
42:53Ça nous renvoie à la fameuse
42:55désobéissance civile,
42:56à ce que beaucoup de leaders
42:57d'extrême-gauche
42:59nous disent
42:59si jamais Marine Le Pen,
43:00pourquoi pas,
43:01devenait présidente
43:02de la République.
43:03Un refus des urnes,
43:04une insurrection populaire.
43:05Ce sont les prémices
43:07et une ultra-gauche,
43:07d'ailleurs,
43:08quand on en parle
43:09avec les spécialistes
43:09des radicalités,
43:10je pense à Olivier Vial
43:11qui vient souvent sur ses plateaux,
43:12qui me disent
43:13qu'ils sont prêts,
43:14ils sont organisés,
43:15les actions,
43:16ils savent exactement
43:16comment les mener,
43:18comment mobiliser.
43:19et c'est assez effrayant
43:21pour la suite.
43:21Vous remarquez qu'ils réclament
43:22également le départ
43:23de Charles Sapin
43:24et de France Inter.
43:25Oui, évidemment.
43:25Ce serait dommage.
43:26N'oubliez pas.
43:26Ce serait dommage
43:27de ne pas le réclamer.
43:29En effet,
43:30ça va être la fin
43:31de cette première partie ensemble.
43:32Merci beaucoup Arnaud Benetti.
43:33Merci Sarah Doraghi
43:34de nous avoir accompagnés
43:35dans cette première heure
43:36100% Actu
43:36qui revient.
43:37Deuxième session,
43:38vous le savez,
43:39entre 15h et 17h.
43:41Vous le voyez en bas de l'écran,
43:42face à Michel Onfray
43:43avec Laurence Ferrari.
43:44Ça s'étend dans une poignée
43:45de secondes.
43:46passez un très bon week-end
43:47sur l'antenne de CNews.
43:48Rendez-vous donc à 15h
43:49pour 100% Actu.
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