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  • il y a 2 mois
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:03Et toujours avec Eric Tegner de Frontières et Raphaël Steinville du Journal du Dimanche.
00:09On s'intéresse à beaucoup de sujets.
00:11Tout à l'heure on parlera de LFI puisque, je vous le disais en préambule de cette émission,
00:16les propos de Clémence Guettet sur la famille font polémique.
00:19Quand je dis polémique, c'est un doux euphémisme.
00:22Mais attendons et écoutons, plutôt entendons les candidats devant les patrons
00:25et commençons par Marine Le Pen qui promet 125 milliards d'économies avant le débat budgétaire.
00:32À chaque fois qu'il s'agit de parler de la dette,
00:36beaucoup de beaux mondes proposent que ce soit les autres qui fassent un effort.
00:41Moi, il m'apparaît que le premier qui doit faire un effort, c'est l'État.
00:45Et il doit baisser drastiquement son train de vie.
00:49Voilà ce que je viens dire.
00:50Parce que oui, je suis très inquiète par la situation de la dette.
00:54Donc clairement, nous la rembourserons.
00:57Deuxièmement, nous sommes pour l'inscription dans la constitution d'une règle d'or.
01:01Nous présenterons, juste avant le débat budgétaire,
01:05nous présenterons notre trajectoire de rétablissement des finances publiques
01:09avec 125 milliards d'euros d'économies.
01:13Pourquoi ?
01:14Pas parce que ça me fait plaisir.
01:16Parce qu'il est absolument nécessaire de le faire.
01:18Voilà, et on attend bien sûr le détail de ces 125 milliards d'économies, Raphaël Steinville.
01:23Non, mais je pense que Marine Le Pen a raison de mettre cette question du sérieux budgétaire sur la table.
01:31Parce que c'est souvent quelque chose qui lui est reproché.
01:35Et donc, si elle n'est pas capable de pouvoir rassurer,
01:38notamment les marchés financiers,
01:40qui sont extrêmement attentifs à ce que les candidats pourront ou pourraient faire
01:48s'ils devaient accéder à l'Elysée,
01:51il y a fort à parier que non seulement ces agences de notation dégraderont la France,
01:57mais que peut-être la Banque centrale ou le FMI s'invite dans la partie
02:01et empêchent finalement toute politique que voudraient pouvoir mener ces candidats
02:05si la trajectoire budgétaire qu'ils dessinent n'était pas suffisamment rassurante.
02:10Même si la France, ce n'est pas l'Argentine et ce n'est pas la Grèce,
02:13et qu'on a souvent dit de la France que c'était un « too big to fail », pardonnez
02:16-moi pour...
02:16Oui, mais à force de le dire, la réalité devient de plus en plus catastrophique.
02:20En fait, la grande question, c'est est-ce que les marchés financiers ont intérêt à avoir une France faible
02:25?
02:25Et c'est la raison pour laquelle on n'arrête pas de subventionner, de rajouter, d'être clément.
02:30Vous avez vu, on aurait dû déjà dégringoler dans les agences de notation,
02:34et là, en l'occurrence, ils sont assez clément avec nous,
02:38parce qu'il y a des intérêts financiers liés à la France aujourd'hui qui sont considérés par Eric Thégan.
02:43Oui, après, il y a deux problèmes, c'est que la charge de la dette,
02:45on va quand même atteindre 100 milliards d'euros par an d'ici 3 à 4 ans,
02:48et le deuxième élément, c'est la modification de la politique budgétaire de l'Allemagne.
02:52C'est-à-dire que quand on va emprunter sur les marchés financiers,
02:55on est en concurrence également avec les pays voisins,
02:57sauf que jusqu'ici, jusqu'à il y a quelques mois, l'Allemagne dépensait peu,
03:01il y avait une véritable règle de contrôle du budget,
03:03désormais, ils ont choisi de dépenser beaucoup plus.
03:06Donc d'ici 1 à 2 ans, ils vont demander énormément d'argent sur les marchés financiers,
03:11et à ce moment-là, ça sera beaucoup plus dur pour la France d'être attractive.
03:14Donc c'est là où Marine Le Pen, d'ailleurs, on voit à quel point
03:17elle a écouté également la position d'Éric Ciotti, de l'UDR,
03:20on sait qu'il y a des députés comme Géraud Verny, avec Jean-Philippe Tanguy,
03:23qui travaillent, et cette règle d'or avait déjà été dictée il y a un an,
03:26et en même temps, il faut rassurer, c'est-à-dire que c'est le Figaro, par exemple,
03:29qui vient de publier une nouvelle information,
03:30selon laquelle le polytechnicien François Durvy,
03:33qui était là pour rassurer les différents milieux économiques autour de Marine Le Pen,
03:37vient d'annoncer qu'il ne ferait pas partie de la campagne de Marine Le Pen,
03:40parce qu'il est en divergence, sur le fond,
03:42avec les positions de Marine Le Pen, contrairement à Jordan Bardella.
03:44Donc on va bien voir, parce que forcément, ça va être délicat,
03:48de toute façon, peu importe leur projet, de rassurer tout le monde.
03:50Alors, Jean-Luc Mélenchon, quant à lui,
03:51vous parliez de la dette et des intérêts des dettes,
03:53lui, il veut tout simplement la supprimer.
03:56La question de la suppression de la dette est posée depuis dix ans.
03:59Il y a un débat parmi les économistes.
04:01Je parle de la dette de la France auprès de la Banque Centrale Européenne.
04:05Voilà de quoi je parle.
04:07Et cette dette, c'est une dette à nous-mêmes, car nous sommes membres de l'euro.
04:11Si bien que si la proposition est sur la table,
04:13évidemment pas nous, les Français,
04:15tout seuls à décider que la dette n'existe plus.
04:18Mais si nous avons une proposition européenne,
04:21et si nous motivons, au moment où les taux d'intérêt sont les plus élevés,
04:24plus de quatre points,
04:26nous ferons baisser ces taux d'intérêt,
04:28parce que le ratio entre la dette de tous les États de l'Europe,
04:31leur PIB, se sera amélioré.
04:34Bon, ben, c'est une explication qui mérite elle-même une explication, Éric Tegner.
04:40Oui, d'ailleurs, il a été défendu sur cette position par Mathieu Pigasse aux Amphys.
04:45Comme quoi, c'est intéressant de voir à quel point on se retrouve avec un banquier d'affaires
04:49qui, finalement, pour essayer de plaire aux militants de la France insoumise,
04:53va au-devant de sa défense.
04:54C'est quelque chose d'aberrant d'un point de vue économique.
04:56C'est-à-dire que, si encore on était les États-Unis, un grand pays
04:59qui avait la possibilité, finalement, de choisir des dictées de la monnaie,
05:03finalement, de tricher d'une certaine façon sur un marché financier, ça se tiendrait.
05:06Mais aujourd'hui, absolument pas.
05:08Mais le talent qu'a Jean-Luc Mélenchon, malgré tout,
05:10c'est de savoir expliquer sa politique.
05:12C'est-à-dire qu'il sait convaincre, il sait convaincre du monde là-dessus,
05:16et en effet, il utilise pour cela la jurisprudence Emmanuel Macron, celle du Covid.
05:20C'est-à-dire que le grand argument défendu par Jean-Luc Mélenchon pour pousser cette idée,
05:24c'est de dire, on vous avait dit qu'il n'y avait aucunement de l'argent,
05:27et en revanche, pour le Covid, on a su trouver 600 milliards, finalement, pour financer,
05:32et on a su dire que l'argent, il pouvait couler à flot.
05:35Donc c'est ça l'énorme problème qu'on a, c'est que ceux qui s'étaient érigés comme des
05:38libéraux,
05:39comme les partisans de la rigueur budgétaire, sont ceux qui ont cramé la caisse.
05:43Voilà, donc en tout cas, le débat se poursuit avec les différents candidats
05:47et les patrons qui les regardent.
05:48On l'a dit encore avec beaucoup de circonspections,
05:50et encore une fois, j'utilise un euphémisme,
05:52puisqu'ils attendent de voir, c'est ça les patrons, vous en êtes un,
05:56il y en a beaucoup qui nous écoutent,
05:58et qui disent, voilà, c'est comme au poker, c'est pour voir, on regardera.
06:01Et puis je suis quand même très très curieux de savoir
06:04comment on finance les 125 milliards d'euros d'économie que propose Marine Le Pen.
06:08Et puis, c'est de voir où ils ne seront maintenus.
06:08Donc, c'est un deuxième exercice événement.
06:08Nous n'allons évidemment�levés bon

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